Je suis de retour !
Mais pas pour très longtemps...
(Ah, ah, ah.)

Ma Bêta-Reader m'a dit un jour d'un ton énervé, qu'il fallait que j'arrête de juger mes chapitres dans la note d'auteur, ça donnait pas envie de lire. Alors je vais fermer ma bouche, et partir me cacher loin de mon écran...

Sinon, je souhaite avant toute chose m'excuser le plus platement possible ! Vraiment, désolée... .
Je vous ai laissé en plan pendant genre... deux mois ! Alors que je ne supporte pas quand les auteurs que je suis font ça... (X_x) Mais le temps passe à une vitesse inimaginable ! C'est incroyable... J'ai pas le temps de me mettre à mon chapitre qu'on est déjà Vendredi... Et puis, je vous cache pas que mon niveau d'inspiration a fait une chute faramineuse. J'avais plein d'idées... Mais pour autre chose ! Ce qui est assez embêtant en soit. Donc, vraiment, je m'excuse ! Je planche déjà sur le prochain chapitre, et cette fiction devrait ce finir dans quatre ou cinq chapitres. Parce qu'en fait, je me suis aperçu la semaine dernière... Que ma fiction avait plus d'un an ! Vous ne vous rendez pas compte, pour moi, c'est un exploit ! Mais en même temps, quand je vois seulement 14 chapitres, dont seulement 11 vrai... Je me demande ce que j'ai foutus ! ;P

Et, pour terminer ce préambule sur une note plus joyeuse, je vous saute dans les bras en hurlant de joie: 841 REVIEW ! Êtes toujours là à chaque chapitre, et j'ai toujours des nouveaux arrivants... Franchement, merci ! ça me fait plus que plaisir d'en arriver là ! Vous vous sentez capable de passer la barre des neuf cent avec ce chapitre ? :)

Sur ce, Good Reading !


Chapitre 11: ...and in the Problems !

Le calme.

C'était ce qui régnait en apparence sur la pièce. Ce silence était lourd, et les sanglots de Rosalie se coinçaient dans sa gorge, alors que je fixai la porte avec attention, le cœur battant à tout rompre sans jamais s'interrompre. C'était comme si la pièce se refermait en étau autour de nous, comprimant l'air par la même occasion. Je sentais mes bras attaqués par les ongles aiguisés de Rosalie, qui ne devait pas s'en rendre compte. La porte de la suite se rouvrir, et Rosalie jeta un coup d'œil angoissé au nouvel arrivant, comme si elle avait peur de qui allait arriver. Je sentais son cœur battre à deux-cents, et ses yeux effrayés balayaient la pièce avec une rapidité insoupçonnée.

Elle était terrorisée.

Emmett rentra en coup de vent, et s'agenouilla à côté de nous, alors que Jasper prenait Rosalie dans ses bras. Edward discutait dans le couloir avec Alice, et après un ultime coup d'œil à Rosalie, je me levai pour les rejoindre. J'avais l'impression que tout se passait lentement. Comme si un kilomètre me séparait d'eux, alors qu'ils n'étaient qu'à quelques mètres. Le visage guilleret d'Alice était emplis de soucis, alors que celui d'Edward était fermé, froid. Les sourcils froncés, il fixait la moquette sans la voir, les yeux dans le vide.

-Je... soufflai-je d'une voix enrouée, en arrivant à leur hauteur.

Alice et Edward relevèrent en même temps la tête, presque effrayés.

-Qu'es ce qui se passe ? Murmurai-je.

Alice et Edward échangèrent un regard, et Alice tapota l'épaule à Edward avant de rentrer s'occuper de Rosalie, qui était accrochée au tricot d'Emmett en pleurant.

-Edward ? Murmurai-je.

Il prit une grande inspiration.

-Nous pensons... Que ce mot est un message d'un ancien petit ami de Rosalie. Il s'appelait Royce King.

Un seau d'eau froide se répandit dans mon estomac, me laissant pantoise, perdue, apeurée.

« Forks Coofee smile ! », Samedi 14 Février :: 20 heures 04 ~ Rosalie, 15 ans..

Point de Vue de Rosalie.

Si Royce n'arrivait pas dans les cinq prochaines minutes, je partais. C'était décidé.

Je jetai un énième regard à ma coiffure. Alice avait fait des merveilles... Comme à son habitude. Mes cheveux étaient élégamment remonté en un chignon serré. Si seulement Emmett n'avait pas eut la bonne idée de rentrer dans un bataille de polochon ! Ce mec aurait ma mort. Si encore il n'avait pas cet aplomb naturel, et cette persuasion si... « Raaaah ! Sérieusement, pourquoi je pense à lui ?! » Son monologue vif sur les raisons pour lesquelles je ne devais pas aller à ce rendez vous me revint en tête, et je serrai les dents.

Il n'avait aucun droit sur moi. Il n'était personne. A l'instant, je n'y croyais pas du tout, et je n'y ai jamais vraiment cru, mais je désirai m'en persuader. Emmett Mc Carty ne me voulait pas en temps que petite amie, point. C'était un ami. Un très très bon ami. Mais un ami quand même.

Je pris une grande inspiration, et me frottai les tempes. Je ne supportais pas qu'Alice puisse avoir raison. Emmett Mc Carty ne hanterait pas mes pensées durant mon rendez vous de la Saint Valentin avec Royce King ! Comme si elle savait tout, je reçus à cet instant un message d'Alice. Je décidai de ne pas le lire. Elle allait encore plus me prendre la tête, et ce n'était pas vraiment ce dont j'avais besoin à cet instant... Non, vraiment pas !

J'avais besoin... d'Emmett.

« Mauvaise Réponse Rosalie. Mauvaise, mauvaise mauvaise ! » Me répétai-je inlassablement.

J'avais besoin... de Royce ?

Pas vraiment en fait. C'était un grand brun imbu de sa personne... Mais qui était d'assez haut lignage pour ne pas se faire jeter de la maison par mes parents. Et puis, il était... Gentil avec moi. « Et puis il rend Emmett jaloux... » Soupirai-je pour moi même. J'étais la plus stupide des adolescente amourachées que je connaissais. Pire qu'Alice !

-Désolé pour le retard Rosalie ! Lança soudainement Royce, en s'asseyant sur la chaise en face de moi.

-Oh. Marmonnai-je. T'en fais pas, je suis habituée à attendre comme une idiote sur une chaise et à te sourire quand tu arrives comme si rien ne s'était passé.

« Waaw... Quel beau prologue pour la saint Valentin... »

Il sourit d'autant plus, ce qui m'énerva.

-Je suis sérieuse, Royce. Ça ne m'amuse pas de poiroter pendant que tu fais je ne sais quoi.

-Je préparais notre fin de soirée, Rosie. Sourit-il. J'ai fait mon lit...

Et ce crétin me fit un clin-d'œil.

Je me braquai, et croisai mes bras autour de ma poitrine.

-Je ne coucherai pas avec toi, Royce. J'ai quinze ans !

-On s'aime ! Argumenta-t-il, comme toujours.

Et comme toujours, je ne répondis rien.

Que devais-je lui répondre, après tout ? « Et beh moi non, j'aime Emmett, et je sors avec toi parce que c'est un con, et que je veux le rendre jaloux. » Je ne pensais pas qu'il le prendrais très bien. Et puis, il y avait mieux comme réponse.

Me sauvant de ma position délicate, une serveuse d'une quarantaine d'année arriva vers nous, et déposa une rose sur la table, avant de nous demander la commande. Royce lui lança un regard méprisant, avant de soupirer. Encore une chose que je ne supportais plus chez lui: son mépris des autres. Sa famille était assez importante dans le milieu des boites de nuit et casinos, et avait vécu dans un luxe trop voyant et couteux. A moins que ce ne soit moi qui ai trop fréquenté Alice et ses délires sur ce qu'elle appelait « la vie normale ». Oui, ça devait être ça. Après tout, j'avais insisté pour passer ma soirée de la Saint Valentin ici, dans ce petit resto Kitch de Forks, dont la fréquentation moyenne était faite par des couples fêtant leur vingt ans de mariage.

(…)

Je retins un bâillement. Comment pouvait il raconter toujours autant de choses nouvelles sur lui au bout de six mois ensemble ?! Royce rit à sa blague, et je souris, plus pour la forme que par humour. Je retins par la même occasion un soupir, en réalisant que je venais surement de passer la pire saint Valentin de toute ma vie... Ou peu être pas. Après tout, je finirais peut être en vielle aigrie imbue de sa personne, sans mari, et donc sans enfant. Quoi que, la médecine fait des miracles, j'aurais peut être des enfants toute seule...

-Mademoiselle, Monsieur, voulez vous que je vous apporte l'addition ? Sourit la serveuse, en venant vers nous.

-Oui, s'il vous plait. Acquiesçais-je, trop heureuse d'en finir une bonne fois pour toute.

Elle sourit, et alla au comptoir pour chercher le ticket avant de nous le ramener.

-Royce ? Souris-je.

Il serra les dents, et sortit son porte feuille. Il ne croyait quand même pas qu'on allait partager, hein ? Je n'avais jamais vu un gosse de riche aussi radin que lui. Une fois la somme payée, je mis mon manteau, et Royce en fit de même, alors que nous sortions.

-Et bien Royce, merci pour cette soirée. Je te dis à demain.

-Mais elle n'est pas fini, chérie.

J'ignorai le « chérie ».

-On a cours demain, Royce.

-Je te ramène ? Éluda-t-il.

-Edward et Emmett doivent venir me chercher en Taxis. Mentis-je.

Quoi que ce n'en soit pas tellement un, je comptais les appeler. Alice me tuerait si je coupais sa saint Valentin avec Jasper...

-Ma voiture est là, Rosalie. Ça ira plus vite. Sourit il, charmeur.

-Non Royce, vraiment c'est inut...

-Rosalie... me coupa-t-il, en levant les yeux au ciel.

Il sortit les clés de sa poche, et ouvrit sa voiture à distance.

-Tu vas pas les déranger alors que je suis avec toi !

Je soupirai.

-Tu sais où j'habite...

Il sourit, et rentra dans sa voiture en sifflotant, fier de lui. Personnellement, j'avais une envie folle de partir en courant loin d'ici. Loin de lui. Mais je me retins. Il n'allait pas me manger non plus ! Et puis, on sortait ensemble, je ne pouvais pas passer ma vie à l'éviter... Je m'installais dans sa voiture, assaillis par les odeurs fortes et masculines que dégageait cette carcasse qui en jetait plus que ce qu'elle ne pouvait faire. Je n'aimais pas sa voiture. Il faisait toujours vrombir le moteur histoire d'en mettre plein la vue, mais il ne pouvait pas aller à plus de 150 km/h. Tout ce bruit pour rien en somme. N'importe qu'elle voiture pouvait faire ça...

-Mais dis moi Rosalie, pourquoi ne finirions pas la soirée chez moi ?

Je lui lançais un regard plus que noir, et il rajouta rapidement.

-T'en fais pas, il y a mes parents... bougonna Royce.

Ah ! Comme si ses parents changeaient quelque chose...

-Non désolée, Royce. Je suis fatigué ce soir, et demain nous avons cours.

-Allé, Rosalie, c'est la saint Valentin... Une passion comme la notre ne peut te laisser de marbre... A moins que tu n'es pas de cœur !

-Oh Pitié... marmonnai-je, en me rabattant contre la vitre.

-Rosalie, sérieusement, on s'aime, je t'aime, tu m'aimes... Où est le problème ! Je vais commencer à croire que tu me fuis...

« C'est fou comme tu as raison, sur le derniers point... » pensai-je, en levant les yeux au ciel, heureuse de voir les premiers contours de la maison se dessiner dans la nuit.

-Bon, Royce. Insistai-je. Merci pour cette soirée, et à demain.

Il me jeta un coup d'œil, et verrouilla les portes. Je tentai d'ouvrir la mienne, mais c'était peine perdue. Je lui jetai un coup d'œil, en relevant un sourcil, et il s'approcha de moi, enjambant le frein à main pour venir sur mon siège. Ce fut comme si mon estomac tombait en chute libre et mes membres se liquéfièrent. Ce n'était pas la première fois qu'il m'embrassait pourtant. Et certainement pas la dernière je suppose... Mais cette fois, c'était... Étrange. Il s'accrocha à mes lèvres, son genoux entre mes jambes, ses doigts dans mes cheveux, tirant sur mon chignon pour qu'il se défasse. Je le repoussai doucement à bout de souffle, et baissai la tête.

-Je dois y aller, Royce.

-Rosalie... gémit-il, en essayant de se rapprocher de moi.

-Royce arrêtes toi. Sifflai-je.

-Ma Rosalie...

Prise de panique, je lui mis une gifle, et commençai à me débattre. Ma mère me verrait, non ? Et puis, de toute façon, Royce me relâcherait. Oui, il n'était pas méchant. Il était... Royce.

-Pétasse. Jura-t-il, en me lançant un regard noir.

Je me figeai sur mon siège. D'un mouvement rapide, il se mit sur son siège, et partit en trombe de chez moi. Je coupai ma respiration, incapable de dire quoi que ce soit.

-Tu n'es qu'une allumeuse. Une putain d'allumeuse ! Je croyais que tu m'aimais !

-Royce... murmurai-je.

-Moi, je t'aimais ! Hurla-t-il, dément, poussant sa voiture à sa vitesse maximale sur les routes cabossées de Forks.

-Royce, arrêtes cette voiture... murmurai-je, sentant des sanglots naitre dans ma gorge.

-NON ROSALIE ! CETTE FOIS ON VA FAIRE CE QUE JE VEUX MOI ! Beugla-t-il.

Je me recroquevillai sur moi même, tremblante, alors qu'il prenait un virage serré. Il accéléra, et je priai pour qu'il se fasse arrêter par n'importe quel policier qui patrouillait dans le coin pour conduite inconsciente. Finalement, cette voiture allait bien trop vite. Bien trop loin... Soudain, dans un dérapage bruyant, il s'arrêta. La respiration forte, il se rapprocha de moi. Je me plaquai contre la porte d'un geste brusque, alors qu'il tremblait de rage.

-Arrêtes de faire ta sainte-ni-touche, Rosalie. Tu sais aussi bien que moi que tu n'en n'es pas une...

Je commençai à pleurer. Comment la soirée avait-elle pu dériver comme ça ? Il reprit sa position précédent, montant sur mon siège, et je restai figée. Le petit bouton du verrouillage des porte clignotait légèrement derrière lui, et je sautai sur l'occasion. D'un geste rapide, je donnai un coup de poing à Royce, avant de déverrouiller les portes, et de sortir en courant de la voiture. Je l'entendais jurer derrière moi, et hurler.

Je tremblais de tout mon corps. Je sentais le froid entrer dans mon chemisier, et la moiteur de mes larmes coulantes sur mes joues me frigorifiait à cause du vent qui soufflait face à moi. Je trébuchai, et m'étalai dans la boue.

-ROSALIE !! BEUGLA-T-IL. TU N'AS PAS LE DROIT DE ME FUIR !!

Je gémit pitoyablement, et retirai mes escarpin rapidement, pour repartir en courant. Je sentais mes poumons bruler, et la froideur de l'air me comprimait de toute part.

-REVIENS ROSALIE !! hurla Royce une énième fois, alors que je me calais derrière les gradins.

Je pleurais, plus que je ne l'aurai jamais imaginé. Les doigts tremblants, je tentai de saisir mon téléphone. Le message d'Alice clignotait sur l'écran, en lettre bâton: « Happy Valentine's Day. » Un sanglot se coinça dans ma gorge. L'ironie du sort, je présume. Il fallait que je me sorte d'ici. J'entendis Royce, autour des gradins, que je venais d'identifier comme ceux du terrain de sport de la ville. Retenant ma respiration, je pressai le bouton d'appel sur Emmett. Il répondit à la seconde sonnerie.

-Allo, Rosalie, c'est moi Edward, Emmett ne t'adresse plus la parole.

Un autre sanglot se perdit dans ma gorge.

-Edward, aides moi... murmurai-je piteusement.

-ROSALIE ! JE SAIS QUE C'EST TOI ! RÉPONDS ROSALIE !! TU NE POURRAS PAS FUIR ÉTERNELLEMENT !

-Rose ! Siffla Edward. Qu'est ce qui se passe ?!

J'entendis un bruit sourd, et Emmett arracha le combiné des mains d'Edward.

-ROSIE ! Hurla-t-il. Qu'es ce qui se passe ?!

-Emmett... Sanglotais-je. Je... Je suis au terrain de sport... Royce... Il est...

-JE T'ENTEND ROSALIE ! TU NE POURRAS PAS M'ÉCHAPPER INDÉFINIMENT !!

-Royce est devenu fou !

-Reste où tu es Rose, on arrive ! Siffla Emmett.

-Oui... murmurai-je.

-ROSALIE !!!

Je raccrochai, et me mis en boule dans un coin sombre sous les grands gradins de fer. J'avais peur. Plus que tout à cet instant. Et il ne semblait jamais s'arrêter. Il continuait, encore, et encore, et encore... Lentement. Très lentement... Alors que tout cela était arrivé si vite. Je ne sais pas combien de temps ça a mit. Dix minutes... Cinq... Une... Vingt...

Mais Royce m'a retrouvé.

-Tu es là. A-t-il lâché, en me voyant à travers les bancs.

Soudain, je me suis sentie vide. Vide, et effrayée. J'ai rampé sous les bancs, essayant de rentrer les plus profondément possible, et je l'entendais derrière moi. Il jubilait. Il aimait ça. C'est alors que je sentis sa main dans mes cheveux. Il m'avait rattrapé. Comme une hystérique, je lui assénait coup de pied sur coup de pied, qui ne semblait jamais le ralentir. Essayant de me faufiler sous les gradins, je parvins presque a en sortir. Boueuse, effrayée, j'avais les tympans qui sifflait, les poumons en feux... Je tremblais de tout mon corps... Mais plus aucun signe de Royce. Je me relevai doucement, regardant tout autour de moi, priant pour qu'Emmett arrive le plus vite possible.

-Je te tiens. Murmura alors la voix mesquine et puissante de Royce, derrière moi.

Je me figeais, et il me saisit par les cheveux, avant de me gifler. Je tombai sur les fesses, et tentais pitoyablement de fuir, entendant son rire se répéter dans mes oreilles.

J'avais peur.

Plus que tout à cet instant.

Je ne sentais plus rien. Ni le vent, ni la moiteur de mes larmes, ni plus rien dans mon corps. J'étais comme paralysée. Vide...

Perdue.

Finalement, j'abandonnai. Tout. Me recroquevillant en boule sur le sol. Sale, tremblante. Je priais pour qu'il me laisse comme ça. Mais il ne le ferait pas. Lentement, il s'est penché, et a commencé à me caresser les cheveux. Calmement. Comme si tout allait bien. Comme si il n'y avait aucun problème, et qu'il n'y en avait jamais eut... Puis, il saisit mon visage, et tenta de m'embrasser.

-ROSALIE ! Hurla alors la voix d'Emmett, tout proche. Je me figeai.

Emmett ?

-ROSE ! Hurla Edward.

Edward...

Soudain, le poids de Royce disparut, et j'entendis son gémissement plaintif, à côté de moi. J'entendis mon nom, murmura plusieurs fois, puis je sentis les mains d'Emmett, avant de ne plus rien sentir. De ne plus rien voir.

Retour dans le présent ~ Anniversaire de Rosalie sur le bateau.

Point de vue de Bella.

-Oh mon dieu. Murmurai-je. Elle... Elle n'en a gardé aucune séquelle ?

-Non. Murmura Edward.

-Oh mon dieu...

Je jetai un regard par dessus mon épaule à Rosalie, toute recroquevillée sur elle même dans la chambre.

Le souvenir du Week End a New York, avec Rosalie dans l'ascenseur me revint en mémoire.

-C'est... Pour ça qu'elle est claustrophobe ?

-Oui. Murmura Edward. L'épisode de la voiture l'a traumatisé. Elle est allée voir un psy... Curieusement, elle aime toujours autant les voitures. Elle aime les retaper, les modifier...

-Rosalie fait de la mécanique ? Murmurai-je.

-Oui. Répondit Edward, étonné.

-Tu ne le savais pas ?

-Non.

-Elle adore ça. Sourit-il.

Je jetai un coup d'œil à Rosalie, et souris.

-Ça lui correspond bien.

-Ne la prend pas en pitié. Murmura Edward. Elle avait réussit à s'en sortir. Elle allait mieux. Il faut qu'elle continue à sourire. Il le faut.

Je me tournai vers lui, les sourcils froncés.

-Je ne compte pas la prendre en pitié. C'est une femme forte. Et j'avoue que je l'admire de rester elle même, même après tout ça...

Edward sourit.

-Oui, Rosalie est une femme forte. Mais je ne sais pas si Royce ne va pas la détruire à tout jamais à ce train là...

-Ce n'est pas la première fois qu'il revient à la charge ?

-Non. Murmura-t-il. Il l'a harcelé pendant plus de six mois, avant que la Milice de Jasper ne le retrouve et qu'il ne s'échappe de justesse. Grogna Edward.

-Elle...

-Elle allait bien après. Mais je ne sais pas si il ne vient pas de donner le coup de grâce.

Un léger silence s'imposa, et je regardai Rosalie, assise sur le lit à côté d'Alice, en train de se moucher, riant à travers ses larmes à je ne sais quelle bêtise d'Emmett.

-Non. Rosalie se reconstruira toujours, qu'importe le nombre de fois où on la détruira. Parce qu'elle sait ce qu'elle veut. Elle sait ce dont elle a besoin. Elle sait qui elle est.

Edward me regarda en souriant, avant de m'entrainer par la hanche dans la chambre. Un silence de mort s'insinua alors peu à peu dans les moindres recoins de la pièce. Et je n'aimai pas ce silence. Il durait une éternité, factice et doux, nous laissant dans une atmosphère pesante et qui nous prenait aux tripes avec facilité. On était tous assis en rond, Rosalie, un mouchoir à la main, les yeux rosis d'avoir pleuré plus qu'elle ne voudrait jamais l'avouer. Emmett fixait le sol, avec une manière qui ne lui était tellement pas propre... Il ne ressemblait plus à Emmett Mc Carty. Plus à une ombre, flou, folle, rageuse. A côté de moi, Edward ressemblait plus à un hyperactif qu'autre chose. Il ne cessait de jeter des coups d'œil dans tous les sens, soupirant, dévisageant tout le monde, puis re-soupirant. Jasper se contentait de caresser lascivement les cheveux d'Alice, lovée contre son torse, fixant Rosalie de ses petits yeux ternes.

-J'ai besoin d'action. Coupa finalement Rosalie.

-Fais le tour de la chambre en courant, et reviens t'assoir. Répondit Edward.

-Bel Humour, Mansen. Siffla Rose, avec son petit regard noir qui lui allait si bien.

Mieux que celui rougis par les larmes en tout cas...

-Il a raison, Rose, avec l'autre con dans les parages, il vaut mieux rester prudent. Répondit Emmett, d'une voix calme, qui semblait renfermer beaucoup de chose.

-Alors quoi ? Je vais arrêter de vivre parce qu'un abrutit me harcèle ?!

-C'est l'idée. Répondit-il du tac-au-tac.

-C'EST HORS DE QUESTION ! Rugit elle, en se levant d'un bond, furibonde. Réfléchis à ce que tu dis Emmett... Siffla-t-elle dans un murmure sec.

-C'est ce que je fais Rosalie. Répondit-il, en se levant, lui faisant face de toute sa hauteur. C'est toi qui ne réfléchis pas sur ce coup là !

Rosalie sembla rendre les armes quelques instants, avant de se retourner, les poings serrés.

-C'est mon anniversaire. Répondit-elle, dans un sifflement proche du hurlement. Je n'aurais pas dix-huit ans tous les jours, et c'est pas lui qui va me pourrir la vie, Emmett.

D'un geste rapide, elle saisit un gilet qui trainait sur le canapé, et commença à sortir de la chambre.

-Où tu vas, Rose ? Murmura Emmett, blanc comme un linge.

-Me balader. Si je trouve Royce, je vous l'envoi. Répondit-elle, en ouvrant la porte, sans même se retourner.

-Rose... Bégaya Emmett, en se dirigeant vers elle.

D'un geste sec, elle claqua la porte, Emmett sur les talons.

Très lentement, Alice se releva de l'emprise de Jasper, et commença à marcher autour du lit central.

-Rose a raison. On doit continuer normalement... Pour elle.

-On est pas dans une situation normale, Alice. Se borna Edward, en serrant la mâchoire.

-Oh Pitié Edward ! Si tu n'approuves pas, fais le au moins pour Rose ! C'est important pour elle de se dire qu'elle n'est pas dépendante de ce que fait Royce. On lui doit bien ça...

-Je suis de l'avis d'Alice. Murmurai-je.

Edward se tut, tête baissée, et les sourcils froncés.

-Je suis d'accord avec toi, Edward. Soupira Jasper, en se levant. Mais Alice a raison, nous devons le faire. Pour Rose.

Edward soupira très longuement, passa une main dans ses cheveux, et acquiesça.

Pour Rose. C'était son anniversaire, et elle ne méritait pas qu'il soit gâché par un enfoiré qui l'avait déjà fait suffisamment souffrir comme ça.

(…)

-EMMETT MC CARTY ! Lâches moi ! Beugla Rosalie. MAINTENANT !

-Désolé ma Rosie, mais c'est une option que je n'envisage... pas.

Je ris, et Edward hocha la tête de gauche à droite, désolé. Comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, Emmett venait de prendre Rosalie en poids, alors qu'elle était sagement allongée sur un transat du pont supérieur, juste à côté d'Alice et Jasper -allongé en sac de nœud- pour la balader sur le pont.

-Jettes moi dans la piscine, et je te promet que je te jette par dessus bord, histoire que tu visites les fonds marins ! Siffla-t-elle.

-Ooooooh ! S'exclama soudainement Emmett, en changeant radicalement de sens, allant vers la balustrade du paquebot.

Dans un grand rire, il pencha le buste en avant, laissant une Rosalie tangente au dessus du bord. Elle jura en trois langues différente, avant de pousser un cri déchirant, couvrant le rire d'Emmett.

-POSE MOI A TERRE ! Hurla-t-elle, en bégayant.

-Poses la Emmett... Soupira Jasper, en riant.

Emmett la déposa sur le sol, et elle partit d'un pas rapide et hachuré vers nous, s'éloignant le plus possible du bord, et d'Emmett. Elle se recoiffa d'un geste nerveux, blanche comme un linge, avant de s'assoir entre moi et Edward sur le transat.

-Tu veux me tuer, Emmett ? Murmura-t-elle, un main sur le cœur. Imagines que tu m'aies lâché !

-Quoi, tu n'as pas confiance en moi ? Lança-t-il, en souriant.

-Pas quand tu me fais basculer par dessus bord ! Siffla-t-elle.

-Tu me déçois ma Rose. Bougonna-t-il, en s'asseyant sur un transat vide.

Rosalie le fusilla du regard, puis leva les yeux au ciel.

-Bon, on avait pas dis qu'on faisait une patrouille sur le bateau, vite fait ?

-Je croyais que vous aviez mis l'équipage au courant ? Demanda Rosalie.

-Oui, mais ça coute rien de jeter un petit coup d'œil. Ça va nous prendre une demi-heure, une heure à tout casser... Soupira Jasper.

Il tenta de se lever de l'emprise d'Alice, et celle ci l'embrassa sur le nez, avant de se lever d'un bond.

-Allez-y, on va vous attendre au bar panoramique.

-Toute seule ? Lança soudainement Emmett.

-On sait se défendre. Lançai-je, et Alice releva un sourcil. Quoi ? Demandais-je.

-Tu sais te défendre ? Permets moi d'en douter... Tanya n'a fait qu'une bouchée de toi, tu te rappelles ?

Je serrais les dents.

-C'est une très mauvaise idée. Trancha Edward. Seules ?

-Il faut que quelqu'un reste avec elles. Renchérit Jasper.

-Il y aura le serveur... répliqua Rosalie.

-C'est pas suffisant ! Grogna Edward.

-Très bien, alors qu'es ce qu'on fait ? On patrouille tous ? Demandais-je, lasse.

-Non. Répliqua Jasper, catégorique.

-Je vais rester avec elle. Répondit Emmett. Ça sera plus prudent, non ?

Les deux autres acquiescèrent, et Alice eut un rire ironique et outré.

-J'adore votre confiance en nous.

-C'est pas question de ça, Alice... Soupira Jasper. Mais...

-C'est bon, laisses tomber. Bon on y va à ce bar ? Coupa-t-elle, en prenant la route vers la grande terrasse vitrée.

Jasper leva les yeux au ciel, et partit en bougonnant, Edward sur les talons. Emmett passa devant Rosalie, la tête haute, boudant de manière plus que ostentatoire, prenant bien soin de montrer qu'il était vexé par le fait que Rosalie ait dit ne pas lui faire confiance. Cette dernière soupira, hochant la tête, blasée, et me fit signe de la suivre.

Le salon panoramique, était une grande pièce, très élégante, et toute vitrée. Alice se laissa tomber sur un gros pouf rose-bonbon, et Rosalie en fit de même sur un vert fluo. Je m'assis sur la banquète, juste à côté d'Emmett, qui boudait. Un petit silence s'installa, et Rosalie le coupa, énervée.

-Arrête de me bouder, Emmett. Siffla-t-elle.

-T'as pas confiance en moi ! Répondit ce dernier.

-Emmett ! Répliqua-t-elle. Tu m'as pendue au dessus du vide ! Du vide !

-N'empêche ! Je suis sure que ça serait pareil pour n'importe quoi d'autre...

-Comme ? Défia Rosalie.

Emmett la sonda du regard, les yeux plissé.

-Tu boirais sans rien dire ce que je te donnerai ?

-Surement pas ! Répondit sans réfléchir Rosalie.

Emmett s'enfonça encore plus dans son siège.

-C'est pas ce que je voulais dire ! Rajouta rapidement Rosalie. J'ai les idées embrouillées, là.

-M'ouais...

-Emmett, faut la comprendre aussi... Tempéra Alice. Moi non plus je te ferai pas confiance pour boire ce que tu me donnerais aveuglément. Bella non plus d'ailleurs.

-Quoi ? Siffla Emmett.

Cette fois, ce fut mon tour d'argumenter.

-Tu es assez... Impulsif et blagueur, alors...

-Toi non plus Bella ? Lança-t-il, les yeux ronds.

Je baissai la tête.

-Bande de traitresses ! Grogna-t-il, en se levant d'un bond.

-Non, en fait c'est pas vrai, on te fait toutes super confiance ! Lança soudainement Rosalie, en se levant aussi.

-Menteuse. Bougonna-t-il.

-Si, si ! Rajouta-t-elle. D'ailleurs, on va te le prouver. Va chercher une boisson au pif, on va te la boire cul sec !

-Ah bon ? Marmonnai-je, et elle me lança un regard assassin.

Tout content, Emmett se dirigea vers le bar, et discuta avec le barman.

-Tu as perdus la tête ! Siffla Alice.

-Je bois pas ce que va demander Emmett, moi ! Renchéris-je.

-Oh si que vous aller le boire... Je ne veux pas qu'Emmett me fasse la tête ! Pas aujourd'hui...

-Alors roule lui une pelle, vous serez tous les deux moins frustrés, et on vous aura pas dans les pattes ce qui n'est pas plus mal.

Rosalie devint rouge pivoine, et Alice la fixait de son regard perçant sans sourciller.

-Là n'est pas la question. Éluda-t-elle. Tu vas boire ce truc Alice, quoi que se soit. Et toi Swan, c'est pareil. Cracha Rosalie, en pointant un doigt accusateur sur nous à tour de rôle.

-Mais Rose... Me plaignis-je, alors qu'Alice rendait les armes, avachie sur le pouf.

-La ferme Swan. Me coupa-t-elle.

Alors, je me tus.

Que faire d'autre face à Rosalie, après tout ?

Emmett revint rapidement, trois verre à la main, et il nous les tendis. Il souriait beaucoup trop pour que son mélange soit honnête, et j'échangeai un regard inquiet avec Alice. Rosalie inspira, et bu le verre d'une traite. Une fois cela fait, elle pris une grande inspiration, et sourit, visiblement franche:

-Mais c'est super bon, en fait !

-Beh ouais ! S'exclama Emmett, comme si ça coulait sous le sens.

Je lançai un ultime regard à Alice, cherchant du courage, et elle en fit de même. Nous avalâmes ça d'une traite. Sucré. C'est tout ce que je retenais de cette boisson. Ainsi... Qu'une envie de sourire. Je sentais une vague de bien être me brouiller la tête, et le sucre me brûla légèrement la gorge, avant de disparaître. Rosalie avait raison: c'était très bon.

-J'en re-voudrais bien un ! S'exclama Rosalie.

-Moi aussi. Acquiesçais-je.

-Ouais ! Confirma Alice.

-Vous voyez, vous avez eus raison de me faire confiance !!

La bonne blague.

(…)

J'en était à combien de verre ? Cinq ? Six ? Dans ces eaux là, je suppose. Et je me sentais incroyablement bien. A côté de moi, Alice et Rosalie étaient hilare, à propos de je ne sais quoi. C'était amusant de les voir rire comme ça. Je me mis à rire sans trop comprendre pourquoi. Et puis, le fait de rire sans savoir pourquoi me fit rire d'autant plus, me faisant rentrer dans une abominable chaine, qui me donna mal aux côtes. Ajoutant à ça la vision d'Emmett en double ou triple, ça dépendait des moments, et je ne mis pas longtemps à rire comme elles.

-Un autre verre, Emmett ! Se plaignit Alice, au bout d'un moment, en tendant le verre à pied avec magnificence.

-Moi aussi alors ! Bougonnai-je, entre deux rires.

-Et moi, et moi, et moi, Emmy-chérie ! S'exclama Rosalie, en souriant, vidant cul sec son verre, encore plein par je ne sais quel miracle.

Elle tenta de le reposer sur la table, mais la rata, et il s'écrasa sur le sol. Nous nous mîmes alors à rire d'autant plus, avant de nous rappeler que nous avions soif.

-Alors, Emm', on peut avoir à boire ? Demandai-je, en faisant la moue à Alice.

-Euh... Bah c'est que... Edward et Jasper vont me tuer là... Marmonna-t-il, en changeant sa jambe d'appui.

-T'en fais pas, on a confiance en toi, tu nous sauvera de leur colère ! Rigola niaisement Alice.

Je ris avec elle, et Rosalie nous suivi.

-Allé mon Emmy-Chéri-a-moi... Sourit Rosalie, en l'enlaçant tendrement, passant son bras autour de son épaule.

-Mais, Rosie, ça fait six verres... Marmonna Emmett, décontenancé.

-C'est pas comme si c'était de l'alcool, non plus. Rajouta Alice.

Emmett blêmit.

-Euh... Non... Bien sur.

-Et beh tu vois ! S'exclama Alice, avant de tomber de son pouf en riant.

-Mais qu'est ce que vous avez à rire comme ça ? Demanda soudainement la voix de mon Edward derrière moi.

Je me tournai d'un bon.

-C'est Edward ! M'écriai-je, souriante.

-JAZZY !!! Cria Alice, en titubant jusqu'à Jasper, jusqu'à tomber dans ses bras par manque d'équilibre.

Elle éclata alors d'un rire cristallin, et je la suivis, hilare.

-Elles sont saoules ! S'exclama Edward, accusateur.

-Bien sur que non ! Répondit Rosalie, en croisant les bras. On a juste bu ce que nous a donné Emmett.

-Emmett ! Siffla Jasper.

-Mon Jazzy !! Roucoula Alice, en s'accrochant à son cou pour l'embrasser. J'adore quand t'es en colère... ça te donne un petit côté... Hummm~ ! Pas vrai Bella ? Je demande pas à Rose parce qu'elle va me dire non.

-C'est vrai que Jasper est vraiment canon en colère... Acquiesça Rosalie. Mais rien ne vaut Emmett en train de faire du sport. Ajouta-t-elle, en hochant la tête, appréciatrice.

-Rien de vaut Emmett en train de faire du sport. Répéta Alice, en imitant la voix de Rosalie.

Je me mis à rire.

Je jetai un rapide coup d'œil à Emmett, qui sembla soudain oublier sa mine soucieuse, et regarda Rosalie en souriant, intéressé. Mais il se stoppa vite face au regard noir d'Edward, qui devait lui signifier de ne pas la ramener. Soudain, le sol sembla se rapprocher de moi, et Edward me rattrapa de justesse. J'étais peut être saoule, finalement... C'était pas les sensations que me décrivait ma mère quand elle revenait avec la gueule de bois le lendemain matin ? Qu'es ce qu'elle faisait déjà pour vérifier si elle était saoule ? Un truc avec les doigts... Je me mis à regarder mes mains, en les faisant tourner, histoire de voir si je n'avais pas une illumination soudaine.

-Bon je crois qu'on va s'arrêter là. Coupa Edward, en se pinçant l'arrête du nez.

-Ah ! Accusa Alice. Edward est vexé qu'on l'ait pas cité dans les mecs canons... Bella, dis lui toi que c'est lui que tu préfères, il sera content.

Il se tendit comme un arc, et grogna à Alice de la fermer, avant que Jasper n'attrape Alice, lui couvrant la bouche pour la faire taire.

-Bon, je crois qu'on va s'arrêter là. Grogna-t-il. Edward, tu t'occupes de Bella.

« Bonne chose ! » Pensai-je, en oubliant mes mains pour un moment.

« Très, très bonne chose... » souffla Optimiste.

« Mauvais, très mauvais... » Siffla Pessimiste.

Le seul problème pour elle, c'est que je n'avais totalement rien à faire de ce que pensait Pessimiste.

-Emmett, tu peux t'occuper de Rosalie sans empirer le problème ? Lança froidement Jasper.

Emmett bégaya quelque chose, que je n'entendis pas: Edward s'était tourné vers moi. A pas rapide, il s'avança vers moi, et je reculais le plus vite possible, rentrant dans une table et faisant tomber quelques chaises au passages. Je grimpais alors sur la table, et pointais Edward du doigt: je venais d'avoir une illumination soudaine.

-Vous allez nous faire dormir ! Crachai-je.

-Oui, c'est l'idée. Marmonna Edward, la mâchoire serrée. Descends de là !

Il avait dit ça d'une manière tellement détaché et blasée, que je fus vexé de le voir aussi peu étonné que j'ai compris si vite.

-QUOI ? Hurla Alice.

D'un bond, elle alla se réfugier derrière le comptoir.

-Tu m'as trahis Jasper !

Rosalie gloussa et s'assit sur le canapé, rieuse. Emmett ne fit rien pour la relever, lui ! A pas lent, Jasper avança jusqu'à Alice, jurant dans sa barbe. Face à moi, Edward recommença à me parler, et je me re-concentrai sur lui, histoire de comprendre ce qu'il me disait. Ou sur eux, plutôt, étant donné que deux Edward se trouvaient face à moi. Ils semblaient tous les deux énervés. Déjà, énerver un Edward était assez énervant en soit, alors deux...

-Tu es énervé contre moi. Bougonnai-je, en m'asseyant en tailleur sur la table.

-Ne dis pas de bêtise. Répondit-il avec mauvaise humeur. Viens ici.

-Si ! Tu es même furax... Soupirai-je.

Soudain, une idée se fraya un chemin dans le brouillard de ma tête.

-Si je descend, tu ne seras plus énervé contre moi ? Demandai-je, pleine d'espoir.

-Mais je suis pas énervé ! Siffla-t-il.

Voyant mon manque de réaction, il expira longuement.

-Okay, si tu descends je ne serais plus énervé contre toi.

Ce qui me fit extrêmement plaisir. Je sautai alors de la table, atterrissant sur Edward, qui me rattrapa in-extrémis.

-Mais fais attention ! Tu aurais pu te tuer ! Siffla-t-il, avec hargne.

-Tu es encore énervé... Boudai-je.

Devenant alors à mon tour énervée, je m'assis sur un fauteuil, les bras croisés, prenant bien soin d'éviter son regard. Je sentais son regard me bruler la joue de la manière la plus douloureuse qui soit, et il prit une profonde inspiration, s'approchant de moi. Il se mit à croupis juste devant moi, et soupira.

-Je suis désolé, Bella. Promis je le ferais plus. Tu veux bien venir avec moi ? Demanda-t-il, en plantant ses iris dans les miens.

J'essayais de faire naitre un petit suspense.

-Comment tu veux que je dise non quand tu me regarde comme ça ! Rigolai-je, en le serrant dans mes bras. Je t'aaaadore, Edward.

Et je l'embrassai dans le cou.

Il se figea, et se releva d'un bond, me relevant par la même occasion. Ses mains me prirent par la hanche, et il me recula doucement en soupirant.

-Alors, on y va ? Proposa-t-il, en souriant faiblement.

-Okay !

Il me tendit la main, et je la pris avec joie. La main d'Edward était grande, chaude, et elle serrait la mienne avec... merveille. J'aimais cette sensation. Et j'aimais Edward aussi. Je jetai un coup d'œil à Alice qui fuyait Jasper en courant dans la salle, et ris. Edward me tira plus rapidement hors de la salle. Il avançait à grand pas, et j'avais du mal à accorder mes foulées dans les siennes. Quand ma réflexion de plus tôt me revint à l'esprit.

-Emmett nous a donné de l'alcool ? Demandai-je, et il se tourna vers moi.

-Oui. Dit-il après un instant de silence.

Je me mis à glousser.

-Charlie va me tuer, si jamais il est mis au courant !

Comme il ne répondait rien, je continuais sur ma lancée.

-C'est quoi le test pour savoir si on est saoul ?

Il me jeta un regard par dessus son épaule, et plissa le nez.

-C'est ma mère qui me l'avait appris ! Avec les doigts...

Je lui fis tourner mes doigts devant le nez, et lui donnai un coup dans l'œil. Il se recula d'un bond, et se massa l'œil en jurant.

-Ooooooh mon dieu je suis désolée Edward !! M'écriais-je, en me précipitant sur lui. Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon...

-Ça va, ça va... marmonna-t-il.

-Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée ! Répétai-je. J'essayai d'engager la conversation... Vraiment Edwa...

-C'est bon Bella, ça va. Me coupa-t-il. Ça va...

-Sur ? Ça m'embêterai qu'on doive te retirer l'œil à cause de moi...

Il rit. Ce qui m'énerva profondément. Pourquoi se moquait-il de moi, encore ? Mais son sourire me fit penser à autre chose, et je récupérai sa main, en le tirant à mon tour vers les chambres.

-Bella ? Lança-t-il au bout d'un moment.

-Hum.

-Pour vérifié si tu es saoul tu récites l'alphabet, ou tu opposes ton pouce à chacun de tes doigts.

-Oh ! Oui c'est ça ! C'est ça qu'elle faisait le soir sur le canapé quand je lui apportai son cachet...

Je regardai alors mes mains. Je passai de cinq doigts à neuf. Ça s'annonçait plus dur que je ne le croyais... Au moins, je n'avais qu'un seul pouce. Je tentais l'expérience, sans trop de succès, plusieurs fois, avant d'abandonner en arrivant devant la porte de la chambre d'Alice, où on devait tous aller dormir par choix stratégique que je n'avais pas compris. Edward ouvrit la porte à l'aide de la saleté de carte magnétique qui ne marchait pas avec moi par je ne sais quel système stupide, et me poussa à l'intérieur.

-Edward ?

Il se tourna vers moi.

-Je... Je me sens pas bien...

-Tu dois commencer à perdre les premiers effets de l'alcool. Couches toi, je vais t'amener un cachet.

Je m'exécutai sans rien redire, le sang battant dans mes tempes, et tout autour de moi commençant à devenir relativement flou. Je marchai doucement jusqu'au lit, vaseuse, et titubai pendant quelques mètres, avant de m'écraser sur le lit. J'enfonçais ma tête dans l'oreiller, et inspirai profondément. J'espérais qu'Edward allait vite revenir. Très vite...

-Bella ? Murmura-t-il. Tiens.

Je me relevai tout doucement, et avalai cul-sec le verre, avec une impression de déjà vu. J'avais fait ça je ne sais combien de fois cette soirée.

-Il est plutôt rapide à agir. Murmura Edward.

-Hum... me plaignis-je, en m'allongeant à plat ventre. Quand je me sentirai mieux, je suppose que je serais très énervée contre Emmett ? Marmonnai-je. A chaque fois, ma mère en voulait à Phil. Je ris. Elle disait que c'était toujours sa faute... Ma mère était plus joyeuse avec Phil qu'avec n'importe qui d'autre ! Pourtant elle en a eut plein des copains avant lui. Matt, Andrew, Pitt... Mais elle ne restait pas très longtemps avec eux. Elle les a enchainé jusqu'à mes huit ans... Et elle a rencontré Phil. Il était gentil, Phil... Mais je pouvais pas rester avec lui après... tout ça.

Je relevai les yeux vers Edward. Étrangement, il était toujours en face de moi, et il me fixait de ses deux yeux verts abominablement séduisants.

-Je t'ennuie ? Demandai-je, en fronçant les sourcils.

-Non. Répondit-il, en s'asseyant à côté de moi. Pas du tout.

-Tu me fais penser à ce que je disais à Jacob quand il me racontait ses histoires de baseball. Il me demandait si il m'ennuyait, je lui disais non, mais en fait oui. Boudai-je, en le regardant par dessus mes cils.

-Oui, mais moi je ne te ment pas.

-Vrai ?

Il rit, et hocha la tête de gauche à droite en souriant.

-M'ouais, je suis pas tout à fait sure de ce que tu me racontes... Marmonnais-je, avant de me renfoncer dans le coussin.

-Et bien tu as tord. Soupira-t-il. Tu as mal à la tête ?

-Quand tu bouges trop je te vois flou et... ça me donne mal à la tête.

-Désolé. Murmura-t-il. Je vais faire attention.

Doucement, il glissa sa main jusqu'à mes cheveux, et comment ça à me caresser la tête avec lenteur. Petit à petit, il se rapprocha légèrement de moi, avant que je ne me cale contre son torse. D'abord hésitant, il finit par chantonner je ne sais quelle musique. Je me laissais envahir par une sorte de calme relatif, sentant le sang dans ma tête passer de manière moins douloureuse qu'à la base.

-Edward ? Murmurai-je finalement, au bout d'un long moment de silence, la voix enrouée.

-Oui, Bella ? Souffla-t-il doucement.

Je gardai le silence durant quelques instant, pas sure de vouloir continuer. Il allait surement le prendre mal, non ?

-Bella ? Demanda-t-il, cette fois un peu plus perturbé.

-Tu... Tu...

« M'aurais embrassé si Emmett n'était pas arrivé cet après midi ? » finis-je mentalement. Je n'arrivais pas à sortir cette phrase de ma bouche. C'était juste... ça ne collait pas. J'avais envie de le dire, plus que tout. Mais... Une partie de moi se retenait. Je ne voyais pas pourquoi, mais elle le faisait.

-Bella ? Répéta-t-il, cette fois soucieux, en se relevant légèrement.

-Tu sais que t'es mignon toi aussi, hein ? Éludai-je, avec intelligence.

Ou peut être pas autant que je le pensais sur l'instant vu son regard à cet instant.

-Qu'es ce que tu racontes Bella ? Marmonna-t-il.

-Tout à l'heure, Alice à dit que tu étais vexé parce qu'elles avaient toutes les deux dis qu'Emmett et Jasper étaient canons... Expliquai-je, en levant les yeux au ciel. Alors je te dis de pas t'en faire: moi je te trouve mignon.

Il ne bougea pas d'un pouce.

-En plus, j'ai pensé ça dès que je te suis rentré dedans dans le couloir... Je crois même que je t'ai comparé au tableau d'Apollon. Je ris, et il ne bougea toujours pas. En fait, le mieux, je trouve que c'est tes yeux. Il baissa finalement son regard sur moi, les sourcils froncés.

Lentement, histoire de ne pas lui faire encore une fois mal, j'approchais mes mains de son visage, lentement jusqu'à ses yeux, et je caressais doucement sa paupière.

-Sinon j'adore tes cheveux ! Ris-je, en ébouriffant légèrement quelques unes de ses mèches.

Il eut un petit instant de silence, avant de sourire légèrement et de m'embrasser juste sous l'œil, sur la pommette en souriant.

-Merci, Bella. Murmura-t-il. Toi aussi, tu es magnifique.

Je ris sottement, et il recommença à me caresser les cheveux.

-Alec me l'a déjà dis, mais je préfère quand c'est toi. Souris-je.

Il parut se tendre au début, avant de m'embrasser au sommet du crâne.

(…)

Bam ! Pulsation sanguine, puis violente sensation dans la tête.

Un ronflement, qui résonna dans ma tête.

Bam ! Pulsation sanguine, puis violente sensation dans la tête.

Un ronflement, qui résonna dans ma tête.

Bam ! Pulsation sanguine, puis violente sensation dans la tête.

Un ronflement, qui résonna dans ma tête.

Bam ! Pulsation sanguine, puis violente sensation dans la tête.

Un ronflement, qui résonna dans ma tête.

Ce schéma horrible et long devait se répéter depuis plus d'une heure je suppose. Ça plus les aller-retour sans fin d'Alice, des toilettes au lit que l'on partageait à trois. « Qu'on me tue... » Pensai-je, agonisante dans le lit. Rosalie se tourna en psalmodiant, et Alice revint se coucher.

-Vous allez bien ? Marmonna Jasper, la voix pâteuse.

-Parles plus doucement... Grogna Alice.

-Non... me plaignis-je, en écrasant un oreiller sur ma tête.

-C'est à Emmett que tu demanderas ça quand j'aurais mis la main sur lui... Promis Rosalie.

« Emmett... » Jurai-je mentalement. Les souvenirs de la soirée me revinrent en mémoire, de mon rire incontrôlé avec Rosalie, aux petites révélations que j'avais fais à Edward. « Merde, Merde, Merde, Merde ! » Jurai-je un nouvelle fois, le sang battant encore plus vite et fort dans mes tempes.

-Je vais tuer Emmett Mc Carty. Sifflai-je.

-Il aura droit à une mort lente, et douloureuse. Renchéris Rosalie, bien qu'elle ne comprenne pas le sens exact de mes paroles.

-Paaarlez moins fort... se plaignit Alice, alors que j'entendais Jasper se lever.


Voilaa ! :)

Alors, pour commencer cette note de fin:

~Je n'ai jamais pris de cuite, alors vous n'imaginez pas comment ça a été dur de raconter tout ça ! Désolé si je n'ai pas bien décrit, ou si mon récit sonne "enfantin"... Je n'arrivais pas à corriger ça !

~Je rame, je rame, je rame, il faut vite que je termine cette fiction, avant de tomber en pane d'inspiration !!

Bon, maintenant je peux continuer ! ;P
J'espère que ce chapitre vous a plu ! Moi ce que j'ai préféré, c'est le passage avec Edward dans la chambre. J'ai essayé de m'amuser en l'écrivant. Je vous l'accorde, ça n'a pas trop fonctionné, mais c'est mieux que rien !

Ensuite, note moins joyeuse: Je par en Italie, la semaine prochaine, avec le collège. Ce qui veut dire, une semaine sans pouvoir écrire... Ce qui me pénalise dans ma bonne volonté de vite vous offrir ce chapitre... Bouh hou... (T_T) Mais j'ai bon espoir, je vais essayer de vous le mettre en ligne avant le 12 avril, date de mon anniversaire où je fêterais mes 15 ans ! Yahy ! Déjaaaà... :D

Donc voilaaa... Une petite Review, pour compléter tout ça ? :)
(Chiche, on franchis la barre des neuf cent avant le 12ème chapitre ?)