Heey... (se fait vraiment minuscule)

Je crois que le mieux c'est que je dise rien.

Alors juste, Merci, Merci, Merci, Merci, Merci pour vos 223 Review !! Je suis aux Anges, vous pouvaient pas savoir !!

Et Pardon, Pardon, Pardon, Pardon ! Je suis impardonable !

Place au chapitre, et bonne lecture !!


Chapitre 05: Emmett Mc Carty en folie.

La hauteur était impressionnante. Et la somptuosité du monument aussi. Je ne retenais même plus mon soupir d'émerveillement, et Emmett se tourna vers moi, ses lunettes bien ancrées sur son nez, et en me décochant un sourire ravageur.

-Impossible is not American !

-C'est 'impossible n'est pas français', Emmett. Et, pour ta culture, c'est Gustave Eiffel qui a dessiné la statue, et la France l'a offert à l'Amérique. Corrigea Jasper, en se dirigeant vers le guichet pour payer les entrée dans la statue, ou plutôt pour arnaquer la pauvre femme, qui tremblait face au sourire ravageur de Jasper, et qu'Alice fusillait du regard, assez froidement.

Je ne compris pas tout de suite ce regard, -et n'eus pas le temps de chercher plus à le comprendre- alors Rosalie et Edward m'entrainait vers la grande statue. D'une démarche digne des plus grandes stars Hollywoodienne, Rosalie, un foulard noué autour du coup et de grosses lunettes teintées, et en souriant à chaque personne de sexe masculin qu'elle croisait sur son chemin. Edward rit, Emmett grogna -sans aucune raison apparente- et Jasper se faisait passer un sermon par Alice. Je souris, et m'enfonçais dans le socle de la statue. Comme j'aurais dû m'y attendre, il y avait peu de monde, ce jour là. Les new-yorkais ne visitaient pas la statue de la liberté tout les Week End, et il y avait peu de touriste en dehors des vacances scolaires, ce qui m'arrangeait. Une horde de gens autour de moi ne m'enchantait pas plus que ça, j'avais mon compte au lycée ! « Et lundi, ça va être pire... » Grognais-je intérieurement, en me souvenant de ma future arrivée en temps qu'hôte au travail. Je montai doucement les longs escaliers de la statue, entendant toujours la voix aiguë d'Alice bougonner dans son coin.

-Alors, Bella ça te plait de visiter la statue de la liberté ? Demanda Jasper, en se tournant vers moi.

-Je te dirais ça quand on aura fini de monter les marches... Grognais-je.

-Au fait je voulais te dire...

J'entendis soudain le cris suraiguë d'Alice résonner dans la statue. Jasper se retourna d'un bon, et Alice gémit, d'une petite voix enrouée:

-Mon sac ! J'ai perdu mon sac !

-T'en a plein d'autres... soupira Edward.

-Ferme la, Mansen. Un sac, c'est sacré. Grogna Alice, en devenant de plus en plus angoissante.

-Oh mon dieu ! Il faut le retrouver, Alice ! S'exclama Rosalie, en se tournant vers elle. Il y avait les clés de la chambre dans ton sac, et les bilans trimestriel du club que Jazz avait fait en mangeant !

-Alice ! Comment tu as pu perdre ça ! Répondit Jasper. Bon sang !

-T'as cas les refaire Jasp' ! C'est pas la mer à boire... soupira Emmett, avant que Jasper ne se tourne vers lui, le regard sombre.

-Pas la mer à boire ? Je te signale que j'y avais inscrit toutes mes idées, les modes de paiement, les factures, les clients réservés, et j'avais fait une approximation pour Bella ! Il faut qu'on retrouve ce foutu sac !

-Oh la ! Du calme ! C'est pas ma faute non plus ! T'avais qu'à y penser toi aussi ! Je te signale qu'il y avait les affaires de Bella aussi à prendre en compte ! Alors excuse-moi d'avoir perdu quelque chose ! Grogna à son tour Alice.

-Bon, on se calme ! Trancha froidement Rosalie, en coupant Jasper, qui allait répliquer. Tu dois l'avoir oublier au restaurant, sinon tu l'aurais vu dans le taxi. Alors on va partir, toi moi et Jasper pour aller chercher ton sac, et on en profitera pour faire les réservations pour demain. En attendant, Emmett, Edward et Bella vont visiter la statue, et on se retrouve dans le centre historique dans deux heures.

-Si vous voulez, on peut y aller tous. Ça ne me gène pas... marmonnais-je, avant qu'Edward ne me fasse taire, avec l'aide d'Emmett, en m'entrainant vers le haut des marches. A quoi vous jouez ?!

-Tu veux entendre Jasper et Alice se disputer tout le long ? Rétorqua Edward, entre ses dents, alors que le deuxième Round Jazz VS Lili débutait.

-Non, crois moi, tu ne veux pas. Répondit Emmett, sans me laisser le temps de répondre, en frémissant, au souvenir de quelque chose de particulièrement effrayant.

-Bon, beh à tout à l'heure, les gars... soupira Rosalie, alors que les deux autres commençaient à redescendre dans des éclats de voix. Si je me suis pas jetée du haut d'un pont d'ici là...

-Évite, ça serait dommage d'abimer de si jolie fesses dans un mauvais atterrissage... sourit Emmett, alors que Rosalie partait en lui faisant un clin-d'œil.

Edward rit doucement, avant de m'entrainer vers le haut de la statue, sa main dans mon dos, entrainant avec lui des picotements le long de ma colonne vertébrale, et provoquant des rougissements assez important sur mes joues. Nous montâmes les longs escaliers en colimaçons de la statue, et nous arrêtions à tout les points de vue, jusqu'au sommet, où Emmett émit un sifflement admiratif, avant de se tourner vers moi.

-Eh beh ! C'est vrai qu'il y a une belle vue. Mais on voit bien que c'est une construction pour prolétaire en manque de vacances...

-Pourquoi ça ?! Sifflais-je froidement.

-Les ascenseur, ça existe, Ma Belle.

-Et le plaisir d'avoir fait ça soit même. Grognais-je, peu amène.

-Le plaisir d'avoir sué comme un porc pour arriver ici ? Waaah ! D'un coup je me sent mieux ! Rétorqua le grand brun, avant qu'Edward ne s'interpose au milieu de nous deux en soufflant. Heureusement que valeureux Eddy est là pour séparer les deux protagonistes ! Railla Emmett, en gloussant. Bon, Bee, je m'excuse avant que Monsieur Mansen ne me pète le nez à coup de poing. La statue est magnifique, et c'est pas un truc de prolétaire en manque de vacance.

-T'es chiant, Emmett... soupira Edward, alors que je le fusillait du regard.

Je tentais d'oublier les mauvaises réflexions d'Emmett, et laisser balader mon regard vers l'horizon magnifiquement plat de l'Atlantique. Le soleil brillait paresseusement au dessus, et quelques bateaux venaient troubler le silence de l'océan. Une étendue de bleu magnifique.

-C'est à cet instant qu'il faudrait prendre une photo... murmurais-je en souriant.

Edward sourit lui aussi, et je le vis se tourner vers Emmett. Ce dernier ricana, et fit balancer un gros appareil numérique devant mon nez, en riant de plus belle.

-Tu m'en veux plus ma chérie ? Hein que tu m'en veux plus ? Fanfaronna-t-il.

-Soit pas stupide, Emmett ! Allé passes moi ça que je prenne des photos !

-Nope ! Je ne te parle plus ! Contra ce dernier, en faisant mine de bouder.

-Fais pas le gamin... Soupirais-je.

-T'as cas aller te plaindre à Eddy ! Répondit Emmett, en me tirant la langue.

-T'es vraiment un gamin Emmett ! Lançais-je, en m'avançant vers lui pour récupérer l'appareil, alors qui le mettait assez haut pour que je ne l'attrape pas.

-Bon, on va faire un deal. Soupira Edward, en saisissant l'objet de la discorde. Je prend les photos, et aucun de vous deux ne le touche ! Deal ?

-Deal... Répétâmes de mauvaise grâce, en soupirant.

Edward sourit, et commença à prendre l'horizon parfaitement plat, sous le regard boudeur d'Emmett. Je me tournais doucement vers l'autre côté de la statue, apercevant la ville qui s'élevait fièrement tout autour. Un délicieuse impression de déjà vue s'imposa à moi, et un fin sourire arriva sur mon visage.

-Bella !! Vite, vite, viens voir !! s'égosillait ma mère, en sautillant sur place. Regarde, c'est pas magnifique ma fille ! Toute cette étendue de ville, a profusion... Rooooh !! Dame nature nous gatte !!

-Maman... Ce sont des constructions humaines. Quel est le rapport avec dame nature ? Soupirais-je, du haut de mes douze ans.

-Mais c'est joli ! Pressa ma mère.

-Oui, c'est très joli, maman. Mais je croyais qu'on devait rejoindre Phil le plus vite possible ?

-Et alors, chérie ? Sourit ma mère, en mitraillant l'étendue de bâtiment que nous offrait le musée de la ville.

-Et alors, pourquoi es ce qu'on est venu ici ? Soupirais-je derechef.

-Parce que je n'ai jamais visité le musée de Jacksonville.

-On pouvait le faire un autre jour, maman... soupirais-je.

-Non. Répondit simplement ma mère, en souriant d'un air ravis. Allé, allons chez Phil, maintenant. Ça serait bête d'arriver en retard !

Mon cœur se serra doucement dans ma poitrine, et ma vision devint légèrement floue, embuée de larme qui menaçaient de sortir à tout moment. Trois mois plus tard, ma mère décédait. Elle avait voulut faire une tournée de tout ce qu'elle n'avait jamais fait, commençant par un bain dans le lac le plus proche de Jacksonville, jusqu'à la visite des musées, en passant par manger une glace en plein hiver sous la pluie. Mais jamais elle n'avait dit à quelqu'un la raison de ses actions. Pas même à Phil... Je souris, ma mère était quelqu'un de fort.

J'entendis le 'clic' habituel de l'appareil photo, qui me fit revenir à moi même, et je me retournai vers Edward qui était penché sur son appareil, un petit sourire sur les lèvres. Emmett se rapprocha de lui, et ricana, en observant la photo.

-Jolie prise Eddy. Tu veux que je t'en fasse une affiche grand format ?

-Ferme la ! Répliqua Edward, en se retournant rapidement, les joues rosies. Bon qu'es qu'on fait maintenant ?

-I don't Know, Eddy. Soupira Emmett, en se laissant tomber sur un siège. Mais en tout cas, j'ai faim.

-On viens de manger, Emmett ! Dis-je, alors qu'Edward soupirait à son tour.

-Nope, My love. Il est exactement 15heures 49, et le temps qu'on se dirige à grand pas vers une boulangerie, il sera l'heure de gouter !

-Et ? Continuais-je.

-Je viens de te le dire ! Gouter ! Enfin, Bee-Chérie, pour que j'entretienne ce corps d'athlète il faut que...

-Qu'il se goinfre comme un porc quatre fois pas jour. Fini Edward, dans un long soupir.

-Yep' ! Confirma Emmett, dans un grand sourire. Et si je mange pas, je suis un peu... Comment dire ? Grognon.

-En clair c'est pire qu'Alice qui se voit refuser une sortie en magasin.

-Bon, beh je crois que j'ai pas vraiment le choix... Soupirais-je.

-Je t'adore ma Bee-Chérie ! S'écria Emmett, en m'empoignant et en me faisant tournoyer dans les airs, avant de me reposer, et de faire un clin-d'œil à Edward. Yeah ! Boulangerie, nous voilà !

D'une démarche trainante, nous descendîmes les escaliers de la statue, Emmett ne cessant de chambrer Edward sur cette satanée photo, qu'il ne voulait pas me montrer, utilisant chaque fois des excuses plus stupides les unes que les autres, ce qui me força à envisager de la regarder sans son accord le soir même. Nous arrivâmes finalement en bas, ou Emmett demanda à un taxi de nous conduire près du centre ville. Je tentai une énième tentative pour voir cette maudite photo, mais Edward contra en me disant qu'il n'y avait presque plus de batterie. Tant pis, je la verrais sans qu'il ne s'en rende compte. Mais je la verrais ! « Quoi t'as peur que se soit une photo compromettante ? Ça doit juste être un gros plan des fesses de la rouquine qui s'extasiait avec ses deux autres amies de la ''Super belle vue carrément trop splendide !!''. » ricana la voix pessimiste. Je grognais, et Edward se tourna vers moi.

-Qu'es qu'il y a ? demanda-t-il.

-Rien. Répondis-je sèchement.

Il se renfrogna, et se tourna vers sa fenêtre, alors qu'Emmett lâchait dans un soupir audible un « Sont chiants tous les deux... », alors que le chauffeur lui marmonnait quelque chose qui le fit ricaner. Je l'ignorai, et laissai mon regard vagabonder sur le paysage à mon tour. « Bravo, Bella-la-psychorigide ! Il avait rien fait ! » s'énerva la voix optimiste, « Quel crétin, toujours à démarrer au quart de tour ! » s'énerva la voix pessimiste. « Zut, zut, zut ! » Me fustigeais-je moi même. « Pour une fois qu'il n'avait rien fait, je me suis énervée toute seule parce qu'il ne me disait rien... Bon, faut dire que c'est un peu de sa faute aussi... ». Je me mordais avec insistance la lèvre, cherchant mes options pour dissiper l'intense tentions qui venait de s'instaurer dans la voiture en quelques secondes. « Juste une chose: excuse toi. » murmura la voix optimiste. Je soupirais imperceptiblement.

Le taxi s'arrêta dans une ruelle assez bondée de monde, et Emmett sortit de la voiture en s'étirant, comme si il venait de se réveiller d'une longue nuit de sommeil. Il poussa un « J'ai Faim !! » assez expressif, avant d'apercevoir une grande « boulangerie-salon de thé » et de s'y diriger sans nous attendre. Je lui emboitai rapidement le pas, suivie par Edward qui venait de payer le taxi. « C'est le moment ! Juste deux mots: Excuse, moi. Tu vas pas t'étouffer ! » dit la voix optimiste. Je serrai les dents. « Ça c'est pas dit... » pensais-je amèrement, avant d'interpeller Edward.

-Hum ? Demanda-t-il, en se tournant vers moi.

-Je... Euh... Excuse moi... Euh... Pour tout à l'heure... Je... Je pensais à quelque chose de désagréable... et...

-C'est bon. S'cuse moi j'ai démarré au quart de tour. Et puis...

-Bon, quand vous aurez finis de vous excuser, embrassez vous et ramenez vos fesses ! Cria Emmett depuis la boulangerie.

Je piquai un fard, et insultai mentalement Emmett, alors qu'Edward se pinçait l'arrête du nez, visiblement dérangé. Il marmonna quelques mots, puis nous nous dirigeâmes d'un pas rapide vers le salon de thé. Il me tint la porte galamment, et nous trouvâmes Emmett, assit en tailleur sur une table, en train de discuter le bout de gras avec une blonde bien formée, et qui riait d'une voix bien trop aiguë. Edward soupira, et marmonna quelque chose comme « Heureusement qu'il n'y à pas Rosalie », avant de s'assoir sur une chaise, à côté d'Emmett. La blonde laissa son regard aller d'Emmett à Edward, puis d'Edward à Emmett, et encore d'Emmett à Edward, avant de me voir m'assoir face à Edward, et de se lever d'un bond en marmonnant un « Je vous apporte la carte », et de revenir d'un petit pas pressant, en déposant la carte -et en faisant un sourire niais à Emmett au passage- sur la table.

-Descends de la table, Emmett. Lança Edward.

-Vous vous êtes réconciliés ? Demanda Emmett, en se jetant sur une chaise à côté de moi.

-On ne s'est jamais disputé. Éluda Edward, en parcourant la carte des yeux.

-Hum... Acquiesça Emmett. C'est pour ça que le chauffeur m'a dit que vous formiez un joli petit couple et qu'il m'a dit je site: « Ils sont trop choux, tous les deux ! Un joli petit couple d'hétéro ! Leur dispute durera pas longtemps, c'est pareil avec mon homme ! » J'adore les gars gays ! Ils sont toujours sympa ! Par contre je supporte pas les femmes Gays. C'est de vrai peaux de vaches ! En tout cas, même lui pensait que vous étiez un couple ! J'étais mort de rire ! Et...

-Emmett, je vais devenir malpolie si tu n'arrêtes pas tout de suite tes stupidités. Coupais-je rapidement, alors qu'Edward recommençait à se pincer l'arrête du nez, et que mes joues redevinrent rouges écarlates.

-Okay, okay, my love. Je vais être sage.

-Et arrêtes avec tes petits surnoms ridicules !

-Oui, madame. Débita d'une voix atone Emmett, avant de me sourire, un petit air malin accroché sur son visage. Mais dis moi plutôt, Bella, tu t'es préparée ?

-Préparée à quoi, Emmett ? Grognais-je.

-Même pas t'y pense, Emm'. Rétorqua Edward, en claquant la langue.

-Oooh !! Allé, Ed ! Tu vas quand même pas la faire commencer sans entrainement !

-Cours toujours, c'est le Week-End !

-Eddy, Eddy, Eddy. Si tu es si jaloux que ça, t'as qu'à être le client.

-Mais de quoi vous parlez, encore ?! M'exclamais-je, alors qu'ils oubliaient totalement ma présence, alors que j'étais apparemment impliqué au premier plan.

-Emmett veut te faire commencer tes activités d'hôte maintenant. Siffla Edward, de mauvaise humeur.

-Non. Répondis-je, en rougissant comme une pivoine.

-Allé, Bee !! Steuplé... Faut bien que tu t'entraines, et c'est une bande de coincé du...

-Emmett ! Grogna Edward, coupant court au monologue d'Emmett, alors qu'un serveur venait prendre notre commande.

-Bonjour, vous avez choisi ? Demanda-t-il, son regard glissant sur ma poitrine, et je réajustais l'écharpe par dessus.

-Un expresso. Répondit froidement Edward faisant revenir le serveur à lui même.

-Deux ! Et un « assortiment de viennoiseries élégamment posées sur le tape de crème et chocolat ». répondit Emmett, en souriant, de son petit air moqueur.

-Et un cappuccino, s'il vous plait. Marmonnais-je, alors que le serveur me lançait un sourire éblouissant, et s'en allait.

-Tu voix, Bella. Lui tu peux l'avoir facile. Allé !

-Emmett, elle veut pas, elle veut pas ! Et puis, même si elle voulait, imagine qu'elle s'en sente pas capable ! Tempéra Edward, d'une voix dure.

Pour le coup, j'en fus vexée. Je n'étais pas une tombeuse, et il était vrai que mes relations sentimentale était dangereusement proche de zéro, mais quand même ! De là à dire que je n'en étais pas capable ! J'aurais pu dire n'importe quoi à ce serveur qu'il aurait était d'accord ! C'était évident ! Alors pour qui se prenait-il, ce crétin, pour me dire que je 'en étais pas capable. « Il n'a pas dit ça il... » Je coupais rapidement la voix optimiste, et me tournais vers Emmett, une nouvelle volonté bouillonnant en moi.

-Okay. Mais, juste pour essayer Emmett. Et je le touche pas. Et lui non plus d'ailleurs !

-Yep' ! C'est OK-OK, Bellissima ! Dans les dents, Eddy ! Sourit Emmett, en tirant la langue à Edward.

J'ignorais tant bien que mal ce dernier, alors que je me rendez peu à peu compte de l'ampleur de la chose. « Merde ! Qu'es ce que j'ai fais ?! » pensais-je, en me mordant la lèvre. « Une bêtise, ma grande, une bêtise... » Répondit la voix optimiste. Je réfléchis quelques instants, et décidais par orgueil de ne pas me retirer, et j'échangeais ma place avec celle d'Emmett, en réfléchissant à ma manière d'opérer. Le serveur arriva, et je lui souris, dans une tentative ratée de paraître aguicheuse, sans trop être vulgaire. Il me sourit de plus belle, remuant ses sourcils, jetant un regard vaniteux par dessus mon épaule, et Emmett gloussa.

-Voila vos commandes, Mademoiselle. Minauda le serveur.

-Merci. Murmurais-je, assez embarrassée de sa rapide acceptation de mon changement d'attitude. Vous êtes... trop gentil. (je retentais de sourire)

-Oh, c'est mon métier, ma jolie. Quel est ton nom ? Histoire que je sache à qui appartient ce magnifique visage.

Je tentais de lui offrir un gloussement mièvre dont Jessica avait le secret.

-Je m'appelle Bella. Et toi ?

-Bella... J'aurais dis Aphrodite. Comme quoi, je n'étais pas loin du compte. Répondit il en me faisant un clin d'œil. Je suis Lucas.

Je cru entendre un ricanement assez faible, et je me mordis la langue pour ne pas rire. Bientôt, il me sortirait le coup des étoiles dans les yeux !

-Bon, et bien je te revois tout à l'heure, Bella.

Il s'en alla, l'air ravis, et une fois partit Emmett se mit à rire assez fort, alors que je me retournais vers eux, le visage aussi rouge qu'un phare.

-Quel dragueur. C'est du jamais vu. Persiffla Edward.

-T'étais excellente, Bells ! Bon, on peut dire que tu as réussis à draguer le serveur, mais on arrête quand tu auras réussis à prévoir un rendez vous avez lui ! Rit Emmett, d'un air conspirateur.

-Quoi ?! M'exclamais-je, alors qu'Edward s'étouffait dans son café.

-Allé, c'est dans la poche. Tu lui fais deux battements de cil, tu lui donne un numéro de téléphone au pif, et le tour est joué.

-C'était pas dans le deal, ça ! Crachais-je.

-C'est pour ça qu'il faut toujours signer un contrat ma jolie.

Je soupirai, et bus une gorgée de mon cappuccino en jurant mentalement. Je repris ma respiration, et appelai d'une voix assez aguicheuse -du moins, la mieux que j'avais en stock- le serveur en question.

-Monsieur le serveur ? S'il vous plait.

Je pris volontairement l'air mièvre qu'adoptait Jessica, quand elle voulait jouer les petites filles gentilles, espérant que ça ferait l'affaire. Edward soupira, et Emmett ricana. Lucas s'approcha, d'un petit pas rapide, un grand sourire sur les lèvres.

-Tu m'as appelé, ma jolie ? Répondit-il d'une voix volontairement rauque.

-Oui. Murmurais-je, en tentant de me replacer, jambes croisées, et menton dans les mains, coudes appuyé sur la table, comme je l'avais vu dans les films guimauves de ma mère. Je voudrais l'addition.

-Tout de suite, Beauté.

Il s'en alla rapidement, alors que je me tournais vers Emmett, histoire de voir ce qu'il en pensait pour l'instant. Je pensais m'être assez bien débrouillé.

-You are the Best ! Mais si tu veux en finir vite, enlève ton écharpe.

-Crève, Emmy. Grognais-je. C'est moi ou les gens aime bien me donner tout un tas de surnom débile ? Soupirais-je.

-Attention, il revient. Déclara Edward, d'une voix atone.

-Voila l'addition, Beauté.

-Merci. Je lui souris. « Maintenant, tu sors le grand jeu ma grande !! » s'extasia faussement la voix pessimiste. Tu es un amour. Rajoutais-je doucement, et je crus entendre un grognement.

Emmett me tendit l'argent, que je pris rapidement, pour le laisser tomber sur le petit bout de papier. Je pris finalement un stylo, et notai rapidement un numéro sur celui-ci.

-On pourrait se revoir... Un jour. Souris-je.

-Avec plaisir Beauté.

Il sortit son téléphone de sa poche, et tapa le numéro inscrit, avant de le faire sonner plusieurs fois.

-Mon portable est chez moi... Je l'ai oublié, tu m'appelles.

Je croisais mes jambes dans l'autre sens, et il me fit un clin-d'œil, son regard divaguant encore une fois à ma poitrine, avant que je ne réajuste encore une fois l'écharpe, en gloussant. Il partit, en regardant derrière lui. Une fois assez éloigné, je me tournais instantanément vers Edward -qui semblait contrarié- et Emmett -qui lui était proprement hilare-, les joues rouges comme une pivoine.

-Mission accomplie, Bells. Il enfourna sa dernière viennoiserie imbibée de chocolat dans la bouche, alors qu'Edward faisait tourner la cuillère dans son expresso, tout en me fixant. Bon, beh va falloir y aller maintenant ! Je crois qu'on doit les retrouver...

Une sonnerie assez rythmée retentit, et Edward soupira en sortant son téléphone. Il regarda l'identifiant quelques instants, avant de soupirer de plus belle, et d'accepter l'appel, mettant le téléphone sur haut parleur.

-Edward, Edward, Edward !! Met sur haut parleur, je veux pas avoir à expliquer ça quinze fois, viiiiiiiiite !! s'écria la voix aiguë d'Alice, dans le combinée.

-C'est déjà fait, Alice.

-Cool ! Donc, tout d'abord, on se retrouve ce soir, à vingts deux heures, à l'hôtel ! On mangera là bas !

-Quoi ? Mais Lilice, c'est dans longtemps, ça ! Plaida Emmett, une petite moue de chien battue sur le visage.

-Ne me coupe pas la parole, Emmett. Donc, je disais, on se retrouve à l'hôtel, parce qu'avec Rosie, on a vu une rue, où ils font la nocturne des magasins et Jasper -son nom fut dit bien plus froidement, et je remarquais l'absence de surnom ridicule- à vu pas mal de choses pour le club et tout... Bref, je pense que vous voulez pas nous rejoindre.

-Nan. Répondirent les garçons en cœur.

-Okay. Alors à plus. Ciao les gars !

Elle raccrocha sans rien dire de plus, et Edward rangea son téléphone.

-Ouille, ouille, ouille... ça s'annonce mal si Jazzie n'a toujours pas fait le coup du Big Bisou à Alice... marmonna Emmett.

-Quel coup du bisou ? Demandais-je, alors que nous nous levâmes pour aller appeler un taxi.

-Jasper la prend dans ses bras, lui murmure à l'oreille, l'embrasse, et hop, Alice redevient gentille. Expliqua Edward, en m'ouvrant galamment la porte.

-Il l'embrasse ? Répétais-je éberluée. Depuis quand les amis s'embrassent ?

-Depuis qu'il sorte ensemble, Bee-Chérie. C'est la loi de la nature. Tu veux que je t'explique comment on fait ? Répondit à son tour Emmett, en relevant un sourcil.

-Ils sont ensemble ?! M'exclamais-je, éberluée, alors qu'Edward arrêtait un chauffeur.

-Bah oui, banane ! S'exclama Emmett, en s'installant confortablement.

-Mais... Ils.. Et... Le Club... Ça les gênes pas ?

-Bella, on t'a déjà dit que c'est en quelque sorte truqué. C'est pas vrai ! Répondit Edward, en s'installant à côté de moi, alors que je me resserrais vers Emmett.

-Mais... Si moi je sortais avec quelqu'un, ça m'énerverais de le voir draguer tout le monde... Tu ne crois pas ?

-Parce que tu n'es pas habitué. Tu verras. Répondit Edward, en me souriant.

-Euh, excusez moi, mais je vous amène où ? Demanda le chauffeur, assez gêné.

Nous nous dévisageâmes quelques instants, avant qu'Emmett ne prenne la parole.

-Euh... Vous avez quoi comme activités dans le coin ? Enfin, aujourd'hui quoi. On doit être à l'hôtel à 22heures.

-Oh... Et bien, vous avez les musés historiques... Mais ils sont fermés. Euh... Une balade dans la ville... Ou bien, il y a une fête foraine... Et il y a aussi une fête sur la plage je crois bientôt. A scène ouverte.

-Qu'es ce qu'on fait, alors ?

-J'ai vraiment pas envie de me taper la fête scène ouverte... marmonna Edward.

-J'aimerais aller à la fête foraine. Murmurais-je.

-Okay ! Alors M'sieur le chauffeur, vous savez ce qui vous reste à faire !!

Emmett poussa un grand cri, et le chauffeur rit, alors qu'Edward secouait la tête de gauche à droite. Je souris moi aussi. La fête foraine. J'y étais allée, plusieurs fois. C'était assez convivial, et assez amusant. Très étourdissant. Ma mère adorait les fêtes foraines. Mon père moins. Ce qui expliquait que je n'y avais pas mis les pieds depuis mes douze ans.

-Bella, y'a quoi exactement dans une fête foraine ? Demanda Emmett, assez sérieux.

-Te fous pas de moi, Emmett, je suis déjà allée dans une fête foraine, pas de blague vaseuse, désolée.

-Il est sérieux, Bella. Me murmura doucement Edward.

Je me tournai vers lui, interloquée. Comment ça, il était sérieux ? Il n'avait jamais vu de fête foraine de sa vie ?

-Tu n'es jamais allé dans une fête foraine ? Demandais-je doucement.

-Non, nos parents sont plus du style soirées mondaines, si tu vois ce que je veux dire... Me répondit Edward.

-Jamais, jamais ? Répétais-je, éberluée.

-Nan. Ma mère trouvait ça trop pauvre, et mon père voulait que je sois un génie des sciences. Alors pour me venger je suis devenu fort en sport. Ça les as foutus en rogne ! Répondit Emmett, en souriant.

-Et toi ? Demandais-je à Edward.

-Avec un père absent et une mère qui a ses propres soucis, j'avais pas trop le temps de me taper un petit détour à Seattle. Répondit ce dernier, en haussant les épaules.

-Oh. Fut la seule réponse que j'avais en stock. Et bien vous pourrez plus dire ça. Rajoutais-je, un petit sourire aux lèvres. En fait, une fête foraine, c'est comme un petit parc d'attraction qui bouge. Il y a des manèges à sensation, des maisons hantées, des ventes de nourriture, des petits jeux... C'est assez impressionnant. Enfin, quand on vit pas dans un hôtel cinq étoiles, j'imagine.

-Yeah ! Ça a l'air cool ! Répondit Emmett, en riant.

Il se tourna vers sa vitre, d'assez bonne humeur, souriant comme un imbécile heureux. Je souris moi aussi -encore- et Edward fit de même. Le regard d'Emmett et le petit sourire dessiné sur ses lèvres, lui donnait plus l'air d'un gamin de primaire que d'un hôte au lycée Forks High School. C'était impressionnant comme de simple petites choses pouvait le transformer. Jouer à action ou vérité, aller dans une fête foraine. Des plaisirs simples. Et accessible. Malgré les apparence, Emmett semblait être quelqu'un de moins vaniteux que ce que l'on pourrait croire. « Ma mère trouvait ça trop pauvre, et mon père voulait que je sois un génie des sciences. Alors pour me venger je suis devenu fort en sport. Ça les as foutus en rogne ! ». La phrase d'Emmett me revint dans la tête, sonnant comme un tintement de cloche. Il ne semblait pas comme tous ces riches héritiers, à vénérer ses parents et à les encadrer dans des vitrines dorées. C'était quelqu'un de libre. Quelqu'un de bien.

Je baillai doucement, et commençai à sentir la fatigue venir en moi au fils du trajet. Mes yeux papillonnaient, et mes pensées se perdaient peu à peu. Je plissai rapidement les yeux, et secouai la tête. Je ne voulais pas m'endormir.

-Bee, tu ferais mieux de dormir, on dirait que tu es tout droit sortit d'un mauvais film d'horreur. Se moqua gentiment Emmett.

-Non. On va bientôt arriver. Me bornais-je à répondre, en me secouant un peu.

-On est à une heure de route de là où on va Bella. Tempéra Edward.

« D'une voix aux douces habitudes de veloutées qui le qualifiait si bien. Oooh !! » délira la voix optimiste de mon esprit. « Je dirais plutôt d'une voix douce qui masquait à peine son arrogance ! » contra la voix pessimiste. Bon. Je respirai un grand coup. Mes petites voix commençaient à délirer. Je devrais peut-être vraiment dormir, ça ne serait pas de refus. « Tu pourrais t'allonger dans les bras de l'Apollon. Un Gentlemen ne refuse pas son aide à une lady. » gloussa la voix optimiste, que je pensais à renommer Edward for ever, plutôt qu'optimiste. « Un gentlemen non, mais un con, si. Or, Edward est un con. » Jacassa la voix qui devrait s'appeler anti-Eddy, plutôt que pessimiste.

Je fermai les yeux quelques secondes, exaspérée par mon monologue mental ridicule, et m'endormis doucement, portée par les secousses de la voiture.

Je me réveillai pas un crissement de pneu soudain, et un juron du conducteur. Je clignais des yeux plusieurs fois, avant de me rende compte de ma position. Emmett ricana.

-La Bells aux bois dormant s'est réveillée ?

-Pourris le jeu de mot Emmett. T'as eus trois quart d'heure pour y réfléchir, et c'est tout ce que tu trouves à dire ? Répondit Edward.

Je rougis fortement, et me relevait de l'appui que j'avais pris sur l'épaule d'Edward, tout en retirant mes jambes de celle d'Emmett.

-J'espère au moins que nous étions confortables. Je serais vexé du contraire. Fit Emmett, moqueur.

-Désolée... marmonnais-je.

-Pourquoi ? S'étonna Edward, en replaçant une mèche de mes cheveux qui partait dans un sens assez inexpliqué.

-Euh... Pour vous avoir troqué contre des fauteuils.

-Oh, ça ! C'est nous. Tu nous faisais de la peine recroquevillée sur toi même, la tête sur l'épaule d'Edward et la main serrée à ma chemise.

-Au fait tu parles en dormant. M'informa Edward, en se ré-installant.

-Oh, merde ! M'écriais-je, en me levant d'un bond, et en me cognant la tête. Je massais approximativement la zone blessée , ne quittant pas Edward des yeux. Qu'es ce que j'ai dit ?!

-En gros un truc comme: « Je l'aime bien... Étrange... Satané club d'hôte... » Ah ! Et t'as aussi parlé des fesses d'une rouquine. Pourrais tu m'expliquer ça ? Piailla Emmett, alors que je devenais aussi rouge qu'une pivoine.

Apparemment, cette histoire de photo, me travaillait plus que je ne le pensais...

-Vous êtes arrivés, les p'tits gars. Nous coupa gentiment le chauffeur, dans un grand sourire.

-Merci M'sieur. Vous êtes le meilleur. S'exclama Emmett, avant d'ouvrir la portière à la volée, et de sortir de la voiture.

-Il faudrait peut-être payer, non ? Marmonnais-je, rougissante.

-Compte pas sur Emmett, il bave devant la grande roue, en ce moment même... Il a toujours aimé la hauteur. Va savoir pourquoi... Tu devrais le rejoindre avant qu'il ne se perde... se moqua Edward, avant de sortir les billets pour payer le chauffeur.

Je souris à Edward, et sortis m'occuper d'Emmett, qui était partit vers l'entrée, et qui jetait des regards dans tous les sens. Je marchai assez rapidement, et appelai plusieurs fois son prénom, sans qu'il ne se rende compte de rien. Plusieurs passant se tournèrent vers moi, et je les ignorai, avant de me ruer sur Emmett, debout sur un banc, qui cherchait à voir quelque chose plus loin.

-Emmett, pour l'amour du ciel, descend de ce banc !

Il se tourna vers moi, les yeux brillant, et descendit à contre cœur, pestant contre Edward, qui tardait à vernir. Je ris face à son impatience, et ses petits cris digne d'une Alice en pleine crise d'achat.

-Mais qu'es qu'il fout Edward ?! Maugréa-t-il alors que les gens rentraient en masse. Il va plus y avoir de place...

-T'en fais pas Emmett, on pourras toujours rentrer. Il n'y a pas de place précise... Tu te comporte comme une gamin !

-Yep', ma Bells, c'est parce que je n'ai pas droit à une enfance comme les autres, donc, je serais un enfant tant que je le voudrais, Nah ! Répondit-il, en me tirant la langue.

-On croirait voir Alice... soupira Edward, qui venait d'arriver. Aller, allons y...

Nous entrâmes dans le cercle délimité par les stands de la fête, et Edward et Emmett émirent un sifflement admiratif. « Pour une fois que c'est pas moi... » souris-je doucement, ne rajoutant rien, mais un petit sourire -qu'Emmett qualifia de stupide- sur le visage. La grande roue à peine moins grande que celle qui se trouvait à Londres, trônait au centre, fièrement scintillante. Sur la droite, des dizaines de stands de nourriture, sucreries et autre encadrait la fête, alors que sur la gauche se trouvait divers attrapes-nigaud bondés de monde.

-Je suis au paradis... marmonna Emmett. Le premier qui me pince je lui fais visiter les fondations.

-Le paradis, vraiment ?

-Il y a de la bouffe, des filles, et des stupidités à faire. Il manque juste un truc, Rosalie, mais bon, il a sa photo dans son portefeuille. Se moqua Edward.

-Ferme la, Eddy-la-jalousie. Grogna Emmett, le visage soudain rosi.

Nous rîmes, alors qu'Emmett avançait en bougonnant vers la grande roue.

-Où tu vas Emmett ? Demandais-je, alors qu'Edward s'éloignait à son tour, son téléphone à l'oreille.

-Sur la grande roue.

-Attends, Edward est allé téléphoner...

-M'en fou. Répondit Emmett, en rentrant dans une des sphères blanches.

-Okay, comme ça c'est clair...

Je jetai un dernier regard par dessus mon épaule à Edward qui semblait en grande dispute au téléphone, et je rentrai à mon tour dans la grande roue. Emmett avait gardé ses bras croisés, et s'était appuyé contre la vitre. Il garda quelques instants son air de froideur et de calme, avant de se mettre à pousser des cris, collé contre la vitre, observant la fête qui scintillait dans la tombée de la nuit.

-Tétais pas censé bouder, Emmett ? Ris-je doucement.

-Je bouderais en redescend-... Waouh !! C'est quoi ça là bas ?!

-C'est le panier à salade, Emmett. Rigolais-je.

-Pardon ? S'exclama Emmett, en se tournant vers moi, les sourcils relevé.

-C'est un genre de saladier où on peut s'assoir, et sa tourne, sa bouge, t'as mal au cœur... et ça fait rire les gens. Expliquais-je.

-Cool. Répondit-il, un sourire idiot sur le visage. Wooooooooh !!!

-Tu es obligé de crier comme si ta vie en dépendait ? Soupirais-je.

-C'est quoi ça là-bas ?!

-Je crois que ça s'appelle l'ascenseur. C'est une élastique qui envoi en l'air la boule avec des gens dedans. Un mini saut à l'élastique, en gros.

-Encore plus cool. Répondit-il, redoublant son sourire idiot. Wooooooooh !!

-Quoi, encore ?

-Qui c'est la blonde à qui parle Eddy ? Faut qu'il me la présente !!

Je grognais, et jetais un regard en biais à travers la vitre. « On voit pas Edward de là. » réalisais-je lentement, avant de me tourner vers Emmett, qui arborait un petit sourire moqueur.

-Oups. Je me suis trompé, c'était pas lui...

-La ferme, Emmett. Répondis-je, les joues rouges.

-J'ai rien dit, Ma Bells.

-Alors continu.

-J'ai bien aimé ton petit grognement vexé.

-On va arriver à la fin du tour.

-Bellie-la-jalousie. M'ouais, ça sonne bien.

-Jalousie de rien du tout ! M'exclamais-je. C'est juste que.. Il.. Il m'énerve à draguer tout ce qui bouge. Et c'est... Il... Il m'insupporte et... voilà !

-Okay, okay. Allé, viens on va chercher Edward-qui-drague avant qu'il se perde.

Il sourit, et m'entraina en dehors de la cabine en nouant son coude avec le mien, moqueur et je souris à mon tour. Adossé à un banc, assez énervé, Edward nous attendait.

-Oh la la, la tronche que tu tires... T'a perdu quelque chose, Eddy ?

-Ouais. Deux amis avec qui j'étais venu. Ironisa-t-il. Ah, non ça va ! Je viens de les retrouver.

-Wouuu... T'as les petits yeux plissé d'énervement... Daddy Mansen a appelé ?

-Va t'étouffer avec un hot dog. Répondit froidement Edward.

-Bonne idée. J'ai la dalle ! Et y'en a un près d'un manège que j'ai vu du haut de la roue !!

Sur ce, il partit vers le panier à salade en riant. Edward soupira, et lui enchaina le pas. Je me mis rapidement à sa hauteur, assez embarrassée. « J'aurais été énervée moi aussi si Emmett et lui m'avait planté en plein milieu de la fête... ». Je me sentais assez mal, avec un peu de recul. « Oh la, la... Quel rabat-joie ce mec... » grogna anti-Eddy ou pessimiste, je me tâtais encore pour le surnom. Je jetais un regard en biais à Edward, qui marchait, soucieux.

-Désolé... murmurais-je doucement.

-Hum ? Oh. T'en fais pas, c'était juste histoire de marquer le coup avec Emmett.

-Alors pourquoi es tu si... soucieux ?

-Oh... ça. Pour... Pour rien.

-Ouais... marmonnais-je, peu convaincue. C'est ça.

J'étais un peu vexé qu'il ne me dise pas la vérité. Je n'étais pas moi non plus totalement franche avec lui, mais quand même ! J'étais quand même vexé. Il y avait clairement quelque chose qui le dérangeait ! C'était clair et net. Mais il ne voulait pas me dire quoi. « Je ne vois pas en quoi ça te regarde, de toute façon ! » ricana pessimiste. Je me mordis la lèvre. « Tu les connais depuis trois jours, et toi tu veux être la confidente attitré d'un mec avec qui vous avez du mal à vous supporter ! ».

-Waouh !! Bells, Eddy !! Venait voir ça !! cria Emmett, stoppé devant une montagne rose claire. C'est quoi cette chose ?!

-C'est « la plus grosse barbe à papa d'Amérique », Emmett. C'est marqué sur la petite plaque dorée rectangulaire. C'est écrit juste en dessous. Répondit Edward, en soupirant.

-Woooooh !! Il se tourna vers nous deux, et j'avais la sensation de voir des étoiles sortir de ses yeux. Je vais l'acheter !

-C'est une exposition, Emmett ! On peut pas l'acheter !! m'exclamais-je, en tentant de rattrapait Emmett, qui se dirigeait déjà vers je ne sais où.

-Tu paris ?

-Emmett !! le coupa rapidement Edward. C'est une exposition ! C'est pareil que quand Alice voulait acheter les nouvelles tenues uniques de Guess. Impossible. Il fallait attendre que ça soit vendu en série.

Emmett se stoppa, les yeux grands ouverts, puis, prit d'une soudaine détermination.

-Alors j'en achèterais quand ça sera vendu en série, moi aussi !

-Ou alors tu peux en prendre pour 2$, format individuel... marmonnais-je.

-Oui ! J'en ai vu, en entrant !! Elle avait l'air trop bonne d'ailleurs... Bon, je vais en acheter !

-Je croyais que tu voulais faire les attractions ? Demandais-je, alors qu'Emmett commençait à partir.

-Et alors ?

-Et alors, si tu fais la sphère qui s'envole avec les élastiques, vaut mieux pas que tu manges...

-Non, vaut mieux pas... confirma Edward. J'en ai vu un qui a tester... Je crois que ses habits sont bon à jeter... En tout cas moi je l'aurais fais.

-Je comprend l'image. Réalisa Emmett, avant de grimacer. Je vais le faire maintenant. A tout à l'heure les gars !

Et il partit à grand pas vers l'attraction, nous laissant, Edward et moi, devant la barbe à papa géante.

-Je sais pas toi, mais je me sens ridicule, planté devant la maxi-barbe-à-papa. Marmonna Edward, en changeant de pied d'appui.

-Je te suis... répondis-je, en lui emboitant le pas.

Je ne savais pas trop pourquoi, mais je ne voyais plus Emmett comme avant. Pour moi, il était devenu quelqu'un de droit, d'assez malin, et surtout, il avait un petit quelque chose d'enfantin et de mature à la fois qui le rendait attachant. Aussi, je n'arrivais pas à me lever de la tête, que quand Emmett était partit pour aller faire sa vie dans la fête foraine tout seul, il l'avait fait avec plus de tact que ça n'y paraissait vraiment. Et avec une idée derrière la tête aussi.

La main d'Edward se posa lentement sur ma hanche, alors qu'il me montrait, dans un de ses sourires en coins à la fois si énervant et si attachant, la grande roue qui éclairait la nuit des sept couleurs de l'arc-en-ciel.

[...]

-J'avais toujours voulu en gouté une. Rit Edward.

-C'est délicieux, tu verras. Rajoutais-je.

Il me sourit, avant que je ne morde dans sa pomme d'amour en grand coup, et que son sourire ne se mut en grimace.

-Hey ! Si t'en voulais une, t'avais cas me le dire.

-Oh ! Mais j'en voulais pas. Après j'ai les dents toutes rouges...

-Donc c'est mieux de croquer dans la mienne. Génial, maintenant j'ai une grosse marque de dent dessus.

-Tu me pardonnes ? Souris-je, doucement.

-Envois les pop-corn, après on verra. Répondit-il, en envoyant la main vers mon paquet.

-Pas touch ! C'est à moi ça mon grand.

-La pomme aussi était à moi. Et ça t'a pas empêché d'envoyer tes dents dessus. J'exige d'être dédommager !!

-Je t'offre un pop-corn par morsure. J'ai mordu une fois, un pop-corn.

Je pris un pop-corn tout caramélisé, et je lui fourrais dans la main. Il l'observa quelques instants, et se tourna vers moi.

-Tu sais que tu es radine, comme fille ?

-C'est ça les prolétaires: on a pas beaucoup de sous, mais le peu qu'il y a, on y tient !

Sur ce, il avala le pop-corn.

-Je ne suis pas satisfais.

-C'est bien dommage.

-Je veux un autre dédommagement.

-Et quoi donc ?

-Je sais pas moi. Trouve quelque chose ! Je suis la victime, Bella.

-T'as une belle tête de victime, faut le reconnaître.

-Je sais !

-J'ai peur...

-Répond, avec franchise, à trois de mes questions !

-J'ai un droit de véto ? Négociais-je.

-Hum... Ça dépendra des questions.

-Alors va y.

-Très bien.

Je m'assis sur un banc, l'écoutant attentivement. C'était amusant de voir à quel point nous nous entendions si... bien. Depuis le départ d'Emmett, nous ne nous étions toujours pas disputé, et il était désormais 20heures 37. Je croyais de plus en plus à ma thèse du tact apparent d'Emmett quand il était partit. « Non mais écoutes toi ! On dirait que vous êtes un petit couple vu comme tu en parles !! » Siffla anti-Eddy. Ouh la ! « C'est trop choux !!! » gloussa Optimiste.

-Quelle est ta couleur préféré ? Demanda-t-il, le plus sérieusement du monde.

-Tu avais peur que je te mente sur ça ?

-Ta couleur, Bella !

-J'en ai pas.

-Tout le monde en a une.

-Moi non.

-Bella... Coopère, non d'un chien !

-Disons que ça dépend des jours...

-Alors aujourd'hui ?

-Le marron. Je m'habille en général avec la couleur qui me plait le jour même, mais... Alice n'apparait pas dans mon plan, d'habitude.

« Tu crois qu'il va remarquer que sa veste est marron ? » persiffla Pessimiste.

-Ta pierre préféré ?

-L'émeraude. Répondis-je, sans réfléchir.

« Et que c'est la couleur de ses yeux, tu pense qu'il va s'en rendre compte ? » se moqua encore une fois Pessimiste.

-Qu'es ce que tu as en ce moment sur ton MP3, en chanson la plus écouté ?

Je fouillais rapidement dans mon sac pour en sortir mon Ipod.

-Debussy, « Clair de Lune ». C'est de la musique classique.

-Merci, je connais Clair de Lune. Bon, et bien ça fait trois.

Il sourit, et mordit un gros coup de dent dans la pomme, au même endroit que j'avais mordu auparavant. Je souris moi aussi, plus pour masquer mon trouble, qu'autre chose. Je ne m'étais même pas rendue compte que ma couleur du jour, il en était habillé, et que ma pierre préféré -qui était, je ne sais même pas pourquoi, aujourd'hui- l'émeraude, était de la couleur de ses yeux. Bon sang ! C'était quoi cette histoire ?! « Ah, ah, ah... Ça se résume en un mot... » commença la voix optimiste, que je fis taire rapidement. Ça ne voulait rien dire ! Je jetai un regard en biais à Edward, et l'observai doucement, ses cheveux cuivrés magnifiquement mal coiffé, et ses yeux verts envoutants.

-Qu'es ce qu'il y a, Bella ? Demanda Edward, voyant que je le regardais.

Je piquai un fard, et souris.

-Je me disais juste que j'avais changé d'avis. Je veux bien une pomme d'amour moi aussi.

Il me sourit à son tour, et me prévint qu'il allait m'en chercher une. Il revint rapidement après, et me la tendit fièrement, me faisant un clin-d'œil. Mes doigts frôlèrent les siens et je sentis une douce chaleur s'installer en moi. Je souris à Edward, encore une fois. Je me demandais vaguement combien de fois j'avais souris depuis que je les avais tous rencontré, parce qu'il me semblait passer ma vie à tordre ma bouche en ce petit sourire destiné à mes amis. « Bien sur, on te croit, Edward est ton ami. Et ma sœur est la Joconde. Je lui rend visite tout les ans au Louvre... » répondirent les deux voix optimiste et pessimiste, en cœur.

-Hey !! Les gars !! On est dans... euh... dans les ennuis jusqu'au coude ! Coupa Emmett, qui venait d'arriver.

Je l'aurais tué. Je ne savais pas d'où me venait cette soudaine pulsion, mais Edward semblait la partager, et j'avais la folle envie de le tuer. Mais cette envie se muta bien rapidement en rire, quand je vis Emmett, les bras chargé d'une barbe à papa édition familiale, d'une pomme d'amour, et coiffé d'un chapeau qui clignotait.

-Emmett, c'est quoi tout ça ? Demanda Edward, qui visiblement, avait autant envie de rire que moi.

-C'est mes achats ! Répondit se dernier, en faisant rouler ses sourcils.

-Okay, jusque là, ça va. Ricana Edward. Alors, quel est le problème ?

-On va arriver en retard à l'hôtel. Expliqua Emmett, alors qu'Edward se mit à jurer.

Je commençais sérieusement à entrevoir le problème, moi aussi.

[...]

-Edward Anthony Mansen, Emmett Curtis Mc Carty, Isabella Marie Swan, avaient vous compris.

-Oui, Alice. Répétâmes en cœur, Emmett, Edward et Moi.

Jessica vint nous apporter nos repas, en jetant des coups d'œil appuyés à Edward, Jasper et Emmett, et Rosalie lui lança un regard si effrayant, qu'elle battit en retraite rapidement. Alice nous regarda tous un à un, et accepta nos excuses. Cela faisait déjà vingts minutes qu'Alice nous réprimandait, alors que nous n'avions eus que dix minutes de retard. Selon elle, « les règles sont les règles », sauf que pour le coup, l'excuse de l'embouteillage ne marcha pas, et Emmett fut menacer de dormir sur le balcon.

-Bon. Passons à autre chose. J'ai eu une illumination, avec Rose, tout à l'heure !! On marchait tranquille dans la rue, on venait d'acheter des petits accessoires...

-Lili, abrège. Soupira Rosalie.

-Bref, on a vu des japonaises se balader dans la rue, habillée très stylée, comme là bas quoi. Alors j'ai pensé à faire une réunion du club habillé en mode Japonaises. On peut aller de tout les style, les plus complexes, aux plus simple... Enfin, bref ! Ça va être G-E-N-I-A-L !

-Tu veux dire, style Geisha et costume traditionnel ? Même nous ?! S'exclama Emmett, en s'étouffant avec son éclair au chocolat.

-Mais non crétin ! Répondit Alice, en soupirant.

-Il était hors de question que je m'habille en femme. Marmonna Jasper.

-Bon, alors demain on fait quoi ? Demanda Edward, qui venait de finir son melon.

-Demain... Soins !! Du visage, du corps, pédicure, manucure, bain de boue, épilation... commença Alice, surexcitée.

-Pour tout le monde. Menaça froidement Rosalie, alors que les trois garçons soupiraient, et moi avec.

-Excusez moi, vous avez fini ? Demanda Jessica, qui venait de revenir vers nous.

-Oui. Acquiesça Jasper.

-Nous aussi, pas vrai, chérie ? Répondit Rosalie, et se tournant vers Alice.

Emmett faillis s'étrangler avec sa propre salive, et Edward et Jasper ricanèrent. Nous nous levâmes de table, et une fois assez éloigné de Jessica, Emmett demanda ce qui venait de se passer. Rosalie lui expliqua et Emmett partit dans un fou-rire assez inexpliqué, et sembla avoir une idée pour faire devenir chèvre Jessica. Il nous appela en cercle, et parla à voix basse, se donnant les allures d'un espion. Le portable d'Edward sonna, et il se retira du groupe.

-J'ai une idée diabolique à vous transmettre. Ça serait la mission numéro 0014 du club d'hôte. Vous relevez le défi ? (Alice poussa une petit cri aiguë). Très bien, alors écoutez moi.

Il expliqua rapidement son plan, et j'en restait béate.

-Wow... murmurais-je. C'est pas un peu... Hard ? Je veux dire.

-On accepte ! Répondirent Alice et Rosalie en même temps.

-Mais... On risque pas de se faire virer de l'hôtel ?

-C'est pour ça qu'on le fait le derniers jour. Répondit Jasper, en souriant.

-Mwa ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!! Je pourrais conquérir le monde ! S'écria Emmett.

-Non, là tu délires... soupira Rosalie.

-Tu feras de moi ta reine !! supplia Alice, assez sérieusement.

-Hé, 'Lice, ça t'est jamais venu à l'esprit que je pourrais me sentir trahis que tu veuille faire ta vie avec Emmett ? Demanda Jasper, en soupirant.

-Jazzie chéri... Ne sais tu pas que pour être reine du monde je te découperais en morceau et t'enterrerais au fond du Pacifique ?

-Pleure pas, Jazzie. Rigola Emmett. Je veux bien que tu sois l'amant de ma femme. Et toi Rosie, tu peux être la mienne.

-Nah. Je formerais l'opposition avec Jasp'.

Je ris. D'une idée totalement fondée il partait dans un délire stupide et inconcevable... Je tournai légèrement la tête, à la recherche d'Edward. Je ne le vis d'abord pas, puis je le remarquai, à l'autre bout de la salle, assez en colère, en train de raccrocher son téléphone. Je m'approchai doucement de lui, comme poussée par des bras doux et invisibles qui m'amenait vers lui sans que je sache pourquoi. Il était là, debout, faisant les cents pas assez irrégulièrement, et se passant mécaniquement la main dans les cheveux.

-Edward ? Murmurais-je. Ça va ?

-Ouais. Répondit-il. C'est juste... Rien. Répondit il, en s'asseyant sur un fauteuil.

D'un seul coup, sans que je sache pourquoi, je pris ma volonté à deux mains, et je m'asseyais à côté de lui. Il tourna légèrement la tête vers moi, assez étonné.

-Dis pas rien alors que t'es énervé. Ça me perturbe.

-(Il eut un petit rire) C'est juste... Je... (Il soupira longuement.) Ma mère.

-Elle est malade ? Elle a un problème ? Tu devrais vite la rejoindre ! Tu...

-Même pas en rêve. Grogna-t-il. Ma mère va très bien. Les seuls soucis qu'elle a, c'est des soucis de consciences. A par ça, tout baigne.

-Alors c'est quoi le problème ?

-Elle... Elle veut tous vous inviter mardi soir histoire de vous réprimander, vous faire peur, et espérer que vous disparaissiez de ma vie. Ce n'est qu'une...

-Ne parle pas comme ça de ta mère. Le coupais-je rapidement. Elle ne veut surement que ton bien.

-La seule chose qu'elle voit en moi c'est un héritier.

-Ce n'est surement pas vrai. Répliquais-je froidement.

Je ne savais plus ce qui me prenait. L'impression de chaleur et de bonheur m'avait quitter aussi rapidement que le froid et la solitude s'était répandu en moi. Comment pouvait il dénigrer sa mère ? Et comment pouvait il le faire devant moi, qui n'en avait plus. Comme pouvait il être si borné et entêté à la rendre fautive. La seule chose à laquelle il devait arriver, c'était à la rendre malheureuse !

-Bella, tu ne connais pas ma mère ! S'exclama Edward apparemment énervé.

-Toi non plus tu ne semble pas la connaître, Edward. Comment peux-tu réagir comme ça ? Comment fais tu pour te regarder dans un miroir après ? C'est ta mère ! Ta génitrice ! La femme qui doit compter parmi les plus importantes de ta vie ta...

-Il n'y a aucune similitude entre ta mère et ma mère Bella. Peut-être que la tienne est une personne parfaite, douce, gentille, mais la mienne est une véritable égoïste.

Je ne savais pas ce qui m'avait pris. Je n'étais pas quelqu'un de violent, d'habitude. Mais c'est parti tout seul. Oui. C'est partit tout seul. D'un coup sec, j'ai giflé Edward, et je lui ai tourné le dos, les yeux pleins de larme que je tentais de refouler. Je ne voulais surtout pas que cet enfoiré me voit pleurer.

[...]

Assise en boule sur un fauteuil, les yeux humide, la musique du piano du bar emplissant la pièce, Alice me caressa doucement la joue. Je m'étais emportée. Parce qu'il avait parlé de ma mère. Parce qu'il avait haïs la sienne. Parce que j'étais une idiote. Mais même si j'éprouvais du remord, je n'avais pas assez de cran pour me lever et me diriger jusqu'à notre chambre, pour m'excuser. Au lieu de ça, je ne cessais de le faire face à Emmett, Jasper, Alice et Rosalie.

Je ne leur avais pas dit pourquoi j'avais réagi comme ça, et ça ne semblait pas les déranger. Il respectaient ce silence. Doucement, Alice me prit par le bras, suivit par Rosalie, me proposant de monter, j'acquiesçai, et souhaitai bonne nuit aux deux autres. Nous fîmes le trajet jusqu'à la chambre en silence, et je passai la porte, l'estomac noué. D'un côté, je voulais qu'il soit réveillé, pour m'excuser, et parler avec lui. Mais d'un autre, je voulais le fuir, et partir me coucher d'une traite, sans rien faire de plus. Je rentrai dans la pièce, et fus à moitié heureuse de trouver Edward, couché sur son canapé, endormis, l'appareil photo dans les mains.

Curieuse, je me souvins de cette fameuse photo qu'il ne voulait pas me montrait, et je me testais quelques instants, histoire de voir si je le ferais ou pas. Mais Alice me devança, et saisit l'appareil suivit de Rosalie. Elle observèrent la photo en gloussant.

-Il est trop mignon notre Eddy-Chouki... murmura Alice.

-C'est vrai qu'elle est bien prise.

J'étais encore tiraillée en deux. Je la regardais... Ou pas.

-Faites voir. Marmonnais-je d'une toute petite voix.

Alice me fit signe d'approcher, ce que je fis. Je pris l'appareil photo de mes deux mains, histoire de ne pas le faire tomber, puis, je faillis l'envoyer valdinguer contre un mur. Sur l'écran noir, une grosse pile rouge barrée clignotait. Je grognai, et envoyai l'appareil sur la table, avant d'aller dans la chambre, et de me jeter sur le lit. Je n'allais donc jamais savoir ce qu'il y avait sur cette satané photo ! « C'est les fesses de la rousse, je te dis ! » grogna la voix pessimiste. « Ou alors, c'est... toi ? » Proposa la voix optimiste. La chaleur dans mon ventre revint, et je me sentis toute chose quelques instants. Quand soudain, une constatation me frappa.

Merde...

De tout les hommes de la terre, il avait fallu que je tombe amoureuse d'Edward Mansen...


Voila...

Je recommence: Pardon, Pardon, Pardon, Pardon, Pardon, Pardon !!! Long délait d'attente, chapitre raté... Je suis désolé !! Je n'arriavais à rien... Mais je crois que ça va mieux, je reprend du poil de la bête (jamais compris cette expression...).

La Fête foraine c'est raté, la dispute c'est raté, la statue c'est raté... Le chapitre est raté !! Je suis vraiment désolé ! Vraiment !! Je vais faire mieux pour le prochain chapitre !! (ça va pas être dur, celui la est nul...

En tout cas j'espère quand même vous revoir pour la suite ;)

Une Review... ? Même pour dire un seul mot, mais histoire de dire que vous avez lu ce torchon que j'ose appeler chapitre...

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________