2 Prisonnière

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Je me suis retrouver enfermée pendant un mois dans une cellule de la gendarmerie de mon patelin. A peine mille habitants mais tout de même une gendarmerie.

La cellule avait été murée au lieu des habituels barreaux. La porte était métallique mais je ne savais pas en quoi elle était faite. J'étais quasiment toujours plongée l' obscurité alors je me suis souvent cognée la première semaine.

Les flics étaient de mèches avec ces abrutis de chasseurs. Ils ont essayés de prouver par différents moyens que je n'étais pas humaine.

Pas de nourriture pendant une semaine puis ils m'ont balancé un compagnon.

C'est un jeune d'à peine vingt ans, c'est l'estimation que j'ai faite plutôt. Ils ont dût penser que j'allais le bouffer en me transformant en monstre j'imagine.

Quelques jours après, j'ai enfin eu de la nourriture. J'avais pensé que j'allais mourir de faim. La nourriture n'était pas de première fraîcheur mais j'avais trop faim.

- Lucas.

C'est la seule chose que j'ai réussie à savoir de mon compagnon de cellule et c'est la seule chose qu'il a dite jusqu'à présent.

Je lui filai quasiment toute ma nourriture. Je me contentais de boire de l'eau car mes pensées me coupaient souvent l'appétit. Se demander si on allait être torturée ne donne pas faim mais pas du tout.

Je savais qu'il n'était pas humain mais je m'en fichais car mon propre sort me préoccupait. Du moins jusqu'à la pleine lune où j'ai eu la frousse de ma vie.

J'ai entendu un bruit bizarre venant du coin où s'était réfugié Lucas. Là j'ai pensé "merde! pleine lune" ! Et je n'avais pas tord.

Des grattements se sont fait entendre. Je me tassait dans mon coin quand soudain il s'est mis à hurler si fort que j'ai du me boucher les oreilles. Je n'en menait pas large. J'ai l'habitude des chiens mais là j'ai directement identifié le loup.

Dans ma tête, je me disais bien fait pour toi qui aime tant les animaux. Maintenant tu es face à un loup-garou alors que vas tu faire espèce d'idiote !

Çà a cogné contre la porte et un :
- Là ferme sale bête ou on t'explose ! la voix était furieuse et je ne l'ai pas reconnu.

Le loup à continuer ses hurlements et enfin, au bout d'un moment s'est tus. J'ai ôté lentement mes mains de mes oreilles. Le loup tournait en rond dans la cellule.

Après quelques minutes de silence, j'ai perçu une réponse à ses hurlements. Il y a une meute dans le coin.

Il s'est finalement couché pas loin de moi l'air malheureux. Après trois semaines dans le noir j'y voyais assez bien. Je me suis approchée doucement. Curiosité, idiotie ? Les deux peut-être !

- Ne soit pas triste.

Il a grogné et j'ai reculée par réflexe.

- Calme toi. Bon sang ! On est dans le même pétrin quand même. Me suis-je exclamée ahurie et stupide peut-être aussi.

Il a eu l'air de comprendre. Du moins, c'est ce que j'ai pensée. Il est venu vers moi et m'a léché la main. J'étais trop stupéfaite pour bouger. Finalement, il s'est collé contre moi et m'a poussé en arrière. Je me suis cognée contre la couchette en me demandant ce qu'il comptait faire. J'avais l'esprit mal tourné peut-être aussi alors je me suis exclamée :

- Holà minute, monsieur le Loup ! Je ne suis pas une marie couche toi là !

Il a fait un espèce de reniflement puis a sauté sur la couchette et s'est couché en me regardant droit dans les yeux. Croyez-moi, quand un loup vous regarde dans les yeux, vous faites gloups inconsciemment. C'est pas du tout pareil qu'avec un chien.

Prenant mon courage à deux mains, je me suis assise sur le bord de la couchette puis voyant qu'il ne bougeait pas, je me suis couchée en priant pour mon salut.

Il s'est finalement collé contre moi et au bout d'un moment, je me suis endormie grâce à la chaleur bienfaitrice provenant du loup. C'est qu'il a rudement chaud le bougre !

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Et n'oubliez pas : la review est la drogue de l'auteur, encore plus efficace que le V et sans risque pour la santé !