Salut !

Alors voilà (enfin) le chapitre d'Ephis, on en a finalement vu la fin. u_u

Je préfère prévenir que cette fic a été écrite juste pour rire un peu (comme les autres mais celle-ci n'a vraiment mais alors vraiment pas de but). Elle n'a donc pas vraiment de suite. Nous l'écrivons juste quand nous vient l'inspiration. On y voit pas un début ni une fin. C'est une continuation. Peut-être qu'un jour on écrira une véritable fin, peut-être que non. Mais ce n'est vraiment pas une fic à prendre au sérieux.

Bref, j'espère juste que vous passerez un bon moment à lire le chapitre !

Nous remercions tous ceux qui nous laissent des reviews, ceux qui nous mettent en alerte, favoris et aussi à ceux qui nous lisent simplement mais qui sont juste trop timides (ou pour une autre raison, flemme, travail, cours, pas envie d'écrire pendant la pause pèche ou autre...) pour écrire un petit commentaire.

Voilà. On vous aime tous. u_u Venez comme vous êtes !

Bonne lecture !


"Mon cher Aimée,

Je nai toujour pa ressu votre letre. j'espere qu'elle es bien arrivé a destination. Chaque jour pacé loin de vous, de votr odeur, de vos lèvres, me consume a peti feu. cet atante interminable me brule de linterieur. Il ne se passe pa un jour sans que je ne pense a vos yeux insondables.

Oh Severus, que votre presence m'emoustille, je me languis de vous.

En l'atente de votre reponse,

Votre Amour,

Ruth.

Bises sur vos fesse."

Ah ! Si avec ça il ne tombe pas à mes pieds...

Je veux bien baiser Weasley.

Non mais je ne comprends pas. Au bout de la septième lettre, on peut penser qu'il aurait finit par m'envoyer un petit quelque chose, réagir un minimum.

Mais là j'en suis à la seizième et toujours rien.

A croire que quelqu'un lui pique son courrier.

Ou à moins qu'il n'aime se faire désirer.

C'est qu'il est sensible, il a besoin de savoir que toute notre attention est sur lui.

Je suis sûr qu'il le fait exprès, il entretient mon obsession pour lui. En ce moment même il doit être en train de penser à moi. Et peut-être même qu'il se paluche ! Avec ses longues mains d'homme viril qui savent manier les ustensiles et faire chauffer la marmite.

Je le sais. Je le sens.

Et dire que je ne l'ai pas vu depuis hier...

Ces trois jours vont être les pires de ma vie.

Tiens, pour la peine, je vais passer un petit coup de cheminée à McGo !

Ca lui fera plaisir d'autant plus que vu le temps que je passe dans son bureau je suis sûrement son élève préférée. Sa meilleure amie. Que dis-je, sa confidente !

Elle meurt d'une passion débridée pour moi mais ça croyez bien qu'elle ne l'avouera jamais.

Vous me direz...

Elle fait bien car elle se prendrait un râteau et à son âge quand on ne sent plus désiré de la même façon que dans sa jeunesse on ne le prend pas forcément bien et on peut vite en arriver à faire des choses regrettables.

Comme coucher avec Elias.

Bon pas qu'il soit moche mais c'est Elias quoi.

Pas envie d'avoir la vieille comme belle-sœur.

Mais on s'égare.

- Encore vous ! sursaute McGo en apercevant ma tête.

Pas pratique d'être à quatre pattes pour parler à quelqu'un d'ailleurs.

Pas que je veuille me plaindre mais ça fait mal aux genoux, j'ai souvent des crises d'acné après à cause de la poudre, et puis qu'on se le dise.

Est-ce qu'on peut garantir notre sécurité ?

Imaginez qu'un violeur arrive chez vous à ce moment, vous êtes dans la position la plus propice à lui faire plaisir et en plus vous ne l'entendrez pas arriver !

J'espère qu'on est d'accord là-dessus, c'est dans ces moments là que la surprise n'est pas agréable.

Alors voilà.

McGonagall, elle n'a pas ce problème. M'étonnerait que cette vieille chèvre n'excite ne serait-ce qu'un sanglier.

Alors que moi je suis dans la fleur de l'age !

Les fesses bien rondes, lisses, sans aucun défaut. Qui pourrait y résister dites-le moi ?

Des petites fesses de bébés !

Bon là ça reviendrait à dire que notre partenaire sexuelle a des problèmes quand même.

Et puis des fesses de bébés... J'en ai déjà vu, et ils avaient déjà de la cellulite ! Vous imaginez ? Et là on se demande, mais qu'est ce que ça va être plus tard ?!

Bon j'ai déjà tenté d'expliquer aux mères qu'elles devraient mettre au régime leurs mioches parce qu'à ce train là...

Je veux dire, réduire la quantité de lait, est-ce que c'est trop demandé ? On peut être en pleine croissance, mais les bébés sont pas non plus forcés de manger comme des cachalots.

Enfin revenons au sujet principale, McGo qui me regarde comme si j'étais la fille de Satan en personne.

Elle n'a pas l'air d'apprécier ma présence.

Mais à qui n'est-ce pas arrivé de passer un coup de cheminée chez notre bon vieux professeur alors qu'on est dans son plus simple appareil !

Tout le monde l'a fait !

Je le sais car j'en ai parlé une fois à Dumbledore et c'est lui-même qui m'a dit que ça se faisait. Alors pour un coup que je ne cherche pas à remettre sa parole en doute !

- Vous corrigiez des copies ? je pépie au bout d'un long moment passé à nous fixer en chien de faïence. Vous êtes toute en beauté aujourd'hui. Vos lèvres sont lisses, un véritable appel au baiser. Vous allez voir votre amant ?

Si c'est Severus, je lui scalpe les fesses !

Personne n'y touche !

Alors qu'on ne profite pas de mon absence car je finirais bien par savoir ce qu'il s'est passé.

J'ai un sixième sens pour les histoires de cul.

Oui bon un sixième sens et ça m'est arrivé de payer des élèves par-ci par-là pour qu'ils se relaient à espionner mon Severus lorsque le devoir m'appelle ailleurs et que je ne peux pas le faire moi-même.

C'est que j'ai des cours à suivre mine de rien et faut bien quelqu'un pour s'assurer que n'importe quelle fille va pas se jeter à son cou dès que j'ai le dos tourné !

Bon à force sur le long-terme ça me coûtait cher et j'avais trop d'employés mais j'ai fini par trouver l'astuce en demandant aux elfes et maintenant il n'est pas rare d'en surprendre quelques uns en train de trottiner derrière lui quand il se rend d'une pièce à l'autre.

J'en ai même un l'autre jour qui est venu me rapporter que Sev s'était levé en pleine nuit pour aller voir le directeur.

Je ne sais toujours pas pour quel motif mais j'ose espérer que ce n'était pas pour une faveur sexuelle.

J'ai vraiment trop de concurrents dans ce château et ça commence à me les péter sec !

- Vous ne reviendrez pas avant la fin de votre renvoi, m'interrompe McGo d'une voix sans appel.

- Mais pourquoi ? Je suis sage ! J'ai attendu patiemment dans mon salon sans faire de bêtises.

- Vous avez envoyé dix-huit lettres à votre professeur de potion.

Ah ? J'en avais pas compté autant. Bah la dix-neuvième arrive.

- Je ferai mes devoirs !

- Non.

Pour un coup que je propose !

- Ça fait quatre fois aujourd'hui. Vous me harcelez. Arrêtez donc et allez les faire ces devoirs. Dans votre coin.

- ... Je ferai la vaisselle ! J'insiste quand même.

Ce sera toujours mieux que le travail des elfes. Vous ai-je déjà dit qu'une fois j'étais tombée sur une assiette mal lavée ?

Quelqu'un qui ne sait pas laver une assiette ne sait pas se torcher.

C'est bien simple, je suis à peu près sûr qu'ils ne s'essuient jamais. J'ai bien tenté de les suivre une fois pour voir comment ils faisaient leurs besoins mais ils sont très pudiques là dessus.

Alors que c'était à but purement scientifique.

D'ailleurs, font-ils pipi debout, assis, dans une position acrobatique ?

Personne ne le saura jamais parce qu'ils s'en foutent de nous ! S'ils me le demandaient, j'effectuerais mes besoins devant eux rien que pour leur savoir.

Et j'en profiterais pour me torcher bien devant eux histoire qu'ils savent ce qu'est la propreté. J'ai toujours deux trois petites lingettes pour bébé dans ma poche. Ca sent bon, et c'est super pour mes fesses délicates.

Voilà.

- Vous disiez ? je demande à la vieille alors qu'elle baragouine des choses dans sa barbe.

Elle devrait s'épiler la moustache.

Un petit peu d'entretien ne fait pas de mal.

Qu'elle pense un peu aux yeux des honnêtes gens.

Mais je suis magnanime, ça doit pas être facile tous les jours d'être aussi moche.

On a plus tendance à la dépression et pas beaucoup d'amis.

Mais on les remercie quand même ces moches !

Car sans eux il n'y aurait pas moyen de savoir ce qu'est la beauté et donc pas moyen de reconnaître en Severus ce qui fait sa splendeur.

Oui pas souvent que vous m'entendrez remercier Weasley aussi par la même occasion alors notez-le si vous le voulez c'est peut-être un moment historique.

- Rentrez chez vous, soupire t-elle.

- Je veux revenir !

- Non.

- Vous n'avez pas le droit de me faire ça, j'ai le droit aux études !

Elle roule des yeux.

- Parce que vous savez ce que sont des études, vous ?

- Travail intellectuel afin d'apprendre ou de comprendre. Mais attention. Qu'est ce apprendre ou comprendre selon la personne ? Je veux dire, c'est relatif comme mots. On apprend ce qu'on veut bien comprendre et on comprend ce qu'on veut bien apprendre. Ce que je veux dire c'est que vous allez me faire un cours, je vais comprendre quelque chose, mais vous allez me dire que non, ce n'est pas ça et que j'ai mal comprit. Mais j'aurais comprit quand même un truc, même si c'est faux et c'est ça l'important ! Le fait est que si j'ai comprit, mais que vous n'êtes pas d'accord, le principe est que j'ai cherché à apprendre. Voilà pourquoi je fais des études ! Le problème est que vous êtes refermée dans une bulle, où toutes les réponses doivent être à votre convenance. Alors que si vous ouvriez votre esprit aux autres, vous verrez qu'il y a plusieurs alternatives. Qui ne vous conviennent pas, certes, mais elles sont là. Dans notre cœur, et vous cherchez à tout détruire.

- C'est toujours non.

- Vous m'empêchez d'apprendre !

- Non.

- Vous êtes un mauvais professeur.

- Je n'ai toujours pas changé d'avis.

- Vieille bique.

- Pardon ?!

- Pique-nique. Je pensais à un pique-nique ! Allez salut ! Je baragouine en m'éclipsant.

Non mais elle serait capable de rallonger ma punition sinon.

Et sachez que trois jours c'est déjà beaucoup trop long !

Heureusement que depuis hier j'ai eu le temps de réviser mes techniques d'infiltration.

J'ai lu un bouquin très intéressant dans lequel on parlait de comment forcer l'entrée d'un château fort !

Bon.

Ça peut servir.

XXXXXX

- Citoyens, citoyennes, je vois dans vos yeux cette envie de vous élever plus haut dans la hiérarchie humaine, de montrer de quoi vous êtes capables. Un jour viendra où on vous abaissera plus bas que terre, on vous jettera des pierres, se moquera de vous, mais nous ne sommes pas ce jour ! Dix ans, qu'on vous rabâche que vous n'êtes rien ! Que vous n'êtes que des pions dans cette société ! Mais en ce jour, nous nous battons ! Nous montrerons nos véritables valeurs ! Il est terminé le temps où nous nous courbions devant l'autorité ! Tenez-vous prêts mes amis ! BATTONS-NOUS ! je crie, le poing en l'air.

Les trois clodos que j'ai pêché sur le chemin, poussent des cries de guerre, tapent des pieds et des mains.

Sur ce, ils m'aident à porter le bélier et nous poussons une petite chansonnette guerrière pour nous motiver.

Manque plus que la cornemuse.

- Quatre cons en train de se croire à la conquête du monde, commente sombrement face de babouin, les bras croisés.

Je l'ai forcé à venir pour prendre d'assaut Poudlard, après tout il est responsable de mon renvoi, et il passe son temps à glander !

Ça va lui faire du bien de revenir un peu ici au lieu de traîner à traire les tétons de sa mère. Oui pour ce qu'on sait ils sont tous incestueux dans sa famille.

Comme j'ai toujours peur de paraître redondante dans mes insultes sur lui j'essaye toujours d'innover au risque de balancer de trop gros trucs. Ca me permet d'alimenter mon dégoût de lui et quand on est ado c'est important d'avoir quelque chose sur lequel cracher son venin.

C'est bon pour la santé mentale.

Sinon on finit par se détester soi-même et alors là rien de pire pour se mettre mal !

Mais on va passer là-dessus.

Pour dire qu'en ce qu'il concerne les mendiants je leur ai promis logis dans le château si on réussissait à rentrer.

Y'a bien assez de pièces vides et je comprends pas pourquoi on les rentabilise pas.

Moi en tout cas si jamais besoin il y a je suis toujours prête à offrir mon lit !

Comme ça ça me fait une excuse de plus pour occuper celui de mon aimé.

On est presque en couple et y'a plus qu'à attendre qu'il me demande d'emménager chez lui.

Bon évidemment si ça vient à s'apprendre ça va jaser du côté de l'administration mais moi tant que je dors avec lui je veux bien rester discrète et cacher notre relation hein !

- A trois, je commence en ignorant l'autre pécore.

- Trois à partir de combien ? me demande Muk, autrement dit le premier clodo que j'ai eu le bonheur de rencontrer.

Il a voulu me vendre des cailloux.

J'avoue que j'ai hésité un instant à en acheter car je n'en trouvais pas ailleurs et je venais d'apercevoir la tête de Weasley au loin.

Il avait une tête à se faire caillasser.

- Bah à partir de un.

- Donc on ne compte pas zéro ?

- ... Non.

- Ah oui parce que du coup ça fait quatre chiffres, alors ça me perturbe. On dit trois mais en fait c'est le quatrième, alors après plus personne ne comprend pareil, ça devient le bordel et ça m'énerve.

- Oui bah on commence par un.

- Et on termine par trois c'est bien ça ?

- Oui, je réponds, un peu agacée. Un !

- Je sais pas compter, intervient Gregor.

- Oh le nul !

- Et toi tu sais pas lire !

- Et alors ? Je sais compter, moi.

- Si vous voulez savoir, ajoute Dominique l'air fier, je sais faire les deux. Bon par contre j'ai des difficultés à lacer mes chaussettes...

- Tes chaussettes ?

- Bah j'ai pas de chaussures donc...

- T'as pas de lacets non plus, la contredit Muk.

- Le principe est le même alors ferme ta gueule ! s'énerve t-elle en tapant du pied.

- Deux ! je continue tout de même en espérant qu'ils suivent un minimum.

Tête de cul de poulpe se bidonne à son aise à côté.

- Que le principe soit le même ou pas, tu n'as pas de lacets. Alors tu n'as pas besoin de savoir le faire.

- T'as pas de boulot alors t'as pas besoin de savoir de lire ni de compter non plus, rétorque t-elle.

- C'est différent. Dans une conversation il est important de partager notre culture générale. Et si t'en as pas, tu passes pour un pouilleux.

- Tu es un pouilleux, le nargue Gregor.

- Non en ce moment j'ai des lentes.

- Du coup tu serais lenteux ?

- Trois !

- Qu'est ce qu'il se passe à trois déjà ?

Je soupire, le babouin ricane.

- A trois on démonte le portail.

- J'ai pas les outils, me dit Gregor avec une tête de misérable.

- Parce que t'en as ?

- Avec le bélier, je fais, de plus en plus impatiente.

- Le bélier ? Répète t-il.

- Oui, la chèvre quoi, explique Muk.

- Non non, le bélier !

- Mais pourquoi faire ?

- Ben pour forcer la porte combien de fois il va falloir le répéter !

- Avec un bélier ?

- Mais non un bélier c'est une sorte de poutre, non ? Coupe Dominique.

- Mais alors pourquoi c'est une chèvre ?

- Mais puisqu'elle te dit que c'est un bélier !

- Hé oh ! J'ai vécu dans une ferme je sais quand même reconnaître une chèvre quand j'en vois une hein !

- Oui ben je trouvais pas de bélier alors j'ai pris ce qu'il y avait hein, j'avoue finalement, vexée.

- Mais on ne va pas démolir le portail avec une chèvre si ?

- Ben j'ai lu dans un livre que ça marche bien avec un bélier alors pourquoi pas avec une chèvre ?

- Moi je dis qu'avec un éléphant ça aurait mieux marché.

- T'as un éléphant sous la main ?

- Pas que je sache.

- Bon. Ben voilà.

Ah ce qu'ils m'énervent !

Si j'avais su pensez bien que j'aurais confectionné un autre plan.

En plus ça m'aurait évité de me trimballer dans le magicobus avec une chèvre.

J'ai pas encore mon permis de transplanage alors je ne vous dis pas la galère dans les transports !

Je la gardais posée sur mes genoux et elle a chié sur ma jupe !

- Bon, vous faites pitié, s'interpose l'autre poulpe.

Il décroise les bras, s'avance et abaisse la poignée.

- ...

- Tada ! sourit-il, l'œil moqueur, les bras écartés.

Ça va, c'est pas comme s'il avait trouvé le Saint Graal non plus.

Il se félicite vraiment pour un rien ce merdeux.

Sa mère n'a pas dû le couver assez quand il était petit alors il ressent le besoin de se rassurer lui-même en s'applaudissant.

Que voulez-vous, quand on est con, on y peut rien.

- Depuis quand le portail est ouvert, je demande cependant suspicieuse.

D'habitude Rusard est très pointilleux là-dessus alors j'espère que le château n'a pas été attaqué et que mon Rogue est en sécurité.

Avec tout ce charisme il n'est pas à l'abri des fans qui le harcèlent et je me dois de surveiller ses arrières !

- Le concierge a la gastro et les professeurs n'ont trouvé personne qui voulait bien reprendre le relais.

Tu m'étonnes. Quand on voit comme ils sont martyrisés lui et sa chose poilue, on se demande bien quel est le maso qui consentirait à le remplacer.

Chose poilue...

Bon.

Son chat hein.

Non je précise car on ne sait jamais.

Et bon c'est pas tout mais maintenant que c'est ouvert j'ai mon âme sœur à saluer.

Deux jours sans le voir, ça commence à être long, j'espère qu'il ne m'a pas déjà oublié !

C'est parti !

- Professeur McGonagall, je salue naturellement en tentant de passer mon chemin comme si de rien n'était.

Mais pas facile quand on a une chèvre dans les bras.

Elle bêle.

- Pas un pas de plus, j'entends alors McGo siffler.

Je continue tout de même, faisant la sourde.

C'est que c'est accaparant une chèvre mine de rien !

- Miss Adams, je vais devoir sévir si vous ne m'écoutez pas !

Bon et c'est lourd aussi.

- Miss Adams il ne sert à rien de courir !

Est-ce qu'une chèvre retombe toujours sur ses pattes ?

- MISS ADAMS !

- Severus ! J'arrive !

Je jette ma chèvre dans un coin - pas le temps de la reposer dignement par terre, et je continue de courir à travers les couloirs en piaillant.

Et soudain...

Je suis plaquée au sol comme une crêpe et c'est en me retournant sur le dos avec force et difficultés que j'avise le préfet de Serdaigle.

Une roche sur patte.

- Un mouvement et je t'égorge, petite vermine.

Une ombre plane au dessus de nous et je regarde McGo et son air revêche.

- Vous n'êtes pas heureuse de me voir ?

Elle soupire et penche la tête.

- Vous ne me laissez pas le choix. Monsieur Weasley, Miss Adams, je prolonge votre renvoi de deux jours encore.

- Non !

- Ouais ! s'écrie face de cul de poulpe.

- Et j'ajoute à cela une dissertation sur la métamorphose des objets moldus en objets magiques à me rendre à votre retour.

- Non... se lamente-il finalement avant de me fusiller du regard.

- M'en fous je ne les ferai pas.

- Vous n'aurez le droit de vous présenter à Poudlard qu'avec ce devoir.

Méchante dame va.

Et pendant un instant, je crois que la conversation se termine là mais McGo reprend soudainement, l'air songeuse et en se caressant la barbichette :

- Cette chèvre... on peut savoir où vous l'avez trouvé ?

- Pourquoi ? Vous êtes intéressée ?

Zoophile maintenant.

Elle n'arrêtera jamais de nous étonner.

- Non, mais disons qu'il me semble bien qu'elle appartient à l'une de mes anciennes élèves.

Ah, en plus ils pratiquaient ça à plusieurs et ben bravo !

Et après c'est de moi qu'on dit que j'ai des déviances sexuelles ?!

- Vous ne seriez pas rentrés en contact par hasard ? Elle me demande soudain, suspicieuse.

Je secoue la tête.

Pourquoi je rentrerai en contact avec des baiseurs de chèvres ?

J'ai des désirs plus normaux moi.

XXXXX

- Tu as trouvé quelque chose ? me demande Muk.

Je secoue lamentablement ma passoire mais pas une pépite d'or ne vient égailler ma vue.

Bien dommage.

- Ah ! pépie Dominique. Une vieille fourchette rouillée ! fait-elle, le bras brandit en l'air.

Il y en a qui sont heureux pour de simple choses que voulez-vous.

- 'vais pisser, ajoute à cela Muk, la mine sombre, avant de rentrer chez moi.

Oui nous sommes dans mon jardin.

Oui nous cherchons de l'or dans le ruisseau au fond du jardin.

Oui nous gardons espoir.

Oui j'ai décidé de les recueillir pour me faire un peu de compagnie.

Non ils ne sont pas toujours cons.

Oui ils puent le poisson pourris.

Et oui je vous emmerde. Voilà.

Severus me manque.

Je tente en ce moment même la communication télépathique avec lui mais ce n'est pas très concluant.

S'il voyait les images que je cherche à lui transmettre, il s'en retrouverait tout émoustillé.

- Je connais un bébé, il passe son temps à faire du caca jaune. Il y a peut-être moyen d'amener sa couche à la banque et de faire croire à de l'or ? propose Dominique avec espoir.

- Alors pour la p'tite histoire, il m'arrive de faire caca vert, et je ne sais pas si c'est parce que je ne mange que de la laitue ou si c'est parce que j'ai des problèmes de digestion. Une fois j'ai pas pu me retenir et là, j'avais le pantalon tout vert. Bon bah les gens ont juste cru que je m'étais roulé dans l'herbe. Mais l'odeur a finit par leur mettre la puce au nez.

Non mais faut pas croire, des fois ils ont une conversation intéressante.

- De l'or, pourquoi considérons-nous ce matériel comme précieux ? C'est juste un rassemblement de molécule en fait. Il a fallut que l'être humain le considère plus que les autres matériaux. Quand je vois ça, ça me rappelle un peu notre condition. Nous ne sommes rien devant l'immensité de l'univers. Juste des molécules. L'homme, face à l'absurde.

C'était Dominique, en direct de Sorcier'Radio.

- Et dire que des gens tuent pour ça. Comme si une vie valait le coup d'être sacrifiée juste pour des richesses, du prestige. Une vie ! Un être capable d'émotion.

- Et on nous fait croire que l'humanité a encore de l'espoir. Nous sommes le pire animal de la jungle.

Bon parfois Dominique nous rend dépressif.

- Ah Ruth tu es là ! babille ma grand-mère, tout sourire. Ce sont tes nouveaux amis ?

- On va dire ça...

- Bonjour ! Si vous voulez bien dîner à la maison ce soir, j'aimerais pouvoir connaître un peu plus les fréquentations de ma petite fille.

- Eh beh c'est pas d'refus après tout, déboule Muk. Qu'est-ce qu'on mange ?

- De la chèvre, je réponds.

Ben quoi ?

Je ne savais plus quoi en faire et McGo ne voulait pas la garder.

Peut-être qu'elle essaye de décrocher de sa passion pour les chèvres. Elle a peur de retomber dedans.

C'est vrai que quand on est vieille et moche on peut faire des choses regrettables et je pense qu'à son âge il faut éviter de s'adonner à des pratiques trop élaborées.

C'est que cette chèvre était assez turbulente et il fallait bien savoir la calmer !


Avouez les premières ligne du chapitre vous ont fait peur ? Vous avez saigné des yeux ?

Peut-être pensiez-vous que nous étions possédées ? Je reconnais que nous ne sommes pas des perles en orthographe, mais ça ne va pas jusque là non plus.

Nous avons juste pensé que pour un coup, pourquoi ne pas montrer une élèves qui est une véritable bouse en orthographe ?

Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?