Titre : Le prologue de l'enchaînement

Paring : HPTR

Présentation : Mouah ah ah !!

RAR : Miracle, y'en a pas. XD

CHAPITRE 4 : Juste un regard

Ils y étaient, le soir de la réception chez les Malfoy.

-Albus, vous êtes arrivé pile à l'heure, peu d'invités sont déjà là. Et vous venez avec Mr. Riddle. Soyez le bienvenu dans ma modeste demeure. J'espère que vous passerez une bonne soirée en notre compagnie.

Tom regarda Lucius Malfoy et sa femme lui faire une légère révérence avant de repartir saluer un nouvel invité.

Le brun s'avait pertinemment pourquoi Albus tenait tant que çà à arriver si tôt.

-Tu voulais voir chaque invité arriver, n'es-ce pas, vieux citronné ? C'est pour çà que tu es venu parmi les premiers.

-Eh bien mon cher, je constate que tu finis par bien me connaître.

-Personnellement çà me va de toute façon, mais j'aimerais bien savoir pourquoi il est impératif d'assister aux arrivées.

-Il y a plusieurs raisons en fait. D'abord, je peux mieux commenter les tenues de soirées. Elles sont très révélatrices en vérité. Si si, je t'assure. Elles peuvent donner des indices intéressants sur l'état de la fortune d'une famille ou sur les valeurs d'une autre. Par exemple, une robe de soirée simple mais du tissu le plus fin, dans le style de celle que tu portes, révèle en général un bon parti mais qui ne veut pas s'engager. Donc il cherche à jouer les tapisseries. Une robe bouffante, ou avec pleins de froufrous peut montrer deux choses. Soit le vampire qui la porte est d'une famille moyennement riche et cherche à se mettre en valeur pour cacher ce fait. Soit le calice qui la porte est à marier, ou d'une vanité extraordinaire. Dans ce cas, c'est l'âge qui renseigne sur la vérité. Le tissu aussi peut apporter des informations, de même que la coupe de la robe puisque les familles les plus riches ont leur tailleur personnel. On remarquera alors quelques similitudes dans les coupes.

-Tu es vraiment curieux, j'aurais dû m'en douter.

-Je ne suis pas curieux mais observateur, Tom. Oh, regarde, voici la famille Weasley et la famille Granger. Ils sont arrivés en même temps, çà tombe bien. Leurs enfants sont très proches. Vois plutôt, la jeune fille dans la robe rose, c'est Hermione. Une pure gryffondor.

- Une belle calice c'est sûr.

-A ses côtés se tient Ronald Weasley.

-Ils ont l'air proche. Ils iraient bien ensemble.

-Ce sont deux calices, personne ne permettrait une telle union. Ils crieraient presque que c'est contre-nature.

-Je me demande pourquoi ils acceptent que deux vampires soient ensembles et pas deux calices.

-Peut-être parce que deux vampires ensembles est une chose presque impossible, Tom. Ils sont certains que çà n'arrivera jamais. Au fait, j'ai oublié de te parler du conseil, il faudra que je le fasse demain.

-Je ne me suis jamais soucier de ces vieux croutons de plus de 1000 ans, et ce n'est pas maintenant que cela va commencer.

-Je crois qu'ils veulent te voir. Et aussi que tu assumes tes responsabilités. Mais nous en parlerons plus tard. Voici les deux familles qui approchent. C'est l'occasion pour toi de faire connaissance avec les deux plus jeunes. Ils sont en septième année à Poudlard. Avec ton apparence de jeune adulte, tu devrais pouvoir t'entendre avec eux.

-Je n'ai pas la moindre envie de…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Dumbledore était hélé par un fort « Albus ! Mon cher, cela fait si longtemps. Comment allez-vous ? » De la part d'une femme rousse toute aussi forte.

Avec un sourire légèrement crispé, le vieil homme se prépara à recevoir l'attaque de la femme. Mais alors qu'il y faisait face vaillamment, un étau de fer se resserra autour de son cou, il ne put qu'émettre un léger gargouillis avant de rendre l'âme.

Du moins, c'était ce que Tom avait espéré l'espace d'un instant. Il avait la rancune tenace et c'était bien à cause de son…ami qu'il était dans une telle situation. Donc c'était tant pis pour lui s'il se faisait étouffer par une poitrine en ce moment même.

-Molly, Arthur, je vous présente mon ami Tom Riddle, plus connu sous le nom de…Lord Voldemort…

OoOoO

-Harry, veux-tu bien te dépêcher ? Nous allons finir par arriver en retard.

-Oui, j'arrive Maman.

Les joues un peu roses, le regard fuyant, Harry Potter descendit les marches d'un grand escalier en trébuchant quasiment à chaque marche. A ce moment précis, il était mort de gêne. Ses parents le fixaient, suivant chacun de ses mouvements avec critique pour l'un et émerveillement pour l'autre.

-Je-je suis prêt. Pourquoi vous me regardez comme çà ?

-Oh, Harry tu es magnifique dans cette tenue !

Ce n'était pas un mensonge, le brun était vraiment resplendissant dans sa robe de sorcier rouge, rehaussée de broderie dorée. Toutefois, il se serait bien passé de ce commentaire, car venant de la bouche d'un calice tel que sa mère, cela sonnait plutôt comme : « tu vas faire tourner beaucoup de têtes ce soir ». Non, dans ce cas précis, il aurait préféré ressembler à un serveur, ou mieux, à une carpette. Au moins comme cela, on ne risquait pas de lui demander à danser.

Son père n'avait pas fait le moindre commentaire. Il s'était contenté de le fixer d'un regard inquisiteur, mais d'après la lueur qui dansait dans ses prunelles, il était plutôt fier du résultat.

C'est donc encore plus désespéré qu'il ne l'était au départ, qu'Harry attrapa l'avant bras de son paternel, pour le transplanage d'escorte. Il venait de perdre ses dernières chances de passer une soirée tranquille.

Bien sûr, il pouvait transplaner par lui-même. Il maîtrisait assez bien cette technique pour un débutant de seulement dix-sept ans. Le problème, c'était qu'il était un calice. En fait c'était le seul problème de sa vie, à bien y regarder. Lorsqu'il est avec son lié, le calice ne doit rien faire par lui-même. C'était la première règle de bienséance dans l'aristocratie vampirique. Petit, on considère que puisqu'il est encore célibataire, il est sous la responsabilité du père vampire. Adulte, de son vampire, son soi-disant compagnon. En d'autres termes, Harry, lorsqu'il était avec son père ou serait avec son époux, ne pouvait pas transplaner seul. Il se devait d'apparaître au bras de l'autre, au milieu d'une foule qui se précipitait en général pour les saluer.

Etant donné que cette fois n'était pas bien différente des autres, il venait de surgir au milieu de la zone de transplanage et pas moins de trois personnes l'entouraient, lui et ses parents. Ils furent conduis dans la salle de réception, où les Malfoy les annonça.

oOoOo

Lorsqu'Albus avait prononcé son titre, un silence lourd s'était abattu sur la salle. Tous les vampires présents l'avaient entendu, grâce à leurs sens. Quant aux calices ils s'étaient tus devant l'atmosphère légèrement tendue. Les plus jeunes le regardaient sans comprendre. Seule Granger semblait impressionnée.

Le silence promettait de se prolonger, mais une voix masculine retentit alors, et annonça :

-Mr et Mrs. Potter, soyez les bienvenus dans mon manoir. Bienvenu aussi au jeune Harry Potter.

Tom dirigea son regard lentement vers les nouveaux arrivants. Sans savoir qu'il venait de sceller son destin, ainsi que celui d'un jeune homme brun de 17 ans. Sans voir le léger sourire de Dumbledore, ni ses yeux pétillants. Sans savoir qu'il venait de déclencher le mécanisme qui engendrait une nouvelle histoire. L'émeraude fusionnant avec le rubis.

Une fraction de seconde dans l'éternité de sa vie, mais sans doute le moment le plus important parmi celle-ci.

Il aura suffit d'un regard.

FIN

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