Heey !Salut messieurs dames ! :) [je ne pense pas qu'il y ai de mec qui lise la fiction, mais bon, on sait jamais ! :) ]

Je suis raviiiiie. Et oui, 169 Review ! Franchement, je m'attendais pas à ça en l'écrivant cette fiction, mais si vous saviez comme ça me fait plaisir ! Mais ça met la pression aussi, parce que quand on rate un chapitre, on risque de décevoir encore plus de lecteur ! Je remarque d'ailleurs encore que la pluspart de mes lecteurs sont des anonymes, qui ne sont pas inscrit. Je me demande pourquoi...

En tout cas, me voila de retour de mon bled pommé, avec un ptit chapitre, et une One-Shot que j'ai posté hier soir avant de dormir. J'ai sautté de joie quand je suis rentrée et que j'ai vu 147 messages non lu dans ma boite Gmail ! Vous pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir !

Bon, allé, j'arrête les bavardages inutiles ! Je tiens juste à vous dire deux choses: primo, je m'excuse pour ce chapitre, qui ne me satisfait pas moi même, mais je n'avais pas d'inspiration pendant ces vacances pour FHSHC... Désolé ! Secondo, si vous avez le temps, vous pouriez passer lire mon One-Shot... Please ?

Bonne lecture ! :)


Note: Bon, je vous préviens, je ne sais absolument rien sur la ville de New York ! Ni les endroits spécifiques, hôtels, parcs... Rien ! Donc, n'essayez pas de replacer tout ça ! Ensuite, je ne sais pas si New York possède des plages (je pense, sa borde la mer, quand même...), mais bon, moi j'ai décidais que oui, mais qu'il faisait froid ! Que ce soit vrai ou pas, je n'y porte pas une grande importance, parce que ceci est une fiction ! J'aurais bien vérifié si il y a des plages, le climat et tout, mais là où j'écris, je n'ai pas internet, donc...


Dire qu'Alice était énervée était un euphémisme. Elle n'avait pas souri depuis le début de la soirée, et semblait se désintéresser de tout, sauf de la grande suite qui nous contiendrait tous, tout à l'heure. Et quand j'eus le malheur de demander pourquoi nous n'étions pas dans la maison de vacance de Rosalie, comme c'était prévu à la base, Alice me fusilla du regard si méchamment, que même Emmett se tut, avant de m'expliquer à mi-voix que la maison de vacance de Rosalie était en travaux, et que sa mère nous avait donc réservé des chambres à l'hôtel. Je n'aborda plus le sujet de l'hôtel, trop effrayé par Alice, et sa morosité.

Nous sortîmes finalement du restaurant, et mon regard se tourna vers l'océan qui longeait la côte. J'avais bien des fois vu l'océan qui bordait Seattle, mais ce n'était en rien comparable avec la vision de New York, éclairée par ses illumination, se reflétant dans les vagues de l'Atlantique. Rosalie, qui avait assisté à ma mine enthousiaste décréta que nous allions faire une petite balade près de la mer, sans même laisser à quelqu'un le plaisir de répliquer. Emmett accepta sans rien dire, Jasper haussa les épaule, indifférent, alors qu'Edward approuvait vivement l'idée de Rosalie. Alice bouda, et demanda la raison de se brusque changement de programme. La blonde répondit d'un ton calme et dégagé:

-A voir la tête de Bella qui regardait la baie de New York, je me suis sentie obligée de faire un geste.

-Quelle bonté... gloussa Edward, alors que Rosalie le fusillait du regard.

-Tu n'es jamais allée à New York ?! S'exclama Alice, en me dévisageant.

-Euh... non. Répondis-je, quelque peu perdue.

Alice et Emmett se stoppèrent, la mine exorbitée. Rosalie roula des yeux, Edward soupira, et Jasper sembla soudain avoir une idée.

-Mais comment c'est possible ?! Enfin, Paris, je veux bien, c'est pas dans le même continent... Mais New York ! C'est les États Unis ! Lança Alice.

-Je voyage pas beaucoup... Répondis-je.

-Et Las Végas ? San Francisco ? Mexico ? Tenta Emmett, proche de la panique, pour une raison que je ne parvenais pas à comprendre.

-Mexico c'est pas aux USA, Emmett... Rappela Rosalie, d'un ton las.

-Non, non, et non. Soufflais-je, exaspérée.

-Mais comment c'est possible... Je comprend pas ! Moi je passe presque jamais un Week End, tranquillement chez moi ! S'exclama Alice.

-Et bien moi si. Répondis-je.

-Quel enfer sa vie doit être, n'es ce pas, Alice ? Demanda Jasper, en se rapprochant de la petite brune qui me fixait d'un air hébété. Vous savez quoi ? Je pense qu'on devrait lui rendre hommage !

-Yeah !!!! s'exclamèrent en cœur Alice et Emmett.

-Mais on fait comment ?! Demanda Alice, soudain en pleine concentration.

-On pourrait... Manger que dans des Fast Food...? proposa Emmett.

-Je ne manges pas que dans des Fast Food ! Grognais-je, passablement énervée par cette histoire d'hommage.

-Naaaaaan !! Je veux bien rendre hommage, mais pas question de prendre dix kilos ! Refusa Alice, sans même m'écouter, ce dont je commencer à grande peine à m'habituer.

-Et si... commença Jasper. Et si, on vivait comme les prolétaires dans la suite ? Les conditions sont i-d-é-a-l-e ! Six personnes, une chambre... On a cas dormir à plusieurs sur le canapé, ou dans le lit, et on rendra ainsi hommage aux conditions désastreuses de vie de Bella !

-Je ne vis pas comme... commençais-je, très en colère, avant qu'Edward et Rosalie me stoppe, un sourire malin sur les lèvres.

-Oh ouiiii !! C'est vraiment une bonne idée !!! s'exclama Alice, en sautillant.

-Je suis partant ! C'est parti pour un Week End, à la prolétaire ! Répondit Emmett, tout sourire.

D'un pas joyeux et sautillant, Alice alla appeler un taxi. Rosalie et Edward rigolèrent, alors que Jasper semblait fiers de lui. Moi, j'en étais bouche baie.

-Waouh... C'est assez effrayant l'emprise qu'a Jasper sur Alice...

-J'te l'fait pas dire !! s'exclama Rosalie, entre deux rires.

-Hey ! Vous vous bougez un peu ! Le Taxi va pas vous attendre ! S'exclama Alice, depuis la petite voiture jaune qui attendait sur la bas côté.

-'Lice... On rentre pas à six là dedans ! Partez devant à la plage privé de mon père, on vous rejoint ! Répondit Rosalie, soudainement blasé. Elle jeta un coup d'œil à Edward, puis rajouta rapidement. Prenez Edward avec vous !

-Pardon ?! S'exclama Edward. Je peux savoir pourquoi tu me jette comme ça ?

-Parce que, mon cher Mansen. Maintenant t'amène ton joli petit cul dans la voiture là bas, ou je te promet qu'il aura beaucoup plus de mal à plaire aux clientes ! Sourit Rosalie, de manière sadique et presque effrayante.

Edward grogna, et rentra dans le taxi. Je me tournais vers Rosalie, étonnée, et quelque peu perdue. Elle claqua la langue, et me sourit, de manière presque aussi menaçante qu'à Edward, et alla à la rencontre d'un taxi. Elle lui donna une adresse à laquelle je ne retins que son nom de famille et le mot « Private Beach », avant de se retourner vers moi.

-Commençons par le commencement... marmonna-t-elle. Edward sait que Jane t'a écrasé le nez.

Ce n'était pas une question, mais plutôt une affirmation. J'acquiesçais faiblement, cherchant à savoir où elle voulait en venir. Elle sembla réfléchir à quelque chose, puis se tourna vers moi, et me demanda où j'avais disparus après le cour de Biologie. Je maudissait la quelconque personne qui avait rapporté tout mes fait et gestes aux membres du cercle, et lui dis simplement que j'étais avec Edward. Elle opina, et me fit signe de continuer, sachant pertinemment qu'il y avait autre chose. Je lui expliquais alors rapidement tout mon après midi, mon cour, ma sortie avec Edward... Jusqu'à mon cour de Social.

-Je me disais aussi, vous avez bien plus de facilitée à communiquer sans vous taper dessus. Et, juste au passage, vous êtes tout les deux stupides. Enfin...

-Qui d'autre est au courant ? Demandais-je, en désignant mon pansement.

-Jasper. Il a tout de suite compris. Même si il n'en a pas l'air au premiers abord, c'est quelqu'un de très attentif et attentionné. Ah, et au passage, Bells, Ed' s'en veut.

-Je sais. Soupirais-je. Je comprend un peu pourquoi, mais... C'est pas comme si il avait dit à Tanya de me mettre un coup de point dans la face comme ça...

-T'es à la 'phase' combien ? Demande ironiquement Rosalie, en parlant des Quatre Phases de Tanya.

-Et bien... Elle m'a dit que j'étais à la phase trois. J'ai jusqu'à Noël pour disparaître de sa vie... Sinon j'entre dans la phase quatre. Et là, ma vie devient un enfer permanent, pour moi, mon père...

Rosalie se rapprocha de moi, et me dit d'un ton dur et froid.

-Fais ça, et je te promet que c'est moi qui te fait entrer en phase quatre. Je déglutis difficilement. Alors t'as plutôt pas intérêt à écouter l'autre pimbêche. Si tu disparaît de la vie d'Edward -et de la notre, en même temps- t'as plutôt intérêt d'avoir une bonne raison qui n'implique pas Tanya. Cette fille, c'est pire qu'une hyène et un vautour mélangé. Mais elles sont deux, et on est cinq. Alors vaut mieux pas pour elles qu'elles nous cherchent. Et ne t'avises pas de dire que nous n'avons pas à faire ça, sinon je te promet que je déverse toute ma mauvaise humeur sur toi !

Je souris à la dernière remarque de Rosalie. Elle soupira, et se retourna vers sa fenêtre. J'en fis de même et me mis à contempler les nombreuses rues parcourues. New York la nuit était magnifique. Je n'étais jamais allé plus loin que Seattle, et je n'avais voyagé qu'une fois hors du pays, et c'était pour aller passer une semaine à Jacksonville, avec ma mère et mon père. Sinon, je me contentais d'un voyage de deux semaine près du Mississipi, chez de la famille à mon père, aujourd'hui décédé. Je jetais un coup d'œil à Rosalie, qui était en train de répondre à un texto, souriante.

-Dis moi Bella, tu as un numéro de portable ? Demanda cette dernière, en relevant la tête de son téléphone, fière d'elle.

-Euh... Ouais. Je crois...

-Comment ça tu crois ?

-Et bien, je sais pas si mon père à résilié l'abonnement, ou si... Il l'a gardé.

-Hein ?

-De toute façon, je l'ai pas avec moi. Coupais-je rapidement.

Rosalie n'insista pas, et se retourna vers sa fenêtre. Le portable dont je m'étais servie, c'était l'ancien portable de ma mère, et je n'étais pas sure qu'il garde un abonnement pour un téléphone que je n'utilisait pas. Il me rappelait trop de souvenirs, et je n'avais de toute façon, pas grand monde à appeler. Je soupirai, et retournai mon regard vers la fenêtre. Je n'avais personne à appeler. Les seuls 'amis' que j'avais eu avaient vite cessé de tenter de me parler... J'étais resté un an au lycée de Forks, et durant toute cette année je n'avais de cesse de travailler, pour enfin entrer dans cette académie de riche, dans laquelle j'étais sure de pouvoir réaliser la promesse faite à ma mère...

-Bella ? On est arrivé... m'appela Rosalie, de l'autre bout de la voiture, en me faisant sursauter.

-Oh ! Oui, désolé, j'étais perdue dans mes pensées...

-J'ai vu ça... Allé viens, Jasp' et Eddy-Chou vont s'impatienter... Alice et Emmett veulent jouer à « action ou vérité »... soupira la grande Blonde.

-Ils ont quel âge ? Bougonnais-je. J'ai pas joué à ça depuis... Le primaire !

-Va savoir... souffla mon amie, avant de donner de l'argent au chauffeur et de sortir.

D'un pas lent, nous sortîmes du taxis, et Rosalie m'emmena près d'une grande maison, qui devait être sa maison de vacance, compte tenus du nombre faramineux de travaux entrepris. Elle se dirigea de sa démarche droite vers un portail en fer forgé, où était écrit de manière élégante: « Plage Privée des Hale ». Je passais le petit portail, et Rosalie s'effaça pour me faire admirer sa plage privé. Je retins encore une fois une soupir d'émerveillement. Face à moi, 200m de plage de sable qui bordait la baie de New York, et qui donnait une vue parfaite sur l'horizon. Assis en tailleur autour d'un point imaginaire, Edward et Jasper sourirent ostensiblement à notre arrivé, ravis de ne plus être les deux seuls jouets d'Emmett et Alice. Ces derniers nous appelèrent, et nous dûmes les rejoindre. Emmett nous proposa rapidement des places de part et d'autre de lui, mais Rosalie l'entendait d'une autre oreille, et elle s'assit entre Edward et Emmett, me tirant entre elle et Edward. Emmett bougonna, mais ne dis rien: il ne fallait jamais, au grand jamais ! contrarier Rosalie quand elle faisait quelque chose sans te demander ton avis.

Alice tapa dans ses mains plusieurs fois, et le jeu repris. Les actions et les vérités s'enchainèrent, rendant à chaque fois mes joues un peu plus rouge. Quand, Emmett désigna Jasper, qui bougonna. Ce derniers eus le malheur de choisir 'Action', par peur de la prochaine vérité qu'Emmett allait bien pouvoir sortir -et aussi, parce que, selon Rosalie, les vérités d'Emmett étaient une sorte de préparation pour rende l'action encore plus terrible- et il se retrouva à plonger en boxer dans la mer gelée. Il ressortis rapidement, alors que nous riions, et se jeta sur Alice, qui poussa un cri suraiguë. Emmett et Jasper échangèrent un regard qui n'augurait rien de bon, en particulier avec la mer à cette distance. A deux, ils saisirent Alice, qui se débattait comme une folle, et la jetèrent à l'eau. Par vengeance, et solidarité féminine, Rosalie se leva, et poussa les deux garçons à l'eau, en équilibre sur un rochet. Ils ressortirent, hilares, et Emmett pourchassa Rosalie, sous les rire d'Alice, visiblement ravie de ne plus être la seule mouillées contre son gré. Je me levai à mon tour, histoire de voir où en était Alice qui bataillait à sortir de l'eau avec Jasper qui l'en empêchait, et Edward me suivit.

-Vous êtes de vrais gamins... rigolais-je, alors qu'Edward jetait une pierre en ricochait juste à côté d'Alice, la faisant sursauter.

-On a pas pus l'être étant jeune, alors on se rattrape... Répondit ce derniers, en souriant.

-Comment ça ? Demandais-je, un peu perdue -à croire que ça devenait une habitude !

-Quand tu viens d'une famille de riche, comme les nôtres, tu passe ton enfance dans des écoles strictes et class, et quand tu rentre, tes parents ne sont pas là pour te demander comment s'est passé ta journée, ou autre... Tu ne pars pas en vacance, tes parents ont trop de travail... Et, à l'école, tu ne peux pas t'amuser, ce n'est pas digne d'un héritier...

-Je vous plains. Finis-je, sincèrement.

-On est pas les plus à plaindre. Répondit il, en faisant un deuxième ricochet, loin d'Alice cette fois.

-Bon, ça va. Compte tenus de ça, je vous pardonne de me faire jouer à des jeux aussi embarrassant... marmonnais-je.

-Je vois pas pourquoi tu dis ça... C'est mignon de ne pas vouloir écraser les petites araignées. Pouffa Edward, en se tournant vers moi, son sourire jusqu'aux oreilles, en déblatérant une des vérités qu'Alice m'avait extirpé.

-Très drôle ! Grognais-je.

Il rit de nouveau, et Emmett jeta Rosalie à l'eau au même moment, qui poussa un cris de terreur, en y sortant. D'après ses hurlements, l'océan était glacé. Emmett rit goulument, fier de son effet, et se tourna vers nous.

-J'arrive toujours à mes fins ! Rigola-t-il, en levant ses pouces en signe de victoire.

-Ouais... T'es le plus fort. Répondis-je, alors qu'Edward soupirait.

-Aaaaaaaah !! Bella ! Miséricorde ! S'exclama Emmett, en prenant une pose théâtrale. Tu n'es pas mouillée !

-Et je compte bien rester sèche j'ai suffisamment froid comme...

Je n'eus pas le temps de finir mon avertissement, qu'Emmett me poussait déjà en arrière. Paniquée, je saisis la première chose qui me vins à la main, mais le sort était contre moi, et mes doigts se refermèrent sur le poignet d'Emmett, qui se jeta avec moi dans l'eau. J'entendis au passage les rires d'Edward. Je sortis rapidement de l'eau, et jetais un regard noir à Emmett, avant de sortir, grelotant, Rosalie à ma suite.

-Je te promet que si je meurs de froid, je reviendrais des morts et je te hanterait toute ma vie. Grognais-je rapidement, avant de me replacer avec Edward, au sec.

Rosalie se joint à moi, et Edward pouffa, en voyant nos vêtements dégoulinant. Je lui jetais un regard noir, et lui reprochais de ne pas m'avoir aidé, ce à quoi il répondit qu'il n'en avait pas eut le temps. Rosalie me jeta un regard en biais. Silencieusement, et discrètement Emmett et Jasper se dirigèrent hors de l'eau. Je compris ou elle voulait en venir, et acquiesçais doucement.

-Eddy-Chou, sais-tu que nous sommes deux femmes ? Demanda Rosalie.

-Jusque là, ça va... marmonna Edward, énervé par le surnom.

-Connais tu ce que l'on appelle, la solidarité féminine ? Demandais-je, en levant les yeux vers lui.

-Je vous arrête tout de suite, je suis trop lourd pour vous. Répondit Edward, en souriant.

-Qui as dis que nous allions te jeter à l'eau ? Demanda Rosalie, posemment, un petit sourire énigmatique sur les lèvres.

Edward pâlit, et essaya de se retourner, mais je lui tenais fermement le poignet droit, et Rosalie en faisait de même avec l'autre. D'un pas rapide, Emmett et Jasper arrivèrent par derrière, et jetèrent Edward à l'eau, dans un magnifique 'SPLACH'. Il ressortit de l'eau rapidement, et je fus heureuse que la plage soit dans la pénombre, parce que les rougeurs de mes joues devaient être assez imposante. Ses cheveux cuivrés laissaient tomber des goutes d'eau tout le long de son visage, ou se collaient à sa peau, et il passa une main dans ses cheveux, les remettant en place, ce qui le rendait encore plus attirant qu'avant. « Ce qui n'est pas peut dire... » Gloussa la voix mièvre-optimiste, et je soulignais le grand retour de mes réflexions internes et stupide.

-Solidarité Féminine... Depuis quand vous êtes des femmes, les gars ? Grogna Edward.

-Depuis toujours, Chérieddy, nous sommes des travestis ! Homme le jour femme la nuit ! Je suis Emmetta et voici Jaspetta. Répondit solennellement Emmett, en riant, avant que Jasper et lui ne plongent en bombe à côté d'Alice, qui poussa des cris surpuissant.

Edward sortit rapidement de l'eau -du moins, aussi rapidement qu'il le pouvait avec Emmett, Jasper et Alice- et vint vers moi, un petit sourire aux lèvres.

-Tu me payeras ça.

-Je n'ai rien fais. Me défendis-je.

-C'est à cause de toi que je suis trempé.

-T'avais cas venir m'aider...

-Faut penser aux conséquences avant de faire quelque chose... Répondit Edward, en jetant sa chemise sur un rocher, et en s'avançant vers moi.

-Edward... Répondis-je en reculant. T'as pas intérêt, je suis déjà gelée...

-Déjà. Finit-il, en m'agrippant et se jetant à l'eau.

Je poussais un cri, alors qu'il riait et m'agrippai à son coup. Je sentis l'eau froide rentrer en contact avec moi, et je frissonnait. Edward passa un bras autour de ma taille et il nous remonta tout les deux hors de l'eau en rigolant toujours. Alice me rejoignit rapidement, en riant elle aussi, Emmett derrière elle.

-Good Job, Chérieddy ! S'exclama le grand brun, avant d'ébouriffer mes cheveux.

-J'ai changé d'avis, si je meurs de froid, je reviendrais te hanter toi, pas Emmett. Grognais-je à l'adresse d'Edward, qui sourit.

-Au moins j'aurais un petit souvenir de toi.

-Bon, Emmetta, Jaspetta, Chérieddy, & co, et si on allait sécher, parce que je ne pense pas qu'un taxi nous accepte trempé... proposa Rosalie, hors de l'eau.

-Oh non ! Rose... On va mettre des heures à sécher, et Bells va mourir de froid et ensuite elle va hanter Edward. Se plaignit Emmett, en sortant.

-Vous en faites pas. Répondit Alice, en sortant à son tour. Je vais appeler l'hôtel, et les rappeler à mon bon souvenir ! On va voir si on a pas une voiture...

-Elle est machiavélique... marmonnais-je, alors qu'Edward et Jasper riaient.

Apparemment, Alice avait oubliée qu'elle était de mauvaise humeur, ce qui ne me rassura pas tellement...

[...]

Nous arrivâmes à l'hôtel à minuit passé, et Alice nous ordonna à tous de nous mettre au lit, à peine la porte de l'hôtel franchie, pour pouvoir être d'attaque demain, pour le 'Re looking' de Bella-la-prolétaire-qui-n'a-pas-de-goût-vestimentaire en Bella-l'hôte-qui-a-des-fringues-aussi-belles-que-celles-des-gens-normaux'. Je grognai à cette appellation, mais Alice et Rosalie n'y firent pas cas, alors qu'Emmett, Edward et Jasper avaient des mines compatissantes à mon adresse. Nous rentrâmes dans l'ascenseur, et Rosalie se tapit directement dans un coin proche de la porte, la mine fermée, et les yeux clos. Alice se plaça à côté d'elle, et les trois garçons se mirent à l'autre bout. J'avançais péniblement vers eux, étonnée par leurs attitudes. Mais à peine l'ascenseur eut il monté deux étages, que Rosalie se précipita vers le bouton 'STOP', et arrêta l'ascenseur au troisième.

-Rose, on est au 10°... dit doucement Jasper.

-J'y vais en marchant. Répondit rapidement Rosalie, en sortant de l'appareil.

-On vient. Ajouta Alice.

-Non. Je monte des étages ! Je m'en vais pas me balader dans New York la nuit ! Vous n'allez pas tous m'accompagner !

-Au moins va y avec quelqu'un, Rose... Tenta Edward.

-Je t'accompagne. Dit Emmett, en sortant à son tour.

Rosalie soupira, mas laissa Emmett, faire. Rapidement, Jasper appuya sur le bouton qui menait au 10° étage.

-Elle est claustrophobe ? Murmurais-je

-Oui. Répondit Edward.

-Mais pas que ça. Rajouta Alice, en soupirant.

-Je te conseille d'y réfléchir plus tard. Dit Jasper, d'un ton simple. Rosalie est Rosalie, et comme chaque personne elle a une blessure au fond elle. Et, elle n'est pas trop du genre à la montrer.

J'acquiesçais doucement, et Alice reprit, d'une voix musicale et guillerette.

-Mais ne t'inquiètes pas, les choses paraissent graves, et complexes, mais en réalité se ne sont... Que de petits problèmes qu'on a du mal à régler.

-Royce n'était pas un 'petit problème'. Grogna Edward, visiblement énervé contre ce 'Royce'.

-Changeons de sujet. Dit rapidement Jasper, en me jetant un coup d'œil.

Je me sentais mal. Comme si j'étais au milieu de quelque chose dont je ne faisais pas partie. Une intruse. Alice se rapprocha doucement de moi, et me glissa à l'oreille, alors que Jasper et Edward sortirent de l'ascenseur.

-Arrêtes de te croire au milieu de quelque chose qui ne te regarde pas ! Ça se voit que tu ne te sens pas à ta place ici, mais nous sommes tes amis, Bella, et tu as ta place auprès de nous, nos problèmes, et nos amusements. Du moins, si tu veux...

Elle me jeta un petit coup d'œil perplexe, et j'acquiesçai, un léger sourire sur les lèvres, avant d'avancer à la suite de Jasper et Edward.

Il était sur que Rosalie avait un problème. Ou du moins, qu'elle en avait eut un. Je me souvins qu'Edward l'avait rapidement mentionné dans la labyrinthe, et je venais d'en avoir la confirmation dans l'ascenseur. Je me souvenais de sa posture, son air, et la manière qu'ils avaient eus de se placer. « Royce... Qui sa peu bien être ? Et qu'es ce qu'il a fait ? ». Tout un assemblage de scénario tournait dans mon esprit, sans jamais vouloir s'arrêter.

-Bells ! On est arrivé ! M'appela Alice, alors que je restais plantée dans le couloir, sans bouger.

Je rentrai rapidement dans la chambre, et je vis Alice et Edward guetter mon expression. Je retins mon souffle. La suite était aussi grande que la superficie du bas de ma maison. Une cheminée harmonisait le centre de la pièce, et autour, était organisé toute sorte de sièges et poufs, et canapés. Deux portes étaient fermées, dont une qui contenait la salle d'eau, bleu, grande, tout compris -hammam, baignoire grand lux, jacuzzi...- et l'autre la chambre -qu'Alice décréta comme la notre- immense aux murs immaculés et ornés de jolis tableaux qui rehaussaient la couleur de la pièce. Dehors, un balcon assez imposant, et remplis de plantes vertes et qui surplombait d'une merveilleuse vue la mer de tout New York.

-Wow... murmurais-je, alors que je me laissais tomber sur une chaise de la terrasse. J'imagine que vous voyez ça tous les jours, mais moi...

-T'en fais pas, on comprend. Sourit Alice.

-En fait, non, elle ne comprend pas, mais elle trouve que ça lui donne des airs noble de se montrer humble et compréhensive. Expliqua Jasper, alors qu'Edward et lui se mettaient à rire.

-La ferme Jasper ! Grogna Alice, avant de se mettre en boule sur une chaise. Bon, demain matin on commence par quoi Bells ? Maquillage ? Coiffure ?

-Commencer par les vêtements pour lui trouver un style plus délimiter serait mieux, Alice. Répondit la voix de Rosalie, qui venait d'entrer dans la pièce.

-Oui, tu as raison, Rose. Marmonna Alice, soudain pensive.

-Bon, je sais pas vous les gars, mais moi je sens que je vais tomber dans les pommes sous peu, alors sur ce, je vais dormir. Dit Emmett, dans un bâillement.

-On va tous, dormir. Répondit Alice, en nous fusillant tous du regard. Demain, levé à 7 heures tapante pour aller déjeuner à 7 heures 30. A 8 heures 30 au plus tard, on doit être près pour partir. Les magasins ouvrent à 9 heures. Pas de question, au lit !

-'Lice, ont est six, et si on doit tous se laver, s'habiller se préparer... commença Rosalie, avant d'être brutalement coupée par Alice.

-Tu as raison ! Levé 6 heures !

-Six heures ?! Mais Alice, on est en Week End ! M'indignais-je, alors qu'Alice partait se coucher en m'ignorant tout bonnement.

-Bon courage, camarade. Rigola doucement Emmett, face à ma mine déconfite.

-Comment ça ?! Toi aussi tu te lèves ! Rétorquais-je .

-Non, petite sotte, moi je dors, et avec Jasp', Ed', on vous retrouve dans un resto à midi !

-Bande de lâcheur ! Grognais-je, alors que Rosalie prenait la suite d'Alice. Pourtant Rosalie a dit qu'on était six a se préparer.

-Sérieusement Bella, tu crois qu'une heure trente nous suffirait à tous pour se préparer, alors qu'Alice et Rosalie se réservent la salle de bain 30 minutes minimum ? Répondit Edward, appuyé sur la balustrade du balcon.

-Bande de lâcheur ! Répétais-je. N'espérez pas vous en tirer à si bon compte !

[...]

Le ronflement de Charlie n'était pas quelque chose de discret, mais il était assez régulier, et j'arrivais à passer outre. Ors, le grondement bestial d'Emmett ne remplissait pas les même fonctions. Je glissais sur le côté une énième fois, et j'entendis Alice soupirer. Je m'excusais faiblement, quand, Rosalie se leva du lit que nous partagions toutes les trois.

-Où tu vas Rosalie ? Demandais-je, faiblement.

-Je vais m'aérer, et si jamais je ne trouve pas le sommeil ensuite à cause des ronflements de grizzly de l'autre crétin, je tus Emmett a main nu. Répondit Férocement la blonde, en mimant avant ses mains ce qu'elle jugeait comme l'étranglement parfait.

-Je t'accompagne, soufflais-je, en me levant. Alice, tu viens ?

-Non, il faut que je sois d'attaque pour demain. Grogna cette dernière, avant de s'enfoncer un coussin sur la tête en jurant contre son ami qui semblait dormir à point fermé, nous empêchant à nous de dormir.

D'un pas rapide et colérique, Rosalie sortit de la chambre, et j'entendis le bruit des portes vitrées. Je m'apprêtais à sortir de la pièce, quand un rapide coup d'œil dans le miroir m'arrêta: je portais la nuisette de Rosalie. Alice avait refusé que j'amène un seul vêtement, et je devais donc leur emprunter des affaires pour pouvoir m'habiller. Je n'avais pas trop chercher à comprendre quand elles m'avaient donné ça en pyjama -de toute façon, personne ne le verrait en temps normal !-, mais sortir de la chambre où je croiserait peut être Edward et Jasper réveillé alors que je portais une robe qui dévoilé une grande partie de mon décolleté, ainsi que le haut de mes cuisses n'était pas envisageable. Je jetais rapidement un regard circulaire à la pièce, et saisit ma veste. Elle ne cachait peut être pas mes cuisses, mais au moins on ne voyait pas le haut de la nuisette à dentelle.

Je passai doucement le pas de la porte, et jetai un regard inquisiteur à la pièce. Emmett était installé sur le canapé central, sur le dos, et les deux autres canapés -qui devaient à la base contenir les deux autres garçons- étaient désespérément vide. Je me félicitais d'avoir pris la veste, et ouvris à mon tour la baie vitrée. Mais, comme à mon habitude, je me pris les pied dans la petite marche surélevée, et m'étaler de tout mon long contre la rambarde, dans un juron sonore. J'entendis le ricanement de Rosalie, ainsi que les rires moqueurs et inquiets de Jasper et Edward, qui s'approchèrent de moi.

-Tu nous a fais une jolie chute, Bella. Se moqua doucement Jasper, en m'aidant à me relever.

-Qu'es ce que tu fous avec une veste ? Grogna Rosalie.

-J'avais froid.

-A l'intérieur ?! Te fous pas de moi, Swan, je ne suis pas née de la dernière pluie !

-Vu le peu de peau que recouvre ta nuisette, je savais déjà que j'allais me geler. Rétorquais-je, alors que Rosalie soupirait.

Ce n'était qu'un demi mensonge, mais cela parut satisfaire Rosalie -du moins la faire arrêter de poser des questions. Je me tournai vers la baie sombre et mouvementée de New York, frissonnant de haut en bas. Edward parut s'en rendre compte, mais ne fis rien d'autre que de froncer les sourcils. Jasper et Rosalie discutaient avec entrain d'un sujet que je ne parvenait pas trop à saisir, et dont je ne cherchais pas plus à savoir le contenus.

Quand, au bout d'un énième ronflement d'Emmett, Rosalie réveilla toute sa mauvaise humeur, et s'indigna d'une voix forte:

-Non, mais c'est pas vrai ! Il est trois heures du matin, ça fait plus de deux heures qu'il ronfle et jamais ça s'arrête !! Qui m'accompagne pour le tuer ?

-Le plus dur ça va être pour vous, vous vous levez demain... continua Jasper, en se laissant tomber sur une chaise.

-Le plus dur ça va être pour lui demain: Alice essaye de dormir, et à cause de lui, Bella ne va pas être d'attaque demain pour son re looking. Répondit Rosalie, en se laissant tomber à côté de Jasper.

-Alice va le tuer. Conclu Edward.

-Si elle pouvait le faire maintenant, ça nous permettrait de dormir... soufflais-je

-On pourrait dormir ici... proposa Jasper, d'un ton pas trop convaincu.

-Pour qu'on se réveille à cinq heure du matin avec les oiseaux ou pour que Bella meure d'hypothermie ? Contra Edward, en soupirant, alors que je tremblais une énième fois.

-Si seulement Emmett pouvait mourir d' hypothermie... soupira Rosalie, le regard levé vers le ciel, comme si cette hypothèse la comblerait de bonheur.

-J'ai sommeil... baillais-je. Et j'ai froid.

-Que je suis bête ! S'écria Rosalie, en se levant d'un bond de la chaise, et de passer la porte vitrée. Les hôtels ont toujours...

Nous la suivîmes du regard, ne comprenant pas trop ce qu'elle voulait faire, ni ce qui 'se trouvait tout le temps dans les hôtels'. Elle vida un tiroir du salon, puis en ressortit plusieurs petits emballages de boules quies, qu'elle nous envoya. Je restais béate devant cette solution si simple, qui aurait pu être utilisée il y avait déjà un petit moment de ça. Et je n'étais apparemment pas la seule, car Jasper et Edward fixait tous deux Rosalie avec de grand yeux, alors qu'elle les saluait et se dirigeait vers la chambre.

-Je peux vous poser une question ? Demandais-je, lentement. Pourquoi je me sens aussi stupide, là, maintenant ?

-Je propose qu'on aille dormir, et qu'on fasse comme si il ne c'était rien passé. Répondit Edward.

-Bonne Nuit. Du moins, ce qu'il en reste... Finit Jasper, en se dirigeant jusqu'au canapé.

[...]

Alice voulait ma mort. Oui, c'était surement ça. Je me laissai glisser sur le côté, et tirer les couvertures au dessus de ma tête. « Il n'est que 6 heure... » bougonnais-je intérieurement, avant d'entendre le 'bong' retentissant du flacon de je ne sais quoi d'Alice tomber par terre. Rosalie tira les couvertures au dessus de moi, et je la fusillait du regard. Elle m'ordonna de me lever, et, pour toute réponse, j'abattis un oreiller sur ma tête. Il n'était pas question que je me lève ! Pas après la nuit que je venais de passer, et surtout pas pour aller passer ma journée à essayer toute sorte de vêtement. Mais Alice était perfide, et, elle émit un petit rire synchronisé avec Rosalie, avant d'ouvrir les fenêtre en grand. Je frissonnai, grognai, et me levai finalement, non sans les fusiller froidement du regard. « Elle me payeront ça ! » Je me dirigeais d'un pas trainant hors de la pièce, allant presque jusqu'à la salle de bain, quand, Alice me poussa rapidement du passage, et s'enferma dans la pièce. Je me retrouvai comme une idiote, plantée debout au milieu de la pièce, une boule de fringue dans les mains, en nuisette, totalement endormie, alors que les trois garçons dormaient encore. Sans trop chercher à savoir ce que je faisais, je m'assis sur le premiers canapé que je vis, et j'entendis Jasper pousser un petit cri. Il releva sa tête encore bouffie des oreillers, et me regarda, un œil ouvert, un œil fermé.

-Bella ?! Mais qu'es ce que...?

-Pousse toi j'ai besoin de dormir. Baillais-je, alors que Rosalie faisait tomber dans un gros 'BANG' quelque chose.

Edward émergea à son tour des couettes, et nous regarda à tour de rôle, Jasper et moi. Il regarda finalement le réveil, et se jeta en arrière sur le canapé.

-Il est six heures ! Vous avez besoin de faire tout ce bruit ! Grogna-t-il.

-Je te signale que moi aussi on m'a réveillé. Rétorquais-je, froidement.

-Je veux dormir... se plaignit Jasper, en se laissant retomber sur le canapé.

-Roooooooose ! Où il est mon shampoing ? Cria Alice depuis la salle de bain.

-Qu'es ce que j'en sais ! T'as qu'a venir voir !

Alice soupira, et ouvrit avec perte et fracas la porte de la salle de bain, en jurant, une petite serviette blanche l'entourant étroitement, et les épaules encore pleines de savon. Jasper déglutit difficilement, et Edward jura à son tour.

-On peux pas dire que tu sois pudique, Alice... marmonna-t-il, alors qu'Alice repassait, son shampoing à la main, en tirant la langue à Edward.

-La serviette couvre autant que la nuisette à Bella, mais elle ça à pas l'air de te déranger... répondit elle, avant de s'enfermer dans la salle de bain.

Réalisant soudain les paroles d'Alice, les rougeurs d'Edward, le rire de Jasper et ma tenue, se fut à mon tour de jurer, et je me levais d'un bon pour aller chercher une veste dans ma chambre, ou quoi que se soit qui me couvre un peu plus que ça. Ce qui ne devait pas être trop difficile à trouver... Je pris rapidement le manteau de Rosalie, et ressortis m'assoir sur le canapé de Jasper.

- Bon, j'imagine que j'arriverais pas à me rendormir... Soupira Edward, en se relevant de son canapé.

-Moi non plus.. soupira Jasper, en se relevant à son tour. Alors on peut...

-S'occuper d'Emmett...? Sourit Edward, visiblement ravis de pouvoir enfin se venger.

Lentement, ils lui retirèrent sa couverture, sans que je comprenne trop pourquoi, et prirent des marqueurs dans la commode. Tout en gloussant, ils commencèrent à faire plus ou moins de dessin sur le torse ou le visage de leur ami, sans que celui ci ne se réveille. Une fois fiers de leur œuvre d'art, -ce qui prit bien trente minutes- Alice sortit de la salle de bain, et éclata d'un rire cristallin.

-Vous savez quoi les gars, j'ai mieux qu'un peu de marqueur sur la peau qu'il faut enlever... On va pas le réveiller.

-Mais, pourquoi ! S'exclama Edward, outré. Nous on est bien réveillé.

-Je vais laisser le soin à la femme de chambre de le faire. Sourit Alice, d'un air conspirateur, avant de pénétrer dans la chambre.

-Elle est diabolique... marmonnais-je, en la suivant du regard.

Edward et Jasper acquiescèrent, souriant, et je me dépêchais de me rendre dans la salle de bain, avant que Rosalie ne la prenne à son tour.

[...]

-Arrêtes de toucher ces fichus boutons on dirait que t'as des TOC ! S'exclama Edward, en retirant ma main de mon chemisier -ou plutôt, de celui de Rosalie.

-Je sortirais pas comme ça. Bougonnais-je, en croisant les bras.

-Alors dépêche toi d'aller fouiller dans les affaires de Rose ou d'Alice pour voir si y'a pas quelque chose pour cacher ton décolleté ! Soupira Edward. Fais vite avant que Jasper n'ai fini de se préparer.

-Je suis prêt ! S'exclama Jasper, en sortant de la salle de bain.

-Je vais pas fouiller dans les affaires de Rosalie, ni celles d'Alice ! M'exclamais-je.

-Beh alors arrête de te traumatiser, et lâche ces boutons ! Rétorqua Edward.

-Pourquoi cette scène de ménage ? On dirait un vieux couple... soupira Jasper, en se laissant tomber sur le divan.

-Elle trouve que ses vêtements sont trop échancrés et elle développe un trouble obsessionnel du comportement en tripotant ses boutons de chemises ! Grogna Edward, alors que je rougissais jusqu'à la racine des cheveux.

-Pourquoi tu vas pas voir dans les affaires de Rose et Alice ? Demanda Jasper, en relevant un sourcil.

-Je vais pas fouiller dans leurs affaires sans leur permissions ! M'exclamais-je outrée.

-Bon, j'y vais moi, parce que sinon on va encore y être demain. Bougonna Edward, avant d'entrer dans la chambre.

Emmett émit un doux ronflement, alors qu'Edward claquait la porte. Je croisais mes bras sur ma poitrine, me forçant à adopter une mine boudeuse, et attendis obstinément qu'Edward ressorte. Alice et Rosalie m'avait viré de la salle de bain, et étaient descendues en bas pour déjeuner, nous laissant tout les trois -quatre avec Emmett qui ronflait- dans la chambre, pour nous préparer, 'et vite !', selon l'expression d'Alice. Je me laissai tomber sur le fauteuil, et Edward ressortit rapidement avec une écharpe qui s'accordait assez avec mes vêtements pour que Rosalie et Alice ne disent rien. Je le remerciai rapidement, et l'enroulai autour de mon cou, sans même porter attention à mon reflet dans le miroir: je ne savais pas ce que j'allais y voir, et préférais ne pas savoir. Jasper se leva à son tour, et nous sortîmes de la chambre pour les rejoindre.

Une fois en bas, la grande 'cafétéria', si on pouvait toujours l'appeler comme ça, se décomposé en plusieurs buffets élégamment décorés, ainsi que de petites tables nappées, dont une où se trouvait Alice et Rosalie, qui discutaient avec animation. Jasper nous entraina dans une file du buffet, -même si le fait qu'un serveur se trouve à notre disposition pour nous servir ne permettait pas d'appeler les élégantes des 'buffets'- ou un homme aux cheveux grisonnants et au regard hautain nous salua.

-Bonsoir, messieurs Withlock, Mansen, Mademoiselle. Que voulez vous petit-déjeuner ? Demanda-t-il, d'un voix presque froide, en me jetant un regard dédaigneux. Il sembla chercher dans sa mémoire qui j'étais, mes ne parvenant pas à trouver, il se rabattit sur Edward, qui le dévisageait férocement.

-Je voudrais des pains au chocolats. Et un Café serré. Et toi, Bella ? Répondit Edward, en insistant bien sur mon nom.

-Euh... Des œufs... et du bacon. S'il vous plait. Rajoutais-je rapidement, d'une petite voix.

-Et moi je vous prendrais du pain brioché avec des confitures et du beurre. Ajouta Jasper, visiblement pressé d'en finir.

-Bien, messieurs. Acquiesça le serveur, comme si je n'existais pas.

Je trouvais ça irritant, et même humiliant. Edward allait répliquer quelque chose, alors que Jasper prit la parole, d'un ton pressé.

-Bon, et bien vous apporterez nos trois plats à notre table.

Il me tira rapidement par la manche, et Edward m'emboita le pas, en fusillant du coin de l'œil le serveur du regard, qui semblait se foutre totalement de mal se faire voir par le fils Mansen. Jasper nous mena sans ménagement vers la table de Rosalie et Alice, et celle-ci jetèrent un regard mauvais au serveur, avant que Rosalie ne lance, d'une voix glaciale.

-Je vois qu'il vous a énervé vous aussi... Qu'es qu'il a fait ?

-Disons qu'étant donné que Bella ne fait pas partit de l'élite des fortunes du pays, elle ne vaut pas la peine d'être connu, ni même remarqué... soupira Jasper, en se laissant tomber à côté d'Alice.

-Pas la peine de lui parler comme à une personne normale semble plus exact. Corrigea froidement Edward, en me tirant une chaise à côté de Jasper.

-J'ai du vite partir avant que le serveur n'en prenne pour son grade... Expliqua Jasper, un petit sourire sur les lèvres.

D'un pas rapide, et d'une démarche élégante, une jeune serveuse brune se dirigea vers nous. Elle portait un plateau remplis de nos commande, et s'arrêta à notre table, réfléchissant rapidement pour voir si elle ne s'était pas trompée.

-Voilà vos commandes, Messieurs Mansen et Withlock , Mademoiselle... Swan ?!

Mon nom de famille dans sa bouche dérailla, et elle me contemplait, les yeux ronds. Je ne mis pas plus longtemps à me souvenir de cette petite voix de crécelle, assez exaspérante, et son air de toujours vouloir tout savoir.

-Jessica ? Marmonnais-je, en fronçant les sourcils.

« Qu'es ce qu'elle fait ici, elle ? » grogna la petite voix pessimiste, en souvenir de la Jessica si volage du collège.

-Qu'es ce que tu fous là, Bella ? Articula Jessica, comme si elle s'adressait à une demeurée, ce qui m'énerva au plus haut point.

-Je déjeune. Répliquais-je froidement.

-Merci, c'est moi qui t'apporte ton repas. Rétorqua Jessica, en fronçant les sourcils.

-Tu nous présente, Bella ? Demanda la voix amusée d'Alice.

-Oh... Et bien, voici Jessica Stanley. Balbutiais-je, alors que Jessica leur souriait, tout particulièrement à Edward, qui se rapprocha presque imperceptiblement de moi.

-Salut Jessica ! S'extasia Alice, avec ce sourire qu'elle réservait pour ses coups foireux. Moi c'est Alice, et La jolie blonde là -elle se resserra un peu plus vers Rosalie- c'est ma copine -elle gloussa d'une manière qui ne lui était pas du tout habituelle, et qui ressemblait plus à Jessica. Et voici Jasper, l'ex de Bella, et Edward, son mec actuel.

Je déglutis péniblement et rougis comme une pivoine, alors qu'Alice gloussait encore une fois. Edward hocha la tête, déconcerté, alors que Jessica fixait Alice, l'air effarée. Elle déposa rapidement le plateau sur la table répartissant nos commandes, avant de s'en allait, avec un bref « Au revoir ». Une fois Jessica loin de la table, je me retournai vers Alice, qui rigolait en cœur avec Rosalie, alors qu'Edward souriait avec Jasper.

-C'est quoi cette histoire ? Grognais-je.

-C'était pour la faire dégager. Expliqua Alice, entre deux rires. Tu n'aimais pas cette fille, ça se voyait, et elle non plus. Et elle bavait sur Edward. Alors, j'ai eus envie de me foutre d'elle.

Elle rigola une nouvelle fois, et je me rabattis sur mon plat, en soupirant.

[...]

-Et celui là ? Demanda Alice, concentrée sur le petit bout de tissus gris.

-Non ! Ça va jurer avec ses yeux ! Contra Rosalie

Je ne savais pas que la couleur d'un pull pouvait jurer avec mes yeux, mais ne dis rien, ce n'était pas vraiment le moment d'énerver Rosalie et Alice, alors qu'elle cherchaient désespérément un Pull qui ne fasse pas « Mamie fait les courses ». Je soupirais, et me laissai tomber sur un siège entre Edward et Jasper, qui baillaient.

-A votre avis, ça va prendre combien de temps encore ? Demandais-je, alors que les deux fille discutaient au dessus d'une robe marron sur les chances que je la mette sans rien dire.

-Jusqu'à ce soir, quand les boutiques fermeront. Répondit Jasper.

-Quoi ? M'écriais-je, en me levant d'un bond.

-Bella, elles veulent refaire toute ta garde robe. Alors attend toi à remettre une tournée de magasin demain. Soupira Edward, en sortant de sa poche son téléphone. Au fait, t'as un numéro de portable, pour qu'on puisse te joindre ?

Une petite boule se forma dans mon estomac, et je répondis, d'une petite voix que j'espérais convaincante.

-Euh... Et bien, non... Mais j'ai le téléphone de la maison si vous voulez...

-T'as pas de portable ? S'étonna Jasper, en fronçant les sourcils.

-Non. Marmonnais-je, en tentant un sourire, qui devait plus ressembler à une grimace qu'à autre chose, mais Jasper ne dit rien. Tenez, c'est mon téléphone fixe...

Je pris rapidement un petit bout de papier sur le bloc note de la petite table basse de la boutique, et leur notai mon numéro, alors que je sentais le regard d'Edward me vriller le dos. Je leurs tendis rapidement le petit papier, et ils enregistrèrent le numéro sur leur téléphone.

-Comment ça se fait que tu n'aies pas de portable ? Insista Edward.

-Euh... Je sais pas trop. Marmonnais-je. Je n'en voyais pas l'utilité...mentis-je, alors que Jasper se levait pour appeler quelqu'un.

Edward acquiesça, guère convaincu, mais ne dis rien. Alice et Rosalie revinrent finalement, plusieurs paquets à la main, et nous ordonnèrent de les suivre jusqu'à un petite boutique au style très rétro mais assez joli. Elle m'entrainèrent rapidement dans les rayons, et Alice se tourna vers moi, la mine solennelle. Elle prit une grande inspiration.

-Bella, depuis exactement deux heures, nous choisissons tes vêtements. Tu vois à peu près le style qu'il te faut, et ce qu'il ne faut a-b-s-o-l-u-m-e-n-t pas ! Donc, nous allons te laisser choisir tes vêtement, avec un droit de veto, si tu nous ressorts tes jeans sans forme. Capich ?

J'acquiesçais doucement, alors que j'entendais Jasper glousser derrière moi, et je ne devinais que trop bien le sourire en coin d'Edward. J'avançais doucement dans les rayons, et ne veillais à ne pas toucher un vêtements sans l'avoir bien choisis, comme par peur qu'Alice apparaisse entre les cintres et me saute dessus. Je choisis finalement un pull assez long -marron- et un tee-shirt bleu marine, ainsi qu'un jean -mais qui n'était pas 'informe', évitant qu'Alice ne me le reproche après- et je me dirigeais lentement vers les cabines d'essayage. Rosalie m'y attendait, une pile de vêtement dans les bras. Elle contempla d'un air suspicieux mes vêtements, mais ne dis rien. Ce qui ne fut par contre pas le cas d'Alice, qui me reprocha le trop petit choix que j'avais fais, et m'a envoyé les essayer un par un d'un ton sec, avant de repartir dans les rayons en marmonnant un petit « Faut tout faire soit même ici... », alors que Rosalie faisait tomber la pile de vêtement qu'elle portait dans ma cabine, en souriant. Je lui jetais un regard noir, et déglutis difficilement en voyant les robes, que je triais rapidement en deux tas: mettable, et immettable. Rosalie soupira, et quitta la cabine en secouant la tête, affligée.

Ça s'annoncer comme une longue, très longue journée...

[...]

Le petit café-restaurant 'Liberty' était assez peu fréquenté, et pas tellement cher, ce qui me rassura. Je ne savais pas à combien s'élevait la note de mes vêtements, mais Jasper m'avait lancé d'un ton détaché, que j'allais entendre parler du club, jusqu'à la fin de ma scolarité, ce qui me fit gémir, et fit rire Edward. Ça faisait vingt bonnes minutes que nous attendions Emmett, et les deux garçons commençaient à s'impatienter. Alice et Rosalie discutaient sur le programme de l'après midi, et je sirotais doucement mon coca. Je n'avais pas faim plus que de mesure, mais j'aurais apprécier qu'Emmett arrive plus rapidement, histoire de mettre fin au défilé d'homme et de femme, qui demandaient à chaque fois des choses aussi stupide que rébarbative -comme « Vous avez l'heure ? » alors qu'un panneau affichait celle-ci en gros format, ou bien « Vous avez un briquet ? », alors que nous étions dans un espace non fumeur- à Rosalie, Alice, Edward et Jasper, et parfois, à moi, mais c'était tout de même assez rare.

Quand, la silhouette élancée et si remarquable d'Emmett apparut dans le coin de la rue. Les mains dans les poches, le visage assez rougis, et la mine en colère, il stationna devant notre table, et grogna d'une voix froide.

-Bande de salle rat.

-Je ne te permet pas Emmett. Je n'ai rien fait. Contra Rosalie, en le fixant avec intensité.

-Qu'es qu'il y a Emmy ? Demanda Alice, d'une petite voix innocente. Mal réveillé ?

-Tu te fous de moi, salle lutin diabolique ! Je suis sur que c'est ton idée ! Ils sont pas assez intelligent pour monter un plan pareil ! Grogna Emmett, et désignant Edward et Jasper, qui se retenait de rire.

-Qu'es ce qui s'est passé, Emmy ? Demanda Jasper en tentant d'arrêter de rire.

-Qu'es qui s'est passé ?! QU'ES QUI S'EST PASSE ?! JE vais te dire moi ce qui s'est passé: Vous m'avez dessiné dessus, au marqueur pendant mon sommeil, et la femme de chambre est venue tout ranger ! Et là elle me trouve moi, avachis sur le canapé -alors que je suis milliardaire !- avec pleins de dessins stupide sur le corps ! Elle m'a légèrement secoué en gloussant, et quand je lui ai demandé ce qui n'allait pas, elle m'a répondu qu'il n'y avait rien, et elle a dit qu'elle reviendrait plus tard ! Et quand je me suis vu dans la glace, j'ai compris ce qui la faisait rire !! Et en plus, ELLE ETAIT CANON LES GARS !!!

-T'es pas en service. Rétorqua Rosalie avec mauvaise humeur, et en le plaquant sur la chaise. Et de toute façon ta « Canon », vu comment elle t'a vu elle risque pas de s'intéresser à un mec aux hobbies aussi bizarre.

-Justement Rose ! Se plaignit Emmett.

-Et je te signale, que c'était une vengeance, Emmett. Sifflota Alice.

-Je vous ai rien fait ! S'écria Emmett, d'un ton outré.

-Pardon ?! On a réussi à s'endormir qu'au beau milieu la nuit ! Répliqua Edward.

-Et alors ? C'est pas ma faute si vous êtes insomniaque.

-Emmett, je veux pas te vexer, mais la puissance de tes ronflements et mesurable sur l'échelle de Richter. Soufflais-je.

-Je ronfle pas ! s'exclama Emmett, avant de se recevoir une claque derrière la tête de Rosalie. Aïe ! Rose !

-Tu ronfles pas ? Tu te fous de moi Emmett ? Grogna Alice. Il faut que tu te fasse opérer, c'est grave ! Je crois que même le voisin a entendu !

-'Dites n'importes quoi !

-Bon, de toute façon, la discutions est close. Monsieur, on peut passer commande ? Appela Rosalie, à l'adresse d'un petit serveur rouquin, qui déglutit difficilement, et qui ne semblait pas se rendre compte que c'était à lui que Rosalie s'était adressée.

Il arriva à notre table avec des petits pas rapides, et balbutia un « Que puis-je pour vous, Mesdemoiselles, Messieurs ? ». Alice lui décocha un sourire charmeur, et ses oreilles devinrent écarlates. Jasper eut un petit rire, et Emmett passa sa commande d'un ton froid, rapidement suivit par Edward et Jasper, qui se montrèrent plus aimable. Rosalie s'amusait à se mordiller la lèvre de manière assez sensuelle, ce qui rendit les rougeurs du petit serveur encore pire que les miennes quand Edward m'avait embrassé sur la joue dans l'avion. Le petit serveur partit au pas de course après avoir pris nos commandes, et Emmett parut d'assez mauvaise humeur.

-Bon, les gars, j'ai une grande nouvelle pour vous. Décréta Alice, alors que sa salade niçoise tronait devant elle avec fierté. Bella n'a jamais vu New York.

-Ouais, on sait ça, Alice. Soupira Edward.

-Ne me coupes pas la parole, Eddy, je n'ai pas fini.

Edward grogna quelque chose d'imperceptible, et Alice poursuivit, écoutée de tout le monde.

-Bella n'a jamais vu New York, et je pense que nous avons acheté pas mal de choses pour la journée. Donc, cet après midi, visite de la ville. Des objections ?

-Non. Répondirent en cœur les trois garçons, plus que ravis d'échapper aux boutiques.

-Génial ! Alors, on peut commencer par quoi ? Commença Alice. Manathan, ça doit être bien peut être...

-Le centre historique !

-Le musé !

-Et toi qu'es ce que tu en penses Bella ? Me demanda Rosalie, un petit sourire aux lèvres.

-J'aimerais bien voir la statue de la liberté. Soufflais-je.

-Alors c'est décidé: on commence par là. Sourit Edward, alors qu'Alice faisait des petits sauts sur sa chaise de manière répétitive.

Je souris à mon tour. C'était curieux comme nous étions bien.


Voila, merci d'avoir lu, et je vous dis au prochain chapitre, (si vous y êtes toujours) et Merci ! :)

Si vous pouviez me donner votre avis dans une petite review... =)