Heey :)
I'm Back !
Et ouais, je suis là avec un nouveau chapitre, tout nouveau tout beau ! Je vous en parlerez mieux à la fin, j'ai quelques petites choses à dire...
Mais avant, question existencielle: Comment vous prononcez les noms des personnages de Twilight ? Cette question me perturbe... Par exemple, dans le film ils disent Bel-la, et Edouard. Et bien moi non ! Je dis Béla et édwar-d', parce que ça m'énerve Edouard. JE trouve que ça le fait trop à la française... Il s'appelle Edward, non ? Alors moi je prononce toutes les lettres ! Nah ! Et Calisle ? Au début je le pronnonçais pas (trop compliqué...) mais maintenant je le dis comme dans le film: Car-lay-sle. Quoi que non, dans le film ils disent Car-li-sle. (passé un moment carrément je disais Carliste...) Enfin, bref, la prononciation me perturbe.
Sinon, j'espère que je ne vous ai pas fais trop attendre ce chapitre, j'ai été assez rapide, vu que j'avais la reprise des cours et tout en même temps, non ? Et puis, cette année, pas de bêtise, l'année du brevet... Enfin !
Ah ! Et surtout, surtout: Merci pour vos 338 REVIEW !! Et en plus je vous ai tous répondu !! (Sauf ceux qui ne sont pas enregistré, évidemment...) Vos Review me vont toutes droit au coeur, je vous promet, et ça fait trop plaisir de voir que ma fiction vous plait autant ! Parce que je vous dis, c'est pas de tout repos ! Mais le pire, c'est le stress que ça met ! Parce qu'on se dit que si le chapitre est nul, ça va décevoir encore plus de monde... Bon, et bien j'espère que ce chapitre va vous plaire !!
Bonne lecture !!
Chapitre 06: Don't Cry.
Je me contemplais dans la glace, les dents enfoncées sur ma lèvre inférieure. La coiffeuse avait fait des merveilles. Et Alice et Rosalie avait vraiment bien choisi. Mes cheveux tombaient dans de légères boucles dans mon dos, alors que le dégradé qui amenait à mon visage se terminait en une frange discrète. Ça me plaisait. « Et ça a eut l'air de plaire à Edward ! » dit la voix optimiste, alors que je renvoyais une mèche derrière mon oreille. Le téléphone -mon téléphone- émit un petit ''Ti-doum'', alors que la tête d'Emmett clignotait. Je soupirai, et regardai le énième message qu'il m'avait envoyé. Cela devait faire le cinquième depuis que nous étions rentré à Forks, et le dixième depuis que j'avais eu ce portable...
Nous étions toutes les trois attablées à une table du café « Apple », attendant le plus patiemment possible les trois autres, quand, ma voisine se leva d'un bond, comme si elle venait de se faire piquer par une guêpe.
-Bella ! Coupa sèchement la voix d'Alice. Ça ne peut plus aller.
Je la détaillai doucement du regard. Qu'es ce qui ne pouvait plus aller ? Le fait que je passe le plus clair de mon temps depuis que je m'étais levée à éviter Edward, ne sachant comment m'excuser, et surtout, me sentant plus que ridicule en sa présence ? Si c'était ça, j'étais d'accord, mais je ne voyais pas comment faire pour faire cesser ce petit jeu, auquel Edward était aussi fort que moi. Je décidai tout de même de jouer les imbéciles, et aussi parce que je n'arrivais jamais à cerner Alice, je répondis d'une petite voix.
-Qu'est ce qui ne peut plus aller ?
-Le fait que tu n'ai aucun moyen de communication avec nous. Fulmina-t-elle, en claquant sa langue.
-Pardon ? J'avais eu raison de faire profil bas. Cela n'avait aucun rapport avec Edward.
-Elle est énervée de ne pas pouvoir t'appeler quand elle veut, parce que tu n'as pas de portable. Expliqua Rosalie, en soupirant, alors qu'elle sirotait son verre de soda.
-Imagine que j'ai une information de la plus haute importance à te transmettre ? Demanda-t-elle, en se levant de toute sa petite taille. Ça ne peut plus durer ! Je te prend un abonnement.
-Alice ! M'écriais-je, alors qu'elle se dirigeait d'un pas décidé vers la magasin. Il n'est pas question que tu me paye quoi que se soit !
-Oh si ! Il est bien question de ça !
-Je refuse. Répliquais-je, sèchement. Je me sens déjà trop redevable envers vous pour en plus rajouter...
-Ah non ! Ça ne va pas recommencer.
-Tu ne me prendras pas d'abonnement téléphonique !
-Bella, tu as besoins d'un portable.
Je voulais bien admettre qu'Alice avait raison. Charlie m'avait répété des centaines de fois qu'il voulait pouvoir me joindre à tout moment, car les villes n'étaient jamais très sures. Mais il était hors de question qu'Alice me paye un abonnement. Je voulais encore arriver à me regarder dans un miroir, sans y voir une fille totalement assoiffée par l'argent de ses amis, qui dépend d'eux plus pour leur compte en banque, que par son attachement. Alice avait peut être la plus grande volonté du monde, mais j'étais quelqu'un de têtue.
-Je peux très bien m'en payer un toute seule. Répondis-je fermement, alors qu'Alice arborait une petite moue boudeuse.
-Bella...
-Non, Alice. J'achèterais un portable, le strict minimum, et je me payerais mon abonnement. Et personne d'autre.
Elle soupira.
-Okay. Mais à une seule condition.
-Laquelle ? Soufflais-je.
-Permet moi de t'acheter un téléphone flambant neuf et franchement mieux à ton anniversaire.
Je soupirais à mon tour.
-Au fait, c'est quand, ton anniversaire ?
J'éludais rapidement la question en rentrant dans le magasin, bien que j'entendis Alice marmonner quelque chose comme « J'irais voir de toute façon... ». Sur le moment, je priais que Forks High School protège bien les dossiers de la vie privée de ses élèves.
Alice savait se montrer très convaincante, quand elle voulait. J'étais pratiquement sure qu'elle aurait pu faire accepter au président Américain de vendre l'Alaska au Canada en moins de dix minutes. Le téléphone sonna encore ne fois, histoire de me rappeler sa présence, et je saisis l'objet en question. La photo d'Emmett, qui me tenait par le cou avec un grand sourire, avait été prise par Alice, surexcitée à l'idée de pouvoir m'appeler n'importe quand. Rosalie me conseilla d'ailleurs d'éteindre le dit téléphone la nuit, histoire de ne pas être réveillée par la sonnerie de Hard Rock qu'Emmett avait choisi. Je cliquai sur plusieurs boutons, avant d'arriver à ouvrir le message.
Good night ma Bells,
Je t'imagine très bien avec ta petite nuisette bleu clair,
Que Rosalie et Alice t'ont acheté.
Je suis sure qu'elle t'ira aussi bien que celle de Rose ce matin !
Tu sais, quand on était,
Toi et moi, dans ton lit...
Je serrai les dents. Même à distance, Emmett trouvait le moyen de m'énerver et de me faire rougir comme une pivoine. Je me souvenais malheureusement très bien de son arrivé en fanfare dans mon lit. Et la porte de l'hôtel devait s'en rappeler elle aussi.
Un délicieux sourire sur ses lèvres, qui semblait illuminer la clairière dans cette nuit parsemée d'étoiles. Chaperonnée par une lune entière, je m'approchais doucement de lui, hésitante. Il affichait un sourire charmé, et ses yeux semblaient près à me prétendre reine. Je me sentais légère, et je marchais avec des pas fluide jusqu'à sa silhouette élancée. Son sourire redoubla d'intensité alors que je me trouvais à quelques centimètres de lui. Il rit. Ce rire si doux et merveilleux qui me plaisait tant, avant de se pencher doucement sur moi, et de m'embrasser sur le nez, en un unique et fuguasse baiser. Frustrée, je lui jetais un regard appuyé, alors qu'il souriait, joueur. Je m'approchai encore de lui, et déposai mes lèvres sur les siennes. Il m'embrassa encore une fois chastement, avant de déposer son front sur le mien.
-Je t'aime Bella.
Je souris.
-Moi aussi, Edward.
Je me réveillai en sursaut, alors que quelqu'un défonçais la porte de la chambre.
-Heeeey !! Bells ! S'écria Emmett, en se jetant sur notre lit. Bien dormis ma jolie ?
Il me fallu quelques instants pour me souvenir de tout les évènement des dix dernières secondes. Premièrement, le lit était vide, sans aucune présence d'Alice ou Rosalie. Deuxièmement, j'avais été réveillée en sursaut par Emmett qui venait de défoncer la porte. Troisièmement, j'avais la même nuisette que la veille. D'un coup sec, je tirais la couverture au dessus de ma poitrine.
-Jolie petite robe en dentelle. Sourit Emmett, alors que je devenais aussi rouge qu'une pivoine. Mais je la préfère sur Rose. Sans vouloir t'offenser. Toi, je pense qu'il te faudrait plus court au niveau des jambes, et moins plongeant au décolleté... Après ce n'est que mon avis...
Je devins plus rouge -si c'était encore possible- et je balançai la première chose que j'attrapais -à savoir les chaussures d'Alice, posées sur la table de chevet pour une obscure raison- et raté Emmett de peu, avant que celui-ci ne plaque un baiser sur ma joue, et ne sorte en riant.
Emmett. Il n'y avait rien à dire de plus. Mon téléphone sonna encore une fois, et cette fois, la silhouette fluette d'Alice, qui me serrait dans ses bras apparut en photo, alors que je prenais une nouvelle fois le téléphone, pour lire ce qu'elle m'avait envoyé. Je me souvenais alors du sourire de Jasper, quand elle avait prit des centaines de photos avec moi, ainsi qu'avec tout les autres. Rosalie m'avait alors souhaité bon courage, Jasper exultant derrière elle. Apparemment, ce que j'avais subit devait être pour lui en temps normal. Rien que pour ça, je le plaignais. Alice était pire qu'une boule d'énergie. C'était inimaginable.
Ceci est un ordre pour tout les membres du club:
Demain, rendez-vous à six heures trente pour la mise au point matinale.
Tout ceux qui n'y seront pas,
Se retrouveront fasse à ma fureur...
Je soupirai, alors que le téléphone vibrait une nouvelle fois, laissant apparaître la photo de Jasper, que Rosalie avait prit à l'improviste. Il avait le regard perdu sur un points plus loin, un petit sourire sur les lèvres. Il était torse nu -en maillot, à la piscine du centre de New York où nous étions l'après midi même- et il était presque évident qu'Alice était derrière son sourire si attendrissant. J'avais remarqué que Jasper avait comme un effet d'apaisement sur elle. Il la canalisait, légèrement, mais quand même. Il était vrai que quand Alice était dans sa phase « Amusons nous ! », rien ne pouvait l'arrêter, mais mis à part ça, il avait un pouvoir immense sur elle. Comme si Alice ne pouvait pas marcher un pas sans Jasper, elle était à longueur de temps accroché à lui, lui parlant, le cherchant... Rosalie m'avait dit qu'Alice supportait assez mal le fait de cacher sa relation avec Jasper au lycée, et se rattrapait dans les moments comme celui ci.
Elle allait rajouter quelque chose, avant de se taire brusquement, et de m'offrir un petit sourire contrit. Comme si il y avait quelque chose qu'il ne fallait pas me dire. Au sujet de la pétillante Alice. Comme si son sourire cacher autre chose. De plus sombre. De bien plus sombre.
Je déverrouillai rapidement le téléphone -j'arrivais à le faire, désormais !- et lis le message de Jasper.
Ceci est un contre ordre pour tout les membres du club:
Demain, rendez-vous à SEPT HEURES TRENTE, pour la mise au point matinale.
Après le Week-End que vous m'avez fait passer, croyez pas que je serais là si tôt.
Sur ce, Bonne Nuit.
Je souris, en pensant rapidement à canoniser Jasper, après tout, grâce à lui j'allais pouvoir dormir, chose que j'avais eus du mal à faire tout le Week End. Je posai mon téléphone derrière moi, et attachai rapidement mes cheveux en une queue de cheval lâche, qui aurait donné une crise cardiaque à Alice. Je me souvins alors des ordres de cette dernière avant de sortir de l'avion, et je soupirai, tout en me dirigeant vers ma chambre pour préparer mes affaires pour le lendemain. Elle m'avait dit, premièrement, de laisser mes habits sur cintre -chose que je faisais déjà, mais je ne préférais pas contrarier Alice- et de préparer des collants couleurs chairs, avec le reste de mes sous-vêtements. Ensuite, elle m'avait dit de déjeuner avant de m'habiller, pour « être totalement réveiller et prête, et éviter les faux plis », et surtout, me coiffer après.
Au début, je devais me coiffer simplement, mais cet option ne dura pas plus de cinq minutes, et Rosalie et Alice décidèrent de venir me chercher le lendemain matin, pour me coiffer et faire « bonne impression pour le premier jour ». J'aurais du être vexée d'une telle réaction, mais je ne m'en souciais guerre. C'était Alice et Rosalie, après tout...
Une fois prête, je posai mon téléphone dans ma chambre, et descendis rejoindre Charlie, qui ne devait pas être arrivé depuis longtemps. Il semblait s'affairer à trouver quelque chose de mangeable dans le frigo, et je crus voir une lueur de joie quand il me vit arriver. Bien sur, de joie parce que sa fille unique était rentrée de son Week End à New York, mais aussi parce que cette même fille allait pouvoir lui faire à manger.
-Bella. Je suis content de te voir. Je croyais que tu ne rentrerais que très tard, New York, c'est pas la porte à côté. Marmonna-t-il, avant de prendre une bière dans le frigo, d'un seul coup moins préoccupé par ce qu'il allait manger. Ton Week End s'est bien passé, j'espère ?
-Oui, Très bien.
-Tes amis ont l'air sympathique. Finit il, en buvant une gorgée. J'avais peur que tu ne t'intègres pas. Rajouta-t-il, sans vraiment le vouloir.
Je ne relevai pas, et commençai à sortir un reste de gratin du congélateur.
-Et, ces amis alors, ils sont gentils ?
-Oh, euh, oui. Oui, oui. Alice est très... Je cherchais un adjectif pour la qualifier, mais n'en trouvais pas. C'est Alice. Rosalie est quelqu'un de très gentil, même si elle est... franche. Très franche.
-Et pour les garçons ? Demanda Charlie, d'une voix qui cachait à peine les sous-entendus.
-Comment ça ?
-Et bien, je veux dire... Vous étiez trois filles et trois garçons. Alors je me demandais si... si tu ne sortais pas avec l'un d'eux.
Dire la phrase en entier dû causer à Charlie autant d'embarras que moi, et je piquai un fard.
-Non. Ce sont juste des amis. Rien de plus.
-Hum. Fut la seule réponse de Charlie.
Je mis les deux assiettes au micro onde, et m'excusai rapidement, histoire de quitter l'atmosphère tout d'un coup étouffante de la pièce. Je montai quatre par quatre les marches. J'entrai dans ma chambre, et m'assis contre ma porte, tremblotante. « Zut. Zut. Zut. ZUT ! » Je ne savais plus où j'en étais. Plus du tout. Je m'étais levée le matin même, un étau serré autour de la poitrine, comme compressée. J'avais un attachement insupportable pour Edward, mais j'avais aussi une rancœur assez étrange contre lui. J'avais préféré l'éviter. Le fuir, en quelque sorte. J'étais partie déjeuné en première avec Alice et Rosalie, j'avais proposé de finir la tournée des magasins quand j'avais vu sa silhouette se diriger vers l'entrée de la cafétéria. Je l'avais fuis. Une partie de moi, voulait m'excuser, voulait qu'il me pardonne. L'autre, voulait le gifler encore une fois pour arborer si merveilleusement la marque rosie de ma main. Mais les deux parties s'en voulait pour l'altercation de la veille.
Et plus que tout, j'avais peur.
Qu'il me rejette, de me sentir ridicule, d'être peu à peu laissée par les autres.
J'avais vraiment peur. Et le pire dans tout ça, c'est que je n'avais personne à qui parler. Vraiment personne. Je me sentais prise entre deux mur tapissés de pic. Et je n'arrivais pas à choisir auquel me frotter. Jusqu'au centre de soin où Alice nous avait inscrit. Là, je ne pouvais plus reculer.
Entourée de murs de verres étincelant, la piscine privée de Manathan semblait narguer les passants qui traversaient la rue encore plus ostensiblement qu'Emmett. A côté de moi, Edward changea une nouvelle fois de pied d'appui, comme si il était en train d'hésiter. Je m'avançais rapidement vers Alice, accompagnée de Jasper, qui allait voir la femme de la réception pour lui parler de sa réservation. Je savais que je fuyais, mais c'était tout de même la réaction la plus facile. J'avais trop à perdre. Cela aurait peut être mieux valu, finalement que je ne les rencontre pas. Que je ne passe jamais la porte de la 3eme salle de musique, que je ne casse jamais ce vase, que je n'accepte jamais de devenir une hôte. Cela aurait éviter bien des choses à pas mal de monde.
-Tu n'es pas d'accord, Bella ?! S'exclama Alice, assez colérique.
Perdue, mon regard alla de Jasper, énervé et contrarié, à Alice, colérique et vexée. Je n'avais pas la moindre idée de ce dont Alice parlait, et j'essayais de le lui faire comprendre en la mettant le moins en colère possible.
-Euh... Au sujet de ?
Elle émit un soupir de frustration, et expliqua, en lançant des regards appuyés à Jasper.
-Sur le fait que l'on devrait se retrouver tous ensemble dans les bains au début, et après, nous feront nos soins, c'est bien mieux. Mais Monsieur Jasper, lui, veut d'abord que nous fassions les soins, histoire qu'ils puisse faire je ne sais quoi avec les deux autres crétins, et ensuite nous retrouver à la piscine. Mais c'est totalement stupide, étant donné que...
-Euh... Je suis plutôt d'accord avec Jasper. Marmonnais-je.
Triomphant, ce dernier ce tourna vers Alice, avec un grand sourire. Je me demandai à cet instant même, si je n'avais pas fais une erreur tactique, que de me mettre à dos Alice alors qu'elle allait « me ramoner la face » dixit Rosalie. Mais je n'eus pas tout le loisir de penser à ça, qu'Alice se mettait déjà à bouder, retournant avec les autres. Jasper soupira, et alla donner la réservation à une femme assez débordée par les événements. Elle avait de petits yeux gris qui couraient dans tous les sens, et ses mains était sans cesse prises par des papier, ou un des cinq téléphone qui ornait le bureau. Je me sentais presque mal pour elle, alors qu'une femme, assez vaniteuse et qui avait les même moyens que Jasper, Emmett, Edward, Rosalie ou Alice, la regardait de haut, menaçant de la faire virer. La jeune femme se liquéfia sur place. Elle tremblotait presque, et j'entendis Jasper soupirer. J'allais me tourner, pour défendre la femme, quand il prit la parole, d'un ton froid.
-Excusez moi, Madame, mais je crois que ce n'est pas parce que cette demoiselle n'arrive pas à s'en sortir en temps que stagiaire pour son premier jour que vous devez la virer. Cela n'a aucune logique.
-Excusez moi, mais puis-je savoir qui vous êtes, Monsieur ? Je ne vous permet pas petit insolent. Quel est votre nom ?
Elle était totalement tournée vers Jasper, et semblait hors d'elle, tapotant son pied par terre. Apparemment, elle n'aimait pas être contrariée.
-Mais très certainement. Jasper lui tendis sa main droite, un grand sourire qu'il réservait aux clientes sur le visage. Je suis Jasper Withlock, fils d'Alban Withlock. Et le votre, Madame ? Je suis sur qu'il intéressera mon père.
-Oh. Euh... Monsieur Withlock. Je suis une grande admiratrice de ce que fait votre mère. Et les idées politiques de votre père son exactement semblable aux miennes ! Il devrait se lancer dans cette carrière, il ferait fortune. Non pas que vous en ayez besoin mais... baragouina la femme, blanche comme une linge. Enfin. Bon, euh mademoiselle, c'est bon pour cette fois. Je... euh... A la prochaine fois. Elle se tourna vers Jasper, et s'inclina très légèrement. Au revoir, monsieur Withlock.
D'un petit pas pressé, elle sortie du bâtiment. Jasper soupira, et sourit à la réceptionniste. La facilitée qu'avait eut Jasper à maitriser la femme m'effrayait presque. Comment pouvait il avoir autant d'impact sur une femme aussi arrogante et imposante. Elle avait semblé se liquéfier sur place à la simple prononciation de son nom de famille. « Mais qui est son père, en fait ? » me demandais-je intérieurement. « Un dictateur. » proposa Pessimiste, « Ou alors c'est lui qui a créé l'agence matrimoniale de Seattle qui marche très bien en ce moment !! » gloussa la voix optimiste. Me trouvant stupide quelque soit la voix de ma tête qui prenait la parole, je décidai de demander plus tard à quelqu'un, ne préférant pas me rendre ridicule fasse à Jasper, alors que son père semblait mondialement connu. « Si tu n'évitais pas Edward, tu aurais pu lui demander... » piailla la voix optimiste, que je renfermais dans un coin de mon esprit. Je ne voulais pas penser à lui, de peur de me remettre dans l'état de mélancolie qui m'avait poursuivit toute la matinée.
-Bella ? Tu viens ? Me demanda Jasper, alors qu'il saluait une dernière fois la jeune femme.
J'acquiesçai et lui emboitai le pas. Sur le seuil du bâtiment, tapant la mesure avec son pied de la même manière agaçante que la femme que Jasper avait renvoyée dans ses but en deux temps, trois mouvements, Alice s'impatientait. Assise, les jambes croisées, Rosalie lisait un magasine de style assez commun, que je me souvenais avoir vu ma mère acheter. Emmett était en pleine discutions avec Edward, ou du moins, il parlait à Edward, qui se bornait à fixer le carrelage, sans desserrer les dents.
-Bon, et bien c'est réglé. Les filles ? Demanda Jasper, en souriant.
Alice ne répondit rien, et me tira par le bras vers le centre de soin, une grande porte vitrée à gauche de la principale. Rosalie posa son magasine dans son sac, et nous suivit. Je ne pris même pas compte de ce que faisait les trois autres, mon esprit étant tourné vers ma torture imminente. Je n'aurais jamais du contrarié Alice avant de faire ça. Oh non...
[...]
-Mademoiselle Brandon, que pensez vous d'une couleur ? Je sais qu'elle a une très joli couleur de cheveux, mais les hommes aime beaucoup les cheveux couleur platine en ce moment...
-Non, Bella doit rester naturelle. C'est ce qui lui va le mieux de toute façon.
Depuis que nous étions rentré dans le salon, et qu'Alice avait pu exercer son pouvoir de stylisme, elle avait retrouvé le sourire. La femme -Blonde platine, les cheveux remontés en une queue de cheval complexe, et ses yeux entouré de noir, faisant un style bien trop charbonneux pour son teint trop mat- soupira, et alla chercher son matériel de coiffure. Rosalie et Alice échangèrent quelques mots, que je ne parvins pas à comprendre, puis la femme revint, deux grosses mallettes dans les mains.
-Bon, alors, vous voulez le maquillage avec ? Demanda-t-elle, en pinçant les lèvres.
-Nan, on va à la piscine après. Répondit Alice, revenant de mauvaise humeurs le temps de sa tirade. Et puis, de toute façons, je sais exactement comment maquiller Bella !
-Pour la coiffure, ne touchez pas à la couleur de ses cheveux. Je trouve que c'est un peu son identité, et puis, il a insisté sur ça. Comme quoi ça ne serait plus Bella si elle devenait rousse. Enfin... Il est parfois chient, mais là il a raison.
-Qui ? Demandais-je, sachant pertinemment qu'elles ne m'écouteraient pas. Mais qui ne tente rien n'a rien.
-T'occupes. Répondit Alice, en m'enfonçant sur le siège. Juste, détend toi...
Dans sa bouche, avec son degré d'excitation, et le lieu où je me trouvais, je trouvais presque hilarant qu'on me dise de me détendre. C'était tout bonnement impossible. Alors je me contentai de serrais les dents, et de ne rien dire. De toute façon, cela n'aurait mené à rien.
[...]
-Messieurs, et vous passent mal sapé -elle posa sa main sur son coeur, comme le ferait un invité à un enterrement, en détaillant les habits d'un jeune homme, dont la copine fusilla Alice du regard- je vous présente, notre chef-d'œuvre, à moi, Alice Brandon, et à mon associée, Rosalie Hale. J'ai nommé... BELLA !!
Emmett releva son nez de son magasine, et Edward me détaillait doucement, alors que Jasper souriait. Il félicita Alice, aux anges, qui ne cessait de parler de tel ou tel changement, de ma coupe à mon visage, en passant par mes ongles. Une fois l'inventaire fini, je fus autorisée à m'assoir, et je me laissai tomber à côté d'Emmett. Celui-ci rigola, et passa une main autour de mon épaule, compatissant.
-Alors Ma Bee Jolie, épuisée ? Comme je te comprend... Mais le résultat est réussi. T'es encore plus mignonne qu'avant, parole d'Emmett.
-Je sais pas ce que ça vaut, mais merci. Souris-je, alors que je voyais Edward sourire légèrement du coin de l'œil, et que mes joues avait pris une couleur rouge quasi constante.
-Bon, les gars, c'est pas que je vous aime pas, mais j'aimerais bien aller me baigner, moi !! se plaignit Emmett, sautant du coq à l'âne, alors que Rosalie et Alice partaient dans une discutions ô combien passionnante, et que Jasper nous rejoignait.
Rosalie se tourna vers lui, menaçante.
-Tu ne peux pas attendre deux minutes ?
-Nooooon. Ça fait deux heures qu'on attend, Rosie ! J'en ai maaaaaaare.
Rosalie soupira longuement, et marmonna quelque chose au sujet d'Alice et d'Emmett, de consanguinité, et l'étriper dans son sommeil. Le sourire d'Emmett redoubla, comprenant que Rosalie avait finalement accepté, et c'est tout sourire qu'il m'empoigna sur son épaule.
-Qu'es ce que... Emmett !!! REPOSES MOI PAR TERRE !! TOUT DE SUITE !!!
Il rit, et Alice le défia de ruiner son travail, ce à quoi il répondit que de toute façon j'allais finir mouillée, et Jasper arrêta l'altercation là, en emmenant Alice à la réception de la piscine. Je poussais des cris de plus en plus colériques, alors qu'Emmett avançait, sans même faire attention à moi sur son dos. Les passants nous regardaient bizarrement, ce à quoi je ne faisais plus cas depuis la veille. J'étais bien trop habituée à eux pour mon propre bien, et j'arrivais presque à ignorer les regards froids et moqueurs des passants. Mais mes joues prirent quand même une couleur rosie, et j'enfouissais mon visage dans le dos d'Emmett, alors que le rire d'Edward et Rosalie parvenaient à mes oreilles.
Arrivée devant les portes, un jeune homme qui s'occupait du service dit à Emmett de me lâchait, et je me rapprochais vivement d'Alice et Jasper, mes pieds touchant enfin le sol, et je ne voulais pas qu'Emmett refasse l'expérience. Une femme aux cheveux noirs nous accompagna finalement tous les six dans un vestiaires vide et mixte. A mon sens, il y avait deux erreur.
-Euh... Alice ? Pourquoi es ce qu'il n'y a personne ?
-Parce que la mère d'Emmett nous a réservé la piscine pour pas qu'on soit dérangé.
-Et, pourquoi es ce que dans ce centre thermal ô combien couteux, il n'y a qu'un vestiaire mixte ?
-Bee, Bee, Bee... Tu ne lis donc pas les panneaux ? C'était écris sur la porte pourtant... Ceci est un vestiaire de femme. Expliqua Emmett, en s'asseyant sur le banc.
-Alors qu'es ce que vous foutez ici ? M'exaspérais-je, alors que ma question pourtant simple tournait en longueur.
-Bella ! Fit mine de s'offusquer Jasper. Tu ne voulais tout de même pas que l'on donne plus de travail à ces pauvres prolétaires qui nettoies après nous, non ?
Je grognais. Je le sentais mal ce coup là...
-Bon !! Et bien, les gars, moi j'y suis déjà !! S'écria Emmett, en jetant son tee-shirt sur Rosalie -qui jura- déjà en maillot, qu'il avait apparemment revêtu le matin même.
Vraiment pas...
-Attend moi Emmett !! S'écria Alice à son tour, avant de me lancer un regard du coin de l'œil, et d'enlever rapidement son short et son Marcel, et en enroulant son paréo autour d'elle.
Vraiment...
-De vrais gamins... soupira Rosalie, un petit sourire sur les lèvres, avant de s'enrouler elle aussi un paréo autour d'elle, et d'y aller.
...vraiment...
-J'te l'fais pas dire... soupira Jasper, un sourire dans la voix, avant de partir à son tour.
...pas.
Zut.
J'étais désormais seule avec Edward. Je devais mettre mon maillot. Et lui aussi, à en juger par ce dernier qui sortait du sac.
Désormais, il y avait trois erreur.
Je retenais ma respiration. Saleté d'Alice, saleté de Rosalie, saleté d'Emmett, saleté de Jasper... Il n'avait que ça en tête depuis le début de la matinée ? Me laisser seule avec lui, dos à dos, dans le vestiaire de la piscine ? Je me demandai rapidement si je ne devais pas prétexter quelque chose pour ne pas me changer, quand il enleva son tee-shirt. « Woooh... Pas mal le mec. Bien roulé, faut l'avouer. » commenta la voix optimiste. « J'avoue, on peut pas lui enlever ça... » répondit la voix pessimiste, pas très fière. Je secouai la tête, comme pour chasser les deux voix.
-Bella ? Murmura la voix mal assurée d'Edward.
Je sursautais, comme si il avait parlé à une autre personne, il ne se retournait pas.
-Oui ? Demandais-je doucement.
-Euh... Au... -il s'éclaircit la gorge- au sujet d'hier soir je...
-Excuses moi. Marmonnais-je rapidement, en lui coupant la parole.
Il ne dit rien et plia son tricot avant de l'enfoncer dans le casier qui lui était désigné.
-Non, c'est ma faute, je...
-On va pas recommencer. Je n'aurais pas du te gifler, tu n'as rien fais de mal, je me suis emporté, excuse moi, point.
Il ne dit rien un petit moment , puis s'assit sur le banc, me faisant face, incroyablement beau dans son unique jean. « Bella ! Penses à autre chose... Pitié... » me fustigeais-je mentalement, avant de fixer mon sac, comme si je ne savais pas quoi en faire, ce qui était partiellement le cas, d'ailleurs. Je vis du coin de l'œil un petit sourire se former au coin de ses lèvres, et je me tournai vers lui, lui faisant face.
-Quoi ?
-Rien.
-Alors arrêtes de me regarder.
-Désolé.
-Ah non, ne t'excuse pas !
-Pardon.
-Edward !
Il fit mine de nouer sa bouche, et ne rajouta rien, sans cesser de sourire.
-Et arrêtes de sourire.
-Ah ! Ça va pas être possible, si tu continus comme ça.
-Comme quoi ?
-Tu ne te changes pas ? Répliqua-t-il, sournoisement.
Pour toute réponse, je lui envoyai ma serviette de plage -rose fushia et vert fluo, choisis par Alice, pour remplacer ma « serviette miteuse et horrible » d'après Rosalie- et il la saisit en riant, alors que je rougissais comme une pivoine. Je pris rapidement mes affaires, et partis vers une cabine, en le fusillant du regard.
-Je me change rapidement, et j'arrive.
-Vu le temps que tu as mis pour faire dix mètres et prendre tes habits, je ne pense pas que nous ayons la même échelle pour ce qui est de « rapidement ».
Je ne répondis rien, alors que je l'entendais retirer son jean, et bloquai mon esprit et ma respiration sur le maillot -ou plutôt le bout de tissus- qu'Alice avait mit en choix numéro 01. « Ah, non, ça va pas être possible... ». Je pris le deuxième maillot, qui avait le mérite de couvrir un tout petit peu plus ma poitrine. « Non plus... ». Je continuais le petit jeu avec les maillots d'Alice qui couvraient de plus en plus de peau, jusqu'au derniers, ou un petit mot était griffonné.
Je le savais, je le savais...
Tu veux pas que je te mette un une pièce, aussi ?
Râlait Alice, sur le petit papier. Je souris, et mis le maillot bleu nuit qui, je devais l'avouait, était très joli. Et puis, il avait le mérite de cacher toutes les parties essentielle, sans risquer de les montrer à tout faux mouvement. Je soupirai et rangeai mes affaires, en chassant de mon esprit qu'Edward serait lui aussi en maillot, et qu'il était déjà magnifique en jean. « Tu me fais pitié. Ce mec n'a aucune sensibilité, et fait parti de ces gens que tu n'aimes pas, tu sais, ceux qui haïssent leurs parents au lieu de les aimer, comme tout enfant normal. » Je me figeai instantanément. Le souvenir de notre « discution » de la veille me revint en mémoire, ainsi que de la gifle que je lui avais donné. Oui. Edward faisait parti de ses gens qui m'exaspérait plus que tout. Alors comment pouvait il avoir un tel impact sur mes hormones ? Si dieu existait, il aimait me torturer à son bon vouloir.
Debout, face à la porte, je ne bougeais plus. Comment avais-je pu m'enticher d'un homme qui représentait tout ce que je ne supportais pas. L'orgueil, la méchanceté, la luxure... « Menteuse... chantonna la petite voix optimiste. L'orgueil ? Tu le crois encore orgueilleux après tout ce que tu as pu voir de lui en ces trois jours ? » tinta la petite voix, en souriant de toutes ses dents. « La luxure ? Le club d'hôte est un amusement pour eux... Et ce n'est manifestement pas un bourreau des cœurs. Ou alors, pas ce week end... ». Continua-t-elle avec entrain. « La seule chose que tu peux lui reprocher, c'est de haïr sa mère. Mais qui es tu pour dire ça ? Tu ne la connais pas... ».
Je me mordis la lèvre avec insistance. La petite voix avait raison en un sens. Je ne connaissais pas son histoire. Je devais peut être lui laisser une petite chance...
-Bella, tu vas bien ? Me demanda Edward, depuis l'extérieur de la cabine.
Je repris mes esprits d'un seul coup, et je marmonnai quelque chose d'incompréhensible -même pour moi- et rangeai vite mes affaires.
J'essayais de le faire rapidement, mais après m'être cogné le petit doigt de pied et la tête, je repris à mon rythme. Après tout, ils pouvaient bien attendre encore un peu, ça n'allait pas les tuer...Je sortis finalement de la cabine, et tombai face à un Edward en maillot, qui m'attendait, appuyé contre un casier.
-Je suis prête. Marmonnais-je, en baissant les yeux.
-Je vois ça.
Il ne bougea pas pour autant, et j'en fis de même.
-On pourrait rester des heures comme ça. Sourit-il, timidement.
-Je ne crois pas. Alice ou Emmett viendraient nous chercher.
-Pas faux. Acquiesça-t-il, dans un petit rire nerveux.
Je souris moi aussi, et le silence se réinstalla. Je me sentais mal, et mes intestins semblaient faire des noeux entre eux. Edward changea de pied d'appui, et passa sa main dans ses cheveux. Il inspira, et prit la parole, d'une voix douce et calme.
-Bella, au sujet d'hier... Je... Il soupira, et releva les yeux vers moi. Je voulais m'excuser pour...
-Edward je...
-Non ! Ne me coupes pas Bella, s'il te plait ! Reprit-t-il, en fronçant les sourcils. Bella, je voulais m'excuser pour ce que j'ai dit hier. Non pas que je ne le pensais pas, mais... Je...
-Je ne vois pas pourquoi tu t'excuses. Répondis-je rapidement. Trop rapidement.
Edward releva ses yeux vers moi, et me fixa longuement.
-Bella, j'ai compris pourquoi je t'avais blessé plus que de raison avec ma réaction sur ma mère. Je suis pas aussi stupide que tu ne le penses. Finit il dans un sourire.
Pour le coup, j'avais l'impression d'être vidée de mes intestins, et de mon estomac au passage. Comment ça, il avait compris ? Non ! NON ! Je ne voulais pas que quelqu'un soit au courant pour ma mère ! Les gens changeaient de regard après ça. Je n'étais plus Bella Swan, mais l'orpheline, qui ne vivait plus qu'avec son père. Je ne voulais pas qu'ils sachent. Aussi stupide et dément que cela pouvait paraitre, je ne voulais pas.
-Je ne vois pas ce que tu veux dire. Me bornais-je à marmonner, en luttant contre les larmes qui menaçaient de couler sur mes joues. C'était le soir, j'étais à cran, c'est tout.
-Bella... tenta-t-il, en se rapprochant doucement de moi.
-Non ! Il n'y a aucun problème Edward ! Tu m'entends ? Aucun ! Je vais très bien. Tout vas très bien... Je...
Je ne savais même pas comment j'étais tombée. Je ne savais même pas comment Edward avait fait pour me rattraper à temps, alors que j'avais eu l'impression que le sol se rapprochait de moi encore plus vite que d'habitude. Je ne savais même pas depuis quand je pleuré. Quand j'avais commencé. Je ne savais pas depuis combien de temps Edward me serrait doucement contre lui, en me caressant le dos, alors que je pleurais contre son torse.
J'avais perdu la notion du temps.
J'avais perdu ma mère.
Cela avait beau faire plusieurs années, je ne m'en étais jamais vraiment remise. J'avais pleuré sur la tombe de ma mère. J'avais pleurée seule dans mon lit. Mais jamais devant quelqu'un. J'avais évité Phil, depuis qu'elle était morte. Mon seul adieu avait été de l'enlacer quelques secondes, avant de repartir avec mon père. J'avais rassuré mon père, ne lui montrant pas ma détresse. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète. Je n'avais jamais revus mes amis de Phœnix. Et ceux de Forks n'en était pas vraiment. J'avais été prise en pitié. La fille du chef, qui revient au bercail à la mort de sa mère. La pauvre orpheline. La seule qui se montrait vraiment gentille, c'était Angela. Mais je n'étais pas assez proche d'elle pour fondre en larme dans ses bras.
Depuis la mort de ma mère, je n'avais jamais pleuré devant quelqu'un. Je ne m'étais jamais fais de vrai amis, et je ne m'étais jamais autant amusée qu'avec eux.
Alors je décidai de me laisser aller, en m'accrochant à Edward de toutes mes forces. Non. Je n'avais pas décidé. Mon corps en avait pris l'initiative. Je lui faisais confiance. Je ne savais pas pourquoi. Peut être était-ce parce qu'il me demandait doucement, d'une voix presque suppliante d'arrêter de pleurer, ou parce qu'il me murmurait des phrases de manière à me calmer inlassablement, ou parce qu'il m'embrassait doucement les cheveux ou me caressait le dos avec autant de douceur... En tout cas je lui faisais confiance.
Doucement, tellement doucement que je ne l'entendis d'abord, pas, Edward me murmura les paroles d'une chanson. Sa chanson. Celle que Phil avait l'habitude de mettre en scène avec un mauvais accent anglais « Don'tCryBy Renée ». Et le pire, c'est qu'Edward ne le savait même pas...
There's something in your eyes
(Il y a quelque chose dans tes yeux)
Sa voix se fit légèrement plus présente, alors qu'il traçait de légers cercles dans mon dos.
Don't hang your head in sorrow
(Ne te tourmente pas)
And please don't cry
(Et s'il te plait ne pleure pas)
Il me murmura la phrase à l'oreille, alors que mes sanglots diminuaient doucement, avec les paroles de la chanson.
I know how you feel inside I've
(Je sais ce que tu ressens au fond de toi)
Somethin's changin' inside you
(Quelque chose est en train de changer en toi)
And don't you know
(Et ne sais-tu pas)
Give me a whisper
(Donne-moi un murmure)
And give me a sigh
(Et donne-moi un soupir)
L'image de ma mère souriante, avant de partir de la maison, embrassant Phil une dernière fois me revint en mémoire.
Give me a kiss before you tell me goodbye
(Donne-moi un baiser avant que tu ne me dises au revoir)
Elle s'approchait de moi, et m'embrassa sur la joue, avant de me reprochait en riant mon association des couleurs sur mes habits. Je levais les yeux au ciel et elle eut une petite moue contrariée.
Don't you take it so hard now
(Ne le prends-tu pas si durement maintenant)
And please don't take it so bad
(Et s'il te plait ne le prends pas si mal)
I'll still be thinking of you
(Je penserais toujours à toi)
And the times we had?
(Et aux moments que nous avons eus...)
Elle me manquait.
How I felt inside now honey
(Maintenant de ce que j'ai ressenti au fond chérie)
You gotta make it your own way
(Tu dois suivre ton propre chemin)
But you'll be alright now sugar
(Mais tout ira bien pour toi à présent mon sucre)
You'll feel better tomorrow
(Tu te sentiras mieux demain)
Come the morning light now baby
(Quand viendra la lumière de l'aurore bébé)
Je l'avais vu pour la dernière fois à l'hôpital. Froide. Inerte. Morte...
Don't you ever cry
(Ne pleures-tu même pas)
Don't you cry tonight
(Ne pleure pas ce soir)
Baby maybe someday
(Bébé peut-être un jour)
Don't you cry
(Ne pleure pas)
Don't you ever cry
(Ne pleures-tu même pas)
Don't you cry
(Ne pleure pas)
Tonight
(Ce soir)
Edward finit le dernier murmure de la chanson en écartant une larme de mon visage. Plusieurs choses se mêlaient dans ses yeux, de la gentillesse, de la tristesse, de la peine, de la douleur, et un petit autre chose. Je reniflai une dernière fois, tout en tentant de me relever, et Edward m'amena jusqu'au banc
-Bella ? Demanda-t-il doucement.
-C'est toujours moi... marmonnais-je, en replaçant doucement mes cheveux dans un sens approximatif, et en tentant d'alléger l'atmosphère.
Il sourit, et m'aida à remettre mes cheveux en place.
-Bella, je suis vraiment désolé pour ta mère. Je ne répondis rien, attendant qu'il me prenne en pitié. Vraiment. Je ne hais pas ma mère. Je veux dire, c'est ma mère, comment pourrais-je la haïr ? Mais ce n'est pas une romance de tout les jours entre elle et moi...
-Tu n'as pas à te justifier Edward. J'ai agis avec bien trop de hâte. Sans prendre de recul. Tu as raison, je ne connais pas ta mère. Mais s'il te plait, ne parle pas d'elle comme ça. Ou du moins, pas devant moi...
-Tu as raison, je n'ai pas envie de me retrouver avec un oeil au beurre noir la prochaine fois... répondit il en souriant.
Je ris moi aussi.
-Au fait, d'où tu connais cette chanson ? Demandais-je soudain, en me rappelant de la chanson de ma mère.
-Je connais pas mal de chanson... expliqua-t-il. Et... Celle là me semblait... Appropriée, on va dire. Je sais pas trop.. Les paroles... Et Puis... Je sais même pas pourquoi en fait. Ça m'est venu comme ça.
-Merci. Murmurais-je. Vraiment. Je suis juste étonnée que tu connaisse la chanson de ma mère. Je croyais que c'était une des seule personne à aimer Guns N' Roses.
-Je ne suis pas leur plus grand fan, mais ils se défendent... répondit-il en souriant faiblement Bon ? On va se faire noyer par Emmett ?
-Je dirais bien non, mais je crois qu'il serait capable de venir me chercher, et je ne suis pas fanatique des voyage sur le dos d'Emmett. A vrai dire, ça me donne un peu mal au cœur...
Il rit. Cette douce mélodie chantante qui berçait mes oreilles.
« Je crois que je commence à comprendre pourquoi me suis entichée de lui... » pensais-je en souriant doucement, le suivant jusqu'à la piscine, ou j'entendais les cris sur-aigüe d'Alice, et le rire d'Emmett. Oui, je comprenais.
Je soupirai longuement, alors que Charlie m'appelait pour me dire que le micro-onde avait sonné. Je ne savais plus où j'en été. Je l'aimais, c'était évident. Ou du moins, j'étais entiché de lui. Le seul problème, c'est qu'au moins la moitié des filles du lycée aussi. Ah ! Et aussi qu'il était mon ami. Et que moi et mes hormones, n'étions pas tellement certaines de vouloir tuer cette amitié naissante. Je me sentais bien avec Edward. La preuve était que j'avais réussi à me laisser aller avec lui. Pas encore au point de lui parler de ma mère, mais assez pour pleurer dans ses bras. Chose que je faisais difficilement avec Charlie.
-Bella !! Répéta d'ailleurs celui-ci, en bas des escaliers. Je te sers ?
Je soupirais et me relevais doucement, en m'observant dans la glace. Je n'avais pas les yeux rouges, et je pensais pouvoir utiliser ma voix sans que celle ci ne faillisse. D'un pas mesuré, je sortis de ma chambre pour aller voir mon père. Ce dernier était en train de se battre avec notre repas et je le lui enlevai rapidement des mains avant qu'il ne l'envoi par terre. Il ne dit rien face à ce fait, et alla s'assoir, en sirotant sa bière.
-Dis moi, Bella, tu seras là Mercredi, ou tu seras avec tes amis ? Demanda-t-il, alors que je m'asseyais en face de lui, nos plats devant nous.
-Hum... Je réfléchis un instant. Non, je n'ai rien de prévu, normalement. Le souvenir d'Alice et de sa décision de partir a New York le lendemain me revint en tête, et je me demandais rapidement ce qu'elle pouvait prévoir avec deux jours de réflexions. Enfin, à la base. Mais je sais pas trop ce qu'Alice et les autres veulent faire alors...
-Billy vient manger et voir le match à la télé. M'expliqua rapidement mon père. Alors, je me disais que tu pourrais rester le soir... ça serait bien de les revoir un peu.
-Et je vous ferais à manger. Finis-je dans un sourire.
Charlie rosit légèrement, et sembla mal à l'aise, et je m'empressais de détourner l'attention.
-Okay. On a qu'a faire ça. Je serais là vers... les sept heures on va dire. Ça marche ?
Il acquiesça, avant de se lever pour aller manger sur le canapé. « Bon... Et bien pour le diner familial c'est raté, hein ? » pensais-je en souriant, avant de mettre mes restes à la poubelle, et de monter dans ma chambre. J'avais été un peu déçue que Charlie ne veuille pas rester avec moi à table alors qu'il ne m'avait pas vu depuis un petit moment. Même si ce n'était pas vraiment sa faute. C'était sa façon d'être. Charlie ne montrait pas ses sentiments. Jamais. Il n'était pas quelqu'un de très démonstratif, ni de très loquace. Mais c'était un bon père. Attentionné à sa manière. Dans l'ombre.
Seulement, ce soir là, j'avais besoin d'un père présent, aimant, démonstratif... D'un père qui me prendrait dans ses bras pour me demander ce qui n'allait pas, comme si j'étais une petite fille. Parce que je n'allais décidément pas bien. Et je ne savais pas quoi faire. Ma mère occupait encore toutes mes pensées, alors qu'elle ne l'avait plus fait depuis des années. J'avais besoin de quelqu'un à qui parler. Mais j'avais déjà pleuré dans les bras d'Edward, chose que je ne faisais jamais, et je ne voulais pas retenter une nouvelle expérience aussi humiliante avec lui aussi rapidement. Je rentrai dans ma chambre doucement, et pris mon Ipod, encore dans mon sac, pour passer en boucle la chanson de ma mère, Don't Cry, dans ma tête, espérant trouver le sommeil rapidement. Très rapidement.
Parce que revoir le visage de ma mère à chaque fois que je fermais les paupière n'était pas le meilleur des remèdes contre la solitude.
Je soupirai finalement, et au bout de la onzième fois à écouter la chanson, je pris avec colère le baladeur, et l'envoyais contre mon oreiller. Il me fallait une distraction. Et dans l'instant. « Tu deviens aussi capricieuse qu'Alice maintenant... » se moqua la voix pessimiste, qui, pour une fois, ne me dérangea pas, me sortant de ma solitude, et de ma tristesse un petit instant. Elle pouvait même se mettre à insulter Edward, que je l'aurais écouté avec attention. Mais celle ci ne se re-manifesta pas, et je décidai de ranger ma chambre, en proie à l'énervement. « Y'a du progrès... Tu passe de triste à énervé ! » se moqua la voix pessimiste, alors que j'entreprenais de ranger mes affaires de cours. Quand, la petite sonnerie qui m'annonçait avec fierté que j'avais reçu un texto me fit sursauter, et je pris mon téléphone, suspicieuse en voyant la photo d'Emmett clignoter.
Une Minute de Silence pour cette pauvre Jessica,
Qui, si elle n'est pas morte de honte,
Et surement devenu dingue.
Signé, Emmett Mc Carty, futur président des États-Unis !
Mwa ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !!
Sans trop savoir pourquoi. Peut être le stress accumulé toute la soirée, ou bien le texto d'Emmett, ou bien le souvenir de Jessica, mais je fus prise d'un fou rire incontrôlé.
Plaquée à un mur comme une James Bond Girl en short et sans arme, Alice jeta un petit coup d'œil à la réception. Elle tourna la tête dans un sens, puis dans l'autre, en parfaite imitation de James Bond, et s'avança vers nous -sans faire de cabriole, ce qui cassa un peu l'effet « mission impossible »- en murmurant.
-La bécasse est en place, je répète, la bécasse est en place.
Rosalie soupira fortement, et prit le téléphone, qui nous servait de Talkie-Walkie, en fusillant Alice du regard, pour lui avoir fais faire ça.
-Bimbo Blonde à Beau goss brun ? Marmonna Rosalie, guerre convaincue.
-BGB à BB, je te reçois 5/5, BB. Répondit Emmett à travers le téléphone, à fond dans son personnage.
Je le voyais de là, arborant la même mine de James Bond qu'Alice, alors qu'Edward et Jasper étaient derrière lui, une mine désespéré sur le visage.
-Quoi ? Mais qu'es ce que tu racontes ? Je croyais que c'était Bimbo Blonde, et Beau goss Brun ?! Grogna Rosalie, en réponse au flot de parole d'Emmett.
-Enfin Bimbo Blonde ! Ce sont des abréviations ! BB et BGB ! Passe moi Mini Cataclysme, c'est impossible de parler avec quelqu'un qui a aussi peu d'imagination...
Rosalie balança le téléphone sur Alice, apparemment vexée.
-Ici Mc, t'es là BGB ?
-Ouaip' ! Prête à te lancer avec BB ?
-Plutôt deux fois qu'une !
-Alors va y ! J'arrive après votre speech... répondit Emmett, l'excitation palpable dans sa voix.
Alice poussa un petit cri aigüe, avant de se remettre droite, un petit air innocent sur le visage. Je retins mon souffle. J'étais dans le même lycée, et collège que Jessica, et il y avait de grandes chances pour qu'elle tombe dans le panneau. Alice s'avança de sa petite démarche jusqu'à la réception, où Jessica était seule.
-Oui, Mademoiselle...
-Brandon. Susurra Alice -Oh, mon, dieu...- avant de replacer ses mèches derrière son oreille.
-Mademoiselle Brandon, marmonna Jessica, perdue. Que puis-je pour vous.
-Hum...
Alice fit mine de réfléchir, son regard balayant Jessica de haut en bas, avec un regard assez... coquin ?
-Vous pourriez par exemple m'inviter à diner. Souffla Alice, en se mordillant la lèvre.
-Vous... vous ne sortez pas avec Mademoiselle.... La... La jeune femme blonde ? Bégaya Jessica.
-Rosie ? Bien sur que si, mais plus on est de fou, plus on rit... Elle se pencha en avant, et murmura d'une voix suave. Notre chambre est la suite qui a une vue imprenable sur New York... Et les lits son parfaits...
Jessica avala sa salive. Je me tournais vers Rosalie, et celle ci soupira un grand coup, c'était à elle de jouer... D'un pas rapide, elle alla se mettre en vue des deux jeunes femmes, et poussa un cri de rage.
-ALICE ! COMMENT OSES TU ?! Cria-t-elle, alors que cette dernière fis mine de se tourner vers Rosalie, étonnée, alors que Jessica sursautait, encore plus blanche que quand Alice avait fait mine de s'intéresser à son décolleté plus que plongeant. COMMENT OSES TU FAIRE DU GRINGUE A CETTE TRAINEE !! TOI LA PAUVRE FEMME DE CHAMBRE, VA VOIR AILLEURS SI J'Y SUIS, SI TU NE VEUX PAS TACHER TA CHEMISE BLANCHE DIX FOIS TROP PETITE POUR TOI ET TES DEUX GROS MELONS !! COMPRIS ?
-Rosie, calmes toi voyons ! Piailla Alice, en se rapprochant de Rosalie. Ma chérie, je ne comptais pas te tromper, je parlais à cette gentille jeune femme...
-JE VAIS LA TUER TA GENTILLE JEUNE FEMME !! gronda Rosalie, avant de s'approcher de Jessica, comme pour lui mettre un coup de poing. A ce moment là, Emmett arriva, et rattrapa Rosalie, avec un sourire charmeur.
-LACHES MOI, EMMETT !! cria Rosalie, alors qu'Alice faisait mine d'être en pleurs.
-Non, rosie, ne fais pas un scandale ! Alice voulait t'offrir une petite partie à trois... répondit Emmett, l'innocence incarnée.
Rosalie sembla se calmer sur le champ, et je vis Jessica pâlir encore plus si s'était possible. A cet instant, elle semblait réfléchir à si elle préférait coucher avec Alice et Rosalie ou se faire refaire le portrait, et je fus à peu près sure qu'elle fixer tous ses espoirs sur Emmett.
-C'est vrai ma Lili ? Demanda doucement Rosalie, comme si elle venait de se réveiller d'un mauvais rêve. Tu voulais me faire ce cadeau ? De vrai de vrai ?
Je n'avais jamais vu Rosalie avec un sourire aussi idiot sur le visage, et j'en avais presque peur.
-Oui. Répondit Alice, en bondissant sur Rosalie.
Rosalie l'embrassa sur la joue, avant de lui murmurer à l'oreille quelque chose qui fit se liquéfier Jessica, avant de monter en courant jusqu'à l'ascenseur. Alice rit, et glissa d'une voix suave à Jessica, avant de partir en roulant des fesses:
-Je t'attends dans une heure dans ma chambre, ma sucrette. On va t'apprendre le métier... glissa-t-elle, en caressant sa joue.
Jessica resta raide comme un piquée, et je crus voir Emmett lutter pour ne pas rire. Il reprit finalement son sérieux, et continua son plan.
-De vrai tigresses les femmes quand elles sont ensemble. Rosalie en particulier... Il tourna la tête vers Jessica, et là, le plan dérapa. Totalement.
-Oooh oui ! Acquiesça Jessica, en se mordant la lèvre de manière sensuelle. Et pas qu'un peu ! Merci de m'avoir... Sauver, en quelque sorte. Sans vous je ne sais pas comme j'aurais fait.
Jessica s'appuya en avant sur le contoir, ouvrant en plus grand le délcolté de sa chemise. Le plan dérapait, totalement. Il était question qu'Emmett drague Jessica, en enfonçant le clou. Et pas que Jessica retombe aussi vite sur ses pieds et ne se mette à séduire Emmett ! Mais ça ne sembla pas du tout le destabiliser, et il sourit à Jessica.
-Je supposes que tu serais en train de faire la partie à trois la plus sensationnelle de ta vie... J'ai déjà essayé avec elles...
-Et avec moi tu essayerais ? Souffla Jessica, de la même manière qu'Alice un peu plus tôt.
Je n'avais d'ailleurs pas remarqué que les deux filles étaient à côté de moi, aussi subjuguée par le spectacle. Edward et Jasper nous rejoignirent très vite, et Emmett continua dans sa lancée, en jetant un coup d'œil appuyé à son décolleté, et j'aurais juré voir Alice retenir Rosalie.
-Ah oui ? Demanda Jessica, ou plutôt susurra Jessica. Elle se rapprocha de lui, et continua. Tu me montrerais ?
A ce moment là, Rosalie me poussa en avant, et je me tournais, incertaine. Je faisais quoi moi ? Le plan n'était plus du tout respecté !! Je vis Jasper et Edward échanger un regard, puis Edward acquiesça de mauvaise grâce. Il avança vers moi, posa sa main droite sur ma hanche, alors que Jasper faisait de même avec la gauche, et ils m'entrainèrent jusqu'au comptoir. Mes joues étaient plus que rouge, et j'étais heureuse que Jessica soit trop occupée par Emmett pour y faire cas.
Je le sentais très mal ce coup là... (encore).
-Oh ! Emmett ! Que fais tu ici ? Demanda Jasper, la sociabilité incarnée.
Le regard de Jessica se posa sur Jasper, qu'elle dévora littéralement des yeux, puis Edward, -je cru un instant qu'elle allait lui sauter dessus- et finalement moi, avec une légère grimace de dégout à la vu des deux mains posées sur mes hanches. Emmett se tourna vers nous, un appel au secours silencieux, et Jasper se rapprocha de la réception.
-Alors... Jessica, c'est ça ? Vous trouvez donc la conversation d'Emmett aussi... enrichissante ?
-A moins que ce ne soit son torse que vous trouvez intéressent... rajouta Edward, en resserrant sa prise autour de moi -dans le seul but d'éloigner Jessica au grand damne de la voix optimiste, de mes hormones et de moi même.
-Je parierais plutôt sur le Jean extra moulant... répondit Jasper, à l'adresse d'Edward.
Jessica devint aussi rouge que moi d'habitude, et elle balbutia quelques excuses, avant de s'en aller rapidement du comptoir, non sans lancer un dernier regard à Emmett, qui, je ne sais par quel idée perverse, me prit dans ses bras, et m'embrassa sur le nez -je cru d'ailleurs entendre Jessica marmonner un « les gardes tous pour elle... » mauvais, avant de partir.
La mission n'avait pas été une franche réussite. Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'Alice ne partait jamais sur une défaite.
[...]
Nous partions. Du moins, nous devions partir, une fois qu'Alice aurai jugé sa vengeance contre Jessica satisfaite. Elle n'avait pas trouvé la fin assez distrayante, bien qu'honteuse, Jessica pouvait encore, d'après Alice, se pavaner comme une femme fatale qui ne savait pas s'habiller, un des pêcher suprême d'Alice. Rosalie rajouta qu'Alice n'avait pas aimé ce regard de vautour qu'elle avait lancée à Jasper, et que cela était pour beaucoup dans la mini vengeance qui allait suivre, et qui allait donner à Jessica tout le loisir de se souvenir de nous.
Assise les jambes croisée au dessus de sa valise, les lunettes sur le nez, des airs de Paris Hilton jusqu'au bout des ongles, Alice attendait. Je ne savais pas quoi vu que nous étions tous prêt, mais elle attendait. Quand, celle qu'elle attendait arriva. Alice s'éclaircit la gorge, et Jessica se plaça devant nous, assez perplexe.
-Bon.. Euh... Je... Je suis votre femme d'hôtel, et... euh... Je voulais savoir si vous aviez passé de bonnes... euh... Enfin, un bon week end.
-Oui ! Répondit Alice, en se mordant la lèvre, et en regardant Jessica par dessus ses lunettes. Mais par contre vous devriez faire vérifier les ressort du lit de notre chambre.
Et là, Rosalie fit une chose que je ne l'avais jamais entendu faire: elle gloussa.
Jessica sembla assez mal à l'aise de se re-retrouver en présence d'Alice et Rosalie, mais elle tenta de ne pas le montrer.
-Bon, et bien nous allons y aller. N'es ce pas ma caille ? Demanda Alice, à l'adresse de Rosalie, avant de prendre sa valise et de l'emmener vers le taxi.
Emmett s'éclaircit à son tour la gorge, et, sans un regard pour Jessica, se tourna vers moi.
-Mon cœur, tu veux que je te porte ta valise à la voiture ? Demanda-t-il, en faisant papillonner ses yeux.
Bien que je sache ce qui allait se passer, cela me fit quand même étrange de voir Emmett aussi mièvre, et surtout de le voir embrasser le bout de mon nez. Il gloussa, et, histoire de bien enfoncer Jessica, la salua sans même un regard:
-Au revoir Julia.
Jessica vira au rouge pivoine, visiblement aussi énervée que quand Tyler avait repoussé ses avances en 4éme, alors qu'Emmett, celui sur qui elle avait jeté son dévolu, ne se souvenait même pas de son nom. Elle me fusilla du regard, et Jasper passa sa main dans mon dos, en se penchant sur la valise, et me sourit, lui non plus ne regardant pas Jessica. Ce fut finalement au tour d'Edward, qui, lui, se contenta de prendre la deuxième valise d'Alice, et de m'embrasser sur la joue, avant de partir, sans rien rajouter. Jessica était désormais aussi hargneuse qu'un caniche, et elle tapait la mesure du pied.
-On voit que ça marche plutôt bien Swan, tu les collectionnes. Comme quoi, l'argent ça achète tout. A moins que tu les payes en nature...
Je fus vexée par ce commentaire, et j'allais rétorquer quelque chose, quand Alice m'interpella.
-Bella ! Chérie, viens garder la voiture et Rosie, j'ai quelque chose à dire à Jessica.
Celle ci se décomposa sur place.
-Et n'écoutes pas cette pauvre pintade dévergondée. Rajouta-t-elle à ma hauteur. Jessie, ma caille, je te passe mon numéro, et si jamais un jour tu passes à Seattle tu m'appelles, okay chérie ? Moi je t'aime. Finit elle en un clin-d'œil.
Si elle ne venait pas de m'énerver au delà des limites du raisonnable, j'aurais appelée le samu. Jessica virait au blanc, qui en aurait fait pâlir un albinos. En temps normal, je l'aurais plaint aussi. Mais là j'étais trop secouée de rire pour arriver à un tel résultat. D'ailleurs, personne ne semblait vouloir la plaindre, mais Alice sembla tout de même vexée que Jessica n'ai pas appréciais le fait qu'elle s'intéresse à elle. Ce qui valut à Jasper de redoubler d'effort d'ingénuité pour arriver à calmer la morosité d'Alice.
Vraiment, il n'y avait qu'eux pour imaginer des plans pareil ! Mais j'étais d'accord pour dire que s'il n'existaient pas, il faudrait les inventer. Les journées seraient ennuyeuses sans eux.
Je me balançais sur le lit, ma mère rangée dans un coin de ma tête jusqu'au lendemain matin. J'irais voir Esmée. Il fallait que je parle à quelqu'un, et personne ne serait mieux qualifiée qu'elle. Mon téléphone vibra une nouvelle fois, montrant un photo qui captura toute mon attention. Penché au dessus de la balustrade du balcon de la chambre, Edward regardait au loin, perdu dans ses pensées. « Photo Made in Alice, ça aussi... » souris-je doucement. J'ouvris le texto avec rapidité.
Bonne Nuit.
Je souris.
Et Voilaaaa !!
Bon, d'abord, je pense que la vengence contre Jess a déçu, mais, je ne savais plus trop quoi faire alors... TADAM ! Ensuite, chapitre mou. Bon, et bien à la base, je devais mettre la journée du lundi dedant, parce que la journée du dimanche devait être courte. Mais avant que j'ai eus le temps de dire OUF !, BOUM ! 13 pages... Et je ne voulais pas couper la journée de lundi... Donc... Au prochain chapitre, il y aura les début de Bella en temp qu'hôte !! Et ouiiii !!!
Ensuite, pour la chanson Don't Cry, et bien en fait je connaissais pas cette chanson, et en tappant Don't Cry (parce que j'avis décidé que ça serait mn titre de chapitre) sur google, je me suis retrouvée avec cette chanson. Et comme les paroles allaient pas mal... Voila ! ^^ Je ne suis pas super forte dans tout ce qui touche la musique...
Bref ! J'espère que ce chapitre vous a plu, et sur ceux, je vous dis à la prochaine ;) & au passage, une petite review, histoire d'avoir votre avis...?
