Et voici, voilà... Inspecteur Gadget ! Et voici, voilà... Oh oh ! ;D
Alors, alors alors alors ! Comment vous allez ? Moi je vais très bien, et je suis à peu près dans les temps pour ce nouveau chapitre de 20 jolies pages Word ! Si c'est pas beau ça, je me demande ce que c'est ! Espérons qu'il vous plaira hein ! On est jamais à l'abri d'un bide monumental. Même si je pense que ça devrait aller... :) Je vous remercie donc chaleureusement de vos 983 Reviews ! Waaah ! Bientôt 1000 ! Vous vous rendez pas compte comme c'est... Kyaaaa ! Juste trop parfait... Vous êtes géniaux ! Je suis là avec 12 chapitres et 4 bonus, et j'ai droit à autant de réponse ! Ça me fait vraiment super plaisir ! Et ça me donne envie de continuer... Vous pouvais pas savoir comme je suis contente ! Même à la fin de celle là, il y en aura d'autres, puis d'autres... J'espère que vous serez toujours là ! Je compte sur vous... ;)
Sinon, et bien je crois que je n'ai plus grand chose à dire... Ah oui ! Un énorme Merci à tous les nouveaux arrivant. Chaque chapitre j'en ai en plus, et c'est vraiment super motivant de se dire qu'il y en a toujours plus ! Et bien sur Merci à ceux qui me suivent depuis un peu plus longtemps, comme ceux qui sont là depuis le début... Je suis en overdose de lecteur, et j'adore ça ! :D
Bon, et bien, je ne vous retiens pas plus:
Bonne Lecture !
Chapitre 12: Rose's Song & Emmett's Cry.
-Vous allez encore me faire la tête longtemps ? Bougonna Emmett, en s'asseyant lourdement sur la chaise.
-Je ne vois même pas pourquoi tu poses la question. Répondit Alice, alors que Rosalie le snobait complètement.
-Allez les filles, jouaient pas vos martyres... Soupira-t-il.
Mais il se tut rapidement face au regard plus que noir que nous lui lançâmes. Il dut comprendre qu'il valait mieux pour lui qu'il ne la ramène pas trop en ce moment même, car il s'avachit sur sa chaise en maugréant. Rosalie l'ignora avec superbe, et avala son cachet avant d'ouvrir la conversation sur un sujet qui lança un froid pesant sur la table.
-Vous n'avez pas trouvés Royce, hier ?
Le silence qui s'en suivit répondit à sa question, et elle mordit dans son pain au chocolat avec hargne.
-On pense qu'il serait plus prudent de terminer cette croisière le plus tôt possible. Répondit finalement Jasper, avec lassitude.
-Évidemment. Soupira Rosalie. Ça ne pouvait se terminer que comme ça...
-Je suis désolé, Rose. Murmura Edward.
-Bah ! C'est pas si grave que ça... Vous m'offrirez un repas en rentrant. Sourit-elle.
-C'est Emmett qui payera. Rajouta Alice.
-Quelle bonne idée. S'exclama Jasper.
Emmett jura une nouvelle fois, et Alice claqua la langue, heureuse de son effet.
-On accoste quand ? Demandai-je.
-Ce soir. Les employés ont commencé à faire les bagages. Répondit Jasper. Je pense que ça sera vers 23heures.
-Alors il faut faire le gâteau et donner les cadeaux ! S'écria soudainement Alice.
-On vient de déjeuner Alice... Répondit Rosalie.
-Ce soir, pour notre dernier soir ici. Proposai-je.
-Bonne idée Bella ! S'exclama en sautillant Alice. En attendant, il faut une occupation pour tenir toute la journée...
-Journée ? Tu veux dire après midi Alice. Parce que là vous nous faites déjeuner à deux heures de l'après midi, je vous le rappelle. Lança Emmett, la bouche pleine.
-La faute à qui ? Sifflèrent Rosalie et Alice en même temps.
-Pourquoi es ce qu'on ne se reposerait pas à la piscine ? Calmai-je, en changeant de sujet. J'en voulais moi aussi à Emmett, mais Alice et Rosalie étaient bien trop effrayantes. Je suis trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'autre...
-Moi aussi. Acquiesça Jasper. Entre Alice qui se levait toutes les heures, et Emmett qui ronflait...
-Sans oublier Rosalie qui l'insultait toutes les dix minutes. Rajouta Edward.
-Tu as oublié Bella qui parle aussi. Lança Alice. Enfin, là elle baragouinait... J'ai pas tout bien compris d'ailleurs ! Je savais que tu parlais à cause de notre désastreuse nuit à New York, mais mis à part ça...
-Et si on faisait un petit passage au salon de beauté ? Coupai-je rapidement, peu désireuse de rentrer sur ce terrain miné.
Un silence suivit ma réflexion. Je fronçai les sourcils, et scrutai tout le monde du regard. Ils me fixaient tous comme si je venais de formuler une énormité.
-Quoi ? Demandai-je, en levant les yeux au ciel.
-Tu veux aller dans un salon de beauté ? Demanda Edward, en fronçant les sourcils.
-Toi ? Bella Swan ? Continua Alice.
-Ah Bravo Emmett ! Tu lui flingué les neurones avec tes stupidités ! Grogna Rosalie.
-Edward, t'es sur qu'elle n'est pas tombée hier ? Demanda Emmett.
Jasper avait l'air de trouver ça hilarant, ce qui m'énerva.
-Mais qu'est ce que j'ai dis ! Soupirai-je, lasse de leur sous entendus.
-Bella, le fait que tu veuilles de ton propre chef aller dans un institut de beauté est quelque chose de pas net en soit. Rit Jasper.
-Que nous vaut ce soudain retournement de situation ? Demanda Edward, souriant.
Je haussai les épaules, alors qu'Alice se levait d'un bon, en criant.
-C'est l'anniversaire de Rosalie. J'essaye comme je peux de lui faire plaisir sans être contraignante.
-Merci, Bella. Sourit Rose. Les gars vous n'auraient qu'à... Faire quelque chose, on se retrouve ce soir à...
-On ne va pas vous laisser seules ! S'exclama Emmett.
-Et pourquoi pas ? Demanda Alice. Il y aura toujours quelqu'un avec nous de toute façon.
-Vous n'allez pas rester pendant les soins... Rajouta Rosalie, en levant les yeux au ciel, avec une lassitude extrême.
-Et bien... Commença Emmett.
-Non, vous n'allez pas. Rétorqua Alice, cassante.
-Alice, on ne sait pas où il est. Siffla Edward, en se pinçant l'arrête du nez.
-Très bien, alors je vous préviens, souffla Rosalie, un demi sourire sur les lèvres, le premier qui rentre dans une pièce, qui fait un pas, qui dit quelque chose s'en y avoir été invité...
Elle laissa sa phrase en suspend, fixant Edward, Emmett puis Jasper un à un, avant de se lever pour rejoindre Alice.
-Tu viens Bella ?
Je tentai de sourire, cherchai un peu de réconfort auprès des garçons, avant de me lever, les entendant sur mes talons. Après tout, j'avais proposé ça, non ?
(…)
Alice plongea un petit doigt de pied dans l'eau savonneuse, et soupira d'aise, avant d'y rentrer entièrement. Rosalie, souriante, actionna les bulles. Nous entendîmes un gros « PAAC ! » sonore, et je m'immergeai complètement dans la jacuzzi. « Emmett... » Songeai-je lamentablement. « Qu'a t-il fait tombé, encore ? » Alice et Rosalie leur avait interdit de rentrer dans la pièce, et ils étaient condamnés à la salle d'attente. Et Emmett semblait se mettre au défit de casser tout ce qui s'y trouvait. Je ressortis de cette eau bouillonnante à moitié et jetai un coup d'œil vers la porte vitrée opaque, et Alice claqua la langue.
-Non, on ne les fera pas entrer non.
-Mais Alice, ils attendent dans une petite salle alors qu'on traine dans un jacuzzi. Plaidai-je, en levant les yeux au ciel.
-Si tu tiens tant que ça à voir Edward en maillot, on ira à la piscine quand on reviendra à Forks... Soupira Rosalie.
Je rougis, et lui lançai un regard noir.
-Je vous le répète, ça n'a strictement rien à voir avec ça. Sifflai-je, entre mes dents.
-Donc tu ne nies pas vouloir le voir en maillot. C'est déjà un bon début. S'amusa Alice.
J'émis un grognement intérieur, et m'immergeai une nouvelle fois. Quand je ressortis, Alice me fixait avec son petit regard... d'Alice.
-Quoi ? Demandai-je, en levant les yeux au ciel.
-Qu'est ce qu'il s'est passé, hier ? Lâcha-t-elle soudainement.
-Emmett nous a fait boire, et...
-N'élude pas ma question Bella ! Tu sais très bien ce que je veux dire. Je n'en ai strictement rien à faire de ce qui c'est passé avec Emmett, ce qui m'intéresse c'est Edward !
-Je croyais que seul Jasper t'intéressait... éludai-je une nouvelle fois, en cachant vainement mes rougissements.
-Répond à ma question Swan ! Exigea-t-elle, en plissant les yeux.
Je baissai les armes. J'avais Alice en face de moi après tout.
-Que veux tu savoir ? Murmurai-je.
-Quand je suis rentré dans la chambre pour aller vomir, je vous ai aperçu enlacés sur le lit, et quand je suis ressortie, un Edward tout rouge, droit comme un piquet se tenait près d'un des trois divans. Je veux savoir ce qui s'est passé pour que tu deviennes si... Audacieuse.
Je pris une profonde inspiration, et décidai de tenter une nouvelle fois le sujet. Le question n'était pas dramatique, mais elle pouvait le devenir.
-Emmett m'a fait boire, je suppose que ça m'a... libéré ? Ça répond à ta question ?
Elle me lança un regard noir, et Rosalie me grogna de développer. Je fus donc contrainte à tout raconter, en détail, de ma pitoyable prestation à la discussion avec Edward. A la fin de mon récit, Alice sembla réfléchir quelques secondes, avant de me donner une pichenette sur le front. Je me massais rapidement la partie touchée, et elle sortit du jacuzzi en silence, pour aller prendre une serviette. Rosalie attendait visiblement quelque chose, qui ne tarda pas à arriver. Alice s'assit devant nous, les jambes croisées, et dit, solennelle.
-Mes félicitations Bella, tu as menée cette partie à merveille !
Rosalie releva un sourcil, et j'écarquillai les yeux.
-Alors pourquoi tu m'as frappé ?
-Oh ! Tout de suite les grands mots ! C'était une pichenette de désaccord...
-Je croyais que j'avais réussi ! M'exclamai-je.
-Non, ce n'était pas parfait. Contra Alice, en croisant les bras. C'est juste mieux -bien mieux !- que ton habituel, un pas en avant, trois pas en arrière. Mais je te préviens, tu ne recules plus Bella ! Tu avances !
-On dirait une tactique de guerre... Marmonnai-je, et je priai pour qu'Alice ne nous sorte pas l'habituel cliché du « à l'amour comme à la guerre ! ».
Au lieu de quoi, elle sortit autre chose.
-Non, ce n'est pas une guerre en temps normal, mais avec Edward en face, il faut être près à tout... Plus lunatique que lui ça ne doit pas exister ! Maugréa-t-elle. Même les marrées sont moins radicales.
-Bref. Soupira Rosalie, alors qu'on s'éloignait du sujet. Bella, tu aurais dû lui parler de ce presque-baiser.
-Oui ! S'écria Alice, en se levant. Tu avais une bonne excuse et tout... Et toi, tu te défiles ! Bella, Bella, Bella...
-Mais tout n'est peut être pas perdu, si tu ne recules pas, comme dit Alice. Finit Rosalie.
-Exact ! Il faut que tu remettes le sujet sur le tapis, Isabella Marie Swan. C'est vital pour la survie de votre possible-couple-qui-crève-les-yeux !
-Je peux pas lui en parler ! M'outrai-je. Tu imagines: Salut Edward il fait beau hein ? Au fait, hier quand on a faillit s'embrasser, tu te souviens ? Ben j'aimerai qu'on termine cette action . Alors, partant ?
-C'est une idée. Répondit Alice, en haussant les épaules.
-Et bien non, je regrette, ça n'en est pas une !
-Alors quoi, tu vas reculer une nouvelle fois ? Soupira Rosalie.
-Je crois que tu es mal placée pour me dire ça Rosalie. Rétorquai-je. Aussi loin que je me souvienne, je connais Edward depuis moins longtemps que ce que tu ne connais Emmett, et j'en suis plus loin que toi !
Rosalie encaissa sans rien dire, me fusillant du regard, et Alice partit dans un fou rire incontrôlé, avachie sur le sol.
-Je suis sure que ça serait une affaire réglée en moins de temps que toi, grogna-t-elle, si je m'y mettais.
-Alors pourquoi tu ne t'y mets pas ? Rétorquai-je, acide.
Elle rougit, et plissa les yeux, visiblement énervée. Alice n'émergeait toujours pas, et se frottait les côtes, allongée sur le sol humide. Sans trop s'en rendre compte, elle renversa un pot en céramique, qui s'écrasa par terre dans un gros bruit. Alerté, Jasper Edward et Emmett rentrèrent en coup de vent, et me fixèrent tous avec attention, leur regard allant du vase à moi, puis à Alice. Rosalie se leva, vexée, et alla chercher son peignoir. Après quelques instants à me fixer, je soupirai, et lançai, assez énervée par toute cette... situation.
-Quoi ?
-Comment t'as fais ça ? Me demanda Edward, son regard allant du pot, à moi, plusieurs mètres plus loin.
-C'est pas moi ! M'outrais-je. C'est Alice !
Ils ne semblèrent pas me croire, et je laissai tomber l'idée de prendre appui sur une des deux filles, Rosalie étant en train de m'ignorer, et Alice de... d'onduler sur le sol en riant. Je pris alors la suite de Rosalie, qui se dirigeait vers les vestiaires, sans prendre la peine d'attendre Alice, qui apparemment, devait être en train de se calmer, vu la baisse des suffocations que j'entendais.
(…)
Deux nattes (nda: en temps normal je n'aime pas plus que ça les tresses, mais là je ne sais pas qu'elle coiffure prendre, et je viens de finir un livre où l'héroïne passe sa vie avec un tresse dans les cheveux, et je suis très influençable... Bref ! Après cette note d'auteure inutile, je pars... ;D ) descendaient dans mon cou, joliment encerclées d'un ruban Rouge, unis à la petite robe froissée que je portais. Alice avait fait dans le sobre. Robe légère, coiffure légère, maquillage léger... D'un point de vue extérieur, personne n'aurait surement rien remarqué... Mais ce n'était juste... pas Alice. Ça ne collait pas avec notre Alice. Comme si, malgré elle, elle nous montrait qu'elle était plus affecté que ce que nous pensions par cette histoire. J'aurais presque pu décider de m'habiller comme ça moi même.
Non vraiment, Alice n'agissait pas tout à fait naturellement. Tout comme, quand nous sommes arrivés, Jasper à expiré de soulagement, et Edward à inspecté nos arrière, d'un geste mécanique. Ou bien qu'Emmett n'a rien dit, rien fait... d'Emmett. Il a juste fait un clin d'œil à Rosalie. Rien dit. Rien du tout. Rien. C'était normal après tout. C'était comme si une épée de Damocles tournait au dessus de nous continuellement et que nous nous efforcions de l'ignorer.
Assise coincée entre Edward et Jasper, Alice face à moi, je tentais d'éviter son regard maléfique, qui ne cessait de me souffler de me rapprocher d'Edward. Je lui souris ironiquement, et elle haussa un sourcil. Petite conversation muette que Jasper intercepta avec un petit rire. Alors, comme si c'était tout naturel, il revêtit son sourire qu'il me réserve dans mes mauvais coups, et je coupai court à tout ça avant que ce couple de diables de me mette mal en point.
-Alors, ces cadeaux ? Souris-je à l'attention de Rosalie, qui ne m'en voulait plus de notre légère altercation.
-Oui ! S'écrit alors Emmett, en se levant, visiblement joyeux. Gâteau ! Vite, vite !
De l'autre côté de la pièce, un serveur rentra vite en cuisine, pour aller chercher le fameux gâteau. Alice claqua des doigts, et Edward leva les yeux au ciel, en se levant lui même, pour se diriger vers le piano. Il sembla repérer doucement les touches, inspira, puis commença.
La Mélodie de Rose. Les notes prenaient une toute autre tournure maintenant que j'en connaissais plus sur Rosalie. Son histoire avec Royce, les points sombres, les lumineux... Tout signifiait quelque chose. Edward ne laissait jamais rien au hasard. Pendant ce temps, les lumières se tamisaient doucement, et le grand gâteau -trop grand pour seulement nous trois- avança, embrasé de tout son long. Rosalie sourit, et la mélodie s'acheva, alors qu'elle passa pour nous serrer dans ses bras.
-Cadeaux, cadeaux ! Chantonna Alice, en balançant son paquet devant les yeux de Rosalie.
Je pris le mien dans la poche de ma veste, priant pour qu'il lui plaise, alors qu'Edward revenait s'assoir, et en faisait de même avec une enveloppe. Je fronçai les sourcils. Une enveloppe ? Il perçu mon scepticisme, et me lança un regard entendu. Emmett sortit alors un autre petit paquet, et Jasper avança une autre enveloppe. Rosalie sourit, et prit le cadeau d'Emmett en premier. Elle sorti de son sac rose et noir un écrin joliment noté à son nom. Elle sourit à Emmett, et prit la petite bague qui se trouvait à l'intérieur, sertie de plains de petits diamants qui semblaient scintiller. Elle sourit, et embrassa Emmett sur la joue.
-Merci. Cette année, tu ne t'es pas trompé.
-Il aurait eut du mal, tu lui as même donné la référence. Se moqua Alice, et Emmett roula des sourcils.
-Donc ce n'était pas une surprise ? Demandais-je, en me tournant vers Edward.
-Non, nous trois on évite de lui faire des cadeau surprise, c'est toujours une catastrophe... Elle les ramène le lendemain en général.
J'avalai ma salive.
-Elle ne pourra pas ramener le mien. Murmurais-je, bien moins sure de moi.
-Pourquoi, c'est fait main ? Demanda Jasper, alors que Rosalie se battait avec le papier cadeau d'Alice.
-En quelque sorte... Soufflai-je.
-T'en fais pas, je suis sure que ça lui plaira. Tenta Edward. Nous, on a pas tellement de goût mais toi...
J'haussai un sourcil en sa direction, et Jasper rit.
-T'as plus qu'à prier. Rit Jasper, alors que Rosalie sortait un écrin de bracelet.
Le petit bracelet était assortit à la bague qu'Emmett venait de lui offrir, et il parut plaire énormément à Rose. Puis, Jasper et Edward lui passèrent leur enveloppe.
-Tiens, chèque cadeau pour le magasin « Full Moon ». Chantonna Edward. Bon Anniversaire Rose.
-Merci. Sourit elle chaleureusement.
-Pareil. Rajouta Jasper. Mais pour la bijouterie « Gold Woman ».
-Merci. Répéta-t-elle.
-Tiens. Soufflais-je, en lui tendant mon piètre papier cadeau.
Je n'y étais pour rien si je ne savais pas les faire ! Ma mère en faisait des magnifiques, tout en art et en finesse... Moi je me coupais avec le ciseau et mettais plus de dix minutes pour trouver l'endroit pour décoller le scotch. Elle prit le petit paquet de fortune, et commença à entreprendre d'enlever l'emballage proprement, avant que je ne lui passe un couteau. Elle arracha alors le papier recouverts d'adhésif, et tint le petit écrin de bois circulaire. Elle le fit tourner entre ses doigts avant de trouver où l'ouvrir, et le petit bracelet tomba sur la table. Lentement, elle le fit pendre du bout de ses doigts. De petites chainettes en argents liées entres elles scintillaient doucement à la lumière, et le médaillon de bois que Jacob avait taillé à ma demande pendait, formant une jolie rose colorée de blanc, dont les extrémités étaient rougies.
-Wow. Souffla Rosalie. C'est magnifique Bella.
-C'est sur ça que tu avais des doutes ? C'est superbe. Sourit Edward.
-Où tu as trouvé ça ? Demanda Alice, en l'attachant au poignet de Rose, juste à côté du sien.
-Le bracelet dans une bijouterie, et j'ai demandé à Jacob de me tailler la rose. Un de ses amis de la réserve -Seth- me l'a coloré.
Rosalie jeta un regard à la rose qui pendait, et serra les dents.
-Tu n'aurais pas du me dire que Jacob avait fait cette merveille, maintenant je vais admirer son travail, et ça va m'énerver. Grogna-t-elle.
-La peinture est superbe. Tu crois que si je leur demande ils peuvent me faire quelque chose ? Demanda Alice.
-Je pense. Enfin, tout dépend ce que tu veux...
-Jasper ! Sourit Alice, en posant sa main sur son épaule. J'adore ce que tu vas m'offrir à Noël...
L'intéressé leva les yeux au ciel, dépité.
-Oh ! Maintenant que j'y pense... S'écria Alice en se levant, tout sourire. Venez voir ça !
Elle sautilla jusqu'à la baie vitrée, et nous la suivîmes, ne comprenant pas vraiment sa démarche, et ne cherchant pas tellement à la comprendre. Jasper sourit en jetant un coup dehors, et poussa légèrement Rosalie en avant de manière à ce qu'elle soit aux premières loges. Et c'est là que je vis ce qu'Alice voulait montrer. Dans la nuit sombre et froide, le ciel qui se décomposait en plusieurs bleu par delà l'horizon, donnait une teinte merveilleusement délicate aux vagues qui entouraient le navire, doucement éclairées par des spots de lumières. Comme si un halo ce déplaçait autour du navire. Je souris, et Edward se plaça à côté de moi. « C'est magnifique. » me souffla-t-il, à l'oreille, alors que le doux son de ses paroles se répercutait sur mon cou, envoyant des frisson dans mon dos.
-Oui. Répondis-je, sur le même ton.
Je me tournai vers lui, ses yeux à quelques centimètres des miens, sentant sa respiration sur mon visage, alors que je voyais dans ma vision périphérique, Alice, accaparé à embrasser Jasper, de la manière la moins chaste qui soit. Lentement, comme si il avait peur de faire un faux mouvement, Edward replaça doucement une mèche derrière mon oreille, son petit sourire si... Edward, sur le visage.
-Oh non, vous allez pas vous y mettre aussi... Bougonna Emmett.
Me coupant encore une fois dans un merveilleux moment. Pourquoi avais-je voulu le défendre d'Alice et Rose ? Soudainement, je n'en savais strictement plus rien. Edward grogna, et ce recula pour fixer Emmett du regard, qui semblait contrarié, une petite moue boudeuse sur le visage.
-Qu'es ce que tu veux ? Grogna Edward.
-Que vous ne vous rouliez pas vous aussi une pelle. Lâcha-t-il, en croisant les bras, et Edward tiqua, se redressant automatiquement, alors que je sentais mon estomac tomber. C'est suffisamment énervant de voir Alice et Jasper... C'est vrai quoi, y'a des hôtel pour ça...
-On allait pas s'embrasser. Siffla Edward, me coupant dans mon élan.
Merci à la lumière tamisée pour masquer ces rougeurs stupides qui collaient à mon visage.
-Peuh. Répondit Emmett, en levant les yeux au ciel. N'empêche, vous vous rendez pas compte à quel point ça peut paraître déplacé. C'est comme si vous étiez mes petites sœurs !
-Je ne suis pas un travesti Emmett. Répondit Edward, acide. Alors le « petite sœur »...
-Pas toi ! Ni Jasper d'ailleurs. Juste Bee et Alice. C'est... c'est ... Pas normal.
-De toute façon il n'allait rien se passer. Coupai-je.
-C'est pas ce que je vous demande ! Lança-t-il soudainement, les yeux écarquillé. Juste pas devant moi...
-Ni devant, ni derrière, ça n'arrivera pas de toute façon, Emmett. Répondit froidement Edward.
Emmett plissa les yeux, puis passa son regard de moi à Edward, avant de revenir à moi. Il semblait en plein conflit intérieur, et haussa finalement les épaules, visiblement embêté par quelque chose, et se tourna vers la baie vitrée. Ses paroles se répétèrent dans ma tête comme en échos, et je me contentais de hocher la tête, sans trop de raison. Je jetai un regard en coin à Edward, le regard fermé. C'était comme si tout ce que je m'étais construit tombait par terre, ensevelis sous une tonne de doute. Détruit. Il l'avait dit lui même, rien ne se passerait entre nous. J'avais dis la même chose, bien entendu, mais tout ce que j'avais dis était totalement faux. Et puis... Je le savais. Je me le répétais sans cesse... Mais l'entendre le dire, c'était... autre chose. Totalement différent. Peut être que les stupidités d'Alice et Rosalie avaient fini par me faire espérer après tout. C'était bien mon style.
Je poussai un profond soupir, et détachai mon esprit d'Edward le plus que je pouvais. Pas besoin de me faire plus de mal que ce que j'avais réussi à me faire. Ça devait suffire pour la journée, et puis, c'était l'anniversaire de Rose. J'avais autre chose à penser que mes petits problèmes personnels et stupides.
Je me tournai vers Alice et Jasper, pour les voir toujours accrochés en train de murmurer. Le lien qui prenait ma gorge se resserra lentement, et je me tournais vers Emmett, avant de changer de personne à observer, énervé par lui. Après tout, on pouvait dire que d'une manière détournée, c'était ça faute. Bien que ça ne soit pas totalement le cas.
Ne restait plus de Rosalie. Je jetais un regard circulaire à la pièce, sans l'apercevoir. Je me tournai du côté d'Edward. Toujours pas de Rose. Je me tournais vers Alice. Toujours pas.
La sensation dans mon estomac, remplacée par un grand froid. De la peur. Beaucoup de peur.
-Où est Rose ? Murmurais-je, figée, les yeux fixé sur la table, pleine il y a quelques instants.
Alice lâcha Jasper, me fixant de ses deux petits yeux. Jasper plissa les siens dans tous les sens à travers la pièce. Edward bougeait frénétiquement la tête dans tous les sens, alors qu'Emmett respirait à toute vitesse, figé sur place. A toute vitesse, Edward couru jusqu'aux cuisine, criant au personnel si ils ne l'avaient pas vu. Tout allait vite. A moins que ce ne soit moi qui allait trop doucement. Jasper lâcha totalement Alice, qui se rua sur Emmett, toujours immobile. Il sortit en trombe de la salle, et Alice me lança qu'elle allait le rejoindre, alors que je voyais Edward partir lui aussi dehors, criant à tout le monde qu'on se retrouvait là dans vingt minutes si on avait pas retrouvé Rosalie d'ici là.
Si on ne l'avait pas retrouvé.
Ce fut comme un électrochoc. Il fallait la retrouver. Rose était en danger. Plus que quiconque d'autre. Emmett sembla avoir la même réaction que moi, et commença à sortir. Je le suivis, m'élançant le plus vite possible sur le pont, simplement éclairé par quelques néons qui donnaient à ce bateau des allures lugubre, plus qu'autre chose. A moins que ce ne soit le contexte qui me fasse penser ça. Au bout de plusieurs minutes à courir le long du navire, sentant à chaque fois mon estomac se contracter un peu plus, alors que ma gorge nouée m'empêchais de crier, l'adrénaline qui me poussait à tenir commençait à s'estomper peu à peu. Je sentais mes muscles se serrer alors que mon cœur battait la chamade, et que mes poumons redoublaient d'effort, en feu, pour que je suive Emmett. Il semblait être en transe. A chaque pas il prenait un peu plus d'avance sur moi, son corps se mouvant avec aisance et rapidité, son regard figé devant lui. Je l'entendais à peine hurler le nom de Rose, le sang battant dans mes tempes de manière incontrôlé et effervescente me rendant toute pantoise. Je ne sentais pas grand chose, si ce n'est un grand froid en moi. Mes jambes menaçaient de me lâcher. Je ne faisais plus cas de ma gorge et de mes poumons, espérant juste que je parviendrai à me trainer jusqu'à Rosalie. « Rose... » songeai-je pitoyablement, plus effrayée que ce que je voulais bien admettre.
Emmett dévala les escaliers du pont supérieur avec rapidité, et je fus forcée de ralentir. Le froid qui s'immisçait dans ma gorge sembla se calmer légèrement, mais la douleur lancinante était toujours là. Jusqu'à ce que mes jambes refusent de me porter, et que je m'écrase sur le sol avec lourdeur. Des larmes commencèrent à boucher ma vue, rendant la silhouette d'Emmett un peu plus floue, alors qu'il parvenait en bas des marches. Un sanglot se détacha de ma gorge, comme une dernière plainte, et je tentai de retenir le second. « Rose... » me répétai-je, tremblante. J'avais peur. Très peur.
Comme alerté par le bruit de ma chute ou bien de mes sanglots, Emmett se stoppa a vingt mètres de moi, et m'aperçut. Il se figea quelques instants, comme si ils réfléchissait à ses options, puis trottina jusqu'à moi, les mains aussi tremblantes que les miennes, mais la voix plus mesurée.
-Relève toi, Bee. Il faut... Commença-t-il, pressant, avant de se stopper face à moi. Bella... Murmura-t-il, en me fixant, les yeux plissés.
Il y eut un silence, que je brisai, la voix cassée, sans trop m'en rendre compte.
-J'ai peur Emmett.
Lentement, comme si mes paroles remontaient en lui pour finalement qu'il les assimile, il se baissa à ma hauteur, et s'adossa contre une marche. Sa respiration était aussi lourde que la mienne, aussi saccadé. Il me regarda, tremblotant, et murmura en quelque chose qui ressemblait à une plainte silencieuse. Un murmure d'agonie... Quelque chose que je n'avais jamais entendu de sa bouche.
-Je ne peux plus bouger mes jambes. Elles sont trop lourdes... Il donna rageusement un coup de poing sur le sol, sans trop d'effet, ce qu'il sembla le frustrer. On ne sait même pas où elle est ! Hurla-t-il, en prenant sa tête entre ses mains, des sanglots cachés dans ses paroles.
-On va la retrouver... Soufflai-je, comme pour me convaincre autant que lui. Il ne lui est rien arrivé, elle...
-J'ai peur moi aussi Bella. Sanglota-t-il, alors que je voyais briller dans ses yeux rieurs des larmes qui n'avaient rien à faire dans les yeux de notre Emmett. Si il arrivait quelque chose à Rosalie je crois que...
-Il ne lui arrivera rien Emmett. Le coupai-je, froidement, un autre sanglot s'échappant sans que je ne puisse le retenir.
Il ne rajouta rien, et tenta de se lever. Sans trop de succès, il s'accrocha à la rambarde, et repris lentement sa respiration. J'essayais de l'imiter, mes jambes pesant lourds, et sentant ma tête tanguer. Je me sentais mal, mais je tentai de passer outre. Une grosse boule d'appréhension nouait mes entrailles, et l'adrénaline laissait place à l'effroi.
Essayant d'être plus organiser pour trouver Rosalie, nous décidâmes de ralentir, pour passer pièce par pièce tout ce qui se trouvait sur le pont. Au fur et à mesure que les minutes passaient, je me sentais de plus en plus mal. L'image de Rosalie se reflétait face à moi, sans que je puisse l'en empêchait.
Au fur et à mesure que les pièces sans trace de Rose se rajoutaient à la liste, je sentais Emmett se tendre de plus en plus. Il devait avoir encore plus peur que moi. Ses deux mains serrées en deux poings fermés me laissaient voir ses veines qui brillaient sous sa peau.
-Emmett, murmurai-je, au bout d'un moment, ça fait plus de vingts minutes, on devrait retourner là bas, et aviser ensemble.
Il ne dit rien, et se contenta de hocher la tête, et de me suivre. Aucun de nous deux ne semblait encore vraiment croire que Rosalie avait était retrouvé. Nous étions juste emplis de doute, de peur, et nous contentions d'espérer. Emmett blanchissait à vue d'œil, et plus nous avancions le long du couloir extérieur vers le restaurant, plus la vision d'une Rosalie complètement détruite s'imposait à moi. Je voyais la main d'Emmett trembler, plus encore que la mienne. Le froid ne me faisait plus aucun effet. J'étais comme... dans un état second. Sans trop réfléchir, je pris la main d'Emmett dans la mienne. Mes doigts devaient trembler autant que les siens, finalement. Mais qui ça importait après tout ? Je me sentais mieux, ne serait-ce que très légèrement, mais mieux, avec la main d'Emmett dans la mienne. Elle était grande, douce, chaude et rassurante. Celle d'un grand frère, puissant, présent...
Mais elle ne valait pas celle d'Edward, c'était certain.
Je fus soudainement honteuse d'avoir de telles pensées. Je me dégoutais moi même: Rosalie avait disparu, et moi je pensais à Edward. Je n'avais que ça à penser ? Après tous les problèmes qui nous tombaient dessus c'était la seule chose que je trouvais bon de penser ? Tout me revint en mémoire. La discussion avec Edward, le presque baiser, mes incertitudes, les deux interventions miraculeuses d'Emmett. Je refoulai alors tout ça dans un coin de ma tête, alors que le restaurant pointait le bout de son nez.
Je poussai la porte, incertaine, apeurée parce ce qui pourrait être, ou ne pas être derrière cette foutue porte. Emmett serra ma main un peu plus fort, et inspira.
Rosalie se tenait debout, au centre de la pièce.
-Rose. Murmura Emmett, figé dans l'entrée.
Les larmes montèrent à mes yeux avec aisance, et une sorte de sourire tenta de naitre sur mes lèvres.
-Rose ! M'exclamai-je à mon tour.
Puis, se fut comme si la pièce se redessinait, maintenant que j'en avais vu le point central. Face à Rose, le visage fou, les mains sur les hanches, Alice semblait en pleine crise de nerfs, alors que Jasper fixait la scène d'un regard énervé, adossé contre un canapé. Rosalie avait l'air plus blasée qu'effrayée, et soupirait assez couramment. Emmett s'avança en courant vers elle et la serra dans ses bras, alors qu'elle restait figée, ne semblant pas comprendre ce qui était en train de se passer.
-Mais bon sang Rose tu étais où ? Lançai-je, en m'asseyant sur une chaise histoire de reprendre mes esprits.
-Mademoiselle se débarbouillait. Sourit faussement Alice.
Emmett stoppa net ses embrassade et la saisit fermement.
-Tu quoi ? Demanda-t-il à Rosalie, qui roula des yeux.
-J'étais au toilettes... soupira l'intéressée.
Je fus soudain hors de moi. Et je ne semblais pas être la seule.
-Tu étais au toilettes ! M'exclamai-je, en me levant d'un bon.
-Mais tu es complètement inconsciente ! Beugla Emmett, visiblement très énervé. Tu n'aurais pas pu nous prévenir ?
-Mais c'est vous qui vous êtes soudainement inquiétez pour rien ! S'indigna Rosalie. Vous ne m'avez pas vu et vous vous êtes soudainement mis à imaginer le pire...
-Je me demande pour quoi. Ironisa Alice, toujours aussi énervée.
Je n'écoutai plus. Emmett enchaina sur je ne sais quoi, et Rosalie répondit aussi méchamment. Alice rétorqua quelques chose... Je me dirigeais lentement vers le bar, bouillonnante, et demandais au serveurs un verre d'eau. Il fallait que je me calme. J'étais passée de très calme à effrayée en quelques seconde, et là je venais de passer de folle de joie à folle de rage en un même laps de temps. Rose était vraiment inconsciente à ce point ? Elle savait que Royce était sur ce bateau, elle savait qu'il était dangereux... Et elle se permettait de disparaître. A quoi pensait elle ?
Je descendis le verre en quelques secondes, et appuyais ma tête contre la table. Il fallait vraiment que je me calme. « Voyons le bon côté des choses, Rose est en vie. C'est le principal. Elle va bien... ». Je me répétai ça pendant plusieurs minutes, avant que mon pou ne redescende à la normale, et que le volume de la dispute ne descende d'un cran. Alice semblait légèrement calmée, et s'approcha de moi, pour s'assoir à ma droite. Elle jura dans sa barbe, puis pris une très grande inspiration, avant d'expirer.
-Edward va te tuer ! Plaida Emmett, en se frottant la tête.
-Il est déjà passé, et quand il a compris il m'a ignoré et est parti très énervée. Répondit Rosalie, défiante.
J'eus soudainement envie de rejoindre Edward. L'ambiance de cette salle me mettait les nerfs en pelotes, et je devais changer d'air. Je descendis de mon tabouret, et Alice haussa un sourcil.
-Je vais voir Edward. Expliquai-je.
Alice sembla réfléchir quelques instants, avant de répondre.
-Je viens avec toi. Il faut que je quitte cette salle avant d'achever Rosalie. Elle me lança un de ses sourires, et poursuivit. Par contre, dès qu'on arrive à Edward, je disparaît... Je crois qu'Emmett a encore foutus un froid entre vous, non ?
-Comment tu peux savoir ça alors que tu étais perdue quelque part dans la bouche de Jasper ? M'étonnai-je.
Elle claqua la langue, ignora Rosalie, renseigna Jasper sur notre destination, et nous sortîmes.
Je fis alors une bonne partie du chemin fait avec Emmett, mais cette fois plus calmement, sachant Rose bien moins en danger que précédemment. Alice semblait se calmer un peu plus à chaque mètre parcourut, et engagea la conversations sur divers sujets, avant que je ne revienne à l'inévitable: Rose.
-Mais, comment vous l'avez trouvé ? Demandai-je, au bout d'un moment.
Elle redevint instantanément colérique, et cracha, d'une voix froide.
-On l'a vu dans les toilettes en train de se laver les mains. Cette fille est complètement inconsciente ! Elle sait que Royce en a après elle, mais est ce qu'elle ferait attention ? Non ! Elle se jette tout droit dans la gueule du loup ! Des fois je me demande si elle réfléchis.
-Elle en a peut être eus soudainement marre d'agir en fonction de Royce... Tentai-je, bien que je ne puisse pas le concevoir moi non plus.
-Bella, c'est une question de bon sens ! Elle aurait du faire ça, même en temps normal... Mais, non, il faut que Rose n'en fasse qu'à ça tête.
Sa réflexion me fit rire.
-Juste toi tu dis ça.
-Je suis moins stupide que j'en ai l'air, Bee. Rit Alice, en me faisant un clin-d'œil. Je ne suis pas aussi inconsciente que Rosalie, sache le. Elle l'est peut-être en temps normal, mais en situation de crise... Elle plane. Je suis tout le contraire. C'est peut être pour ça qu'on s'entend bien... Et qu'on se dispute souvent.
Je ris.
Je ris, nous marchâmes encore quelques mètres, avant de tomber sur le piano bar, allumé. La silhouette d'Edward, assit au piano se dessinait dans la pièce. Je sentis mon cœur faire un bond, et Alice me poussa à l'intérieur, me sourit, et disparut dans l'ombre. Ça me fit sourire à mon tour. Je savais qu'elle entendrait tout, et saurait tout. Mais de toute façon, là ou pas là, Alice savait toujours tout. A quoi bon se compliquer la vie ?
Je fis quelques pas, et Edward se retourna, pour me voir arriver, il plissa légèrement les yeux, puis m'offrit un petit sourire, avant de se retourner vers son piano. Un silence lourd et pesant flottait dans l'air. Personne ne semblait apte à le briser. Je pris alors une grande inspiration, me mis à expirer, et m'assis lourdement sur le fauteuil, à deux pas du piano. Juste à la gauche d'Edward, ce qui me permettait de voir une partie de son visage. Mais lui ne pouvait pas me voir si il ne se retournait pas.
-Je n'aime pas le silence. Murmurai-je, au bout d'un moment.
Edward ne répondit pas tout de suite.
-Je pensais plutôt que c'était le cas.
-C'est vrai, j'ai mal formulé, je n'aime pas ce silence.
Il ne répondit rien. « Il n'est pas très coopératif. » Songea Pessimiste, alors qu'Optimiste poussait des cris d'encouragement.
-Tu ne vas pas m'aider à meubler ce silence, hein ? Soupirai-je.
-Quand on a rien à dire à quoi ça sert de parler. Répondit-il, simplement.
Je levai les yeux au ciel. Pourquoi j'avais voulu venir le voir moi déjà ? Sincèrement, je m'en mordait les doigts.
-Tu m'énerves, je t'ai rien fait moi ! C'est Rosalie qui a disparu, moi j'étais bien là. Grognai-je, et il ne répondit rien. Edward... Me plaignis-je, finalement.
Il ne répondit rien, et se contenta de soupirer dans un premier temps.
-Je n'ai jamais prétendu le contraire. Murmura-t-il.
Je serrai les dents. Il ne semblait pas vouloir m'aider à engager la conversation. La pièce vide semblait si désespérément vide, que je me sentais seule. Sans même Edward à qui parler. J'étais comme vidée, en colère, triste... et légèrement joyeuse de le voir là, avec moi. C'était un brouhaha de sentiment tout aussi opposé que le Nord et le Sud qui se bataillaient dans ma tête.
-J'ai eus peur pour Rosalie. Lâchai-je au bout d'un moment.
Je me jetai alors a l'eau. Sans trop chercher à comprendre, je commençai à lui raconter. Tout ce que j'avais ressentit quand j'avais appris que Rosalie n'était plus là, cette peur qui me prenait aux tripes, et quand on avait retrouvé Rosalie, et cette joie mêlée à une grosse colère sourde. Il ne disait toujours rien, et faisait glisser ses doigts sur les touches sans jamais appuyer dessus, comme si il cherchait à les apprendre par cœur. Il semblait être effrayé par ces touches. Je continuai à parler sans jamais m'arrêter. Ce n'était pas mon style en temps normal, mais... J'avais besoin de tout balancer. Sans trop savoir comment je me retrouvais à parler de mon père. Je ne réfléchissais même plus à ce que je disais. Edward ne bougeait toujours pas. Au début, ça ne me faisait rien, ou du moins pas grand chose. Je partais du principe qu'il m'écoutait, et ça me suffisait. Puis, je devins frustrée qu'il ne me réponde même pas, avant de me rendre compte de ma stupidités, et de stopper mon flot de parole.
Il ne disait toujours rien, et continuait a balader ses mains sur les touches. Je me levai alors du fauteuil, comprenant que je devais surement le gêner, et qu'il devait être en train de me maudire intérieurement.
-Bref. Désolée de parler autant de moi, je dois plus te prendre la tête qu'autre chose. Je vais...
Il se retourna instantanément.
-Non, Bella je...
Commençant à partir dans l'allée qui menait à la porte, je me tournai, étonnée qu'il retrouve aussi rapidement la parole, après cette bonne demie-heure de silence.
-Tu ne me prends pas du tout la tête. Murmura-t-il, en tentant de sourire. J'aime bien t'entendre déblatérer sur tout et n'importe quoi.
Je tentai de ne pas rougir, et répliquai après avoir laissé une emprunte sur ma lèvre.
-Je n'aime pas me rendre ridicule, alors excuse moi, mais tu ne m'y reprendras plus.
-Dommage, c'est vraiment... intéressant. Sourit-il, avec cette fois plus de cœur.
Je plissais les yeux, et lui envoyais un regard noir. Il se foutait de moi, là, non ?
-Bella, s'il te plais, reste. Murmura-t-il une seconde fois, au bout d'un moment.
Je ne répondis rien, et il désigna la place à côté de lui devant le piano, sur le petit banc noir. Je souris moi aussi, et vint m'assoir à côté de lui. Il sembla heureux de ça, et, une fois installé tous les deux, il recommença à observer les touches. Sentant ce silence si... inconfortable revenir, je me dépêchais de trouver une distraction, et la première chose qui me vint à l'esprit, fut d'appuyer sur la touche qu'Edward pointait du doigt. Un son puissant et lourd en ressorti, résonnant dans la salle vide. Il se tourna vers moi, et haussa un sourcil.
-Te sentirais tu pousser des airs de pianistes ?
-Non, je voulais juste voir pourquoi tu fixais cette touche.
Un léger silence.
-Je ne fixais pas celle là plus qu'une autre. Elle était en face de mes yeux, c'est tout.
-Alors pourquoi cet air si pensif ? Murmurai-je, en appuyant sur une touche en face de moi, dont le son bien plus aigüe résonna lui aussi.
-Je... Pensais à Rose. Marmonna-t-il, alors que j'appuyais sur une touche juste à côté de la précédente.
-Oh. Répondis-je, pas très finement, en appuyant sur la suivante.
Edward me dépassa, et appuya sur la note d'après, avant de revenir brutalement dans les graves, et de continuer un enchainement que j'avais déjà entendu quelque part. Il se tourna finalement vers moi, un petit sourire en coin sur le visage, alors que j'haussais un sourcil dans sa direction.
-Ça te prend souvent ?
-Quoi, tu ne faisais pas exprès de faire le début d'un prélude de Debussy ? Demanda-t-il, apparemment étonné.
-Non, pas du tout. J'ai fais ça, moi ?
-Oui. S'amusa-t-il. Mais tu laissais les notes jouer trop longtemps. Il fallait que ce soit plus sec. Comme ça.
Il exécuta une nouvelle fois la suite de note avec aisance, et me sourit.
-Je vais faire comme si la différence était évidente. Lui répondis-je, alors qu'il fronçait le nez, mécontent.
Le silence reprit peu à peu ses aises entre nous, mais de manière moins lourde. Toutefois, je n'avais pas envie de rester dans ce silence. Pas maintenant.
-Pourquoi pensais-tu à Rosalie ? Murmurai-je, finalement.
Il se tourna à demie vers moi, puis soupira.
-Parce que j'ai certainement eu aussi peur que toi. Et en fait, il n'y avait aucune raison... Je me demande vraiment comment elle peut être aussi inconsciente ! Non mais c'est vrai ! Elle sait ce qui s'est passé la première fois avec Royce, et on dirait qu'elle ne trouve rien de mieux à faire que de se jeter dans la gueule du loup ! Elle...
-Tu aimes Rosalie. Le coupai-je, finalement.
Il se tourna vers moi, les yeux ronds.
-Non, pas du tout ! S'exclama-t-il. Je suis à cents lieux de ça tu peux me croire je...
-Pas d'amour, amour. Répondis-je, en levant les yeux au ciel. Comme une... sœur, surement.
Il médita quelques instants sur ça, puis acquiesça, les yeux rivés une nouvelles fois sur les touches.
-Peut être. Je ne sais pas, en fait. Je ne me suis jamais posé la question. Il releva la tête vers moi. Rosalie est importante, autant qu'Alice surement, peut être légèrement plus avec tout ce qu'elle trimballe, mais pas autant que... Enfin, je sais pas. Pour moi ça coule sous le sens. Elles sont toutes les deux importantes, mais il ne me viendrait jamais à l'idée de pouvoir avoir une relation avec l'une d'elles. Ça serait juste... pas normal. Un erreur. Impossible quoi. Alors qu'avec...
Il laissa sa phrase en suspend, et rebaissa les yeux sur ses touches. De mon côté, mon cœur cognait dans ma poitrine, avec plus de force et de dévotion que jamais. Je me mettais à espérer que j'étais celle avec qui ça serait différent. A moins qu'il ne me considère au même point qu'Alice et Rose. Et là, mon cœur tomberait en chute libre, et je devrai certainement quitter cette pièce dans la minute si je ne voulais pas qu'il me voit fondre en larme. J'avais envie de lui poser la question. De lui demander de vive voix. Je ne pensais pas être au même niveau qu'Alice. Après tout, le presque baiser de la veille n'était il pas un signe que...
Que quoi, au juste ?
-Bella. Me coupa finalement Edward, en plein milieu de mes pensée.
-Hum ? Balbutiai-je.
-Je... commença-t-il, avant d'inspirer à fond. Je voulais te parler... d'hier.
Mon cœur se paya un petit tour de yoyo, avant de revenir à sa place, battant la chamade.
-Hier ? Feignis-je, en avalant difficilement ma salive.
-Oui. Murmura-t-il. Au sujet du...
Il inspira profondément une nouvelle fois, avant de déglutir.
-De ton anniversaire. Conclut il.
Boum !
-Mon anniversaire ? Déraillai-je.
-Oui. Répondit-il dans la seconde. Il faut qu'on face quelque chose, que tu le veuilles ou non. Alors... Pourquoi ne te laisserais tu pas faire disons... Lundi prochain ? Je suis sur qu'Alice pourra organiser quelque chose et puis... Il faut que tu fêtes ton 18ème anniversaire quand même. C'est pas tous les ans.
Il parlait les yeux baissé, comme énervé par lui même.
-Et bien, je suppose que ça peut ce faire si... Vous n'exagérez pas.
-J'essayerais de retenir Alice. Tenta-t-il de sourire, mais ça ressemblait plus à une grimace qu'autre chose.
J'avais été pourtant persuadée qu'il allait me parler du presque-baiser d'hier. Ça en prenait la voie... Mais non. Mais après tout, c'était peut être mieux, non ? Je voulais des réponses, mais j'en avais peur. Je n'étais pas sure de savoir ce que je voulais. Autant rester en Standby quelques temps, j'aviserais par la suite. Je songeais à tout ce que j'avais ressentis auprès de lui, quand je me rendis alors compte que je ne voulais pas de réponse à toutes ces questions. Parce que sans ces réponses, tout allait plutôt bien, non ? Supprimer de mon esprit les doutes qui s'ajoutaient peu à peu à ma liste ne ferait que me faire broyer du noir, car d'autres s'y ajouteraient. Et j'avais assez fait ça tout au long de ma vie pour recommencer maintenant.
Finalement, Edward engagea doucement la discussion sur autre chose, changeant de sujet. Je commençais à me sentir bien mieux qu'auparavant, et j'écoutais avec plaisir les péripéties du club depuis sa création. Ils étaient tous... fascinants. Stupides, mais fascinants.
Nous étions en train de parler du premier rendez vous d'Emmett, quand soudain, Edward sembla se rappeler de quelque chose, et il s'exclama, souriant.
-J'ai finis ta mélodie.
-Vraiment ? M'extasiai-je. Je peux l'écouter ?
-Questions stupide, évidemment, si non à quoi ça sert que je la fasse.
-Soit gentil avec ta Muse, Mansen. Je pourrais te couper toute inspiration.
-Et depuis quand tu es ma muse, Bella ?
-Depuis que tu as écris une chanson sur moi.
Il rit en secouant la tête, et marmonna quelque chose incompréhensible, avant de poser ses doigts sur les touches.
Et l'instant fut juste... Parfait. Le son des notes se répercutait dans toute la pièce, ma tête déposée sur son épaule, alors que la mélodie se poursuivait. Un petit sourire en coin qui lui allait si bien flottait sur ses lèvres, alors que la mélodies enchainée les passages lents comme les rapides, montant dans les notes et baissant subitement. Tout était réglé à la seconde prés. Je souriais, alors qu'il continuait les enchainements sans jamais s'arrêter. C'était juste, magique. Merveilleux.
Du moins, jusqu'à la fausse note.
Au sens Propre et Littéral du terme.
-Merde. Grogna Edward, en faisant glisser ses doigts sur les touches. Je ne supporte pas quand ça fait ça.
-Tu n'es pas parfait, il faut te faire à l'idée. Ris-je.
Il me lança un regard assassin, et j'aplatis une de ses mèches.
-Non, tu n'es pas encore au niveau de Mozart. Et laisse moi te dire que tu n'y seras jamais.
-Que de compliments... Dois-je en conclure que ça ne t'a pas plu ? Grogna-t-il.
-Si. Souris-je, amusée qu'il se vexe aussi facilement. C'était parfait.
-Merci. Répondit-il après un moment. Je suis désolé de ne pas être Mozart.
-Ton piètre niveau musical me suffit, ne t'en fais pas... Ironisai-je.
Il allait répliqué, quand le sens littéral de la fausse note se manifesta.
Le cris d'Alice. Aigu. Apeuré. Soudain.
Je me tournai d'un bond, Edward en fit de même, et je sentis mon visage se décomposer, alors qu'il se plaçait devant moi, un grand homme brun avançant vers nous, un long couteau piquant le cou laiteux d'Alice. Mon sang se figea dans mon corps, et je me sentis défaillir.
-Royce. Grogna Edward, sa main serrée sur mon bras pour me tenir en arrière.
J'avais l'impression de tomber en chute libre sans jamais trouver le fond du puit, jusqu'à ce que je heurte le sol froid et glacé, qui gela mes veines sans attendre. Face à moi, le Royce se tenait en ricanant stupidement. Son regard légèrement fou par moment, et d'un marron sombre lui donnait un petit côté ténébreux, qui se retrouvait dans ses cheveux bruns presque noirs. Toutefois, il semblait dégager quelque chose de... vaniteux, puissant. Comme si il dominait. Et c'était certainement le cas à ce moment là.
-Edward. Sourit Royce, en enfonçant un peu plus le couteau dans le cou d'Alice, qui gémit. Ça fait longtemps qu'on ne c'était pas vu... La dernière fois si je me souviens bien, tu m'as mis un coup de poing dans le nez, non ?
-Lâches Alice, Royce ! (nda: la phrase clichée, mais alors de base... Ah, ah.)
-Non. Répondit-il, en ricanant.
-Lâches la ! Grogna Edward, un peu plus fort, sa main s'agrippant avec encore plus de force sur mon bras.
-C'est qui elle ? Éluda Royce, en envoyant un coup d'œil dans ma direction.
Edward me poussa un peu plus derrière lui, et ne répondit rien.
-C'est Isabella ? Demanda-t-il, soudainement. Isabella Swan ? C'est elle ?
Sans vraiment s'en rendre compte, il relâcha légèrement sa prise sur Alice, qui poussa un gémissement, et pointa son arme sur moi, ses yeux retrouvant leur folie passagère. Moi, j'étais hors de tout. Je survolai tout ça s'en même m'en rendre compte. C'était comme si mon esprit était en pause. Pas que je ne veuille pas comprendre tout ce qui se passait, mais la peur m'empêchait de le faire. Mes membres paralysés par la terreur semblaient refuser de me porter, et seul les doigts d'Edward serrés sur mon bras me tenaient encore debout.
-Comment me connait-il, Edward ? Murmurai-je, la gorge sèche.
Il ne répondit pas, et Royce s'avança, tirant Alice qui le suivait en se tortillant faiblement. Elle tremblait des pieds à la tête. Son regard terne et apeuré donnait l'impression d'être éteint.
-Donne la moi Edward, et je te laisse Alice.
Edward ne bougea pas d'un pouce, et Alice gémit.
-Allé Edward, donnes moi la...
Sans m'en rendre compte, je reculai, rentrant dans le piano qui répercuta les notes sans aucune harmonie dans la pièce vide. Ce bruit soudain sembla énerver Royce plus que de raison, qui lâcha Alice, l'envoyant contre le sol avec force, élancé en courant vers nous, son couteau en avant. Alice tomba en fracas sur le sol, faisant se renverser une table de chevet, et brisant un vase au passage. Edward me tira avec force sur le côté, alors que le poignard rentrait dans les touches d'ivoires du piano, qui se brisèrent sous le choix, raisonnant une dernière fois. Il poussa un cri rageur, et Edward se précipita sur Alice, sans lâcher mon bras. Elle tremblait des pieds à la tête, et nous l'aidâmes à se lever, alors que Royce chargeait une nouvelle fois, hystérique.
Edward me poussa en arrière, me faisant tomber sur le canapé, alors qu'Alice titubait jusqu'à moi le plus vite possible. Royce se rapprocha d'Edward, et arma son couteau. Il hurla à la mort, et Edward esquiva in-extrémis, en se jetant à moitié par terre. Royce profita du moment, et me fixa, le regard fiévreux. Il s'approcha, et j'eus à peine le temps de me lever, suivie de près par Alice, alors qu'Edward mettait un coup de poing dans la tempe de Royce, qui s'écrasa au sol, sonné.
-Alice, Bella, venez ! Hurla-t-il, alors que nous courrions jusqu'à la sortie.
Je tremblais des pieds à la tête. Le sang battait dans mes tempes pour la seconde fois de la journée, mais cette fois avec encore plus de force. Nous entendîmes le cri de Royce, qui s'élançait à notre poursuite, et nous accélérâmes. Soudain, Alice tituba, et, jetant un coup d'œil sur le côté pour voir si elle nous suivais, je m'emmêlais dans mes pieds. Edward s'arrêta aussi vite que moi et Alice se stoppa pour m'aider à me relever. Mes membres ne voulaient plus me porter et mes jambes tremblaient trop pour que je puisse me relever. Edward me mit debout avec force, avant de s'écraser par terre dans un bruit sourd.
Royce venait de lui envoyer une chaise de la terrasse, qui l'avait attrapé en pleine tête.
-EDWARD ! Hurlai-je, alors qu'Alice tombait sur les fesses paralysée.
Elle murmurait quelque chose d'incompréhensible, et je me battais contre mes tremblements pour me rapprocher tant bien que mal d'Edward.
-Edward... Edward réponds moi, Edward... Murmurai-je, entre deux sanglots qui commençaient à naitre dans ma voix.
Je tapotais sur sa joue sans trop de rythme, la voix enrouée, et les joues humides.
-Edward... me plaignis-je.
Tout à coup, je sentis quelqu'un me relever par derrière. Me prenant par le col, et je sentis la lame froide sur mon cou.
-Fuir ne vous a servit à rien. Grogna Royce, son souffle ricochant sur ma joue. Je devais t'attraper de toute façon. Juste toi... Alors respire, je ne te tuerais pas de toute façon. Je vais juste t'empêcher de nuire...
-Lâches la, Royce... Siffla Alice, en tentant de se relever.
-Désolé mais ça ne va pas être possible. Elle m'a dit de lui faire regretter d'exister, et elle m'aidera à avoir Rose.
-Qui « elle » ? Tenta Alice, visiblement angoissée, qui cherchait à gagner du temps.
-Comme si j'allais te le di...
Soudain, le poids de Royce disparut derrière moi, et le poignard m'entailla légèrement le cou. Je tombais par terre en même temps qu'un rugissement et qu'un bruit sourd, et me tournais d'un bon pour tituber jusqu'à Edward, toujours inerte, étendu sur le sol. Face à moi, au dessus de Royce, étalé sur le sol à se frotter la tête, Emmett nous inspecta brièvement avant de lui asséner un nouveau coup de poing dans la figure. J'entendis les pas rapides de Jasper vers nous, pour aller serrer Alice dans ses bras, et Rosalie courut au chevet d'Edward.
-Bella, ça va ? Me demanda Jasper.
-Oui... murmurai-je, en me tournant vers Edward. Edward c'est prit une chaise sur la tête... Il, il va bien ? Bégayai-je.
-Il est vivant. Souffla Rosalie, qui prenait son pouls. Je pense qu'il faudrait l'amener au médecin de bord quand même.
Elle avait les yeux rougis, et tremblait légèrement.
-Et toi Bella, tu vas bien ? Murmura-t-elle, en tapotant les joues d'Edward à son tour.
-Oui, je vais bien. Plus de peur que de mal, je pense.
A côté Emmett, semblait en train de se défouler sur Royce, à moitié assit sur lui, à lui mettre des coups à intervalle réguliers. Rosalie le fixait les yeux haineux, hésitante. Jasper lâcha doucement Alice, qui se rapprocha elle aussi d'Edward pour aider Rosalie à le retourner, et arrêta Emmett avant qu'il ne le frappe une nouvelle fois. Emmett gémit, hors de lui, et Jasper lui teint la main avec force.
-Laisses moi le tuer, Jasper. Gémit pitoyablement Emmett, en jetant un coup d'œil à Royce, inconscient.
-Non, Emmett. Il faut le livrer à la police.
-Mais il... Il aurait pu... Rosalie ! Et puis Alice et Bella ! Et Edward ! Il... continua-t-il, comme souffrant.
Lentement, Rose se leva, et s'approcha à pas doux d'Emmett, pour se baisser à sa hauteur. Secouée de sanglot silencieux, elle se pencha près d'Emmett. Elle remonta sa main jusqu'à la joue d'Emmett, avant de fondre dans ses bras, pleurant surement toutes les larmes qu'elle avait alors retenus.
-Ne deviens pas un meurtrier pour moi Emmett. Royce ne mérite que ça, je suis d'accord avec toi... Mais mes problèmes ont suffisamment fait de mal à tout ceux qui m'entouraient. Elle lâcha un sanglot déchirant, et Emmett resserra sa prise autour d'elle. Edward est inconscient, Bella et Alice sont en état de choc, j'ai ruiné votre surprise...
-Ce n'est pas ta faute, Rose... Intervint Jasper, avant de se faire brutalement couper par Rosalie, qui hurlait.
-SI ! Si c'est ma faute ! CE N'EST QUE MA FAUTE ! LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE, LA MIENNE ! Alors s'il te plais Emmett, s'il te plait arrêtes. On va remettre Royce à la police, et il ira croupir en prison pour le restant de ses jours. Rien de plus, rien de moins. Restes juste avec moi Emmett. J'ai encore besoin de toi...
Je sentis doucement mon cœur se calmer, et Emmett se stoppa. Les lumières du port se dessinaient face à nous, et Rosalie continua à pleurer jusqu'à notre arrivée au port. Ma prise se raffermit autour de la chemise d'Edward, que j'avais saisis sans trop m'en rendre compte.
(…)
Le volume sonore battait son plein dans la pénombre de la réserve de la Push, alors que la limousine -seule voiture que nous n'avions pas à conduire qui nous contenait tous- de Jasper traversait la forêt pour se rendre à la Wolf Party. Alice, qui avait retrouvé tout son peps depuis qu'Edward était revenu à lui dans l'avion, et que le médecin avait dit que tout allait bien, n'arrêtait pas de chantonner je ne sais quel air de musique sans aucun rapport avec celui qu'on percevait de l'intérieur de la voiture. Non pas que la voiture n'était pas insonorisée, mais Emmett avait ouvert la fenêtre, au grand damne de Rosalie, qui ne cessait de lui balancer des commentaires acerbes qu'il ignorait à merveille. Edward restait morose, affalé dans le fauteuil à jouer avec mes cheveux qu'il entortillait entre ses doigts, encore légèrement hagard.
Le médecin nous avait prévenus que les médicaments qu'il lui avait donné auraient cet effet sur lui. Il risquait par moment de ne pas trop réfléchir et de réagir de manière... Simple. C'était un médicament aux effets secondaires qui se manifestaient par accoup. Il pouvait être tout à fait sérieux, normal, et l'instant d'après, danser parce que la musique lui plaisait. Alice avait semblé plus que ravie de ces effets secondaires. « Ça risque d'être intéressant ! » avait-elle chantonné.
Tout le monde avait repris une bonne humeur palpable depuis que Royce avait été arrêté par la police, et que nous étions rentré à Forks. Même si une petite peur persistait encore. Qui était le « Elle » dont Royce parlait. Qui m'en voulait à moi ? Je ne l'avais pourtant jamais rencontré de ma vie. Et comment avait il su pour l'anniversaire de Rose sur le bateau ? Nous n'avions pas crié la nouvelle sur tous les toits, c'était une surprise. Mais nous ne voulions pas trop penser à tous ces «qui » qui flottaient dans l'air avec persistance. Parce que nous devions finir l'anniversaire de Rosalie sur une belle note.
Alors, pour fêter ce retour, nous avions décidé de faire quelque chose, et la fête annuelle de la Push m'est venue à l'esprit. C'était une fête que faisaient les jeunes de la Push après la soirée où les anciens racontaient leurs légendes qui contaient que leur sang était celui de loups garou, et que si des Vampires venaient à apparaître en ville, il se transformeraient pour protéger la population. C'était une célébration importante qui avait lieu tous les ans, et les jeunes organisaient toujours une nuit blanche juste après. Feu d'artifice, musique... Tout y était. Cela faisait partie des coutumes.
Apparemment, mon histoire leur avait plu, et ils avaient tous décidés que nous irions finir la soirée là bas. Sauf que Rosalie avait était moins enthousiaste quand j'avais mentionné Jacob, et Edward était devenu encore plus morose. Il n'avait déjà pas envie de sortir, alors le fait que Jake y soit lui aussi avait semblé le démotiver encore plus.
Nous arrivâmes finalement à ceux que les Quilleutes appelaient la Grande Place, qui était cernée de grands arbres, et où toutes les célébrations se passaient. Pour l'occasion, elle était éclairée par des centaines de petites loupiotes marron qui encadraient les arbres sans trop d'ordre. Nous sortîmes de la voiture, et quelques petits malin sifflèrent en voyant la dite voiture, puis en voyant Rosalie. Ce qui força Emmett à leur lancer un regard plus que noir, que Rose capta avec un sourire discret. Je reconnus Seth, en train de se disputer avec sa sœur, Leah, qui le réprimandait pour sa réaction.
Je jetai un coup d'œil circulaire à la place, histoire de voir si je reconnaissais quelqu'un, et vis Jacob, non loin de là, entouré de quelques uns de ses amis. Rosalie grogna en l'apercevant, et Edward se tendit. Les effets secondaires ne devaient plus fonctionner, parce que son visage avait perdu ce petit air étrange qu'il avait dans la voiture. Alice, quand à elle, poussa un cri d'extase, et se mit à sautiller, en apercevant tout ce qu'il y avait autour d'elle. Apparemment, elle aimait beaucoup les fêtes.
-Jasper, je sais ce que je vais organiser pour le réveillon. C'est juste... Ah ! Je trouve plus mes mots.
-Alice, tu dis ça dès qu'on va à une fête. Soupira Jasper. L'année dernière tu devais faire la saint Valentin, tu te rappelles ?
-Ashley n'avait pas voulu. Grogna-t-elle. C'est pour ça qu'on fera ça chez toi.
Jasper ne répondit rien, ce qui énerva Alice.
-Venez, on va dire bonjour à Jacob. Souris-je, amusée.
-C'est obligatoire ? Demanda Rosalie, et j'aurais juré qu'Edward semblait charmé par l'idée que cela ne le soit pas.
-Oui. Répondis-je, fermement.
Elle grogna, et j'avançais vers Jacob et son groupe d'ami. Le groupe était formé de trois indiens qui semblaient en train de rire, un légèrement plus trapu que l'autre, et le troisième un peu plus froid. Plus âgé aussi. Je reconnus finalement Embry et Quil, mais ne parvins pas à identifier le troisième, avant de voir la fille balafrée qu'il tenait dans ses bras, et de les identifier comme Sam et Emily. Ces derniers m'aperçurent, et dirent je ne sais quoi à Jacob, qui se retourna.
-Bella ! Sourit-il, visiblement heureux de me voir.
Il s'approcha de moi, et me serra dans ses bras.
-Salut Jake. Marmonnai-je, en me détachant au bout d'un moment. Je suis venu avec des amis.
Il aperçu Edward et Rosalie au premier rang, et son visage se durcit.
-Salut Jacob ! On est venu finir la soirée à votre fête ! J'adore le concept. Mais j'aurais rajouté des petites lucioles blanches dans la décorations. Déblatéra Alice, souriante.
Jasper salua rapidement Jacob, en s'excusant pour Alice et son flot de parole. Celle-ci tiqua une nouvelle fois, et continua leur première dispute.
-Bella, éluda Jacob, tu te souviens de Quil, Embry, Emily et Sam ?
-Oui. Souris-je. Salut. Vous allez bien ?
-Très bien, merci Bella. Sourit à son tour Emily. Merci d'avoir ramené tes amis, plus on est de fou, plus on rit !
Jacob rit jaune, et Rose ricana. Sam, Embry et Quil me saluèrent tour à tour. Soudain, Leah arriva à son tour dans la petite ronde que nous avions formé et me sourit.
-Salut Bella. Comment vas tu ?
-Bien, merci.
-Cool. Elle se tourna vers Jacob, soudainement moins amicale. Toi Black, je vais te dépecer, te découper, et t'enterrer aux sept coins de la Push.
-Quoi ? Mais pourquoi ? S'indigna celui-ci.
-Pourquoi ? Répéta Leah.
Elle lui asséna une claque sur la tête, et il se massa faiblement.
-Tu influences mon frère ! Si je l'avais pas retenu hier, il aurait plongé de la falaise où toi tu as sauté. Pas celle que tout le monde prend, non, l'autre, celle qui est entre deux rochers ! Il aurait pu se tuer !
Elle lui mit une autre claque.
-Tu te rends comptes de ça, Jacob Black ?
-Mais t'es complètement malade toi ! Répliqua Jacob. Je lui ai pas dis de sauter moi à ton frère ! Et puis les deux rochers sont espacés de huit mètres...
-Je vais te...
-Calmes toi Leah. Rit Emily, alors que Quil et Embry luttaient pour ne pas tomber à la renverse, hilare.
Emily sermonna doucement sa cousine sur le fait qu'elle extrapolait, avant de se tourner vers nous.
-Bon, et bien Bella, ravi de t'avoir revu. Enchantée de tous vous avoir rencontré. Sourit-elle une nouvelle fois. On se dit à plus tard dans la soirée.
-Le feu d'artifice est pour 3heures du matin. Bientôt, en fait. Trouva bon de préciser Embry.
J'acquiesçai, et ils s'éclipsèrent tous un à un, Quil embarquant Emmett qui lui avait demandé de lui raconter les légendes de la Push. Alice ignora Jasper, et parti vers la piste de danse improvisée. Il ne restait donc plus que Jacob, Rosalie, Edward et moi, quand Edward s'éclipsa à son tour, en marmonnant qu'il allait chercher à boire. Un petit silence s'installa, et Rose le brisa, en tentant un sourire.
-Je crois que mon cadeau vient de toi. Grogna-t-elle, avec toute la gentillesse qu'elle parvenait à mettre dans sa voix, visiblement pas à son aise face à Jake.
-Ouais... marmonna Jacob, pas bien plus à l'aise apparemment.
-Merci. La Rose est très jolie, je dois le reconnaître... soupira-t-elle, comme si elle en était déçue. Elle regarda le petit bracelet quelques instant, avant de reprendre la parole, un air déterminé sur le visage.
-Mais qu'on soit clair Wolf-Man, Bella est à Edward.
-Rose ! Sifflai-je, les joues rouge de honte, alors que Jacob soupirait.
Rosalie retombait bien vite sur ses pieds !
-Ouais... Admit-il. Je peux rien faire contre ça j'imagine.
-Jake. Marmonnai-je, figée.
Sur ce coup là, je restais sur les fesses. J'étais aussi prévisible pour que Jacob qui nous ai vu deux fois ensemble remarque que j'étais mordue ? (nda: ah, ah. Je me fais des clins d'œil aujourd'hui... ;P )
-Alors on est d'accord. Sourit Rosalie, en tendant la main.
Jacob parut hésiter, puis la prit.
-Je suis d'accord avec vous ! Lança Alice, un verre de je-ne-sais-trop-quoi dans la main. D'ailleurs Jacob, t'as une fille toute parfaite pour toi qui n'attend que toi dans ta réserve, alors pourquoi tu penses à Bee-Chérie, hein ? Demanda-t-elle, en secouant la tête, désolée.
Jacob ne parut pas comprendre, ce qui désola Rosalie, au même titre qu'Alice, et je ris.
-Jake, même moi j'ai remarqué Leah. Ris-je.
Jacob se liquéfia, et lança un regard en coin à la dénommée Leah. Rosalie eut un rire moqueur, et Alice partit dans un fou rire incontrôlé, avant que Jasper n'arrive par derrière, et lui prenne sa boisson, les yeux plissés. Je l'entendis sermonner Alice sur la présence d'alcool dans son verre, et pour toute réponse, elle l'ignora, et partit en chantonnant.
-Saoulons nous en ce soir merveilleux, où Royce à été arrêté, et où Rosalie peut dignement hurler qu'elle a 18 ans !
-Et après elle va agoniser au dessus des toilettes... grogna Jasper en partant à sa suite. Elle ne pourra accuser personne demain matin.
-Ne soit pas si stupide Jazz... Soupira Rosalie. Elle va dire que c'est ta faute bien entendu.
Il jura, et partis à la suite d'Alice, et nous rîmes. Rosalie rappela finalement Jacob sur terre, alors qu'il fixait Leah avec un regard presque... indécent. Jake se tourna vers elle, comme outré qu'elle lui ai parlé sur ce ton, mais Rosalie ne s'en démonta pas moins.
-Non mais sérieusement, tu n'avais pas vu la petite indienne ?
-Leah. Indiquai-je, et Rosalie balaya mon intervention d'un revers de la main.
-Bah c'est que... Leah pour moi c'était juste... Je sais pas... Une emmerdeuse ?
-Charmant. Marmonnai-je, alors que Jake se grattait la tête. Soudain, je fis un parallèle entre deux choses, et souris. Emmett est un emmerdeur aussi.
Rosalie se figea, et éluda ma phrase en continuant dans sa lancée.
-Et bien elle s'intéresse à toi. C'est presque aussi évident que pour Bella...
-Rose ! Tiquai-je, et elle m'ignora toujours autant.
-A ce point là ? Grimaça Jake. Merde, je suis vraiment aveugle !
Pour le coup, j'en fus outré. Je n'étais pas aussi transparente !
-Jacob. Grognai-je. Je ne suis pas complètement folle d'Edward...
-Oh, si... Soupira Jacob. S'en est presque navrant.
-N'importe quoi... Répliquai-je.
-Tu ne te voix pas, Bee.
-Pour une fois je trouve que Blondie à raison. Rajouta Jake.
-Merci, clébard.
-Vous délirez ! M'énervai-je.
-Non, pas du tout. Répliqua Rose. Tu es totalement mordue.
-Bien sur que non.
Comme par coup du hasard, j'entendis la voix d'Edward s'élever derrière moi, et me héler. Et par mauvais reflex, je me tournais instantanément, alors qu'il me faisait signe d'approcher près de la plage.
-Non, elle est pas mordue... Ironisa Rosalie, en ricanant.
-La ferme. Crachai-je, en les ignorant, la tête haute, et les joues rouges. Ça ne veut absolument rien dire.
Et je partis rejoindre Edward, qui m'attendait. Il se tenait juste devant la petite falaise qui surplombait la plage. Debout, il me fixait en souriant, attendant patiemment que j'arrive. Son regard pétillait, et la première fusée de feu d'artifice explosa, tintant le ciel d'une jolie couleur blanche. J'accélérai le pas jusqu'à Edward, qui me désigna les autres fusées du doigt. Un petit sourire idiot nageait sur ses lèvres, et il me prit par derrière, déposant sa tête sur mon épaule. «N'es ce pas magnifique ? » murmura-t-il, avant de déposer son nez dans mes cheveux. Je ne répondis pas. C'était inutile de toute façon. A quoi bon parler à cet instant précis ? Le silence dura quelques instants, avant qu'Edward ne se remettre à jouer avec mes cheveux, toujours aussi souriant. Son doigt glissa doucement sur la griffure de la lame que Royce m'avait faite dans le cou, et il l'embrassa doucement. Son geste se répéta dans ton mon corps, et je sentis des frissons remonter dans mon dos avec délicatesse.
-Je suis désolé de m'être fais battre, Bee. J'ai pas pu vous protéger... Chuchota-t-il à mon oreille. Si tu savais comme je m'en veux.
-T'en fais pas pour ça. Balbutiai-je. Tu en avais suffisamment fait, et puis, on est vivante et en bonne santé, c'est le principal.
Il ne répondit pas, et je sentis ses doigts revenir s'entortiller dans mes cheveux.
-Il faudra que je te termine ta mélodie un de ces jours. Je l'avais pas fini, mon doigt avait ripé... C'est dingue ! Ça m'arrive jamais, il faut que ça se produise devant toi ! Bougonna-t-il.
Je souris.
-Tu me la referas écouter en entier la prochaine fois... Je sais dors et déjà qu'elle sera magnifique.
-Non, toi tu es magnifique. La mélodie ne peut pas être décrite comme tel en ta présence.
Je sentis mon cœur faire un bond, et me sentis comme aspirée dans un trou noir. Mes joues se réchauffèrent violemment, et Edward soupira. Les effets secondaires de son médicament lui avait totalement embrouillé la cervelle. Ça me fit sourire. Si il le disait, c'est qu'au moins une toute petite partie de lui devait le penser, non ? Je me calai confortablement contre lui, et sentis son souffle chaud sur ma joue. J'entendis au bout d'un moment les pas lents de Rosalie se rapprocher, et Edward lui dit de venir. Je n'entendis pas sa réponse, trop occupée à ressentir la chaleur d'Edward qui m'enveloppait. Je percevais juste la présence d'Alice, à l'opposée de Jasper, et Emmett, assit dans l'herbe fraiche. Edward resserra sa prise autour de moi, et je souris.
-Bon anniversaire Rosie. Murmura Emmett, alors qu'elle s'asseyait à côté de lui, souriante.
Leur histoire allait peut être commencer à avancer... Après tout, il était temps ! « C'est l'hôpital qui se fou de la charité ! » scandèrent en cœur Pessimiste & Optimiste, et j'entendais presque les voix d'Alice et de Rose reprendre en cœur cette phrase.
Et voilà ! Alors heureux ? :)
J'espère que ce chapitre vous a plu...
Nous en avons fini avec l'histoire de Rose. Mais tous les « qui » qui restent en suspensions ne vont pas se dissiper de suite... Ah ah ah ! Par contre je tiens tout de même à m'excuser pour le nom pourris de la fête à la Push. J'étais très loin d'être inspirée et puis... Bon ! C'est pas comme si c'était très important. ;)
Je prédis cinq ou six chapitres avant d'arriver à la fin... Alors prions pour que vous soyez toujours là entre temps ! Le prochain chapitre risque de vous laisser sur le cul. Un petit délire que j'ai décidé d'écrire, pour m'amuser une dernière fois avant la ligne droite de la fin. Espérons que ça vous plaise tout de même... Je m'en vais de ce pas le commencer.
Alors, Merci de m'avoir lu et...
Une petite Review pour m'encourager ? :D
(Le premier qui arrive à 1000 ! Ou plus tiens donc ! Soyons fou... ;P)
