Hey ! Finalement j'ai réussis ! Vous n'aurez pas à attendre jusqu'au moi d'Août ! Voici une pitit chapitre... Je crois qu'il est un peu plus peti que les autres, mais bon quand même 15 pages Word, alors on va pas chipotter ! Hum... J'ai des choses à dire, mais ça sera à la fin du chapire ! (et oui, j'ai toujours quelque chose à dire ;) )

Je tiens tout de même à remercier les lecteurs qui passent lire ma fiction sans se signaler, ceux qui la mettent en favorit, et cette qui la mettent en alerte, et bien sur ceux qui laissent une Review !! ^^ J'en ai 120 !!!! Vous vous rendez pas compte à quel point je suis heureuse ! Je suis vraiment ravie que ma fiction vous plaise, et je mettrais du coeur à l'ouvrage pour la suite, qui arrivera au tout début du moi d'août, j'espère !

Ah ! Et une dernière chose: voici un petit délire que je me suis fais toute seule comme une grande... LA BANDE ANNONCE DE FORKS HIGH SCHOOL HOST CLUB !!

Voila le lien: www . youtube . com / watch?v=ajMzuoUSUs4&feature=channel_page
[ enlevez les espaces ;) ]


Ou alors, si vous êtes des aussi gro flémards que moi, allez sur mon profil, il y a le lien direct !

C'est une petite vidéo de 2 minutes maximum, faite avec les bouts du film de Twilight... Et j'ai tout découpé pour en faire la bande annonce de cette fiction ! J'espère que vous irez voir, ne serait-ce que par curiosité... ^^

Bon, maintenant je vous laisse lire, et je vous retrouve à la fin du chapitre ='D

Bonne Lecture !


Chapitre 03: Le Fonctionnement du Club d'hôte, tout un système...

Edward tenait toujours ma main dans la sienne, m'emmenant vers je ne sais où. Mais je ne cherchais plus trop à savoir, mon cerveau étant déconnecté de la réalité. Il me jetait de temps en temps des regards en coin, histoire de voir si je le suivais toujours, bien qu'il ne m'ai toujours pas lâché. Il s'arrêta finalement vers les jardins, et se tourna vers moi, me faisant face de toute sa grandeur. Il sembla réfléchir quelques instants, puis, il soupira, et s'assit sur une chaise en fer forgée, là pour je ne sais quelle raison.

-Désolé. souffla-t-il.

-Tu n'as rien fait. Répondis-je, sincère.

-C'est à cause du peu que je fais que tu as le nez...

-Non, c'est à cause de Jane. Et de Tanya, aussi.

-Mais j'en suis la raison.

-La raison est que Tanya est complètement tarée.

-J'aurais dû l'arrêter... murmura-t-il.

-Si tu tiens tant à ce que je t'incrimines, okay, tout est de ta faute ! m'énervais-je, alors qu'il insistait.

C'était décidé, Edward Mansen m'insupportait ! Même quand il s'excusait, il trouvait le moyen de me faire sortir de mes gongs ! Il s'énerva soudain, et je pu voir son regard vert presque me transpercer. Il se releva, très en colère, et j'eus un mouvement de recul.

-Il n'y a qu'avec moi que tu es aussi... Aussi... aussi peu sociale ! Cria t-il.

-Juste toi tu me dis ça ?! Je sais pas ce que je t'ai fais, mais tu sembles toujours... Énervé contre moi, quoi que je fasse !

-Pourquoi tu as toujours aussi mauvais caractère ?! Cracha-t-il, aigrement, ignorant mes paroles.

-Oh ! Tu te fous du monde ! C'est moi qui ai mauvais caractère ?! Tu passes du stade « Je t'ignore, je te déteste, dégage. » à « Pourquoi es tu méchante avec moi, je suis gentil ! Désolé. » Alors je pense que je ne suis pas celle de nous deux qui a le plus mauvais caractère !

J'étais désormais, moi aussi, vraiment en colère. J'avais avancé d'un pas, et avais réduis l'espace entre lui et moi. Nous nous affrontâmes du regard quelques instants que je crus paraître une éternité. Il soupira finalement, ses yeux toujours planté dans les miens.

-Je ne t'ai jamais haït. Répondit-il. Et je ne veux pas que tu 'dégages'. Finit-il, dans un murmure.

Il y avait quelque chose dans sa voix qui faisait presque penser à une supplication. Je ne bougeais pas. Et mon corps n'aurait pas voulu m'écouter de toute façon. Il sembla m'implorer quelques instants, puis soupira à nouveau, et parti s'enfoncer dans le labyrinthe de haie -dont je ne comprenais toujours pas l'utilisation d'ailleurs. Je le suivis du regard, complètement hébétée. C'était déconcertant la facilitée avec laquelle Edward changeait d'humeur. Il pouvait passait de vraiment en colère, à... gentil ? Sa silhouette élancé et fine disparut dans les haies d'herbe, et je me maudissais déjà. D'un pas rapide, je couru pour le rejoindre. J'appelai son nom une ou deux fois, et il s'arrêta, me faisant face, perplexe.

Nous nous dévisageâmes du regard quelques instants, ce qui me semblait presque être une habitude désormais. Ses yeux avaient un air un peu déboussolé, et il cherchait apparemment la réponse à ce brusque changement de comportement de ma part. Le silence dura quelques instants, puis, je détournai le regard, les joues légèrement rougies.

-Alors pourquoi... Ces réactions ? Murmurais-je finalement, en fixant mes pieds.

-Quelles réactions ? Souffla-t-il, doucement, visiblement perplexe.

-Hier... Tu semblais dérangé par ma présence... marmonnais-je, doucement. Au club... Presque énervé.

-Bella, tu m'es rentré dedans, m'as fais tombé, et en plus tu t'es énervé contre moi, pour finalement me traiter de prostitué ! Excuse moi de ne pas t'avoir fait de sourire éblouissant pour fêter ton arrivé ! Ironisa-t-il.

-Je ne t'ai pas traité de prostitué ! Rétorquais-je.

-Oh, Pardon ! Tu as juste dit que les activités du club d'hôte, était apparentées à de la prostitution !

-Tu es le seul à t'en être offusqué. Répondis-je, du tac-au-tac.

-Rosalie, contrairement aux apparences, n'en a plus rien à faire désormais du regard des autres ! Tout le monde le sait, depuis... Il secoua la tête, son regard perdu dans le vague, et se reprit. Emmett et Alice sont fiers du club et de ce qu'ils y font, alors tu peux dire ce que tu veux, ils ne changeront pas de points de vu. Et Jasper tant qu'il fait du profit...

-En clair tu me dis que tu ne vaux pas mieux que ceux pour qui l'apparence et la réputation compte plus que ce que toi tu penses ! Crachais-je, entre mes dents.

Il se tut, me fixa quelques instants. Je soutins son regard. Il semblait tiraillé entre deux choix, et soupira, un petit air torturé sur le visage. D'un pas lent, Edward tourna les talons, et s'engouffra plus loin dans le labyrinthe. De mon côté, je fulminais. Comment pouvait il aller sur un sujet, m'emmener avec lui, -me faire rater mon cour de math !- pour finalement me laisser en plan, sans même continuer d'argumenter. C'était décidé, je haïssais Edward Mansen. « Pourquoi ? » demanda la petite voix optimiste. Parce que... Parce que Edward-Mansen-est-un-crétin-lunatique-et-lâche-et... « Pourquoi ? » insista la petite voix. Cette fois je fulminais contre moi même. « Pathétique... Je décide de le haïr, et je me trouve des tords à moi... » m'énervais-je intérieurement, en cherchant à le rattraper.

Je m'avançai dans l'allée, continuai tout droit, prenais à droite à l'embranchement et partis encore plus loin, pour finir sur un cul de sac. Je jurai, et rebroussai chemin, pour prendre à gauche. Un autre embranchement apparut, et je décidais de prendre tout droit. Puis à gauche... Puis à Droite... Puis je n'y fis plus attention. « Edward Mansen, c'est officiel, je te déteste. » jurais-je intérieurement. « V'oui, ma grande. C'est ce que tu dis depuis tout à l'heure. Et tu le déteste tellement, que tu t'es perdue, pour essayé de le retrouver... » chantonna la petite voix pessimiste.

C'était officiel. Je détestais Edward, et je me détestais aussi.

Lui, et ses humeurs changeantes, blessantes, envoutantes.

Moi, et mes deux voix stupides, bornées, et re-stupide.

D'un mouvement las, je tendis la tête, pour apercevoir le clocher du bâtiment. Il était déjà la demi, et il me restait encore une quarantaine de minutes avant la reprise des cours. Si je pouvais aller en cours... Je me stoppai, et tapai du pied rageusement.

-Edward Mansen, tu n'es qu'un crétin ! Marmonnais-je, entre mes dents.

Je ne savais même plus exactement pourquoi je lui en voulais, mais évacuer ma colère m'aider à me sentir mieux. Je vagabondais doucement dans les impasses étroites du labyrinthe, sans me soucier d'où j'allais. « De toute façon, perdue pour perdue... ». Trébuchant sur un cailloux, je m'étalai par terre, dans un juron bien sonore. Je grognai, et envoyai balader mon 'agresseur' dans les haies. Je nettoyai rapidement ma tenue, et entendis un rire mélodique et ô combien agaçant.

-Je me doutais bien que j'avais entendu ta douce voix... Se moqua gentiment Edward.

Il s'approcha de moi, et m'aida tant bien que mal à me relever, un petit sourire en coin sur le visage. Il enleva rapidement la terre qui avait atterri dans mes cheveux, et me proposa sa main. Je relevais les sourcils, étonnée, et rencontrai ses yeux verts, qui me fixait avec une étrange lueur de douceur ainsi qu'une légère flamme dont je ne devinais pas l'origine. Le sourire en coin qu'il arborait avec tant de gentillesse me fit perdre mes moyens, et j'acceptai, sans même m'énerver contre lui, et sa manie d'apparaître et disparaître à tout moment. Il prit ma main, souriant, comme si je venais de lui offrir le plus beau des cadeaux, ce regard enfantin et fiers sur le visage. J'avançais dans ses pas, me laissant guider, et n'ayant absolument aucune envie de me perdre, encore. Il ne marcha pas longtemps, et s'effaça légèrement arrivé au centre du labyrinthe, pour me laisser voir le spectacle.

Délimité en un cercle parfait avec pour seule entrée celle par où nous venions de passer, une petite fontaine de marbre blanc cassé, jetait des jets d'eau magnifiquement bien organisé. Autour, plusieurs petits bancs de fer forgé blanc cassé, ainsi que quelques tables assorties. Les haies étaient surmontées de roses rouges et blanches, entrelacées. Je laissai échapper un soupir, et j'entendis le rire d'Edward derrière moi. Je m'avançai à pas lent jusqu'à la fontaine, et m'assis sur le rebord. Edward me suivit, et resta à quelques pas de moi, la mine perplexe. Il semblait hésiter.

-Je peux ? Murmura-t-il doucement, en désignant la place à côté de moi.

A cet instant, je me sentais stupide. J'acquiesçai rapidement, et il me sourit en s'asseyant face à moi. Un silence -gêné pour moi- s'installa, et je décidai rapidement de le briser, la voix basse, et les yeux fixé sur l'eau qui coulait.

-Euh... Tu... Tu viens souvent, ici ?

-Oui.

Apparemment, je ne devais pas compter sur lui pour meubler le silence...

-Comment tu as fais pour te souvenir de l'endroit ? Je veux dire... Pour moi tout se ressemble.

-Et bien en fait si on regarde bien, il y a plein de fleurs qui ornent les haies, et il faut suivre les seules qui sont rouges ou blanches... C'est un genre de système de repérage... sourit-il, comme amusé.

-Il y a un genre de plan, donc... Mais c'est bête... Le but c'est de chercher tout seul, sans se repérer !

-Des élèves se sont plaint de se perdre trop souvent dedans. Répondit-il, en haussant les épaules. Alors ils ont mis le système des fleurs. Les bleu claires amènent à la sortie.

-Pourquoi il y a un labyrinthe dans un lycée au fait ?!

-Pour passer le temps pendant les heures de trous...! Répondit Edward, comme si c'était une évidence.

-Ben voyons... marmonnais-je entre mes dents.

Je crus entendre le rire léger d'Edward s'élever une fraction de seconde, puis il leva son visage, de façon à le tourner vers le ciel. Il semblait... bien. Un léger sourire flottait sur ses lèvres, ses mains dans ses poches, et les yeux clos.

-Tu as dis que tu venais souvent ici... Murmurais-je, étonnée. C'était la première fois que je le voyais si... Détendu. Pourquoi ?

-C'est... Il sembla chercher ses mots quelques instants, et commença à marcher vers un côté du cercle des haies. Presque personne ne connait l'endroit. Ils préfèrent de loin les jardins normaux ! C'est... Un genre de repère.

-Tu veux dire, genre... le repère secret des supers héros ? Tentais-je.

Il se tourna vers moi, et sourit. Je sentis mes joues rougir, et je le fusillai du regard.

-Je ne me moques pas de toi ! Se justifia-t-il, en relevant les mains. C'est juste que...

-Que ? Répétais-je, alors qu'il gardait le silence.

-Rien, oublis. Répondit-il, en s'adossant à une haie.

-Edward ! Dis moi pourquoi tu riais...

-Vaux mieux pas...

-Pourquoi tu te foutais de moi ?! Répliquais-je, en me levant à mon tour.

-Je me foutais pas de toi ! Se justifia-t-il, en se rapprochant de moi.

-A d'autres ! Marmonnais-je, entre mes dents. Dis moi le, Edward.

-Promet moi de ne pas te fâcher.

-C'est trop tard je crois.

-Promet moi...

-Edward, arrête de jouer le gamin !

-Bella... soupira-t-il, d'une voix faible.

Je plantais lentement mes yeux dans les siens. Il semblais soucieux, peiné, presque énervé. Je baissai la tête, alerté par ce soudain fouillis dans son regard, et acquiesçai. Il s'avança lentement vers moi, et me dit, d'une voix faible, et hésitante.

-C'est juste que ça fait deux jours que je te connais, et c'est une des premières fois où tu n'es pas ironique, aigre ou exaspéré. Juste... gentille, calme.

Un silence gêné suivis sa déclaration. Il semblait être en train de redouter que je me mettes en colère. « Il délire... Je n'ai pas fais que me disputer avec lui depuis que je suis là... ». J'essayais de me remémorer un par un les quelques instants que j'avais passé avec lui, et je fus frustrée de me rendre compte qu'il avait plus que raison... La seule fois où je ne l'avais pas envoyé baladé ou autre, c'était quand ils m'avaient annoncé que je faisais partie du club d'hôte... « Et cette fois encore, en y repensant, le lendemain, tu le lui as fais payé sa jolie petite phrase... C'était quoi déjà ? Ah ! Oui ! 'Tu es Magnifique...' » caqueta la petite voix pessimiste et moqueuse. Bien que la voix m'agace plus que de raison, je fis forcée d'admettre qu'elle avait raison: je m'étais comportée comme une idiote avec Edward.

-Bon... Euh... Faudrait peut être rentrer... murmura Edward, visiblement gêné.

Il changea de jambe d'appui, soupira, et commença à se diriger vers la sortie. Je me mordis la lèvre avec insistance. « Ranges ta fierté deux minutes, tu veux bien ?! » m'ordonna froidement la voix optimiste. Je soupirai à mon tour.

-Excuse moi... soufflais-je, pas plus haut qu'un murmure. Je me suis comportée comme une idiote... Voyant qu'il s'était retourné vers moi, assez étonné, et qu'il ne semblait pas d'attaque à prononcer le moindre mot, je continuai. Mais... Tu es... parfait ! Au premier abord, du moins, prend pas la grosse tête ! Le prévins-je rapidement, alors qu'il se mit à sourire. C'est vrai ! Regardes toi ! Je fis un geste désinvolte de la main, pour désigner son physique. Et puis, tout le monde t'apprécie. Tu es gentil, poli... Mais... Tu... m'irrites. Je sais jamais sur quel pied danser. Un coup on dirait que tu peux pas me voir, et l'instant d'après on dirait que c'est moi la méchante, et toi le petit ange qui n'a jamais rien fait à personne.

-Je pourrais te retourner l'accusation... Grogna-t-il. Il n'y a qu'avec moi que tu es aussi... Aussi... Aigre, froide, sarcastique...

-Merci... murmurais-je, ironiquement, entre mes dents.

Un petit silence s'installa entre nous. Je fixais mes pieds, mordant ma lèvre avec insistance, et il garda son regard rivé sur moi. Ce qui était clair, c'est que nous avions tous les deux des troubles du comportement. La cloche du prochain cours sonna, sans qu'aucun de nous ne se décide à bouger. Je restais là, les yeux fixé sur le sol, cherchant à mettre de l'ordre dans mes idées.

-Bon... On fait quoi ? Demanda timidement Edward, alors que je relevais les yeux sur lui.

J'inspirais profondément. D'un côté, j'avais le Edward froid, distant, aigre, je-m'en-foutiste et borné, et de l'autre le Edward que j'avais quelque fois entre aperçus, gentil, attentionné, galant et aimable. Les deux voix dans ma tête se disputaient pour choisir la réponse. D'un côté, j'avais l'optimiste enjouée et désireuse de connaître cet Edward, l'autre, pessimiste, rabat joie et terre à terre, qui avait la curieuse envie de l'envoyer se faire voir. Mais la petite voix optimiste gagna la bataille non sans fracas, et je me postais face à Edward, les joues rougissantes, et le ton bas.

-On pourrait faire comme dans les films, où on se serre la main, prétextant tout recommencer à zéro, et on se représente, comme si on venait à peine de se rencontrer... Tentais-je.

-Accro aux vieux clichés ? Pouffa-t-il gentiment.

-Ferme la, Mansen, si tu veux repartir sur de bonne bases avec moi... Répondis-je, en le défiant du regard.

Il rit, et me tendit la main, son sourire en coin -qui ne fit que redoubler le rougissement sur mes joues- toujours présent, et ses yeux étincelants.

-On efface tout, on recommence ? Dit-il, alors que je prenais sa main.

-Ça me paraît être un bon compromis. Acquiesçais-je, en souriant à mon tour.

[...]

« Crétin de Edward Anthony Mansen ! » bougonnais-je pour moi même, en 'courant' jusqu'à mon cour de social. J'avais suffisamment raté de cours aujourd'hui pour le reste de ma scolarité. Juste après notre 'réconciliation', nous étions partis du labyrinthe en discutant, et j'avais perdu la notion du temps. Et bien sur, il n'avait pas jugé utile de me dire que j'avais plus d'un quart d'heure de retard ! J'arrivai finalement devant la porte du cours, et je tapai brièvement trois coups sur la porte. Une voix bourrue m'ordonna de rentrer, et je m'empressai de déblatérer toute sorte d'excuse, avant de retourner à ma place sous le regard amusé, outré ou froid des autres élèves, ainsi que de la petite moue moqueuse d'Emmett.

Je lançai à ce dernier un regard noir, avant de m'assoir sur la chaise. Je n'eus pas le temps de sortir mes affaires, qu'Emmett commençait déjà à me parler.

-Ben, dis donc, Bells... Deux jours que t'es ici, et déjà quatre heures d'école buissonnière sur six...

-C'est pas ma faute. Rétorquais-je, en me tournant vers lui.

-Oooh ! On a possédé ton corps pour que tu rate la matinée et le cour de math ? Ironisa rapidement mon voisin, à qui je jetais un regard noir.

-Ce matin je me suis faite kidnappé par Rosalie, et cet après midi...

-Par Eddy ? Finit Emmett, souriant.

Je plissai le nez, suspicieuse. Comment Emmett savait-il ça ? Et à quoi il jouait ?

-Comment le sais-tu ?

-Vous avez tous les deux disparus... Le lien est pas dur à faire, même pour moi ! Alors ? Petite escapade romantique sous la brume de Forks ?

-Nan. Rétorquais-je, froidement.

-Alors tu l'as tué, découpé en morceaux, et jeté dans le fleuve ?

-Arrête de dire n'importe quoi... Soufflais-je, exaspérée.

-Non, la deuxième option ne peut pas être la bonne, je l'ai vu passer en souriant pour aller Je ne sais où... L'option du rendez-vous galant est surement la bonne !

-Emmett ! Sifflais-je.

-Frustrée ? Il ne t'as pas encore embrassé ? Ma pauvre chérie... Je peux y remédier, moi si tu veux...

Mes joues étaient en feu, je serrais les dents, ainsi que les points. Emmett rit, à côté de moi, et le professeur l'incendia du regard, suivis de près par moi-même. Il rit, plus discrètement cette fois, et me glissa, une fois Mr Jones retourné.

-Allé, fais pas cette tête, je rigole... Alors, de quoi avez vous parlé, vu que tout à l'heure, on avait du mal à vous garder dans la même pièce ? Demanda doucement Emmett.

-Nous avons décidé d'essayer de nous entendre.

-Wow ! Quel exploit ! Se moqua mon voisin. Allez, racontes tout à tonton Emmett...

Je soupirai, mais m'exécutai, n'oubliant aucun détail. Une fois mon récit finis, il se tourna vers le tableau, faisant mine de suivre le cours, mais il semblait en train de réfléchir. Une petite ride entre les deux yeux, il resta une bonne minute silencieux, avant de se tourner vers moi.

-Je comprends pas pourquoi vous vous entendez pas. Lâcha-t-il, de but en blanc.

-Pardon ?

-Beh ouais ! A vous écouter, Edward est un crétin lunatique, superficiel qui écoute l'avis de tout le monde, qui est superficiel...

-Il se préoccupe de l'avis de tout le monde. Hier il est le seul à avoir mal pris ma réflexion sur vos activités ! Rétorquais-je.

-Non. Juste de ton avis. Je me tournai vers lui interloquée, mais il m'ignora, et continua. Donc, lui il est comme ça, et toi tu es une fille associable, aigre, froide, et qui a une dent contre lui pour je ne sais qu'elle raison !

-Je n'ai rien contre lui.

-C'est justement ça que je te dis ! S'exclama Emmett. Selon moi, la réponse est simple: vous étiez tous les deux mal luné, et vous vous êtes fait des préjugé plus que stupide !

-Si je veux une séance chez le psi, je vais voir Esmée. Tranchais-je, froidement. Et en plus, ta raison est plus que stupide.

-Hum... Le déni... Tu refuses la vérité, ce qui me prouve, que j'ai raison !

-Pouvez vous nous faire une thèse, sur votre petite discutions, ô combien intéressante, Monsieur Mc Carty ? Mademoiselle Swan ? Lança la voix froide de Monsieur Jones, passablement énervé.

-Bien entendu, cher monsieur. Et bien, mademoiselle Swan ici présente, est dans le dénis total de sa relation avec Monsieur Ma...

-Le ferme Emmett. coupais-je sèchement, alors qu'il se mettait à rire.

Énervé -pour les mauvaises raisons, selon moi- il nous tourna le dos et alla inscrire sur une feuille de papier quelques mots, et nous tendis la feuille. Emmett commença à ranger ses affaires, et je lus, horrifiée, notre renvois rapide du cour. Je fusillait Emmett du regard, et, les joues rougies par les rires moqueurs des autres élèves, je rangeai rapidement mes affaires, et sortis, suivis d'Emmett, qui salua d'un air faussement poli l'assemblé, en leurs donnant rendez vous à l'ouverture du club d'hôte, une heure après.

Je marchais à pas rapide, vers je ne sais où -un endroit calme de préférence- pour ne pas faire exploser ma colère en plein couloir. J'entendais les pas d'Emmett derrière moi, et accélérai, essayant de lui faire comprendre de ne pas me suivre. Mais il ne semblait pas de cet avis. Énervée, je me retournai sèchement, et le fusillait encore une fois du regard.

-Wow... Du calme, Bells. C'est pas moi qui nous as viré.

-Arrête de me suivre.

-Je te suis pas. Je vais au club, et c'est le chemin du club. Tu devrais y aller toi aussi. Il ouvre bientôt...

-Je me suis faite virée de cours à cause de toi, Emmett !! Sur mes six heures de cour de la journée, j'en ai raté cinq !

-Bah, fallait pas sécher... répondit Emmett, en haussant les épaules.

Je ne savais plus ce que je devais faire. Crier ? Hurler ? Le Frapper ?

A mon plus grand étonnement, il se baissa de manière à positionner ses yeux à ma hauteur, et dis d'une voix forte et fraternelle.

-Je sais que t'es à cran aujourd'hui, Bells. Mais ça sert à rien de t'énerver contre moi. Alors, voilà ce que je te propose. Oublis cette journée, oublis tes heures de cour manquées, et allons au club, tous les deux. Là bas, on finit les préparatifs, le club ouvre, et on t'explique bien le fonctionnement. Ensuite, ce soir, on va convaincre tes parents de te laisser aller à New-York avec nous, on passe le Week-End là bas, et lundi tu reprends une journée normale, avec un nez normal, des heures de cour normales... Enfin, disons le plus normal possible pour une prolétaire dans un lycée de riche... Ajouta-t-il, en souriant.

Je le fixai un moment, étonné par le calme et la clarté avec laquelle il avait parlé. Il avait semblé si... Tellement... « Il ressemble a tout, sauf à l'Emmett que tu connais, enjoué, irréfléchis et, il faut l'avouer, stupide. » Je lui souris, et il m'accompagna à pas lent jusqu'à la 3° salle de musique.

[...]

-Jazz, tu trouve que la robe me va bien ? Je trouve qu'elle couvre trop de peau... marmonna Rosalie. C'est la première de l'année, il faudrait pas qu'ils me croient plus renfermé qu'avant.

-Demande à Emmett. Répondit Jasper, en plein dans ses comptes.

-Avec lui, y'a toujours trop de tissus... répondit Rosalie, en gratifiant le grand brun d'une œillade.

-Jaaaaaaaasp'!! cria Alice, depuis le vestiaire. Pourquoi je suis en pantalon de smoking ?! C'est la dernière fois que tu choisis les tenues !

Jasper Withlock est Absent, veuillez lui laisser un message, après le bip...

Déclara la voix monocorde, qui sortait du téléphone que ce dernier avait mit sur haut parleur, et déposé sur la commode.

-Très drôle, Jasp'... Cracha froidement Alice.

-Emmett, tu connais les consignes de sécurité ? Demanda Jasper en ignorant Alice et ses petits cris haineux.

-Ouaip' ! Pas d'embrassade, pas de rendez-vous hors club, pas de 'stupidité stupide et stupidement dangereuse comme je sais si bien les faire', comme tu dis. Récita Emmett, en mimant un ton solennel.

-Et ? Continua Jasper.

-Pas de réflexion à Tanya ni a aucun autre client... bougonna ce dernier, pas ravis par le dernier point.

-Rosalie, Alice, vous connaissez vous aussi cette règle ! Tanya donne de l'argent, alors on est gentil avec elle.

-M'ouais... bougonna Alice, assise dans son coin, boudeuse, contre sa tenue et contre cette règle.

-Causes toujours tu m'intéresses. Répondit Rosalie. Bellaaaaaa !

-Quoi, encore, Rosalie ? Demandais-je, exaspéré par le nombre de chose qu'il fallait faire pour le club.

-Edward n'est toujours pas arrivé ?! Demanda-t-elle, en jetant des regards insistant à la fenêtre, où elle voyait bon nombre d'élève, se diriger vers le bâtiment.

-Non.

-Il est où ? Demanda Alice, sortant soudain de son état de crise-de-Alice-qui-boude-car-elle-est-contrariée.

-Qu'es ce que j'en sais... soupirais-je, en finissant la décoration stupide que Jasper m'avait demandé de faire avec les petits gâteaux.

-Va le chercher ! Ou sinon, c'est moi qui vais y aller, et dans ce cas là, je vais faire un meurtre... commença Alice, en faisant mine de sortir ses griffes.

-Vous emballez pas, je suis là... Calma rapidement Edward, qui venait d'arriver.

Rosalie et Alice l'incendièrent d'insulte, alors que Jasper lui ordonnait d'aller se changer, et le menacer des pires souffrances possible et inimaginable, si il n'était pas près pour l'ouverture du club. Ce dernier opéra, non sans soupirer, et affichait une mine exaspérer. Finissant finalement les décorations des tables, je me laissai tomber sur un canapé, en soupirant. Si toute les ouvertures du club étaient comme ça, j'allais trouver un autre moyen de rembourser ma dette, avant de finir, six pieds sous terre ! Je me voyais, blanche, morte, cadavérique, dans une tenue choisie par Alice et Rosalie, avec des talons hauts...J'imaginais déjà ma tombe, en bois sec et laid, par faute d'argent, et Jasper qui reprenait tous mes insignes de marbre, pour commencer à rembourser ma dette, alors que mon père déposait un petit post-it sur ma tombe. « Ici git Isabella Marie Swan, dit Bella ou Bells, morte, tué au travail par ses amis du club d'hôte. Paix à son âme. » Quoi que, non. Jasper allait aussi récupérer le post-it... « Tu me fais peur... » marmonna la petite voix pessimiste, alertée par ma santé mentale.

Je balayai rapidement mes idées funeste d'un hochement de tête, et jetai une regard circulaire à l'assemblé. Dans un costume noir et une cravate bleu, Emmett attendait, en discutant avec Rosalie, qui portait une robe marron moulant son corps à la perfection. Alice avait laissé tombé sa pose de boudeuse, et discutait activement avec Jasper, souriante. Alice portait un pantalon de smoking noir, avec une chemise blanche, et un gilet assortit à son pantalon. Jasper portait une chemise rouge, et un jean noir, jusqu'à ce qu'Alice lui accroche autour du coup une cravate assortie au jean, en le menaçant de ne pas l'enlever. Edward sortit finalement, et balaya la pièce du regard, avant de s'avancer vers moi, dans un sourire. Sa peau blanche ressortait merveilleusement bien, vêtus d'une chemise noire, et d'un jean délavé, ainsi que ses cheveux cuivré, qu'il avait dû tenter de coiffer, sans trop de résultat. Mais Alice ne dit rien, ce qui devait signifier qu'elle aimait cette coupe de cheveux, et à juste titre...

-Alors, pas trop effrayée ? Je sais qu'on peut paraître bizarre le jour de l'ouverture... Mais après c'est plus calme... Enfin aussi calme que peut l'être un club d'hôte... rajouta-t-il, en voyant ma mine perplexe. Tu as l'air épuisée...

-Jasper m'a fait rangé les galettes... C'est un genre de bizutage, ou c'est toujours comme ça ? Demandais-je.

-Ben, d'habitude c'est des bonnes à tout faire qui le font, mais cette année, il veut faire des économies...

-Génial... marmonnais-je.

Edward me sourit. C'était déconcertant la facilité avec laquelle je parlais avec Edward désormais. Nous avions eu du mal à échanger trois mot jusqu'ici, et nous venions de dire quatre phrases sans nous énerver. « Bravo ! Vous allez rentrer dans le Guidness des records ! » se moqua la voix pessimiste.

Quand, des discutions mouvementées se firent entendre au dehors. Aussitôt, Jasper réclama le silence, fit les dernières recommandations, et alla ouvrir la porte. A peine l'eut il ouvert, que le bruit des conversations cessèrent. Une vingtaine de personne -hommes et femmes confondus- lançaient des regards insistants à l'intérieur de la pièce. Alice leur décocha un immense sourire, et secoua frénétiquement la main, pour les saluer. Rosalie leur fit un bref sourire, la tête haute, le regard plein d'une fierté nouvelle et surement artificielle. Emmett distribua quelques clin-d'œil, alors qu'Edward offrait un sourire éblouissant à un groupe de fille. A pas lent, Jasper s'approcha d'une fille assez menue, élancée, aux cheveux châtains foncé, et coupé en un dégradé assez sophistiqué, et lui baisa la main, avant de la saluer en quelques murmure. La jeune femme roucoula, et Emmett les invita tous à rentrer, alors que Rosalie faisait des signes encourageant à certains homme, pas très décidé.

Edward s'écarta de moi, pour aller prendre place sur un siège, où le rejoignais plusieurs filles, alors qu'Alice se faisait guidée par un groupe de garçon, en souriant niaisement, et en se donnant l'air d'avoir besoin d'aide à longueur de temps. Tous prirent un canapé et une table, et je m'installais près d'un mur, inspectant leurs manières de faire, selon les ordres de Jasper.

Je commençai par observer Emmett, qui racontait je ne sais qu'elle anecdote, sous le regard passionné de plusieurs filles. Il en encercla une de ses bras et lui murmura quelque chose à l'oreille qui la fit glousser. Je détournai mon regard sur Jasper, qui discutait posément et galamment avec un groupe de fille, qui buvaient ses parole. Il leur décochait parfois des sourires, qui les rendaient béates, et je me concentrais plutôt sur Rosalie, qui s'amusait avec son collier doré. Elle le faisait tourner et retourner dans tous les sens, sous le regard admiratif de ceux qui lui faisaient la conversation. Ceux qui ne disaient rien, se contentaient de baver sur son décolleté. J'entendis le rire exagérément fort d'Alice, et me tournai vers elle. Elle rigolait à tout ce que disaient les hommes qui l'entourait, ou bien se mettait à jouer les filles gênée. On aurait dit une petite chose au milieu d'un groupe d'hommes assoiffé... Ou affamé. J'observais finalement Edward, qui discutait sans grandes insistances avec quelques filles, Tanya collée à lui. Elle avait agrippée sa chemise à deux mains, et ne cessait de rigoler à tout ce qu'il disait, ou de lancer des regards noir, à celles qui attiraient trop son attention.

Blasée, je me calai dans un coin, et repassai la pièce en revue. Je remarquai que les gens changeaient, partaient, revenaient. Tous, sauf Tanya, qui restait accrochée à Edward, et ne se levait que rarement, pour parler à Jasper d'une ou deux chose, ou menacer une fille qui s'était montré trop insistante...

Durant tout le temps d'ouverture du club, il ne firent que discuter, draguer, et encore discuter. Emmett tenta de briser une règle de Jasper, en se rapprochant un peu trop prés d'une fille, mais Alice veillait au grain. Par moment, certains membres du club se mélangeaient, et formaient des groupes comme Rosalie et Alice, entourées de leurs clients, qui parlaient avec elles, ou bien Edward et Rosalie, qui se mélangèrent quelques instants, avant de se disputer légèrement, et de retourner chacun de son côté.

Je fus heureuse de voir arriver la fermeture du club, et me levais de ma chaise -très confortable- dans un bâillement sonore. Edward rit, en s'approchant de moi, alors qu'Alice me reprochait mon manque d'élégance. Quelques filles pouffèrent, et certains garçons me jetèrent un regard étrange, et je vis Edward se tendre à côté de moi. Rosalie rit, en m'annonçant que je tenais mes futurs nouveaux clients. Il ne restait que deux ou trois personnes dans la salle, dont Tanya et Jane, qui, selon Emmett, restaient toujours jusqu'à la toute fin, pour saluer Edward. Du moins, pour Tanya, car Jane ne restait que pour attendre son amie. D'un pas lent et assez élégant, Tanya se dirigea vers Edward, et lui fit un magnifique sourire. Edward la salua, et elle parut frustrée de cet au revoir assez formel. Rosalie retint un rire, et Alice marmonna quelque chose comme quoi c'était toujours pareil, et il ne fallait pas qu'elle s'étonne.

-Aaaaah ! Je suis vidé ! J'en peux plus ! S'exclama Emmett, en se laissant tomber sur le canapé.

-Ne casse pas le matériel, Emmett. Prévint rapidement Jasper.

Emmett bougonna, et Alice se laissa tomber à côté de lui, souriante. Elle tapa dans ses mains avec enthousiasme, et Rosalie soupira.

-Bon ! Maintenant, il faut aller voir les parents de Bella... Et on va à New York ! S'écria Alice.

-Je ne vais pas à New York. Répondis-je, coupant cour à la conversation.

-Okay... Allons y. Plus vite c'est fait, plus vite je dors... marmonna Emmett, sans prendre comte de mon intervention.

-Jasp', tu peux appeler tes parents pour avoir le Jet Privé s'il te plait ? Les miens veulent plus me le passer depuis qu'Emmett à trouvé amusant de faire une bataille de bombe à eau sur les sièges en cuir... lança froidement Alice, à l'adresse de mon voisin de Social.

-Okay... Je vous fais le voyage gratis, et on dort chez Rosalie. Répondit Jasper.

-Pour moi c'est tout bon. Je vais appeler le major d'homme de mon père, pour qu'il prépare la villa.

-Je ne vais pas à New York. Répétais-je, un peu plus fort.

-Emm' tu peux demander à ta mère de nous prendre un rendez vous chez un bon coiffeur du centre ville. Moi je m'occupe de l'esthéticienne, ma mère en connait une G-E-N-I-A-L-E. Edward tu peux demander à ton père pour le restaura...

-Je ne demanderais rien à mon père, Alice. Coupa rapidement Edward.

Son ton était plus que froid, et ses pupilles étaient devenues noires. Alice ne sembla pas s'en formaliser, et s'excusa rapidement, avant de saisir son téléphone, et d'appeler sa mère, très vite imitée par tout le monde.

-Je ne vais pas à New York. Répétais-je, encore une fois.

-Ils ne t'écoutent plus, Bella... Soupira Edward.

-Mais j'ai pas envie d'y aller moi ! Me plaignis-je, et Edward se mit à sourire.

-Moi non plus.

-Alors pourquoi tu y vas ? Bougonnais-je.

-C'est le fonctionnement de notre Club, tout repose sur la confiance, le partage... Dans quoi que nous fassions, il faut que se soit ensemble. C'est toujours mieux.

-Joli philosophie, mais je n'ai toujours pas envie d'aller à New York. Dis-je, bornée, alors qu'il me souriait.

-Bells ! On y va ! Sinon on va arriver à des heures pas possible ce soir au Platine's Palace. M'appela Alice, alors qu'il ne restait plus qu'Edward et moi, dans la pièce.

-Je n'y vais pas. Tranchais-je.

-Je croyais que tu avais compris que quand Alice veut, Alice peut... Rigola doucement Edward.

D'un pas lent et mesuré, Alice s'avança vers moi, un petit sourire sardonique sur le visage. Elle se planta à ma hauteur, et prit la parole, d'un ton ferme.

-Bells, Bells, Bells... Ici, dans le club, que tu le veuille ou non, on fait tout ensemble. Tu fais partis du club, tu fais partis de l'ensemble, point. Elle se rapprocha de moi, et me murmura à l'oreille, de manière à ce que seul Edward puisse l'entendre, mis à part moi. Et de toute façon, je ne crois pas t'avoir un jour proposé d'aller à New York. Je t'ai dis que tu allais, à New York.

Elle s'écarta de moi, souriante, alors qu'Edward se retenait de ne pas rire. En sautillant, Alice se dirigea vers la sortie. « Bon, ben je crois que je vais placer mon dernier espoir dans Charlie... Pitié qu'il dise non ! » La mine déconfite, je me dirigeais lentement vers ma voiture, Edward toujours à côté de moi.

[...]

Je descendis de la voiture, sous les exclamations horrifiées des autres, qui pestaient contre la 'lenteur' de mon antique chevrolet. Je retins un grognement contre leurs exclamations, et contre leurs satanées porche jaune, volvo argentée, Jeep noire, Décapotable rouge ou motos à je ne sais quel prix. D'un pas lent et colérique, je me dirigeais vers chez moi, et ouvris la porte. Mon père sursauta.

-Bella ? Qu'es ce que...

-Quoi qu'il se passe, ne tire pas de conclusion trop hâtive. Expliquais-je rapidement, alors qu'Alice rentrait dans la pièce, souriante.

-Bonsoir Monsieur Swan. Je suis Alice Brandon.

-Et moi Emmett Mc Carty.

-Euh... Bonjour. Balbutia mon père, visiblement perdu.

-Bonsoir monsieur Swan, je suis Jasper Withlock. Enchanté.

-Je suis Edward Mansen.

-Rosalie Hale.

-Euh... Bonsoir. Marmonna mon père, en me jetant un coup d'œil appuyé.

-Nous sommes des amis de Bella. Rajouta Alice, rayonnante. Vous avez une merveilleuse maison. Un peu petite -je ne sais pas ou vous pouvez caser vos vêtements !- mais bon, chacun ses moyens !

-C'est un compliment... Marmonna Edward, à mon oreille.

-Euh... Et bien, Merci. Répondit mon père.

-De rien.

-Bon... Euh... Vous voulez boire quelque chose ? Demandais-je, alors que mon père me vrillait du regard.

-Oh ! Non, on veut pas vider votre frigo ! S'exclama vivement Alice, en s'asseyant sur le canapé.

-Alice. Grogna Rosalie, alors que mon père se tournait vers elle, interloqué.

-Bon... euh... Donc, qui êtes vous ? Demanda mon père, en posant son journal sur le canapé.

-Nous sommes les amis de Bella, Alice vous l'a déjà dis. Répondis Emmett, en se jetant sur l'accoudoir du canapé d'Alice.

-Oh ! Bella ne m'en a jamais parlé. Répondit Charlie, tout d'un coup intéressé.

-Papa... menaçais-je doucement.

Le regard de mon père qui venait de s'illuminer n'annonçait rien de bon. Je commençai déjà à sélectionner quelques vêtements, qui pourrait passer présentable face à Alice.

[...]

La porche d'Alice roulait à toute allure vers l'aéroport. Après la vérification d'Alice de ma garde robe, j'avais été interdite de valise. Ce qui d'après Rosalie, voulait dire que j'allais re-remplir toute mon armoire, par les affaires que nous allions acheter ce Week End. Mon père n'était qu'un traitre. Il n'avait rien trouvé de mieux à faire, que d'accepter.

-Oh, Bells, fais pas cette tête... Allé quoi ! Un Week End a New York ! Me lança Emmett, depuis le siège avant.

-Question existentielle, pourquoi es ce que je suis à l'arrière de ma voiture, et que c'est Edward la conduit ? Demanda froidement Alice, en mode boudeuse.

-Parce que je conduis mieux que toi, et qu'Emmett a décidé de se mettre devant. Répondit Edward, en la regardant dans le rétroviseur.

Alice jura, et se retourna vers sa fenêtre. Elle était au moins, d'aussi mauvais humeur que moi. Mais pas pour les même raisons... Edward arrêta finalement la voiture, rapidement suivi par la décapotable de Rosalie. Face à moi, se tenait le jet privé de la famille de Jasper, ainsi que quelques majeurs d'hommes, qui vinrent chercher les valises. Alice oublia rapidement sa mauvaise humeur, et se précipita dans l'avion. Jasper marmonna quelque chose, avant d'aller la rattraper. Emmett se dirigea vers Rosalie, avec une de ses blagues vaseuses, et cette dernière lui donna une claque bien sonore derrière la tête. Dans un rire qui qualifiait très bien Emmett, ils partirent bras dessus, bras dessous rejoindre Jasper et Alice.

-Mademoiselle, il y a des bagages à sortir. Dit une voix derrière moi.

Face à moi, se tenait un major d'homme assez grand, le regard froid, et imposant, qui me toisait méchamment.

-Euh... Je ne comprends pas... Balbutiais-je

-Vous croyez que ça va se vider tout seul ?! Demanda-t-il froidement.

-C'est pour ça que vous êtes là, non ? Cracha froidement Edward.

Le major d'homme pâlit, et se tourna vers Edward. Ce dernier avait la mâchoire serré, et les sourcils froncés. L'homme faillis se liquéfier sur place. Il enleva rapidement la toque qui lui couvrait le crane, et joint les mains à sa poitrine, un air horrifié sur le visage.

-Je suis désolé Monsieur Mansen, mais je croyais qu'elle était... Elle n'est pas aussi... Pas comme vous.... Excusez moi... Euh...

-La prochaine fois ne faites pas que croire. Répondit encore plus froidement Edward.

-Je... Excusez moi, monsieur Mansen.

-C'est bon j'ai compris.

Le major d'homme se confondit une fois de plus en excuse, et partit finir de vider les affaires. D'un pas rapide, je laissai Edward en plan, et me dirigeais vers l'avion. Non mais pour qui se prenait il pour trainer dans la boue cet homme ? Il n'était pas supérieur à lui ! Il se conduisait en parfait crétin.

-Bella !! Qu'es que tu as ? S'écria Edward derrière moi.

-Rien. Répondis-je sèchement.

-Bella ! Qu'es ce que j'ai fais encore ?! C'est pas ma faute si l'autre est un crétin...

-Tu as vu comme tu l'as traité ? Répliquais-je en me tournant vers lui.

-Quoi ? Mais tu... C'est toi... Tu sais combien il est payé par jour ? C'est le salaire que ton père doit avoir en un mois ! Bon sang ! Tu n'as pas remarqué à quel point il t'a prit de haut ? Il se croit supérieur parce qu'il vit au dessus de toi, et toi, tu te mets en colère contre moi.

-Mais tu as vu comme tu l'as traité ?!

-C'est pas un esclave ! C'est l'employé d'Alice ! Et oui tu as vu comme il t'a traité, toi ?

Je le fusillais du regard. « Il a raison... Et en plus il a fait ça pour toi... » rétorqua la voix optimiste de ma tête. Je grognai, et acceptai de suivre Edward, qui me sourit, visiblement ravi que je ne lui en veuille plus. Nous montâmes les longues marches de fer qui menaient à l'avion, -Edward me rattrapa deux ou trois fois alors que je trébuchais- et je me pris un coussin dans la tête alors que je rentrais dans l'appareil. Je rattrapai rapidement le coussin en question et le balançai sur le lanceur, qui n'était personne d'autre qu'Emmett. Ce dernier rit en l'évitant et en balança un autre qui s'écrasa sur Edward. Ce petit manèges continua quelques minutes, jusqu'à ce que le pilote vienne nous avertir que nous allions décoller. Je me souvins alors que je devais bouder pour avoir à faire un voyage forcé à New York, et aussi bouder contre Edward, histoire de montrer que je n'étais pas sous le charme de ses beaux yeux verts et ses magnifiques cheveux cuivrés. « Premièrement, tu es sous le charme d'Edward, et deuxièmement, tu as tord... » dit la petit voix dans ma tête. Je grognai, et m'installai sur le dernier siège libre, à savoir celui à côté d'Edward. Je fusillai du regard Rosalie, qui était bien trop occupée à engueuler Emmett au sujet de ce que sa coupe était devenue, puis reportais mon regard sur Alice, qui bavardait avec entrain avec Jasper. « Ils forment de jolis p'tits couples... » gloussa la petite voix de ma tête, qui a la base était optimiste, mais qui commençais légèrement à devenir mièvre par moment. Bien qu'ils s'accordent très bien, ils ne pourraient pas être ensemble... Qui laisserait sa petite amie ou son copain se faire draguer par des dizaines d'autres personnes ? « Qu'es ce que t'en sais ? T'es spécialiste conjugale ? Le seul mec que t'as à ton tableau de chasse, c'est... Jason. En maternelle, tu l'as embrassé en voulant lui dire bonjour. » se moqua la petite voix pessimiste.

Je m'énervai toute seule. D'un geste vif, je tournis la tête vers le hublot, et remarquai avec stupeur, que nous avions décollé. « Waw... Ce Jet doit vraiment être un bon avion, je l'ai même pas sentis décollé... » constatais-je pour moi même, alors que je sentais Edward se levait à côté de moi. Je me tournai vers lui, étonnée.

-Je vais aller au bar, j'ai soif. Tu viens ? Me demanda-t-il.

-Bon idée Eddy ! Je meurs de faim ! S'exclama Emmett, en se levant d'un bond.

-Je ne me rappelle pas t'avoir demandé de venir. Glissa Edward, blasé.

-On ne sera pas trop de deux pour rattraper Bella, si elle retombe tête la première sur quelque chose ! Répondit Emmett en souriant, faisant référence au bandage qui recouvrait mon nez.

Edward se raidit quelque peu à côté de moi, et ne dit rien. Il semblait encore penser que c'était de sa faute ce qui m'énerva. Décidément, il passait ses journées à m'énerver ! Il me tendit légèrement sa main, pour m'inviter à le suivre, et je la pris, en le fusillant du regard. Il ne sembla pas comprendre se soudain excès de fureur. Emmett nous devança rapidement, et je glissais doucement à Edward, d'un ton froid.

-Arrête de te croire responsable de l'autre folle. Si son activité scolaire favorite c'est d'écraser le nez des gens contre un mur c'est pas ta faute. Tant que c'est pas toi qui lui a demandé de le faire, c'est sur...

Il se tourna vers moi, les yeux légèrement brillants, et jeta un petit coup d'œil à Emmett, qui était de dos. D'un seul coup, sans que je ne puisse prévoir quoi que ce soit, il se pencha sur ma joue, et y déposa un léger baiser, avant de me murmurer un merci, et de passer la porte qui amenait au bar. Sur le coup, je restai figée sur place quelques secondes, avant de les suivre rapidement, me souvenant qu'il y avait toujours Rosalie, Alice et Jasper derrière, et priant pour qu'ils n'aient rien vu. Je passai rapidement la porte, et aperçus alors le bar. Je n'aurais jamais imaginé trouver ça dans un avion: De grands hublots montraient le ciel autour de nous, et des néons de couleurs bleus donnaient une atmosphère tamisée à la pièce. Le barman était vêtu de noir, et différentes petites tables étaient installées, de manière à ce que nous puissions tous nous assoir.

-Ferme la bouche, Bells, tu vas avaler une mouche ! Rigola Emmett, avant de commander un encas.

Je me repris rapidement, et m'avançai pour demander un coca, et fus étonnée de voir Edward à l'autre bout de la pièce, s'énerver au téléphone. Je fronçai les sourcils sans trop m'en rendre compte, et Emmett s'en aperçu. Il hocha la tête, de manière à me dire d'éviter le sujet, et je me remis à siroter mon coca, en écoutant d'une oreille la conversation d'Edward. Mais il parlait bien trop bas pour que je l'entende, ce qui m'énerva au plus haut point. Dans une dernière parole, loin d'être gentille, il raccrocha et s'avança au bar. Il demanda rapidement de l'eau pétillante, et nous proposa d'aller nous assoir à la table près des hublots. J'acquiesçai, et m'installai.

-Bon... Eddy, tu peux me rendre un service ? Demanda Emmett, en se tournant vers mon voisin de chaise.

-Non, Eddy ne peux pas te rendre un service.

Emmett roula des yeux et reprit sa phrase, en remplaçant le Eddy par Edward, et en rajoutant qu'il laissait bien Tanya l'appeler ainsi.

-La ferme, Emm'. C'est quoi ce service ?

-Alors voilà: la semaine prochaine, c'est l'anniversaire de Rose, tu le sais. Et je me demandais, par le plus grand des hasards, si tu pouvais pas demander à la compagnie de ton père de nous organiser une petite croisière tous les six, pour cette occasion...

-Tu peux pas y aller toi ? Demanda froidement Edward.

-Mais, Edward ! Je voulais que tu lui demande ce qu'il y a de mieux ! C'est l'anniversaire de Rosalie, Ed ! S'exclama Emmett.

Edward le jaugea du regard quelques instants, avant de soupirer. Emmett rayonnait, alors qu'Edward se leva, et saisit son téléphone. Il commença sa conversation en demandant une certaine Elizabeth Mansen, qui s'avérait être sa mère, et lui demanda ce dont Emmett lui avait parlé. Quand, me vint en tête que c'était l'anniversaire de Rosalie, et que j'allais lui offrir un cadeau... Mais quoi ? J'allais paraître ridicule avec mon futur cadeau, quoi que se soit, à côté de leur croisières ou habits extra chers... Edward revint à la table, et Emmett le remercia. Je me mordis la lèvre.

-Dites... Je lui offre quoi moi, à Rosalie ? Demandais-je faiblement.

Edward et Emmett se tournèrent vers moi, visiblement perdus.

-T'as qu'à lui faire un bijou. Répondit Emmett, en haussant les épaule.

-J'ai pas les même moyen que vous, moi ! Si je lui en offre un, ça sera maximum 50$ ! Et je pense pas que Rosalie soit fan des babioles dans le genre...

-C'est l'intention qui compte, Bells. Même pour nous. Répondit Edward. Elle va pas s'attendre à ce que tu lui fasse un bijou à 3000$. Elle va même s'attendre à ce que tu ne lui offre rien !

-Prend des fleurs... N'importe quoi si tu tiens vraiment à amener quelque chose... Mais la seule chose qui ferait vraiment plaisir à Rosalie, c'est que tu sois là. Finit Emmett.

Je souris.

-N'empêche qu'y faut que je trouve quelque chose... marmonnais-je, en réponse. C'est quand ?

-Jeudi. Répondit Emmett. Mais on donnera tous nos cadeaux en même temps pendant la croisière... Alors t'as jusqu'à lundi matin.

[...]

Le jet privé se posa finalement quelques heures après, et se fut avec entrain qu'Alice me poussa dans une limousine noire assez imposante. Je croisai quelques instants le regard de Rosalie, qui semblait me crier 'On va discuter...' avec ce même air sur d'elle qui la définissait si bien. La voiture nous déposa finalement devant un grand hôtel nommé le Platine's Palace. Pour cause de manque de place, -ce malgré les hurlements outré de Alice- nous récoltâmes une chambres pour six -une suite, d'après ce que j'avais cru comprendre entre les hurlements d'Alice- qui semblait avoir une très belle vue sur New York.

Sans même visiter la chambre, d'un pas vif et énervé, Alice nous conduisit dans un restaurant italien très chic, en laissant nos -enfin, surtout ses- valises aux grooms de l'hôtel.

Jasper entra le premier dans le petit restaurant, et demanda une table écartée de toutes les autres, et fus récompensé, armé d'un joli billet vert, par une table en terrasse, qui surplombait la ville, et qui donnait une magnifique vue sur la statue de la liberté.

-Non mais pour qui ils se prennent ? On avais réservé les chambres ! S'exclama Alice, toujours contrariée.

-Lice'... le gouverneur est venu à l'improviste... Il avait besoin de chambre ! Soit contente, on est pas à la rue... tempéra Jasper.

-Il te font une réduction sur la suite Jasper, pour que tu sois si heureux ? Demanda Rosalie, en rigolant.

-Erreur, pas une simple réduction: gratuit ! Alice leur a fait peur en criant comme une déterrée qu'elle allait faire couler l'hôtel... sourit Jasper, très heureux de cette tournure de la situation.

-Je me pose tout de même une question... Comment allons nous faire pour cohabiter deux nuits dans la même chambre, alors que déjà, c'est la catastrophe dans les vestiaires du club... ? Demanda Rosalie.

Tout le monde se tut. Rosalie avait visiblement soulevé un problème de taille. Le Week End allait être épique...


Voilaaaaa !! J'espère que ça vous a plu ! Je ne suis pas à 100% fière de ce chapitre... =S Je ne sais pas pourquoi... Je le trouve un peu mou... En fait, je relève pas mal de question pour la suite... A vous de les trouver ;)

Pour ce qui est de ceux qui n'aiment pas la discution Edward Bella dans le labyrinthe, sachez que je suis d'accord avec vous, ce n'est pas une bonne partie... Bon j'espère quand même vous revoir au prochain chapitre ! Je ferais de mon mieux !!

Et aussi, ce n'est pas la version corrigée, ma bêta reader ne l'a pas encore relus, et je crois que je me suis un peu trompé des fois en inversant Cullen et Mansen ! Désolé, l'habitude... =S

Sur ce, merci d'avoir lu, et si vous pouviez laisser une petite Review, rien ne me ferait plus plaisir !! :D A bientôt !

*

P.S. Allez vois ma bande annonce de la fiction ! Je vous en parle en haut !!!