Salut salut !
Comment allez-vous ? Et ces résultats d'examens ?
Oui vous n'avez pas d'hallucinations, nous publions bien le chapitre d'Ephis ! Et pour éviter de vous faire attendre trop longtemps le prochain, il est déjà pratiquement entièrement écrit ! Merci merci merci beaucoup pour vos encouragements, vos petits mots, vos alertes et favoris ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous êtes notre source de motivation sinon quoi avec nos emplois du temps nos fics seraient probablement en pause pendant dix ans. Triste vie.
Merci beaucoup aux anonymes : Laetitia, Thunder33, Lala, Eejil (vois comme nous avons bien fait attention à ne pas publier pendant tes révisions cette fois -comme si c'était fait exprès ahah- en espérant que tu t'es remise du deuil de Bob)
On vous aime tous, absolument, même les lecteurs fantômes ! Parce que nous vivons de paix, d'amour (enfin en attendant que la Bretagne revendique son droit d'indépendance) et d'eau fraîche !
Si vous êtes en pause toilettes durant votre lecture, vérifiez bien que personne n'a laissé de gouttes avant de vous asseoir, nettoyez après vous et tirez la chasse d'eau. Et n'oubliez pas d'aller vous laver les mains.
Avertissement /!\ : Le rouleau de papier toilette n'étant pas encore autonome, merci de bien vouloir en placer un de nouveau une fois l'autre terminé.
Ahah vous y avez cru à l'avertissement hein ! Enfin ça se trouve personne n'en avait quelque chose à faire. Je suis peut-être même en train de parler tranquillement dans le vide alors que vous avez déjà sauté le paragraphe pour lire. Si tu es encore là à me lire place "J'aime regarder des lémuriens se faire des tresses" dans ta review ! Enfin si tu reviews, si tu ne le fais pas c'est pas bien grave !
Bon euh bonne lecture parce que je sens que j'en ai encore pour dix ans à vous dire n'importe quoi !
Elias cherche Pince du regard, peu confiant, avant de retourner son attention sur moi.
- Tu sais que c'est louche de te voir dans la bibliothèque ?
- Ah ouais ?
Je lui souris et pose bruyamment mes livres sur sa table.
Il sursaute et cherche à se cacher dessous d'un air apeuré. Je ne tarde pas à entendre des bruits de pas précipités derrière moi et en me tournant je découvre le visage rouge et boursouflé de Mrs Pince pratiquement collé au mien.
Ça par exemple, je viens tellement rarement qu'elle veut probablement me souhaiter la bienvenue en me serrant dans ses bras !
A moins qu'elle ne veuille m'embrasser ?
Je préfère prévenir, mes lèvres, qu'elles soient sur mon visage ou sous ma culotte, ne sont réservées qu'à une seule et même personne ! Alors qu'elle ne vienne pas y faire quoique ce soit cette pédophile.
Ah non...
Elle siffle, vocifère, me crache au visage.
- Pour quelqu'un qui aime le silence vous êtes bien bruyante, je l'interromps en hochant gravement la tête.
Elle s'arrête et me lance un regard choqué avant de beugler de plus belle.
Je n'écoute pas vraiment, mon attention attirée par le nombre incroyable de pellicules qui décorent ses cheveux. Et même ses poils de nez.
... A moins que ce ne soit des restes de coke, et là permettez-moi de vous dire que ça rend les choses tout de suite plus intéressantes ! Si je n'étais pas aussi occupée dans ma vie j'irais bien prospecter un jour dans ses narines pendant qu'elle dort.
Mais passons.
C'est dingue ce qu'elle a de points noirs sur le nez ! On pourrait compter les chinois avec.
Au moins le professeur Rogue n'en a pas lui. On voit à sa peau qui brille que c'est un homme propre qui sait prendre soin de lui. Et on sait tous qu'un homme qui sait prendre soin de lui est un homme qui sent délicieusement au lit et qui ne comprend que trop bien les exigences hygiéniques de sa partenaire.
Severus doit savoir comme je suis tatillonne là-dessus et fait attention à cela.
C'est pour ça que je suis toujours persuadée que sous ses apparences de professeur dépassé par une élève aux assauts virulents, c'est un homme qui n'attend que mes caresses et mes petites attentions. Et je ne désespère pas, un jour je saurais lui montrer en quoi une relation entre nous serait bénéfique pour lui et je suis sûre que sa santé ne serait que mieux ! Un homme plus léger est un homme vigoureux, prêt à sourire à la vie, et qui dit sourire à la vie dit sourire aux élèves et qui dit sourire aux élèves au lieu de leur retirer des points dit plus de points pour notre maison et alors là, merci qui quand Gryffondor gagnera la coupe des quatre maisons ?
Merci Ruth !
De rien les amis !
Enfin pas que je sois amoureuse de Rogue dans l'intérêt de ma maison, hein, je l'aime pour des raisons bien plus pures et égoïstes. Cependant je tiens juste à souligner que chacun en retire son petit bénéfice et ça dans une société où on prône le partage et l'entraide, c'est important.
Pour le reste je devrais offrir à Severus une petite brochure sur les bienfaits d'une vie sexuelle active avec une élève telle que moi. Je suis certaine qu'il en serait tout retourné et ça lui permettrait d'accepter le fruit interdit.
D'autant que le fruit n'est pas sec.
Non je précise car on en connaît beaucoup des femmes qui ont des problèmes de sécheresse vaginale ! Je peux même vous dire qu'à l'heure d'aujourd'hui ça concerne une femme sur six. Bon moi évidemment vous me connaissez. Mon vagin est en pleine forme. Il ne subit ni la sécheresse estivale ni la grande mousson. C'est un petit abricot juteux qui ne demande qu'à être croqué !
Ou une nectarine si vous préférez ! Il y'en a pour tous les goûts.
Mrs Pince postillonne une dernière fois ses mots d'amour et après un dernier regard assassin, s'en retourne à son bureau.
- C'est bien vieille peau, je grommelle. On ne te paye pas à rien faire, va travailler au lieu de t'occuper de la vie des élèves.
Ah ! Ça me sidère de voir que l'argent des contribuables s'en va dans les poches de tels tire-au-flanc !
Je peux vous dire que si j'étais le Ministre de la Magie en personne, ça ne se passerait pas comme ça dans cette école. Je trouve que le personnel de Poudlard, mis à part Severus évidemment, se laisse beaucoup aller. Quand on pense que derrière tout ça, il y a un peuple qui sue eau et sang pour payer de tels fainéants. On peut comprendre qu'il y ait parfois de grands sorciers, outrés de voir une société aussi désorganisée, qui cherchent simplement à prendre le pouvoir et à remettre un petit peu d'ordre.
Mais les citoyens ne sont pas encore prêts à accepter la nouveauté et la réorganisation.
Je soupire, pose mes fesses sur la chaise et ouvre le premier livre que j'ai sous la main.
- "Mille et une façon d'astiquer son manche à balais."
Je m'arrête.
C'est pas mon livre ça.
- Passe-moi ça ! J'entends alors la voix d'Elias siffler tandis qu'il se dégage de sous la table et qu'il s'empare avec panique de l'ouvrage.
Je lui lance un regard circonspect.
- Depuis quand tu as besoin d'astiquer ton balais toi ? Tu ne voles jamais.
- Et bien j'ai peut-être envie de m'y mettre.
- Pour t'écraser sur Hagrid comme la dernière fois ?
Il me lance un regard noir et s'empare d'un de mes livres.
- Tu crois que tes lectures sont mieux peut-être ? Il m'agresse. " Voyager dans le temps avec les meilleures précautions." Pourquoi tu lis ça ?
Il fronce des sourcils et une mèche de cheveux tombe nonchalamment devant ses yeux.
Quelle négligence.
Severus ne laisserait jamais des cheveux obstruer sa vue.
Il ne laisse jamais rien l'obstruer tout court d'ailleurs.
Viens me déboucher Severus ! Viens !
- J'ai trouvé une solution pour avoir Severus que pour moi, je lui réponds d'une voix guillerette.
Et je sens que ce plan va marcher !
Elias affiche une moue sceptique, peu dupe.
Il a tort.
Je suis une femme pleine de ressources, toujours prête à tout pour réussir mes objectifs. En l'occurrence, procréer avec le professeur Rogue. Elias est simplement jaloux de ne pas avoir de but dans la vie.
Ça doit être vraiment handicapant pour lui de se lever tous les matins sans savoir pourquoi il le fait.
Toutes ces journées se ressemblent et il n'y a jamais rien de bien extraordinaire qui lui arrive. A part moi évidemment.
Enfin vous serez bien d'accord qu'à sa place, je me pendrais !
Et c'est bien pour ça que je veille toujours à pimenter un peu mon quotidien ! Chaque jour que l'on m'accorde est une occasion de plus pour peaufiner mon plan et conquérir Severus ! Et chaque tentative ratée est un pas de plus vers la victoire !
- Je vais retourner dans le temps, vers l'époque de sa naissance, le kidnapper bébé, comme ça il ne connaîtra que ma personne et verra en moi son âme sœur !
Elias hausse les sourcils et recule prudemment sur sa chaise.
- Euh... Tu n'as pas l'impression que ton plan est légèrement inquiétant ?
- En quoi serait-il inquiétant ? Tu as peur que ses parents ne le cherchent ?
C'est vrai que ce n'est pas pour arranger mes affaires, je songe en me grattant le front. Je n'y avais pas pensé.
- Tu as raison, je marmonne donc. Je devrais songer à les éliminer.
Et quand je disais que je me grattais le front, ça ne veut pas dire que j'ai des boutons hein.
Je n'ai jamais de boutons.
A part ceux de mon chemisier évidemment mais ceux-là il n'y a que Severus pour avoir le droit d'y toucher.
Oh oui Severus, viens, viens me déboutonner, déboutonne-moi de haut en bas et caresse-moi la gorge de tes mains viriles et rugueuses !
Enfin ne m'étrangle pas non plus hein.
- Heureusement que je suis toujours là pour t'expliquer les failles, commente Elias et je hoche distraitement la tête.
Même si c'est vrai qu'il fait bien de ne pas s'attacher la corde au cou et de rester dans le coin.
Je crois que s'il venait à mourir, j'en ferais un cadavre empaillé !
Oui ben quoi hein ? Je ne vois pas pourquoi on aurait le droit d'empailler des sangliers et des biquettes et pas ses amis proches.
Je le rangerais à côté de notre lit conjugal à Severus et moi et sa présence m'aiderait à m'endormir. Je me souviendrais de quel ami formidable il était et même dans la mort il continuerait à me prodiguer des conseils !
Bon et en cas de besoin je pourrais aussi m'en servir comme porte-manteau et repose-bijoux.
Et pourquoi pas ranger mon parapluie dans son anus !
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Tu n'as pas l'impression que ça fait un peu pédophile ?
- Pas si j'attends qu'il grandisse, je grince, contrariée.
- On ne kidnappe pas un bébé de toute façon.
- Tu insinues qu'il ne serait pas heureux à mes côtés ?
- Je n'ai pas dis ça !
- Je serais une très bonne mère ! Puis une confidente, et enfin une épouse !
Il reste silencieux quelques minutes, sidéré.
Alors que je ne vois pas où est le problème !
- Ruth, déjà tu n'arriverais même pas à sauter dans le temps, ensuite change de plan. Conseil d'ami, change.
Je balaie sa suggestion de la main, et lui demande, l'œil brillant de jalousie :
- Tu crois qu'il aime sa mère plus que moi ?
Il ouvre la bouche, la referme, l'ouvre une nouvelle fois.
- Je ne sais pas ce que je peux répondre.
Je sursaute, prise d'une illumination subite, avant de me frapper le front du plat de main. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant !
Sans lui expliquer la raison de ce changement de comportement, je jette le bouquin sur la table, cours vers le rayon métamorphose tout en ignorant royalement la bibliothécaire.
Je retourne quelques minutes plus tard à ma place avec ma nouvelle trouvaille.
- Peut-on devenir métamorphomage, lit Elias, clairement sceptique. Quelle est ta nouvelle idée ?
- Je tue la mère de Severus et je prends sa place !
Ah quel génie mes amis ! Quelle intelligence dont je sais faire preuve parfois ! Des fois je me dis que si je ne me sens pas à ma place dans cette école, c'est tout simplement parce que je suis sur-douée. S'il n'y avait pas Severus pour me motiver à me lever le matin, il y a bien longtemps que je serais partie vivre à côté d'un lac pour pêcher tranquillement, les doigts de pieds en éventails.
Il faut être bien dénué de talent pour passer tout son temps à étudier.
Les vrai intellectuels sont ceux qui n'ont plus rien à apprendre et qui le montrent bien, qui n'ouvrent jamais de bouquins.
Et tant qu'on y est, parlons bien, parlons peu, mais qui profite de la culture ? Les vendeurs de livres ! Donc l'importance d'être cultivé n'est qu'une immense machination de la part des vendeurs de livre qui cherchent à faire du profit sous le prétexte de nous apprendre la vie !
Mais Ruth Adams n'est pas bête, elle.
Ruth Adams apprend la vie gratuitement.
Bon après c'est vrai qu'il m'arrive, dans des moments comme celui-ci, d'ouvrir un livre, mais c'est parce qu'il faut bien faire semblant de temps à autre. Je n'ai pas envie qu'on vienne m'ouvrir le crâne pour analyser mon cerveau. Un génie comme moi, on en voit pas deux dans sa vie et je finirai probablement dans un laboratoire.
- Et tu crois qu'il va accepter de coucher avec toi si tu es sa mère ?
Son regard me dit qu'il hésite entre pleurer de désolation ou rire simplement.
- Ça se fait bien dans certaines sociétés.
- Dommage pour toi que la nôtre n'en fasse pas partie.
- Au moins je pourrais renifler ses vêtements sans qu'il ne se doute de rien, je rétorque sur la défensive.
Je ne ferai jamais sa lessive et j'aurai une pièce rempli de ses vêtements ! J'y ferai installer un tremplin du haut duquel je plongerai chaque matin et je me baignerai toute la journée dans l'odeur de mon aimé !
- Adams, claque une voix que je reconnaîtrais entre mille derrière moi.
Je me retourne avec lenteur, le visage défait.
- Tu n'es pas mort.
- Non, le savon que tu as ensorcelé pour m'attaquer sous la douche n'a pas réussi à m'étouffer, me répond l'ami ouistiti, la colère se lisant dans les yeux.
C'est ce que je voulais vous dire.
Sert à rien de rester enfermer dans ce château à apprendre des sorts qui ne marchent pas.
La prochaine fois que je voudrais me débarrasser de quelqu'un je ferais comme les moldus et je prendrais une carabine. On verra s'il viendra encore m'asticoter après que je lui ai fait péter la rondelle !
- Dépêche-toi, me somme encore l'autre macaque, le professeur McGonagall veut nous voir.
Comme si j'allais me dépêcher parce qu'il me le demande. Pour la peine je vais rester sur ma chaise les doigts de pied en éventail, tiens.
Qu'Elias vienne donc m'apporter mon transat, un sorbet et une lampe uv et je campe ici.
Avec tous ces livres, y'a de quoi organiser un bon barbecue en prime. Quand je pense que je suis la première à y avoir penser c'est quand même un comble ! Les gens n'ont pas ma créativité.
- Comment m'as-tu trouvée ? Je demande plutôt à Weasley.
C'est que je pensais pourtant avoir trouvé la bonne planque !
- J'ai entendu parler d'une guignole échappée d'asile sillonnant les rayons de la bibliothèque. J'ai pensé, à raison, que c'était toi.
Il sourit d'un air entendu à Elias et se penche pour tenter de lire les titres de mes livres.
Mais je le remets en place d'un coup de grimoire sur le crâne et d'un coup de pied dans le tibia. Il gémit, sautille et sous les réprimandes sévères de l'autre folle, se redresse, le souffle court.
- Tu te ramènes ? siffle-t-il, énervé.
Il gigote en tentant de se frotter discrètement son tibia douloureux.
- Non, je lui réponds simplement en retournant à mes activités. Tu peux disposer.
- Pardon ?
- Tu peux d-
- Le professeur McGonagall veut nous voir.
- Je sais, et tu peux aller lui dire que contrairement à une certaine vieille chouette, il y a des élèves qui travaillent et qui ont besoin de calme et de sérénité pour mener leurs recherches à bien.
Il reste silencieux quelques secondes.
- Je ne pense pas qu'elle le prendra très bien. Et je ne sais pas ce que tu mijotes encore mais je suis sûr que ça peut attendre.
- Oh mais va donc lui manger l'huître si tu y tiens tant !
C'est pas vrai ça ! Il commence sérieusement à me chier dans le chaudron. S'il lui faut à ce point se vider la fiole chez la vieille, il n'a pas besoin de moi pour ça !
Je sais que j'ai un fort potentiel de stimulation sexuelle mais je ne peux être partout à la fois, je dois bosser moi !
Weasley m'insulte de jolis noms d'oiseaux et je réplique.
- Allez allez, la fornication des bonobos c'est plus haut, retourne voir ton espèce au lieu de déranger les honnêtes gens. Je t'enverrai des cacahuètes.
Et ce parce que je suis une personne généreuse, toujours là pour aider les plus démunis.
Je reste encore un moment avec Elias puis voyant que m'instruire commence à me donner des spasmes anales, je range mes affaires et m'empresse de quitter l'endroit.
Je m'arrête quand même un instant devant le bureau de Pince, prise d'une idée subite.
- Vous n'auriez pas de quoi me repoudrer le nez, par hasard, je lui demande avec un clin d'œil entendu.
Pour un coup elle ne me gueule pas dessus et me répond par un regard perplexe.
'Doit pas avoir l'habitude qu'on recherche sa conversation et encore moins qu'on la perce à jour !
C'est vrai que généralement quand on voit des petits trucs blancs dans les cheveux on a tendance à crier aux pellicules mais ça c'était sans connaître mon flair légendaire !
Je réitère donc mon clin d'œil.
- Vous avez quelque chose dans l'œil ? Me demande t-elle.
Maligne, la vieille croûte.
XXXX
- Adams, chuchote une fille de mon dortoir, me sortant de mon rêve.
- Quoi ? je grogne en lui lançant un regard noir.
Voir des mochetés pareilles dès le matin donne des envies de meurtre. On a pas idée de laisser de telles immondices circuler dans cette école !
Avec toute ces histoires sur le sida c'est comme si on pouvait chopper tout et n'importe quoi à chaque instant. Manque plus que la mocheté ne devienne une maladie et voilà, nous sommes finis.
Elle retire sa main de mon épaule.
- Tu sais quel jour nous sommes ?
- Mardi et alors ?
Je fronce les sourcils. Qu'est ce qu'elle vient me faire chier celle-là ? Me dites pas qu'elle me réveille juste pour être au point avec son calendrier !
- Justement, reprend t-elle en hochant la tête, il y a cours.
- Je m'en fous, on a pas potion, dégage.
Je cache ma tête sous ma couette alors qu'elle soupire et s'en va.
C'était bien la peine de venir me réveiller tiens.
Et heureusement pour elle que je ne rêvais pas de Severus. J'ai horreur qu'on m'interrompt quand je suis sur le point de conclure !
XXXX
- Adams, Elias veut que tu descendes, fais pas chier et lève toi.
- Dis lui d'aller se foutre un balais dans le fion, je grogne encore une fois.
Ils vont me laisser dormir oui ?
Tout le monde sait que lorsqu'il n'y a pas potion, pour moi ça ne vaut pas le
coup de me lever.
- RUTH ADAMS SI TU DESCENDS PAS JE MONTE ET CE SERA PAS DOUX ! me prévient en hurlant la voix d'Elias qui retenti dans tout le château.
Pour seule réponse je ricane. Il m'entend pas mais il doit s'en douter.
Ahahahah. J'aimerais bien le voir monter tiens. Qu'il se pète la gueule et se brise la nuque !
Je ne remonterai pas dans le temps pour le sauver et ça lui apprendra à ne pas avoir confiance en moi.
XXXX
- Miss Ad-
- Quoi ? Quoi ? MAIS QUOI BORDEL DE MERDE ?! Y en a qui dorment ici ! Vous n'avez donc aucun respect pour les dépressifs ?! je m'égosille face à l'imprudente qui est encore venue me réveiller.
Et cette fois je rêvais de Rogue.
Vieille connasse va.
Et m...
- Je vois que vous êtes bien réveillée, dans mon bureau tout de suite, claque la voix sèche de McGonagall.
Sèche, oui.
Et rappelez-vous au tout début quand je vous parlez de sécheresse vaginale !
Coïncidence ? Je ne crois pas.
Je me lève en soupirant.
Elle écarquille les yeux et se les cache de sa main.
- Mettez au moins des sous-vêtements quand vous dormez pardi !
Ah ça y est, c'est le drame !
Après des années à rester dans le déni, elle vient sûrement de se rendre compte qu'elle n'avait pas un vagin normal et telle que je la connais, quand quelque chose ne va pas dans son sens, elle angoisse et elle en a pour des heures à se poser des questions.
J'espère qu'elle a conscience au moins qu'à son âge c'est normal d'avoir la peau fripée et grumeleuse par endroit et qu'il ne faut pas reprocher à la jeunesse les avantages qu'elle possède encore.
Ça ne la mènerait nulle part si ce n'est à se faire du mal pour rien.
- J'aime être dans le plus simple appareil. Ça me permet de sentir la caresse de mon drap sur mes fesses le matin quand je m'étire. Bien que des fois ça pique, au moins je ne transpire pas la nuit. Vous devriez essayer, je vous assure qu'on se sent frais dès le matin, je babille, les mains sur les hanches.
- Mais vous allez vous habiller oui ?!
- Andros elle dort à poil elle aussi, je continue en désignant son lit. Et entre nous, son épilation pubienne laisse franchement à désirer. Quand on a une forêt de cette envergure, le mieux est au moins de tailler quelques branches, non ? Par respect pour ses camarades. Enfin vous savez de quoi je parle.
Là elle doit penser qu'il y a orgie dans le dortoir.
- Vous pensez que le professeur Rogue dort nu lui aussi ? je lui demande alors qu'elle devient rouge.
Peut-être même que ça lui arrive de se trimbaler nu sous sa robe en pleine journée !
Ah ça c'est émoustillant !
Un nouveau mystère à résoudre pour Ruth Adams !
- Vous-
- Vous n'avez jamais goutté à la chair humaine vous, je constate avec compassion.
Ahah ! Quand Elias va savoir ça ! Je secoue la tête avec un sourire, m'approche d'elle et la serre dans mes bras. Elle se tend.
- Mais pour qui vous prenez-vous Miss Adams, s'écrie-t-elle d'un air scandalisé.
- J'aime discuter avec vous, ça met toujours un peu de fraîcheur dans ma journée, je lui dis en la lâchant.
Sur ce, je pars dans la salle de bain faire ma toilette.
XXXX
- Relâchez-moi ! beugle le jeune pouce que j'ai gentiment pris sous mes ailes.
Et voyez le peu de reconnaissance qu'il me témoigne ! Il est déjà en train de bêler comme une chèvre.
Et qu'est-ce qu'il peut gesticuler ! Collé comme il est sur le mur, les bras écartés et les jambes aussi, on aurait pu penser qu'il resterait en place, mais non ! Ce gosse déborde d'énergie.
- Tu l'as jeté comment ton incarcerem ? je demande d'une voix sèche à son camarade de classe.
Le deuxième année à mes côtés, et accessoirement petit frère de Elias, se gratte le crâne d'un air pensif.
- Eh bien j'ai fait comme Elias me l'a expliqué, me répond-il.
Voilà pourquoi j'aurais mieux fait de le lancer moi-même au lieu de compter mes flèches.
Le petit se tourne vers son frère, interrogatif. Elias lève à peine les yeux de son magazine et hausse les épaules.
- Mais tu vas arrêter de bouger nom d'une poule ? je râle.
J'essaie de viser la pomme située sur sa tête, il crie, tente de se cambrer. Il va alerter la vieille à ce stade.
- Pourquoi tu t'entraînes en fait ? me demande le mioche.
Je le regarde d'un air qui se veut mystérieux.
Croit quand même pas que je vais lui répondre. Il irait tout souffler à l'oreille de Severus et mon plan tomberait à l'eau.
Au début j'avais pensé à tuer sa mère avec un sort mais hé ! Il reste toujours des traces avec la baguette.
Du coup à défaut d'avoir une carabine comme j'y pensais tout à l'heure avec l'ami ouistiti, je me suis confectionnée un arc qui gardera le secret, lui.
- Je pense toujours que c'est une mauvaise idée, soupire Elias après avoir balancé son magazine au hasard derrière lui.
Et l'écosystème il y pense ? Il est bien marrant, tiens. On voit tout de suite que ce n'est pas lui que McGo punit tous les week-end à ramasser les détritus dans tous les étages. Ah l'inconscience des citoyens ! Je me demande bien pourquoi je passe mon temps à nettoyer derrière ces abrutis.
Si ça ne tenait qu'à moi, je mettrais le feu à leurs dortoirs à ces pignoufs.
Et même, je ferais exploser le château.
Car un Severus sans emploi et un Severus libéré de tout tracas et il aura plus de temps pour s'occuper de moi. Enfin bon.
Je me contente de fusiller Elias du regard au lieu de perdre un temps précieux à lui répondre. Quand on est con, on est con, c'est tout. Il n'y a plus rien à faire pour lui.
Heureusement que son frère est là pour rattraper le niveau.
- McGo ! M'alerte soudain Elias, les yeux écarquillés par la panique.
Comment il sait ?
Il a une alarme biologique qui réagit à son odeur quand elle approche ?
Je fourre précipitamment l'arc dans les mains du petit frère, qui me regarde d'un air apeuré. Elias lui l'attrape par le col et alors que la vieille bique s'amène de son pas sûr et déterminé, il s'avance vers elle, une expression scandalisée au visage.
- J'ai vu ce gamin tenter de transpercer son camarade par une flèche, lui apprend-il.
Elle s'arrête, observe autour d'elle, son regard s'attardant inévitablement sur moi, et hausse les sourcils.
- Ce gamin, comme vous le dîtes, est votre petit frère alors ne faites pas semblant de ne pas le connaître.
- J'avais pas mes lunettes, tente-il de s'expliquer.
- Vous ne mettez jamais de lunette.
- Vous dites ça mais c'est parce que vous ne les voyez pas.
- Elles sont invisibles, insiste t-il.
- C'est cela oui, fait la vieille en tapant du pied. Maintenant auriez-vous l'obligeance de me dire ce que fait cet élève accroché au mur et pourquoi ce sont, évidemment comme par hasard, vous et Miss Adams qui soyez là pour empêcher votre frère de lui décocher une flèche dans le crâne ?
- Et pourquoi pas nous ? j'interviens devant le silence, les bras croisés.
Elias se retourne et me fait signe de fermer ma gueule.
La vieille, elle, a les narines dilatées, signe qu'elle commence à s'énerver.
Ou alors c'est ses problèmes de constipation.
- Vos petites combines commencent sérieusement à m'agacer. Si vous pensez que je vais croire votre histoire.
- C'est Ruth qui voulait tirer sur mon ami madame ! Babille la balance qui sert de frère à Elias.
En même temps qui d'autre.
Son camarade gesticule mollement dans ses cordes et McGo le relâche. Elle attend qu'il parle mais je ne lui en laisse pas le temps. D'un geste j'assomme le gosse d'une claque avec ma sandale et hurle à Elias.
- ON SE BARRE !
XXXX
- ... Ignares... TRANSPERCER !... votre... à... acte ? ... FOUS !
Elias et moi ne disons rien alors qu'elle continue de nous beugler dessus comme une vache. Elle tourne autour de nous, agite ses mains, lève les yeux au plafond, secoue la tête.
Vous me direz, normal qu'on ne réplique rien, on ne comprend déjà pas ce qu'elle dit. Il n'y a qu'un mot sur cinq qui ressort et si elle ne fait pas d'efforts pour se faire comprendre, je ne vois pas pourquoi on devrait s'efforcer à interpréter son charabia.
Autant parler à un chameau.
- Miss Adams, vous êtes allée trop loin. Si vous aviez eu le temps de faire ce que vous vouliez faire, avez-vous mesuré les conséquences de votre acte ?
- Il faut parfois faire preuve de sacrifice pour pouvoir atteindre son objectif.
C'était pour la bonne cause.
Elle grogne pour seule réponse et attend, les bras croisés, que le Directeur daigne arriver. Nous sommes dans le bureau du vieux hiboux.
A nos côtés le feu de cheminée apporte une chaleur bienvenue. Les braises crépitent à leur aises.
Il finit par s'amener et, en s'installant confortablement derrière son bureau, pose un regard grave et désolé sur moi.
- Je suppose que vous savez que nous allons devoir prendre une décision Miss Adams.
- Et moi ? S'indigne soudain Elias.
Dumby se tourne vers lui.
- Oui Monsieur Fergusson.
- Miss Adams par-ci, Miss Adams par-là. Il n'y en a que pour elle ! Je vous signale professeur Dumbledore que j'étais là aussi ! J'ai participé ! Pourquoi est-ce que tout le monde m'oublie ? C'est toujours la même chose ! Râle t-il en agitant sa main droite comme pour montrer son exaspération.
- Oh ne vous en faite pas. J'ai soigneusement préparé une punition adéquate pour vous, pépie McGonagall, à la gauche du Directeur.
Les bras croisés, campée comme elle est, on sent qu'elle trépigne de pouvoir le torturer.
- Vous n'allez quand même pas me faire fouetter, si ? S'inquiète Elias, le visage incertain.
McGo a l'air outrée et je suis la seule à rigoler.
- Le Professeur McGonagall propose, monsieur Fergusson, que vous soyez renvoyé durant une semaine de l'école et que vous soyez collé jusque la fin de l'année scolaire, une fois de retour.
- Ne vous en faites pas, je vais organiser un bon programme que j'enverrais à vos parents, ajoute t-elle. Vous ne vous ennuierez pas un seul instant.
Elias ouvre la bouche, la referme.
- Vous pouvez rejoindre votre salle commune, lui dit alors Dumby.
Et à son regard, Elias comprend vite qu'il vaut mieux s'exécuter. Il s'empresse de déguerpir à pas bruyant, mais cela ne suffit pas à dissimuler une succession de petits pets avant que le visage rouge d'Elias ne disparaisse derrière la porte.
Oui Elias a parfois des flatulences lorsqu'il est stressé.
Mais pour le coup je ne ricane même plus. Car une fois tous les trois seuls dans le bureau, un silence dérangeant s'installe.
Le vieux ne me propose même pas une petite crête ou une dragée de Bertille Crochue comme il en a l'habitude et se racle la gorge.
- Auriez-vous l'obligeance d'expliquer vos actions ?
Je reste muette, attendant la sentence qui va venir. Je ne sais pas pourquoi, je sens que je suis allée trop loin cette fois-ci et que ça ne va pas se terminer comme je le souhaite.
- Était-ce pour attirer l'attention du professeur Rogue ?
Je fixe le mur derrière lui et garde résolument le silence.
Le Directeur croise les mains sur son bureau, la tête penchée et je sens son regard me brûler le visage.
- Ce n'est pas la première fois que vous faites quelque chose de dangereux pour lui, me fait-il.
L'espace d'une fraction de seconde, l'image du Professeur Sinistra et de sa chute dans les escaliers me traverse l'esprit mais je la chasse vite.
Ça arrive à tout le monde d'égarer ses moufles.
Dumbledore se redresse sur son siège et attend quelques secondes avant de reprendre tout en triturant sa barbe.
- J'ai laissé passer beaucoup de choses. Peut-être trop. Je suis réellement désolé.
- Pour quoi ? Je demande, hésitante.
Les braises de la cheminées crépitent de plus en plus fort et je plisse les yeux.
- Nous ne pouvons pas vous laisser déambuler dans les rues. Ne voyez pas cela comme une trahison, c'est pour votre bien, m'explique McGo.
Déambuler ?
- Comment ça, déambuler ? Je demande, méfiante.
Par réflexe, je fouille dans mes poches mais ma baguette n'y est plus.
Je parcours des yeux le bureau du Directeur. Elle est à côté de lui.
- Qu'est ce que vous avez fait ? Je panique alors en me redressant sur ma chaise.
La réponse me vient quand une fumée verte explosant de la cheminée laisse apparaître deux sorciers en blouse blanche, baguette en main.
- Qu'est ce que vous avez fait ? je répète, un sanglot dans la voix.
L'un des psychomages me dit quelque chose mais je n'écoute pas et cherche une échappatoire en reculant doucement vers la porte.
McGo agrippe la manche de ma robe pour me retenir.
- NE. ME. TOUCHEZ. PAS.
Je lui fous un coup dans le pif avant de courir comme une dératée vers la sortie.
Je descends les escaliers à la volée, poursuivie par les deux psychomages et une McGonagall en furie.
En atterrissant dans le couloir, je tombe sur Elias en train d'engueuler son frère. Il tient toujours mon arc à la main et je le récupère en passant tout en continuant de courir à travers l'étage.
- Vous ne m'éloignerez pas de Severus ! Je crie, les larmes sur les joues.
Un sort s'écrase devant moi et je me mets slalomer pour éviter ceux qui suivent.
- Adams ! Hurle McGo. Adams arrêtez-vous !
- Non !
- Puisqu'on vous dit que c'est pour votre bien !
- Non, vous mentez !
Je tourne la tête pour voir où elle en est mais c'est sans compter l'ami ouistiti qui passe à ce moment-là dans le couloir et que je me prends de plein fouet.
- Putain Adams, tu peux pas faire attention ?! Il pépie.
Mais il n'a pas le temps de se relever que déjà j'ai encoché ma flèche et le menace de mon arc.
- ARRETEZ-VOUS OU J'EMBROCHE LE CHIMPANZÉ ! Je crie.
- Hein ? Fait Weasley.
Ça stoppe McGo et les deux autres mages tout net. Dumbledore lui se contente d'assister à la scène en se triturant la barbe.
- Vous ne savez plus ce que vous faites, commente un des deux psychomages. Baissez votre arc, où vous le regretterez. Nous vous promettons qu'aucun mal ne vous sera fait.
Oui c'est ce qu'ils disent.
Mais je le sais bien qu'ils vont me mettre à l'asile et faire des expériences sur moi.
Tout ça parce que ce n'est pas naturel d'aimer un homme comme Severus.
Ils sont tous jaloux c'est tout.
Jaloux de ne pas avoir compris ce qu'était le grand amour comme moi je l'ai compris.
McGo s'approche d'un pas et je resserre ma prise sur mon arc.
- Tututu ! Je fais. On ne s'approche pas à moins de vouloir un roux en moins dans le château !
- ... Mais t'es encore plus barge que je ne le pensais, souffle le roux en question.
- La ferme toi ! Tu te mets debout et tu marches jusqu'à la grande salle ! Je ne veux pas t'entendre parler jusqu'à ce qu'on ait quitté ce château !
Il hésite puis devant mon regard méchant, s'exécute.
Les autres restent là où ils sont tandis que je les surveille du coin de l'œil en suivant l'ami ouistiti.
Alors ? Alors ? ALORS ?
