Edit: J'avais posté hier, mais il n'y a eut aucune alerte... alors j'ai recommencé !

Fuuu~ lululu~
(J'ai toujours trouvé que siffloter donnait un air plus détendu aux gens... J'ai l'air détendu, hein ?)

BONNE ANNÉE ! BONNE SANTÉ ! (et tout plein de bonheur !)
Je m'étais promis de vous le dire avant la fin du moi de Janvier... Une résolution 2010 ? Moi ça serait poster plus rapidement je crois... Non ?
Et vous, quelle est votre résolution ? ;D

11, 711 mots. C'est la taille du chapitre que je vous offre un moi après mon Bonus Esmée Thinks ! Bon, je m'excuse de mon horrible retard, j'ai été plus que longue à poster ce chose... mais bon, entre le stage, le rapporte de stage, Noël, Les vacances, Le jour de l'an, le brevet blanc, et ma petite semaine de décompression, plus celle de manque d'inspiration... J'ai légèrement perdu le fils. Mais écrire est un plaisir, et je préfère que ça en reste un et être longue, que de me presser. La par exemple, aujourd'hui je suis rentrée, j'avais pas du tout envie de me prendre la tête, et j'ai lu. Tranquille...~ :)

Sinon, je veux vraiment, vraiment, vraiment m'excuser de n'avoir répondu à aucune Review ! Mais alors vraiment personne... J'ai pas eus le temps, et je m'en excuse ! Promis pour ce chapitre, je répond à tout le monde ! Sauf les anonymes qui ne me donne pas leur adresse, eux je vais avoir plus de mal... ^^' Oh, et, en passant... Certaine personne me donnent leur adresse mail, mais elles ne s'affichent pas toujours das les review, alors je vous demande de les écrire comme ça: monadressemail (arobase) gmail/hotmail(...) (point) com/fr au moins je suis sure de pouvoir vous répondre, parce que ça me perturbe de ne pas pouvoir vous dire que votre Review n'a pas marché... et mettez bien des espaces !

Ah ! Et donc maintenant ça me fait 714 REVIEW !! Pour 09 chapitres, et trois Bonus ! ;D

Voila, je ne vous embête pas plus longtemps, en plus là j'ai mal à la tête alors...~

Bonne Lecture :)
(J'ose l'espérer)


Chapitre 10: Go in the waves...

Ça me faisait plaisir de voir que Rosalie était de même humeur que moi le matin si on la réveillait à la manière d'Alice. C'est à dire de mauvaise humeur. De très mauvaise humeur. Elle bailla longuement, et recommença à somnoler contre la vitre, alors qu'Alice sifflotait, apparemment ravie et aussi pétillante qu'à son habitude. Quoi que je me demandais quand Alice n'était pas pétillante. Elle nous avait réveillée, Rosalie et moi, de la manière la moins délicate qui soit à cinq heures du matin, et elle était encore plus en forme que toute la semaine dernière. Je trouvais encore moins humain de me lever un lundi matin si tôt que de faire un Mercredi en cour de sport. Et elle était toujours aussi joyeuse et pleine de vie. Comment pouvait elle être aussi joyeuse et pleine de vie ?! C'était inhumain.

Soudain, le souvenir du jeudi me revint en mémoire, comme un boomerang lancé à toute vitesse. Il y avait eut un moment où Alice avait été tout sauf la joyeuse et pétillante Alice. La seule chose qui pétillait encore, d'ailleurs, à cet instant là, c'était la haine, dans les yeux de Jasper.

-Alice, je peux savoir ce qui t'es passé par la tête ? Sifflai-je, peu amène.

Elle se tourna vers moi, de sa petite silhouette menue, et haussa les sourcils.

-De quoi tu parles ? Marmonna-t-elle, innocemment.

-De ça. Claqua Rosalie, en désignant les tenues du club d'hôte de ce jour là.

Alice sourit simplement, et alla s'habiller. Je gémis, et pris la robe qu'Alice avait préparé. Pour ce jeudi là, elle avait décidé de faire un club d'hôte dans la marine, et avait pour cela prit des uniformes bleu et blanc... magnifiquement courts. Rosalie jura, et prit un uniforme. Ce n'était pas la taille qui lui déplaisait, mais plutôt les couleurs. Je lui emboitai le pas, et me changeai rapidement. De toute manière, je n'avais pas le choix. Quand je sortis de la pièce, ce fut sans aucun étonnement que je vis les trois autres garçons habillés de pied en cape, avec des costumes assortis aux notre, mais version masculine. Alice arrivait en tapant des mains, sa trousse de maquillage avec elle, et m'ordonna de m'assoir. Je m'exécutai, et observai rapidement la salle. Emmett et Edward étaient en pleine discutions sur l'autorisation de rouler à la vitesse que l'on voulait sur les routes droites et sans obstacles. Je cherchai rapidement Jasper des yeux, curieuse de ne pas le trouver au milieu de cette discutions inutile, quand je le vis avec Rosalie, dans un coin de la salle.

Et je fus étonnée de voir Jasper comme ça. C'était comme si il était... déconnecté. Il ne semblait pas écouter Rosalie, qui lui parlait d'une voix forte, mais pas assez pour que j'entende.

-Arrête de te la jouer commère, Bells. Personne n'y arrive mieux de moi. Murmura Alice, visiblement amusée.

-Qu'es qu'il a, Jasper ? Demandai-je faiblement, alors qu'elle s'attaquait à mes yeux, et que je redescendais le bas de ma robe d'un geste mécanique.

-Il... commença-t-elle. Il est con. Grogna elle. Non, mais c'est vrai ! Je peux le comprendre, mais de là à se mettre dans des états pareils, ça me dépasse ! Je sais que c'est un malade ! Mais de la à en faire une dépression... y'a des limites à tout ! Répondit-elle, avec hargne.

-Qui est un malade ? Murmurai-je, visiblement perdue.

Elle ne parlait quand même pas de Jasper... Si ? Alice me testa du regard quelques secondes, comme si elle réfléchissait à la manière de m'expliquer le problème.

-James. Souffla-elle.

-Je crois que vous m'en avait déjà parlé de lui. Marmonnai-je.

-Surement. Grogna Alice. En fait, c'était mon client, avant. Mais il a changé de lycée, puis est revenu aujourd'hui.

-Quel est le problème ?

-James est quelqu'un de très possessif et... c'est un malade.

Elle eut un rire sans joie, et je vis Emmett et Edward se rapprocher.

-Comment ça, c'est un malade ? Marmonnai-je, peu sure de vouloir vraiment connaître la réponse.

Edward écarta les bras, et Alice s'appuya contre lui, en souriant doucement, comme pour le remercier.

-C'est un taré. Un cinglé. Un psychopathe. Grogna Emmett. Si un jour tu le croises seule dans les couloirs, ne te fais pas remarquer Bellie. Rase les murs, et viens en courant nous voir...

-Lui fais pas peur comme ça. Siffla Edward, en décalant Alice vers Emmett, et en s'asseyant à côté de moi. On ne sait pas exactement de quoi James est capable. Mais il voue un culte à Alice, depuis quelques mois. Et c'est inquiétant.

-C'est pire que Tanya ! Rajouta Emmett.

-En parlant de cette peau de vache, elle n'est pas là aujourd'hui. Lança soudainement Alice, en sortant du torse d'Emmett.

-Tu t'en plains ? Demanda Emmett, presque choqué.

-Non. Répondit simplement Alice. Je suis sure que son nez est mort et qu'elle a dû se le faire refaire.

-En attendant, Alice, qu'est ce qu'il t'es passé par la tête ? Lança Rosalie, qui venait de revenir, tenant fermement par le bras Jasper.

-Quand ? Demanda Alice.

Je ris faiblement à cette réaction. Quand ? Ah. C'est vrai que plein de choses passaient tout le temps dans la tête d'Alice. Nous ne devions pas connaître la moitié de ses actions. Et c'était probablement une bonne chose, je suppose.

-Quand ? Répéta Rosalie. Quand tu as refusé mon invitation au restaurant pour la semaine prochaine. C'est mon anniversaire ! Tu ne peux pas dire non !

-Ah, ça... Je croyais que tu étais encore sur le costume. Répondit simplement Alice, en haussant les épaules. J'ai mieux à faire.

Rosalie sembla se vexer de cette réponse et partit en maugréant.

-A quoi tu joues ? Siffla Edward, à voix basse.

-Je voulais m'amuser avec ses nerfs. Répondit Alice, encore plus simplement. Alors, c'est toujours bon pour la semaine prochaine ?

-Évidemment. Acquiesça Edward.

-Génial ! S'écria Emmett, en tapant frénétiquement des mains.

-Bon on l'ouvre ce club ?! Cria Rosalie, depuis la pièce d'à coté.

-Yeah. Tout de suite, ma Rosie. S'exclama Emmett , en courant jusqu'aux grandes portes de la salle.

-Tu es sure que tu ne veux pas te faire porter pale Lili. Souffla Jasper, en passant ses mains sur son front.

Il n'avait jamais semblé aussi vulnérable. Encore plus qu'à chacune de ses disputes avec Alice. Il semblait... à bout de nerf. Blanc comme un linge, les cheveux encore plus mal coiffé qu'Edward, et les poings serrés, il semblait se rattacher à cette dernière option comme à une bouée de sauvetage. Pour toute réponse Alice lui lança un regard noir, soupira, l'embrassa rapidement, et sautilla en souriant jusqu'à Emmett.

-Bordel... jura Jasper. Si il l'approche, c'est un homme mort.

-Calme toi, Jasp'. On va veiller au grain. Et qu'est ce qui nous dit qu'il va se passer quelque chose ? Tempéra Edward.

-Ce qui me le dit ? Grogna Jasper, en relevant les yeux vers Edward, haineux. C'est James, Edward ! Bordel mais t'es complètement inconscient ! Où crois tu qu'est Katrina Vande en ce moment même ?!

Il y eut un court silence après sa déclaration. Edward se tut, presque honteux. Jasper partit en coup de vent, sans rien rajouter, et claqua la porte par laquelle Rosalie venait de sortir.

-Qui est Katrina Vande ? Murmurai-je, à l'adresse d'Edward.

Il me testa du regard quelques instants, et souffla, d'un ton proche du désespoir.

-C'est... La dernière proie de James. Il agissait avec elle, comme avec Alice. Sauf que Katrina a finalement craqué, et a accepté de passer une soirée avec lui. C'est d'ailleurs sur ce point qu'Alice affirme que ça ne lui arrivera pas, et qu'il n'y aurait donc pas de quoi s'inquiéter. Soupira Edward. Deux amies à elle la suivaient discrètement. Elle était joyeuse, souriante... Elle passait un bon rendez vous. Alors, elles sont finalement parties comme leur a dit de le faire Katrina et...

Je retint ma respiration. « Oh mon dieu, dis moi qu'il ne l'a pas tuée... »

-Katrina finit sa vie dans un centre psychiatrique, en ce moment même. Elle a peur de tout homme qui s'approche, ne serait ce dans la même pièce qu'elle.

-Qu'a fait James ? Murmurai-je, pas vraiment sûre de vouloir le savoir.

-Il... l'a laissée pour morte. Dans une ruelle mal fréquentée de Port Angeles, gisant dans son sang.

Je frémis.

-Je n'ai jamais entendu parler de cette affaire. Soufflai-je.

-On a tous étouffé l'affaire. D'autant plus qu'il n'y a aucune preuve inculpant James.

-Mais il est encore accepté ici ? Marmonnai-je, incrédule.

-Ouais...grogna Edward.

-C'est insensé !

Edward acquiesça.

-Les familles des élèves ne veulent pas tellement s'impliquer tant qu'il n'y a pas de preuves. La famille à James est assez importante, dans le milieu.

Emmett et Alice commencèrent leur habituel speech de bienvenue, avec autant d'entrain que d'habitude. Alice ne semblait pas du tout affecté par le retour de James. Je scannai rapidement l'assistance, cherchant une nouvelle tête. Reconnaitrais-je un potentiel assassin ? Probablement pas. Je ne voyais personne qui semblait être ce James. Une fois leur petit plaidoyer fini, les clients commencèrent à rentrer dans la pièce, et je remarquai rapidement Alec, qui s'approchait de moi. Je lui souris, le plus franchement possible, mais l'histoire de Katrina me revenait en tête. Et puis, je devais être franche, je n'avais jamais eu de merveilleux dons de comédiens !

-Bella. Chantonna-t-il, charmeur, en se penchant rapidement pour me baiser la main.

Je rougis plus que nécessaire, et le saluai sommairement.

-Edward. Sourit-il hypocritement.

-Alec. Répondit ce dernier, pas bien plus aimable.

« Wow. J'ai connu des atmosphères plus légères... » Sifflota Pessimiste.

-Bon, et bien je vais vous laisser. Marmonna Edward.

-Bonne idée. Sourit Alec. Nous pourrions aller nous assoir. Me proposa-t-il, toujours aussi souriant.

-Il faut attendre Benjamin et Démétri. Ils ont aussi rendez-vous. Soufflai-je.

-Et bien, à tout à l'heure, Bella. Soupira Edward. Au fait, tu es jolie comme ça. Mais je te préfère quand même dans ta robe verte. Finit-il pour moi.

Je rougis d'autant plus, bien que cela ne soit pas grand chose pour lui, étant donné le nombre de fois où il me l'avait dit depuis que je le connaissais.

Il ne fit que trois pas et trois filles lui tombèrent dessus , il les accompagna à un divan, et la soirée commença, alors que Benjamin et Démétri nous rejoignaient.

(…)

-Et que penses tu de venir chez moi mercredi prochain ? Je crois que je dois pouvoir me libérer pour t'amener voir ce fameux Versailles. Je l'ai déjà vu, et laisse moi te dire que c'est magnifique. Commenta Démétri.

-Oh. Et bien, merci, mais je ne suis pas là la semaine prochaine.

-Ah. Et bien, une prochaine fois.

Je souris, en priant pour qu'il oubli.

-Où es tu ? Demanda Benjamin, qui devait ouvrir la bouche pour la première fois depuis son arrivée.

-Euh... Je ne sais pas, c'est... une surprise. Pour l'anniversaire de Rosalie.

-Ah, oui. C'est vrai que le club fait toujours un petit quelque chose. Acquiesça Alec. D'ailleurs, c'est aujourd'hui la vrai date, non ?

« Un petit quelque chose ? C'est un voyage ! » Mais je me contentai d'acquiescer.

-Oui, c'est aujourd'hui. On dine ce soir.

J'allais dire quelque chose, histoire de ne pas mettre un blanc autour de la table, quand quelqu'un se présenta face à nous. Benjamin se leva d'un bond sans même que je n'ai eus le temps de réfléchir, et le fusilla du regard. Je relevai mes yeux vers la personne, et fus presque choqué par... sa beauté. Il avait les cheveux coupé court, et blond, plus clair que Rosalie, un peu plus dans le style de Jasper. Mais la coiffure n'avait aucun rapport, elle. Alors que Jasper ressemblait à quelqu'un de tout à fait normal, lui semblait... puissant, au dessus de tout. Effrayant. Oui. Sa beauté était effrayante. Ses deux yeux bleu calculateur nous fixaient tous un à un, s'attardèrent sur moi, puis repassèrent sur Benjamin.

-Dégage. Siffla-t-il.

-Oh oh oh... rit l'homme blond, avec superbe.

Il semblait avoir presque autant de classe que Rosalie, peut être même plus. Le rictus malin qu'il affichait glaçait mes entrailles de manière douloureuse. J'avais peur de lui. Sans vraiment de raison apparente.

-On ce calme, Benji. Roucoula-t-il

Et là, Benjamin lui sauta dessus, l'attrapant par le cou, et lui assénant quelques droites dans la mâchoire. Je me levai d'un bond, me dépêchant d'aller essayer de les séparer, mais Alec me rattrapa par le bras.

-Tu devrais pas. Lâcha-t-il, simplement, comme si s'attendait à ce que je comprenne.

Mais qu'y avait-il à comprendre ?!

Je me dégageai rapidement, et me précipitai vers eux. Mais je fus une deuxième fois stoppée, mais cette fois par Edward, qui m'encercla la hanche, et me bloqua là, malgré tous mes efforts. Emmett se rapprocha rapidement des deux hommes enchevêtrés, et souleva Benjamin.

-Calme toi, le tuer ne fera rien de plus que t'envoyer en taule. Essaya-t-il de l'apaiser, mais Benjamin se débattait comme un fou.

Était-il nécessaire de signaler que j'avais vu mieux pour calmer quelqu'un sur le point de faire un meurtre ?

-Je vais tuer ce fils de...

-Calme toi, Benjamin. Répliqua Démétri, en se rapprochant de lui.

-Vous êtes marrant de tous me dire de me calmer ! Rugit-il. Je vais te tuer James ! Comme tu as détruit ma cousine !

-Ta cousine ? Sourit l'homme blond. Qui ? S'amusa-t-il, en enlevant le sang qui coulait le long de sa mâchoire.

-KATRINA ! Beugla Benjamin, plus rouge que jamais, dans un cri à m'en vriller les tympans.

Je me figeai. « Oh mon dieu... » Cet homme était... James.

-Ah, la petite Brune. Elle est morte finalement ? Jolie fille. Elle ressemblait un peu à celle là... Chantonna-t-il en me désignant.

Autour de moi, Edward se figea. Rapidement, il me déplaça derrière lui de manière rapide.

-Mais j'avoue qu'elle est même plus jolie celle là. Comment s'appelle-t-elle Edward ? Ce n'est pas ma petite Alice... Mais elle aussi me conviendrait.

Je sentis mon sang se glacer dans mes veines. C'était comme si mon cœur s'était arrêté de battre. Son regard calculateur se posa sur moi. Je n'aimais la sensation que cela me produisait dans le ventre. Comme si on me retirait mes entrailles. C'était plus inquiétant encore que celui de Jane que je pouvais sentir dans mon dos quand je passais dans les couloirs. Parce que je pouvais presque voir le plan défiler dans les yeux de James à cet instant là.

Et là, avant qu'Edward ne puisse répliquer, Jasper se jeta sur James.

-Jasper ! Siffla Alice.

-Oh mon dieu ! M'écriai-je en même temps que Rosalie.

Edward me lâcha, et courut jusqu'à Jasper et James, alors qu'Emmett lâchait Benjamin, pour rejoindre lui aussi Jasper. Alice commença à s'approcher, mais je la rattrapai rapidement. Rosalie nous rejoignis essayant d'apaiser Alice, qui semblait désormais proche d'éclater en sanglot. Ses deux mains jointes sur son visage, le corps secoué de tremblements, elle fixait le tas informe devant nous avec angoisse. Tout commençait à partir en vrille. Benjamin se rapprochait du tas informe que formaient tous les garçons, Démétri le hélant faiblement, Alec figé sur place, alors qu'Alice poussait des cris de démence.

-Que quelqu'un face quelque chose ! Cria Rosalie. Emmett, sépare les ! Edward, récupère Jasper !

-On essaye ! Beugla Emmett, en attrapant Jasper à la volé.

Mais ce dernier ne se laissa pas faire, et envoya son coude dans le nez à Emmett, qui le lâcha, et gémit de douleur. Edward saisit Jasper, et lui mit un coup de poing, le laissant tomber sur les fesses lourdement, avachi, dans l'espoir de le calmer, probablement. Alec se leva d'un bon, et l'aida à rattraper Benjamin, alors qu'Emmett et Démétri attrapaient James. Jasper essaya de se relever, mais Edward le colla au sol, et Alice se jeta sur lui, suivie de près par Rosalie.

-Qu'est ce qu'on fait de lui ? Demanda Emmett, en jetant un regard méprisant à James, dont la lèvre ensanglantée remontait en un sourire à m'en glacer les veines, son regard dansant entre Alice et moi, sans relâche.

-Je vais le TUER ! Rugit Jasper, qui venait de reprendre peu à peu conscience de ce qui l'entourait, et se débattait dans la poigne d'Edward.

Et là, dans un geste dont je ne l'aurais pas cru capable, Alice sembla sortir de sa torpeur, et gifla violemment Jasper. Puis, ce fut comme si un trou noir avait tout aspiré dans la pièce. Plus un son. Que des respirations saccadés. Puis, un rire. Dément, puissant, et qui glaça la pièce plus vite que je n'aurais pu l'imaginer.

-Emmett. Murmura Alice, d'une petite voix, en se mettant à genoux devant Jasper, le regard perdu dans le vide. Amène James à la direction. Démétri tu peux l'aider, s'il te plait ? Emmenez Benjamin voir Esmée, ou quelqu'un d'autre. On s'occupe de Jasper.

-J'aime bien quand tu prends les commandes comme ça Alice... Susurra James, avant qu'Emmett ne lui mette un coup de poing dans l'estomac, et qu'il s'affaisse légèrement sur place.

Dans un grognement, lui et Démétri sortirent de la pièce, très vite les directives d'Alice furent suivies, et Alec referma la porte. Ce fut comme un signal.

Soudain, sans chercher plus de raison, Alice poussa un sanglot déchirant, et se jeta poing fermé sur Jasper, martelant son torse de coup sans aucun arrêt. Très vite, Rosalie s'accroupit à côté d'elle, et l'enlaça doucement de ses bras. Edward se mit lui aussi à sa hauteur, et essaya de l'arrêter de frapper Jasper, sans trop de résultat. Ce ne fut qu'au bout de cinq longues minutes, qu'elle s'écrasa dans les bras de Rosalie.

-Rosie ? Marmonna-t-elle.

-Hum ?

-Bonne Anniversaire. Sanglota-t-elle.

Rosalie rit. Je fus heureuse de pouvoir dire que l'on venait de retrouver la vrai Alice. Jasper se leva lentement, et embrassa Alice sur la joue, et y resta plus longtemps que nécessaire, comme pour s'assurer qu'elle était bien là, les yeux clos.

-Ouais, bon anniversaire Rose.

Je poussai un très long soupir. Au dehors de la voiture, l'aube commençait à peine à se lever, n'éclairant pas encore la route qui nous amenait au port de Seattle. J'entendis Rosalie bougonner, vexée de ne pas savoir où nous allions. Alice avait dit que pour son anniversaire, nous allions aller passer la journée quelque part. Or, le fait qu'elle l'ait levée du lit aussi tôt le matin, et surtout par surprise, et qu'elle ne veuille pas lui dire ce qu'elle voulait savoir, la mettait dans une humeur... Pire que noire. A moins que ce soit aussi la fâcheuse manie qu'avait Alice de contre carrer tous les plan de Rosalie pour son anniversaire depuis plus d'une semaine. Ce que la blonde ne savait pas, c'est qu'elle avait quelque chose de bien mieux qu'un simple repas entre amis de prévue. A moins qu'elle n'aime pas les croisières. Ce dont je doutais fortement.

Je regardai Alice dans le rétroviseur, qui sifflotait de manière active et guillerette. Il n'y avait plus aucune trace de son altercation avec James sur son visage. Elle souriait simplement. Sur le coup, elle avait juste eut peur pour Jasper. Elle n'avait jamais vu James comme une menace pour elle. Elle partait du principe qu'elle saurait se défendre... Mais pour Jasper, c'était tout autre chose. Elle savait qu'il pourrait faire très mal à James, jusqu'à ce qu'il se retrouve sonné pour plusieurs heures, mais elle savait aussi que ça aurait pu être le cas de Jasper.

-Oh mon dieu ! Dis moi que... Lili ? Ma Lili vous avez quand même pas... Si ? Baragouina Rosalie, les yeux rivé à travers la fenêtre, me sortant de mon monologue mental sans la moindre gène.

Alice rit, et Rosalie se tourna vers elle, les sourcils froncés. Elle tira le frein à main, provoquant un dérapage sur le côté assez spectaculaire, et leva les mains en l'air en criant.

-JOYEUX ANNIVERSAIRE ROSIE !!

Je n'avais jamais vu Rosalie sourire autant. Emmett ouvrit la porte à la volée, et empoigna Rosalie qui poussait des cris de joie.

-Alors elle est pas super mon idée ma Rosie ?! Ah ah ah ah ah ! I'm the Best !

Rosalie sanglotait des « J'avais vraiment cru que vous vous en foutiez royalement, qu'on allait juste passer une petite journée pourrie dans Seattle ! », en embrassant tout le monde, je sortais péniblement de la voiture en baillant. Je n'avais pas fait grand chose sur ce coup là. Je savais depuis le début qu'ils allaient organiser une petite croisière pour nous tous, mais je n'avais pas participé à la location du bateau. Enfin, du Yacht je présume. Je les voyais mal dans un voilier avec les tenues or de prix d'Alice...

-Viens Rosie, on va te faire visiter le paquebot ! S'écria Emmett.

-Yeah ! S'écria Alice, en sautillant.

Soudain, j'eus comme un problème de compréhension. Je jetai rapidement un coup d'œil à l'embarcation sur la baie, et ouvrait la bouche en un rond parfait.

-Vous avez loué un... paquebot ? M'éberluai-je. Un Paquebot ! Pour nous... Six ?

-Bravo, tu sais compter Bella. Chantonna Jasper, alors que Rosalie, Emmett et Alice rentrait dans le grand bâtiment marin, par le petit pont de rigueur. Cette petite merveille est un paquebot qui comble toutes les attentes de Rosalie, dans le maximum de luxe possible. Il est immense, magnifique, luxueux, et va naviguer sur le Pacifique, vers le Sud toute ! Le point d'arrivé est le Mexique, du Sud justement. On reviendra en avion.

-Wow. Marmonnai-je. Vous faites pas les choses à moitié.

-Tu en doutais encore. Sourit-il, avant de regarder derrière moi une fraction de seconde. Je crois qu'Edward t'appelle. Tu devrais le rejoindre, je vais donner les directives, et empêcher Alice de cacher accidentellement ta petite valise de la vue des hommes de services, histoire que tu sois obliger de porter ce qu'elle a apporté pour toi dans ses immenses bagages. Pas que tu ne le feras pas avec ta valise sur le bateau, mais ça réduira les chances d'en porter tout le temps...

Je souris à Jasper, le remerciai, et allait rejoindre Edward, sur le bord du quai, songeant rapidement à ce qu'Alice allait me faire faire durant cette semaine. Le paquebot était vraiment grand. Immense. Je voyais plusieurs cabines en terrasse, ainsi que les deux ou trois restaurant visible de là, et plein d'autres cabines, que nous n'utiliserions même pas. C'était presque du gâchis.

J'accélérai le pas jusqu'à Edward, au bord du quai, qui me souriait de ce stupide et au combien attachant sourire en coin qu'il semblait arborait nuit et jour. « Sauf quand il est mal luné. » corrigea Pessimiste. « Vrai... » acquiesçais-je mentalement. Les mains dans les poches, il me regardait, les yeux pétillants de malice, les cheveux secoué par la bise marine. Je frémis.

-Oui ? Demandai-je, souriante, en me plaçant à sa hauteur.

-Regarde ça, t'as déjà vu plus beau ? Demanda-t-il.

« S'est-il déjà regardé dans une glace avant de dire pareille idiotie ? » Souffla Optimiste.

Mon regard dériva vers ce que pointait sa main, et j'en fus bouche baie. Le doux halo de lumière de l'aube éclairait doucement la mer d'un joli mauve presque peureux, délicat, alors que les vagues au loin remuaient, formant un contraste foncé avec ce décor idyllique, et ce ciel rosé à point.

-Non, je crois bien que je n'ai jamais vu. Soufflais-je à mon tour.

« Ah, beh toi non plus tu ne le regardes pas alors. » Répondit Optimiste.

Mes petites voix savaient tout de comment casser une ambiance charmeuse en une phrase. Ce qui me désespérait le plus, c'est qu'elles faisaient parties de ma tête à moi. Ah.

-Ed, Bells ! On part dans trente minutes. Vous venez ou vous restez sur le quai ? Lança Jasper, depuis le pont d'embarquement.

-On a vraiment le choix ? Soufflais-je, en me dirigeant vers lui.

-Bella ? M'interpella Edward.

Je me retournai vers lui. Ses yeux me fixaient avec une intensité inconnue jusqu'à lors. Il ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois, avant de sourire.

-Tu me fais une scène pour que je te dise un au revoir dans les règles, et je n'ai même pas le droit à un bonjour véritable ?

-Je t'ai déjà dis bonjour ! M'outrai-je.

-Aaaaah, c'était ça ce hochement de tête suivit d'un vague marmonnement et d'un regard à la « j'ai la tête dans le cul, le premier qui me parle je le tue sur place » ?

-Je suis outrée, Edward Anthony Cullen, que tu n'apprécies pas mon bonjour, saches le.

-Tu n'essayes même pas de te rattraper... Ah la la ! Tu es un cas désespéré, Isabella Marie Swan.

-Comment connais-tu mon deuxième prénom ?

Je plissai les yeux, et il rit, en se penchant vers moi.

-Bonjour Bella. Souffla-t-il contre ma joue, en y plaçant un baiser.

Et, bien sur, pour ne pas dénoter de mon habitude, je rougis d'une manière totalement incontrôlée. Oh, il le faisait presque tous les jours depuis que je le lui avais fait remarqué. Mais les tares les plus quotidiennes sont les plus dures à combattre...

Je rentrai finalement dans le grand bateau, Edward derrière moi et Jasper devant. Je m'engouffrai dans le couloir sombre et fade de l'entrée dont trois employés avaient apparemment décidé de l'égayer de quelques banderoles « Joyeux Anniversaire Rosali » en oubliant visiblement de « e », ils nous souriaient maintenant d'une manière hypocrite, et pas même cachée,placés devant une porte qui débouchait sur un grand Hall. Il devait faire à peu près la hauteur de tout le bateau. Je voyais quatre ou cinq étages, aux jointures dorées et scintillantes, ainsi que des escaliers de verre. Des meubles couleur crème et doré étaient disposés de manière élégante, et le plafond était orné de fresques trop pleines, de dieux, dont Aphrodite qui descendait le long du mur, entre les vitres. Le grand lustre au dessus de ma tête m'inquiétait légèrement, de part sa ressemblance au Titanic. On l'avait regardé il n'y avait même pas une semaine, alors...

-Pas de petit cri excité ? Demanda Jasper, souriant et moqueur.

-C'est trop plein. Répondis-je. Trop luxueux... Trop.... Trop ! Et puis, je trouve trop de ressemblance avec Titanic. Rassure moi, il n'y a pas d'escalier qui se sépare en deux pour aller dans une salle restaurant, avec une grosse pendule vieillotte ?

-Si je te dis oui, tu descends ?

-Si tu me dis oui, pris pour qu'il y ait des cachets contre l'angoisse dans les multi-valises d'Alice.

Il rit.

Soudain, nous entendîmes un cri perçant, ainsi qu'un bruit d'eau assez spectaculaire, et deux grands rires. J'identifiai rapidement le premier cri comme celui de Rosalie, et les rires par ceux d'Emmett et Alice. Le bruit d'eau me donna la dernière pièce du Puzzle, et je grimaçais.

-Ah ! Rosalie visite le fond de la piscine. Constata Jasper.

-On devrait y aller avant qu'elle ne fasse visiter au deux autres un caveau en bonne et due forme. Rajouta Edward.

-Effectivement, ça me paraît être une bonne idée... Acquiesçais-je. C'est par... où ?

-Bonne question. Admit Jasper. Je suppose que plus on monte, plus on se rapproche des piscines.

-J'ai lu un truc la semaine dernière, comme quoi des gens s'étaient perdus dans le paquebot, et avaient raté le débarquement à l'arrivée... Commença Edward. Drôle d'histoire hein ? Il semblerait qu'ils aient mis trois jours à les retrouver.

-Edward, si tu tiens à ma survie, ne m'angoisse pas plus que je ne le suis déjà. Grinçais-je.

-T'as peur en bateau ? Demanda Jasper.

-Je sais pas, j'en ai jamais pris. Répondis-je.

-On appelle ça la peur de l'inconnue.

-EMMETT ET ALICE VOUS RAMENEZ VOS FESSE ICI TOUT DE SUITE ! Hurla la voix de Rosalie, résonnant en échos dans toute la salle.

-Pas le temps de polémiquer. Coupais-je, en ignorant délibérément Jasper. Par où ?

Edward désigna un escalier devant nous, et je le suivis.

(…)

J'avais trouvé le Lycée immense. Je m'y étais perdue. Maintenant, quand je le comparais à ce bateau... Je me trouvais vraiment stupide de m'y être perdu. Bon, nous avions tout de même mis un bon quart d'heure à trouver les piscines, avec la brillante idée d'Edward de prendre l'ascenseur, ainsi que celle de Jasper de couper par une porte du personnel. Le bateau n'aurait pas dut s'appeler Athènes -ils l'avaient d'ailleurs appelé comme ça en faisant un rappel avec les dieux dans chaque pièce- mais plutôt Labyrinthe du Minotaure. Ça m'aurait semblait plus approprié. Comment les gens pouvaient ils se retrouver dedans ? J'étais peut être aussi douée en orientation que ma mère, mais ce n'était pas le cas de Jasper, non ? Ni d'Edward !

En tout cas, à peine nous eûmes franchis les portes vitrées qui nous emmenée dehors... qu'Emmett prit la décision d'aller déjeuner. Je crus, l'espace d'un instant, que Jasper allait lui sauter dessus. Enfin, c'était avant qu'il n'ait vu qu'Alice avait enlevé son tee-shirt, et se baladait en haut de bikini. Là, il ne devait plus penser à grand chose.

Nous repartîmes donc dans les abimes de grand bâtiment.

Arrivé au restaurant, -qui ne se trouvait pas loin des piscines, nous primes une loges, et, assis en tailleurs autour de la table basse, Alice décida de jouer à un jeu.

-Alice... On ne joue pas avec la nourriture.

-Si. Répondit-elle à Jasper, en lui tirant la langue.

Ce dernier leva les yeux au ciel, et Alice sautilla jusqu'à la carte des menus.

-On va commander de tout. Et, on va devoir manger ce que les autres vont nous donner, sous peine d'un gage... choisis par les gagnant. Annonça-t-elle fièrement.

-Hors de question, je vais encore perdre. Grognai-je.

-Nada. Je te fais pas confiance Alice. Confirma Edward

-Tu penses pas que tu en as assez fait pour aujourd'hui ? Continua Rosalie, en désignant ses habits encore dégoulinant, qu'elle avait noué au dessus de son nombril, dans l'espoir que ça sèche je suppose. A moins que ce ne soit simplement pour énerver Alice, qui n'arrêtait pas de grogner que ça abimait les habits de les attacher ainsi.

-Aaaaaaaallez... se plaignit-elle. Promis, après c'est toi qui choisis la prochaine activité.

Rosalie soupira, et acquiesça.

-Rose ! Tu vas pas te faire avoir par Alice aussi facilement ! Gémit-il.

Dans le dos de Rosalie, Alice lui montra son majeur parfaitement manucuré. Edward plissa les yeux, et Rosalie lui mit une claque dans le front, avant de se rassoir, sous le sourire d'Alice.

-On ne contredit pas la Rosie. Lança Emmett, dans une imitation de mafioso.

-Bon, on fait des équipe. L'équipe perdante aura un gage commun à la fin, orchestré par l'équipe gagnante. Pépia Alice, en sautillant.

-Quelles sont les équipes ? Demanda Jasper.

-Emmett, Alice et moi, contre Edward, Bella et toi. Répondit Rosalie, sans réfléchir une seconde, fière d'avoir le pouvoir entre ses mains.

-Y'en a toujours que pour Emmett... Marmonna Edward, en envoyant un sourire hypocrite à Rosalie, qui pinça les lèvres.

-Je vais te pulvériser, Jasper... Ah ah ah ah Aaaaah ! Sifflota Alice, en se levant.

Edward se massa le front, et Alice et Rosalie partirent commander la nourriture. Ça promettait d'être épique...

Trois grands chariots plein de toute sorte d'aliments allant du Nutella (nda: Pour toi, Aurélie... ;D) au piment, en passant par des Sushis, et des lasagnes. Il me semblait bon de leur rappeler qu'il était le matin, et que je n'étais pas vraiment apte à manger ce genre de chose, mais Alice balaya mon intervention d'un revers de la main, et Edward soupira.

-Boooon. Souffla Alice, en tapant des mains. Rosie, anniversaire oblige, tu commences.

-Hors de question. Répondit celle ci. Je désigne celui qui commence. Elle fit mine de réfléchir, mais pas très longtemps, et releva son index vers sa victime, dans un rictus digne du plus grand des dictateurs. Edward !

Celui-ci tressaillis.

-Je joues pas. Répondit-il.

-Si. Rétorqua Alice.

-Non.

-Si... insista Rosalie.

-Non. Persista-t-il.

Rosalie plissa les yeux.

-Si tu refuses, Bella et Jasper devront manger ta part, tout les deux. Répondit Alice, perfide.

-Edward, tu joues. Grognai-je.

-Hors de question que tu te défiles, vieux... Confirma Jasper. J'ai pas confiance en Alice quand elle a ce regard là...

-Quel regard, mon Jazzie ? Sourit Lili.

-Bon... On le fait ce petit repas pour Eddy ou pas ? S'exclama Emmett, en se dirigeant vers la nourriture.

-Attends ! Le coupa Alice.

Elle dénoua le foulard qu'elle portait autour du coup, et le balança devant Edward, qui fronçait les sourcils.

-Mets ça. Ça sera plus drôle si tu sais pas ce qu'il y a dedans...

-J'ai pas confiance en toi. Contra-t-il.

Elle leva les mains en l'air, symbole même de l'innocence.

-Si j'exagère, Bella me stoppe. Okay ?

Il plissa le nez, et jeta un coup d'œil dans ma direction, avant de soupirer, et de nouer le foulard sur ses yeux. Alice rit, et commença à préparer l'assiette. Et il me sembla que Rosalie avait une dent contre Edward. Elle commença par saisir deux sushis, et de les nouer avec de la mente. Alice parsema l'amuse gueule de moutarde, alors qu'Emmett plantait un cornichon dans tout ça, qui tenait droit par je ne sais quel miracle.

-Euh... C'est pas...

Rosalie me lança un regard réfrigérant, et je me tus.

-C'est pas du jeu si Rose intimide Bella... Grinça Edward, ce à quoi Alice répondit par un claquement de langue.

De tout façon, ce n'était pas comme si je m'attendais à avoir un droit de parole. Je priais juste pour qu'ils ne soient pas trop sévère avec moi.

Ils placèrent les sushis dans un coin de l'assiette, et Alice dessina un bonhomme pas contant dans l'assiette en coulis de fraise, juste à côté d'une part de Lasagne, qu'Emmett avait remplis de Nutella. Je sentais presque la nausée me monter dans la gorge. Ils n'allaient pas lui faire avaler ça ! Si ? Rosalie tapa dans ses main, et Alice apporta l'assiette à Edward.

-Tu manges tout, ou t'as un gage ! Chantonna-t-elle.

-Je risque de mourir ? Ironisa-t-il.

Je ne répondis pas, pas sure de la bonne réponse.

Edward attendit quelques instants pris une grande inspiration, et prit la première fourchette qu'Alice avait mis dans les lasagnes au coulis de fraise et Nutella. Il l'enfourna dans sa bouche, et serra les dents, avalant rapidement tout ce qu'il y avait, en jurant. Il prit une grande inspiration, et s'attaqua à la deuxième fourchette où Alice avait accroché les Sushis imbibés de coulis de Fraise qui avait coulé, et le fourra dans sa bouche sans réfléchir. Il toussota, et porta sa main à sa bouche, semblant s'étouffer. Jasper eut la présence d'esprit de lui présenter une serviette assez vite, et il recracha le sushi remanié dedans. Il arracha son bandeau de son autre main, et fusilla Alice et Rosalie du regard.

-Espèce de salle... il se mordit la lèvre pour étouffer son juron, les trois autres rirent. Vous savez très bien que je déteste les Sushis. Qu'es ce que vous avez mis dedans ?! Grogna-t-il.

-Mente, moutarde, cornichon, coulis de fraise. T'aurais jamais pu le manger... soupira Jasper, défaitiste.

-On a gagné !! Chantonna Alice. Sois pas mauvais perdant, Eddy, un gaaaage~

Il plissa les yeux, et se laissa tomber sur le fauteuil.

-A qui le tour ? Sifflota-t-elle.

-A toi. Répondit Edward.

Alice se tourna, les yeux plissé, et acquiesça, en prenant le bandeau.

-Non ! Coupa rapidement Rosalie. A Bella. Sourit-elle.

Je me sentis blanchir, alors qu'Alice me passait le bandeau en souriant. Je tentais sans trop de succès de le nouer autour de ma tête, avant qu'Emmett ne se mette à rire, et que je demande, les dents serrées, à Edward de me l'attacher. Le petit jeu me sortit alors complètement de la tête. Je devais être masochiste. Je sentais son souffle chaud dans mes cheveux, alors qu'il tentait d'éviter de les accrocher avec le foulard. Mon cœur se déchainé en silence, alors que mon pouls accélérait à une vitesse faramineuse, et que je devenais aussi rouge que les canapés sur lesquels nous nous trouvions. Je l'entendis rire discrètement, alors qu'il relâchait mes cheveux.

-Voila, c'est fait ! Annonça-t-il, et je pouvais déceler un sourire dans sa voix.

Le jeu me revint alors en mémoire avec force, et je plissais le nez.

-Si il y a quoi que ce soit qui bouge, ou la moindre particule de poisson, prévenez moi, je ne mangerais pas cette chose.

J'entendis Edward rire, mais ce fut Jasper qui prit la parole.

-On a déjà un perdant dans l'équipe, je veux pas faire le gage collectif à cause de vous... Alors tu respire un grand cou, et t'avales. Grogna-t-il.

-Jasper est un mauvais joueur. Répondit Edward.

-Je sais, j'ai déjà gagné contre lui... Il m'en veut toujours je crois... souris-je, sentant tout de même l'angoisse naître dans ma voix.

-Faux, je ne suis pas un mauvais perdant, je n'aime juste pas perdre.

-C'est ça un mauvais perdant, non ? Fis-je mine de demander à Edward.

J'entendis Jasper grogner, et je souris.

-Voila, Bee. S'exclama Emmett, en posant dans un bruit sonore l'assiette devant moi.

Je pris une grande, très grande inspiration, et pris la première chose qui me venait dans le main, et retirai la fourchette, sentant que je pouvais la porter sans me salir. Ça ressemblait étrangement à une tomate. Rassurée de reconnaître l'aliment, je croquai dedans: tout le jus -qui se trouvait apparemment être du vinaigre- coula sur moi, et je poussai un cri, en sentant le goût piquant du piment par dessus la tomate. Ma bouche me brûlait, et je serrai les dents, avalant rapidement tout ce que j'avais pus y mettre, sentant le tout me brûler la gorge. J'entendis Alice ricaner, et je pris une grande inspiration, avant de croquer une nouvelle fois. Ce fut exactement les mêmes sensations, et j'enfournai ce qui restait dans ma bouche. J'avalais rapidement le tout, et malgré l'envie récurrente de boire de l'eau, je me retins. J'avais déjà fais ça, une fois, avec Jacob, et ça avait été encore pire. Je pris la deuxième fourchette, et la mit entière dans ma bouche. Je plaçais ma main devant ma bouche, histoire de ne pas tout recracher d'un coup. Zut ! Du fenouil... Le goût se répandit dans ma bouche, et je gémis. Je sentis le goût de la fraise, et du ketchup dans tout ça, ainsi qu'un genre de... Saucisse apparemment. Je pris à nouveau une grande inspiration, et avalait consciencieusement. Le bon côté des choses, c'est que le goût du fenouil que je n'aimais vraiment pas, prenait le pas sur la brulure de ma gorge.

-Vous avez une dent contre moi ou quoi ? Grognai-je.

-Ouais ! Bella à finis sa part ! Ça fait un perdant, une gagnante ! A vous maintenant.

J'entendis Alice bougonner, et Edward détacha le foulard de mes yeux, et le passa à Rosalie.

-Pour ton anniversaire, Rosie... Tu peux pas dire non !

Elle le fusilla du regard, et saisit le foulard.

Je me penchai avec Jasper et commençai à préparer la mixture que nous allions servir à Rosalie. Anniversaire ou pas, j'étais assez rancunière sur les bords, quand on me titillait...

(…)

-Je peux pas. Coupais-je, simplement.

-Bella, c'est pas comme si on avait le choix. Tempéra Edward.

-C'est Alice et Rosalie qui ont décidé ça, B. Continua Jasper, comme si ça réglait tout.

Et à cet instant, c'était exactement ça.

-VOUS VOUS BOUGEZ LA HAUT ! Cria Alice, pointant sa caméra sur nous.

Pour la je-ne-sais-combien de fois de la journée, je pris une très grande inspiration.

Rosalie avait mangé en intégralité ce que nous avions fais, puis il en était venu au tour d'Alice. Jasper n'y était pas allé de main morte, s'arrangeant pour qu'Alice ne puisse pas manger ça. Vexée d'avoir échoué, et que son petit ami se doit ligué contre lui, elle lui prépara une mixture étrange, qui était fait de tout ce que Jasper n'aimait pas, et l'avait fait coulé au dessus de tout les aliments préalablement mixé avec d'autres. Jasper n'avait pas réussit à le manger. Or, la mixture que nous avions faite à Emmett avait été dévoré en moins de deux. Nous étions donc l'équipe perdante. Et Alice et Rosalie avaient décidées que nous devions plonger du plongeoir de trente mètre, et qu'elles nous filmeraient.

-Non,je peux vraiment pas. Je vais aller pour sauter, me manquer, et me tuer. Après vous allez devoir cacher mon corps, le cacher à la mer, et mon père va devoir rembourser ma dette.

Edward rit, et se plaça derrière moi.

-Promis, je les empêcherai de te jeter à la mer. Souffla-t-il contre mon cou, et je sentis son souffle balayer mes cheveux.

-J'aurais préféré que tu me dises que tu m'empêcheras de me tuer...

-C'est mission impossible, ça Bella. Rit Jasper.

Edward étouffa un rire, et je lui lançais un regard noir.

-BON VOUS Y ALLER ON VA PAS Y PASSER LA JOURNÉE ! Hurla Rosalie, en dessous de nous.

-Bon, j'y vais en premier. Lança Edward. Bella, tu passes juste après, au moins, on te sécurise, avec Jasper, okay ?

-On me sécurise... Je me sens comme une gamine qui doit attendre que ses deux parents soient bien placés pour pouvoir jouer dans un jeu d'eau... souris-je.

-Appelle moi Papa-Jazzie.

Edward rit, et s'approcha du plongeoir. Il n'attendit pas plus longtemps, et plongea dans l'eau, sans attendre. Et, comme l'avait demandé Alice, il cria bien haut et fort:

-ROSALIE EST LA MEILLEURE DE TOUTES !!

Puis, j'entendis le splatch dans l'eau, qui me signifiait son atterrissage. Je repensais rapidement à ce que je devais crier, pendant qu'Alice filmait. Je pris une énième grande respiration, et m'avançais sur la planche, peu sûre de moi. J'entendis Edward me dire de sauter d'en bas, et je me figeais. Zut ! J'étais beaucoup trop haut...

-ALLEZ BELLA ! Cria Emmett, d'en bas.

Je serrai les dents.

-VIVE EMMETT !! Criais-je, sentant mes tripes m'abandonner, en haut du plongeoir. L'eau se rapprochait de moi bien trop vite, et l'eau m'assaillit de toute part quand j'arrivai en bas. Je remontai rapidement à la surface, et Edward me réceptionna en souriant.

-Tu vois, pas si horrible que ça.

-Je n'ai plus d'organe. Grognai-je. Ils se sont tous décomposé.

Je me tournais vers Alice, Rosalie et Emmett.

-Je vous hais.

Alice me sourit de toutes ses dents, et m'envoya un baiser.

-ALICE EST GÉNIALE ! Cria Jasper, en retombant dans l'eau.

-C'est dans la boite ! Chantonna Alice, en arrêtant la caméra. Si c'est pas des beaux souvenirs ça...

-J'adore. Répondit Rosalie, souriante.

Moi personnellement, j'aimais moins.

(…)

-Vous vous foutez de moi ? Grognai-je, par dessus les grosses lunettes mouches qu'Alice m'avait forcé à porter.

Notre journée s'était résumée à ça: bronzette, baignade, match de Volleyball, Emmett, Jasper et moi , contre Rose, Alice et Edward -que nous avons gagné, sans que j'y soit pour quelque chose, au grand damne d'Edward qui avait du subir les remontrances épicées des deux filles- et vision ridicule de Jasper et Edward, dans le gage. Alice devait faire le sien à notre retour au lycée: elle devait y aller avec mes habits. En temps normal, je me serais quelque peu vexée de la réaction d'Alice, mais je commençais à m'habituer à tout ça, et puis, voir Alice pâlir à chaque énumération de ma garde robe par Rosalie était juste... Excellent !

Jasper et Edward, eux avaient juste du faire un joli défilé en maillot de bain de Rosalie. D'ailleurs, la couleur rouge allait très bien à Edward.

Je relevai un sourcil à la manière de Rosalie, en faisant glisser les lunettes de mon nez. Alice croisa les bras sur sa poitrine en guise de défit, et Rosalie poussa un long soupir, en balançant ses cheveux sur son autre épaule.

-Bells, c'est mon anniversaire... S'il te plait. Souffla-t-elle, en prenant une mine boudeuse.

Je me figeais.

-Qu'on soit claires, jouer à la tête à coiffer avec moi n'a rien à voir avec ton anniversaire ni quoi que ce soit d'autre. Je refuse de me plier à vos extravagances vestimentaire. Et puis, il n'y a personne ! A quoi ça peu bien servir...

-C'est un raisonnement stupide que de dire ça. C'est pas parce qu'il y a personne que tu dois te négliger. Contra Alice, en claquant la langue froidement.

-Bella... Se plaignit Rosalie, en me regardant par dessus ses cils.

Perfide.

Je poussai un long soupir, et me levai du transat avec lenteur, essayant de montrer mon désaccord le mieux possible, mais sans trop de résultat. Nous partîmes donc dans la chambre d'Alice, où étaient entreposées toutes les affaires. Alice sautilla jusqu'à une grande valise opaque, et en tira deux robes noire ainsi qu'une blanche, qu'elle tendit à Rosalie. Elle me tendit une des deux noires, et je partis me changer dans ma chambre. Ou plutôt dans ma suite.

Spacieux, crème, ornementé, couteux... La chambre n'était ni plu ni moins qu'une copie du bateau. C'était beau, mais trop plein. Seules les grandes baies vitrées qui donnaient sur l'océan où le ciel commençait à se coucher valaient vraiment la peine d'être vue. Je poussai un long soupir, et mis la robe. Un fois cela fait, je jetais un coup d'œil dans le miroir. La robe était assez jolie. En fait, elle n'avait pas vraiment de forme. C'était comme un grand sac, sur lequel on avait fait une ganse élégante et discrète. Un peu froissée, remontant en un bustier simple, et fini par des leggins unis de la même couleur que la robe, je me sentais plutôt à l'aise dans ce vêtement. Je tentais de n'oublier le probable prix, et partis retrouver Alice et Rosalie.

Pour l'occasion, Alice portait une robe noire elle aussi. Dans un style un peu boule, qui découpait Alice comme un sablier, une boule de chaque côté de la ceinture. Elle s'arrêtait au dessus du genoux, et remontait en un bustier au même style froissé que le bas, pour se finir en un nœud assez imposant. Rosalie, elle, était out en blanc. Une longue robe blanche, qui démarrait au épaule, et au décolleté naissant près de son nombril, et se terminant presque en une traine à ses pieds.

-Wow. Soufflai-je. Tu es magnifique Rosalie, vraiment.

Rosalie sourit.

-Normal, c'est moi qui ai choisis les robes. Répliqua Alice, en me faisant un clin-d'œil. Allez, ramènes toi ici tout de suite Mademoiselle Isabella Swan. Je veux te parler...

-Et te coiffer accessoirement. Ironisa Rosalie.

Je fronçai les sourcils, et Alice me força à m'assoir sur la chaise. Rosalie entreprit de me coiffer, et Alice sortit sa trousse à maquillage.

-Isabella, Marie, Swan... détailla Alice, en sortant le fond de teint. A quoi joues-tu, chérie ?

-Pardon ? La coupai-je, ne comprenant rien à son petit jeu.

Elle claqua la langue pour me faire taire, et continua son œuvre.

-Tu comptes passer à l'assaut quand, avec Edward ? Demanda Rosalie, sur le ton de la conversation.

Je manquai de m'étouffer avec ma propre salive, et basculai en avant, me rentrant le petit coton de maquillage dans l'œil, et arrachant avec mes cheveux la brosse de Rosalie. Je me frottais énergiquement l'œil, alors que Rosalie bougonnait, en me remettant en place, et qu'Alice grognait.

-Calmes toi Bella, je crois que c'est le seul qui n'a rien vu venir !

-Pas de quoi en faire toute une histoire. Confirma Rosalie.

-Je ne... Je... Je n'aime pas Edward.

-Oh ! Rosie ! J'avais raison ! Elle l'aime !! Ah, ah ! Chantonna Alice, en tapant dans ses mains. Tu me dois vingt dollars.

-Je viens de vous dire que je l'aimais pas. Sifflais-je, plus rouge que jamais.

-Tu as nié ! C'est la première étape. Bougonna Rosalie, en donnant vingt dollars à Alice.

-Tu l'aimes comment ? Un peu ? Beaucoup ? A la folie ? Passionnément ?

-Je dirais Beaucoup. Diagnostiqua Rosalie. Y'a qu'a voir tes rougeurs quand il te dit bonjour, quand on parle de lui, tes réactions excessive avec lui...

Je serrai les dents.

-Juste toi tu me parles de réaction excessive...

-Que veux tu dire par là ? Défia-t-elle.

-Que t'es pas mieux lotie avec Emmett. Rétorquai-je.

Alice partie dans un fou rire incontrôlé.

-Alors là tu te goures ma vielle ! Ah ! Je peux... Elle envoya la brosse sur le lit, et commença à faire les cent pas dans la chambre. Je peux avoir qui je veux ! Alors pourquoi je m'encombrerais d'un crétin, à la mentalité d'un môme de six ans, hein ? Pourquoi ? Je... Je... Elle tournait dans tous les sens, et se dirigea finalement vers la salle de bain. Je vais aux toilettes.

Elle claqua la porte, et Alice émergea. Je grimaçais.

-J'y suis peut être allée un peu fort, non ?

-Non, pas du tout. Rose a besoin d'entendre ça. Emmett ne viendra jamais vers elle, il faut qu'elle fasse le premier pas. Mais c'est pas dans son caractère. Elle a trop peur du rejet... Elle se mit à ma hauteur. En tout cas, admets le, tu aimes Edward.

Je rougis, et baissai les yeux.

-Je sais. Soufflai-je.

Alice s'indigna.

-Tu le sais ? Tu le sais et tu m'en parles même pas ! Oh, tu me déçois Isabella.

-Tu voulais que je te dise quoi. « Salut Alice, belle journée, hein ? Au fait, je crois que je suis complètement mordue d'Edward depuis que je l'ai rencontré, et plus je le côtoie, plus je tombe amoureuse de lui. Sinon, comment ça va chez toi ? »

-Rooooh ! S'écria-t-elle en tapant dans ses mains. Tu l'aimes beaucoup alors !

Je soupirai.

-Trop. Plus que je ne le devrais.

-Non, je ne crois pas. Lança soudainement Rosalie, de l'encadrement de la porte. On n'aime jamais assez. Finit-elle, les yeux dans le vide.

(…)

A peine eûmes nous passé les portes du salon-restaurant, qu'Emmett nous siffla. Je rougis fortement, et Alice rit. Pas que je m'attende à autre chose d'Emmett, mais l'intensité du regard d'Edward me faisait chavirer. Rosalie et Alice prirent chacune place respectivement à côté d'Emmett et Jasper, et je m'assis sur le canapé d'Edward.

-Bon, qu'est ce qu'on mange ? Demanda Emmett, en se frottant les mains.

Je levai les yeux au ciel. Comment pouvait il encore manger après la désastreuse aventure de ce matin ?

-Je prendrais bien du Mexicain. Lança soudainement Jasper.

-Bonne idée, Approuva Rosalie, ironique, on a pas assez mangé de piment aujourd'hui.

-Pourquoi pas... chinois ? Tenta Edward, pas très convaincu.

-On en a mangé y'a pas longtemps. Coupa Alice.

Je pris la carte, et l'inspectai sommairement.

-Et pourquoi pas Asiatique ? S'extasia Emmett.

-Chinois, Asiatique... C'est du pareil au même... soupira Edward.

-Pourquoi pas une fondue au chocolat... proposais-je, soudain alléchée par mon idée.

Le visage d'Emmett s'illumina.

-Oh oui Rosie ! Va y Rosie, dis oui, Rosie...

-Hum... ça me parait être une bonne idée... Acquiesça Edward.

-Huum~... Chocolate... sautilla Alice, avant d'embrasser Jasper, sans aucune raison.

-On a cas faire ça. Admit Rosalie.

Jasper commanda rapidement la nourriture, qui nous fut vite servie, un assortiment de fruit complet avec. Alice s'amusait à faire grimacer Jasper, qui apparemment, n'aimait pas les bananes, en les glissant sous son nez à chaque fois. Emmett mangeait à une vitesse jusqu'à lors jamais vu. Rosalie piqua une fraise, et fit couler le chocolat dessus.

-J'adore les fraises au chocolat. Gloussa-t-elle, en l'enfournant dans sa bouche.

-Le meilleur c'est aux pommes grillées à la poile... Contrai-je, en piquant dans une pomme fraiche.

-Banane... Souffla Alice, alors que Jasper grimaçait.

-Non, à la mandarine. Rétorqua Jasper.

-Cerise. Sourit Edward. Mais je serais curieux de gouter ton truc aux pommes...

-On en fera, un jour. Souris-je. Les pommes peuvent se retrouver dans bien des plats, vous verrez...

-O'ay, on p'end 'en'é'ou**, Emmett avala ce qu'il avait dans la bouche, disons, pour ton anniversaire ! C'est quand, au fait?

Soudain Alice poussa un cri.

-Je savais que j'oubliais quelque chose aujourd'hui !

Elle se leva, et me mit une gifle sur le front. Edward poussa un cri outré, et je me massais rapidement, dans l'espoir de faire partir la douleur.

-Isabella Marie Swan comment as tu oser ohmmètre que ton anniversaire était le 13 septembre ! Grinça-t-elle.

J'avalais ma salive.

-Et bien...

-Bella ! S'offusqua Rosalie. Un anniversaire ça se souhaite !

-J'aime pas les cadeaux. Bougonnai-je. Et les surprises non plus.

-Et moi je n'aime pas qu'on me mente, pourtant, tu l'as fais deux fois aujourd'hui. Rétorqua Alice.

-Deux fois ? Marmonna Edward.

Je devins rouge pivoine.

-Alors tu auras la surprise, les cadeaux, et tout ce qui s'en suit ! Continua Alice.

Je poussai une cri indigné, et cherchai un appui chez n'importe qui autour de la table. Autour de moi, Jasper souriait, visiblement amusé. Emmett semblé vexé de ne pas être au courant, et devait être en train... de me bouder, certainement. Rosalie tapait du pied par terre, discutant avidement avec Alice du quand-qui-quoi. Je me tournais en dernier espoir vers Edward, le visage vide. Je me figeais. Il se leva lentement, et sortit dehors. Légèrement perdue par ce brusque changement de personnalité quoi que quotidien, je restai bloquée sur le fauteuil.

-Va y. Murmura Jasper.

Je relevai la tête vers lui, qui me regardait, avec un petit sourire, avant de me faire un clin-d'œil. Je pris une profonde inspiration, pantoise, et me levai pour rejoindre Edward. Appuyé contre la rambarde du paquebot, il regardait au loin, et ne fit pas un geste en m'entendant arriver. J'ouvris et fermai la bouche plusieurs fois, avant de recommencer à me mordre la lèvre avec insistance. Je ne savais pas exactement ce que j'avais fait de mal, mais je sentais que le problème tournait à peu près au dessus de mon anniversaire. Je pris une grande inspiration une fois encore, et pris la parole.

-Franchement, j'aimerais un jour savoir à quoi ça rime ces changements d'humeurs. Soufflai-je.

Il ne bougea pas d'un pouce.

-C'est vrai quoi, autant, des fois je peux comprendre que je suis un peu dure, froide, ou n'importe quoi d'autre, mais là je te jure je vois vraiment pas.

Toujours rien.

-En plus, on s'entendait bien non ? Je veux dire, pas de problème ni rien... Alors, franchement, ton retournement de veste... ça me dépasse. Complètement.

Encore rien.

-Et le pire dans tout ça, c'est que j'ai l'impression de savoir ce que c'est... Mais ça me paraît tellement débile que...

-Débile ! Génial ! S'exclama-t-il en se retournant. Tu trouves débile que je ne trouve pas ça normal de ne pas savoir que ton anniversaire est demain. Ah ! Débile. Génial !

-Edward...

-Mais Bella, je croyais qu'on était amis ! AMIS ! Bordel, c'est pas compliqué une petite date d'anniversaire ! Je sais pas, ça me semble normal, logique... C'est... J'ai l'impression que t'en as rien à faire de nous, Bella ! Tu as toujours des réactions à mille lieux de tout !

-Mais Edward ce n'est qu'un anniversaire ! M'énervai-je à mon tour.

-Un anniversaire ? Mais Bella c'est pas le truc... C'est juste que... Rah ! Laisses tomber.

Un léger silence s'en suivit. Doux, calme, refoulé.

-Tu sais quand quelqu'un me dit de laisser tomber, je trouve ça presque plus énervant que quand il me dit de me calmer et que je suis énervée.

Il sourit.

-Je te promet que je pensais pas à mal en faisant ça. Je te jure... C'est juste... le moment... Et puis, mon anniversaire n'a jamais été une date très importante pour moi.

-C'est juste le jour où tu es née... Ironisa-t-il.

J'étais contente de le voir plaisanter. Au moins, il ne m'en voulait plus tellement.

-Ma mère s'évertuait à m'offrir tous les ans un cadeau dont je me fichais éperdument... Robe, jupe... Elle aimait beaucoup les vêtements. Et, elle a finit par me donner de l'argent. Mon père avait commencé dès le début. Ris-je.

-Qu'est ce qui te déplait tellement dans le fait de recevoir un cadeau... marmonna-t-il, en s'asseyant sur un banc.

-Et bien... ça me donne l'impression que les gens croient que je suis avec eux pour ça. C'est comme si ils me devaient quelques choses... Je sais pas, je n'aime pas le principe.

-Pourtant, tu as bien acheté quelque chose à Rosalie, non ?

-Oui, mais c'était juste pour marquer le coup. Et puis, moi je sais que je fais ça par plaisir, pas par devoir.

-Et bien sache que c'est ce qu'on fera tous quand on t'offrira nos cadeaux. Répliqua-t-il.

J'ouvris la bouche, prête à riposter, mais il me fit taire, en plaçant son index sur ma bouche.

-Les étoiles sont jolies ce soir, non ? Éluda-t-il, en souriant.

Je ris.

-Oui, elle le sont. Soufflai-je.

Il se tourna vers moi, une lueur presque sauvage dansant dans ses yeux verts. Je sentais mes entrailles faire des nœuds entres elles, et mon pouls accéléra, comme le matin même. Lentement, très lentement, Edward se pencha vers moi. Je sentais mon cœur battre de plus en plus vite, et le sang affluer à mon visage à une vitesse faramineuse. Ses lèvres toutes proches des miennes... trop proche pour ma santé mentale. Mais qu'es ce que j'en avais à faire après tout ?

-Bee, Ed !! Vous venez on va aller à la boite de nuit du bateau. Mais d'abord, Alice et Rosalie veulent passer par les...

-EMMETT MC CARTY SACHES QUE TU ES UN HOMME MORT ! Rugit Alice.

Prenant soudain conscience de la situation, je me levais d'un bond uniforme avec Edward, et, les joues aussi rouges, je rentrais à pas rapide à l'intérieur. Je n'entendais pas les pas d'Edward derrière moi, et priais pour qu'il n'interprète pas à mal mon départ soudain. « Comment veux tu qu'il l'interprète ? » Grogna Optimiste, déçue, alors que Pessimiste jubilait.

Or, à cet instant là, Pessimiste n'était que toute, toute, toute petite dans ma tête.

J'arrivai à la hauteur de Rosalie, qui poussa un long soupir, alors qu'Alice nous maugréa de venir, en se dirigeant vers les chambres. Elle bougonna et jura tout le long du chemin contre Emmett, alors que Rosalie hochait la tête de droite à gauche, blasée.

-Si il était arrivé ne serait-ce qu'une seule petite seconde plus tard, vous vous seriez embrassé ! A mais quel cas ce mec ! Je plein sa future femme... Grogna Alice, arrivée devant nos chambres.

-Franchement, il n'a pas vu ce que vous faisiez ? Maugréa Rosalie.

-On ne faisait rien du tout. Mentis-je, en baissant les yeux.

-Avoues que tu aimerais vraiment faire ce rien du tout. Lança Alice, dans un sourire entendu.

Toute mon attention fut alors attirée par la poignée de la porte de la chambre, alors que je commençais à essayer de l'ouvrir, avec la carte prévue à cet effet.

-En plus, vu comme t'es partis, Eddy va encore tout interpréter de travers... Soupira Rosalie.

« Je te l'avais dit ! » Accusa Optimiste.

-C'est décidé, on va t'aider Bella ! S'exclama Alice.

-Ouais, ça peu plus durer tout ça ! Renchéri Rosalie.

-Vous sortirez ensemble. Continua Alice.

-On va tout faire pour !

-Mais je ne veux pas moi. Sifflai-je, en me retournant.

-Je croyais que tu aimais Edward ? Répliqua Alice, en relevant un sourcil.

Je baissai la tête.

-Je crois que pour construire une relation, il faut deux sentiments identiques. Or, on en à qu'un. Et je ne veux pas de relation brève, qui ne feront que me rendre plus triste à chaque fois que je me rappellerais de la vérité.

-Mais qui te dis que tu es la seule, Bella ? Souffla faiblement Rosalie.

Je levai les yeux au ciel, et me reportai sur ma porte.

-De toute façon le sujet et clos.

-Oui, nous jouerons les entremetteuse. Acquiesça Alice.

Je grognai, et elle se mis à siffloter.

Rosalie rentra dans sa chambre, alors que je tentais désespérément d'ouvrir la porte de la mienne. Je devais emmètre des ondes négatives qui brouillaient la carte magnétique. C'était toujours pareil dans les hôtel ! Pourquoi avaient ils abandonné les bonnes vielles clés ? Je jurai, et Alice me prit la carte des main, et me l'ouvrit, en secouant la tête. Soudain, nous entendîmes le bruit d'un vase brisé, puis un bruit de chute, suivit d'une silence anormalement lourd, venir de la chambre de Rosalie. Alice sauta sur ses pieds, ouvrant la porte à la volé, et je m'approchais rapidement de Rosalie, assise sur les fesses, les yeux rivé sur le vase brisé.

Elle tremblait. Elle s'accrocha à mon bras, plantant ses ongles dans ma peau sans ménagement, et Alice se pencha pour prendre le petit bout de papier qui persistait au milieu des débris.

-Oh Merde. Jura-t-elle, les yeux écarquillé. Je vais chercher les gars. Garde Rosalie ! S'écria-t-elle, en sortant en courant de la chambre.

J'acquiesçai faiblement, alors que Rosalie sanglotait contre mon ventre. Je caressai doucement ses cheveux, d'une main tremblante, alors que je sentais ses larmes froides percer ma robe. Je tendis la main, tentant d'attraper le petit bout de papier froissé.

Ma chérie, tu m'as manqué...

Je laissais tomber le papier sur le sol, comme brulée, fixant les Passiflores* qui jonchaient le sol, un mauvais pressentiment me paralysant le ventre.


*Passiflores: Fleur de la Passion. Merci, Mr Google... Vous m'avez tout appris !

**Pour ceux qui par le plus grand des hasards n'auraient pas compris: « Okay, on prend rendez vous. »


Voi-li-la...~

Bon, vous l'aurez compris, chapitre assez mou, mais il entraine sur un chapitre plus mouvementé où on en apprend plus sur Rosalie, et... Bella ? ;D

Vous vouliez du rapprochement Bee/Eddy ? Et beeh voila ! Mais c'est pas encore fini, vous vous en doutez...

Je pense qu'on arrive vers la dernière ligne droite de la fiction... Peu être cinq ou six chapitres encore, et je passerais à autre chose... :) L'inspiration se fait dure à venir et puis... Je fourmille d'idées ! Mais rien n'est sur, et j'espère que vous serrez toujours au Rendez Vous... ! Apprenez à me faire confiance, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer... ;D

Ensuite, quelque chose de superbe, enlevez les espaces, ou allez voir sur mon profil, j'ai sautée de joie moi :)
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Sinon, je tiens à dire une chose très importante: Merci. A chaque chapitre, des Favoris en plus, des alertes en plus, des lecteurs en plus... J'aimerais vraiment que vous laissiez tous une petite trace. Même un petit Smiley si vous avez pas le temps... Juste pour me prévenir de votre présence. ça fait plaisir, et ça vous prend même pas une minute. J'adore les longues review, comme certaines font à chaque chapitre, et à qui je me régale de répondre... Mais juste me signaler votre présence, ça me suffirait ! :)

Oh ! Et puis, maintenant que j'y pense, j'ai été absente teeeeellement longtemps, que vous devriez me dire votre façon de penser de Review, non ? ;D


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