NdA: Pour faire plaisri à ma bêta Reader qui a subitement décidée que ça faisait plus joli quand les éclipses temporelles et les chansons n'étaient pas centrée, je laisse le chapitre comme ça. (Juste pour remercier PLATiiiiiiiiiNETTE RORONOA de corriger mes chapitres depuis le début ! :D ) I'm Always Right !

Heey !

Tout d'abord, on change pas une équipe qui gagne: *se met à genoux* PAAAARDON !! Je m'excuse pour le retard ! Mais comprenez, je suis pas encore Wonder Woman, et la reprise des cours a été Hard... :-S

Mais le chapitre est là ! 20,267 mots et 32 pages Word !!! (mon record ^^) Alors, c'est pas un joli cadeau de retour ça ? Bon, vous me direz, ça dépend du contenu ! Alors je vais ps vous faire attendre plus longtemps...

Quoi que... si ! Eh oh ! Je vous parle une fois toutes les trois semaines, je peux bien vous parler longtemps, non ?!

Alors, tout d'abord, merci pour vos 386 REVIEW !! Je suis super contente ! Mais quelques personnes m'ont dit que mon résumer n'était pas... ce qui a de plus acceuillant ! Alors, je voudrais savoir si quelqu'un pouvait m'aider à en faire un mieux, ou du moins, à m'en proposer, que je puisse voir ce que je pourais faire !

Voila, je vais m'arrêter là. Vous voyez, j'ai pas dis grand chose aujourd'hui ! Alors, encore une fois merci, et Bonne Lecture ^^ :p


Chapitre 07: Getsuyōbi sous la pluie.

-COMMENT CA BELLA N'EST PAS REVEILLEE ??!! s'écria la voix d'Alice, depuis le rez de chaussé.

-Et bien si elle ne l'était pas, maintenant elle l'est. Rajouta Rosalie, sans même un remord.

J'étais encore emmitouflé dans mes couvertures, hagarde, quand les pas de mes deux soit disant amies, ouvrirent en fracas la porte, sous les maigres protestations de mon père. J'entrouvris un œil, comme si cela pouvait m'aider à identifier les deux énergumènes qui venait de pénétrer dans ma chambre, alors que je savais pertinemment que ça ne pouvait être qu'elles. Après tout, je ne connaissais pas beaucoup de personne qui pouvait arriver dans ma chambre sans être ne serait-ce qu'intimidées par mon père. Aussi sèchement qu'elle était rentré, Alice tira un coup sec sur la couverture, et je poussais un gémissement plaintif.

-Hummm... Lice... Dors... Sommeil...

-Y'a pas de Alice qui tienne: Répliqua-t-elle sèchement, TU ES RETARD MA GRANDE !!

Je me tournais doucement vers le réveil, et je faillis le lancer dans la tête d'Alice, histoire qu'elle sache ce que j'en faisais de ses horaires, quand je me souvins de notre rendez vous dans un quart d'heure au lycée.

-Oh non ! Maugréais-je, en envoyant valser les couvertures au dessus de moi.

Je me levai d'un bond, en saisissant l'uniforme que j'avais préparé pour le matin même, et commençai à partir vers la salle de bain en pestant contre ces collants que je n'arrivais jamais à mettre sans les filer de haut en bas. Mais une claque derrière ma tête m'arrêta, alors que j'entendais Rosalie taper du pied en soupirant. Je me retournai en massant approximativement ma tête, alors qu'Alice me fixait avec son regard le plus méchant -du moins, à ma connaissance...

-Bella ? Murmura-t-elle, des envies de meurtres palpable dans sa voix.

-Ou... Oui. Bégayais-je, en déglutissant lentement.

-En quoi mes indications d'hier sont elles complexes ? Continua-t-elle, lentement.

-Euh... Elles... Elles ne le sont pas Alic...

-Alors qu'elles étaient ces instructions ? Me coupa-t-elle, en avançant vers moi.

-Euh...

-Tu sais dire autre chose ?

-Dé-désolé, A-Ali-lice. Bégayais-je, alors que la menaçante Alice s'approchait de moi.

Quand tout à coup, un sourire joyeux apparut sur son visage, et elle m'arracha les habits des mains, avant de m'envoyer déjeuner, alors qu'elle sautillait jusqu'à ma salle de bain. Rosalie ne sembla pas se formaliser de ce brusque changement de personnalité, et j'essayais d'en faire de même, bien que de voir l'effrayante Alice se métamorphoser en la joyeuse Alice de d'habitude en moins de temps qu'il n'en faut pour cligner des yeux était tout de même assez déstabilisant. Je me demandai vaguement si c'était moi ou eux les anormaux dans l'histoire alors que je me servais un bol de céréale.

Mon père me testa du regard, assez étonné de me voir redescendre en pyjama, alors que j'étais toujours prête d'habitude, mais ne dit rien, visiblement plus perturbé par l'arrivée fracassante de mes deux amies. Il ouvrit plusieurs fois la bouche -imitation parfaite d'une carpe-, avant de me saluer rapidement, et de me lancer un « A ce soir », en fermant la porte. Je soupirai, et bu mon lait, attendant patiemment qu'Alice arrête de ne faire je ne sais quoi à l'étage -elle devait surement déplacer les meubles vu le boucan que ça faisait. En temps normal, j'aurais accouru en haut pour voir ce qu'elle traficotait, mais je commençais à la connaître, et que je sois là ou pas, le résultat serait le même. Si ce n'est que ma présence me couterais surement une autre claque derrière la tête pour ne pas avoir suivit ses indications à la lettre, et cela faisait assez mal, ce qui me dissuada complètement de tenter de sauver la maison. Comment un être si petit, qui devait faire 1 mètre 50 pour 40 kilo arrivait à être si effrayante et -il fallait bien lui accorder ça- puisse donner des coups aussi douloureux ?

-BELLAAAA !! TU AS, A CET INSTANT PRECIS, FINIS DE DEJEUNER !! cria Alice depuis l'étage.

Je ne cherchai même pas à discuter, et je mis mon bol dans l'évier, allant rejoindre Alice et Rosalie. « Comment j'arrive à être aussi cool ce matin ? » me demandais-je, alors que je montais les marches. « Alice a du te péter deux petits milliards de neurones... » répondit la voix Pessimiste, moqueuse. Sur ce point là, j'étais d'accord avec elle. A peine eus-je franchis la dernière marche, que le petit démon qui n'avait d'autre nom qu'Alice me tira d'une force inattendue jusqu'à mon lit, me donnant mes habits -ou plutôt me les jetant dans les bras- et m'ordonna de me changer. Elle croisa ses bras sur sa poitrine, alors que Rosalie observait tout les recoins de ma chambre, l'œil critique. Pour le coup, je ne savais plus trop si je devais rire ou pleurer. Je tentais l'approche la plus douce que je pus, alors qu'Alice continuait à me fixer d'un regard dur, en se remettant à taper du pied.

-Euh... Alice... Je dois me changer ?

-C'est l'idée. Répondit-elle, cassante.

-Ici ?

Elle acquiesça.

-Maintenant ?

Alice perdit patience, et me fis les gros yeux. Elle ne comprenait apparemment pas.

-Elle veut qu'on sorte. Souffla Rosalie, en inspectant l'intérieur d'une boite à musique.

Alice grogna, comprenant finalement, et tapa du pied.

-Oh non Bella ! Tu vas pas nous faire ta sainte prude ! On est toutes constituées pareil !

-Désolé de te dire ça Alice, mais ça n'a aucun rapport.

-Alors change toi.

-Sortez d'abord !

Pour toute réponse, elle souffla une nouvelle fois.

-Alors c'est moi qui m'en vais.

Je ne laissai pas le temps à Alice de répliquer, et sortais déjà de la chambre, avant de m'enfermer dans la salle de bain. J'entendis Alice ronchonner, mais je ne pliais pas: Alice n'entrerait pas dans cette pièce.

Je fus finalement habillée -mes collants pas du tout filé !- et j'ouvris la porte à une Alice exaspérée, qui m'assit de force sur un tabouret qui à la base venait de ma cuisine, avant de prendre place, avec Rosalie de chaque côté de ma tête. Elle échangèrent un regard, puis Alice commença à dompter mes cheveux, avec autant de douceur qu'un buffle. « Ah ! J'avais oublié de ne pas énervé Alice avant qu'elle ne commence à me coiffer-maquiller-relooker... Bien fait pour moi... » notais-je mentalement, alors que Rosalie approchait de mon visage un crayon à maquillage noir.

Sur l'instant, je priais toutes les divinité que j'avais rencontré dans mes livres pour, qu'avec la chance que j'avais, je ne reparte pas en mode mono-visuel.

J'arrêtais totalement de bouger, malgré les violents coups de brosse d'Alice.

[...]

-Eh beh ! Pour quelqu'un qui voulait être là à six heures trente, t'es plutôt à la bourre Lili. Lança Emmett, en guise de bonjour.

Je m'écrasais le plus possible, alors qu'Alice le fusillait plus que méchamment du regard. Jasper ne releva même pas la tête de son cahier, alors que Rosalie tombait lourdement sur un fauteuil à côté d'Edward, qui baillait. Au moins, je n'étais pas la seule à ne pas être en total état de marche ce matin. Je remarquai que la joue d'Edward était légèrement colorée entre le rouge et le bleu, ce qu'Alice remarqua aussi, car elle se désintéressa soudain d'Emmett, pour pousser un cri d'horreur, son doigt pointé sur Edward.

-Oh Mon Dieu ! Bella, c'est officiel, aujourd'hui, je vais te tuer.

-Attend qu'elle ai fini de rembourser ça dette Lili. Ajouta Jasper.

-Pourquoi tu veux la tuer, peuchère. Ma Petite Bee-Jolie... papillonna Emmett.

Il vint alors me faire un bisou sonore sur la joue, et en me lançant un bonjour ornementé d'un clin-d'œil. Il se tourna vers Alice, et la fit tourner une fois, avant de l'embrasser aussi bruyamment, sur le front; puis s'approcha de Rosalie, qu'il embrassa elle aussi sur la joue, en la mordant au passage. Elle grogna, et s'essuya la joue, alors qu'Emmett retombait sur le canapé, tout content. Je dus sembler presque choquée, car Edward m'expliqua rapidement que c'était le bonjour d'Emmett de tout les matins, et qu'il faudrait que je m'y habitue. Alice sembla alors se contrarier encore plus, et elle tapa du pied, en poussant un gémissement plaintif. Jasper posa alors son cahier sur la table, et vint s'approcher d'Alice, qui plissait le nez, apparemment vexée.

-Qu'es ce qu'il y a Lilice ? Demanda-t-il, en calant ses yeux dans les siens, et en l'embrassant doucement.

Je détournai le regard. C'était la première fois que je les voyais s'embrasser, et c'était comme si je violais leur intimité à tout les deux rien qu'en les observant. Rosalie m'avait expliqué qu'Alice vivait assez mal le fait qu'ils doivent cacher leur relation, ce que je trouvais étrange, d'une fille qui ne laissait rien transparaitre. C'était comme si elle possédait une grande façade, qui la cachait entièrement. La protégeait.

Elle soupira finalement, se dégagea légèrement de l'étreinte de Jasper et expliqua d'un ton mi-plaintif, mi-coléreux.

-Il y a que je suis arrivée en retard parce que Bella ne s'est pas réveillée, qu'Edward à la marque de la main de Bella sur la joue et que c'est trop laid, et tu ne m'avais même pas encore dis bonjour. Goujat ! Le réprimanda-t-elle, en lui donnant une claque sur l'épaule.

Apparemment, de tous ses problèmes, celui qui impliquait Jasper était celui qui l'énervait le plus.

-Désolé Lilice. Je te jure que j'ai pas fais exprès. Pour Bella, c'est pas grave, de toute façon on a déjà sélectionné les habits non ?

-Mais ils les auront pas vu !

-Parce que tu comptes leur laisser le choix ? Demanda Jasper, en relevant un sourcil.

-Bien sur que non ! Répliqua Alice, en levant les yeux au ciel, comme si cette simple idée était plus que grotesque.

-Alors tu vois qu'il n'y a pas de problème !

-Euh... Si, il y en a un ! Je veux les voir moi ses habits ! Je te fais pas confiance Alice... Contra Edward.

Jasper lui lança un regard assassin, de même qu'Alice, et Emmett prit la suite d'Edward.

-C'est pas contre toi Alice, mais je me souviendrais toujours de la journée « Carnaval de Venise » où tu nous avais pris des habits de femmes histoire de faire vraiment déguisement...

-Vous les aviez mis ? Demandais-je, en essayant de m'imaginer Emmett et Edward en jupe ou en Robe.

Emmett me lança un regard presque écœuré, et Edward répondit.

-Bien sur que non ! Emmett les a brulé devant Alice, qui a bien faillis nous bruler avec...

-Elle n'a jamais été aussi en colère... Ajouta Rosalie, en réajustant sa coiffure dans un miroir. Quoi que... C'était pas mal aussi quand vous l'avez « accidentellement » fais tombé dans les bassins du collège quand elle allait rencontrer sa correspondante Française... Le maquillage, la robe Dior... Tout était mort. Elle avait du se faire porter pâle, pour ne pas perdre la face devant la française.

Emmett avait le regard perdu au loin, le visage orné d'un magnifique sourire, alors qu'Edward souriait, et que Jasper -qui apparemment, était dans le coup aussi- se retennait pour ne pas rire.

-Excusez moi de casser vos petits souvenir ô combien passionnant, mais j'ai un troisième problème ! Un mot: Edward !

-Alice ! On sait que c'est une erreur de la nature, mais c'est pas très gentil de le lui faire remarquer ! Le pauvre ! Répondit Emmett, alors qu'Edward levait les yeux au ciel.

-Hum... Je suis plutôt d'accord avec Alice. C'est affreux Eddy, ta joue est d'une couleur non identifiée. Renchéris Rosalie, en lançant un œil critique à Edward.

Je me sentais assez mal pour lui. Après tout, c'était moi la cause de cette marque bleu-jaune-rouge.

-Bah ! Un peu de fond de teint et sa s'arrange ! Répondit Jasper, en balayant l'option d'un geste de la main.

-Pardon ? S'exclama Edward, incrédule.

-T'as bien entendu Eddy, ils veulent te transformer en gonzesse. Acquiesça Emmett, l'air sérieux.

-M'ouais... Mais il faut qu'il aille voir Carlisle...

-Bella aussi pour son nez ! Ajouta Rosalie.

Je passais machinalement ma main au dessus de mon nez, et fus contente de ne rien sentir. Mais le visage de Tanya s'imposa à moi presque violemment, Jane à côté d'elle. « Je les avais presque oubliées elles... » Pensais-je amèrement, alors que je voyais Rosalie et Jasper sortir de la pièce et Alice asséner un claque derrière la tête à Emmett.

-Bon, tu viens ? Me demanda Edward, qui venait de se rapprocher de moi.

-Euh... marmonnais-je quelque peu perdue. Ou ça ?

-A l'infirmerie... Comme... Alice l'a dit... ? Expliqua Edward, aussi perdu que moi, mais pour d'autres raisons.

-Oh ! Euh... Oui, bien sur... Oui.

Il me jaugea du regard quelques instants du regard, et je commençais à passer la porte, quand Alice poussa un cri suraigu.

-Non mais c'est quoi cette éducation ! Grogna-t-elle, en fusillant Edward du regard. Elle pointa un doigt sur sa joue.

Edward soupira, et se rapprocha d'Alice.

-Bonjour Alice. Répondit-il, en l'embrassa à l'endroit que son doigt désignait.

-Salut Eddy-Mon-Chéri ! S'écria-t-elle, en se jetant dans ses bras. Alors, ta maman, elle a vu pour l'anniversaire de Rosie ?

-M'ouais c'est bon. Mais je peux rien faire de plus. Elle était pas très chaude quand j'ai dis que tu étais de la partie avec Emmett... Et...

-Bella ? Je me doutais que se serait un problème... Bah ! On verra ça demain soir !

J'étais perdue depuis le début de la conversation, mon esprit encore embuée par la matinée, mais l'entente de mon nom me réveilla quelque peu.

-De quoi, je serais un problème ? Demandais-je, en plissant le nez.

Edward passa sa main dans ses cheveux, comme si il hésitait à aborder le problème, mais Alice prit la parole, détendue, comme à son habitude.

-Je t'expliquerais en histoire. On a cour ensemble ! Finit-elle en sautillant.

Je ne pris pas la peine d'en demander plus -ni de demander comment elle savait ça, Alice savait tout- et suivis Edward qui sortait de la pièce. Nous marchâmes dans un silence loin d'être gênant le long du couloir. Je trouvais plus qu'étrange, en y repensant. « A chaque fois que tu marches seule avec lui tu trouves ça bizarre ! C'est lassant. Répétitif. Et Pathétique aussi. Mais ça n'a pas de rapport. » Ronchonna la voix Pessimiste.

Mais je n'eus pas le loisir de délirer d'avantage, car Tanya et son toutou roux venait d'arriver.

-Eddy ! Comme je suis contente de te voir ! Ce soir nous avons du temps ensemble, non ? Ça sera bien mieux qu'avec toutes ces harpies qui te tournent autour.

Par ce que bien sur, elle n'en n'était pas une. Bien sur.

-Au mon dieu ! Edward ! Qu'est t-il arrivé à ta joue ? S'exclama Tanya, dans un cri mièvre que j'aurais juré avoir entendu dans la bouche de Jessica.

-Oh, ça... marmonna Edward.

Depuis qu'elles étaient arrivées, je me faisais aussi petite que possible. Mais là j'aurais aimé pouvoir me cacher derrière Edward.

-Je suis tombé. A croire que c'est un truc du club d'hôte. Répondit il en souriant, en faisant un mouvement circulaire nous comprenant tous les deux.

Le regard de Tanya me dévisagea deux petites secondes, et Jane proposa de partir. Je baissais doucement les yeux vers le sol. Edward refit un de ses sourires magnifiquement séduisant sur ses lèvres, et il noua sa main dans le bas de mon dos, saluant rapidement Tanya et Jane, et reprenant sa route jusqu'à l'infirmerie. Je sentais le regard de Tanya me fusiller du regard, Jane me vrillant la nuque avec attention.

-Si Rosalie apprend que tu t'es encore une fois écrasée devant elle, je crois qu'elle te tue. Me souffla doucement Edward, alors que l'on tournait à un couloir.

-Tu te rends compte que Tanya va être encore plus en colère que la dernière fois ? Et tu veux que je fasse quoi ? Edward ! Je ne m'écrase pas par plaisir ! Mais je ne vais pas faire un scandale ici alors que..

-Alors que quoi Bella ? Bon sang ! Mais en quoi elle te fait autant peur ?

-Edward ! Je n'ai ni votre influence, ni votre comte en banque...

-Et alors ? Grogna Edward.

Un léger silence s'installa, et je le fusillais du regard. Il faisait exprès de ne pas comprendre ?! C'était pourtant simple !

-C'est bon, laisse tomber. Soupira-t-il. On est arrivé.

Il leva sa main de ma hanche, et je sentais l'absence de sa main comme si je retombais durement sur terre. Edward tapa trois coups à la porte, et j'entendis la voix de Carlisle nous intimer d'entrer. Edward ouvrit la porte, nous laissant voir Esmée, assise sur le bureau de son mari, l'air passablement contrariée. Carlisle nous sourit gentiment, et s'enquit d'une voix calme.

-Edward, Bella ! Ravis de vous voir, que vous es-t-il arrivé ?

-Je venais voir pour mon nez. Marmonnais-je, doucement, alors qu'Esmée me contemplait de haut en bas.

-Hum... acquiesça Carlisle, en se tournant vers son espace de travail. Et Edward t'accompagne au cas où tu te perdrais ?

-Non, je voudrais que vous regardiez ma joue Carlisle. Répondit Edward.

Le docteur se tourna vers Edward, assez étonné. Il inspecta son visage au même moment qu'Esmée. Il s'avança vers nous, et prit le visage d'Edward entre ses doigts. Il fronça les sourcils, et je rougissais, alors qu'il semblait interloqué par la marque sur la joue d'Edward. Je ne l'avais franchement pas manqué...

-Que t'est il arrivé Edward ? Demanda soucieusement Esmée, alors que Carlisle passait une pommade sur la joue d'Edward.

-Oh... rien de très grave. Tempéra Edward.

Esmée dut s'apercevoir du mon teint plus que rouge, et ne rajouta rien.

-C'est pas méchant. Plus de peur que de mal. Ne t'en fais pas Edward. Sourit Carlisle, avant de m'appeler vers lui. Je suppose qu'Alice n'a pas aimé cette marque.

-C'est le moins qu'on puise dire. Souffla Edward, dans un petit rire.

Carlisle tritura mon nez, et je fus heureuse de ne rien sentir. Il sembla aussi content que moi, et sourit, avant de me renvoyer à côté d'Edward.

-Et bien les enfants, tout va pour le mieux. Vos visages ont quelque peu souffert, mais ça va, rien de trop grave. Et bien, j'espère ne plus vous revoir. Nous salua Carlisle, en souriant.

Nous rîmes, et Edward commença à sortir. Je jetais un rapide coup d'œil à Esmée, et me jetais à l'eau. « Allé ma vieille. Tu voulais aller parler à Esmée ? Et bien va y ! » m'encourageais-je mentalement. Edward remarqua mon arrêt, et je lui fis signe de partir devant. Il fronça légèrement les sourcils, mais s'exécuta. Je me tournais vers Esmée, qui me regardait attentivement, et je pris une profonde inspiration.

-Esmée ? Demandais-je doucement.

Elle releva ses yeux noisettes sur moi, m'inspectant des pieds à la tête.

-Oui, Bella ? Demanda-t-elle, finement.

-Je... Je voulais savoir si c'était possible de... De venir parler... Avec vous... Enfin... Seules... Euh...

-A quelle heure ? Demanda-t-elle en souriant.

-Euh... Je... Pourquoi pas... de 15 heures à 16 heures. J'ai un trou dans mon emploi du temps...

-D'accord. Et bien à tout à l'heure Bella, ne fais pas plus attendre Edward.

Esmée me sourit une dernière fois, et je saluais brièvement Carlisle, rejoignant Edward dehors. J'inspectai rapidement le couloir à sa recherche, avant de le trouver. Il était appuyé contre un poteau, le regard perdu dans la cour. Je me rapprochais doucement de lui. Il semblait comme... torturé. Perdu. Je jetais un rapide coup d'œil pour voir ce qui le tombait dans cet état, et c'était comme si Jane venait de me donner un autre coup de poing dans le ventre: ses deux yeux émeraudes fixaient sans faillir la silhouette prétentieuse de Tanya, qui discutait avec Jane et une autre fille blonde, que j'avais vu dans le fan-club de Jasper. « Et Vlan ! Grosse douche froide. » piailla Pessimiste, éclatante de joie. Je pris doucement ma respiration. « A quoi je m'attendais de toute façon ? » me résonnais-je, en interpelant Edward, d'une voix assez morne.

-Hum ? Demanda Edward, en se retournant vers moi, et en m'observant rapidement. Qu'es ce qu'il y a Bella ?

-Rien. Coupais-je sèchement. Juste qu'on doit y aller.

Je commençais à partir d'un pas rapide, et m'éloignais de lui. « Génial, manquait plus que j'ai les larmes aux yeux ! Saleté de corps trop émotif ! »

-Bon, et bien... Je... Je vais en cour. Marmonnais-je, rapidement.

-Avec une demi-heure d'avance ?

-Je ne sais pas trop où c'est, je pars avant.

-Je peux t'accompagner...

-Je dois aller au toilette.

-C'est à l'opposé de là où tu vas. Me coupa-t-il, en m'attrapant par le bras. Bella, qu'es ce qu'il y a ?

-Rien. Contrais-je, sans me retourner.

Ces saleté de larmes commençaient à me piquer les yeux, et il ne fallait surtout pas qu'il les voit. Surtout pas... lui. J'essayais de me dégager rapidement, mais il était bien plus rapide que moi, et il ne lui fallut pas bien longtemps pour me tourner vers lui totalement, en m'immobilisant sur place. Il remarqua instantanément mes yeux trop humides, et il fronça les sourcils, et relâcha sa prise.

-Bella, qu'es ce qu'il y a ? murmura-t-il doucement.

-Rien. Répondis-je rapidement. Trop rapidement.

Il fronça d'autant plus les sourcils, et sembla m'analyser de son simple regard. J'entendis les rires de Tanya et de ses deux amies se rapprocher de nous, et Edward se tendit instantanément, me relâchant, et me mettant derrière lui. J'avais comme l'impression qu'il allait être pris en pleine bêtise par la magnifique blonde qui s'approchait de nous. Elle lança un sourire ravageur à Edward, et répondit par un petit sourire crispé. Qui sonnait faux. Très faux.

-Et bien ! Quelle coïncidence ! On se croise deux fois en moins d'une heure ! Gloussa Tanya, en déposant sa main sur l'épaule d'Edward.

Sur l'instant, j'avais envie de lui arracher le bras et de la battre avec. Je me surpris moi même à cet élan de rage, et je m'éloignais doucement d'Edward, alors que celui-ci écoutait Tanya en souriant. Plus je le voyais sourire à Tanya de manière aussi... aussi... Enfin, plus je le voyais sourire, plus je comparais ses réactions avec moi à celles qu'il avait avec elle. Il ne m'écoutait jamais parler avec ce sourire là. Il ne me regardait pas avec le même air que quand il la regardait tout à l'heure. Non. Moi il me consolait quand je craquais, dans les vestiaires de la piscines. Et moi, j'étais stupide.

C'était comme si Jane venait de me donner un énième coup de poing dans l'estomac. Ça faisait mal. C'était déchirant. Et ça ne s'arrêtait pas. (nda: Je sais, Jane lui donne pas mal de coup de poing dans l'estomac aujourd'hui, mais que voulez vous, j'aime bien cette métaphore...)

Edward ne ce comporterait jamais avec moi comme avec Tanya.

Et il avait fallut que mon saleté de petit cœur qui ne sait que battre à mille à l'heure s'amourache de lui pour la première fois de sa vie. Je ne savais pas encore ce que j'avais fait pour énerver les dieux autant...

Je commençais à m'éloigner, quand la main d'Edward s'arrêta avec force sur mon poignet. Il ne s'était même pas retourné. Il n'avait même pas quitté Tanya des yeux. Mais sa main ne semblait pas vouloir lâcher mon poignet. Il me rapprocha progressivement de lui, jusqu'à ce que je sois dans sa vision périphérique, et il lâcha mon poignet pour attraper ma main, avec la même intention de ne pas me lâcher qu'auparavant.

Pour le coup, la douleur de mon ventre disparu totalement, et je ne sentais presque plus le regard assassin -et si habituel- de Jane me vriller le dos -ou, en l'occurrence, le visage. Je ne sentais que la main chaude d'Edward qui tenait la mienne. « Et Tanya, il lui tient pas la main ! » pensais-je en faisant des bonds imaginaires dans mon esprit. « C'est puéril. » Pinça Pessimiste. « Alors là tu vois, j'en ai strictement rien à faire... » souris-je, mentalement. J'avais conscience de réagir comme une gamine. Mais je ne m'en préoccupais, vraiment, vraiment pas.

-Mais, dis moi plutôt Edward, pourquoi ne t'ai-je pas vu à la réception de la famille de Jane ce week-end ? J'ai pourtant vu tes parents... lança Tanya, en battant des paupières.

-Parce que nous étions en sortie. Avec tout le club. Nous avons fais visiter New York à Bella. Répondit Edward, en se tournant légèrement vers moi.

Bien que le couloir soit immense, je sentis la pression monter d'un cran, et j'avais envie de partir en courant, si la main d'Edward n'avait pas aussi calmement entouré la mienne. Il l'avait fait exprès...Tanya ne put retenir un regard plus que noir vers moi, puis elle salua Edward assez spécifiquement, avant de partir avec ses deux suivantes, qui me jetèrent un regard par dessus mon épaule. Je soufflais de soulagement, et Edward daigna lâcher la main, en m'entrainant vers les grands escaliers qui menaient à mon court de littérature.

-Je vais finir par croire que tu aimes me voir porter un gros pansement hideux sur le nez. Soupirais-je, un petit sourire aux lèvres.

-Elles m'avaient quelque peu exaspéré, on va dire. Répondit-il. Alors je l'ai légèrement remis à sa place sans faire trop de vague. Et puis, je n'ai rien fais de mal...

-N'oublies pas la promesse que je t'ai faite vendredi soir ! Elle tient toujours. Rétorquais-je, faussement sérieuse.

-Que m'as tu promis ? Demanda-t-il, en réfléchissant.

-Si je venais à mourir, je te hanterais jusqu'à la fin de tes jours. Dixit, moi même. Lui annonçais-je en souriant, alors que nous prenions le couloir de mon cour.

-Hum... Je croyais que c'était juste si tu mourais d'hypothermie...

-Oui, mais imagine l'état de colère dans lequel ça mettrait Tanya si je te suivais tout le temps ! Elle enragerait, j'en suis certaine ! J'aurais enfin ma vengeance, et je ne risquerais aucun désagrément.

-Je suis vexé. Répondit-il, en faisant une moue dont Alice avait le secret. Tu aurais pu dire que tu reviendrais pour moi, mais tu préfère dire que c'est pour te venger de l'autre peste. Je suis vraiment vexé. Mais je me vengerais plus tard, en attendant... Je te dis à tout à l'heure. Sourit-il.

Il commença à partir, puis revint vers moi, et m'embrassa sur la joue, son sourire en coin coincé sur ses lèvres.

-Premièrement, je ne t'ai pas dis bonjour.

Il m'embrassa sur l'autre joue.

-Et deuxièmement, je te dis à tout à l'heure, Bella.

Et il partit, ce même sourire sur les lèvres, alors que je rentrais en salle de cours, Tanya rangé dans un coin brumeux de ma tête.

[...]

Je ne savais pas ce qui était le plus inconfortable. Le regard de Jane qui me transperçait la nuque, celui presque identique de son père qui me faisait cours, l'angoisse de retomber sur Tanya et Jane à la sortie des cours ou la faim qui me prenait peu à peu le ventre. Jamais, au grand jamais, une matinée n'avait été aussi... longue. Je soupirais une énième fois, et jetais un regard sur la pendule accrochée sur le mur en face de moi. Plus que cinq petites minutes. Cinq. J'étais à la fois contente de bientôt quitter ce cours, et effrayée à l'idée de ce que j'allais retrouver derrière cette porte.

Pour la énième fois dans le cours, le professeur Volturi releva son nez parfait du livre de littérature Française, et ses grands yeux me glacèrent sur place.

-Mademoiselle Swan, pensez vous être exclue de la consigne que je viens de donner ?

J'avalais péniblement ma salive.

-Évidemment que non. Alors pourriez vous porter plus d'attention à cette œuvre d'Hugo, que ce que vous en porter maintenant.

Sa voix était cassante, sèche, froide, effrayante.

-Sur le champ, mademoiselle Swan. Vous avez raté toute votre journée de Vendredi de cour, pratiquement. Vous ne voulez pas que je vous exclu, cinq minutes avant la fin ?

Il releva un de ses sourcils, attendant une réponse. Bien que je n'en n'eus pas un choix très varié...

-Excusez moi, Monsieur. Je m'y remet, tout de suite.

-Il vaudrait mieux.

Je replongeais ma tête dans « Les Misérables » de Victor Hugo. Ce livre m'insupportait. Il était fade. Bien sur, l'histoire était belle, mais... J'avais l'esprit ailleurs. Et même si il avait été dans ce livre, je ne l'aurais pas plus aimé: C'était fade. Je soupirai, et tournai lascivement la page. Plus que trois minutes avant que cette foutue sonnerie ne sonne.

Je jetai un regard circulaire à la pièce. Le professeur, comme à son habitude, n'avait pas remarqué que sa propre fille ne lisait pas le moins du monde le dit-livre, tout comme le trois quart du reste de la classe. Je poussai un long soupir. Je n'allais pas arriver à passer l'année. Cela faisait déjà trois jours, et j'avais déjà les nerfs en pelotes. Je poussai un autre long soupir. Un petit rire discret derrière moi, et je me figeais. Zut.

-Les courts sont si ennuyeux que ça, Bella ? Demanda une voix, qui m'était encore inconnue. Alors pourquoi être venu dans ce piège à vautour si tu t'y ennuis tant ? Elle rit encore une fois.

Je me retournais pour voir qui me parler, et remarquais une grande jeune femme brune, les cheveux longs et un sourire sur le visage.

-Euh... Bonjour. Marmonnais-je, étonnée que quelqu'un en dehors de ceux du club ne m'adresse la parole.

-Oh ! Pardonne moi je suis impolie ! Elle me fit un clin-d'œil, et poursuivit. Mon nom est Kate Dénali. Pas besoin de te présenter, je sais que tu es Bella. Bella Swan.

Je me figeais à l'entente de son nom. « Oh. Mon. Dieu ! ». Ma main se crispa involontairement sur le rebord de la table, mais Kate ne sourcilla pas le moins du monde. Dénali. Ce simple nom résonnait dans ma tête avec mille répercussions. Je réfléchis quelques secondes au fait que Tanya est posté plusieurs espions dans chaque endroits que je fréquentais, avant de réaliser que je n'étais pas dans un thriller, et que Kate avait l'air gentille. « Tanya aussi avait l'air gentille quand elle se pavanait dans la cour en criant des ''EDDY !!'' rythmés. » Contra Pessimiste. « Nan. Elle faisait gourde. Kate fait gentille. »

-Bella ? Tu vas bien ? Me demanda Kate, coupant ma dispute intérieure, les sourcils froncés. Tu n'en as pas l'air, en tout cas...

Elle avait vraiment l'air gentille. « Je peux toujours tâter le terrain... » me résonnais-je, en priant pour arriver à le faire sans qu'elle ne s'en rende compte sur le champ.

-Euh... Tu... Tu es la sœur de Tanya Dénali ? Soufflais-je doucement.

Instantanément, elle sembla se vexer. Son visage se ferma, et elle en devint presque menaçante. J'avalais péniblement ma salive. Elle me détailla doucement, de haut en bas, de la même manière que Tanya, puis releva ses yeux bleu vers moi.

-Pourquoi ? Tu me vénèrerais si c'est le cas ? Elle avait dit ça froidement, avec dédain.

-Je ne pense pas... murmurais-je doucement, en faisant discrètement glisser des mèches de mes cheveux devant mon visage. Je ne suis... pas en très bon terme avec... Tanya.

-Je sais. Répondit Kate, en souriant. Elle avait reprit sa bonne humeur, et recommençait à me sourire chaleureusement. Je veux pas te vexer, mais tout le monde est au courant ! Personne, ne doit approcher Edward Mansen, si il ne s'appelle pas Tanya Dénali. Un règle d'or... soupira-t-elle, en m'offrant un sourire compatissant. Ce qui me surprend le plus, c'est ta manière si étrange de prendre la nouvelle. Tu es entrée dans les Phases de Tanya, et tu traine toujours avec lui... C'est pas commun ! Tu es la première à le faire.

-Parce qu'il y en a eu d'autre ?

-Évidemment ! Qui ne voudrait pas approcher Edward ! Même si, personnellement, je préfère le physique de Jasper... Mais il est pris... Et je ne suis pas une briseuse de ménage ! En plus Lili et Jasper forment un magnifique couple !

A peine l'information eut-elle franchi sa bouche, qu'elle réalisa qu'elle venait peut-être de m'apprendre que le couple secret du club était Alice et Jasper. Elle posa sa main sur sa bouche, comme pour ravaler ses paroles, mais je lui offris rapidement un signe de la main rassurant. Kate était gentille, après tout.

-T'en fais pas... Je suis au courant. Je ne dirais rien.

-Ouf ! Sinon je crois qu'Alice me tue ! C'est vrai qu'elle n'aime pas cacher sa relation, mais elle tient trop à son groupe pour leur faire un coup comme ça...

Là encore, elle cru que l'information sur Alice était confidentielle, et me dévisagea.

-Je le sais aussi. Souris-je.

-Re-Ouf ! Je crois que je parle trop. Mais comment es tu au courant ?

-Je... Je vais rentrer dans le cercle d'hôte... ce soir. Et... Nous sommes amis. Tous. Soufflais-je, en baissant les yeux, face à l'intensité du regard de Kate. Et toi ?

-Question de famille. On est cousine. Elle mima des guillemets entre ce dernier mot. Madame Ashley Brandon est la sœur de mon père.

-Alors... Alice est cousine avec Tanya ? Tentais-je, en essayant de me montrer diplomate.

Kate avait beau m'avoir montré qu'elle n'aimait pas que l'on vénère sa sœur, elle ne m'avait pas dit qu'elle avait des griefs contre elle non plus.

-Nan. Elle apparaît pas sur son arbre généalogique, 100% made in Alice... sourit-elle. En fait, Alice n'y a mit que les membre de la famille de mon oncle et ma tante qu'elle aime bien. Donc, Tanya n'y apparaît pas.

-Pourquoi Alice et ta sœur ne s'aime pas ? J'ai pu le voir Vendredi...

Kate écarquilla les yeux, et battit des paupières frénétiquement.

-Pardon ? Ma sœur ? Souhaites tu me voir sous les rames d'un tramway ? Tanya, ma sœur ? Oh mon dieu ! J'ai déjà du mal à la supporter quand elle est au réceptions de mon père, alors si en plus elle devait être ma sœur...

-Je te suis pas... Tu ne t'appelles pas « Dénali » ?

-Évidemment que si ! Mais c'est le nom de mon grand père ! Il a eut deux fils, et une fille, mon oncle, et le père de Tanya, mon père, et Ashley Brandon, ma tante.

-Vous êtes cousines, donc ?

-Ô pitié, ne me redis plus ça, c'est dur d'avoir des liens familiaux avec une fille aussi connue et pimbêche que Tannie.

-« Tannie ? » Répétais-je, dans un petit rire.

-Elle ne supporte pas ce surnom. Répondit-elle, en plissant le nez.

La cloche sonna adroitement, et Kate se releva, un immense sourire sur le visage. Je rangeai rapidement mes affaires, les pensées en ébullition face à ce que je venais d'entendre. Primo, Alice et Tanya était cousine. Secundo, je n'étais pas la première à subir le sort de Tanya, mais j'étais la première qui persistait. Tertio, Kate était une fille adorable, bien que du même sang que la dite Tanya. Et Quarto, Kate était en train de me parler.

Je relevais instantanément la tête en réalisant qu'elle s'adressait à moi, et je tapai par la même occasion mon pied dans un boum sonore contre la table. Elle rit doucement, et répéta sa phrase.

-Je te demandais si tu acceptais que je te conduise au Self.

-Oh ! Euh... Je mange dans la cour...

-Alors que je te conduise à la cour. Répondit-elle, sans même sourciller.

-Oh... Avec plaisir.

« Tu n'as aucune onomatopée en réserve ? Juste: ''Oh'' ? » soupira la voix pessimiste, alors que je m'engageais dans la couloir, Jane me fusillant du regard du coin de l'œil. Kate ne sembla pas être gênée du fait que tous les élèves se tournait vers nous, histoire de voir, qui, en plus du club d'hôte, acceptait de trainer avec moi, quand je vis Jasper, apparaître en haut des escaliers. Il sourit quand il me vit, et s'approcha de nous.

-Kate, salut. Comment vas tu, depuis le temps ?

-Ma fois, plutôt bien. Je voulais voir celle qui avait l'honneur d'être détesté par cette chère Tanya, et il s'avère que c'était quelqu'un de très sympathique.

-Bella est quelqu'un de très gentil. Acquiesça Jasper.

-Tu salueras Alice de ma part, ça fait un petit moment que je ne l'ai pas vu...

-Ce sera fait.

-Alors à plus tard, Jasper.

Sur ce, Kate continua son chemin, en ajustant un clin-d'œil magnifique à l'encontre de Jasper. Celui-ci secoua la tête, amusé, puis se tourna vers moi, les mains dans les poches, décontracté.

-Je suis en premier lieu venu pour voir si tu n'avais pas heurté d'autre mur... commença-t-il, sous-entendant parfaitement qu'il connaissait ce mur là. Et aussi sur ordre d'Alice, je dois t'amener dans la salle du club, nous mangeons là bas.

-J'imagine que ce n'est pas négociable... soupirais-je.

-Tu imagines bien. Sourit-il.

Sur ce, nous partîmes rapidement vers la troisième salle de musique, en silence, Jasper s'arrêtant de temps à autres pour saluer quelques personnes, ou pour me montrer une pièce du lycée que je ne connaissais pas encore. Nous arrivâmes rapidement au troisième étage, et une grosse musique assourdissante et rythmée nous parvins. Je ne mis que quelque instants à comprendre que la musique venait de la sale du club d'hôte, ce que compris immédiatement Jasper, qui, poussant un long soupir, ouvrit la porte.

Face à nous, debout sur la table, alors que Daft Punk résonnait à fond dans la pièce, Emmett, debout sur une table, balançait ses hanches dans une danse qu'il voulait sensuelle, Edward s'étouffant de rire, écroulé sur le canapé, alors qu'Alice dansait elle aussi, debout sur une chaise. De son côté, Rosalie, amusé, balancée la tête de gauche à droite, en riant. Jasper soupira longuement une nouvelle fois, leva les yeux au ciel, et, avec un petit sourire, alla baisser le son de la musique.

A peine celui ci fut baisser, qu'Alice poussa un cri strident, et se tourna vers Jasper, accusatrice.

-JASPER !

-Oui, mon amour ? Demanda-t-il en souriant, faisant mine de ne pas voir la colère d'Alice.

-QUE VIENS TU DE FAIRE ?!

-Sauver la vie de nos tympans. Et la fierté d'Emmett, du moins, ce qu'il lui reste de fierté.

-Raaaah !! JASPER WITHLOCK ESPECE DE SALE RABAT JOIE POURRISSEUR D'AMBIENCE !!!

Jasper déposa un léger baiser sur les lèvres d'Alice, qui retint durement un sourire, et lui tourna le dos, boudeuse. Rosalie retint un petit rire, et Edward lança à Emmett de descendre de la table, alors que celui ci se retrouvait face à une dure question: Comment allait il redescendre ? Debout, l'air passablement ennuyé, il regarda tout autour de lui, et se tourna vers Edward, accusateur.

-Comment je descend moi ? Demanda-t-il, comme si tout était la faute d'Edward.

-Comme tu es monté. Répondis celui-ci, pas dérangé pour un sous.

-Ah, ah. Très spirituel, Mansen.

-Tu connais ce mot ? Alors là j'avoue tu m'épates ! Se moqua Edward en réponse.

-Emmett, descend de cette table, il faut qu'on mange, Alice à rendez-vous chez Esmée à 13 heures.

Je tiquais légèrement à ce dernier point. Pas que je trouve totalement étrange qu'Alice aille voir Esmée -j'y allais bien moi aussi !- mais le fait qu'ils le prennent tous si bien... Comme si c'était... Logique ? Normal.

-Je mange pas sur une table qu'on a piétiné. Encore moins par Emmett... Contra Alice.

-Je suis d'accord avec toi, il est hors de question que je mange sur cette table qu'Emmett a piétiné. Répondit Rosalie.

-Pourquoi c'est le seul point sur lequel vous bloqué ? Alice ! Montre toi jalouse que Jazzie ai escorté Bella jusqu'ici, et laisse moi me traumatiser tout seul. Bougonna ce dernier, en testant la hauteur de la table.

-J'ai confiance en Jazzie, et pas peur de Bella. Répondit Alice, en tirant la langue à Emmett. J'ai faim... se plaignit-elle en tombant sur une chaise.

-Le problème de comment je descend n'est toujours pas réglé ! Bougonna Emmett, debout, sur sa table.

-Sautes Emmett... Soupira Jasper.

-Comme ça je tombe à plat ventre et j'anéantis toute mes chances avec Rosie ou Bellie ? Hors de question !

Je roulais des yeux.

-T'en fais pas Emmett, on sera toujours aussi attiré par ton charisme et ton élégance, même si tu t'éclates contre le sol. Ajouta Rosalie, en soupirant.

-Pourquoi que Rose et Bells ? Pourquoi pas moi ? Se plaignit Alice, en se relevant de sa chaise, soudainement vexée. Pourquoi personne ne me veut... Jessica, toi...

-T'es en couple avec Jazzie ! Quand t'auras rompu avec lui, promis, je te draguerai ! Répondit Emmett, en lui envoyant un baiser.

-Okay, je pense qu'on va s'arrêter là: Edward fait descendre Emmett de cette table, Alice, Rosalie et Bella, allez chercher notre repas, je vais chercher l'emploi du temps du club, et je ne veux plus entendre personne. Grogna Jasper, assez vexé par la dernière part de la conversation.

Nous nous exécutâmes tous rapidement. Les joues de Jasper était légèrement rougies, et il semblait assez.. vexé ? « Aww... Il sont trop mignon avec Alice ! » Gloussa Optimiste. Et j'étais plutôt d'accord avec elle !

[...]

Mais qu'es ce qu'elle faisait ? Non mais, vraiment, elle faisait quoi ?

Je recommençais une série de pas autour du canapé, où Emmett était avachi de manière très peu raffinée. Mais bon, c'était Emmett...

-Bella, Bella, Bella ! Miss Tiph est super sympa comme prof ! Alors destresse toi... tempéra-t-il, en étouffant un bâillement.

-Je doute qu'elle le soit, si j'arrive avec dix minutes de retard... Bon Sang ! Mais elle fou quoi Alice ? On a cours à l'autre bout du bâtiment, elle me dit de l'attendre, et elle a cinq minutes de retard ça va bientôt son...

Comme un coup du destin, la sonnerie du lycée tinta dans les bâtiments, et la porte s'ouvrir en fracas. Je me tournis rapidement, certaine de voir Alice, mais ce fut Edward, bougon, Rosalie sur les talons, qui vint récupérer le portable de celle-ci en bougonnant. « Okay. Si Alice n'est pas là dans trois minutes, je me barre. »

-Waaah ! J'ai pas vu le temps passer ! S'exclama une petite voix aigüe, joyeuse. Esmée est toujours aussi sympa ! Bah, Emmy, qu'es tu fous là ? T'es pas sensé avec Biologie ...?

Je me retenais pour ne pas tuer Alice. Elle se foutait de moi, ou elle était naturellement comme ça ? Dans un long soupir, elle se laissa tomber sur le canapé, alors qu'Emmett lui expliquait qu'il n'avait pas envie de faire son cours de biologie seul, donc qu'il le séchait. J'hésitais encore entre attendre qu'elle réagisse,et qu'elle réalise que nous devions aller en cour, ou la planter sur place.

Mais j'étais bien trop gentille pour ça...

-Alice, on a cours là...

-Ouaip' je sais. J'ai prévenu Miss Tiph, t'en fais pas. Je lui ai dis que nous avions une thérapie de groupe. Esmée m'a même fait un mot. Tu veux le voir ?

-Alice, je tiens pas à faire une mauvaise impression à mon premier cours avec elle...

-Miss Tiph n'a pas de préjugé.

-Je ne tiens pas non plus à arriver en retard...

-Bah c'est trop tard.

... Finalement, je n'étais pas assez gentille pour ça.

Je fusillait lourdement Alice du regard, et je quittai la salle, sans même me soucier du « Belliiiiiiiiie » plaintif d'Emmett. Alice était vraiment gentille. Vraiment. Ils étaient tous géniaux. Mais sincèrement, j'avais assez raté de cours pour le restant de mon année. J'étais boursière, je devais avoir un excellent bulletin pour rester dans cette école, et j'y resterai. Ma mère avait eut ma parole, et je la tiendrai.

-Bella... Le prend pas si mal ! Puisque je te dis qu'on a une excuse... lança Alice, dans mon dos, qui essayait de me rattraper. Bella ! Attends moi ! BELLA !

Elle m'attrapa par le bras, et je me retrouvai face à elle. Son regard n'était ni las, ni colérique. Juste... Normal.

-Bella, je te comprend franchement pas. Souffla-t-elle. Tu prend tout ça trop au sérieux...

-Excuse moi de prendre au sérieux mon avenir. Raillais-je faiblement.

-C'est carrément plus prendre au sérieux ! C'est limite une obsession. Tu ne pense qu'à trois chose, ton avenir, rester ici, et ton père. Le dernier point, crois moi, je te comprend plus que quiconque. Ses yeux se voilèrent très légèrement, et elle reprit, d'une voix douce, et calme. Mais j'ai du mal à saisir les deux premiers.

Il n'y avait rien de très étonnant à ça. Ma mère. C'était tout ce qui m'amener à faire ça. Sinon, je serais encore dans le lycée normal de Forks, à travailler l'été dans la boutique des Newton. Mais ça, Alice ne le savait pas. Et je ne voulais franchement pas qu'elle soit au courant. Je ne voulais pas de sa pitié. J'avais déjà peur de voir apparaître celle d'Edward, alors je n'en supporterais pas plus.

-Je... Je suis désolé Alice. Mais c'est vraiment important pour moi. Bien plus que ça ne l'était avant. Bien plus...

Le couloir était soudainement si calme, que je crus presque entendre le cour d'un professeur de l'étage d'en dessous. Alice me regardait calmement. Pas comme si elle me testait, ou cherchait quoi dire. Non. J'aurais plutôt dis... Qu'elle m'attendait. Lentement, elle m'offrit un doux sourire, et, de sa démarche entrainante, m'amena au cours de cette fameuse Miss Tiph, dont je priais pour qu'elle soit aussi idyllique que l'avait fait penser Emmett.

[...]

Ses grands yeux agrandis par ses lunettes inspectait le mot d'Esmée avec méfiance. Alice ne semblait pas dérangée par son scepticisme, alors que je me faisais aussi petite que je le pouvais. J'avais beau regarder dans tous les angles, je ne voyais pas en quoi Miss Tiph était quelqu'un de sympathique. Elle soupira, et nous rendit le papier d'Esmée, avec retenue, comme si elle voulait le garder avec elle, comme pour faire vérifier son authenticité. Alice le prit, lui offrit un sourire faussement amical, et je me dépêchait d'aller m'assoir au seul bureau vide. Mais cela ne faisait pas parti du plan immédiat d'Alice, apparemment.

-Excusez moi, Madame, mais où est Miss Tiph ?

« Comment ça, ''Où est Miss Tiph ?''?! » m'interrogeais-je mentalement, en arrêtant de sortir mes affaires de mon sac. A quoi diable jouait Alice ? La femme releva ses yeux vers Alice, et la toisa méchamment.

-Cela ne vous regarde pas.

« Hein ? » Sur ce coup là, je ne comprenais pas tout. « C'est pas difficile à comprendre, c'est pas Miss Tiph, c'est une autre femme... » soupira froidement la voix pessimiste. Les pièces s'assemblaient peu à peu, et je commençais à comprendre.

-Pardon ? S'exclama Alice, outrée.

-Madame Linch pense que cela ne nous regarde en aucun cas où est Miss Tiph. Expliqua Kate, que je venais d'apercevoir dans la salle, à côté d'un jeune homme plutôt charmant, les cheveux noirs, le regard las.

-Bah plutôt oui ! Ils ont remplacé le meilleur prof du lycée par le sosie féminin de Severus Rogue, de Harry Potter ! Cheveux gras compris... cru bond d'ajouter Alice.

La dénommée Madame Linch devint aussi rouge qu'une écrevisse, et lança d'une voix froide à Alice de venir à la fin des cours, ce à quoi mon amie répondit qu'elle essayerait de ne pas oublier. « Entre elle et Emmett, les profs aiment les membres du club d'hôte... » soupirais-je, alors qu'Alice faisait claquer dans un bruit sonore son cahier sur la table, en maugréant. Au même moment, par une curieuse coïncidence, un rugissement assourdissant de tonnerre retentit, et je sursautai en même temps que pas mal d'élève. Contre le carreau de la vitre, la pluie battait à tout rompre. Je poussais un soupir discret: les habitudes de Forks reprenaient le dessus. De la pluie, de la pluie, et de la pluie...

La voix morne et colérique du professeur tinta au dessus de nos tête, et je commençais à gribouiller des cercles informes sur mon cahier, quand Alice poussa un petit cri, plaquant sa main sur sa bouche. Madame Linch lui lança un regard plus que noir, ce qu'elle ignora parfaitement, et se tourna vers moi.

-Bella ! Je devais t'expliquer pas mal de choses, et toi, tu ne m'y fais même pas pensé ! S'horrifia-t-elle, en hochant la tête, désolée.

-Oh ! Réalisais-je en me souvenant de sa conversation matinale avec Edward sur sa mère et... Et bien moi. Vas-y, je t'écoute.

-Très bien. Alors, tu es au courant que demain soir, nous allons manger chez les parents d'Edward. Or, son père n'est jamais là, alors si il y aura quelqu'un, se sera automatiquement sa mère. Problème, elle est très, très, très sélectrice dans les amis de son fils. Par exemple, Emmett et moi sommes très mal vu par la société.

-Très mal vu ? Répétais-je, ne voyant pas où Alice voulait en venir.

-Par exemple, Emmett ne veut pas suivre ses études, et veut faire sportif, ou mannequin, ce qui, soit dit en passant, ne risque pas d'arriver, vu ce qu'il mange en une journée... Elle secoua la tête encore une fois. Donc, le fait qu'il ne veuille pas devenir grand PDG ou autre est très mal vu par la société, et donc, par la mère d'Edward.

-Et toi ? Demandais-je. C'est parce que tu veux devenir styliste ou un truc du genre ?

-Euh... Si on veut... Accorda-t-elle, en baissant les yeux. Donc, nous sommes très mal vu. Mais Rosalie et Jasper, qui eux, n'ont pas de problèmes apparent avec leurs parents, sont plutôt bien vu. La mère d'Edward les aime bien. Et c'est seulement pour ça que la mère à Edward a accepté de préparer la croisière: c'était pour Rosalie. Maintenant, le problème, c'est que toi, tu es très, très, très loin d'être aimée de sa mère. Parce que, voyons les choses en face, tu ne fais pas parti de la même classe sociale que nous. Tu va t'en prendre plein la tronche pendant tout le diner... C'est ça le problème.

J'essayais d'ingurgiter la quantité d'information qu'Alice venait de me donner. Premièrement, la mère d'Edward ne m'aimait pas. Okay. Deuxièmement, elle n'aimait pas non plus Alice et Emmett. Okay. Troisièmement, la semaine entière sur un bateau pour l'anniversaire de Rosalie tenait toujours. Okay. Quatrièmement, Alice ne m'avait pas dit pourquoi elle était mal vue. Pire, elle en avait presque été gênée.

Elle me sourit, et retourna à sa leçon. Du moins, continua à dessiner je ne sais quoi sur sa leçon. Tout d'un coup, la pluie me paraissait bien moins importante qu'au début; et les explications d'Alice résonnaient dans ma tête. Edward n'avait pas tout à fait tord: quand on la décrivait, sa mère avait des abords de vrai garce. Et j'appréhendais un peu ce fameux mardi soir...

Perdue dans mes pensée, je ne réalisai finalement que la cloche avait sonnée que quand tout le monde se leva d'un bond pour se diriger vers la porte, et qu'Alice maugréa des insultes sur la femme qui la fusillait du regard, et qui l'attendait patiemment. Rapidement, je rangeai mes affaires, salua Alice, et partis voir Esmée. J'essayais tant bien que mal de ne pas me perdre dans cet immense lycée, à la recherche de son bureau, longeant les murs, histoire d'avoir moins de chance de croiser Tanya ou Jane, et ignorant les chuchotements des gens qui se répandaient autour de moi. Je crus avec joie reconnaître le couloir du bureau et je fis mentalement une danse de la joie, quand je vis le petit écrit noté en lettre doré sur la porte annonçant mon arrivée à bon port. J'allais taper, quand la porte s'ouvrit brusquement.

Tout se passa très vite. La porte tapa dans mon pied, je poussai un petit cri, me mit à sautiller jusqu'au mur, j'allais insulter celui qui avait ouvert cette saleté de porte aussi fort, quand je vis la silhouette de Tanya dans le seuil de la porte. J'avalai péniblement ma salive, alors qu'elle partait dans un tourbillon de cheveux blonds, l'air vraiment énervée, mais sans rien rajouter.

Je jetai un petit coup d'œil dans la salle, et vis Esmée, à son bureau, en train de ranger quelques feuilles de papier. Quand elle m'aperçut, elle m'intima d'entrer, et je fermai soigneusement la porte derrière moi. Elle fini son rangement très rapidement, et releva son visage vers moi, souriante et bienveillante, comme à son habitude.

-Alors Bella, tu es venu pour enfin me parler de ce mur que tu as percuté vendredi ? Demanda-t-elle, sans se départir de son sourire.

Aie. Elle n'avait franchement pas abandonné. Je lui offris un sourire d'excuse, et elle dû comprendre, car elle soupira longuement.

-Va-y, je t'écoute Bella. Que veux tu me dire ?

-Je...

Qu'es ce que je voulais lui dire ? Que j'étais tombée sous le charme d'un ami ? Que je vivais dans la crainte de me faire écraser contre un mur par une grande rousse qui avait un père dans ce lycée ? Que je ne savais pas si je devais rester dans cet établissement ? Que je pensais quitter les seuls amis que j'avais su avoir depuis la mort de ma mère ?

-Je... Je ne sais pas. Répondis-je doucement, en commençant à jouer avec la manche de mon uniforme.

-Je peux essayer moi. Répondit Esmée, en souriant. Aujourd'hui tu es bien mieux habiller, et bien plus chic que la semaine dernière. Pourquoi ?

-Alice et Rosalie... M'ont... j'eus un petit rire. En fait elles m'ont « relooker », ce week end.

-Ce Week End ?

-Oui, nous sommes allé à New York.

-Nous ?

-Jasper, Alice, Rosalie, Emmett, Edward et Moi.

Le sourire d'Esmée s'agrandit.

-Et si tu me racontais cela... Du début ? Par exemple, comment vous êtes vous rencontré, tous ?

-A la base ?

-Oui.

-Je suis rentré dans Edward, vendredi matin. Et j'ai eus un cour de Social, avec Emmett. Et le soir, en cherchant un endroit pour lire, j'ai trouvé la salle de musique, et j'ai cassé un vase qui coute encore plus cher que tout ce que mon père à dans son compte en banque. Alors je suis rentré dans le cercle d'hôte.

Esmée Sourit d'autant plus, et récupéra un crayon.

-Ça me semble être un bon début. Pourquoi ne pas commencer par là ? Donc, tu es rentrée dans un cercle. Et tu t'es fait des amis. Je vois que tu as fait ce que je t'avais dit. J'ai le droit à la suite ?

Ce fut mon tour de sourire.

[...]

Je me tournais dans un sens, face à la grande glace des vestiaires du club. Puis dans l'autre. « Ô mon dieu... » Me répétais-je inlassablement, alors que toutes les coutures de la robe se dévoilaient autour de moi. « Ô mon dieu... ». Alice m'avait lissé les cheveux, et les avaient laissé lâchés dans mon dos, rajoutant seulement une rose rouge, pour aller avec le reste de ma tenue. Elle avait entouré mes yeux de noir, et coloré ma bouche en rouge. Un rouge très rouge. Elle m'avait ensuite fait enfiler une robe noir en bustier séparée de deux coté au centre, par un rangée de bouton. Le côté gauche et le côté droit étaient parfaitement symétrique, et on pouvait voir des coutures rouges tout le long, et le bas de la robe était ornementé de quelques ficelles qu'on voyait dans les corsets du temps des roi/reines, et autres. La fin de la robe -qui m'arrivait à peine au dessus du genoux- était comme fait de voile, qui partaient un peu vers le haut. Le long de mes jambes, Alice m'avait fait mettre des coulant noir unis, en ajoutant un petit « Parce que sinon tu ne la mettras jamais... », et des talons. Sur ce dernier point j'appréhendais beaucoup de faire quelques pas.

Oui la robe était belle. Mais je n'allais tout de même pas sortir comme ça ?! Alice comptait vraiment que je me ballade vêtue de... de... de ça ?!

-Bella ?! T'es prêtes ?! S'impatienta Rosalie, de l'autre côté de la porte. J'espère, parce que sinon Alice va se changer dans le salon, et Jasper va étriper Emmett, qui n'arrête pas de la provoquer en lui disant qu'elle ne le ferait jamais...

-Bref, tu gênes Bella. Maugréa Jasper, apparemment de mauvaise humeur.

Je pris un grand coup ma respiration, et poussai la porte, sortant du vestiaire.

Face à moi, Edward -sur qui Rosalie avait mis du fond de teint pour cacher la marque de ma main, malgré ses oppositions-, portait une chemise noire légèrement entrouverte vers le haut, agrémenté d'un collier ras le cou de la même couleur. Ses yeux avaient été noircis sur la paupière au crayon à maquillage, et il portait un jean noir, portait assez largement, retenu par une ceinture argentée. Simple, mais magnifique, il avait joint ses main dans ses poches, et semblait contrarié de s'être fait maquiller. Il releva les yeux sur moi, me détailla des pieds à la tête, et me sourit.

A côté, Jasper, l'air passablement énervé, ses cheveux remonté en Pics informes au dessus de sa tête, une fausse chaine se rattachant de sa lèvre à son oreille et les yeux entouré de noir lui aussi. Alice l'avait vêtu d'une chemise d'un style très... écossé. Plusieurs chaine pendait de son pantalon noir, et la cravate au couleur du drapeau anglais donnait à sa tenue un style très recherché, mais qui lui allait vraiment bien. Mais il n'y avait pas grand chose d'étonnant à ça: c'était Alice qui avait choisis les tenues après tout...

Emmett, lui, portait une veste noire, unie, par dessus une chemise blanche, avec une cravate à carreau. Il portait lui aussi un pantalon avec des chaines, et Alice l'avait forcé à lisser ses cheveux, que Rosalie avait mit en bataille, avec du gel. Il avait aussi un faut piercing à la lèvre, et des lentilles qui lui donnaient des yeux bleu clair, presque blancs.

Quand à Rosalie, je remerciais le seigneur pour ne pas avoir eut à porter sa robe. Noire, moulante, elle était formée d'un bustier noir unis, comme toute la robe, et un nœud marquait la taille. A partir de là, et jusqu'à la fin de la robe, plusieurs couches de tissus tombaient en superpositions. S'arrêtant au dessus de ses genoux, on voyait ses jambes se finir en deux magnifiques chaussures à talon assorties à la robe. Son cou était orné d'un collier en diamant, qui donnait de l'élégance et du charisme à sa tenue. Ses yeux étaient eux aussi noircis, et ses cils étaient parfaitement maquillés, donnant à son regard quelque chose de... brulant. Ses lèvres étaient légèrement recouvertes de gloss. Quand à ses cheveux, Alice avait fait une merveille. De magnifiques boucles tombaient sur ses épaules nues, et deux barrettes faites de nœuds noirs retenaient quelques mèches. Rosalie était magnifique.

-Waah ! Bella ! You're wonderful ! S'exclama Emmett, un grand sourire aux lèvres.

-Vraiment. Rajouta faiblement Edward.

-Y'a intérêt que vous soyez beaux, j'ai passer de l'argent et du temps sur ces tenues. Grogna Jasper.

-Oh la ! On se calme Jazzie ! Mords pas Bella elle à rien fait. Prends toi en plutôt à ta petite femme au lieu de nous aboyer dessus. Répondit Rosalie, en soupirant longuement. C'est pas notre faute si elle t'en veut aujourd'hui pour on ne sait quelle raison.

-Alice en veut à Jasper ? Demandais-je, alors que Jasper soupirait, et allait je ne sais où.

-Ouaip'. Répondit Emmett.

-Pourquoi ?

-On sait pas. Répondit Edward à son tour, en haussant les épaules. Mais ça doit pas être trop grave...

-En fait, Jazzie est surtout à cran. Expliqua Rosalie, en se laissant tomber sur un accoudoir.

-Pourquoi ?

-Parce que James Dewit revient jeudi de ses vacances. M'expliqua Edward, en s'asseyant à côté de moi.

-Et James est, disons la Tanya d'Edward, mais pour Alice. Ajouta Emmett, en se mettant de l'autre côté.

-Et Jasper n'aime pas du tout ça. Réalisais-je, en réajustant une de mes mèches de cheveux.

-Exact. Il ne supporte pas James, ne l'a jamais supporté, et ne le supportera jamais. Clarifia Rosalie. Mais Alice ne voit pas où est le problème: elle n'aime pas James, c'est juste un client, point.

-Je commence à comprendre. Et c'est pour ça qu'Alice le chambre depuis ce matin ?

-Non, ça ça n'a aucun rapport, et c'est une raison obscure, que nous ne comprenons toujours pas... soupira Rosalie.

Dans un timing parfait, Alice sortit de la pièce. Elle portait une robe noire et vaporeuse, remplie de dentelle, noire unie, seulement coupée par quelques fils rouges qui décorés la robe. De long collants noirs descendaient jusqu'à des bottes compensée, qui lui donnait cinq centimètres de plus. La robe lui allait très bien, mais le plus marquant, était son visage. Elle portait des lentilles noires, qui faisaient de ses yeux une grosses pupilles brillante. Ses cheveux encadraient son visage de manière élégante, et elle n'avait maquillé que ses yeux, par une touche de mascara. Son visage était légèrement blanchi, et elle se donnait un air doux et vulnérable de petite fille.

-Tu es magnifique Alice. Murmura Jasper, qui la dévorait littéralement des yeux.

-Encore heureux. Sourit Alice. Manquait plus que tu me dise que j'étais hideuse...

Elle rit faiblement, et se dirigea en sautillant vers lui, pour l'embrasser. Je vis Jasper sourire, et je détournais la tête, leur laissant le peu d'intimité que je pouvais.

-Bon! S'exclama Emmett, en tapant dans ses mains. Pas que je veux absolument vous empêcher de vous envoyer en l'air dans un placard -Alice lui envoya un petit gâteau dans le ventre, alors que Jasper le fusillait du regard-, mais je crois que les clients attendent. Et je meurs d'envie de voir notre petite Bella au travail !

Un gros poids venait de tomber dans mon estomac. « Oh non... ». Joyeux, Emmett se dirigeait vers la porte, près à ouvrir, alors qu'Edward m'aidait à me lever, et que Rosalie se rapprochais de moi, un sourire sur les lèvres. Alice sautilla jusqu'à Emmett, et Jasper vint se placer près de Rosalie. Celle-ci me souffla un « Courage, tout va bien se passer... », alors que je sentais la main d'Edward quitter mon dos, arrêtant ses caresses apaisantes, et Emmett ouvrir la porte. Dans le couloir, les clients nous regardaient détaillant nos vêtements et nos allures. Je baissais la tête, ne voulant pas rencontrer leurs regards moqueurs ou autres. Alice et Rosalie avaient eus une très mauvaise idée. Je n'aurais jamais dû accepter. Comment avais-je pu croire que j'allais y arriver ?

-Salut ! Lança Emmett, un sourire dans la voix. Aujourd'hui, est un jour spécial. Nous accueillons une nouvelle recrue.

Je sentais leurs yeux se poser peu à peu sur moi.

-Je suppose que vous en avez déjà entendu parlée, c'est le principal sujet de conversation de tout le monde.

« Merci de le rappeler Emmett. Non, vraiment merci... »

-J'ai nommé, Isabella Swan. Vous pouvez parler avec elle, discuter... Bref, apprenez à la connaître. On prend les réservassions à partir de demain. Sur ce, je laisse la parole à notre Alice, parce que je connais pas un mot de Japonnais...

Alice le fusilla du regard, et se mit devant. Je vis pas mal de jeune hommes la détailler du regard, envieux. Elle refit son petit air d'enfant, et dit d'une voix angélique.

-Yokoso* dans le club d'hôte. Aujourd'hui en ce lundi pluvieux, nous vous accueillons dans un cercle d'hôte made in Japan. Dômo Arigatô Gozaimasu*. Finit-elle, en s'inclinant.

Ils commencèrent tous à entrer. J'essayais de me faire la plus petite possible, et Rosalie me pinça discrètement le bras, juste avant qu'un jeune homme aux cheveux noirs vienne la chercher pour commencer son rendez vous -en lui faisant le baise main. Je jetai un petit coup d'œil, et vis Alice se faire entrainer par deux jeunes hommes vers un canapé. Je déglutis. J'allais me faire humilier. Génial.

-Bella, respire, tiens toi droite, et souris. Me lança Emmett, juste derrière moi. T'inquiètes, t'es magnifique ma belle.

Je n'imaginais que très bien le clin d'œil d'Emmett qui devait ponctuer sa phrase. Ah ! Respirer. Plus facile à dire qu'à faire.

-Mademoiselle, puis-je vous accompagner ? Demanda une voix musicale.

Je relevais la tête. Face à moi, un jeune homme aux cheveux châtains. Il avait les yeux marrons très clair, et ses cheveux, contrairement à Edward ou Jasper, était correctement coiffé. Je dus rougir, car il eut un petit sourire.

-Euh... Oui. Marmonnais-je, ne sachant trop que faire.

Je jetais un petit coup d'œil à Edward, et celui ci avait le regard rivé sur la porte, l'air passablement énervé. Je remarquais alors que Tanya n'était toujours pas arrivé, et qu'elle soit la raison de sa mauvaise humeur m'énerva passablement, alors que je prenais plus par reflex qu'autre chose, la main du jeune homme qui était venu me parler, pour l'amener sur un canapé. Mais je ne réalisa qu'après que celui qui m'accompagnait devait se questionner sur mon si rapide changement d'humeur. Je m'assis lourdement, pris ma respiration, et tentai de sourire.

-Euh... Excusez moi... Mais... Je.. Euh... Mal au pieds.

Il rit. Un très joli rire.

-Oh, ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas de m'avoir éloigner d'Edward, nous ne nous entendons pas pour le mieux tous les deux...

« Peu être que c'est pour ça qu'il était énervé ? Parce que c'est lui qui t'a approché ?! » piailla la voix optimiste, que je fis taire. N'importe quoi...

-Donc... Euh... Vous, vous appelez comment ?

-Alec. Alec Volturi.

Saleté de riche et leurs familles aussi pleines de monde ! Entre les Volturi et les Dénali ils avaient repeuplé le lycée ou quoi ?

-Ah. Vous êtes le frère de Jane Volturi.

-Oui. Mais je dois avouer que le portrait que ma sœur a tracé de vous est très loin du compte. Comment une fille aussi belle que vous pourrait être aussi perfide qu'elle aime le dire ?

Pour toute réponse, je rougis. Pas que son compliment m'ai fait plaisir, non, loin de là, il était bien trop calculé. Mais l'intensité de son regard me faisait défaillir. J'avais du mal à me détacher de celui d'Edward, j'arrivais à supporter celui de Jasper ou d'Emmett, mais celui d'Alec me perturbait.

-Bonsoir, pouvons nous nous joindre à vous ? Demandèrent deux autres jeunes hommes.

Le premier, celui qui avait parlé, avec l'air sur de lui et confiant. Il me sourit, ses cheveux marrons étaient coupé assez courts, mais son visage gardait une beauté presque scandaleuse. Le deuxième semblait se désintéresser de tout. Il jetait des regards un peu dans tous les sens, comme si il espérait apercevoir quelque chose qui vaille de coup d'être regardé. Ses cheveux étaient noir jais, et ses yeux d'un bleu foncé harmonieux, qui le rendait aussi, voir plus séduisant que son ami.

-Bien sur. Acquiesçais-je faiblement.

Je me décalai légèrement vers Alec, histoire de leur laisser un peu de place, et ils s'assirent.

-Je suis Démétri. Lança le premier, avec une arrogance qu'il ne prit pas la peine de dissimuler. Et voici Benjamin.

-Enchanté.

-Et je tiens à vous dire que vous êtes magnifique.

-Merci. Répondit-je en baissant les yeux.

Le dit Benjamin tourna ses pupilles bleus vers moi, et il me regarda de haut en bas, cherchant quelque chose, les sourcils froncés. Alors que j'écoutais ou répondais à telle ou telle question d'Alec, Démétri, ou quelques autres personnes qui venaient se rajouter depuis un petit moment, je sentais qu'il ne me lâchait pas du regard. Et à chaque fois que je croisais son regard, il ne se détournais pas pour autant. Il semblait presque ne pas le remarquer.

[...]

Cela faisait déjà plus d'une heure quarante cinq que j'étais assise sur ce divan, et la salle ne comptait presque plus qu'une dizaine de personne, peut être même moins. Alice venait de saluer son dernier client, alors que Tanya se raccrochait à Edward comme une bouée, et que j'hochais vaguement la tête à une des péripéties de Démétri. Emmett parlait à une jeune femme aux longs cheveux marrons, le visage joyeux, et les yeux rieurs. Jasper parlait à une jeune femme blonde, les cheveux coupés aux épaules. Elle buvait littéralement ses paroles, jusqu'à ce qu'Alice n'arrive comme une fleur, et ne leur propose de tous se réunir. Jasper accepta, alors que la jeune femme leur offrait une moue contrarié. Rapidement, Alice, Jasper et la jeune femme se dirigèrent vers moi et mes trois derniers clients -Benjamin, Démétri et Alec- alors qu'Edward, Tanya collée à lui telle une sangsue, nous rejoignaient aussi. Apercevant cela, Emmett et son amie se rapprochèrent de nous, alors que Rosalie saluait elle aussi son dernier client. Assise en tailleur sur le sofa, Alice offrit un grand sourire à tout ceux qui la regardaient, et Emmett pris la parole.

-Bella ! Tu ne connais pas encore tous nos clients ! Voici Zafrina -il désigna la jeune femme qui l'accompagnait, qui me servit un « Hey ! » joyeux; Voici Maria -il me désigna la cliente de Jasper qui m'offrit un sourire pincé; et tu connais Tanya... Tu nous présentes ? Demanda-t-il ensuite, en désignant mes trois clients.

-Euh... Voici Démétri, Alec et Benjamin.

-Oh ! Benjamin, je ne t'ai jamais vu ici, avant. S'exclama Alice en souriant.

Benjamin releva ses yeux de moi, pour se tourner vers elle, et dit, pour la première fois de la soirée.

-Oui. Démétri ma trainé ici en disant que je ne faisais pas assez de chose de ma vie.

-Bonne initiative ! Encouragea Alice, en formant le V de Victoire, avec ses doigts. Tu comptes revenir ?

Benjamin se retourna vers moi, et répondit.

-Je pense.

-Génial ! S'exclama Alice, apparemment ravie.

-Mais dis moi Bella, tu te plais au club d'hôte ? Emmett m'a dit que tu es rentré dedans depuis vendredi, mais il n'a pas voulu m'en dire plus. Sourit Zafrina.

-Oh, oui. Beaucoup. Marmonnais-je, en baissant les yeux.

Sur l'encadrement de la porte, la silhouette de Jane se matérialisa, et je vécu ça comme une libération, alors que je voyais Tanya se décoller en soupirant d'Edward, et de le saluer. Ce dernier la salua à son tour brièvement, son regard figé sur Alec. Elle parut s'en vexer, et s'en alla rapidement. J'entendis Zafrina rire sous cape, et j'entendis vaguement Alec me parler. Il s'était relevé, et venait de prendre ma main.

-Et bien, Bella, j'ai passé un agréable moment en ta compagnie. J'espère te revoir demain.

Sur ce, il se pencha vers moi et s'apprêtait à m'embrasser sur la joue. Je jetais rapidement un appel à l'aide à Edward qui se trouvait en face de moi, mais il demeura figé sur place. Alice fut par ailleurs plus rapide, et bondit sur Alec, l'enlaçant dans ses bras.

-Waaah ! C'est ton premier client Bee ! C'est génial ! Alors, disons demain ?

-Euh... oui. Marmonna Alec, assez perplexe. Bon et bien au revoir, Rosalie, Emmett, Alice, Jasper. Il se tourna vers Edward, et je crus un instant que les deux garçons allaient se sauter à la gorge. Edward. Puis il se retourna vers moi, et sourit. Et bien sur, à demain Bella.

Et il sortit de la salle, à pas lent.

-Bon, et bien je vais y aller moi aussi. Sourit Zafrina. Bye Emmett. Rosalie, Alice, Jasper, Edward, Bella.

Et dans un grand sourire, elle partit.

-Bon, et bien ce n'est pas que je veuille te jeter à la porte Maria, mais il est temps de partir, tu ne crois pas ? Lança Alice, sans même se préoccuper de son impolitesse.

Maria la fusilla longuement du regard, et se releva, salua Jasper en l'aguichant de manière provocante, et sortie, sans même se retourner. Ce qui, en un sens, fut bénéfique, car Alice s'était élancée sur elle, rapidement rattrapée par Rosalie, et clouée au sol par Emmett. A peine Maria eut-elle fermé la porte, que Rosalie s'affaissa sur le sofa.

-Oh mon dieu... C'est épuisant !

-Je vais virer Maria du club. Ajouta Alice, bien que cela n'ai aucun rapport.

-Alice, elle paye, on la reçoit. Répondit Jasper.

-M'en fou, je vais la virer.

-J'ai faim... se plaignit Emmett.

-Il est six heures ! M'exclamais-je, en me tournant vers lui, alors que Rosalie et Edward balançaient la tête, désespérés.

-Ou alors, je lui casse son nez tout refait. Grogna Alice.

-Fait donc ça, mais te plains pas si après son père t'envoie en taule. Soupira Jasper.

-On fait quoi ? Demanda Emmett.

-M'en fou, je deviendrais l'ennemi public numéro un ! Je m'imagine déjà, brandissant des armes... Je suis sure que j'aurais encore plus de class que Johnny Depp ! Répondit Alice, soudain joyeuse.

-Personne n'a plus de classe que Johnny Depp. Répondit Rosalie.

-Si y'a moi. Annonça Emmett, en roulant des sourcils.

-Non, Johnny est bien plus class que toi. Répondit-elle.

-Menteuse ! Il est hideux... Beurk... Répondit à son tour Emmett, en faignant un tremblement d'horreur.

Pour toute réponse, Rosalie lui envoya son talon sur la poitrine, avec une rapidité encore jusque là jamais vu.

-Excusez moi de vous coupez dans une discutions ô combien intéressante, mais il faudrait peut être qu'on pense à rentrer. Soupira Edward, en se relevant, alors qu'Alice s'horrifiait de ce que venait de faire Rosalie avec sa paire de chaussure.

Tout à coup, dans un cris uni, qui dégageait la même horreur, Alice et Emmett se levèrent d'un bond.

-QUOI ? S'exclamèrent-ils, outré.

-Tu oses envisager de rentrer ? Continua Alice.

-Lice, il est 7heures 40 !

-Et alors ? Contra Emmett. La soirée n'a même pas encore débutée.

-Comment oses tu vouloir t'arrêter là ?

-C'est outrageant.

-Intolérable.

-Humiliant.

-Stupide.

-Okay, okay ! Moi je disais ça comme ça. Répondit Edward, alors qu'Emmett et Alice commençaient à s'énerver.

-Mais vous comptez faire quoi ? Soupira Rosalie, en levant les yeux au ciel.

-Ah ah ah... chantonna Alice. Que serait une journée « Club d'hôte au Japon », sans...

-KARAOKE !! s'exclama Emmett, en montant sur la table basse.

-Emmett, descend de là avant de faire comme à midi... soupira Jasper.

-Pour de bon ? Grogna Edward.

-Oh non... me plaignis-je, en enfouissant mon visage dans mes mains.

-Vous êtes irrécupérable... marmonna Rosalie. Bon, et bien on va se changer, et après on y va...

Elle se leva péniblement, et commença à marcher vers le vestiaire, quand Alice la stoppa, souriante.

-Non, non, non... chantonna-t-elle, en balançant son index de gauche à droite.

-Si, si, si. Contra Rosalie, en plissant les yeux.

-Tu vas pas nous faire sortir comme ça ?! S'exclama Edward. Alice ! On est une espèce entre le clown et le hippy !

-Il est hors de question que je sorte comme ça. Rajoutais-je.

-Moi non plus. Rajouta Jasper. En plus, je te signale que tu m'as fais mette du maquillage.

Mais les choses sont mal faites. Il y a des gens qui viennent au monde, avec le pouvoir d'intimider leur prochain avec leur seul regard. Et ce, malgré la résistance que l'on offrait. Et ainsi, je me trouvais alors dans les couloirs du lycée, avec pour seule cache de ma robe une veste. Alice sautillait devant, chantonnant une chanson que je ne connaissais pas avec Emmett, alors que Jasper et Edward broyaient du noir, et que Rosalie jurait dans sa barbe.

Nous nous stoppâmes devant la porte d'entré, et je crus pendant un instant que ma jalousie avait forcé le seigneur à me maudire de pareille manière. D'une voix parfaitement égale Alice annonça qu'il fallait courir jusqu'à la voiture, à cause de cette pluie battante. Or, déjà, en temps normal, courir sous la pluie n'était pas vraiment sans danger pour moi, alors avec les tallons qu'Alice m'avait mit... Rosalie sembla -à mon grand bonheur- penser comme moi, et se tourna vers Alice.

-Et explique moi comment je cours avec tes escarpins ? Non, juste pour savoir. Parce que je te signale au passage, qu'avec les flaques d'eau, et tout ce qui s'en suit, ou le talon se casse, ou c'est ma jambe.

-Enlève les. Répondit-elle, pas gênée pour un sous.

Okay. Alice avait toujours réponse à tout. Dans un soupir auditif, Rosalie commença à lever ses chaussures, et j'en fis de même, alors que Jasper et Alice commençaient à aller jusqu'au voiture.

« Heureusement que je suis venu avec Alice, sinon je crois qu'avec la chance que j'ai, mon vieux taco aurais lâché dans l'instant... » pensais-je, alors que je prenais, mes chaussures dans une main, et le bras d'Edward -qui s'était gentiment proposé pour m'aider- dans l'autre.

Nous commençâmes à nous élancer, et j'aurais menti en disant que tout mon esprit était rivé vers le chemin à faire jusqu'à la voiture. La pluie nous trempait, et les gouttes d'eaux tombaient sur le visage d'Edward avec grâce et élégance. Mais je rapportai rapidement mon attention sur le chemin venant de m'emmêler les pieds sans trop m'en rendre compte, Edward m'ayant rattrapé de justesse. Nous arrivâmes rapidement devant la voiture jaune criarde d'Alice, et sans se soucier des exclamations d'Alice comme quoi nos pieds pourris allait salir sa voiture, nous entrâmes. Rosalie prit même bien soin d'écraser ses pieds sur le tapis noir de sa porche, et Alice plissa les yeux.

-En tout cas, je me félicite d'avoir mis du maquillage Waterproof au garçons ! Je crois qu'il m'aurait tué si leur maquillage avait coulé !

Et elle rit. Elle était insouciante, et semblait ne pas remarquer, qu'autant Rosalie que moi, nous étions prête à lui sauter dessus d'un instant à l'autre...

Alice roulait vite. Très vite. Trop vite. Mais ça ne semblait déranger ni Edward, ni Jasper, ni même Emmett, qui nous suivait sans broncher. Nous fûmes donc au seul karaoké de Forks en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire.

L'endroit était petit, rétro, mais convivial. Une vielle femme au regard gentil vint vers nous, et nous désigna une pièce. Emmett s'installa royalement sur le canapé, alors qu'Alice sautillait vers le livre des chansons. La pièce était carrée, petite, une fenêtre ouverte sur le dehors. Un grand écran était accroché au dessus du canapé, et un micro était en face de celui ci. Il suffisait de sélectionner une chanson avec le DVD, et le tour était joué. La vieille femme nous demanda d'attendre, et partit chercher son fils, qui devait venir nous brancher l'appareil. Je m'assis rapidement, suivie de Jasper, alors qu'Edward allait regardait les musiques avec Alice, et que Rosalie réprimandait Emmett, qui se plaignait d'avoir faim.

Un jeune homme vint finalement, et nous alluma l'appareil, avant de lancer un regard noir à Emmett, qui était avachi sur la canapé, les pieds sur la table, et de nous dire qu'il allait nous apporter à manger dans quelques instants, et sortit. Il ne fut pas sortit depuis deux minutes, qu'Alice poussa un cri strident.

-C'est ma chanson ! C'est ma Chanson ! C'est ma Chanson ! Époustouflante, de Linda Lemay ! Ayyaaaay !! C'est moi qui commence !!

Elle se jeta sur la petite boite, alors qu'Edward revenait s'assoir, dépiter.

-Bon, beh la moyenne d'âge de ces chansons son 10 ans, minimum. Grogna-t-il.

-Tu t'attendais à quoi ? On est à Forks, mon gars ! Répondit Rosalie.

-Pourquoi « époustouflante » est la chanson d'Alice ? Demandais-je, alors que le fils de la vieille dame nous apporter de quoi manger.

-Parce qu'elle a vécu l'histoire de cette chanson. Répondit Jasper, en souriant.

Rosalie étouffa un rire, ainsi qu'Edward, mais Emmett ne se retint pas, et s'esclaffa bruyamment.

-Bon, on y va les gars ! Lança Alice, face à nous, dans le micro. Ceci n'est pas autobiographique, mais ça m'est arrivé.

Elle offrit un clin d'œil à Jasper et commença la chanson.

J'suis arrivée une bonne demi-heures

plus tôt que l'heure d'mon rendez-vous

le temps d'être sûre de la couleur

pour ne pas regretter après coup

le temps d'fouiller dans les revues

pour découvrir Claudia Schiffer

les bras en l'air à moitié nue

bien entendu belle comme un cœur

c'est alors que j'ai eu un flash

j'ai dit "c'est comme elle que je les veux"

mon vieux faut pas que tu me les gâches

ce soir je vois mon amoureux

-C'était pour son premier rendez vous avec Jasper. Me glissa Rosalie à l'oreille. Alice avait de long cheveux noirs, et elle en avait marre de se voir comme ça.

j'ai insisté sur la longueur

y a dit "du calme chère cliente

soyez tranquille, ayez pas peur

je vais vous rendre époustouflante"

il a dit je connais mon art

laissez-moi faire, vous allez voir

je vais vous faire un look d'enfer

on va vous prendre pour une star

il semblait tellement convaincu

que je lui ai dit "je te fais confiance"

j'ai pris place avec ma revue

en essayant d'garder l'silence

-Bon, ce point là c'est faux, elle n'a pas essayé de garder le silence, j'ai fais la première demi-heure du rendez vous avec elle, avant de rejoindre ma mère, elle le stresser le pauvre coiffeur... rajouta Rosalie, en plissant le nez.

morte de trouille avec ma cape

et ma serviette autour du cou

j'ai subi la fameuse étape

du casque de bain avec des trous

messieurs vous avez pas idée

vous qui passer chez le barbier

vous faire donner un coup d'ciseaux

avant d'retourner au bureau

de ce qui faut que l'on endure

et de combien on s'humilie

lorsque l'on risque notre chevelure

comme s'il s'agissait de notre vie

Dans un même geste, Alice et Rosalie posèrent leur main sur le cœur, alors que les trois garçons levaient les yeux au ciel.

il avait simplement omis

d'me dire que j'aurais l'air d'avoir

d'la parenté en Haïti

c'était crépu quelque chose de rare

enfin comble de désespoir

les mèches blondes sont sorties rousses

le tour d'oreille fait au rasoir

fallait que j'attende que ça repousse

ce qu'y a pire dans mon histoire

c'est qu'après mon passage à la caisse

j'ai dit "merci beaucoup, bonsoir"

comme la reine des épaisses

je suis revenue en beau maudit

-Elle est allée direct chez moi après ça... marmonna Rosalie.

époustouflante qu'il m'avait dit

ben pour époustoufler ça oui

j'époustouflais en jésus Christ

je me suis étudiée dans le miroir

en petite culottes en levant les bras

j'ai jamais réussi à voir

la ressemblance avec Claudia

j'ai annulé mon rendez-vous

-Jasper la tenu une demi heure au téléphone. Au début il a cru qu'elle le plaquer, et après il la cru dépressive. Un vrai pot de colle, j'te jure...

de peur qu'le gars soit asthmatique

y aurait pu crever sur le coup

a peine passé le portique

j'ai juré que plus jamais de ma vie

j'aurais recours à un expert

-C'est après ça que j'ai appelé le coiffeur qui s'occupait de moi, et il lui a fait une coupe magnifique. Mais elle a eut du mal à s'habituer aux cheveux courts.

-Okay ! A moi maintenant ! S'exclama Emmett, en se jetant sur une chanson.

Il eut un rire qu'il voulait diabolique, et la chanson commença.

Bip Bip

Bip Bip

-Oh mon dieu. Marmonnais-je, alors qu'Emmett se jetait sur la table.

Y'a du soleil

Y'a du soleil et des nanas

-J'y crois pas... soupira Rosalie.

Bienvenue à Galaswinda

darla dirladada

Y'a du soleil et des nanas

darla dirladada

On va s'en fourrer jusque là

darla dirladada

Pousse la banane et mouds l'kawa

darla dirladada

Alice était hilare, alors qu'Emmett dansait sur la table, en chantant -faux- les paroles.

Bienvenue à Galaswinda

darla dirladada

Y'a du soleil et des nanas

darla dirladada

va s'en fourrer jusque là

darla dirladada

Pousse la banane et mouds l'kawa

darla dirladada

-MAIS QU'ES CE QUE VOUS FAITES ?! Cria la voix du fils de la vieille femme, qui venait d'entrer, un plateau à la main.

-Je chante. Répondit Emmett.

-Vous foutez pas de moi ! Qu'es ce que vous foutez sur la table ?! Répéta-t-il, de mauvaise humeur.

-Je danse. Expliqua-t-il.

-Et bien arrêtez. Ou sinon, je vous vire d'ici.

Le jeune homme attendit qu'Emmett descende de la table basse -chose qu'Emmett avait tendance à beaucoup faire aujourd'hui- et posa nos boissons sur la table, avant de sortir.

-Quel empêcheur de tourner en rond...marmonna-t-il, en se jetant sur le canapé.

-Bon allé ! A moi ! S'exclama Rosalie, en faisant claquer la cuisse d'Emmett, et en lui offrant un sourire.

Elle se leva, sélectionna sa chanson, et fixa intensément Emmett.

Moi j'aurais jamais cru

Que j'penserais au divorce

Elle battait des cils, et Emmett la dévorait du regard, presque de la même manière que Jasper regardait Alice un peu plus tôt.

Mais l'idée m'est venue

Vers la fin d'la nuit d'noces

Ah ! Je venais de comprendre ou Rosalie voulait en venir... Mais Emmett, apparemment pas.

C'est pas que j'te déteste

Ou que j'veux t'voir mourir

C'est juste que tu m'agresses

Chaque fois qu'tu respires !

Alice se retenait pour ne pas rire, alors que Jasper et Edward ne se gênaient pas. Rosalie s'était avancée, et avait déposait son pied à côté d'Emmett, son genoux à la hauteur de son visage, et le fixait dans les yeux.

Non c'est pas qu'tu m'écœures

Ou que j'peux plus t'sentir

Mais essaie de dormir

Dans la pelle d'un tracteur !

C'est pas qu't'es pas gentil

C'est qu't'as dû avaler

Lorsque t'étais petit

Un moteur de Harley

Chéri, tu ronfles

Emmett sembla retomber durement sur terre, car il se reprit instantanément, horrifié, alors que Rosalie s'éloignait, continuant la chanson.

J't'ai donné des coups d'genou

J't'ai secoué, j't'ai tourné

J't'ai roué de coups d'pied

Ça n'a rien changé du tout

Quand t'es près d'étouffer

Là je guette en silence

Presque entrain d'espérer

E puis "rrron" tu r'commences

J'me suis mis des bouchons

Et des bonnets d'grand-mère

Mais y a tes vibrations

Mesurables sur "Richter"

J't'ai acheté toutes les marques

D'humidificateur

Pour calmer tes horreurs

D'amygdales qui claquent

Et puis j'ai bâillonné

Ta grosse face de limace

En osant prétexter

Que c'était un fantasme

Quand j'te pince les narines

Jusqu'à c'que ça fasse mal

C'est au tour des babines

De faire "Pfff" comme un cheval

Y aurait l'opération

Qui nous sauverait la vie

Mais monsieur l'étalon

A peur des bistouris

Pourrais-tu m'expliquer

Me confier ton secret

Dis, t'es-tu fait greffer

Entr'la gorge et le nez

Un broyeur à déchets... ?

Y a sûrement une façon

Une potion miracle

A donner aux cochons

Pour ne plus qu'y renâclent

Moi j't'aimerais ma grenouille

Si c'tait pas qu'tu coasses

Si j'ramonais ta face

A grand coup de quenouilles

Emmett était tombé de haut, mais ses yeux ne se détachaient pas de Rosalie, qui continuait à le fixer.

Au début j'me disais

Que j'allais m'habituer

Mais alors j'ignorais

Que t'allais empirer !!!

Là, j'comprends le bonheur

Le bonheur de ta mère au mariage

Elle rêvait qu'son enfant

Qu'son enfant-pas-d'muffler déménage !

J'vais te tirer d'affaire

Si tu veux que j'me charge

De t'trouver un garage

Ou un vétérinaire

Sinon, r'tourne chez ta mère

Elle se rapprocha d'Emmett, son visage à quelques centimètres du sien.

Avec ton vice caché

J'vais lui dire de t'refaire

Et puis de s'appliquer !!

Sans même demander son reste, elle s'écarta brusquement, et alla reposer le micro. Emmett, toujours figé, prit alors une mine d'enfant boudeur, et prit la parole, alors que nous riions tous à gorge déployée.

-Bon, qui c'est le prochain qui chante ?

-Je chante pas. Répondis-je.

-Moi non plus. Ajouta Jasper.

-Y'a rien qui me plait. Finit Edward.

-Parce que vous croyez vous en tirer comme ça ? Demanda Rosalie, en haussant un sourcil.

-Allé Jazzie ! Chanteuh... se plaignit Alice, en s'asseyant sur ses genoux. Allé... Allé ! Allé ! Fais moi plaisir ! Steuplé... Steuplé... Steuplé !

Jasper était sur le point de craquer, et Alice lui déposa un rapide baiser sur les lèvres, ce qui l'acheva complètement. Il se tourna vers Rosalie, un petit sourire sur les lèvres.

-Rose, il y a du Patrick Bruel ?

Les yeux de Rosalie s'illuminèrent, et elle sourit.

-Ouaip'.

Jasper déposa Alice à côté de lui, alors que celle ci sautillait sur le sofa, assise en tailleur. Jasper prit une profonde inspiration, et commença.

Pleure pas, pleure pas, pleure pas.

Toutes les nanas n' sont pas comme ça...

Alice allait le tuer...

Des aventures, j' peux dire qu' j'en ai eu des tonnes,

Mais celle-ci dure depuis trois mois et ça m'étonne

Car l'amour m'est v'nu par hasard

Quand j' suis monté dans sa jaguar.

Elle a beaucoup insisté pour que je m' fasse

Percer l'oreille pour qu'elle puisse m'offrir un diam's.

Maintenant, je m' fais traiter d' PD

Pour faire plaisir à ma poupée.

Elle commença à ouvrit la bouche, et à la refermer, parfaite imitation d'une carpe.

-Match amical Alice VS Jasper. Les pronostics affichent Jasper gagnant, avec une journée de lutte acharnée de la part d'Alice. Lança Emmett, dans une imitation de présentateur sportif.

-La ferme Emmett. Grogna Alice, en faisant une petite moue vexée.

Pour les vacances elle veut qu'on aille à Saint-Trop'

Chez des amis qui paraît-il sont très pop.

Non seulement j'ai plus un copain,

Mais en plus faut qu' j' me fasse les siens.

J'en ai marre de cette nana-là,

Marre de cette nana.

J'étais bien mieux avant,

Câliné par maman,

Tout l' temps, tout l' temps, tout l' temps, tout l' temps.

-Pleure pas, pleure pas, pleure pas. Toutes les nanas n' sont pas comme ça. Chantonnèrent Rosalie, Emmett et Edward en cœur.

J' pleure pas, j' pleure pas, j' pleure pas.

Pourvu qu'elles soient pas toutes comme ça...

Un jour, j'ai dit : "C'est fini maintenant je m' casse !"

A peine parti, j'avais d'jà les flics sur mes traces.

Elle leur a dit qu' j'avais volé

Le diam's de mon oreille percée.

-Oui ! Je m'en souviens ! Ils s'étaient disputé, et des nerfs, Jasper avait dis qu'il allait aller voir Maria, et Alice a appelé la police pour l'arrêter, il a fait une garde à vue de 12 heures ! S'exclama Rosalie, hilare.

J' me suis fait prendre en traversant la frontière.

Procès, jugement, trois mois ferme, j' suis sorti hier.

Elle m'attendait dans sa jaguar.

L'amour m'est rev'nu par hasard.

-Après elle s'en voulait tellement qu'elle a payé la caution et elle est allé le chercher aussitôt !

-Marre de cette nana-là, Marre de cette nana. On t'avais bien prév'nu. Mais tu nous as pas cru. Salut, salut, salut, salut... chantonnèrent Emmett et Edward.

Marre de cette nana, marre, marre, marre...

A l'inverse de Rosalie, Jasper se rapprocha d'Alice, qui le fusillait du regard, et l'embrassa sur le nez. Cette dernière lui tira la langue, en souriant. Emmett se leva de son siège, et sélectionna une chanson. Il prit le micro entre ses mains, et me l'envoya.

-Allé, à toi ma belle ! Épate nous !

-Je chante pas. Contrais-je.

-Si Jasper a chanté, tout le monde va chanter. Répondit Edward.

-Allé Bella ! Tu es seule contre cinq... lança Rosalie, souriante.

Je les fusillait tous du regard, et allais me placer au niveau du pied du micro. « Okay... Qu'es ce qu'Emmett a bien pu me choisir ? » Les premières note résonnèrent. J'allais le tuer. Je connaissais cette chanson...

Au nom de toutes les frustrées du monde entier

Au nom de toutes les pauvres laissées pour compte

J'vais crever les pneus de toutes les voitures aux vitres embuées

Et je vais couper les cheveux des grandes blondes.

Emmett semblait ravie de ce choix de chanson. Génial. De toutes les chansons existantes du karaoké, il m'avait mit Au nom de toutes les frustrée de Linda Lemay.

Au nom de celles qu'à l'intérieur elles sont belles

Au nom de toutes les cocues inconsolables

Je vais filer en douce tous les p'tits couples jusqu'à leurs motels

Et je vais crier "au feu" quand ça a l'air agréable.

J'avais vraiment l'air frustrée ? Ou c'était juste parce que moi je n'allumais pas les passants en pleine rue qu'il me l'avait choisit pour moi ?

Au nom de toutes les bonnes femmes à la diète

Au nom de toutes les victimes d'adultère

J'vais accrocher sans faire exprès avec le bout d'ma cigarette

Tous les visons des secrétaires particulières.

Alice était hilare, en même temps qu'Emmett, et Edward, Rosalie et Jasper retenaient leurs rires.

Au nom de toutes les frustrées du monde entier

Je vais kidnapper Adjani et Sophie Marceau

Je vais leur faire bouffer des chips et des brownies à la pocheté

Jusqu'à voir apparaître deux gros ventres flasques.

J'étais d'accord avec ce dernier couplet. J'aurais bien fait ça à quelques une de ces actrices anorexiques-et-fière-de-l'être.

An nom de toutes les pas jolies mais très gentilles

Au nom de toutes les révoltées contre les hommes

Je vais entrer par effraction chez les p'tits cons tombeurs de filles

Je vais leur faire "gueli gueli" pendant qu'ils dorment.

Au nom de toutes les allergiques aux agaces

Au nom de toutes les ennemies de Sharon Stone

Je vais m'asseoir au cinéma derrière un couple qui s'embrasse

Je vais éternuer dans les séquences cochonnes.

J'imaginais bien Alice le faire...

Au nom de toutes les frustrées du monde entier

J'ai composé cette chanson thérapeutique

Plus on la gueule fort mesdames et plus on se sent libérée

Je la conseille à toutes les frustrées chroniques !

Et bien sur, Emmett applaudit. Je déposais le micro à sa place, et, les joues rouges je retournais m'assoir. Alice se tourna vers Edward, accusatrice.

-T'as rien chanté !

-Non. Admit Edward.

-Tu dois chanter !

-C'est le principe d'un karaoké. Expliqua-t-il, sans sourciller.

-Chante !! se plaignit Alice, en le fusillant du regard. S'il te plait... Une chanson de toi !

-Tu compose ? Lui demandais-je, en me tournant vers lui.

-Ouais. Marmonna-t-il, en fusillant Alice du regard. Deux ou trois petit truc, rien de très...

-Allé ! Alors t'as qu'à chanter un de tes remix ! Ça fait longtemps que j'ai plus entendu Goodnightmyangel !

Edward soupira.

-Je vais voir si elle y est, mais si elle y est pas, je chante rien du tout.

-Merci Eddy ! S'exclama Alice, en sautant dans ses bras.

-Arrête de m'appeler Eddy... sourit Edward, en la reposant dans les bras de Jasper.

Il se tourna vers le bouquin, et vu sa grimace, il du trouver la chanson. Il actionna l'appareil, et les premières notes débutèrent.

Goodnight, my angel

Time to close your eyes

And save these questions for another day

-A la base, ce ne sont pas les vrai parole. Edward les a changé. C'est pour ça que j'appelle ça un remix. M'expliqua Alice à voix basse.

I think I know what you've been asking me

I think you know what I've been trying to say

I promised I would never leave you

And you should always know

Wherever you may go

No matter where you are

I never will be far away

La voix de ténor d'Edward résonnait dans le micro avec force. Il chantait bien. Vraiment bien.

Goodnight, my angel

Now it's time to sleep

And still so many things I want to say

Remember all the songs you sang for me

When we went sailing on an emerald bay

And like a boat out on the ocean

I'm rocking you to sleep

The water's dark and deep

Inside this ancient heart

You'll always be a part of me

Ses yeux verts me fixaient sans défaillir, au fur et à mesure que la chanson continuait.

Goodnight, my angel

Now it's time to dream

And dream how wonderful your life will be

Someday your child may cry

And if you sing this lullaby

Then in your heart

There will always be a part of me

Someday we'll all be gone

But lullabies go on and on...

They never die

That's how you

And I

Will be

Alice poussa un soupir de contentement, alors qu'Edward reposait le micro, et revenait s'assoir à côté de moi.

-C'était magnifique. Soufflais-je.

-Merci. Je suis content que ça t'ai plu. Vraiment.

-Ouais, c'était super, comme d'hab, mais surtout super triste et rasoir. Allé ! Un remix à la Emmett, maintenant !

Il nous servit un de ses clin d'œil, et courut jusqu'au livret. Il sembla alors qu'il avait trouvé son bonheur, et commença à lancer la chanson. Je fus ravie de voir que personne ne comprennent ce que faisait Emmett. Au moins, je n'étais pas toute seule... Les premières notes commencèrent. « Les 2 be 3, Partir un jour ? »

Partir un jour,

Sans détour,

C'est dang'reux,

Faut faire des détours

Okay. Emmett avait tué la chanson. Mais je devais l'avouer, elle était bien plus enjouée comme ça...

Car si tu tournes jamais,

En marchant sans arrêt,

Tu finiras par frapper des objets.

Allongée sur le canapé, Alice essayait de reprendre sa respiration, hilare, alors que nous riions à gorge déployée.

Partir un jour,

Sans bagages,

Les oublier,

Sur ton étages,

Y'avait mon ourson,

Y'avait mes caleçons,

Et deux exemplaires du nouveau testament.

Le fils de la vieille femme entra une nouvelle fois, cette fois pour enlever le plateau de notre table, et se figea d'horreur.

Partir un jour,

C'est un peu court,

C'est bien mieux de partir au moins deux jours,

M'entends-tu mon amour,

C'est un calembour...

-SORTEZ IMMEDIATEMENT DE CE KARAOKE ! Hurla l'homme, aussi rouge que le feu tricolore du rond point.

Emmett posa le micro, et Alice se releva d'un bond. Rosalie prit sa veste, et je me levai dans la même mouvement que Jasper et Edward, alors que nous nous dirigions tous vers la sortie, hilare. Apparemment, le gérant n'avait pas apprécié qu'Emmett danse sur sa table et déforme la chanson des 2 be 3, bien qu'elle soit bien mieux comme ça, à mon humble avis. Nous saluâmes rapidement la vieille femme, qui se retenait pour ne pas rire, et nous sortîmes sous la pluie.

Il nous fallu plusieurs minutes pour reprendre notre souffle, puis, Jasper prit la parole.

-Bon, et bien je crois qu'on doit y aller.

Nous acquiesçâmes tous, et Jasper enlaça brièvement Rosalie, puis moi, et embrassa longuement Alice, avant de partir vers sa moto. Emmett suivit le mouvement, nous embrassant chacune sur le front, ajoutant un petit commentaire à chaque fois, et tapant un grand coup dans le dos à Edward. Ce derniers embrassa les deux joues de Rosalie, la serra légèrement dans ses bras, et en fit de même avec Alice. Il se rapprocha finalement de moi, et m'embrassa sur les joues, en me soufflant un doux « bonne nuit », et de me serrer à son tour dans ses bras. Il nous sourit, et s'en alla.

Nous rentrâmes rapidement dans la voiture, et j'éternuais un grand coup. « J'espère que j'ai pas attrapé froid... » pensais-je intérieurement, alors qu'Alice mettait le chauffage à fond.

-Au Japon, il y a une coutume qui dit que quand quelqu'un éternue, c'est que quelqu'un d'autre pense à lui... chantonna Alice.

Je n'étais pas sure de si je devais y voir des sous-entendus, ou non.


Pffiou...

Voilaaa !!

Alors avant que j'oublie:

Linda Lemay - Chérie tu ronfles; Epoustouflante; Au nom de toutes les frustrées.
Patrick Bruel - Y'en a marre de cette Nana.
François Perruse - (Lien vers la vidéo, enlevez les espaces) dailymotion . com/bookmarks/reveuzz013/video/x8t8pp_one-piece-partir-un-jour_fun
Robert Pattinson - Good Night My Angel (c'est une reprise de je ne sais plus quel chanteur... j'ai inventé le fait que ce soit Edward qui a écrit les paroles.)

Bon, alors, je suis loin d'être une référence musicale, désolé... Et j'ai un peu supprimé des passages inutiles dans les chansons. Et je n'ai pas traduit la chanson d'Edward, pas par flémardise, mais parce que je trouvais ça sufisamment clair... désolé si ça l'est pas !

Voila, c'était les chansons que j'ai utilisé ! Une bonne chose de faite ! ^^

Bon, et bien j'espère que vous avez aimez ce chapitre, et je vous dis à la prochaine ;p
(J'espère dans moins longtemps...)

Une petite Review, histoire de motiver les troupes ? :D

MISE A JOUR: Voici les liens des tenues du club d'hôte ! (enlevez les espaces)

Rosalie: HIME GYARU http:// fr . tinypic . com/r/2ns3og3/4 & http:// fr . tinypic . com/r/jzutmp/4

Alice: GOTHIC LOLITA & ULZZANG http:// fr . tinypic . com/r/33msgll/4 & http:// fr . tinypic . com/r/2mnjfkn/4

Bella: GOTHIC LOLITA http:// fr . tinypic . com/r/2it1tf9/4 & http:// fr . tinypic . com/r/k6f6f/4

Edward: COSPLAY http:// fr . tinypic . com/r/mcgrc3/4

Emmett: An Cafe (groupe) http:// fr . tinypic . com/r/fnh1lv/4

Jasper: English Costume http:// fr . tinypic . com/r/6ojxnn/4

Gardez à l'esprit que j'ai un peu laissé aller mon imagination, et que j'ai fais des mélanges de style (^o^) et ce qui est écris en gras, ce sont les style japonais où ils étaient répertoriés...

Et, petit délire de ma bêta reader: CASTING ~ Tanya: http:// fr . tinypic . com/r/aylt1u/4 Je ne sais pas pourquoi, mais elle avait décidé qu'elle serait rouquine... Imaginez les cheveux blonds ! :)