Merci pour vos rewiews ! Je suis vraiment contente que ça vous plaise toujours, surtout qu'on entre dans le vif de l'histoire dans les prochains chapitres...
Tempête sanguine ; Je ne sais pas du tout. Mais à mon avis, Scorpius se doute de quelque chose à partir de ce chapitre :) Merci de ta rewiew !
Millenium D'argent ; je ne sais pas si on peut dire que Malfoy est un "bien" pour Scorpius, mais bon...Merci :D
Alfgard ; Pour la relation entre Scorpius et Albus, elle n'est pas encore d'actualité, mais on peut déjà voir quelques élèments dans certains chapitres...Pour Draco et Harry, cela commence à partir de ce chapitre ! Merci de ta rewiew, j'espère que tu aimeras comment va tourner la situation de nos deux possibles couples :)
Il y a un truc que je fais souvent pour mes fics, c'est proposer les musiques que j'ai écoutées en écrivant mes chapitres. Pour celui ci, j'étais scotchée à "ça" de Zazie, donc, si vous voulez retrouver l'ambiance en lisant...:)
Scorpius vient le voir tous les jours.
Ses visites rendent Draco heureux. Ses soucis d'enfant le font sourire, et ses baisers baveux font sauter des battements à son cœur. Il peut serrer son fils contre lui, et Potter ne dit rien, Weasley les laisse tranquille. Il se sent reprendre des forces, et lorsqu'il se regarde dans le miroir que Potter lui a apporté le matin, il retrouve le sourire narquois de l'héritier des Malfoy, fier et pur ; il n'a pas encore retrouvé sa beauté d'antan qu'il chérissait tant, mais ça ne saurait tarder.
Il n'a pas encore demandé à Potter de lui rendre sa baguette. Ses doigts le démangent, il meurt d'envie de faire quelque chose, lancer un sort de magie noire complexe, peut être. La nuit, il essaie de produire un patronus compulsif, comme la dernière fois ; il a beau penser à Scorpius, son sourire, sa peau pâle, ses yeux gris, rien n'y fait. Il se demande bêtement s'il n'aime pas assez son fils, et ça le perturbe, vraiment. Et même les manuels de défense contre les forces du mal de Potter n'aident pas, répétant stupidement que les pensées heureuses sont la seule solution.
Il finit par se lasser, et se dit que le patronus sera plus simple à faire avec une baguette, rejetant la faute sur Potter qui ne veut pas la lui rendre. Il sait ce que représente cette baguette- il sait qu'elle a servi à tuer Voldemort, il réalise sa puissance. Il veut la récupérer, la baguette du sureau, et sortir de cette maison, emportant son fils avec lui grâce à elle. Il pense au manoir, encore, s'imaginant retrouver la puissance de la famille Malfoy, même si ce ne sont que de doux rêves qui le bercent la nuit ; les âcres de salles inexplorées, la vieille horloge d'arrière grand oncle Pevalus, et le grand salon, ses fauteuils finement ouvragés, dissimulant la salle secrète sous le parquet…
Il raconte tout ça à son fils le jour, il lui explique qu'il est l'héritier lointain d'une grande lignée de sangs purs, qu'il sera aussi riche que le ministre de la magie plus tard ; il lui parle de son manoir dans lequel il l'emmènera un jour, et de tous ses ancêtres, qui seraient fier de lui, s'ils pouvaient le voir- et son fils le regarde avec perplexité, puis lui souri comme s'il était fou. Ca lui fait mal, mais il hausse les épaules, et lui dit d'un air nonchalant qu'il lui montrera un jour ; Scorpius ri alors, et se glisse dans ses bras, remplissant le cœur de Draco d'une chaleur irrésistible, qui le fait rougir.
Potter vient récupérer Scorpius lorsque celui reste jusqu'au soir ; il le retrouve la plupart du temps allongé, la tête sur les genoux de Draco, dormant d'un sommeil paisible. Il grimace, le retirant de ses bras en marmonnant un désolé qui sonne faux, déposant rapidement le repas sur le sol, et redescend coucher son fils.
Draco déteste ces moments là, il déteste Potter qui ne comprend pas. Il le déteste et se promet de lui faire payer tout ça lorsqu'il aura récupéré sa baguette.
Un jour, Draco se réveille et la semi obscurité grise le fait se déplacer jusqu'à la fenêtre, enroulé dans une couette ; une couche de neige est tombée durant la nuit sur les carreaux, bloquant la lumière du soleil. Il sourit, ne se rappelant pas de la dernière fois où il a vu de la neige. Peut être à Poudlard.
Il ouvre la fenêtre, faisant ainsi glisser la neige sur le toit ; il remarque alors un chat tentant de se déplacer difficilement dans l'épaisse couche en bas, et l'idée lui vient.
Ooooo
« Lily, arrête ! C'est notre bonhomme ! Va t'en faire un autre ! »
La petite fille lève des yeux larmoyants sur son grand frère, serrant sa boule de neige de ses deux petites mains gantées de rouge ; Albus soupire et la laisse apposer la boule sur la tête du bonhomme de neige, lui faisant une grosse bosse ridicule. Elle rigole et il roule des yeux, la reposant au sol.
« Je croyais que tu devais aller jouer avec Beth, aujourd'hui… »
« Elle peut pas venir, boude la petite rousse. Elle a sa tante à la maison, celle qui sent le chat ! »
« Reste polie, Lil' ! »
Scorpius arrive, poussant à bout de bras une grosse boule sur le sol ; Al vient l'aider, et une fois qu'elle est assez grosse, fixe la tête de leur bonhomme dessus. Ils admirent leur œuvre, hochant la tête avec appréciation. Lily se tient entre eux, plissant les yeux.
« Il a pas de sourcils, s'exclame t'elle. »
Les jumeaux tournent la tête vers elle, puis se regardent avec perplexité. Lily devrait arrêter d'aller chez marraine Luna.
Alors que la petite rousse est sur le point de poser deux cailloux au dessus des yeux de l'œuvre d'art, Al remarque quelque chose du côté du bosquet ; venant d'émerger d'un buisson, une petite forme aussi blanche que le paysage se précipite vers eux, bondissant aisément dans la neige. Scorpius tourne à son tour la tête, suivant son regard, et un grand sourire apparait sur ses lèvres.
« C'est une fouine ! »
Lily lâche ses cailloux, fixant l'animal avec un grand sourire. Lorsque celui-ci s'arrête à ses pieds, la fixant étrangement, elle tend les mains et le soulève dans ses bras ; le mustélidé ne se débat pas, ne siffle même pas d'un air menaçant, mais enfoui plutôt son museau dans les cheveux de la petite fille, la faisant rire aux éclats. Albus écarquille les yeux et tend la main, caressant l'animal du bout des doigts sans que cela semble le déranger.
Scorpius, derrière eux, fronce les sourcils de mécontentement.
Ooooo
Il a joué tout l'après midi avec les enfants de Potter, leur courant après dans la neige, s'enfouissant dans leurs manteaux ; lorsque Ginny les a appelé pour le goûter, ils l'ont emporté dans la maison, l'installant sur la table de la cuisine. La rousse avait parue légèrement surprise et Draco avait pris peur, mais au final, elle lui a servi quelques bouts de viande, amusée.
Quelle idiote.
A présent, il est confortablement installé dans le fauteuil du salon, savourant la réussite de son plan ; il sait à présent à quoi ressemblent le clan Potter, le reste de la maison, et s'il se fait apercevoir en train de se balader à l'intérieur, personne ne dira rien. Mieux encore, Lily et Albus Sévérus sont en train d'essayer de convaincre leur mère de le garder en tant qu'animal de compagnie ; le titre ne lui plait pas, bien sur, mais il jubile intérieurement tout de même, louant la capacité toute serpentarde des Malfoy à gruger leurs congénères.
Ce qu'il n'avait pas prévu, par contre, était le retour de Potter du travail.
Celui-ci lui jette un regard menaçant de la cuisine, ignorant les supplications de ses enfants et le baiser de sa femme ; Draco s'enroule sur les genoux de Scorpius, ignorant le binoclard superbement…Jusqu'à ce que ce dernier le saisisse par la peau du cou et entreprenne de le jeter dehors.
Il se débat, poussant des petits cris stridents à l'encontre des enfants, mais ça ne marche pas, et Potter et lui se retrouvent dehors dans la nuit ; les flocons ont recommencé à tomber.
Draco se fait porter jusqu'au bosquet, où le gryffondor le retransforme en humain ; il se relève, frottant ses bras vigoureusement car il n'est vêtu que d'un vieux pull et un jeans. Il croise le regard de Potter, brillant de colère, et lui souri narquoisement, relevant le menton. C'est la provocation de trop.
Le brun se jette sur lui, lui assénant un coup de poing sur la mâchoire ; Draco n'est même pas surpris et répond férocement à l'attaque, griffant le visage de Potter, lui donnant un coup de pied dans les parties ; cela fait des années qu'il ne s'est pas battu avec quelqu'un, qu'il n'a pas frappé cet abruti de Potter. Et il découvre que ça lui a manqué.
Il se défoule sur le gryffondor, déversant sa haine et sa frustration par ses poings ; un coup pour Scorpius, un coup pour l'avoir dénoncé- et Harry en fait de même, le renversant par terre d'une simple poussée. Draco est plus faible, plus léger, et le brun profite bien de ses entrainements d'auror.
Cela aurait pu durer des heures et des heures, mais finalement, Draco est immobilisé par Potter qui enfonce sa baguette contre sa gorge ; le blond n'est pas démonté pour autant et admire son œuvre, l'œil rougi de Potter, le sang qui s'écoule de ses griffures, les hématomes constellant ses joues. Il éclate de rire, d'un rire furieux qu'il ne reconnait pas, et qui lui fait un peu penser à sa tante Bellatrix.
Potter semble le remarquer aussi et le fixe, effaré, retirant sa baguette de son cou ; Draco ne s'arrête pas, ne peux pas s'arrêter, et ne comprend le regard de Potter que lorsqu'il sent les larmes humidifier ses joues glacées.
Potter passe un bras autour de sa taille et le fait s'asseoir, lentement, doucement.
« T'as besoin de te faire soigner, marmonne t-il. T'as besoin de… »
« Fout moi la paix ! Hurle t-il. Tout ça c'est de ta faute ! Tu m'as tout pris, Potter ! Tu détruit toujours t- »
Le brun lui lance un sort de silence, l'air agacé. Draco veut se moquer devant cette réaction pathétique, mais son sourire se transforme en grimace et son rire s'étouffe dans sa gorge, se transformant en sanglot. Il s'effondre, sentant à peine la main de Potter qui reste là, posée dans son dos, menaçante, rassurante, il ne sait pas, ne sait plus.
Oooooo
Il ne sait pas comment Potter a pu le ramener au grenier sous sa forme humaine, sanglotant et tremblant de tous ses membres, mais il l'a fait. Il se souvient vaguement d'avoir griffé ses bras, d'avoir craché au visage de Potter des insultes, sur sa femme, ses enfants, ses parents. Mais aussi de s'être accroché à son cou et d'y avoir pleuré, crié, déversé des horreurs incompréhensibles, sur Poudlard, sur le Maitre, sur Azkaban. Il ne sait plus. Il veut dormir. Il veut vomir. Il veut oublier.
Il sent Potter l'allonger sur son lit, qui sent la saleté et le froid ; il l'entend fermer la fenêtre par laquelle il s'est échappé, et revenir s'assoir sur le matelas. Il renifle pendant que le brun l'enroule dans une couette chaude, et ri encore un peu quand il pose sa main sur son front pour prendre sa température.
« Tu es brûlant, chuchote Potter. »
Draco s'en fiche. Il veut dormir. Il veut que son fils vienne le voir. Il veut que Potter s'en aille, ou l'insulte, ou l'achève, n'importe quoi d'autre que rester à son chevet comme un parent inquiet. Il le sent se lever, et l'instant d'après déposer un gant froid sur son front, replaçant des mèches derrière son oreille de ses doigts mouillés. Draco ne sait pas pourquoi c'est agréable, ni pourquoi il ouvre les yeux et souris à Potter, qui prend sa main moite en murmurant que tout va s'arranger.
Il s'endort comme ça, emmitouflé dans une couette moisie, malade comme un chien, sa main serrée par celle d'un sang mêlé qu'il hait de toute son âme. Et il se demande pourquoi ça lui semble si parfait.
