Paw~

Je suis de retour... Avec un chapitre ! 25 jolies pages Wooord~ 13,909 mots.

Alors, tout d'abord, un immense merci pour vos 588 Review ! Je suis vraiment heureuse d'en arriver là, vous pouvez pas savoir !
Aujourd'hui, je vais faire Bref, parce que j'ai une information importante à laquelle il me faut impérativement une réponse ! Alors, à vos Review !

Voila, normalement, dans le prochain chapitre, j'aurais du aborder l'arriver de James et tout le Tra la la~. Ors, je trouve que ça n'avance pas beaucoup, donc je risque de passer à... de l'action (vous serrez pas quoi !! ^^). Mais pour ça il faut que je repousse un chapitre. Alors, vous auriez la rencontre avec James plus tard ! ça vous convient ? ça destructurerait tout le récit... mais l'histoire avancerait ! Et vous auriez quand même James ! Et puis, je vous cache pas que j'ai pas mal d'inspiration pour le début du chapitre action, mais pour celui de James, il risque d'être encore... plat.

Bref, What do you think ?

Sur ce, bonne lecture ! :)


Chapitre 09: Des éclairs dans les yeux.

Cela devrait être interdit, non, mieux, bannit du territoire Américain, que de songer à faire du sport, sous cette température, à 9 heures du matin.

Parce que c'était immoral, impossible, fatigant et ridicule. Et il fallait, bien sur, que le lycée de Forks High School Privé ait décidé de faire ça, tout les mercredi matin, à la même heure, pendant trois heures, chaque semaine. Oh, et pas dans un cours intime, avec quarante élèves maximum. Non. Ça ne serait pas marrant ! Non, il fallait que ce soit un cour commun à tout le lycée. Parce que le sport n'avait, soit disant, pas de limite d'âge, et que n'importe qui se mélangeait à qui voulait.

Et le pire. Oui, le pire de tout, c'était que le club était ouvert. Pendant les cours de sport. Je ne compris d'abord pas très bien, quand Alice me l'annonça, mais quand Zafrina rappliqua, souriante, et enlaça Emmett, je compris. Totalement. Et, il faut dire que le regard assassin de Tanya, quand elle vint saluer Edward, et le prendre par le coude jusqu'aux vestiaires m'y aida légèrement, lui aussi...

Je devais donc faire un cours de sport en temps que membre du cercle d'hôte. « Tu vas être bien ridicule. » pouffa Pessimiste. « Dommage que le club est ouvert, tu ne pourras pas rester avec Edward... » Soupira Optimiste. Je poussai un long soupir à mon tour, et rentrai dans le vestiaire. Comme par habitude, je jetai un regard autour de moi, prête à pousser un soupir de ravissement. Sauf que je n'eus pas du tout ce loisir. Les murs étaient pâles, et des casiers propres les dessinaient. Au centre de la pièce des bancs de pierre -chauffé, apparemment, vu les installations électriques qui traversait la roche- décoré de peintures dorées qui partaient en des formes abstraites permettait à quelques élèves de s'assoir pour se changer. Le décor en lui même était impressionnant, surtout quand on repensait aux vestiaires sombres et froids de mon ancien lycée de Forks, mais la silhouette froide de Tanya qui se tenait devant moi, ainsi que celle menaçante de Jane m'arrêtèrent net.

Elle s'avança vers moi, son sourire hypocrite qui me rappelait celui de la mère d'Edward sur les lèvres.

-Isabella. Me salua-t-elle.

-Bonjour, Tanya. Coupa froidement Rosalie.

Tanya eut comme un mouvement de recul, et je pouvais voir le regard de Rosalie fixer Tanya avec autant d'intensité que Jane. Jamais Rosalie ne m'avait parut si effrayante. Alice arriva à cet instant là, s'accrochant à mon bras, commençant à me tirer vers les sièges, quand elle perçu Rosalie. Elle s'arrêta elle aussi de bouger, et son regard fit la navette entre Tanya, Jane, et nous deux. Elle s'attarda particulièrement sur moi, et plissa soudainement les yeux.

-Isabella Marie Swan, j'espère pour toi que ce n'est pas ce que je pense. Siffla-t-elle.

Je vis Tanya reculer presque imperceptiblement, au son sec et cassant de la voix d'Alice.

-C'est ce que tu pense Alice. Répondit Rosalie, sans s'arrêter de fixer Tanya et Jane. Même Bella n'est pas assez maladroite pour rentrer dans un mur.

-Rosalie. Marmonnais-je, dans un cris aiguë, et -je devais bien l'admettre- terrifié.

Alice marmonna toute une suite de juron de plus en plus coloré les uns que les autres, et s'avança vers Tanya.

-Alice ! M'écriais-je, en tentant de la rattraper.

Mais c'était trop tard.

Alice l'avait giflée.

Tout fut soudainement silencieux dans le vestiaire. Tout le monde était tourné vers Alice et Tanya. La première fixait la seconde, son regard dégoulinant de dégout. Tanya se tendit, et hurla, d'une voix froide, aiguë.

-Je peux savoir pour qui tu te prends Brandon !

-Ferme là espèce de salle... -elle releva la main pour la gifler, mais Kate, que je n'avais pas vu arriver, l'arrêta- Lâche moi Kate je vais renvoyer ta cousine à l'hôpital, histoire qu'elle revoit dans les plus brefs délais son chirurgien plastique, pour qu'il répare son immonde nez en plastock.

-L'idée ne me dérange pas Alice, mais j'aimerais savoir pourquoi.

-Parce qu'elle à fait entrer Bella dans ses quatre phases. Répondit Rosalie, d'un voix atone.

Kate lâcha instantanément Alice, qui se jeta sur Tanya.

Cette dernière plongea sur la blonde qui poussa un cri, alors que Jane s'écartait d'un bond. Allongées sur le sol en un tas informe, les deux jeunes filles jouaient des poings avec hargne. Surtout Alice, qui apparemment, avait décidé de tirer les cheveux de Tanya avec autant de force que si elle voulait les décrocher de sa tête. Et bien sûr, personne ne fit rien pour les arrêter. Surtout pas Rosalie, qui s'insultait avec Jane, en ce moment même.

Je poussai un petit cri aiguë, malgré moi, et rattrapai rapidement Alice, l'écartant de Tanya, dont le nez dégoulinait de sang. La lèvre d'Alice saignait légèrement elle aussi, pas quelque chose de très important cependant. Tanya poussa un cri de rage, et Kate m'aida à retenir Alice.

-Pour qui tu te prend Brandon ? Siffla Tanya, hystérique.

-Marie Alice Brandon, fille d'Ashley et Jackson Brandon. Répondit simplement mon amie, un sourire ironique sur les lèvres.

-Fille de personne, abandonnée par ses parents, plutôt. Rétorqua Tanya, dans un rire.

Sans trop m'en rendre compte, je lâchai Alice, alors que Kate se tournait vers sa cousine, outrée. Mais Alice fut plus rapide, et aligna une droite dans le nez de Tanya, qui s'écrasa par terre.

-Ceci n'a absolument rien à voir avec cela. Cracha Alice, en revenant vers nous.

-Oh mon dieu ! Mademoiselle Dénali ! S'écria une voix haut perchée derrière nous.

Une petite femme maigre et angoissée apparut, se penchant au dessus de Tanya, et l'aidant à se relever. Elle lui tapota sur la joue plusieurs fois, et se tourna vers nous. Je l'identifiai rapidement comme la CPE du lycée -d'après son badge qui se trouvait sur sa veste assortie à son tailleur gris- et remarquai ses yeux cachés derrière une paire de lunettes froides, ainsi que ses cheveux coiffés à l'ancienne.

-Mesdemoiselles, dans mon bureau. Immédiatement. Lança-t-elle, d'une voix aiguë, et glaciale. Vous aussi, mademoiselle Volturi. Que votre père soit professeur ici ne vous autorise pas à être au milieu de bagarres.

Elle souleva doucement Tanya, encore un peu sonnée, et nous fit signe de la suivre rapidement. Je tentai un coup d'œil vers Alice qui semblait plus qu'en colère. Et, cette fois, j'étais absolument certaine que c'était ma faute. Ce qui se confirma, quand elle me lança, d'une voix froide, en m'assénant un coup derrière la tête.

-Isabella Marie Swan, je peux savoir ce qui t'est passé par la tête quand tu as eu l'idée- ô combien stupide- de ne pas m'en parler espèce de mauvaise meilleure amie ! Je me tournai vers elle, étonnée d'être propulsée vers le rang de meilleure amie, mais je n'eus pas le temps de dire quelque chose, qu'elle continuait déjà. Tu es officiellement recalée derrière Rosalie dans mon classement, alors que vous étiez au même point et... Attends une minute ! Rose ! Tu étais au courant ? Et tu ne m'as rien dit ?! C'est officiel, vous êtes derrière Emmett et Edward !

-Alice... marmonnais-je.

-Je ne t'adresse plus la parole. Grogna-t-elle, pour toute réponse.

-Ignore la. Soupira Rosalie.

-T'as pas intérêt de m'ignorer. Siffla Alice, en nous fusillant du regard.

Kate rit, et Rosalie roula des yeux.

-Mesdemoiselles, taisez vous. Rugit la CPE. Nous allons voir le principal sur le champ, n'aggravez pas votre cas.

-Cette fille est complètement tarée. Marmonna Tanya. Elle s'est jetée sur moi sans même que je lui dise quelque chose.

-Je confirme. Acquiesça Jane.

-Le pire, c'est qu'on peut même pas dire que c'est pas vrai. Murmura Rosalie.

-Elle m'avait provoqué ! Lança Alice.

-Et vous frappez tous ceux qui vous provoque, mademoiselle Brandon ? Rétorqua la CPE.

-Oui. Répondit simplement Alice. Demandez à Emmett si vous me croyez pas. Je vais l'envoyez chez les hommes battus un jour.

Cette fois, je ris en même temps que Kate et Rosalie, alors que la CPE fusillait du regard Alice derrière ses lunettes.

Nous arrivâmes finalement au bureau du principal. Il se trouva en fait, que c'était une pièce ovale, et décorée de trophées et de photos en tout genre. Assit devant son bureau, un regard neutre et passablement ennuyé, celui qui devait être le principal releva les yeux de son origami, et je crus déceler une pointe d'amusement dans ses yeux quand il vit Alice. Amusement, qui disparut aussitôt quand la CPE prit la parole.

-Monsieur Grash, c'est inadmissible. Si on ne m'avait pas prévenu, mademoiselle Brandon aurait tué mademoiselle Dénali. Les deux jeunes filles se battaient comme des chiffonnières quand je suis arrivée et...

-Mrs Smith, que font elles là toutes les cinq, si elles n'étaient que deux à se battre ? Coupa-t-il, en déposant son pliage sur son bureau avec attention.

-Les trois autres étaient dans le problème. Répondit Mrs Smith, en plissant les yeux.

Le principal acquiesça distraitement, et soupira, avant de se lever de sa chaise, congédiant la CPE, et lui demandant d'appeler Esmée. Mrs Smith sembla outrée de se faire congédier de la sorte, mais ne dit rien, et s'exécuta. Mr Grash s'éclaircit alors la gorge, et commença à parler.

-Pourquoi vous battiez vous, mesdemoiselles ?

-Brandon m'a sauté dessus ! S'écria Tanya.

-Arrête de hurler. Maugréa Rosalie.

-Je t'ai pas sauté dessus ! Tu m'a provoqué espèce de salle potiche toute refaite. Rétorqua Alice, en lançant un regard méprisant à Tanya, qui lui répondit en une grimace supérieure.

-Je confirme, Tanya a provoqué Alice. Rajouta Kate.

-C'est faux. Lâcha Jane.

Rosalie allait répliquer, avec une de ses paroles ô combien gentille, quand le principal s'éclaircit une nouvelle fois la gorge. Esmée entra à ce moment là, et lança un regard de reproche à Alice, qui lui répondit en une grimace d'excuse d'enfant prit en faute.

-Vous m'avez demandez, Carl ? S'enquit Esmée, dans un soupir.

-Oui. Ces deux jeunes filles -il désigna Alice et Tanya- se sont battues dans le vestiaire.

Esmée se tourna vers nous, et ses pupilles inquisitrices nous fixèrent avec attention.

-Je veux que vous nous ameniez voir mon père. C'est honteux ce que vous nous faites endurer à cause de l'autre furie qui ne sait pas se retenir. Lança soudainement Jane.

Le proviseur soupira.

-Bien. Je vais vous conduire à votre père, et nous discuterons de tout ça. En attendant, vous êtes collés jusqu'à la fin de la semaine.

-Mais monsieur, il y a le club. Réalisa Alice, en se tournant vers lui, les yeux grands ouverts.

-Oui, c'est vrai monsieur. Rajouta Tanya, presque aussi inquiète qu'Alice, mais pour d'autres raisons.

-Et le pire c'est que j'ai rien fait, moi... soupira Kate. La prochaine fois que tu te bats Alice, je ne te retiendrai pas, je m'en irai.

-Oh, le club d'hôte, c'est ça ? Et bien... Il n'y a pas de club entre midi et deux, non ? Et bien vous serez collées de 13heures à 14heures. Esmée, je vous laisse vous occuper d'elles, pendant que j'amène Mesdemoiselles Dénali et Volturi...

-Bien sur, Carl. Ce sera avec grand plaisir.

Le proviseur sourit à Esmée, et disparu. Soudain, Esmée se tourna vers nous, tout sourire envolé.

-Maintenant, je veux savoir exactement ce qui s'est passé. Lâcha-t-elle, en fixant Alice de ses yeux perçant.

-C'est pas ma faute ! Répondit Alice. J'allais amener Bella vers un siège parce qu'elle restait plantée comme un piquet avec Rose au milieu de la pièce, quand j'ai vu Tanya. Rosalie était vraiment furax, et j'ai compris plusieurs choses en même temps, donc, j'ai giflé Tanya, parce que Bor -elle s'arrêta, en voyant le regard noir d'Esmée, et changea d'expression- Mince, elle le méritait ! Alors je me suis vraiment énervée, et j'ai explosé, en explosant son nez au passage -ce qui d'ailleurs, est un prêté pour un rendu- et finalement, cette pou...

-Surveille ton langage, Alice. Coupa Esmée.

-Bref, Tanya a commencé à insulter Ashley et Jackson, a parlé de ce dont elle ne savait rien, je me suis énervée, et je lui ai aligné une patate dans le nez. Ensuite l'autre greluche est venue nous chercher, et tu connais la suite.

Esmée se tut quelques instant, avant de reprendre la parole, assez préoccupée.

-Je ne comprend pas pourquoi tu t'es jetée sur Tanya, Alice.

-Je te l'ai dit, j'ai réalisais que c'était cette grosse...

-Alice.

-... Grosse dinde, qui avait explosé le nez de Bella la semaine dernière, et je me suis mis hors de moi quand j'ai compris que Bella était entrée dans les quatre phases de Tanya et...

-Bella ! S'écria Esmée. Pourquoi tu ne m'as pas raconté ça ! C'est à ça que je sers ! Je le savais ! Je savais que tu n'étais pas tombée ! Je l'avais dis à Carlisle... Bon sang, Bella !

Je baissai la tête, et commençai à mordiller ma lèvre avec insistance.

« Génial, tout le monde est au courant maintenant... » pensais-je amèrement.

-Bella, je peux savoir pourquoi tu n'as rien fait ? Siffla Alice.

-Cherche pas, Lili, j'ai pas compris son raisonnement. Répondit Rosalie.

-Je sais pas Alice... marmonnais-je.

-Bon sang ! C'est pas compliqué, il suffisait de venir nous voir ou...

-Parce que tu crois que c'est facile ? Lâcha soudain Kate. Alice, tu ne te met pas à la place de Bella...

-Si ! Si Tanya m'avait tapé, et que je n'aurais pas eu la force de me défendre...

-Ce n'est pas une question de force, Alice. Ajouta Esmée, qui semblait avoir compris.

-C'est une question de puissance... continua Kate.

-Je ne vois pas la différence. Bougonna Alice, en s'asseyant sur un fauteuil.

-Si tu me laissais finir mes phrases, pour que je te l'explique. Rétorqua Kate. Alice acquiesça de mauvaise grâce, et Kate poursuivit. Même si Bella avait mit un coup de poing à Tanya, ça n'aurait rien changé. Ça aurait juste aggravé la situation. Tanya est complètement cinglée. Sa soif de pouvoir et du monopole va plus loin que ce que vous imaginez. Alliée à Jane, Bella n'aurait eut aucune chance de s'en sortir.

-Elle ne l'aurait pas tué ! Répliqua Alice, en levant les yeux au ciel.

-Alice, la ferme. Répondit Rosalie, en lui lançant un regard noir.

-Parce que tu crois qu'on doit forcément tuer pour descendre quelqu'un plus bas que terre ? Soit réaliste Alice.

-On est cinq, elle est seule. Se borna Alice, en me lançant un regard de reproche.

-Le nombre ne compte pas Alice. Vous pourriez être vingt, vous êtes droit, elle est perfide.

-Je pourrais m'abaisser à son niveau, ça ne me poserait aucun problème.

-Ni pense même pas Alice. Rétorqua Esmée, en fixant Alice avec attention.

-Alice, tu pourras faire ce que tu veux, Bella et nous ne sommes pas du même monde. Tanya n'aurait eu aucune difficulté à ruiner sa vie.

-C'est abusé, quand même. Soupira Rosalie, en se laissant tomber à côté d'Alice. Tout ça pour un mec qui la regarde même pas. Ou du moins, qui le fait par obligation. Et qui plus est: C'est Edward ! Edward ! Elle est tombée vraiment bas...

-Je ne suis pas d'accord avec toi. Contra Kate. Edward est vraiment un beau garçon.

-Beau mais chiant. Admit Rosalie.

-Emmett est juste chiant.

Rosalie lança un regard foudroyant à sa voisine, qui partit dans un fou rire, alors qu'Esmée souriait, et de Kate serrait les lèvres pour ne pas rire.

-Premièrement, ça n'a strictement rien à voir, et deuxièmement je me fous de ce que tu pense. Lâcha-t-elle, en lançant un regard réfrigérant dans toute la pièce.

-Y'a pas que moi qui le pense. Chantonna Alice.

-Penser quoi ? Marmonnais-je, légèrement perdue par ce brusque changement de sujet.

-Le fait que Rosalie et Emmett vont bien ensemble, et que ce n'est qu'une question de temps. Me répondit Kate, souriante. D'ailleurs, je le pense aussi.

-C'est bon, vous avez fini vos idioties ? Siffla Rosalie, dont les joues avaient pris une jolie teinte rosée, et qui se dirigeait avec rapidité vers la sortie.

Je trouvais ça amusant de voir Rosalie d'habitude si moqueuse et maitre de soi ,rougir et s'embarrasser en quittant le pièce avec rapidité.

-Avoue Bella, tu pense comme nous... sourit Alice. C'est presque aussi flagrant que pour toi et Edward.

Soudain, cela devint bien moins amusant.

Je piquai un fard, fusillai Alice du regard, et emboitai le pas à Rosalie, en balançant une insulte au satané lutin qui nous servait d'ami, qui rit. Esmée rappela rapidement cette dernière à l'ordre, en lui rajoutant deux heures de consultation, malgré les protestations d'Alice, qui se trouva privée de Club pour les deux derniers jours de la semaine.

C'était étrange de voir l'impact qu'Esmée avait sur nous tous. Nous la respections, et ne prenions pas la peine de revendiquer ses ordres. Elle était comme une mère, qui tronnait au dessus de nous, avec les bon et mauvais côté de la chose. J'aimais bien Esmée. Et ça semblait être le cas de tout le monde.

Nous nous dirigeâmes toutes les trois rapidement vers le vestiaire, sous le flot incessant de parole d'Alice, que seul Kate semblait s'évertuer à écouter, en rajoutant des choses, avec autant d'enthousiasme qu'Alice. Ce fut dans une pièce totalement vide que nous entrâmes, et nous changeâmes rapidement, avant de sortir sur le terrain.

En soit, ce dernier ne fut pas très éblouissant. Ou alors c'était mon aversion à tout type de sport qui m'empêchait d'en savourer la beauté. Les terrains était immenses -disproportionné, comme tout ce qui était ici- et entre les lignes, des pelouses parfaitement tondues abritaient les élèves qui se reposaient sous des arbres ou des bancs. Seul quelques téméraires jouaient au Basket sur le terrain du centre. « Le cours ne va peut-être pas se passer si mal que ça... » pensais-je.

Trop tôt.

-Vous, là ! Cria une voix froide et dure derrière nous. Celles qui sont arrivées en retard !

-Ah ! La réincarnation de Baltazar nous a repérées. Lança Alice, en se tournant vers l'homme qui nous avait interpelé.

Rosalie rit. Apparemment, le Coach n'avait pas entendu. Ce qui n'était pas une mauvaise chose, bien que ses cheveux noirs coupés courts, et ses sourcils trop épais lui donnait vraiment un air de Baltazar, sans compter son jogging rouge et son tricot noir, il n'aurait surement pas apprécié la réaction d'Alice.

-Tiens. Mesdemoiselles Hale, Brandon, Dénali et...

-Swan. Finit Alice, souriante.

-J'avais osé espérer que vous étiez absentes. Ce n'est pas le cas apparemment, Mrs Smith m'a raconté votre petite bagarre avec Miss Dénali, ce qui vous donne un Bonus de deux.

Alice gémit, et Rosalie jura. Kate se contenta d'acquiescer, en fusillant Alice du regard.

-Allé. Hop Hop Hop !!s'écria-t-il, en tapant précipitamment dans ses deux mains.

Alice roula des yeux, alors que le Coach partait dans une autre direction. Kate s'éclipsa avec le brun que j'avais vu dans le cours d'Histoire, et Rosalie commença à courir. Je ne comprenais pas tout, et Alice m'interpella, alors qu'elle avait rattrapé Rosalie.

-Bella ? Qu'est ce que tu fous?

Je la testai du regard, et pris finalement la parole.

-Qu'est ce que vous faite ?

-On évite une autre -elle appuya bien sur le mot en fixant Alice- heure de colle. Expliqua Rosalie.

-Pardon ? Je comprend pas. C'est quoi cette histoire de Bonus ?

-C'est la façon ironique du Coach Baltazar de nous dire de faire deux tours de terrain en plus. Répondit Alice, ou plutôt, grogna Alice.

Il fallait rapidement que je mette les choses au clair.

-Rassurez moi, quand vous dites tour de terrain, vous parler du terrain de Basket ?

-Non, de tout le terrain. Grogna Rosalie.

Je pris une profonde inspiration.

-Si il m'arrive quoi que ce soit, je souhaite donner mes organes à ma mort.

(...)

-Hale ! Brandon ! Dénali ! Swan ! Quand je dis deux tours en plus, c'est deux tours en plus des trois que vous devez faire en temps normal ! Beugla le Coach.

-Ce salle... -elle mima une insulte avec ses doigts en faisant mine d'étrangler quelqu'un- a bonne mémoire. Siffla Alice.

-Je vais te tuer Alice. Cracha Kate, en nous dépassant pour la dernière fois, le garçon brun juste derrière elle.

-C'est qui ? Demandais-je, entre deux soupirs, alors qu'Emmett me rattrapait avant que je ne m'étale lamentablement par terre.

-Garreth Kibs. Le petit ami de Kate. Répondit Rosalie.

-Ils sont ensemble depuis la quatrième. Ils sont pas trop mignon ? Sourit Alice.

-Garreth est un gars sympa. Rajouta Edward.

-Waah. Ton intervention nous a été utile. Grogna Alice, en lui attribuant un regard noir.

Edward fronça les sourcil, mais l'ignora.

Depuis que le Coach -dont je ne connaissais pas d'autre nom que Baltazar- nous avait ordonné de courir pendant cinq longs tours, Edward, Jasper et Emmett étaient venus avec nous. Et Alice s'évertuait à être le plus en colère possible après Edward. Pour une raison que je ne saisissais pas vraiment.

Oh ! Et au passage, j'avais risqué la mort à plusieurs reprises, sauvée de justesse par Emmett ou Edward voir Jasper, qui me rattrapait avant que je ne heurte le sol froid et goudronneux.

J'adorais les cours de sport. Vraiment...

-Oh j'y crois pas... Dis moi que je rêve. Grogna soudainement Alice.

-Quoi ? Demandâmes à l'unissons.

-Les deux dindes remplumées ne vont pas avoir de supplice ! Elles se taillent !

-Traduction ? Demanda Emmett.

-Tanya et Jane partent sans faire leur cours de sport. Grogna Rosalie, de mauvaise grâce.

-C'est du harcellement ! Esmée qui me colle deux heures en m'empêchant d'aller au club, alors que l'autre godiche n'a rien eut de plus, et en plus elle ne se frotte pas à Baltazar ? C'est décidé, la prochaine fois, je sèche le cours de sport.

-Alice, tu sais très bien qu'Esmée fait ça pour freiner tes envies de faire justice toi même et de partir au quart de tour comme ça, sans prévenir. Tempéra Jasper.

-Fais comme moi, préviens avant de taper. Répliqua Rosalie.

-Ou comme Bella, je m'écrase lamentablement. Railla Alice, en me lançant un regard réfrigérant.

Jasper lança un regard à Rosalie, qui acquiesça, alors qu'Edward regarda dans ma direction, et qu'Emmett, m'observait curieusement. Alice poussa alors un sifflement outré, en s'arrêtant net. Je lui rentrais évidemment dedans, et Rosalie me stabilisa.

-Jasper Abraham Withlock.

-Oui, ma Lili ? Demanda Jasper, en lui servant son plus beau sourire de repenti.

-T'es mal, mec, tu peux même pas lui faire le coup du bisou, y'a trop de monde. Rit Emmett, bien qu'il ne comprenne pas totalement la réaction d'Alice.

-Tu étais au courant ?! Ragea-t-elle, en balançant d'un geste nerveux ses bras le long de son corps, sèchement.

-Je suis presque omniscient, ma chérie. Répondit gentiment Jasper.

-Comment as tu osé ne rien dire ? Non, mieux: Comment as tu osé ne rien faire ! Espèce de... C'est décidé, je divorce.

-Bah ! Ça devrait pas trop poser de problème, vous êtes pas mariés. Répondit Emmett.

-Lili, elle me l'avait pas dit franchement. Et puis, si Rosalie n'avait rien fait, alors ça voulait surement dire que...

Je n'avais jamais vu Jasper aussi embarrassé. Il déblatérait des paroles sans queue ni tête, sous le regard transperçant d'Alice. J'avais été habituée à voir le Jasper sur de lui et souriant, mais ce dernier semblait avoir momentanément déserté ce corps.

-C'est vrai, Alice, Bella ne l'avait dit à personne. Résonna Edward.

Ce qui ne fit que renforcer la colère d'Alice. Elle se tourna vers lui ses yeux lançant des éclairs, et le poussa avec une force inconnue, tout en avançant, l'index pointé sur lui.

-Parce qu'en plus tu étais au courant? Tu savais pourquoi, où et comment, et tu n'as rien fait alors que c'est totalement ta faute et... Elle serra les points, et poussa un grognement rageur. J'étais donc la seule quiche à ne pas savoir ça ?

-Emmett non plus le savait pas. Tenta Rosalie.

-Mais de quoi vous parlez, bon sang ! S'écria ce dernier, les sourcils froncés.

-Youhou. Railla Alice. Je devrais me sentir soulager, Emmett était aussi pommé que moi. Génial. Super. Wonderful World...

-Lili, calme toi... Soupira Jasper.

-Ah non ! Ne me dis pas de me calmer espèce de salle traitre.

-Lili...

-C'est moi Alice, je leur ai demandé de ne rien dire. Soufflais-je, alors que Jasper perdait peu à peu contenance.

-Toi, n'aggraves pas ton cas. Siffla Alice, pour toute réponse.

-Mais bordel, vous allez me dire de quoi vous parlez à la fin ! S'écria Emmett.

Nous nous tournâmes tous ensemble vers lui. Une petite ride était formée entre ses deux sourcils, et il avait croisé les bras, en attente d'une réponse. Rosalie se tourna vers moi, et haussa un sourcil, attendant visiblement que je lui en parle moi même. Je pris alors une grande inspiration.

-C'est Tanya. Marmonnais-je. Elle et Jane m'ont... Demandé de venir dans un couloir le deuxième jour de la rentrée, et... C'est comme ça que j'ai eus le nez en bouillis. Mais, je ne voulais rien dire, alors j'ai demandé à Rosalie de se taire. Jasper et Edward ont compris quand ils m'ont vu arriver, et je leurs ai aussi demandé de se taire. Donc...

-Je vais la tuer. Fut la seule réponse d'Emmett.

(...)

-Pierre, Papier, Ciseaux ! Ah ! Jasper, mon ciseau coupe ta feuille ! Chantonna Alice.

-Ma pierre casse ton ciseau. Rétorqua Edward.

-Mais mon papier enveloppe ta pierre... Mwa ah ah ah ah !! Répondit Emmett. Cet aprem', ça sera donc, cinéma !

-Alice a coupé ta feuille en même temps que celle de Jasper ! Siffla Edward.

-Ils sont pire que des gamins... soupira Rosalie, en rentrant dans sa voiture, alors qu'Alice et Emmett rentraient dans une théorie biscornue.

J'acquiesçai en souriant, et rentrai moi aussi dans ma voiture.

Dans l'ensemble, la fin du cours de sport s'était plutôt bien passé. Si on oubli le fait qu'Emmett avait failli rattraper Tanya qui s'en allait avec sa voiture pour lui tordre le cou, avec Jane, bien sur, et que Rosalie l'a arrêté in-extrémis. Ce dernier avait ensuite demandé à Rosalie de le faire à sa place, en se rendant compte qu'il ne frapperait jamais une femme. A rajouter à ça les clients du club qui étaient venus vers nous une fois les tours de piste finis -je remarquai d'ailleurs qu'une fois Tanya partie, Edward avait bien plus de clientes- et que je ne me sentais pas encore très à l'aise dans le rôle d'hôte. Et si on occulte aussi les deux tours encore bonus rajoutés par le Coach parce que nous nous étions arrêtés. Je fus par ailleurs heureuse de savoir que les tours de piste étaient le seul sport que l'on pratiquait le mercredi matin. J'avais eu assez d'épreuves pour la journée selon moi. « Et la journée ne fait que commencer... » pensais-je, en soupirant.

J'entendis Edward claquer sa porte et Alice pester contre Jasper, qui s'en allait vers sa moto, visiblement boudeur. Ce qui me fit rire. Le grand, fort et charismatique Jasper boudait. Alice arrivait à faire des miracles.

Je baissai ma vitre, et interpelai cette dernière, qui maugréait, assise dans sa voiture.

-On va à quel cinéma ?

-Celui de port Angeles, où tu veux aller ? Grogna cette dernière en réponse.

Je ne relevai pas, et remontai ma vitre, sans demander mon reste. Mieux valait ne pas énerver Alice en ce moment même. Je décidai de suivre le fil de véhicule que commençaient à former Emmett, Rosalie et Jasper. J'allumai la radio, et l'habituel crépitement de début se fit entendre. Au bout de quelques mètres, le crépitement se calma, et je pus enfin entendre la musique qui passait. La musique... Edward et ses compositions me revinrent en tête, comme la veille, où je m'étais endormie en pensant à cette musique qu'il composait. Mais aussi à celle de Rosalie. Elle avait quelque chose d'inquiétant, et de grave, alors que le début semblait joyeux. La fin, avait plus était joué comme... une aide, un accompagnement. Comme si la musique n'était pas tout à fait terminée. Comme si les deux portées qui finissaient la partition ne demandaient qu'à être griffonnées du crayon mal taillé d'Edward.

De fils en aiguille, mes pensées revinrent sur la mère d'Edward sans que je m'y attende vraiment. Cette femme était mesquine, froide, cruelle et déterminée. Je ne comprenais pas vraiment pourquoi j'avais dit à Edward de ne pas haïr sa mère, alors que je ne savais même pas si moi j'aurais pu le faire. Mais ça m'avait semblé être la chose à faire. Après tout, même si Elysabeth Mansen passait pour une femme aussi méchante, qui étais-je pour la juger ? J'étais persuadée que l'un dans l'autre, elle aimait son fils. Il ne pouvait pas en être autrement.

C'était comme pour Alice, et ses parents biologique. Je frémis à ce rappel. Ça me faisait vraiment de la peine pour Alice. Qui aurait imaginé qu'une fille aussi joyeuse et souriante cachait un passé si cabossé ? « Elle avait ses parents Bonus. » pensais-je, en souriant. Quand elle parlait d'Ashley ou de Jackson Brandon, ses pupilles s'éclairaient encore plus que d'habitude. Elle les aimait, c'était certain. Rien qu'à son sourire ou à son respect que l'on voyait presque s'échapper d'elle, quand elle parlait d'eux... ça se voyait qu'Alice les aimait. Plus que tout je suppose. Ou autant que Jasper, sans doute.

Je souris une nouvelle fois, avant de me rendre compte qu'Alice me klaxonnait, et que j'avais perdu Rosalie, Emmett et Jasper. Soudain, mon téléphone sonna, et je décidai de me ranger sur la bas côté.

Sauf qu'à peine eus-je fais ça, pour décrocher mon téléphone, Alice dérapa à côté de moi, et me fusilla du regard derrière ses grosses lunettes mouches, en envoyant son portable sur le siège. Je me penchais rapidement pour baisser la vitre, alors qu'Edward s'arrêtait derrière moi.

-Je peux savoir pourquoi tu t'arrêtes ? S'exclama Alice, en baissant les lunettes sur son nez.

-Parce que tu m'as appelé. Marmonnais-je, assez déboussolée par sa question.

-Et tu peux pas faire deux choses à la fois ?

-C'est interdit de téléphoner en conduisant. Répondis-je.

Ce à quoi Alice répondit par un grognement, en remettant ses lunettes en place, et en accélérant, sa porche jaune disparaissant au virage. Je soupirais quand je vis Edward rire dans le rétroviseur. Je soupirai longuement, et repris ma route jusqu'au cinéma. Edward craqua dix minutes après, m'envoyant un rapide texto, et en me doublant à vive allure.

Désolé... Je craque.
T'es bien trop longue pour ma santé mentale.
On se voit au Cinéma.
C'est « Les six Césars de Bronze »
Tu peux pas le manquer.
Bye.

Je ne pris pas la peine de répondre, et ne pris pas non plus la peine d'accélérer. Ils arrivaient peut-être à conduire à cent sur une route limitée à soixante dix, sans se tuer, mais ce n'était malheureusement pas mon cas.

(...)

-Voila, à cause de toi on a raté Bloody Valentine ! s'exclama Alice, alors que je sortais de ma voiture.

-Il était hors de question que je vois un film romantique. Titanic hier, ça m'a amplement suffit. Rajouta Jasper.

-Je suis cent pour cent avec toi sur ce coup là. Marmonna Edward.

Rosalie leur lança un regard plus que noir.

-Bella, on a pas idée de rouler aussi doucement ! Se plaignit Alice, en s'asseyant sur mon capot.

-Désolé, si je n'ai pas envie de mourir dans les prochaines heures. Raillais-je.

-Ah, ah. Très drôle Swan. En attendant, je te signale que je suis dans l'impossibilité de voir la plus belle romance de tout les temps, à cause de toi, et de ton tacot qui roule à moins de deux à l'heure. Alors, je pense que tu devrais te faire très, très petite. Débita Rosalie, en me fusillant du regard.

-T'en fais pas, on te soutiens. Me lança Edward, alors que Jasper acquiesçait.

-Hé ! Hé ! Hé ! Hé ! Hé ! Rosie, Lilie ! Hé ! Hé ! Interpella Emmett, un grand sourire sur les lèvres.

-Quoi ?! Grognèrent-t-elles en cœur.

-On peut aller voir mon film ? S'il vous plait...

-Mais je voulais aller voir Bloody Valentine ! Persista Alice, en tapant du pied.

-Rosie... tenta Emmett, en la regardant par dessus ses cils, et en battant des paupières.

-Admire, et apprend. Me murmura Jasper, alors que Rosalie rougissait faiblement.

-Steuplé, ma Rose... papillonna-t-il.

Rosalie déglutit, et accepta, en haussant les épaules. Ce qui parut ne pas plaire à Alice.

-Non, mais dites le franchement si vous m'en voulez aujourd'hui ! Je veux pas aller voir un film d'Emmett !

-Trop tard, Rosie a parlé. Répondit Emmett, en tirant puérilement la langue à Alice.

Celle-ci répondit aussi puérilement, en croisant les bras sur sa poitrine, boudeuse, et en tournant la tête à l'opposé d'Emmett.

-Wow. Marmonnais-je.

-C'est de la manipulation pure et simple. Rit Edward, à mon adresse. Rosalie fera tout ce qu'Emmett demande, si il le fait comme ça.

-C'en est presque effrayant. Rajouta Jasper.

Je souris, et emboitai le pas au groupe, qui commençait à partir vers le cinéma, alors que Jasper allait récupérer Alice, assise sur le capot de ma voiture, boudeuse. Le cinéma « six césars de Bronze » était assez imposant, pour la ville de Port Angeles. Semblable à n'importe quel cinéma de Seattle, surement. Emmett se chargea d'aller acheter les places, alors que nous allions prendre le Pop-corn. Une fois installée dans la salle -assez peu remplie- je réalisai soudain que le nom du film m'était inconnu.

-On va regarder quoi, maintenant ? Demandais-je à Emmett, qui souriait, en fixant l'écran.

Il se tourna vers moi, avec ce regard malicieux et joyeux qu'il arborait souvent.

-Blood, The Last Vampire*. Répondit il, d'une voix presque inquiétante.

-Sang, le dernier vampire ? Marmonna Edward, à ma gauche.

-Emmett, tu nous as amené voir quoi ? Siffla Rosalie, à ma droite.

-Je vais te tuer Emmett. Répliqua Alice, à côté de Rosalie. C'est un film d'horreur ?!

-Mais naaaaaaaaaon. C'est une adaptation cinématographique d'un manga. Vous connaissez rien.

Alice le fusilla du regard, juste assez longtemps pour que les lumières s'éteigne, et qu'Edward murmure un léger « Je le sens pas ce coup là... ».

La salle se baigna dans un noir complet, et le début du film commença. Alice commença à bailler régulièrement -histoire de montrer son désaccord- toutes les dix minutes. Jusqu'à ce qu'arrive la scène du cours de sport. Là, elle remplaça ses bâillements ostentatoires par des gémissements de dégout. Et pour cause, la vampire et héroïne du film, se battait avec... deux autres vampires, apparemment. Ce n'était pas très clair. En tout cas, pas mal de choses se retrouvaient plantés dans leurs corps. Rosalie siffla, et serra l'accoudoir de son siège avec force. Elle insulta Emmett, alors qu'Alice fixait l'écran, le souffle coupé.

-C'est quoi ce film ? Marmonna Jasper, en jetant un petit coup d'œil à sa petite amie, répriment son sourire amusé.

-Ah. Elle lui a arraché la tête. Informais-je, en plissant le nez.

-Waaah ! S'écria Emmett, hilare. T'imagine le sang y gicle autant quand t'arrache la tête à quelqu'un !

-C'est vraiment de la fiction... Souffla Edward, amusé lui aussi.

-Raaaah ! Vous êtes répugnant !! Gémit Alice, en se bouchant les oreilles, et en se couvrant les yeux à la fois, le dos tourné à l'écran.

S'ensuivit alors la scène de la course poursuite sur les toits de Tokyo. Et là, je ne pus retenir un rire. C'était bien trop absurde. « Et gore. » rajoutais-je mentalement. Alors que l'humaine blonde se démenait à s'échapper des Vampires, la gentille -quoiqu'elle n'est rien de très gentil- découpait des vampires à bout de bras. Chaque membre du corps qui lui passait sous la main finissait... Découpé. Aussi, Alice gémit une nouvelle fois, et Rosalie quitta la salle, quand elle coupa carrément en deux deux vampire. Chaque partie retomba d'un côté différent, et les asseaux reprirent.

-Rose et Alice vont te tuer Emm'. Rit Edward, alors qu'Alice prenait elle aussi la porte.

-M'en fou c'est trop excellent !

-C'est stupide. Ils pensent que quand on découpe un corps humain ça se passe comme ça ! Commenta Jasper. Et puis, si c'était vraiment des vampires, ils ne se battraient pas à l'épée, mais à coup de crocs, non ?

-Alice ne va pas t'en vouloir que tu ne l'accompagne pas ? Lança Edward.

-Fermez là, j'écoute ! Grogna Emmett, souriant, alors que le gros 4x4 tombait de la falaise, et se coinçait en suspension, un peu comme Kuzco, en l'air, sans rien pour le soutenir.

-Les effets spéciaux son nul. Conclus-je, en soupirant.

-Ouais. Et l'histoire aussi. Acquiesça Edward

-Le pire c'est la fusillade de tout à l'heure. Rajouta Jasper. Ils cassent tout, la mitraillette à un débit grandiose, mais ils ne sont même pas touché !

-Passe moi du Pop-corn. Lançais-je à Edward.

Ce dernier me passa le paquet entier, et j'en pris une bonne poignée, avant de le faire passer à Jasper. Le blond en fit de même, avant de se tourner vers Edward, un sourire moqueur sur les lèvres. Edward releva un sourcil, souriant lui aussi.

-Combien tu paries que j'arrive à attraper ce mec au tee-Shirt « I'm a Bad Boy ».

-Vingt. Il est trop loin pour toi. T'as la précision, mais pas la force.

-Pari tenu. Sourit Jasper.

Il prit un Pop-corn tout caramélisé -mes préféré !- et l'envoya devant lui, en visant au préalable. Le maïs toucha sa cible, qui se gratta la tête de manière... stupide. Moi, j'étais horrifiée. Edward bougonna, et tendit 20$ à Jasper, qui sourit. Je lançai un regard furieux au deux idiots.

-Espèces de... Comment... Vous savez que vous êtes con ?

-Ts ts ts ts ts... Swan, ne sais tu pas qu'il est malpoli d'insulter ses amis ? Chantonna Jasper.

-Qu'es ce qu'il y a Bella ? Demanda Edward, les sourcils froncés.

-Je ne supporte pas ça. Grognais-je, en enfournant du Pop-corn dans ma bouche.

-Oh. On est désolé, c'était juste une blague... on le fera plus.

-J'espère bien. Grognais-je. On a pas idée d'utiliser des Pop-corn caramélisés pour viser les gens dans le cinéma.

Je farfouillais dans le paquet, et trouvai un maïs cuit tout blanc. Je souris, victorieuse, et le tendis à Jasper.

-Je t'en parie dix que tu n'arrive pas à attraper le vigile sans qu'il ne te voit.

Jasper inspecta le pop-corn, puis le vigile, et enfin moi, avant de prendre la maïs dans ses mains, et de fixer l'homme qui se tenait à quelques mètres de nous.

-J'y crois pas, tu nous as insulté pour un Pop-corn ? Marmonna Edward, mi-amusé, mi-outré.

-Pas n'importe quel pop-corn, Mansen, mon préféré. Répondis-je. Ne refais plus jamais ça. Rajoutais-je ensuite, en plissant les yeux. Ma colère serait terrible.

-Oui m'dame. Acquiesça Edward, en souriant.

Je me retournai vers Jasper, qui était dans une position ridicule sur les sièges, et qui s'apprêtait à tirer le Pop-corn. Il visa, et tira un coup, en se tournant d'un bond, sans regarder si le Maïs avait touché sa cible. Ce qu'il fit.

Je sombrai tout de suite dans un fou rire sans précédent, suivit de près par Edward. Seul problème, le vigile nous avait repéré et il ne semblait pas du tout s'amuser. Ce dernier s'avança vers nous, sévère.

-Il nous a vu. Marmonna Edward, entre deux rires.

-Et merde... Jura Jasper.

-Ts ts ts ts ts... Withlock, ne sais tu pas qu'il est malpoli de jurer dans sa barbe ? Chantonnais-je, en imitant Jasper.

-Très drôle petit peste.

-Sortez d'ici. Lança soudainement la voix du vigile.

Jasper le testa du regard puis se leva à pas lent, en me mimant une pendaison, derrière le dos du vigile. Je me mordis la lèvre pour retenir un rire, quand l'homme -qui ne devait pas avoir plus de quarante ans- nous dévisagea méchamment.

-Je crois que je vous ai dit de sortir. Répéta-t-il, alors qu'Edward se levait en riant.

-Nous aussi ? Demandais-je.

Il me fusilla du regard. Edward me releva rapidement, en me tirant derrière lui.

-Emmenez votre ami avec vous. Grogna le vigile, en désignant Emmett.

Ce dernièr releva la tête de l'écran, et ne mit que quelques instants à comprendre, avant de sortir de la salle, morose. Edward et moi passâmes les portes, hilare, pour retrouver Emmett, qui boudait dans son coin, Alice et Rosalie à l'opposé, et Jasper qui n'était pas en meilleur état que nous.

-Au fait, je vous le dis, je vous hais. Lâcha Emmett, alors que nous sortions du cinéma.

-La ferme Mc Carty, tu n'es pas en mesure de discuter. Grogna Rosalie, en lui assénant une claque derrière la tête.

Réalisant soudain quelque chose, je me tournai vers Jasper, main tendue.

-Tu me dois Vingt dollars.

Celui ci grogna, et me les tendit.

-Ravie d'avoir fait affaire avec toi. Souris-je.

(...)

Il faut croire, que les gens aimaient m'appeler quand je conduisais. Parce qu'à peine eus-je démarré, que Charlie m'appelait déjà. Donc, bien entendu, je m'arrêtai sur la bas côté -au grand damne d'Alice- et répondis à mon père. Ce dernier me rappela -à raison- que les Black venaient manger à la maison ce soir. Ce qui entraina deux choses. Premièrement, un voyage obligatoire au magasin de Forks, mon frigo étant vide, n'ayant pas pu faire les courses la veille. Puis, cela entraina un renouveau d'énergie à Alice et Emmett, qui ce mirent en tête de rencontrer mon -seul- ami d'avant: Jacob. Et, pour une raison inconnue, cela entraina aussi un Edward légèrement sur les nerfs.

Ce fut pour toutes ces raison que je me trouvai devant le magasin alimentaire de Forks, le club d'hôte sur le dos, souhaitant absolument faire les courses avec moi. Et bien sur, je n'avais pas le choix.

Je soupirai longuement, abattue, et rentrai dans le magasin. A quoi pourrait me servir de négocier avec eux, de toutes façon ? Emmett observait déjà tout ce qu'il voyait et le commentait à sa manière, alors qu'Alice regardait les gens qui déambulaient dans le magasin avec un œil critique, et que Rosalie s'amusait avec un petit bébé, sur un banc. Jasper hochait la tête de droite à gauche, désolé mais souriant, alors qu'Edward riait de mon air dépité, sans la moindre retenue.

-Je t'aurais soutenue, Bella, si tu ne m'avais pas extirpé 20$... chantonna Jasper, en passant devant moi, me laissant gérer Alice et Emmett, qui avaient dors et déjà disparus.

-Lâcheur. Grognais-je.

Il se contenta d'un bref signe de la main.

-Edward, aide moi... me plaignis-je.

Ce dernier se tourna vers moi, et haussa les épaules.

-Ils sont grands, fais tes courses, tu les chercheras après. Il est pas si grand que ça le magasin.

Je soupirai une nouvelle fois, et il me sourit, encourageant.

J'étais au rayon pâte, prenant plusieurs sachets, quand Rosalie arriva vers moi, un air ravie sur le visage. Je n'eus pas le temps de lui demander ce qu'elle avait, qu'elle passait déjà à côté de moi, et s'amusait avec un enfant dans un chariot. Je ne m'y attardai pas plus, et passai rapidement aux légumes, avant de me rappeler que Jacob n'en mangeait pas, et de prendre une ribambelle de fruit. Arrivée au rayon viande, je retrouvai un Emmett, en pleine discution avec un gamin, assis par terre, se disputant apparemment sur la viande la meilleure. Je l'ignorai lui aussi, et passai au rayon dessert. J'inspectai chaque pâtisseries une à une, avant de décider de faire la tarte de ma mère en dessert, et d'aller chercher de quoi faire. De toutes les recettes, c'était la seule que ma mère maitrisait.

Une fois mon chariot assez rempli, je me dirigeai vers les caisses. Sauf que je m'arrêtai au rayon livre, comme à chaque fois que je venais. Je parcourus rapidement les étagère, cherchant un titre ou une couverture intéressante, avant de me rabattre sur les résumés. Chose que je n'aurais jamais du faire aussi longtemps.

L'habituel Biii~ou'doum du magasin retentit avec force.

« La petite Isabella Marie Swan est attendue à l'accueil par ses parents, Emmett et Alice. » scanda la voix d'un caissière.

Je fis tomber le livre par terre, et me dirigeai vers les caisses à pas rapide, me maudissant pour avoir accepté de les laisser avec moi.

Arrivée à l'accueil, Alice me sauta dans les bras, et Emmett remercia la caissière, qui gloussa. Je le vis lui faire un clin-d'œil, et Rosalie et Edward arrivèrent à cet instant. LA blonde fusilla Emmett du regard, et l'attrapa par l'oreille, le faisant sortir du bâtiment. Près des portes vitrés, Jasper souriait.

-Ne me dis pas que tu le savais... grognais-je.

-Je me tairais, dans ce cas. Sourit-t-il, ravis.

Je le fusillai du regard, essayant de lui montrer à quel point j'étais énervée, quand quelque chose m'énerva encore plus.

-Isabella Swan. Gloussa une voix derrière moi. Oh ! Bella, ça fait longtemps.

Je me tournai, pour faire face à Mike, qui s'approchait de moi, apparemment pour me serrer dans ses bras.

-Mike. Lançais-je, avant que son élan de joie de me revoir ne m'ai touché. Salut. Que fais tu... ici ?

-Beh, comme tu vois, j'achète... du lait ? Et toi.

-Je fais mes courses. Répondis-je, alors qu'Alice faisait la navette entre lui et moi, et que Jasper et Edward se rapprochaient.

-Alors, Bella. Tu ne nous présente pas. Sourit Jasper.

-Oh. Euh, oui. Euh... Mike, voici... Alice, Edward et Jasper. Eux... Les gars... Mike.

-Enchantée. Papillonna Alice, en battant des cils.

-Salut. Répondit Mike, en balançant sa tête en un tic nerveux.

-Vous vous connaissez d'où ? Demanda Alice.

-On était de grands amis. Pas vrai Bella ?

-Oh, on... on était dans le même lycée.

Alice acquiesça, souriante. Je remarquai que le regard de Mike allait souvent vers Jasper et Edward.

-Jessica m'a dit qu'elle t'avait vu, à New York. Lança-t-il soudain.

-Oh. Vous sortez encore ensemble ? Génial. Souris-je sincèrement.

-Ouais... marmonna-t-il, évasif. Je pensais qu'elle délirait quand elle parlait de... Il fit un signe de tête en englobant Jasper et Edward. Vous sortez ensemble, alors ? Demanda-t-il.

Je devins rouge pivoine, et Jasper retint un rire. « Que je m'en aille... » priais-je, intérieurement.

-Oui. Répondit Alice.

-Bon, c'est pas tout, mais il faudrait qu'on aille chez toi, non ? Et t'as pas encore payé les courses. Lâcha soudainement Edward, en me regardant, plaçant sa main sur ma hanche.

Je me tournai rapidement vers lui, légèrement perdue, et acquiesçai, avant de saluer Mike, et de partir vers une caisse vide. Je remarquai qu'Edward avait la mâchoire tendue, et qu'il fixait quelque chose loin devant lui, alors qu'Alice quittait le magasin, et que Jasper souriait. Il ne leva d'ailleurs pas sa main de ma hanche avant d'être sortis du magasin, où il dut s'en rendre compte. Aussi, il me lâcha, en rentrant les courses dans le coffre.

(...)

-Même pas t'y penses Alice… menaçais-je, en pointant la cuillère en bois- que je venais de sortir du tiroir - vers elle.

Elle me fit sa moue la plus convaincante, mais je l'ignorai. Elle m'avait fait faire assez de choses pour la journée, et je lui en voulais encore pour l'appel d'urgence, dans le magasin. Leur excuse du « je voulais voir ce que ça faisait » ne me plaisait pas du tout. Alice bouda, et se laissa tomber sur la chaise. Je levai les yeux au ciel. Cette fois, je ne plierai pas !

Emmett posa le dernier sac par terre, alors que Jasper et Edward arrivaient dans la cuisine.

-Et voilà. On a déchargé la voiture. Autre chose ? Demanda Emmett.

-Alice veut cuisiner. Lança Rosalie, à la cantonade.

Les yeux d'Emmett s'illuminèrent, et je fusillai du regard Rosalie.

-Je trouve que c'est une bonne idée. Rajouta Jasper, souriant.

-Tu tiens tant que ça à pourrir ma vie ? Grognais-je.

-Jasper est très radin. Sourit Edward.

-Allé, Bella ! Steuplé ! On cuisine jamais chez nous...

-Vous avez qu'à rentrer chez vous et le faire. Rétorquais-je.

-Tout seul ? Peuh... C'est d'un ennui...

-Et puis, on a besoin que quelqu'un nous explique quoi faire.

-Comment.

-Pourquoi.

-Allez... tentèrent-t-ils en cœur.

Je levai les yeux au ciel.

-Je vous préviens, je ne veux pas que ma cuisine est un quelconque lien, de près ou de loin, avec Hiroshima. Sifflais-je. Compris ?

-Yes, Mistress !

J'étais vaincue.

(...)

Je pris une grande, très grande inspiration, alors que derrière moi, Edward et Jasper se retenaient de rire. Face à moi, j'avais trois problèmes. Alice avait renversé l'eau bouillante des pâtes par terre, parce que la dite-eau bouillait, reversant au même moment les sachets ouverts de pâtes, qui s'étaient répandues sur le sol comme une trainée de sable. Ensuite, Emmett, qui devait mettre la table, s'était brulé avec l'eau, et avait renversé les assiettes par terre, qui avaient volé en éclat. Et pour finir, toute seule, comme une grande, Rosalie avait brulé la viande.

-T'es encore pire que Bella, Emmett. Sourit Jasper.

-Ferme la. Grogna-t-il.

-Je te jure que j'ai cru qu'y avait un problème quand les bulles se sont formées à la surface ! Tenta Alice.

-Bord...-Rosalie poussa un cri- ça fait cinq bouts que je brule ! Mais c'est pas possible !j'ai laissé moins de temps que ce qui est dit dans la recette !

-Je crois qu'il fallait tourner la viande. Répondit Alice, en penchant la tête sur le côté.

-Ah ! Je te l'avais dis Rosie. Mais bien sur, personne ne m'écoute jamais, moi, quand je dis les choses. Rétorqua Emmett.

-Si tu veux, je t'aide à cacher les corps. Proposa Edward, alors que je réfléchissais à la place de l'arme de Charlie.

-Qui ma fille veut tuer ? Interpela la voix de mon père, alors qu'il entrait dans la cuisine. Oh mon dieu ! Bella, comment es ce que tu as fait ça ? S'exclama-t-il, les yeux écarquillés.

-C'est pas moi... marmonnais-je.

Il me testa du regard, peu convaincus.

-Elle ne vous ment pas chef Swan, ce sont Alice et Emmett qui ont fait ça. Et l'odeur de brûler, c'est Rose. Expliqua Jasper.

Mon père fronça les sourcils, puis acquiesça.

-Bon... Et bien... Bon courage pour tout ranger les enfants. Qu'es ce que tu nous fais de bon, Bella ce soir ? N'oublies pas que Jacob ne mange pas de légumes. Il voulait tes fameuses lasagnes, mais je pense que ça ne va pas être possible si on est autant. Continua-t-il, en s'éloignant dans le salon.

-Oh ! Nous ne mangeons pas ici. Lança Alice, souriante. Nous voulons juste rencontrer l'ami de Bella. Les amis de mes amis sont mes amis.

-Vous êtes sur ? On va regarder le match de Foot, y'a assez de place pour tout le monde.

-Oui ! Ce soir c'est Seattle contre New York (nda: imaginez que c'est plausible. J'ai pris deux villes, un sport Américain, et PAF ! C'est pas très recherché comme truc...). S'exclama soudain Jasper.

Alice jura.

-Oh mon dieu ! J'avais failli oublier. Lança soudain Emmett, les yeux écarquillés.

-L'équipe de Seattle part favorite cette année. Rajouta Edward.

-Bah... J'en suis pas si sur que ça. Ils ont d'excellents défenseurs à New York... Raisonna mon père, en revenant vers la cuisine.

-Vous vous moquez de moi, l'équipe de Seattle est remplie de jeune. Peut être que New York est tactique, mais Seattle est rapide. Contra Emmett.

-La tactique peut être plus importante que la rapidité. Hésita Edward.

-Okay, on arrête tout. Allez discuter de ça loin de moi, je veux plus entendre parler de votre sport. Coupais-je rapidement, en me penchant pour nettoyer.

-Partons dans le salon avant que Bella s'énerve, je pense que ça serait plus sage. Accepta mon père, et se prenant une bière dans le frigo. Vous mangez ici, donc ?

-Si ça vous dérange pas... J'ai toujours voulu regarder du sport en famille. Se délecta Emmett, en se frottant les mains.

Je tiquai.

Zut. J'étais stupide. J'avais oublié cette partie d'Emmett, cette facette de gamin rejeté par ses parents, qui vivait son enfance avec retard. « Zut ! » me fustigeais-je, en jetant le chiffon par terre.

-T'en fais pas Bella. Sourit Rosalie, me sortant de mes pensées. Rien que lui permettre ça, c'est beaucoup pour lui.

Je souris moi aussi.

-Tant mieux.

-Bon, on cuisine quoi ? Demanda soudain Alice, en se tournant vers nous. On a plus de pâte, plus de viande...

-Chinois ? Proposa Rosalie.

-Non, Rose, on va cuisiner. Répondis-je.

Elle soupira, visiblement déçue.

-On va commencer par le dessert. Commencez la pâte, je vais voir si j'ai pas des conserves ou quoi dans la réserve.

Je traversai le salon à pas rapides, juste le temps de voir Jasper et Edward se diriger vers la cuisine pour aller nettoyer sous l'appel de Rosalie, alors que mon père revisionnait ses cassettes de Foot avec Emmett. Ils fixaient tous les deux l'écran comme des gamins, scotché devant ce match dont ils connaissaient déjà l'issu. Arrivée à la réserve, je parcourus du regard les étagères, pestant contre Jacob et sa hantise des légumes, avant de prendre des pommes de terres, et du fromage. « Tartiflette. Ça devrait faire l'affaire... » prévoyais-je, en plissant le nez. Je poussai un long soupir, et retournai dans la cuisine.

Et, je poussai un cri.

-Mais qu'est ce que vous foutez ?! M'exclamais-je.

Blanc. C'était la couleur de toute la cuisine. Alice avait apparemment, en voulant ouvrir le pot de farine, dispersé tout l'ingrédient dans la pièce. Les cheveux roux d'Edward ainsi que les blonds foncés de Jasper avaient une légère teinte blanche, alors que dans ceux d'Alice faisaient d'avantage penser à du givre qu'à autre chose. Rosalie, elle en avait surtout sur le visage.

-Je crois que pour le non rapport avec Hiroshima, c'est mort... marmonna Edward, en enlevant la farine de ses cheveux.

Je pris une grande inspiration.

-Alice ?

-Oui...

-Pourquoi as tu pris la farine ? Demandais-je.

-Pour... faire la pâte.

-C'est ce qu'il y avait marqué dans ton livre de recettes. Intervint Rosalie.

Je serrai la machoire.

-J'avais acheté une pâte toute prête. Sifflais-je, entre mes dents.

-Oh. S'exclamèrent elles en cœur.

(...)

Ma tarte était finie. Enfin. « J'ai réussi quelque chose ! » Pensais-je, victorieuse. J'avais envoyé Alice et Rosalie dans un coin, éplucher et couper les pommes terres, alors que je m'étais attaqué à la tarte, sans l'aide de personne, bien heureusement ! Rosalie avait appelé Jasper et Edward -Emmett étant bien trop occupé à s'extasier avec mon père devant la télé- à la rescousse, alors qu'Alice s'amusait comme une petite fille.

J'enfournai ma tarte, souriante, avant de me tourner vers eux, histoire de jauger la situation.

-Alice ? Demandais-je, entre mes dents.

Celle ci releva la tête vers moi.

-Pourquoi es ce que tu coupe de si petits cubes ?

Rosalie siffla.

-On vient de couper tout ça en tout petit pour... rien ?!

-Je te l'avais dit... soupira Jasper. On a encore fait une connerie. Tu me dois 10$.

Edward lui tendit le billet.

-Oups... marmonna Alice. Bah ! T'as cas faire... Des patates grillées ?

Je serrai les poings, et mon père entra à cet instant. Il jeta un coup d'œil à la préparation, et plissa le nez.

-Pomme de terre au four ? Bof... On se croirait à la cantine. Je te pensais plus créative, Bells. Jacob se contentera de ça. Soupira-t-il, avant de repartir, avec deux sandwichs.

Je me mordis furieusement la lèvre, me retenant pour ne pas lui répondre que je cuisinais ce que je pouvais avec ces empêcheurs de tourner en rond dans les pattes. Mon père quitta la pièce, et je pris une grande inspiration, avant de récupérer les pommes de terre coupées, et de les mettre dans une poêle. La sonnerie de la porte d'entrée retentit dans toute la maison, et j'entendis mon père me dire qu'il allait ouvrir. Je poussai un long soupir, avant d'allumer le feu de la plaque. L'huile crépita, et j'essayai de me calmer. Avoir des envies de meurtre ne me ressemblait pas vraiment.

Je n'entendis pas que quelqu'un s'était glissé près de moi. Aussi, la dite personne me pris dans ses bras, me soulevant du sol, alors que ma fameuse cuillère en bois dégringola par terre et que je criai. C'est alors qu'il se mit à rire. Il riait. Ce crétin riait.

-Jacob Black, j'ai frisé l'infarctus à cause de tes... stupidités. Sifflais-je, en lui lançant un regard noir par dessus mon épaule. Repose moi tout de suite par terre !

-T'es pas bien dans mes bras, ma Belle ?

-Premièrement, arrête toi avec ce surnom, et deuxièmement non.

Il me reposa en riant.

-Tss... que de mensonges. Bonjour à toi aussi.

-Salut.

-Tu nous présente, Bella ? Demanda Alice rayonnante.

Rangé contre le mur, Edward et Jasper s'étaient levés, ce dernier toujours avec un grand sourire, alors qu'Edward semblait plutôt... froid. Rosalie, indifférente à ce qui se passait autour d'elle, jurait contre une tache sur son tricot.

-Euh... Jake, voici, Alice, Rosalie -celle ci lui offrit un vague signe de tête- Jasper, et Edward. Sur le canapé, tu as dû croiser Emmett.

-Celui à la carrure d'un déménageur. Acquiesça Jacob, souriant, avec une pointe d'ironie.

-Oui. Grogna Rosalie, en le fusillant du regard.

Apparemment, elle n'avait pas apprécié la comparaison. Jacob ne releva pas, et se tourna vers la poêle.

-Qu'es ce que tu nous fait à manger ?

-Des... pommes de terre. À la poêle.

Il gémit.

-Bella... J'en ai mangé hier de ça. Même mon père sait les cuisiner !

Je lui laissai un regard plus que noir, qui le déstabilisa légèrement.

-Et bien t'as cas lui demander de t'en faire. Grinçais-je, avec un faux sourire.

Il sembla décontenancé, et recula d'un pas, les sourcils froncés.

-Qu'es ce qui t'arrives Bella ?

-Il m'arrive que j'ai passé mon après midi à faire ça, alors c'est ce que tu vas manger, ou alors tu ne manges rien. Compris ?

-Okay, Bel', t'énerve pas.

Je serrai les poings et pris une grande inspiration. Derrière moi, les pommes de terre crépitaient, et je me tournai pour les remuer un peu. Sauf que dans ma hâte et mon énervement, je renversai la poêle, qui partit s'écraser en un bruit sourd sur les pieds de Jacob. Celui ci fit un bond en arrière pour éviter tant bien que mal de se bruler, et rentra ainsi dans la table, faisant ainsi basculer la bouteille d'huile sur Rosalie, qui se leva d'un bond.

Mais le mal était fait, et une grosse tache tronnait sur son tricot. Elle ferma les poings de la même manière que moi quelques instants plus tôt, et fixa Jacob de son regard le plus effrayant.

-Espèce de salle crétin tu peux pas regarder ce que tu fais.

-Mais pour qui elle se prend la blondie ? Va te changer Barbie, de toute façon le bleu ne te va pas au teint.

-On va voir si un coquard ça va t'aller au teint. Rugit Rosalie, en se précipitant sur lui.

Jasper la rattrapa d'un seul coup, alors qu'Edward s'interposait entre elle et Jacob et qu'Alice... riait.

-On se calme, Rose, c'est un tee-shirt... philosopha Jasper, apaisant.

-Non, c'est un con.

Sauf qu'il avait Rosalie en face de lui. Il prit une grande inspiration, et poursuivit.

-Okay, c'est un con... mais...

-C'est la meilleure ! Barbie à la rage, et c'est moi le con !

Jasper serra les dents, alors qu'on perdait peu à peu Alice, étendue par terre.

-Jacob, la ferme. Sifflais-je entre mes dents, et il me jeta un regard outré, du fait que je ne le soutienne pas, sans doute.

-Mais, insista Jasper. Il a beau être un con, ce n'est pas une raison pour le frapper, Rose.

-Rosie veut frapper qui ? Demanda Emmett, en entrant dans la pièce, comme une fleur.

-L'ami de Bella. Marmonna Edward.

-Je paris 10$ sur Rosie. Tues le ! Chantonna-t-il, comme un supporters, dans un combat de boxe illégal.

Emmett restait Emmett. Et Alice ne refaisait toujours pas surface. Okay, je devais prendre les choses en main.

-Sortez de cette cuisine. Murmurais-je.

Et, je ne sus si c'était parce que plus personne n'avait plus rien à dire, ou parce que j'avais mis assez de colère dans ces quatre mots, mais ils se turent. Tous.

-Pourquoi ? Demanda Jacob. C 'est pas ma faute si...

-Jacob, sorts d'ici ! Grognais-je. Tout le monde sort. Dégagez ! Jasper, tu récupère Alice, elle va s'étouffer si elle continue à rire comme ça, Emmett, tu retournes voir les cassettes de mon père et Jacob, toi aussi. Je veux pas vous voir autre part que sur le canapé. Rosalie, monte dans ma chambre, et t'as cas te changer avec toutes les choses que vous m'avez acheté. Edward... Je pris une profonde inspiration. Appelles une Pizzeria , j'arriverais rien à cuisiner, et puis de toute façon j'ai plus rien.

Comme par magie, et pour la première fois depuis que je les connaissez tous, ils s'exécutèrent sans broncher. Sauf Jacob, bien sur.

Il resta face à moi, à les regarda partir, et une fois seul avec moi dans la cuisine, il prit sa voix des mauvais jours. Quand il était vexé, ennuyé, fatigué... Je soupirai, et m'assis sur une chaise, alors qu'il s'appuyait contre le comptoir.

-J'aime pas tes amis Bella. Lança-t-il soudainement.

-Une chance que ce soit pas les tiens. Raillais-je.

Il fronça les sourcils.

-La blonde...

-Rosalie. Le coupais-je.

-Ouais... Elle est trop brusque pour toi. C'est une vrai peste !

-Jacob, je ne supporte pas que l'on critique sans connaître.

-Bella ! Le rouquin a un ballet dans le cul, le brun est simplet, la brune mongolienne...

-Arrêtes tout de suite. Le coupais-je. Je ne t'ai jamais demandé ce que tu en pensé Jacob. Ce sont mes amis, et tu l'es aussi. Je ne t'ai jamais demandé d'être le leur. Alors tu passes une bonne soirée, sans faire de vagues. Parce que de toute façon, Jake, ça ne changera strictement rien. Je ne déciderai pas d'arrêter de les fréquenter parce que tu ne peux pas les voir ! Ils sont la meilleure chose qui m'est arrivée depuis le début de l'année.

Il me dévisagea de ses grands yeux presque noirs, comme si il essayer de comprendre quelque chose dans mon visage puis soupira, et quitta la pièce en maronnant. « Je lui ai fais de la peine... » songeais-je, alors que sa grande silhouette disparaissait de mon champ de vision. Je serrai les poings.

Je ne regrettais rien de ce que je lui avais dis.

(...)

Un autre cri retentit dans la maison, et l'habituel chapelet d'insulte de Billy résonna jusque dans les fondations. Rosalie diagnostiqua un point pour Seattle, selon le cri d'Emmett, et Alice acquiesça. Je soupirai longuement, et me laissai tomber dans le fauteuil à bascule. Le match devait être fini, car j'entendis les pas précipités d'Emmett résonner dans les escaliers, et il ouvrit la porte avec fracas.

-On a gagné ! S'écria-t-il, les bras en l'air.

Il courut jusqu'à Rosalie, la soulevant et faisant des ronds autour de ma chambre. Cette dernière poussait des cris qui devait surement ressembler à des insultes si on enlevait les cris d'Emmett. Jasper et Edward apparurent à la porte, et Jasper s'assit à côté d'Alice, alors qu'Edward détaillait doucement ma chambre du regard. Jacob passa devant lui, non sans le gratifier d'un regard noir qu'Edward lui rendit aussi bien. Il marcha à pas lent vers moi, et me souleva pour que je m'assois sur lui. Je lui lançais un regard de reproche, et il haussa les épaules.

-Bon. On devrait y aller, non ? Marmonna Edward, en se tournant vers Alice.

-Non. Répondit simplement celle-ci. On va jouer à un jeu.

-Yeah ! S'exclama Emmett, en s'asseyant à côté de Rosalie, qui l'ignora avec superbe.

Edward grogna, ce qui fit sourire Jasper, qui lui lança un regard entendu, auquel il répondit par un mouvement des yeux.

-Jacob, tu joues toi aussi ? Demanda Alice, souriante.

Mon ami haussa les épaules.

-Moi je joue pas. Lançais-je à la cantonade.

-Dommage que je ne t'ai pas demandé ton avis. Répondis Alice, en embrassant Jasper sur la mâchoire. Alors: Je commence !

-Et si tu nous expliquais le but du jeu, d'abord ? Grogna Edward, peu amène, en s'asseyant lui aussi par terre, de l'autre côté d'Alice.

Je les imitais, et m'assis à côté d'Edward. Quitte à jouer, autant le faire de manière uniforme. Jacob me suivit en bougonnant qu'on était très bien ainsi, ce à quoi je ne répondis pas.

-Les dix questions, version familiale ! S'extasia Alice, en tapant des mains.

-Action ou vérité, sans les actions. Traduisit Jasper.

-Alice... Gémit Edward.

-Je commence ! Coupa-t-elle. Jacob: comment as tu rencontré Bella ?

-Tu pouvais lui demander directement, Alice. Pas besoin de mettre un jeu au milieu... soupirais-je.

-Elle commence par les questions soft, après ça sera plus hard, t'en fais pas. Sourit Rosalie, perfide.

-Son père et mon père. On passait nos vacances ensemble, puis les Week End, à la mor... A son aménagement ici. Termina-t-il rapidement.

-C'est bon Jake, ils sont au courant. Soufflais-je. Du moins... Je suppose ? Demandais-je, en relevant la tête.

Je ne leur avais jamais vraiment dit. Seulement Alice et Edward le savaient de ma bouche. Mais je supposais qu'ils l'avaient tous su ou compris de toute façon. Rosalie me regarda avec un fin sourire, alors que Jasper m'ébouriffa les cheveux, et qu'Emmett me faisait un clin-d'œil. Je sentais le regard d'Edward sur moi, et me tournai pour voir son regard préoccupé me détailler avec soin. Je lui souris.

-Bref. C'est a moi ? Coupa Jacob, en ramenant l'attention.

Edward se figea légèrement, et retourna son regard vers autre chose que moi, comme il le faisait depuis le début de la soirée. Non pas qu'il me fixe tout le temps d'habitude, mais je sentais souvent son regard, une fraction de seconde, quelques millièmes, pendant qu'il me posait une question anodine... Mais ce soir, rien. Comme quand nous nous étions disputés à New York. Sauf qu'à ce moment là, il avait le regard préoccupé, assez mélancolique. Et là, il était indéchiffrable.

-Euh... Blondie, que penses tu de Bella ? Demanda Jacob, me sortant de ma rêverie.

Chose qu'il avait tendance à faire souvent ce soir. Rosalie lui offrit son sourire le plus hypocrite, ce qui fit rire Emmett, et elle fixa Jacob en énonçant sa réponse.

-Que c'est une fille très gentille et amusante, trop maladroite et timide pour son propre bien et beaucoup -elle me regarda fixement- trop docile -elle m'offrit son sourire, et je baissais les yeux, sachant où elle voulait en venir. Mais elle est aussi aimable, souriante, et pas assez sure d'elle. Heureux, gamin ?

-Très. Grogna-t-il.

Visiblement, ce n'était pas la réponse qu'il attendait. Je lançai un sourire de remerciement à Rosalie, et celle ci se tourna vers Edward.

-Edward. Si tu devais embrasser une fille du groupe maintenant, ça serait qui ?

Je sentis malgré moi mon cœur battre plus vite, et Edward siffla.

-C'est quoi cette question ?

-Tu veux que je la répète ?

-Merci j'ai entendu.

-Alors répond !

Il la fusilla du regard, et soupira.

-Bella. Marmonna-t-il.

Je rougis, et Alice sautilla.

-Rien d'étonnant, Jasper me tuerait si j'embrassai Alice. Marmonna-t-il, en risquant un regard vers moi.

-Exact, et il faut le vouloir pour supporter Rosalie. Rajouta Jasper, alors qu'elle lui lançait un regard courroucé.

Je ne pus m'empêcher de me sentir déçue de cette argumentation. Ah ! Comme si Edward aurait envie de m'embrasser. Je me berçais d'illusion, il fallait vite que je retombe sur terre... « On a dit embrasser, pas marier. » pépita Optimiste. « Il préfère t'embrasser qu'embrasser Rosalie ! Ro-sa-lie ! Je crois que tu te rends pas bien compte là... »

-JAKE ! S'écria la voix de Billy, au rez de chaussé. On y va fiston ! Demain y'a le lycée...

-Oh ! J'avais oublié ce détail ! Ashley va me tuer... s'écria soudain Alice.

-Bon, nous aussi on y va... soupira Rosalie, en se levant.

-Okay, je vous raccompagne... Marmonnai-je.

Je me levai lentement, et descendis les escaliers, les autres sur les talons, alors que Charlie et Billy nous attendaient sur le perron.

-Et beh ! C'est pas trop tôt ! Même moi j'étais plus rapide que vous.

Je souris. J'aimais bien Billy.

-Allez, au revoir Bella. Me salua-t-il, en rentrant dans la voiture, aidé par mon père. Vous tous...

Nous le saluâmes, et Jacob se tourna vers moi.

-Bon, et bien Bella... A la prochaine. Je suppose qu'on se verra... bientôt.

-Peut être, ouais. Souris-je.

Il sembla déçu de cette réponse, mais n'en laissa rien paraître plus longtemps. Il lança un regard par dessus mon épaule, et me prit dans une étreinte, que je lui rendis.

-Au revoir Ma belle. Dit-il.

Je ne relevai pas que je lui avais dit de ne plus m'appeler comme ça, et le saluai une dernière fois, avant de le laisser retourner à sa voiture.

-Bon, et bien au revoir Bee. Merci Mr Swan, c'était super cette après midi. Je ne verrais plus les New yorkais comme des ratés, promis. Lança-t-il solennellement.

Et bien sur, parce qu'Emmett était Emmett, il me prit dans ses bras, me soulevant de terre, et repartit à sa voiture en m'offrant un clin-d'œil.

-A demain, Bella. Sourit Rosalie, qui me prit rapidement dans ses bras, avant d'aller à sa voiture.

-Salut ! S'écria Alice, en me faisant la bise (nda: les Américains ne la font pas je crois, mais bon !), et en me serrant dans ses bras elle aussi.

-Bella. Dit simplement Jasper, alors qu'il me prenait lui aussi dans ses bras, et m'embrassait rapidement sous l'œil, avec un grand sourire. Je vais me régaler demain... me taquina-t-il, avant de partir à sa moto.

Il ne restait plus qu'Edward.

-Beh... Bye, Bella. Dit-il simplement, avant de se diriger vers sa voiture.

Je fus énormément vexée par cet au revoir plus que sommaire, et, par un élan d'audace insoupçonnée, je pris la parole.

-Je n'ai pas le droit à un « au revoir » ? Juste « Bye » ? Okay ! Je peux savoir ce que tu as à changer d'humeur constamment ! Tu étais de très bonne humeur toute l'après midi, et là... je ne savais plus exactement quoi dire, et j'avais les joues plus que rouge.

Je remerciai le ciel pour que Charlie soit assez loin pour ne pas entendre la conversation.

-J'en ai marre, Edward. Je peux savoir ce que je t'ai fais ? J'ai l'impression de faire sans cesse une bêtise, je...

Je ne finis pas ma phrase, car il s'était rapproché de moi, et m'avait enlacé de ses bras. Je mis quelques secondes avant de raffermir ma prise autour de son cou.

-Désolé. Murmura-t-il. Je suis stupide. C'est pas ta faute... Je...

-Tu dis toujours ça, Edward. Marmonnai-je.

-Parce que c'est toujours le cas. Soupira-t-il.

Il releva la tête, et sembla hésiter quelques instants. Il soupira finalement une nouvelle fois, et m'embrassa sur la joue. Il y resta légèrement plus longtemps que pour un simple au revoir, mais je ne m'en plaignis pas. Oh que non...

-Bon nuit Bella. A demain...

Il me sourit, et s'en alla jusqu'à sa voiture. Je pris une profonde inspiration, enlevant ce sourire idiot qui me collait au visage, et retournant auprès de mon père, sur le perron. Il semblait soucieux, et se balançais d'un pied à l'autre.

-Il... Il te plait, ce... Edwin.

Je ne le corrigeai pas.

-Tu tiens tant que ça à parler garçon ? Marmonnais-je.

Il se gratta la tête.

-Non, pas vraiment...

Je souris, le saluai, et montai me coucher.

-Bella. M'interpella-t-il.

Je me tournai vers lui.

-Il a l'air d'être un type bien. Grogna-t-il, essayant de rentrer dans ce rôle de père qu'il avait du mal à endosser pleinement.

-Je vais faire comme si je n'avais rien entendu. Marmonnai-je. Bonne nuit, Papa.

Il ne releva pas, sans doute aussi heureux que moi de ne pas continuer la conversation.


NDA: *Blood the Last Vampire: Synopsis ~ A la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d'étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l'identité d'une écolière et intègre le collège de la base. adaptation d'un manga
Film que nous sommes allé voir, avec deux amies, et qui est ridiculement mensonger ! Happé par notre période VAMPIRE-MANGA, nous y sommes allé et... Dans la salle vide (je mens pas, on était seules...) nous avons surtout... rit ? Film Gore, à déconseiller après ou avant manger... (Proche d'un repas, quoi.) Si vous voulez quand même une fiche complète... http://www[.]allocine[.]fr/film/fichefilm_gen_cfilm= Ceci dit, je trouve que c'est un résumer mensonger ! (je me répète...) J'ai pas du tout vu l'histoire comme ça... (-_-')


Et voila ! (j'ai remarqué que je mettais ça à chaque fin de chapitre ;D )

Bon, j'espère que malgré la mise en plan de ce chapitre (rien de très neuf, pour autant d'attente... .) vous n'êtes pas trop déçus, et j'ose espérer qu'il vous a plu. J'ai remarqué que mon Jasper était un peu froid, alors j'ai voulu le décoincer un peu, montrer ce qu'il y avait sous la glace... J'ai essayé aussi de ne pas montrer ma hantise de Jacob dans ce chapitre, et d'accentuer la jalousie d'Edward, qui sera assez importante dans mon chapitre "action".

D'ailleurs, revenons à ma question du début, je veux être sure que vous me répondrez:

ça vous dérange si le chapitre avec James n'apparait qu'après ? Pour que l'histoire ai plus d'action et soir moins plan-plan ?

Voila, et bien sur ce, merci de m'avoir lu, et tant cas faire, autant laisser une Review, non ;D

P.S. personne n'a remarqué mon habile attribution de prénoms aux Brandon: Ashley & Jackson... ;P Pourris le petit clin d'oeil, mais au moins, je me souviens des prénoms ! ^^



Je voudrais savoir si vous ne connaitriez pas un endroit où je pourrais trouver des fictions faites pour répondre à des défis ? Je ne sais pas où trouver ça, et ça intéresserait... :D