Tadudadam ! Je suis de retour ! /brandit sa connexion internet en riant à la façon Voldemort/

Alors, réponses aux rewiews...

Bliblou ; Une lectrice de Chaola ? yey ! Je suis une inconditionelle de sa traduction, ça doit expliquer pourquoi la mienne y ressemble. Pour l'ambiance lourde et incertaine...Promis, je fais de mon mieux. Pourquoi tout le monde me dit d'éviter l'HPDM...Hm, tout ce que j'ai a dire, c'est, heu...Désolée .. ? J'ai pas prévu un nombre de chapitres précis, je me laisse porter par le courant, mais en général je finis même pas mes fics, donc t'inquiètes pas, ça sera pas long (je plaisante...je vais la finir). Mystère et boule de gomme pour Albus. Je dirai juste que c'est un sale gosse. J'aime bien les sales gosses. Voilà la suite, j'espère que ça te plaira toujours autant :p

yaoi94 ; lol, pauvre ginny. C'est un peu expéditif de la faire mourir non ? L'HPDM...Dans pas longtemps si je n'm'abuse. Mais une relation, ça se construit pas du jour au lendemain, donc fans d'HPDM, soyez patients. Voilà la suite, bonne lecture ;)

Stchisa ; merci pour ta critique 8) J'ai bien réfléchit pour le résumé, testé plusieurs trucs, et euh...J'ai décidé que j'étais tout ismplement nulle pour les résumés. Donc, si t'es toujours partante pour des conseils, je suis ouverte à toutes propositions. Pour les débuts de chapitre, promis, je ferais des efforts. Je suis juste trop habituée à écrire comme ça je pense. Merci d'avoir fait l'effort de lire !

Voilà, merci aux autres de lire et de poster des rewiews, ça compte beaucoup pour moi ! Bonne lecture !


Les lendemains de Noëls sont toujours pareils pour Albus. Tout comme les Noëls, après réflexion.

C'est toujours le même manège ; la famille Weasley se retrouve dans une maison (chaque année différente) et fait la fête jusqu'à des heures impossibles de la nuit ; ils ont leurs petits rituels qu'ils réitèrent chaque année, comme le cadeau surprise des jumeaux Fred et George ou la dispute traditionnelle de Molly et Fleur, dont Ron compte les points depuis 10 ans (jusqu'ici c'est Fleur qui mène).

Il vient à peine de se réveiller dans son lit, mais il sait déjà à quoi ressemblera cette journée ; après une folle (et courte) nuit d'amour, ses parents se traineront à la cuisine pour un bon café bien mérité, leur père dormant encore à moitié et râlant comme un dragon jusqu'à ce que quelqu'un lui mette une potion de gueule de bois entre les mains. Et pendant que leurs parents décuveront, Lily, James et Scorpius s'essayeront à leurs cadeaux avec joie, ayant à peine pu dormir à cause de leur excitation. Normalement, après ça, ils devraient déguster une dinde aux marrons, la grande spécialité de leur mère. Ce sont les rituels Potter, pas Weasley, et c'est ce qui les rend si précieux à leurs yeux.

Albus, à côté, a son propre rituel pour les lendemains de Noëls. Ni Weasley, ni Potter. Le sien.

Il s'extrait lentement de ses draps, regardant son réveil matin moldu du coin de l'œil ; 5 heure 30. Il est toujours ponctuel ; l'exactitude est la politesse des rois.

Le soleil n'est pas encore levé, mais une sorte de douce pénombre empli leur chambre, une ambiance qui sent la neige fraiche du matin ; il n'ouvre pas les volets pour vérifier mais s'avance jusqu'au lit de son frère à la place.

Scorpius est beau lorsqu'il dort, plus beau que tout ce qu'Al pourrait voir du reste de sa vie ; il le sait au fond de lui, parce que son cœur ne bat jamais aussi fort que quand il le regarde. Et il se fiche de ce que pourraient dire les gens ; personne ne saura jamais. Il s'en assurera. Même s'il doit tuer pour ça.

Il s'agenouille devant le lit de son frère, tendant la main pour caresser ses cheveux religieusement. Scorpius se contente de soupirer dans son sommeil, bougeant la tête pour se rapprocher de cette douceur invisible.

Il se penche au dessus de son visage et l'embrasse.

C'est court, trop court à son goût, mais c'est tout ce qu'il aura ; à peine a-t-il le temps de se retirer que Scorpius se retourne sur le ventre, enfouissant son visage sous les couvertures en maugréant.

Il se relève, passant sa langue sur ses lèvres déjà sèches et sort de la chambre en silence.

Noël est toujours pareil pour Albus ; mais depuis qu'il choisit lui-même ses cadeaux, la monotonie a du bon.

OoooO

« Papa ? »

Harry tourne la tête en entendant la voix de son fils, qui se tient au milieu du salon dans son pyjama vert clair.

« Al ?! Il est…(il regarde sa montre) plus de 5 heures et demi ! »

« 5 heures 34 en fait. Qu'est ce que tu fais ? »

« C'est plutôt à moi de poser cette question, » répond t-il avec un sourire aux lèvres. Sa position n'est pas des plus confortables, assis sur le rebord de la fenêtre, mais il ouvre quand même les bras et prend Al sur ses genoux. Celui-ci cale sa tête dans le creux de son cou, enserrant son pull Weasley d'une main et regardant le paysage enneigé dehors.

Il est rare qu'Al accepte de se laisser câliner, mais lorsque ça arrive, Harry se sent plus proche que jamais de son fils. Oh, oui, on leur a souvent- régulièrement- fait la remarque qu'ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, si ce ne sont les légères taches de rousseur sur le nez d'Al, mais il n'y a pas que ça.

Il se reconnait dans son fils lorsque celui-ci se met en colère, ses yeux s'assombrissant et lançant des éclairs à quiconque l'approche ; il se souvient de son enfance quand il regarde Al jouer seul au parc, s'inventant un monde à part, même si c'est différent car c'est lui qui choisit sa solitude. Il se surprend même à deviner ce qu'il pense, parfois, simplement en observant ses expressions.

Hermione a toujours pensé que c'était étrange, mais pas Harry. Il est content de cette relation qu'il a avec son fils, se sentant bien en sa présence, comme en cet instant. Il caresse la tignasse indomptable du petit garçon d'une main, ferme les yeux et se détend, savourant cette impression de plénitude dans l'aube et oubliant momentanément ses soucis.

OoooO

Lorsqu'il ouvre la fenêtre ce matin-là, il est surprit par le petit hibou qui attendait sur le rebord, dormant d'un sommeil réparateur entrecoupé de frissons. Il est couvert de neige et la lettre qu'il tient entre son bec est déjà un peu humide, alors Draco le rentre à l'intérieur et le dépose sur le bureau.

Il est encore plus surprit par le nom de l'expéditeur. Il regarde le hibou qui se secoue les plumes, éparpillant des résidus de neige partout sur le meuble.

« Tu n'es pas l'oiseau de Potter, marmonne t-il. Hed machin… »

Il sait que cela fait longtemps et que l'oiseau est peut-être mort de vieillesse, mais quelque chose lui dit que ce n'est pas le cas. Il se saisit du petit poignard dans le tiroir et décachète la lettre sans plus de cérémonie, lisant le papier à carreaux à l'intérieur, typiquement moldu.

Cher Draco,

Merci pour ton cadeau ! Je ne savais pas quoi t'offrir alors je t'ai plutôt fait...

Un sourire s'épanouit lentement sur son visage tandis qu'il lit les mots enfantins. L'écriture n'est pas à la plume et n'est pas ouvragée, penchée comme devrait l'être celle d'un Malfoy, mais ça suffit.

Il retire le petit flacon de son emballage et le regarde à la lumière du jour, le tendant au dessus de lui ; la couleur est un peu trop opaque et la concoction a du souffrir du voyage, mais pour un enfant de cet âge, le résultat est absolument admirable. Il sent la fierté gonfler son torse irrésistiblement, et appelle l'elfe de maison pour qu'il lui amène un verre ; celui-ci s'exécute sur le champ et Draco vide la potion délicatement dans le parfait en cristal, goutte par goutte.

« Aux Malfoy, » trinque t-il en vidant son verre d'une traite.

Les effets ne tardent pas. Il sent son corps s'engourdir et ses lèvres s'étirer en un sourire niais, tandis qu'il se laisse tomber avec délectation sur son lit. Une chaleur l'envahi presque immédiatement, et il soupire de bien-être.

Il ne s'est pas senti aussi bien depuis des mois. Des années. Toutes ses angoisses semblent fondre comme neige au soleil, remplacées par une confiance et un apaisement hors du commun.

Certains disent que les potions de paix peuvent devenir une véritable drogue ; des cracmols et des nés-moldus, se dit Draco. Aucun vrai sorcier ne refuserait cet abandon de soi, un tel oubli qu'il en devient quasi-mystique…

Lorsqu'il se réveille quelques heures plus tard, encore engourdi par la potion, la première chose qu'il fait est s'installer à son bureau pour écrire.

OoooO

Il cache les missives sous son lit, dans un coffre qui sert officiellement à contenir des jouets qu'Albus et lui n'utilisent plus depuis des années. Il a fallu à peine deux semaines pour qu'il soit rempli, mais il n'a pas pu se résoudre à brûler les premières, alors il fait disparaitre les jouets les plus encombrants un par un dans la chambre de Lily.

Le soir, quand ses parents ont oublié de poser un sort de silence sur leur chambre et qu'il les entend se disputer, il ouvre le coffre et éparpille les lettres dans son lit, les relisant inlassablement. La plupart parlent de Poudlard, d'anecdotes dont il n'avait jamais entendu parler, et de recettes de potions. Tout est écrit dans un anglais parfait, à la plume fine et en calligraphie, mais étrangement, il a plus l'impression de lire une carte de vacances de son cousin Hugo que la lettre d'un adulte responsable.

Je ne sais pas qui sont les nouveaux professeurs, mais il est quasiment impossible qu'on ait réussi à se débarrasser de Binns. Un conseil, pendant ses cours, assied toi à côté de quelqu'un avec de la conversation, sinon tu risques de t'endormir…

Ta dernière potion était quasiment parfaite, je suis fier de toi ! Mais n'oublie pas de toujours attendre dix minutes après avoir fini. L'impatience peut faire des ravages dans un domaine aussi délicat…

Et Rusard ! Ce sale Cracmol est une véritable plaie uniquement là pour martyriser les élèves. La seule chose à retenir au sujet de ce cloporte est de toujours se tenir hors de son chemin. Ou alors armé d'un bon sort qui le fera taire à jamais.

Il frissonne en lisant cette dernière lettre. Les mots Cracmol et Sangs-purs y reviennent souvent, lourds de sous-entendus qui pèsent sur ses pensées.

Il ne veut pas décevoir Draco. Il a envie qu'il soit fier de lui, même s'ils ne se connaissent pas vraiment, même s'ils ont raté trop de choses pour se considérer comme père et fils. Mais il espère, quelque part, qu'un jour ça sera le cas. Il range le parchemin sous une collection de cartes magiques appartenant à Al et cache la boite contre le mur, sous le lit ; puis il pousse la porte de sa chambre et descend les escaliers, partant à la recherche de quelqu'un avec qui jouer.

Il ne trouve personne, mais les balais d'Al et James ne sont pas dans le jardin comme d'habitude : il cligne des yeux et au lieu de rejoindre Lily et Beth comme à chaque fois que ses frères font de la magie, il va chercher le vieux balai de son père dans le grenier.

OoooO

La première chose de notable chez James, en dehors de ses cheveux roux flamboyant et son sourire belliqueux perpétuel, c'est indubitablement sa franchise à toute épreuve.

Lorsque tatie Luna était venue à la maison avec ce qui ressemblait à un cadavre de scroutt à pétard en guise de barrette à cheveux, il l'avait dit. Lorsqu'il n'est pas d'accord avec sa mère, il le dit (au risque de rester enfermé dans sa chambre toute une journée à rien faire). Et lorsque ses frères et sa sœur décident de faire quelque chose contraire à l'éthique (comme aller embêter des moldus sans lui), il crie toujours haut et fort son mécontentement.

Seulement, James est aussi un adepte féru du principe du 'faites ce que je dis, pas ce que je fais', et lorsqu'Al lui propose un match de Quidditch avec l'équipement de professionnel de leur mère, il rempli juste son quota de 10 secondes de remontrances avant de jouer l'Eclair de feu 2015 à pierre-papier-ciseaux.

A présent qu'il est à 4 mètres au dessus du sol à poursuivre le vieux vif d'or de son père avec Al, toutes ces soi-disant convictions lui semblent bien vaines. Mais s'il y a quelque chose que James respecte plus que tout, et ce depuis sa plus tendre enfance, c'est bel et bien de protéger sa famille, héritage Weasley oblige.

Ainsi, lorsque Scorpius les rejoint avec à la main un vieux comète 2010, la première chose qu'il fait, c'est redescendre au sol pour le lui arracher.

« Hé ! »

« Tu ne sais pas voler. »

« Parce qu'on ne me laisse jamais essayer ! »

« Parce qu'à chaque fois qu'on t'a laissé essayer, tu t'es retrouvé dans un arbre. »

Les joues de son petit frère rosissent, et il a un sourire satisfait. Derrière eux, il peut entendre un « il a déjà réussi à décoller ? » surpris.

« Peu importe. Je sais que je peux le faire, maintenant ! Rend moi ce balai ! »

« Non, » fait-il en le levant au dessus de sa tête. Une chance que le blond soit si petit. « Mais je peux te prendre sur le mien, si tu veux ! »

Le teint de Scorpius tourne au rouge, et James se demande s'il oserait le frapper (il rit à cette pensée ; la crevette, contre lui ? Autant engager un duel entre un dragon et une fée des bois !), mais à la place il se met dos à lui et boude, les bras croisés. Le roux pense qu'il va s'en aller à grands pas offusqués comme il en a l'habitude, mais finalement, il se retourne.

« A condition que je passe devant. Pour attraper le vif. »

« Ca me va, » fait-il en souriant largement tandis qu'Al se plaint de l'injustice au dessus d'eux. La partie se termine rapidement lorsque le brun se fait rafler le vif sous le nez pour la quatrième fois consécutive, et sous les rires de Scorpius qui brandit la petite balle ailée d'un air triomphant.

OoooO

« Tu prends toute la place ! »

« Tu n'as qu'à le faire après moi si ça te dérange tellement! »

Scorpius roule des yeux, s'accrochant malgré tout au bras d'Al. Celui-ci prend un air dédaigneux en enfonçant ses chaussures dans les cendres, comme si ça allait aider.

« Tu sais bien que je n'y arrive pas tout seul. Maintenant, fais-nous transplaner ! »

Le brun se saisit d'une poignée de poudre de cheminette, puis a un air songeur ; les grains qu'il laisse échapper se transforment en flammes vertes à leurs pieds, faisant dresser les cheveux de Scorpius sur sa tête.

« C'est quoi, déjà, l'adresse ? »

« Albus, arrête de faire l'idiot ! »

« Ok, ok, si on peut plus rigoler…Le manoir Parkinson ! »

Il serre le bras fermement contre son torse tandis que les flammes les avalent, le monde autour d'eux tournoyant et tournoyant…

OoooO

Lorsqu'il rouvre les yeux, c'est à l'intérieur d'une gigantesque cheminée en pierre ; il tousse un moment, essuyant la suie qui recouvre son t-shirt, et se fait tirer à l'extérieur par Albus, dont l'épaisse chevelure noire ressemble à un charbon fumant et s'effritant.

« Wow, fait celui-ci en regardant la pièce. T'as déjà vu une salle aussi énorme ? »

Il regarde autour de lui tandis que son frère retire les cendres de ses cheveux. La pièce est gigantesque, les murs semblant recouverts de tapisseries médiévales ; il reconnait des meubles dans l'obscurité, mais certaines formes non-identifiées lui donnent la chair de poule. Au dessus de lui, un lustre immense se balance, apparemment retenu par pas grand-chose ; il fait deux pas en arrière par mesure de sécurité.

« Tu crois qu'on a atterri dans le grenier ? »

« Je ne sais pas. Quel genre de personne aurait une cheminée dans son grenier, de toute façon ? »

Derrière lui, il peut entendre Al balader ses mains noires de suie sur les murs. Il roule des yeux.

« Et quel genre de sang-pur aurait un interrupteur électrique dans son manoir ? »

Il y a un petit silence suivi d'un bruit de fouille, avant qu'Al ne revienne vers lui en brandissant un vieux chandelier en argent.

« J'essayai de t'avoir, fait-il le plus sérieusement du monde. »

« Bien sur, sourit Scorpius. Et comment est-ce qu'on l'allume ? »

Son frère hausse les épaules d'un air nonchalant, et pose ses doigts sur les cierges ; des petites flammes apparaissent alors qu'il les retire. La pièce leur apparait alors, bien plus menaçante qu'auparavant ; les chaises aux coussins éventrés, les ombres interminables des meubles, et les tapisseries représentant…Scorpius serre les dents et essaie de ne pas penser aux tapisseries. Le sifflement d'admiration d'Al résonne désagréablement dans le bric-à-brac, et le blond lui arrache le chandelier des mains, éclairant les murs à la recherche d'une porte.

« Attend, tu veux pas rester encore ? Qui te dit qu'il n'y a pas des artefacts de magie noire cachés quelque part ? Ca serait génial…»

« Tais-toi et viens ici. J'ai trouvé la sortie. »

Il pousse la porte d'un doigt, suppliant Merlin intérieurement pour ne pas tomber nez-à-nez avec un fantôme. A la place, il entre dans un long couloir au sol recouvert d'un tapis pourpre ; lorsqu'il lève le chandelier vers les murs, il découvre une longue rangée de tableaux endormis.

« La lumière ! Petits voyous ! »

Il cache les flammes d'une main, suivant Al qui s'engouffre dans le couloir avec un grand sourire ravi.

« Regarde la tronche de celui-là ! Et celle-ci, ça devait être une vraie pimbêche ! »

« Jeune homme, je ne vous permet pas ! »

« Merveilleux, » marmonne t-il en s'accrochant au t-shirt de son frère. Vivement qu'ils trouvent Draco…

OoooO

Lorsqu'il entend le premier son, il n'y prête tout d'abord pas attention ; cette pauvre Pansy possède, après tout, la pire armée d'elfes de maison qu'il aurait pu imaginer avoir (et son père avait été l'infortuné maitre de Dobby pendant une bonne décennie) et il ne serait pas étonnant que quelques uns de ces cloportes se fassent une java de minuit pour fêter l'avènement des productions de chaussettes en laine moldue (ou peu importe ce qui ravit ces bêtes sous-développées).

Mais quand le deuxième bruit arrive, suivi d'un juron étrange à ses propres oreilles, il ferme son livre et se saisit d'une bougie, se glissant silencieusement hors de la chambre. Peu importe qui sont ces visiteurs nocturnes, si les alarmes de Pansy n'ont pas été déclenchées, c'est qu'ils sont désarmés.

Les pauvres, songe t-il en serrant la vieille baguette de Pansy dans son poing. Ils feront des cibles plus intéressantes que les elfes, en tout cas.

OoooO

« Scorpius, j'ai entendu un bruit. »

Le dos du blond est parcouru d'un frisson, et il resserre sa poigne sur le chandelier.

« Menteur. Tu essaies juste de me faire peur… »

Il a à peine le temps de finir sa phrase qu'ils sursautent tous les deux au son du parquet grinçant.

« Il y a quelque chose derrière nous, » chuchote son frère en serrant son bras de toutes ses maigres forces. Scorpius peut sentir tous les poils de son corps se dresser de concert et des sueurs froides parcourir son dos ; A côté de lui, les genoux cagneux d'Al jouent ce qui ressemble au dernier tube des Bizarr'Sisters.

Un fantôme, pense t-il immédiatement. Il y a des tas de fantômes dans les vieux manoirs. Et des bandimons ! Des trucs affreux qui rampent !

Il sent son frère reculer dans un élan de fraternité pure, et s'accroche à son bras pour l'empêcher de s'enfuir sans lui. Ses pieds sont comme liés au sol.

Il peut discerner une forme dans l'ombre au bout du couloir. Qui que ce soit, il a l'intelligence de ne pas se révéler.

Contrairement à nous, songe t-il avec horreur. Il secoue le chandelier pour l'éteindre, mais trop tard ; la forme se précipite vers eux à grands pas à présent.

Il ferme les yeux étroitement, écoutant le gémissement terrifié d'Al derrière lui-et soudainement, une main froide s'écrase sur son épaule, et son hurlement aurait résonné dans tout l'étage si sa jumelle n'avait pas trouvé le chemin à sa bouche en un temps record.

« Scorpius ! Qu'est ce que tu fais ici ?! En pleine nuit ! »

Il rouvre les yeux. Le visage interloqué de Draco, éclairé par la lueur du chandelier, est probablement la vision la plus rassurante qu'il ait jamais eue de toute sa courte vie.

« Je voulais-on voulait te voir, » arrive t-il à balbutier tandis que la main se retire de sa bouche pour rejoindre sa joue.

Il y a une pause gênée pendant laquelle plus personne ne prononce un mot. Puis, comme si c'était la chose la plus belle chose qu'il ait jamais entendue, un énorme sourire éclot sur le visage du blond, et il se jette sur lui, riant et le serrant assez fort pour qu'il pense qu'il pourrait étouffer.

« Je dois changer de pantalon, » entend t-il murmurer derrière lui.