A partir de maintenant ( peut-être pas toute l'histoire ^^) ce seras le point de vue de Sasuke.( si je change de point de vue vous verrez « PoV de *** ») Bon, je tient à remercier hathor2, Karen, Nunshan ynis, yuishifuji, dragonichigo, Boys-love-yaoi, (et désolés ceux que j'ai oublié ^^) pour leurs reviews qui m'ont fait plaisir et m'ont réchauffé le coeur, me redonnant vraiment l'envie de récrire et, je retire ce que j'ai dit, d'après eux ma fic est pas si nulle que ça, donc je suis HEU-REU-SE ! Et vu que je vais pas pouvoir écrire pendant un certain temps, je vous en fait un plus long, je ne serais pas chez moi (et donc pas internet T^T pendant une semaine.) Donc au moins une semaine et demi, peut être deux ^^ désolé au (très très rares) personnes qui me suivent et que je remercie chaleureusement ^^ A lire avec No Bravery de James Blunt. Bonne lecture !

-Alors, s'impatienta t'il.

-Oui, une petite seconde. Kaishin, je m'appelle Kaishin.

-Et bien Kaishin, je suis désolée de t'avoir percuté et tout le reste, mais je ne suis pas d'humeur à jouer avec toi...

Je me retournais vers l'endroit d'où j'étais arrivé, cet idiot de blondinet m'avait mis en rogne.

Pourquoi?

Pourquoi m'avoir sauvé, ce jour là? Moi qui voulait mourir. Moi qui voulait pouvoir enfin stopper ma vengeance, ce que je ne réussirait jamais à faire seul, faire cesser mes regrets.

Deux ans, deux ans, deux ans, deux ans...

Ce cri infernal que poussait mon coeur résonnait en boucle dans ma tête. Un cri entêtant et assourdissant que seul moi était en mesure d'entendre. La mélancolie de mon âme écartée de mes pensées, je me préparais pour ma remise en route quand je fut arrêté par une main agrippant mon pantalon. Je me retournait, agacé, et vit la jeune fille me regarder droit dans les yeux, je détournais mon regard, gêné. Ses yeux, je n'avais pas remarqué jusqu'à maintenant mais ils étaient d'un bleu électrique, à vous griller sur place. Mais ce qui m'avait marqué, c'était ce manque d'émotion, comme si elle ne ressentait rien, pas de tristesse, pas de joie, pas de surprise, pas de mal.

Rien.

-Ma... commença t'elle, ma question va vous sembler un peu idiote, mais...

Elle me vouvoyait maintenant , qu'elle fille lunatique. Elle ne disait plus rien et semblait mal à l'aise mais repris sa phrase quelques seconde plus tard:

-Vous n'êtes pas Itachi n'est-ce pas? Non, c'est impossible après tout...

Ita... Itachi ? Mon coeur s'arrêtait, le monde se mettait sur pause. Itachi... Pourquoi me demandait elle si j'étais mon frère ? Si j'étais ce lâche, ce meurtrier, ce couard,ce traître, ce... ce gros *#%$£¤ ! Je décidais de feindre l'ignorance et d'étouffer ma colère et mon indignation :

-Non, ce n'est pas moi, pourquoi, tu le cherches ?

-Non, mais vous lui ressemblez beaucoup. Vous êtes de sa famille? Je croyais qu'il n'y avait plus que lui. Et son petit frère bien sûre mais lui il est encore dans le coma. Tant mieux d'ailleurs.

Elle avait murmuré sa dernière phrase. Cela ne m'avait pas empêcher d'entendre.

-Pourquoi tant mieux?

J'étais anxieux. Qu'elle me déteste, ça me faisait une belle jambe, mais est-ce qu'elle connaissait mon frère et pourquoi le cherchait elle, s'en était une autre. Avait elle besoin de lui, savait elle où il était partit et ce qu'il avait fait ? Je n'en savais strictement rien...

-Mais bon, reprit-elle brusquement décidant d'ignorer ma question. De toute manière son grand frère est revenu à Konoha, l'Hokage l'a arrêté et il est en train de purger sa peine maintenant, d'ailleurs, en y repensant, cela c'est passé à peine quelques jours après que son « précieux » petit frère ne soit mis au tapis par Kayase* le deserteur du village du son, à ce que l'on m'a dit c'était l'équivalent de Sasuke à sa promotion.

-C'est.. c'est à dire?

-Le plus doué, le plus fort, le plus intelligent, le plus beau mais qui avait été victime d'un triste sort.

Je ne souris même pas. Pour moi, être comparé à un deserteur était une insulte plutôt qu'un compliment, et puis, j'étais trop tourmenté pour sourire, quoi qu'elle ne dise.

-Mais, risquais-je, Itachi, vous le connaissez, personnellement ?

-Quoi, lui? Non. Juste de nom comme ça, et de visage, j'ai aidé à l'arrêter avec l'équipe sept après tout.

Mon coeur rata un battement ou deux.

-L'é... l'équipe sept. Mais c'est l'équipe de...

-Du blondinet, de la planche à pain et du surdoué cloué à l'hosto. Ouais, je sais.

Autrement dit, de Naruto, de Sakura et du parfait imbécile que je suis.

Je me retournait subitement au même rythme que Kaishin, un craquement de branche s'était fait entendre, je filais sans même adresser un mot à la jeune femme. C'était peut-être Naruto ou bien quelqu'un du village au courant. En tout cas, s'il y a bien une chose que je savais, c'était que je devais courir. Et vite.

PoV de Naruto.

Le vent froid séchaient les dernières gouttes d'eau sur mes joues. Le soleil réapparaissait au fur et à mesure que je me rapprochais de l'endroit où Sasuke allait certainement se rendre. Il n'acceptait pas la défaite après tout, et ces événements l'avaient troublé, il devait y être, c'était obligé, sinon je ne vois pas où il aurait pu se rendre. A l'Ichiraku ? Ma conscience intérieure m'interpella: On parle pas de toi là ! Avant de chercher où il pourrait être s'il il n'étais pas là où je pensais qu'il devait être, je devais déjà allez chercher là où il aurait dû aller.(Oh! Comme c'est compliqué et philosophique! ) J'accélérais pensant que Sasuke ne devait plus être très loin d'ici. Je sentais son chakra d'ici. Heureusement que j'avais suivi quelque conseil de Kakashi et appris deux ou trois techniques.

Je ne m'en était pourtant pas sentit capable à une époque.

Deux ans plus tôt:

-Sa...Sasuke ? SASUKE ! Allez ! Debout ! Reveilles-toi !

Mes larme inondaient sa peau d'albâtre et son visage pâle, il ne donna aucun signe de vie. Ma main posé sur son torse mutilé, caressant son visage poisseux, recouvert par son propre sang et mes pleurs salés finit par relever lentement son visage à hauteur du mien sa bouche devenaient bleus, ses lèvres qui ne prononceraient plus jamais mon prénom, qui ne proférons plus jamais d'insultes à mon égard. Je me rapprochais de ses lèvres, les miennes tremblaient comme jamais, j'y déposais un chaste baiser et murmura à ses oreilles qui n'entendraient plus jamais ma voix :

-Je t'aime idiot... Je t'aime ! Comme je n'ai jamais aimé personne. Ta voix, ton corps, ton visage, ton souffle, ta façon d'être, ta démarche... plus jamais je ne reverrais tout ça... Tu y a pensé à ça, crétin ? Sasuke, réveille toi, je te donnerais tout... ma vie, mon coeur, mon sang, mon amour... Tout ! Mais par pitié, je t'en conjure, réveille toi, insulte moi d'Usuratonkachi à nouveau, regard moi avec ton air hautain, tes yeux noirs. Laisse moi te regarder à nouveau... Fait battre mon coeur à cent à l'heure comme seul toi savait le faire... Sasuke !

Ma voix s'était cassé dans un sanglot presque convulsif, je me dépêchais de soulever son corps en lambeau et de le ramener au village. Dans la rue, des regards effrayés, horrifiés et de pitié se déposèrent sur la dépouille du dernier Uchiwa tenu dans les bras de celui que tout le monde considéraient comme un monstre, Naruto Uzumaki, l'enfant-Kyuubi.

J'arrivais enfin, après plusieurs heures de souffrances morales et psychologiques à l'hôpital où une infirmière, les yeux écarquillés, posa Sasuke sur un lit et lui fit un bandage de fortune tout en hurlant des ordres à tous les internes de garde, il était plus de trois heures du matin. L'hôpital devint vite un champs de bataille où tout le monde courait et hurlait en attendant de recevoir de nouveaux ordres.

Quand à moi, j'étais assis sur un fauteuil dans la salle d'attente à côté de la salle d'opération où il tentait de réanimé Sasuke qui ne respirait plus depuis longtemps. Les deux mains serrées à m'en blanchir les jointures, les larmes ne coulaient plus de mes yeux bleus, je n'en avais plus depuis longtemps, j'avais juste un monstrueux mal de crâne digne d'un bon gros lendemain de cuite qui allait généralement avec la crise de larmes. J'essayais d'interpeller à tout prix un interne dès qu'il sortait de la salle, couvert de sang de la tête aux pieds, mais sans succès, aucun ne voulait me dire ce qui se passait, en fait, aucun ne voulait me dire quoi que ce soit, les allez et venues s'intensifiaient puis régressaient au fur et à mesure comme dans un cycle vicieux visant à me faire paniqué continuellement. Plusieurs fois on m'avait conseillé d'aller dormir, je refusais catégoriquement à chaque fois, je resterais jusqu'au verdict, le soleil pointait son nez dehors, il était huit heures du matin quand quelqu'un daigna enfin m'interpeller:

-Monsieur Uzumaki, venez ici deux minutes s'il vous plaît.

Je me levais doucement, tout en me dirigeant vers le médecin de garde, je m'imaginais les pires scénarios et tentait de garder mon calme, j'arrivais près du docteur les mains tremblantes, ma voix se trouvait être dans le même état:

-A... Alors ? Demandais-je, refoulant la vague de larmes qui humidifiait mes yeux déjà bien rouges et bien gonflés.

-Il devrait pouvoir s'en sortir...

Un sourire illumina mon visage, mon sang ne fit qu'un tour, je faillis sauter au cou du médecin, je me restreignis.

-C'est ce que j'aimerai vous dire, rajouta t'il croyant bon de faire de l'humour pendant un moment aussi crucial, mais ce ne seras possible que si vous signez ce papier signifiant que vous acceptez que l'on le perfuse pour lui injecter un produit encore jamais testé sur des êtres humains mais très concluant sur les souris et les rats.

Je bouillonnais intérieurement, hésitant entre colère, indignation et tristesse, il comparait Sasuke à une souris ou je rêvais ?

-Et, ce produit, répondis-je, il sauveras Sasuke si on lui en injecte ?

-Oui, bien sûr, si il fonctionne,c'est pour cela que l'on doit vous le demander avant, vu que vous l'avez sauvé et que ces parents sont... *silence* hum hum... enfin bref, passons.

-Quels sont les effets secondaires avec ce produit ? Il y en a toujours non?

-En effet, et malheureusement il ne sont pas inconsidérables. Voyez vous, le produit agis sur tout le corps, le cerveau compris, mais il n'y a absolument aucun risque de ce côté-ci. Le produit fait en sorte que la guérison se focalise sur les blessures importantes d'abord, mais pour cela, le cerveau doit être très sollicité. Stoppant ainsi la croissance du corps et des muscles, ainsi que des organes.

-Donc, il ne grandiras pas ?

-Oui. Comme si pour lui le temps s'arrêtait si vous préférez.

-Et, pendant combien de temps ? Une semaine ? Un mois?

Le médecin semblait gêné et détourna son regard du mien plein d'espoir et d'espérances.

-Pendant... plusieurs ... années en vérité... on n'est même pas sûr qu'il ne se réveille un jour, les blessures sont plus que graves et son coeur et son cerveau se sont arrêtés pendant plusieurs minutes, voir plusieurs heures, ont à déjà eu de la chance, non, pas de la chance, à ce niveau là, ils s'agit d'un miracle, que nous ayons pu faire redémarrer tous ses organes vitaux !

Il se retourna vers moi, la face grave et me pris les épaules :

-Il n'appartient qu'à vous la décision de le soigner ou non!

J'attrapais le stylo qu'il me tendait ainsi que la feuille d'autorisation. Je signais sans même la lire et la rendais au docteur qui se rendait à nouveau à l'intérieur de la salle d'opération.

Suite à cela, je me rendais tous les jours le voir, une heure ou deux, lui racontait ma journée, lui remettait des fleurs. Quelques jours après son hospitalisation, Itachi se rendait au village, on le surpris dans la chambre de Sasuke, pleurant à son chevet, il accepta de se rendre à condition de pouvoir voir son frère une fois toutes les semaines, les conditions furent acceptés et celui que l'on considérait comme un traître fut enfermé à vie grâce à notre équipe qui fut autorisé à l'interpeller. Il fut jugé pour ses crimes et avoua ne pas avoir pu tuer son petit frère qu'il aimait par dessus tout le jour du massacre de sa famille perpétuée par ses soins, il l'aimait toujours autant et était accouru dès que la nouvelle de son hospitalisation et de sa possible mort lui était parvenue. Les rumeurs comme quoi Sasuke aurait planté notre équipe pour exécuter des missions seuls et gagner en expérience se répandaient vite, tout les autres villages cachés furent mis au courant de l'état de l'Uchiwa. Ses rumeurs, c'étaient Sakura et moi qui en pâtissions, devant répondre aux questions incessantes des villageois et tenter de les faire cesser. Nous avions par deux fois ''fêté'' l'anniversaire de Sasuke dans sa chambre, dans les pleurs et le silence, le joie ayant été mise de côté. Trois mois à peine après que Sasuke n'ai été hospitalisé, une jeune fille de notre âge nommé Kaishin rejoignit le groupe pour tenter de remplacer Sasuke, tête en l'air, lunatique, ignorante et douée en rien, elle réussissait juste à nous faire perdre nos missions et à nous embarrasser, risquant nos vies pour tenter de la sauver à de nombreuses reprises à cause de sa stupidité et de son incapacité naturelle. Elle avait plusieurs fois affirmé connaître la région comme sa poche, elle ne devait pas connaître très bien ses poches alors, car elle nous avait perdu trois fois de suite. La quatrième, la cinquième et toutes les autres fois, c'était Kakashi ou Sakura qui nous guidaient. Ni moi ni Sakura n'avaient envie de s'entraîner, d'apprendre des techniques et encore moins de partir en mission. Pendant deux ans, l'idée de retrouver Kayase m'avait obsédé. Six mois, dix-neuf jours et vingt-deux heures de recherche avait permis de le retrouver et de l'arrêter avant que je ne réussisse à le mettre en pièce. J'avais tout fois réussis à le torturer avec comme prétexte de vouloir lui soutirer des informations.

Rien de très positif en définitif.

Retour au présent

J'arrivais à un kilomètre ou deux de l'endroit où j'avais retrouvé Sasuke deux ans plus tôt... Mon coeur se contractait douloureusement, les souvenirs de cette époque et les mots que j'avais prononcés me revenait, résonnant dans ma tête.

Je t'aime, je t'aime idiot...

C'était moi l'idiot, je lui avait hurlé ça parce que je pensais qu'il ne se réveillerait plus jamais, désormais, j'avais un peu honte, mais je ne regrettais rien, si ce n'était le fait qu'il ne ne m'avait pas entendu. Je soupirais à cette pensée. Je m'arrêtais en entendant deux personne qui discutait vivement. Une fille que je n'eut aucun mal à reconnaître grâce à sa voix de crécelle qui me perçait les tympans, mais je me demandait avec qui Kaishin discutait, je ne l'entendais pas. J'avançais d'un pas pour mieux entendre et fit malencontreusement craquer une branche sous mon pied droit. La personne qui discutait avec Kaishin et la-dite Kaishin se retournèrent tous les deux avant que l'interlocuteur de mon idiote de coéquipière ne se précipitent dans les arbres derrière lui, commençant une course folle. Je ne mis que quelques secondes à reconnaître l'odeur de Sasuke, je fis un signe à Kaishin pour qu'elle retourne au village sans s'inquiéter de rien. Essoufflé, je courais à travers les branches, à travers la faune pour arriver dans une clairière sans arbres. Je m'y arrêtais et reconnus l'endroit où je me trouvais, je ne voyais pas celui que je cherchais aux alentours, me serais-je trompé...

-Alors, Usuratonkachi, comme ça on me cherche? Tu a l'air plus perspicace qu'avant on dirait. Tu as peut-être muris en fin de compte.

Je n'eut pas le temps de me retourner, un bruit sourd se fit entendre, une douleur à l'arrière de ma tête. Je m'écroulais :

-Sa... suke... Pour...quoi ?

Je n'effondrais dans les ténèbres et entendis juste le cliquetis d'une chaîne avant d'ouvrir les yeux, j'écarquillais les yeux en voyant ce qui se trouvait devant moi, je n'y croyais pas...

*Kayase signifie rapide.

Merci d'avoir lu ce chapitre ^^ tout compte fait pas seulement deux chapitres ^^ et peut être un lemon dans le trois ? Hop hop hop , allez savoir ^^

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