« Je rêvais d'un autre monde ! ~»
Pincez moi, je rêve !

Je suis déjà de retour ? Ma dernière publication était le 03 Mai 2010 ! Et nous sommes me 18 Mai ! Yaaaayh ! Comme j'ai fais vite ! Mais franchement, je vais pas vous mentir, j'ai surtout était motivé par mes stats et... MES 1,069 REVIEW ! Comme ça fait super plaisir de se voir écrit pour SA fiction autant de Review... C'est Juste... Je trouve pas les mots ! C'est indescriptible ! Et mes Statistiques sont aussi merveilleux que ça ! Si ce n'est plus avec: 367 Mises Favorits, et 377 Mises en Alertes ! ça me fait quand même presque 400 Lecteurs ! Et je me rend compte qu'en fait vous n'êtes pas tellement à me laisser des Review comparé au nombre qui me lit. Mais bon, ceux qui m'en laisse, vraiment, ça me fait plus que plaisir !
Je vous lis tous, je vous répond tous (sauf les non inscrits, désolés... :/ )

Alors je suis plus que ravie de revenir vous voir avec ce chapitre de 23 Pages Words, et 15, 825 mots ! Quand même, je me suis pas moquée de vous, hein ;D
C'est en quelque sorte un remerciement pour tout ça ! Vous me motivez ! Espérons que ça soit de la bonne motivation qui donne de jolis Textes, Hein ! Et que dans la précipitation, je me sois pas totalement plantée !
Car, oui, ce Chapitre risque d'en décevoir certain étant donné la manière dont je m'éloigne de l'histoire et la petite incohérence qui flotte dans l'air... Mais ! Ça m'est venu à l'idée dans l'esprit de m'amuser une dernière fois avant la fin, et je me suis bien amusée en l'écrivant, ce qui pour moi est le principal après tout ! Je m'excuse par avance à ce à qui cela ne plairait pas, mais moi en tout cas, ça me plait, et j'espère que vous prendrez tout ça au premier degré. Le titre du chapitre donne déjà une idée, hein ? :)

Je voudrais aussi remercier Jahël, nouveau lecteur qui a décomposé ma fiction du début à la fin ! Je suis très heureuse que cette fiction te plaise, et je te remercie pour tout ce que tu en dis. Toute fois, tu parle de James et de Royce, et bien comme tu le dis, c'est pour le bien de l'histoire, mais tu parle de "si peux de personnages" en fait, il faut bien que je regroupe, parce que cette fiction ne va pas durer des centaines de chapitre, ça en deviendrait lassant... Et puis, je pars du principe que je peux faire ce que je veux, donc je le fais. Je n'essaye pas trop de chercher abusivement une cohérence, j'écris comme je le sens, et des fois ça passe, des fois ça passe pas... Mais au moins on ne peut pas me reprocher de ne pas m'être amusée en écrivant cette fic ! Je vois beaucoup d'auteurs qui montre sans trop le vouloir que leur fiction est une corvée, et bien pour moi ce n'en n'est pas une, et c'est surement pour ça que les chapitre sont si long à paraitre: je prend mon temps. Bon, et bien un immense merci pour ta review ! Vraiment elle m'a fait extrêmement plaisir, et je suis contente que tu ai remarqué des petits trucs que j'ai glissé intentionnellement dans la fiction et que personne n'avait semblé remarqué. Par exemple (je crois que tu ne l'as pas dis) j'ai séparé les deux mondes Vampires/Humains de la série en Riches/Normaux si tu regarde bien, Forks High School Private n'est remplis que de Vampire... :)

Bon, et bien Voila, Bonne Lecture, et que la chance soit avec moi !
(Je n'ai jamais vu Star Wars, faudrait que je les vois quand même un jour ces films ! Hum... )


Chapitre 13: Qui veut sortir avec James ?

Je somnolais appuyée contre ma voiture, le vent froid de Forks faisant naitre des frissons sur mes jambes, et je jurai. Face à moi, Jasper se frotta les mains, appuyé contre sa moto, et soupira de frustration. Edward se contenta de se frotter le visage, à demi endormi. J'entendis une voiture arriver au loin, et priai pour que ce soit Alice, mais fus déçue de juste voir la décapotable -capotée cette fois, le froid étant bien trop présent- de Rose foncer sur nous et se garer à côté de la Volvo d'Edward. Quelle idée stupide Alice avait-elle eut de nous faire venir à 7 heures au lycée en octobre ? Je ne voyais vraiment pas l'intérêt de sa démarche, d'autant plus qu'elle était en retard, et que c'était elle qui avait les clés. Nous étions donc condamnés à rester dehors, et à mourir congelés.

Je tentai de me réchauffer en me frottant les mains, mais je m'entaillai avec mon bracelet. « Saleté de bracelet... » songeai-je, en rentrant mes mains dans les manches de ma veste. Pas que je n'aime pas ce bracelet. Edward me l'avait offert pour mon anniversaire, que nous avions fêté le lundi juste après l'anniversaire de Rosalie. Il était vraiment très joli. Délicat, fin. Non, il était vraiment très beau. Et puis, le fait qu'il vienne d'Edward y jouait beaucoup aussi. Mais j'avais sans le vouloir aiguisé une breloque du bracelet durant le séjour en source Thermale qu'Alice m'avait offert. Alors il était assez fréquent que je me griffe avec. Jasper, lui, m'avait offert un bon d'achat -que je n'avais pas encore dépensé- dans une boutique. Rosalie s'était elle plutôt chargée de m'acheter une robe rouge plutôt longue à bustier, que j'avais portée pour la réception que ses parents tenaient en l'honneur de son anniversaire.

Sinon il y avait eut... le cadeau d'Emmett. Rien qu'à y penser, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Il m'avait offert un saut en parachute. Et bien sur, il ne s'était pas contenté de me donner le billet. Non, il avait fallu qu'il m'y traine. Je n'avais jamais eu aussi peur de toute ma vie. Ou peut être dans le bateau. En tout cas, ça l'avait fait bien rire, ça c'était certain. Alice aussi d'ailleurs. La seule que ça n'a pas fait rire c'est Rose. Après tout, Emmett l'avait pratiquement forcée à le faire elle aussi. Bien sur, tout le monde l'a fait. Mais Rose était plutôt réfractaire à l'idée. Mais je n'étais pas la seule à ne pas avoir le choix dans ce genre de situation.

Une deuxième voiture fit son apparition, mais le volume sonore m'indiqua plutôt Emmett, et je soufflais sur mes mains, cachées dans mes manches. Qu'en est ce qu'Alice allait daigner venir ? Elle attendait que l'on soit mourant, en train de souffrir d'une pneumonie ?

Mais l'habituel dérapage contrôlé d'Alice se fit entendre au loin, et je remerciai le ciel. Edward et Jasper devaient en être venus à la même conclusion que moi, car il s'étaient tous deux rapprochés de la route, comme pour vérifier que c'était bien elle. Alice se gara rapidement sur le côté, et descendit, souriante et joyeuse, comme à son habitude. Sauf que ce jour là, elle ne salua personne, et se contenta de partir en trottinant jusqu'à l'entrée, pour ouvrir et se réfugier à l'intérieur.

Nous lui emboitâmes le pas avec mauvaise humeur, et montâmes à l'étage, rejoignant la salle du club dans un silence seulement troublé par la discussion d'Alice et Emmett, à laquelle je ne portais pas tellement d'attention. Ce ne fut qu'une fois tous dans la salle, assis autour du canapé, que je commençais à m'intéresser à ce qu'elle racontait.

-Bon, alors, les tenues ! S'exclama Alice, en sautillant jusqu'à la penderie. Aujourd'hui, nous sommes le 31 Octobre, alors... Le club d'hôte en Halloween !

-Aaah ! C'est la fête que je préfère pour le club d'hôte... Chaque année c'est un régal. S'amusa Emmett, visiblement ravi.

Personnellement, je m'attendais au pire. Après tout, ils m'avaient fait me déguiser en gnome pour « le club d'hôte féérique » la semaine précédente.

-Qu'est ce qu'elle a bien pu nous préparer cette année. Bougonna Edward, en jouant avec une mèche de mes cheveux.

Il avait pris cette habitude depuis notre retour de la croisière, et ça ne me gênait pas du tout. Loin de là, même.

-Pris pour qu'on ne soit pas en loup garou, elle a adoré les légendes de la Wolf Party. Marmonna Jasper, en se frottant les yeux, fatigué.

-J'ai donc décidé que cette année on portera un message écologique ! Nous serons donc des Elfes !

-Quel rapport avec l'écologie ? Tiquai-je, et Alice continua, en me lançant un regard noir, énervée par ma prise de parole.

-Alors... Nous allons redécorer cette salle en parfaite forêt !

C'était ça son écologie ? « Oh et puis ! Ne contrarions pas Alice de bon matin... » me tempérai-je, en me renfonçant dans le fauteuil, la tête reposée sur l'épaule d'Edward.

-Bon, et les costumes ils sont comment ? Soupira Rosalie.

Apparemment, elle redoutait la fête d'halloween. Moi, j'avais appris au fil du temps à laisser couler. De toute manière, on ne m'écoutait pas alors. Le seul recours que j'avais, c'était de rajouter un petit quelque chose pour masquer des parties de la tenue que je n'aimais pas, ou ne préférais pas que l'on voit. Et là encore, Alice posait un regard critique.

Accédant à la requête de Rose, Alice prit un par un les grands sachets qui devaient contenir nos tenues, et nous les tendit. Je vis Rosalie tiquer dans un premier temps sur sa longue robe feuillage, avant d'hausser les épaules. Emmett inspecta la long slim noir qui était aussi dans les sachets de Jasper et Edward avant de passer à sa tunique assortie à la robe de Rose. Celle de Jasper était légèrement plus sombre, et une légère chaine pendait. Il retint une grimace, et sourit à Alice. De son côté, elle avait un petit short assez court, agrémenté d'une tunique qui couvrait plus les jambes, un peu plus foncée encore que celle de Jasper, mais dans les même tons. Edward quand à lui, gagnait à peu près la même que Jasper, bien que plus foncée encore, presque marron, mais apparemment, sa chaine à lui devait se relier à son jean. Quand à moi, ma robe était... jolie. Presque marron, comme celle d'Edward, mais plus courte que celle de Rose. Plus longue que celle d'Alice, plus bouffante, avec des effets étranges à chaque endroit, agrémentée de ficelle qui l'entourait dans tous les sens... Elle était jolie. Et Alice avait fait un gros effort en me mettant des bottes à talon compensé avec. Pas des escarpins, des talons compensés. Rien que pour ça, j'aurai dû aller la remercier. Mais mes pieds étaient encore couverts des ampoules que m'avait faite ses stupides escarpins de gnomes.

-Alors, alors, alors ? Qu'en pensez vous ?

-Super. Lança Emmett, les pouces en l'air.

-Pas mal. Admit Edward. Je craignais le pire cette année.

-Bien trouvé. Répondit Rosalie. Mais qu'entends tu par redécorer la salle ?

-Oh, ne vous en faites pas pour ça, j'ai réglé le problème. Je vous ai fait un croquis, regardez...

Elle farfouilla dans son sac et nous en sortit une pochette à l'intérieur de laquelle tout un tas de feuille mal rangées s'engonçaient. Elle en sortit une feuille assez abimée, sur laquelle la salle était décorée de diverses fleur et racines tout le long des murs. Les tables étaient remplacées, et les fauteuils laissaient place à des poufs en harmonie avec tout le reste. C'était vraiment... Magnifique.

-Bien joué Alice. Souris-je.

-Merci, B. Répondit-elle, souriante.

Tous avaient l'air aussi charmé que moi, sauf peut être Jasper, occupé à ranger la pochette d'Alice. J'avais appris au fils du temps que Jasper était un grand perfectionniste. Tout le contraire d'Alice avec ses affaires. Autant quand elle organisait quelque chose tout était parfait, autant quand on faisait un tour dans sa chambre... On se demandait où était le bureau. Tout le contraire de Jasper, pour qui la chambre semblait presque inhabitée tellement elle était parfaite. Pas une feuille ne dépassait de ses monticules de notes en tout genre.

-Bon, je pense qu'on devrait aller en cour. Ça ne va pas tarder à être l'heure. Lança Rosalie à la cantonade, en saisissant ses affaires.

(…)

-Mais, réfléchis deux minutes, Rose ! M'énervai-je. Il ne peut pas y avoir la découverte de l'Amérique, et la libération de l'Amérique la même année.

-Il y a 365 jours dans une année ! S'emporta-t-elle, les dents serrées. Il peut bien se passer deux choses !

-Mais c'est pas la même période, Rose ! Se désola Jasper, au bord de la crise de nerf. Réfléchis deux minutes avant de balancer des idioties pareilles... C'est l'histoire des États Unis bon sang !

Rose et l'histoire, ça nous faisait facilement trois ou quatre. J'abandonnai d'essayer de lui faire entendre raison, étant donné qu'elle refusait même d'admettre qu'elle avait pu se tromper. Je soupirai longuement, lançai un regard d'encouragement à Jasper qui devait encore avoir un cour avec Rose, et pris la direction du club. J'arrivais à peu près à me repérer dans le lycée désormais. Ou du moins, je savais où était la bibliothèque, la plupart de mes salles de cours, le bureau d'Esmée, celui de Carlisle, la cafétéria et le club. C'était déjà beaucoup. J'ignorai Tanya qui passa à côté de moi en me fusillant du regard, veillant toutefois à passer bien loin d'elle et de Jane, et continuai sous le porche à pas rapide. Sauf que je fus repérée, et je me maudis pour ce fait.

-Oh ! Bella. Sourit pompeusement Démétri.

Je tentai un sourire. Oui, je faisais ça depuis presque deux moi, mais c'était toujours aussi compliqué de tenir mes devoirs d'hôtes en place.

-Bonjour Démétri. Benjamin. Souris-je avec un peu plus de facilité.

J'aimais bien Benjamin. C'était quelqu'un de très gentil et de très cultivé.

-Bonjour Bella. Me répondit-il en retour.

-Belle journée n'est ce pas ? Continua Démétri.

-Un peu fraiche à mon goût. Admis-je. Je n'aime pas le froid. Crus-je bon d'ajouter.

-Oui, c'est vrai... Mais bon, nous sommes bientôt en Novembre après tout, c'est normal... D'ailleurs, aujourd'hui c'est la journée Halloween au Club, non ? En quoi serez vous déguisés ?

-Oh, je crois qu'Alice me tuerait si je vous le disais... éludai-je.

-Ce sera notre petit secret. Répliqua-t-il, avec bien trop de manière.

Je me mordis furieusement la lèvre pour m'empêcher de grimacer, et priai toutes les divinités pour qu'il se rappelle qu'il avait cours ou quoi que ce soit d'autre.

-Ne serait-ce pas Bella ? Lança soudainement une voix derrière moi.

« Manquait plus que lui... » Songeai-je, en me retournant.

-Bonjour Alec. Le saluai-je, en prenant sur moi pour ne pas pousser un long soupir.

-Tu es ravissante aujourd'hui. Me flatta-t-il, souriant, en s'approchant.

-Merci, mais je ne suis pas différente de d'habitude.

-Et bien tu t'embellis de jour en jour.

Pourquoi avais-je soudainement envie de rire ? Probablement parce que ses propos étaient d'un ridicule consommé à en faire peur. Et d'un cliché revisité aussi.

-Bella allait nous dire en quoi le club allait être déguisé aujourd'hui.

« Ah bon, j'allais faire ça ? »

-Oh ! Je suis tout ouïe.

-Je crois que Bella ne pouvait pas nous le dire. Renseigna Benjamin.

Je l'aimais de plus en plus ce gars... « Moi je l'aime plus qu'Edward ! » S'écria Pessimiste. Ah ! Comme si c'était possible...

-Non, je ne peux pas c'est vrai. Comme je vous l'ai dit, Alice...

-On ne lui dira rien, promis.. Insista Démétri.

Jusqu'à ce que sa main se pose sur mon épaule. Là, il n'insista plus.

-Bella, je crois qu'Alice nous attend. Murmura soudainement la voix d'Edward à mon oreille, mais suffisamment fort pour qu'ils l'entendent tous.

Edward ! Je ne l'avais jamais autant aimé qu'à cet instant là.

-Edward. Tiqua Alec. Tu étais là ?

-Oui j'ai laissé Bella quelques instants pour aller rendre un livre à la bibliothèque et... Apparemment vous l'avez bien gardé. Je devais être la seule à remarquer le cynisme de cette phrase. Merci, mais il faut qu'on y aille là. A ce soir je suppose.

Je leur souris, et Edward m'entraina le long du couloir.

-Tu sais que si je le pouvais, je te canoniserais sur le champ ? Lui murmurai-je, une fois que nous étions assez loin pour qu'ils ne nous entendent pas.

-Il fallait qu'ils soient vraiment stupides pour ne pas voir à quel point tu étais ennuyée. Rit-il simplement.

-Ils commencent tous à sérieusement me prendre la tête... La dernière fois c'était la même chose ! Sauf qu'à la place d'Alec, c'était Petter.

-Il ne vient plus lui depuis qu'il est avec la cousine à Jasper... Charlotte, je crois que c'est son nom.

-Et bien tant mieux. Grognai-je. Je savais jamais quoi lui dire ! C'est impressionnant comme il était... si peu loquace.

-Je crois que de ce point de vue là, Benjamin et pire. Répondit Edward.

-J'aime bien Benjamin. Répliquai-je. Il est gentil.

Edward me lança un drôle de regard, les sourcils froncé, et ne dit plus rien. Nous étions en chemin vers le club, quand je me souvins d'un détail important. Ou du moins, d'une chose que j'avais à faire.

-Edward, il faut que j'aille voir Esmée.

-Tu as rendez vous ?

-Non, je dois lui rendre un livre que je lui ai emprunté.

-Tu lui as pris un livre ? Pour quoi faire ? Il y a la bibliothèque pour ça...

Je levais les yeux au ciel.

-Je dois forcément me justifier ?

Il soupira, et nous retournâmes au bureau d'Esmée. Nous étions à vingt mètres de la porte, quand James en sortit. Edward se stoppa net, et se plaça devant moi, les sourcils froncé. James me paraissait... fatigué. Ses yeux bleus étaient fatigués, et ses cheveux avaient poussé. Une barbe légère naissait sur son visage, et il se frottait les yeux avec insistance. J'allais avancer d'un pas, quand Edward me tint en place, avec un regard peu amène. Je levai les yeux au ciel, et James releva la tête, nous apercevant. Il détailla Edward de ses yeux vitreux, avant de se tourner vers moi et de se figer. Soudain, il fut comme... Souffrant. Il retint un cri, et ses mains se contractèrent sur son cuir chevelu, et il cogna sa tête contre le mur, auquel il donna un coup de pied.

Esmée sortit à ce moment là, d'un geste brusque, et elle envoya la main dans sa poche pour en sortir des sortes de pilules, qu'elle lui donna. Il regarda sa main un instant avant de prendre les pilules et de les avaler d'un coup sec. Il resta appuyé là encore quelques instants, avant de prendre une profonde inspiration. Esmée lui murmura quelque chose que je ne compris pas, et Edward me poussa un peu plus en arrière, les poings serrés.

James se tourna vers nous un bref instant, avant de partir à l'opposé, dérangé par quelque chose. Edward ne se dérida pas pour autant, et je passai devant lui en coup de vent. Je l'entendis protester faiblement, et je sortis le livre d'Esmée de mon sac comme si de rien était. Elle le prit en souriant, et je m'enquis de manière bien éloignée de la subtilité.

-Qu'est qu'il fait ici ?

Edward me rejoignit, intéressé.

-Il a été admit par le conseil d'administration. Indiqua Esmée, et Edward émit un grognement.

Cela parut déplaire fortement à Esmée, qui releva un sourcil de manière aussi fine qu'Alice, et rajouta d'un ton sans appel:

-Et j'étais pour sa réadmission, Edward.

Elle s'appliqua sur son prénom, de manière menaçante. Il fronça les sourcils, perturbé.

-Mais... Ce qu'il a fait à Katrina est juste... Horrible. Tentai-je, au souvenir de la cousine de Benjamin.

Esmée me testa doucement du regard, avant de soupirer.

-Il n'était plus lui même. Il souffre d'une hyperactivité extrapolée soudaine. En fait une parte de son cerveau est trop développée, ce qui lui donne des troubles massifs du comportement. Dans ses états de crise, il est dangereux. Mais, appuya-t-elle, alors qu'Edward allait répliquer, il suit un traitement expérimental depuis deux mois en institut, et il a de très bon résultat. Alors sa réintégration est acceptée à condition que je le suive personnellement.

-Mais vous êtes fou ? Lança Edward, les poings serrés.

-Tu ne sais rien Edward, alors tu ne dis rien. Coupa froidement Esmée, s'énervant pour la première fois depuis que je la connaissais.

Il se tut quelques secondes, les poings serré, et lâcha, d'une voix morne.

-J'en sais suffisamment.

Et il tourna les talons à une vitesse faramineuse, me plantant là avec Esmée, son regard noir d'habitude si doux pointé sur lui. Elle hocha la tête et poussa un long soupir désespéré, avant de tenter un sourire vers moi, légèrement affaiblie.

-Je suis désolée pour lui Esmée. Murmurai-je, au bout d'un moment. Excusez le il est assez... despotique depuis l'incident à l'anniversaire de Rose. Enfin, plus qu'avant en tout cas.

-Ne t'en fais pas Bella. Me répondit-elle, un mince sourire étirant ses lèvres fatiguées.

-Mais... Marmonnai-je au bout d'un petit moment. Il n'y a vraiment aucun problème ? Je veux dire... Ce qu'il a fait est grave, alors, même si il s'agit d'une maladie pour laquelle il est traité, il ne risque pas de... Rechuter ?

Esmée planta ses pupilles insistantes dans les miennes, comme si elle y cherchait une réponse, avant de répondre, en ouvrant son bureau.

-Oui, il y a des risques, notamment face à des personnes comme Alice ou toi -c'est d'ailleurs pour ça qu'il c'est énervé. Il réagit de manière presque instinctive. Comme un prédateur. Mais c'était juste le premier choc, il n'y a pas de problème Bella, vraiment.

J'acquiesçai, et elle sourit.

-J'aimerais que vous lui laissiez une chance. Souffla-t-elle.

Lui laisser une chance. Cela paraissait encore tellement absurde. Ce type était fou. Au sens propre du terme. Une sorte de dédoublement de personnalité et une agressivité dangereuse. Mais je sentais dans le regard d'Esmée que je pouvais lui faire confiance. Et Esmée avait si peu tord...

-J'essayerai de convaincre Edward. Marmonnai-je. Mais je ne peux pas vous promettre quelque chose pour les autres... Ils ne sont pas encore au courant et...

Esmée fronça les sourcils.

-Si, Alice est au courant, je l'ai prévenue.

-Alors elle a délibérément choisi de ne pas le dire à Jasper... Soupirai-je. Vraiment Esmée, je vais essayer mais...

-Merci. Répondit elle simplement, souriante. Tu devrais rattraper Edward, maintenant.

Je lui souris à mon tour, et m'élançai dans le couloir à pas rapide, cherchant Edward du regard, la tête encore remplie de ma discussion avec Esmée. Je ne savais pas encore exactement si j'avais pris la bonne décision. Après tout, James était dangereux. Mais je m'étais engagée auprès d'Esmée. Et puis, lui laisser une seconde chance... Cela pouvait juste être ne pas le détester. Faire comme si... Il n'existait pas. Ou juste lui dire bonjour. Ou bien...

Je rentrai soudainement dans une masse de cheveux orange, et tombai à la renverse, me réceptionnant mal sur mon poignet qui me lança sauvagement. J'entendis un lourd chapelet d'insulte sortir de cette tignasse rouquine, et la fille -oui, il s'avérait que les cheveux appartenaient à une fille- me lança de ses yeux verts un regard à m'en glacer le sang. Je sentis alors deux mains me relever par la hanche, et Edward me grogna quelque chose d'incompréhensible que je ne pris pas tellement la peine de comprendre, à moitié sonnée: la rousse venait de me parler.

-Tu pourrais pas faire gaffe à ce qui se passe devant toi, crétine. Siffla-t-elle.

-E-Excusez moi. Bégayai-je, alors qu'Edward me remettait totalement sur mes pieds, et ramassait mon sac.

-Tu te crois où ? Continua-t-elle, acide.

-Je crois qu'elle s'est déjà excusée. Répliqua Edward, sur le même ton, froid.

-Et je peux savoir de quoi tu te mêles toi ? Elle ne sait pas se défendre toute seule ?

-Et si tu commençais par la fermer ? Rajouta-t-il, sans baisser le ton.

Elle plissa les yeux dans sa direction, et émit un sifflement mécontent.

-Regarde en face de tes yeux la prochaine fois, potiche.

Et elle partit en me bousculant sans ménagement. Edward émit un sifflement mécontent, balança mon sac sur son épaule tout en m'attrapant par le coude d'un geste mécanique, et de me tirer vers l'autre bout du couloir. Je titubai à sa suite, et m'échouai contre un mur sombre un peu plus loin, éloignée des regards. Je remis ma ballerine en place, et Edward passa ses deux mains sur son visage en soupirant fortement. Je rabattis alors trois mèches derrière mes oreilles, et le fixais, mutine.

-Merci. Marmonnai-je au bout d'un moment, les joues rougies de l'effort et de la situation.

-De rien. Répondit-il froidement.

Or, les semaines ayant passées, je ne me contentais plus de l'ignorer, butée, et de partir dans le sens inverse pour qu'il vienne s'excuser en rampant, clamant à qui voulait l'entendre qu'il était stupide. Non, j'avais désormais une approche moins fine.

-Tu recommences. Sifflai-je, et il releva ses yeux verts vers moi, avant de secouer la tête.

-Désolé.

-Je vais finir par croire que tu fais exprès d'être aussi lunatique Edward. Répondis-je, en levant les yeux au ciel. C'était pour quoi ce ton froid ?

Il me regarda les yeux plissé, quelque peu agressé par mon ton pressant et froid, et un petit sourire tordu naquit sur ses lèvres en excuse.

-James. Marmonna-t-il, en s'asseyant contre le mur en face de moi. Je peux pas, Bella. Je peux pas comprendre qu'il puisse revenir ici comme si de rien était. Merde quoi il aurait pu la tuer. Alors maladie ou non... S'emporta-t-il, avant d'enfouir son visage dans ses genoux, les doigts crispés sur ses cheveux.

Alors, lentement, je me fis glisser face à lui, agenouillée, et récupérai une de ses mains dont les jointure blanchies ne se dessinaient que trop bien pour la mettre dans les miennes, et lui souris faiblement, alors qu'il relevait la tête vers moi hésitant. Il inspira profondément, et sa main se contracta sur une des miennes, et j'entrepris de la lui caresser de ma main libre. Il reprit une allure de respiration normale, et souffla, d'une voix cassée.

-Je peux pas Bella. Il a fait trop de mal autour de lui et imaginer qu'il pourrait vous en faire c'est juste... Il émit un soupir profond, et continua. Une fois ça m'a suffit. Royce n'est plus un problème et je n'ai franchement pas envie que James en devienne un.

-Esmée veut que vous lui laissiez une chance. Murmurai-je, et il se figea.

-Jamais Jasper n'acceptera. Trancha-t-il finalement.

-Je voudrais que tu acceptes. Continuai-je, et il plissa les yeux, comme si cette simple idée le faisait souffrir.

-Bella je...

-S'il te plait Edward. Je crois en Esmée. Elle sait ce qu'elle dit, et si James à vraiment cette maladie, il nous faut l'aider. S'il te plait Ed...

-Tu es inconsciente. Accusa-t-il, me coupant dans mon élan. Bella tu as bien vu comment il a réagit quand il t'a vu ! Bella, répéta-t-il, les dents serrées, tu ne te rends pas compte qu'il...

-Je ne vais pas aller me balader dans une ruelle sombre de Port Angeles accrochée à son bras Edward. M'énervai-je. Je ne dis pas qu'on va faire ça, je voudrais juste qu'on essaye de le connaître. Qu'on... Qu'on lui laisse une autre chance, il y a droit lui aussi. On ne sait pas ce qu'il a traversé, on ne doit rien conclure trop vite, Edward.

-Je ne sais pas ce qu'il a traversé, mais je sais très bien ce qu'il a fait, et ça me suffit.

-Edward... Chouinai-je, à bout de nerfs.

-Mais Bella c'est de la démence ! On ne peut pas vous laisser avec Alice côtoyer James ! Et imagine que son mal reprenne le dessus quand tu es avec lui, hein ? On fait comment ? Il inspira longuement, tête baissée, avant de murmurer d'une voix atone. Je ne veux pas qu'il t'arrive la même chose qu'à Katrina Bella. Juste... pas toi.

Mon cœur rata un battement, et je me sentis comme... légère. Edward serrait ma main avec une telle force que le sang ne devait même plus y circuler, et je ne trouvais rien à répondre à ça. Il se serra en boule contre le mur, tentant de respirer le plus calmement possible.

-Tu serras toujours là pour me protéger, hein ? Soufflai-je faiblement, de but en blanc.

Il releva d'un geste vif ses yeux vers moi, les sourcils froncés, et me détailla lentement.

-Alors je n'ai pas de quoi m'en faire, Edward.

Je passai doucement ma main dans ses cheveux, y rétablissant leur désordre habituel, et il esquissa un petit sourire discret, avant de souffler tout l'air de ses poumons, et de me regarder à travers ses cils.

-Je veux bien essayer Bella. Mais, objecta-t-il, je continue à penser que ce n'est pas une très bonne idée. Et ne le fréquente pas seule. C'est tout ce que je te demande. D'accord ?

Je lui souris, et il se releva, guère convaincu, avant de continuer notre route le long du couloir, vers le club d'hôte qui nous attendait depuis désormais trente bonnes minutes. Alice allait simplement nous tuer.

-Oh et à propos Bella. Tenta Edward, hésitant.

Je me tournai vers lui, et il poursuivit.

-Les gens dans lesquels tu t'embronches ont tendance à faire parti de ta vie de manière presque omniprésente, mais... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que tu fréquentes Victoria Habbot.

-Qui ?

-La rousse qui rêvait de t'égorger tout à l'heure.

-Oh. Répondis-je, en me souvenant d'elle, et de son regard menaçant à m'en glacer les artères. Ne t'en fais pas je n'ai pas l'intention de la rajouter à ma liste d'amis. Au pire elle se liguera avec Tanya, elles devraient bien s'entendre... Je suis sure qu'elle aurait des atomes crochus avec Jane.

Il rit doucement, et attrapa un de mes doigts, qu'il se mit en entortiller contre les siens tout le long de notre chemin.

(...)

Jasper me fixait froidement, devenant presque effrayant. Alice avait les sourcils froncés, et réfléchissait à deux milles à l'heure, alors que Rosalie et Emmett s'attendaient surement à ce que je leur dise: « C'était une blague ! » en riant à gorge déployée. Jasper se racla la gorge, et prit la parole, distant.

-Tu plaisantes, Bella.

Ce n'était même pas une question, mais je me sentais obligée d'y répondre quand même.

-Non.

-Si, tu plaisante. Grogna-t-il, en se laissant tomber à la renverse.

-J'ai eu autant de mal que toi à l'accepter Jasper, mais... tempéra Edward

-C'est hors de question ! Siffla Jasper, sans même prendre la peine d'écouter Edward en entier.

-Mais, insista-t-il, laisse la finir, elle n'a pas encore tout dit.

Jasper posa ses deux yeux bleu sur moi, et je perdis toute l'assurance que j'avais peiné à récolter depuis quelques mois. Jasper était effrayant, énervé. Je pris une profonde inspiration et me lançai.

-Je sais que ça peut paraître bizarre que je vous demande de laisser une chance à James, mais...

-Ce, n'est pas bizarre, c'est de l'inconscience ! Rugit Jasper, en donnant un violent coup de poing sur la table basse.

-Jasper. Siffla Alice, en lui lançant un regard noir. Laisses la finir.

-Mais, continuai-je, c'est Esmée qui m'a demandé de faire ça.

-Oh ! Ironisa Jasper. Ça change tout.

Mais il se tu rapidement face au regard plus que noir d'Alice.

-En fait, si James a causé tous ces problèmes, c'est parce qu'il soufre d'une maladie neurologique qui le rend dangereux. Mais Esmée dit qu'il est traité, et qu'il a de très bons résultats...

-Et alors ? Grogna Jasper. Ça ne change rien...

-Ça change tout ! S'exclama Alice, sans même porter attention à Jasper.

-Ah bon, et ça change quoi ? Demanda Emmett, légèrement perturbé.

-Et bien, cela signifie qu'il n'a pas décidé de faire ça, que c'est sa maladie qui l'a engendré. Expliqua Rose, en s'asseyant, rabattant sa longue robe feuillage contre ses jambes en se laissant tomber sur le pouf. C'est autant une victime que Katrina.

-Ce qu'il ne faut pas entendre... Siffla Jasper, et cette fois encore, Alice l'ignora avec superbe.

-Je suis d'accord avec Bella, il a le droit à une seconde chance.

-Alice ! S'indigna Jasper. Tu oublies ce qu'il s'est passé à la rentrée de Septembre ou quoi ?

-Il n'était pas traité à ce moment là Jasper, et puis, tu n'imagines pas comme c'est dur de se sentir rejeter dans tous les sens.

Il ne répondit rien, et Alice se tourna vers nous.

-Qui en est ? Sourit elle.

Rosalie acquiesça en souriant, alors que je donnais mon accord pour Edward -qui même si il m'avait promis d'essayer, n'était toujours pas convaincu- et moi. Emmett sembla réfléchir un peu plus longtemps, et jeta un coup d'œil à Jasper, qui jurait dans sa barbe, mécontent de la tournure de la situation. C'est donc à cet instant là, qu'Alice s'énerva plus que de raison.

-Jasper, arrête de réagir comme un gamin ! Je vais pas aller me balader avec lui dans un café ! Je sais ce qu'il a été, je ne suis pas stupide.

-Je n'ai jamais dis que tu l'étais. Siffla-t-il, en réponse.

-Non, tu le sous entend, et c'est pire. Merde Jasper ! Je suis pas aussi bête que tout le monde semble le croire, je pensais qu'au moins toi tu l'aurais compris ! James à besoin d'aide pour se faire accepter, et je l'aiderai, que tu le veuilles ou non de tout façon, alors je pense que tu ferais mieux d'accepter.

Il ne rajouta rien, et se mura dans un silence de pierre, alors qu'Alice levait les yeux au ciel, énervée. Elle interpela Emmett, qui accepta à son tour, puis Alice partit se changer, en prenant bien soin de claquer la porte.

(...)

J'étouffai un bâillement, et Edward se laissa glisser du Pouf pour s'appuyer contre la table basse. La décoration de la pièce était magnifique, et exactement comme dans le croquis d'Alice, mais point de vu confort, j'avais vu mieux. Je tirai quelque peu sur ma robe, alors qu'Emmett, allongé par terre en travers, jouait à je ne sais quel jeu sur sa console noire. Légèrement bougon depuis qu'il avait capitulé devant Alice et accepté de donner une seconde chance à James, Jasper gribouillait je ne sais quoi sur une feuille blanche. Alice, souriante, finit ses deux ou trois retouches aux cheveux de Rosalie pour leur donner un côté un peu plus « Rock 'n' Roll » selon ses dire, bien que je ne comprenne pas ce que le Rock venait faire dans ça. Elle me jeta un coup d'œil, histoire de voir si je n'avais pas détruit ma coiffure, puis se leva de son habituelle marche sautillante pour aller chercher nos « oreilles ». Parce que bien sur, comme tout elfe qui se respecte, nous aurions droit aux oreilles pointues.

Visiblement fière d'elle, Alice inspecta brièvement tout le monde, avant de s'élancer vers Edward, à qui elle ébouriffa les cheveux, puis se recula en souriant.

-Il vous faut un petit côté sauvage... Justifia-t-elle.

Comme si Alice avait besoin de se justifier.

Elle s'approcha de Jasper, et répéta son action, avant de rester bloquée devant Emmett, perturbée. Il avait les cheveux trop courts pour ça. Elle réfléchit quelques instants, avant de saisir une poignée de paillettes sombres qu'elle nous avait lancé dessus avec Rose, et le souffla sur Emmett. Visiblement fière d'elle, elle tapa dans ses mains, et sourit.

-So Perfect. Sourit-elle. Aller, on peut ouvrir maintenant !

Edward se releva péniblement, et je lui emboitai le pas, alors que Rosalie arrachait la console des mains d'Emmett, qui essaya un regard de cocker sans trop de succès, et se rabattit sur un chapelet de mécontentement, bougon. Alice ouvrit les grandes portes, et lança son habituel speech de bienvenue en souriant. Le club se rempli alors peu à peu, et j'aperçus Alec qui arrivait dans ma direction. Edward se tendit automatiquement, et Alec me sortit son sourire enjôleur, auquel je répondis le mieux que je pu.

-J'avais tord tout à l'heure. Lâcha-t-il soudainement.

-Au sujet de ? Souris-je.

-Edward ! S'écria Tanya, qui arriva en souriant, et en me lançant un regard noir au passage.

Edward lui répondit par un sourire, et Alec continua sa phrase là où il l'avait commencé.

-...que tu étais magnifique, je ne pensais pas que je pourrais te voir encore plus belle.

Je rougis, et Tanya tira Edward jusqu'à une table assez loin de moi, ce qui m'énerva au plus haut point.

-Et si nous allions nous assoir ? Sourit Alec, et j'acquiesçai.

Le fait que se soit Halloween ne changea pas grand chose au déroulement habituel du club. Si ce n'est que je reçu pas mal de commentaires sur mon déguisement, même de la part de Benjamin. Démétri était aussi lourd qu'a l'accoutumée, et Alec aussi pompeux. J'avais remarqué que Tanya était partit bien plus tôt qu'à son habitude, et qu'une fois qu'elle était partie, tout un groupe de dindes en folie s'étaient jetées sur Edward. Il y avait un arrière plan bruyant dans le club, et c'est avec plaisir que l'heure de la fermeture s'est annoncée. J'ai renvoyé mon client -dont j'avais oublié le nom- avec un petit sourire que je voulais triste, et il m'a annoncé qu'il reviendrait le lendemain. Ce n'est qu'une fois qu'il n'y avait plus personne dans la salle, que j'ai enlevé mes chaussures en soupirant d'extase.

-Je sais pas comment tu te débrouilles Alice, renseignai-je, mais toutes les chaussures que tu me donnes me font un mal de chien...

-Non, moi ça va. Répondit Rosalie, en battant la mesure de son escarpin. Ta tenue a plu Alice.

-Je sais, je sais... Répondit-elle, en se laissant tomber sur Jasper. Je n'ai eu que des bons retours. Vous mettrez des slim plus souvent les gars.

Trois coups furent cognés à la porte, et Alice se fit glisser sur le pouf d'à côté en soupirant, alors qu'Edward lâchait mes cheveux qu'il avait entrepris de triturer.

Et James apparu dans l'embrasure de la porte.

Il avait ce même regard fatigué que tout à l'heure, et son regard hésitant passa d'Alice à moi, puis il avança, une légère pointe de fierté dans ses yeux.

-Qu'es ce que tu veux ? Cracha Jasper, et Alice lui asséna une claque derrière la tête.

-Bonjour. Sourit-elle. Désolé mais tu es en retard, le club est fermé.

-Je suis pas là pour le club. Répondit il simplement, dans un souffle. Il prit une profonde inspiration, et continua. Je... Je suis venu sous les ordres, enfin, les conseils d'Esmée. Je... je devais, je voulais m'excuser. Il se tourna vers Alice, et continua. Excuse moi si je t'ai fais peur la dernière fois, ce n'était pas dans mes intentions. Enfin, si ça l'était, mais c'était...

-T'en fais pas va.

Il acquiesça, puis se tourna vers moi. Edward fronça les sourcils, et posa sans s'en rendre compte sa main par dessus la mienne.

-Excuse moi toi aussi pour tout à l'heure. C'était la première fois que je voyais quelqu'un que j'avais pris pour proie avant et... c'était assez dur. Mais, t'en fais pas, je te ferais rien. Il vit la main d'Edward, et ricana une étrange lueur flottant dans ses yeux. Je vais pas la bouffer, Mansen, respire. Trouva-t-il bon d'ajouter.

Edward ne répondit pas, et ne bougea par pour autant. James resta quelques secondes fixé sur ma main, puis se retourna, marmonnant un « au revoir » enroué.

-J'ai réfléchis. Annonça Alice, de but en blanc, sans même sourciller. James se tourna vers elle, hésitant, et Alice continua. Ce qu'il te faut, James, c'est une petite copine.

Et c'est ainsi que le plan « Caser James » Débuta.

(…)

1er Novembre, Toussaint. – Club d'Hôte rendant hommage à Mickael Jackson.

Thriller à fond dans les hauts parleurs du club d'hôte, la pièce changée pour l'occasion en une gigantesque reconstitution du clip, et une Alice habillée tout de noir, de fausses-larmes, de faux-sang sur les joues, elle s'assit sur un grand canapé noir, et inspecta James, tout vêtu de blanc, du regard. Il grogna, une moue grognon sur le visage, et leva les yeux au ciel, alors que Rose baissait le son de la stéréo.

-Premièrement, il y a quelque chose qui ne va pas dans cette tenue. Commença Alice. Deuxièmement, lève se regard de prédateur de tes lèvres, c'est pas ça qui va brancher les clientes. Et troisièmement, Rose !

Celle-ci se tourna vers elle, en sourcil relevé.

-Qui t'a permis de baisser le son de la musique de seigneur Mickael ?

-J'ai eu pitié de nos oreilles, qui allaient exploser si on ne faisait pas vite quelque chose. Répondit elle, et Alice lui lança un regard assassin.

Elle jura, et se tourna vers James, qu'elle recommença à fixer, hésitante.

-Le problème avec cette tenue, c'est que je ressemble à une tapette. Répondit James, avec mauvaise humeur.

-Il a pas tord. Avoua Emmett, en jetant un coup d'œil à la sienne. T'es sur qu'il était pas Gay, Mickael ?

Alice leva à peine les yeux vers lui, qu'Emmett se tut. Ne jamais, au grand jamais insulter « The King Of Pop ».

Chaque garçon avait une tenue de scène de Mickael Jackson différente, et Alice, Rose et moi étions simplement vêtues de noir. Alice avait rajouté sur ses joues de fausses larmes rouges, pour « montrer sa tristesse immense d'avoir perdu le plus grand des grands de tout les temps ».

La veille, Alice avait décidé que pour aider à l'intégration de James au lycée, il fallait le caser avec quelqu'un. Alors, elle avait aussi décidé, que le lendemain même, elle mettrait en scène James, de manière à ce qu'il puisse se trouver une copine. Seul problème, et légèrement problématique, James s'était construit une réputation. Une très mauvaise réputation. Mais ça ne semblait pas déranger Alice, qui était presque certaine que son plan marcherait.

Depuis que ça avait été décidé, Jasper ne quittait plus Alice d'une seule semelle. Pas même pour qu'elle aille en cours. Il se méfiait de James, qui se contentait de se moquer de se trop plein de protection. En vérité, James passait le plus clair de son temps à lancer des remarques acerbes, et à énerver Edward. Il avait essayé d'énerver Rosalie, mais elle l'avait repris de volée, et il se gardait bien de la titiller depuis.

Il avait aussi tenté le coup avec Emmett, mais Rosalie avait légèrement mal pris son action, ce qui l'avait rapidement dissuadé.

Les seules à qui il ne disait rien, en fait, c'était Alice et moi. Les trois quarts du temps, il nous ignorait tout bonnement. Comme si il se méfiait de nous. Ou plutôt de ses réactions envers nous, je suppose.

Alice le fit tourner sur lui même, et il s'exécuta en grognant. Soudain, comme si elle venait d'avoir un éclair de génie, elle lui retira sa veste, et fit sortir sa chemise noire de son pantalon. Elle lui plaqua les cheveux avec du gel, et accrocha une rose Rouge à sa chemise.

-Et voilà ! Annonça-t-elle, fière. Plus rien à voir avec Mickael, mais bon...

-Ça lui donne un petit côté Vampire dangereux. Sourit Rosalie.

-Dommage que c'est pas halloween. Grogna Edward.

-Dis moi Mansen, ça t'arrive de la fermer des fois ? Je crois pas qu'on t'ait parlé, là précisément tout de suite.

Alors, comme ce qui devenait un reflex depuis 24h, je rattrapai Edward par le bras, et il se tourna vers moi en expirant. James ricana, et Edward lui envoya un regard noir.

-T'es pas un mec, même une fille peut t'arrêter en deux temps. T'es une tapette.

-Je vais te... commença Edward en se retournant, et je le rattrapais de justesse. Bella peux tu me lâcher s'il te plait.

-Ce n'est pas une bonne idée. Répondis-je rapidement, d'une petite voix.

-Allé, ça suffit ! Coupa Alice, en tapant dans ses mains. Le club va ouvrir ses portes, alors pas de bagarre les gars. En plus, je suis sûre que tu perdrais Edward...

Ce dernier grogna, et se libéra de mon étreinte pour aller boire un verre, selon ses propres dire.

-Alors, prêt James ? Sourit Alice.

Il avala sa salive, et Alice ouvrit la porte.

(…)

Assit seul sur un canapé, une fille s'approcha de lui, et le regard noir qu'il lui lança sembla la refroidir sur le champ alors qu'elle repartait vers Jasper. James grogna, et s'enfonça dans le fauteuil en soupirant, une seconde tenta sa chance, et elle eut droit au même traitement. Il se leva finalement, et se dirigea hors du club, d'un pas énergique. Je jetai un coup d'œil dans la salle, et le suivis, après avoir vérifié que je n'avais plus de clients. James s'était assit contre un banc en pierre qui semblait décorer le mur, la tête entre ses mains, immobile. D'abord hésitante, je m'approchai finalement de lui, et m'assis sur le banc de pierre. Il se figea, et releva un regard noir vers moi, avant se se rendre compte que je n'étais pas une cliente, et de s'excuser.

-Tu sais, si tu ne veux pas sortir avec une fille, dis le à Alice, tu n'es pas obligé d'être ici.

Il ne répondit pas. Un petit silence gêné s'installa, et je commençai à gratter le vernis rouge qui recouvrait mon pouce avec appréhension. Il releva finalement la tête de ses mains, et soupira, en se tournant vers moi.

-C'est pas ça. L'idée me plait bien... Je veux dire, qui ne veut pas avoir de copine, hein ? Mais elles.. Elles sont trop potiches. Ce sont des poupées entres mes mains. Et je veux pas de poupée... J'en ai suffisamment eus depuis dix huit ans.

-Tu leurs parles même pas. Répondis-je, en me mordant la lèvre, essayant de calmer les trémolos de ma voix.

Je n'avais pas peur de lui, mais ça présence m'intimidait plus que n'importe qui d'autre.

-Pas besoin de leur parler pour le voir. Elles sont toutes... des potiches. Incapables de penser par elles même et de se défendre sans personne avec elles pour les aider.

Je me sentais légèrement visée par ce trait de caractère.

-Elles n'ont peut être pas confiance en elles... plaidai-je.

Il ricana, et se tourna vers moi, ses yeux bleu me regardant avec insistante.

-Toi tu n'as pas confiance en toi. Elles, elles n'ont juste aucune personnalité, aucune vie... Elles sont vides. Et il n'y a rien qui m'énerve plus que ce type de fille.

Soudain la porte s'ouvrit en fracas, et Edward se tourna vers nous, légèrement échevelé, les sourcils froncés. Son regard passa de moi à James, de James à moi, et il me lança finalement un regard noir, puis reporta son attention sur James, avant de se tourner vers moi une nouvelle fois.

-Bella ! Grogna-t-il, légèrement énervé.

-Quoi ? M'outrai-je, et il leva les yeux au ciel.

James ricana, et se leva du banc, rentrant dans la pièce.

-Je vais pas te la bouffer, Mansen, je te laisse tout le plaisir de le faire... Glissa-t-il, alors qu'Edward lui jetait un regard haineux.

Il se tourna finalement vers moi, les sourcils froncés, et je levai une nouvelle fois les yeux au ciel, l'ignorant. Il soupira, et se plaça devant moi, pour me fixer de ses deux yeux verts de manière presque incendiaire.

-Mais quoi Edward ? Craquai-je, et il plissa le nez, comme si c'était évident.

Et ça ne l'était pas.

-Je croyais que tu devais faire gaffe à James ! Grogna-t-il.

-Oh, ça va Edward, il n'est pas si dangereux que ça, regarde, il ne m'a rien fait !

-Mais bon sang, je croyais qu'on était d'accord sur ça, tu faisais attention, tu ne te baladais pas seule avec lui, et moi j'acceptais de lui laisser une seconde chance !

-Ah ! Parce que c'est un compromis maintenant ? Sifflai-je.

-Ça l'a toujours été. Rétorqua-t-il.

-Ah oui ?

-Exact.

Je plissai les yeux dans sa direction, puis me levai, passablement énervée, pour rentrer dans le club. Je l'entendis vaguement m'interpeler, et je montai le son de la stéréo sans même sourciller. Je n'aimais pas le chantage, et Edward était bien trop borné. Je m'assis lourdement en face de Benjamin, qui me sourit, et je vis du coin de l'œil Edward battre en retraite, colérique. J'aurais juré voir James rire.

3 Novembre – Club d'Hôte en équitation.

La première tentative d'Alice n'ayant pas marché, elle s'était finalement rabattu sur une autre idée: plutôt que de faire accepter James dans son ensemble, il fallait donner l'illusion qu'il était ce qu'il n'était pas, pour attirer les clientes qui apprendraient à le connaître, et aimerait le vrai James, et pas que l'illusion. Je n'avais moi même pas tellement compris son petit délire complètement déluré, mais j'avais préféré ne rien dire.

Elle avait donc décidé de le rendre humain au yeux de tous en le montrant comme un adorateur des animaux en tout genre. Et, elle avait eu la soudaine envie de faire du cheval. Ce qui nous avait donc mené à un club qui fait de l'équitation. Le jardin du lycée était ainsi devenu une gigantesque écurie.

Or, j'avais une sainte horreur des chevaux. Ils me faisaient peur. Me terrorisaient. Depuis que petite, une saleté de jument s'était emballé devant mes yeux et qu'elle avait envoyé à l'hôpital l'homme qui la montait, j'avais toujours été effrayé par ces immenses animaux. Et bien sur, il avait fallu qu'ils soient partout, tout autour de moi. Dans des box, certes, mais autour de moi tout de même.

Oubliant de se fait mes querelles passagères avec Edward, j'étais accroché à son bras, froissant sa chemise blanche sans même m'en rendre compte. Je devais aussi surement planter mes ongles dans ses bras, mais ça ne semblait pas le déranger plus que ça. Bien qu'il soit toujours passablement énervé lui aussi par notre dispute du mardi, il ne semblait pas m'en tenir rigueur. Oui, nous nous étions plus ou moins mis d'accord par la suite: je ne restais plus seule avec James, il essayait de se montrer un minimum poli. Mais une légère petite tension flottait tout de même dans l'air, surtout à cause du fait que je me débrouillais toujours pour trainer plus ou moins avec James, avec l'aide d'Alice, qui semblait adorer mon petit manège.

Alice tapa plusieurs fois dans ses mains en souriant, et s'assit en tailleur sur la grande nappe de pique nique que nous avions mis sur la pelouse, a défaut de fauteuil. Elle réajusta la bombe sur sa tête, et pointa son index sur James.

-As tu compris ce que tu devais faire, James ? Se renseigna-t-elle, toujours aussi souriante.

Alice devait adorer les chevaux, j'en étais persuadée, vu la manière dont elle leur donnait ce foutu pain dur.

-Je fais semblant d'adorer les animaux, je ne leur lance pas de regard « assassin » et je souris.

Il joint le geste à la parole en souriant de manière parfaite.

-Yeah. Répondit Alice, pouce levé. Bella, qu'est ce qui t'arrive, tiqua-t-elle, tout à coup.

Un cheval émit un grognement sourd, et je raffermis ma prise sur le bras d'Edward.

-Elle a peur des chevaux. Renseigna-t-il, et Rosalie écarquilla les yeux.

-Tu as peur de ses magnifiques bêtes ? S'étonna Rosalie. Bella...

-Une jument a envoyé à l'hôpital un homme sous mes yeux alors ce ne sont pas des « magnifiques bêtes », se sont des monstres !

Edward, Emmett et Jasper rirent, et Rosalie persista, indignée.

-Des monstres ? Ces magnifiques bêtes ? Tu es vraiment dérangée Bella.

Elle s'approcha d'un cheval tout blanc, et lui caressa affectueusement le museau.

(…)

Je remerciai une nouvelle fois le ciel que Tanya soit absente, et me rapprochais une nouvelle fois d'Edward, alors que cette saleté de bête toute noire approchait son immense tête de moi. Je devais être blanche comme un linge, car Emmett pouffa de rire, et Rosalie leva les yeux au ciel, dépitée. Pas très loin de nous, James caressait un cheval marron en discutant avec une fille brune, qui riait abondamment. Alice était en train de monter un cheval sous les yeux ébahis de ses clients, et inquiets de Jasper. D'après lui, Alice avait la fâcheuse manie de tout faire tourner en catastrophe avec les animaux. Ce qui m'avait automatiquement effrayé, étant donné le type d'animaux qui nous entouraient.

Démétri s'en alla finalement en s'excusant, et Alec revint avec deux morceaux de pains durs. Il me sourit et m'en tendit un. Par nervosité, je jouais les idiotes.

-Je n'aime pas le pain dur. Éludai-je, ma voix prenant une fréquence basse ou haute selon les mots.

Il sourit, et Rosalie sembla amusée.

-Pour le cheval. Expliqua-t-il, et je me décalai encore un peu plus vers Edward.

-N-Non merci. Ça va aller je crois qu'il a suffisamment manger et puis...

-Ce n'est pas un petit bout de pain... Répliqua Alec, toujours aussi souriant. Allé viens, il ne va pas te mordre !

-Ça t'en sais rien... Marmonnai-je entre mes dents, et Emmett me prit par derrière.

Il me souleva de terre sans le moindre effort, et je jetai un regard en bais à Edward qui riait. « Traitre ! » Songeai-je, Pessimiste & Optimiste en accord avec moi. Emmett se rapprochait dangereusement de la grosse bête au poil sombre, et je me débattais de plus en plus. Rosalie me disait je ne sais quoi, et Alec me fixait, perturbé. Emmett me planta juste devant le gros animal, et je tremblai de tout mon corps. Rosalie me tint en place, et appela Alec, qui me tendit alors son pain.

-Va y Bella, donnes le lui, et on te lâche, promis. Négocia-t-elle.

-Pas question ! Éloignez moi de cette chose !

Je tentais de partir, mais Emmett me tint en place.

-Ne t'en fais pas Bella, ils sont gentils comme tout... tempéra Alec, en lui caressant le museau.

Le gros chose remua les babines avec envie, et tenta de lui croquer la main. Je me liquéfiai sur place, et jetai un regard derrière moi à Edward, une saleté de sourire en coin collée sur son visage. Je gémis, et Rose me tendit le pain. Le cheval posa ses gros yeux noirs sur moi, et je tentai de lui approcher le pain de la gueule sans trop trembler.

-A plat dans la main Bella, ou il va te mordre les doigts. Souffla Alec, avec un petit sourire.

Je lâchais alors totalement le pain, qui tomba par terre, et le cheval se baissa pour le ramasser.

-Voila, je lui ai donné maintenant lâchez moi ! M'égosillai-je, et Emmett me tint en place.

-Tu ne lui a pas donné, tu lui as jeté, ça ne compte pas. Rétorqua Rose, perfide. A plat dans la main !

-Pour qu'il me morde ? Vous êtes malade levez moi de là... Suppliai-je

-Bella ! Grogna Rosalie, et elle m'enfonça le pain dans la main. Tu veux peut être le monter ?

J'avalai ma salive, et déposai le pain à plat dans ma main. J'inspirai et expirai plusieurs fois, avant d'avancer doucement la main. Tout doucement. Tout tout tout doucement... Le cheval amena son museau près de ma main, et ouvrit sa gueule assez grand pour avaler ma tête. Je tremblai des pieds à la tête, et n'allais pas tarder à faire une crise d'hyperventilation. Le cheval baissa son museau, et engloba mon pain, me laissant entrevoir ses dents jaunes et me léchant la main. Je fis un bond en arrière, sous le rire d'Emmett, et me jetai sur Edward agrippée à sa chemise. Il retint un rire, et referma doucement ses bras sur moi, caressant mon dos de manière réconfortante, alors que Rose lançait un « Et bien tu vois, c'était pas si difficile » stupide, à la cantonade.

J'entendis Alec, Rosalie et Emmett se rapprocher, et je décollai doucement ma tête de la chemise d'Edward.

-Ne refaites jamais ça ! Sifflai-je.

-Quoi, t'en a encore peur ? Grogna Rosalie, et je ne répondis pas.

Soudain, un hennissement se fit entendre, aigüe et fort, et Alice tomba sur les fesses. Jasper trottina jusqu'à elle, alors qu'elle insultait le cheval, promettant de le manger avec des pattes. Rosalie sembla énervée par ces propos, et se dirigea à pas rapide vers Alice, suivit de près par Emmett, qui riait.

-Et après vous osez me dire que ce n'est pas dangereux. Marmonnai-je, en émergeant doucement des bras d'Edward, mes membres cessant de danser la gigue.

-Ils ne sont pas dangereux, répliqua Edward, c'est Alice qui est dangereuse.

Guère convaincue, je levai les yeux au ciel, et Edward sourit. A côté d'Alice, Rosalie était en train de réconforter l'animal, en lui caressant affectueusement le poil. Jasper s'énervait contre Alice à voix basse, et Emmett... était en train de charmer quelques clientes à Jasper. Je jetai un coup d'œil à James, qui semblait toujours en train de parler, mais à un peu plus de filles cette fois. Il était en train de donner une carotte au cheval, quand celui-ci le mordit. Énervé, James fit un bond en arrière, jurant contre l'animal de manière bien moins... Soft qu'Alice. Les quatre filles qui parlaient se regardèrent, et deux partirent, alors que les deux autres tentèrent de parler à James. Mais celui-ci leur lança un regard réfrigérant, qui les fis battre en retraite.

-Ça va être une longue semaine... Grogna Edward, les yeux fixé au même endroit que moi.

Et je ne pouvais que lui donner raison.

4 Novembre – Club d'hôte Sherlock Holmes.

Je pris une profonde inspiration et j'expirai tout l'air que j'avais dans les poumons, pour ensuite les remplir une nouvelle fois. Alice devait de foutre de moi. Je fis balancer la grosse robe épaisse devant moi, et me mordis furieusement la lèvre. Oui, elle devait se foutre de moi. « Tu parles de la fille qui t'a fait te déguiser en gnome là. » Me rappela Pessimiste, et je jurai. Je fis courir mes doigts sur le tissus... Du satin, bleu nuit, unie de haut en bas, agrémentée de dentelle noir par endroit, et un léger châle en soie noir qui devait surement se déposer sur mes épaules. Deux baguettes chinoises devaient rattacher mes cheveux en un chignon. Je mis la robe en maugréant, et sortis.

Dans la salle, Rosalie se tenait droite comme un « i ». Une jupe en satin doré couvrait la totalité de ses jambes en plusieurs couches de tissu, et un corsé kaki en accord avec une petite veste aux manchettes brodées de dentelle faisait office de haut, ses longs cheveux blonds attachés dans une coiffe de satin dorée. Joli, mais pas du tout Rosalie...

Quand à Alice, elle chantonnait quelque chose incompréhensible, assise juste à côté de Jasper, en train de griffonner quelque chose. Elle avait une grande robe vaporeuse blanche, emplie de petits dessins verts, et un long boa assortit. Un nœud de tissu marquait sa taille de manière élégante, et ses cheveux étaient légèrement lissés.

Jasper lui était plus... représentatif. En fait, il était déguisé en Sherlock Holmes. La panoplie complète, pipe et chapeau compris. Ce qui semblait l'énerver au plus haut point. A moins que se ne soit les manières d'Alice qui ne l'énerve. A mon avis, ça devait être un tout.

Emmett et Edward, eux, étaient plus soft. Un simple costume de l'époque noir en soie, sans plus de chichi, et une rose accrochée à la veste. Les cheveux d'Edward étaient ramenés en arrière, ce qui lui donnait vraiment un côté XXème siècle très prononcé. On aurait pu croire qu'il était né à cette époque. Tout cela lui allait... très bien.

Et il y avait aussi... James. Lui aussi avait un costume, à la base. Mais, il se foutait complètement de ce que disait Alice. « L'inconscient ! » songeai-je, en secouant la tête « Il devrait regarder où ça a mené Jasper de tenir tête à Alice... » . Il avait changé son costume d'époque en costume tout court, gardant la chemise de son uniforme, et le bas du costume, et rien de plus. Ça lui allait plutôt bien, mais ça n'avait plus rien d'un costume. Et Alice risquait de s'arrêter à ce fait là.

Je m'assis tant bien que mal avec cette robe, et Rose jeta un regard noir à la sienne. Alice pointa la bout de son nez, relevant son visage angélique de la feuille en balançant son boa autour de nous avec enthousiasme. Elle laissa son regard balader dans la pièce, et souris en nous voyant tous vêtu ainsi, puis sont regard se posa inévitablement sur son révolutionnaire personnel, et elle se planta devant James.

-Tu crois vraiment que tu peux te permettre de saper mon autorité vu le scandale que tu as fais hier ? Demanda-t-elle, les sourcils haussés.

-Comment vont tes fesses ? Railla-t-il.

Alice devint rouge pivoine, émit un grognement outré et alla ouvrir les portes avec fracas, sans prévenir personne. Jasper posa en soupirant son carnet de note, et tenta de prendre un sourire charmeur, alors qu'Emmett relevait Rose, et que je tentai moi aussi d'en faire de même. Edward me rejoignit rapidement et m'y aida, alors qu'Alice prenait la parole, d'une voix faussement joyeuse devant tout le monde, vexée par James. Alice était assez susceptible.

-Bonjour à tous ! Ravie de vous accueillir, en ce jour du club d'hôte version Sherlock Holmes ! Le brillant détective nous fait honneur de sa présence -elle désigna Jasper qui lui lança un regard noir, et je me mordis la lèvre pour ne pas rire- et nous allons résoudre le mystère du cloché. Pour cela vous serez accompagné de vos hôtes, bien entendus, et vous ferez une sorte de chasse au trésors dans le lycée. L'équipe qui trouvera le mystère la première aura le privilège de rester avec son hôte une journée entière. Alors, ça vous tente ?

Elle sourit, et tout le monde entra. Je commençai à prier pour que mon équipe ne gagne pas, et que Tanya ne gagne pas non plus. Tout le monde commença à rentrer, et Jasper -après avoir lancé un regard plus que noir à Alice- a distribué les cartes au trésors à tous les participant.

Je suivais avec peine les miens depuis une bonne demie heure, et ils semblaient bien trop malin pour mon bien. Ils avaient déjà résolu trois indices sur cinq, et je n'avais franchement pas envie de passer la journée avec eux. J'allais essayer de les ralentir, quand on tomba nez à nez avec le groupe d'Edward sur notre gauche, et sur James, à droite. Tanya me décomposa du regard, et sa main se raffermit autour du bras d'Edward, un sourire perfide sur les lèvres. James se contenta de continuer son chemin, les yeux fixé sur le jardin, au dehors. Je jetai un coup d'œil, et ne remarquai pas grand chose, si ce n'est un groupe de personnes. Ça devait surement le perturber que des gens soient encore là à cette heure, rien de plus.

-Alors, vous en êtes ou ? Sourit poliment Alec, à Tanya, qui répondit, souriante.

-Je ne sais même pas. Elle gloussa, et Edward sourit.

Je levai les yeux au ciel, et Benjamin, me pointa le couloir que venait d'emprunter James du doigt. N'ayant pas envie de rester là une seconde de plus, je pris la direction indiquée, sous le regard lourd de Tanya. Je n'aimais pas les chasses au trésor de toute façon. Je n'avais jamais aimé ça, et le fait que l'on soit déguisé n'arrangeait pas les choses. J'eus tout de même une petite pensée pour Jasper, déguisé en Sherlock Holmes, juste pour avoir énervé Alice la veille. Le pauvre. Mes clients prirent la direction du dehors, et je les suivis, sans trop d'entrain, discutant le mieux que je pouvais avec chacun d'eux. Une fois dehors, je remarquai une nouvelle fois James, assit sur un banc, le regard rivé sur le petit attroupement d'élève. Je m'approchai doucement de lui, et pris la parole, le faisant sursauter involontairement.

-Qu'es ce que tu fais ?

Il se tourna vers moi, et me scruta de ses petits yeux.

-Retourne jouer. Cracha-t-il.

J'encaissai, et continuai.

-Alice ne t'a pas dit de faire quelque chose ?

Il se tourna vers moi, passablement énervé, et répondit.

-Je sais pas. C'est pas comme si ce qu'elle disait marchait aussi...

-Si tu n'essayes pas...

-Tu m'emmerdes.

Là, par contre, je tiquai.

-Va te faire voir, j'essaye juste de t'aider moi.

Et je retournai avec mon groupe. Il devait s'en foutre de toute façon. Benjamin me fixait, les yeux plissé, et passa de moi à James en quelques secondes, avant de se reporter sur la carte. Je me souvins alors que Katrina était sa cousine, je jetai un coup d'œil à James, essayant de voir si il montrait ne serait-ce qu'un peu de remord, pour voir qu'il venait de se lever, et de partir.

J'entendis alors dans la nuit les cris excités d'Alice, qui arrivait en sautillant. James rebroussa alors chemin, peu désireux de se frotter à Alice apparemment. Je souris en entendant Alice , quand une voix qui me rappelait vaguement quelque chose s'éleva derrière moi.

-Vous pourriez pas arrêter de gueuler comme des malades ?

Je me glaçait. Oh oui, je connaissais cette voix. Alice se tourna vers Victoria Habbot, un faux sourire sur les lèvres et s'avança. Elle avait ce même regard déterminé que le jour où elle avait frappé Tanya, et je m'élançai à sa hauteur. Je ne pouvais pas faire grand chose, mais je pouvais encore moins en faire en restant en retrait.

-Quel est ton problème ? Sourit Alice, et la rousse la toisa avec férocité.

-Tu piailles. Et ça porte sur mon système nerveux. Répondit-t-elle.

-Navrée. Ne me lance surtout pas un sort... fit mine de paraitre ennuyée Alice.

« What ? »

Je relevais les yeux vers le petit attroupement, et remarquais une grande banderole sombre portée au dessus d'eux. Inscrite rouge sur noir à la peinture fraiche qui coulait encore, on lisait de manière assez ostentatoire « Club de vaudou – magie noire en tout genre ». Oh. Ça commençait à s'expliquer. La rousse plissa le nez, remontant sa lèvre qui laissa entrevoir une joli canine bien marquée.

-Quoi, tu mords ? Provoqua Alice, et Victoria avança d'un pas de plus.

J'entendis ses amis du vaudou lui dire d'arrêter, et je me plaçais juste à côté d'Alice.

-Alice, je pense que ça va aller... Marmonnai-je, et Alice m'ignora superbement.

-Je te connais toi, annonça soudainement Victoria, t'es celle qui regarde pas devant elle quand elle marche.

-Encore ! S'écria Alice, en se tournant vers moi. Bella, t'abuses là...

Je ne répondis pas, et un grand noir se posa en face de nous, juste à côté de Victoria. Il posa son regard noir sur moi, puis sur Alice, sans même sourciller. Ses dreadlocks pendaient sur chacune de ses épaules, et Victoria se recula, intimidée. Même Alice se tut, se contentant de lancer un regard noir à son opposant.

-Je crois que la discussion est terminée, maintenant.

-Je le crois aussi. Ajouta Alice. Je parlerai moins fort, mais ne venez plus nous importuner.

-Ni moi, ni personne. Admit-il, sans même sourire.

Cela parut relativement déplaire à Alice, qui mit toute son énergie à lui offrir un sourire plus que convainquant. Le grand noir se tourna alors, et retourna dans son petit cercle. Victoria nous lança un dernier regard noir, avant de lui emboiter le pas. Alice se retourna, énervée, et se dirigea d'un pas rapide vers son groupe. J'allais rejoindre le mien, quand elle m'interpela soudainement, les yeux froncés, fixant le labyrinthe avec perplexité.

-Bella, c'est pas James là bas ?

Je suivis son regard, et aperçu la silhouette de James, appuyé contre le dit-labyrinthe, fixant le cercle de vaudou.

-Qu'es ce qu'il regarde... Marmonna-t-elle, son regard allant du cercle à James, avant qu'elle ne se fige. Non ! Il est pas bête à ce point quand même...

Et soudain, sans prévenir, elle partit en trottinant jusqu'à lui.

-Alice, qu'est ce que tu fais ?

N'ayant toujours pas de réponse, je tentai de la suivre. Quand elle arriva au niveau de James, elle éclata d'un rire vainqueur, pointant son index vers lui.

-Tu sais que t'es stupide comme mec, quand même ?

-Je trouve que t'es plutôt mal placé pour parler. Répondit-il au tac-o-tac.

-T'avais une fille en vue en fait ! Persista-t-elle, en l'ignorant.

-Qu'est que tu raconte Ali... Oh !

Je venais de comprendre. Oui, c'était plutôt logique en fin de compte. Je jetai un petit regard au cercle de vaudou. Quatre filles. Laquelle ?

-Victoria est pas mal, mais un peu trop explosive à mon goût. Renseigna Alice, en souriant.

Voilà qui répondait à ma question. Je ne pris même pas la peine de me demander comment Alice l'avait deviné. Inutile, Alice savait toujours tout de toutes façons...

-Au moins ce n'est pas une potiche conditionnée par le peuple.

-Tu t'entends comme tu parles ? Sourit Alice.

-Tu t'es vu comme t'es habillée ? Répliqua-t-il.

Outch !

-Bref. Siffla Alice. Tu aurais pu nous le dire, depuis ce temps je te cherchais une fille, alors que tu savais celle que tu voulais... Non mais vraiment fallait le dire, maintenant je sais ce qu'on va faire c'est logique... Et puis il n'y a rien d'autre à faire c'est le cours normal des choses... Vraiment, tu nous a pas simplifié la tache... T'es plutôt borné comme mec. Et chient en plus de ça ! Si elle veut de toi ça sera un miracle... Elle se tut environ trois quarts de secondes, avant de tourner les talons. Bon je retourne voir mon groupe. On se voit lundi, Jamsie !

Je restais silencieuse un petit moment.

-Je la connais depuis un moment, mais son débit de paroles est toujours aussi impressionnant... Marmonnai-je.

-Qu'est ce qu'elle va foutre encore ? Grogna James, avant de se tourner vers moi. Tu devrais te barrer toi aussi, on voudrait pas que Mansen se remette en colère parce que tu es restée plus d'une minute seule avec moi tout de même.

Il me lança un sourire condescendant, et il partit. « Charmante façon de me congédier... » pensai-je, alors que Démétri m'annonçait fièrement qu'ils avaient résolu l'indice suivant. Il ne me restait plus qu'à espérer que les autres équipes les aient déjà tous résolus.

7 Novembre – Club d'Hôte... Fermé.

Alice placarda la pancarte « FERMÉ » sur la porte d'un geste vif, visiblement fière de son action, et se tourna vers James.

-C'est pour toi qu'on fait ça, rappelle toi le.

-Mais qu'on fait quoi Alice... S'énerva Rosalie, pour la énième fois aujourd'hui. Pourquoi est ce que tu tenais tant à ce que le club soit fermé ?

-Parce que jusqu'à preuve du contraire, nous ne pouvons toujours pas nous trouver à deux endroits en même temps, et nous serons au cercle de magie noire durant les horaires du club.

C'était donc ça le plan si génial: passer l'après midi avec Victoria Habbot, dans l'espoir qu'elle se rende compte de la présence de James et tombe sous le charme ? Alice avait déjà eu de meilleures idées. Et bien des pires aussi.

-Pardon ? S'égosilla Rosalie.

-C'est obligatoire...? Se plaignit Jasper.

-Pour quoi faire ? Soupira Edward.

Emmett était le seul vraiment enthousiaste en fait. Même James ne semblait pas ravi.

-Hep, hep, hep, hep, la naine. C'est quoi ce plan ?

-On va dans le club de vaudou, tu fais connaissance avec Vicky, et... C'est à peu près tout. Avec un peu de chance, elle fera le reste.

-Qui c'est Vicky ? Maugréa Edward.

-Victoria Habbot. Clarifiai-je, et Edward haussa les sourcils.

-T'as pas mieux comme petite amie potentielle ?

-C'est pas moi, c'est James qui la veut. Expliqua-t-elle, en haussant les épaules.

-Victoria Habbot ? Tiqua Jasper.

-Oui, pourquoi tu préfère que je reste sur ta Alice ? Proposa James, les yeux sombres.

Jasper était près à lui en mettre une, mais Rosalie les ramena instantanément sur terre.

-Je ne vais pas dans le cercle de magie noire ! Siffla-t-elle, en se reculant le plus possible de la porte, comme si elle en avait peur.

Et apparemment, c'était le cas, vu son teint blafard, et ses doigts crispés sur son sac.

-Rose... Chouina Alice, en levant les yeux au ciel. Ne fais pas ta difficile...

-Je n'y vais pas ! Trancha-t-elle, en reculant un peu plus.

-Rosie, c'est toi même qui le dit toujours, il faut affronter ses peurs... Tenta Emmett, en s'approchant.

-Pour vous oui, mais pas pour moi. Répliqua-t-elle, belliqueuse.

-Rose, ils ne vont pas t'ensorceler ! Soupira Alice.

-J'ai peur, j'ai peur ! On y peut rien, alors vous me laissez tranquille ! S'énerva-t-elle, et je tiquai.

-Non, mais tu te fous de moi, là ? Grinçai-je. J'ai passé toute l'après-midi de jeudi avec ces saletés de bestioles énorme et tu m'as forcé à leur donner à manger, alors tu vas ramener tes fesses dans ce cercle de magie, et la fermer.

Rose blanchit à vue d'œil, et Emmett la souleva en poids par derrière. Elle poussa un cri persan, et commença à se débattre, alors qu'Emmett riait. J'étais légèrement peinée pour elle, alors qu'elle semblait en train de s'étouffer, mais mon empathie s'arrêtait là. Après tout, je n'étais pas mieux moi, quand elle m'avait forcé à m'approcher de ces grosses... choses ! Le coup des chevaux me restait en travers de la gorge, et je n'étais pas prête à l'avaler de si tôt. Emmett consentit finalement à poser Rosalie, qui serra son sac avec force, faisant blanchir ses jointures avec plus de force que la première fois, inspirant et expirant de manière volontairement régulière.

-Et ça ne vous est pas venu à l'idée que je pouvais ne pas avoir envie de lui parler ? Éclaira soudainement James, en s'asseyant sur un banc de pierre de la décoration avec lourdeur.

-Personne n'est assez stupide pour penser ça. Éluda Alice, d'un revers de la main.

-Apparemment, lui si. Coupa Edward.

Alice fronça les sourcils, et accusa le coup, en détaillant lentement James du regard. Celui-ci ce contenta de rester immobile, la fixant avec provocation, avant de la renseigner sur le fait qu'elle lui « prenait la tête », et elle ne tiqua même pas, probablement habituée. Elle recommença soudainement à sourire, et reprit son petit chemin jusqu'à la salle de vaudou.

-Je crois qu'elle s'en fout. Renseignai-je, alors qu'il fronçait les sourcils.

-Ou alors elle a décidé que cela n'avait pas grande importance. Clarifia Edward.

Jasper suivit Alice en jurant quelques paroles sur je ne sais quoi, et James grogna quelque chose d'incompréhensible en se levant, allant à leur suite sans même prendre la peine de montrer son désaccord autrement que par un regard noir, qui était plus qu'habituel chez lui. Alice s'arrêta devant la porte du cercle de magie noire, et Emmett tint Rosalie en place, alors que celle-ci était livide. Je me sentais un peu vache de lui faire subir ça, mais le regard noir qu'elle m'adressa me rassura sur le fait qu'elle était encore en forme.

Alice tapa trois coups à la porte noire, sur laquelle le club avait inscrit en cursive délicates: « Cercle de Magie Noire – Satan est notre maitre à tous. » Rosalie frissonna, et je jetai un coup d'œil à Edward, qui secouait la tête de droite à gauche comme désolé de ces propos. La grande porte grinça un peu trop, et Victoria apparu sur le bas de la porte. Ses longs cheveux roux étaient cachés par une grande robe sombre à capuche, et ses yeux rouges écarlates me glacèrent sur place. Son regard se posa sur Alice, puis sur moi, avant de passer à tous les autres, et elle soupira.

-Encore vous... Qu'es ce que vous foutez ici ?

-Jolies lentilles. Souris aimablement Alice.

Victoria haussa les sourcils, et ignora Alice, en se tournant vers Jasper, juste à côté d'elle.

-Nous voulons essayer le club de magie noire. Clarifia-t-il, en souriant, et Victoria eut un affreux rictus. Nous sept.

Le regard de la harpie passa sur tout le monde, et je crus -à moins que se soit mon espoir de me débarrasser de James qui avait lancer une ombre de froid sur le club par sa seule présence-que son regard s'attarda sur son prétendant. Elle se décala finalement un petit peu, nous laissant passer, et referma la porte derrière nous.

La pièce était sombre, et circulaire. Une sorte de fumée d'encens flottait dans la pièce, et plusieurs personnes étaient là chacune vacant à ses occupations. Rosalie jura en Espagnol, sans que j'en connaisse trop la raison, et Emmett rit. Quelques regards se tournèrent vers nous, curieux, et j'entendis James marmonner des menaces de mort à l'encontre d'un homme en tunique noire qui était à la table des « sortilèges ».

Victoria nous amena jusqu'à un grand cercle de pierre, qu'elle enjamba sans trop de cérémonie, et elle interpela le grand noir de la dernière fois, assez pompeusement à mon goût.

-Monsieur Laurent, puis-je vous parler ?

Quelqu'un à côté du grand noir tressaillis, et lança quelques chose comme « c'est Sir Laurent », mais il le fit taire d'un revers de la main.

-Ils veulent faire un « essai ». Expliqua-t-elle, et Laurent s'avança vers nous, les lèvres pincées.

Il jaugea Alice du regard, qui souriait comme si sa vie en dépendait, avant de passer à Jasper, las de tous ces stratagèmes depuis le début de la semaine, pour ensuite passer à moi, puis Edward. Il tiqua légèrement pour Rose, et eut un grognement dédaigneux, ce qui ne plus pas à Emmett, qui lui lança un regard effrayant, qui ne fit même pas reculer Laurent, alors que l'homme à côté de lui blanchissait à vue d'œil. Il passa finalement à James, qui regardait Emmett, un petit rictus sur le visage.

Il joignit finalement ses mains dans ses cheveux, pour renvoyer une mèche en arrière, puis pointa son doigt sur Emmett et Rosalie, avant de lâcher de sa voix puissante.

-Vous deux, vous sortez.

Rosalie ne se le fit pas dire de fois, et partit au petit trot dehors. Laurent réajusta son expression sur Alice, et eut un horrible sourire.

-Vous aussi. Elle afficha une mine outré, et il rajouta pompeusement. Je ne sens pas la puissance dans votre vous intérieur.

Jasper ricana, et Alice lui donna un coup sur l'épaule, avant de sortir en me lançant un regard insistant qui me criait presque de caser James avec Victoria le plus vite possible, et de sortir en prenant bien le soin de claquer la porte. Laurent nous détailla une nouvelle fois, puis se retourna, en jetant un coup d'œil à Victoria, qui jura. Elle nous entraina alors dans une sorte de vestibule, et nous passa quatre tuniques identiques à la sienne.

-Vous feriez mieux de ne pas vous faire remarquer, Laurent adore virer les nouveaux, et j'adorerai vous foutre dehors.

Elle nous lança un regard insistant à Edward et moi, et sortit. James ricana une nouvelle fois, et enfila la robe sans trop de cérémonie, avant d'aller vers une table. En fait, la salle s'organiser en atelier. Chaque table avait une spécification différentes, et toutes étaient plus lugubres les unes que les autres. Jasper poussa un long soupir, avant de rentrer lui aussi dans la salle, suivit d'Edward, et je leur emboitai le pas.

-On fait quoi, maintenant ? Murmurai-je.

-On case le plus vite possible James. Grogna Jasper. Je n'ai qu'une envie, qu'il s'en aille.

-Je suis d'accord avec toi. Admit Edward.

-Oui, mais on fait ça comment ? M'énervai-je, et Jasper jeta un coup d'œil à Victoria, puis à James, assis à la table des poupées vaudou, en train de se faire expliquer comment en construire une. On va la jouer à la Alice. Répondit-il, simplement.

Il se dirigea alors à la table de Victoria, et nous le suivîmes. Elle était en train de distribuer les cartes, quand Jasper demanda, d'une voix assez forte, et je devais le reconnaître, assez exaspérante, comment elle faisait. Elle lui lança un regard noir, et ne répondit pas. Edward sur enchéris par dessus, et Victoria semblait bouillir de l'intérieur, et se leva d'un bond. Seul problème, je me trouvais sur son passage, et elle me percuta avec force. Elle se tourna vers moi, furibonde, et courut presque jusqu'à une autre table.

-Bien joué Bella ! Me félicita Jasper. Très fin, vraiment, bravo, c'est toi qui l'a le plus énervé.

Ah ! Si seulement j'avais fais exprès... Edward me lança un regard moqueur, et je lui intimai de se taire, alors que Jasper allait répéter son opération sur l'autre table.

Ce n'est qu'au bout de la cinquième table, que Victoria se mit à celle de James. Celui ci haussa un sourcil dans notre direction, et je me mordis la lèvre, alors qu'il nous fixait, énervé. Je m'assis moi aussi, à côté de Jasper, et Edward fit de même. Victoria nous fixa méchamment, avant de taper du poing sur la table colérique. Le petit blond qui était en train de confectionner sa poupée la regarda effrayé, avant de se lever. Jasper ne sembla nullement décontenancé, et entrepris de coudre des cheveux blonds à sa poupée.

-Vous allez arrêter de me suivre bande d'abrutis ? Grogna-t-elle, furieuse.

-On veut apprendre les ficelles du métiers. Annonça innocemment Edward, et Jasper acquiesça.

-Retourner jouer les escortes dans votre petits club, et venez plus nous emmerder. Persista-t-elle, mauvaise.

James ricana, et Edward ne répondit pas. Il ne semblait même pas troublé par ce qu'elle venait de sous entendre, alors que mes joues étaient plus rouges que la robe de la poupée à Jasper. Un petit silence flotta dans l'air, et Victoria le troubla une nouvelle fois.

-T'es vraiment un pauvre paumé en couture toi. Lança-t-elle soudainement, et James siffla.

-J'en ai marre de me piquer avec les aiguilles !

Elle ricana à son tour, et Jasper sourit.

-C'est pour ça qu'il y a les dés à coudre. Répondit la rousse, en levant les yeux au ciel.

-Ah, ah, très amusant, j'y avais pas pensé, mais tu vois, mes doigts ne rentrent pas la dedans.

-J'en suis désolée pour toi. Ironisa-t-elle, et se fut mon tour de sourire.

Ils... Flirtaient, non ?

11 Novembre – Club d'hôte ~ Repas à la cafétéria.

-Si jamais ma carrière de styliste ne marche pas, je deviens entremetteuse.

Alice me jeta un coup d'œil.

-Bella, quand est ce que tu vas enfin accepter mes services ? Soupira-t-elle, et je virai au rouge.

-La ferme Alice. Grognai-je, et Jasper rit.

-Ah, j'aperçois la chevelure de Victoria. Renseigna Rosalie, et Alice se hissa sur les coudes, s'appuyant sur la table pour se surélever et avoir une vue d'ensemble. Verdict: le rendez-vous a-t-il été une réussite...?

Avec le ton qu'elle employait pour dire sa phrase, Rosalie ressemblait de plus en plus à une présentatrice de télé réalité. Jasper tira Alice sur sa chaise, et elle lui lança un regard mauvais. Dans l'entrée de la cafétéria, Victoria entra, et scanna tout le monde du regard, pour finalement tomber sur James, de qui elle s'approcha à pas lent. Elle s'assit en face de lui, non sans se pencher au dessus de la table et de lui offrir un baiser... flamboyant. Elle ne reprit son souffle qu'après avoir finit, et se posa sur sa chaise. Alice tapa dans ses mains avec excitation, et Jasper soupira.

-On est débarrassé de James. Sourit-il, rêveur. Je commence à aimer cette fille, vraiment.

-James était plutôt gentil. Répondit Alice, en sirotant sa boisson.

-Ouais... Répliqua Edward, d'un ton sarcastique. On l'invite cet été ?

-Je le préfère lui, à Jacob. Répondit Rosalie, en haussant les épaule.

-Pourquoi est ce que toutes les personnes que tu n'aimes pas doivent être comparées à Jacob ? Soupirai-je, et elle haussa une nouvelle fois les épaules.

-Parce que lui c'est pire que tout, c'est... Psychique !

Je levai les yeux au ciel, et Edward rit discrètement.

-Oh, Jamsie arrive. Lança Alice, d'un ton joyeux.

En effet, James s'était levé de sa chaise, laissant une Victoria bougonnant devant son assiette, et se dirigeait vers nous. Arrivé à notre hauteur, il nous décomposa tous du regard. Comme si c'était la première fois qu'il nous voyait, s'attardant sur Alice, comme pour se prouver quelque chose, puis il sourit.

-Je ne vous remercierai pas tous pour ça. D'abord parce que je suis sur que vous l'avez presque tous fait pour vous débarrasser de moi -Jasper acquiesça, et James eut son fameux ricanement- alors je voulais juste vous dire... Il pris une profonde inspiration, et continua: Vous êtes la bande de crétins les plus malades que je connaisse. Et je reste plutôt poli étant donné que Miss Hale n'est pas très prompte à m'entendre jurer. Il eut un rire caustique, et continua. Non vraiment, vous êtes...

Nous dûmes paraître outrés, car il rit, et tourna les talons, laissant sa phrase en suspend.

-Bye, les gars, éclatez vous bien sans moi !

-Je retire ce que j'ai dit. Lâcha Rosalie, froidement. Je préfère Jacob.

-Oh my god ! S'exclama Emmett, comme si les paroles de Rose étaient encore plus choquantes que celles de James.

-Il ne manque pas de culot. Grinça Edward.

Alice se contenta de rire, et Jasper leva les yeux au ciel.

-J'adore son merci. Annonça-t-elle finalement, et j'haussai un sourcil.

-Je n'appelle pas ça un merci. Tiquai-je.

-Et bien lui si. Répliqua-t-elle.

Je regardai James s'assoir en face de Victoria, souriant, alors qu'elle lui lançait une remarque acerbe en grognant. Il répliqua quelque chose en souriant, et elle fit la moue. « Alice a peut être raison. » Risquai-je, en me souvenant de toute cette semaine passée avec lui. James n'était pas quelqu'un de très démonstratif, ou alors, tout dans la provocation. Il ressemblait à Victoria en un sens. Il était assez maladroit. Peut être, essayait-il de nous dire... Qu'il nous aimait bien malgré... Malgré tout ce qu'il avait pu dire ?

-Oh ! S'exclama soudain Jasper, en fouillant dans son sac. J'ai un truc pour toi Rose, je le garde depuis lundi dans l'intention de le finir, et je l'ai fini hier alors...

Il en sortit un bout de tissu qui enveloppait je ne sais trop quoi, et le fit glisser sur la table, en direction de Rose. Celle ci haussa un sourcil, peu convaincue, et commença à déplier le petit tissu, avant de pousser un cri d'effroi. Entre ses mains, une petite poupée miniature d'elle même la regardait avec un affreux rictus sur les lèvres. Elle jeta la petite poupée devant elle, et fit un bond en arrière, alors qu'Emmett riait à gorge déployée. Droite comme un « i », la main sur le cœur à trois mètres de la table, elle jeta un regard mauvais à Jasper, avant de saisir son sac, nous maudissant tous, alors que nous étions hilare, et partit sans demander son reste.

-Va te faire voir, Jasper Withlock ! Jura-t-elle, en claquant la porte de la cafétéria.

-Il faut affronter ses peurs, Rose... Scanda-t-il, alors qu'elle partait dans le couloir d'un pas rapide.

Emmett la suivit finalement, essayant de retenir ses rires, et Alice observa la petite poupée, en la faisant tourner entre ses mains. Je commençai à me lever, pour aller à mon cour de Science avec Edward, et j'aperçus James et Victoria sortir de la cafétéria, en échangeant un de ces baisers dont eux seuls semblaient avoir le secret. C'était comme si... Ils se dévoraient mutuellement. Toujours cette même force, cette même bataille qu'eux seuls étaient aptes à combattre, puis ils brisèrent leur baiser, un petit sourire malin sur les lèvres, et Victoria entortilla ses doigts autour de ceux de James, récupérant une goute de sang qui perlait le long de sa lèvre.

Apparemment, pour eux l'automne était bien la saison des amours.

Je jetai un petit coup d'œil à Edward, qui posa sa main sur ma hanche, et m'entraina vers notre prochaine salle de cour. Et, un regard que je n'avais pas sentis depuis un moment me vrilla le dos avec insistance.

Et ce regard s'appelait Tanya.

« Tic, Tac... »



Voila !
Alors heureux ? (Pitié, répondez comme dans la Pub: Très Heureux !)

J'espère que ce chapitre vous a plu ! James est totalement... Pas comme dans le livre, je sais ! Mais, allez faire devenir un méchant gentil en gardant son caractère, et vous comprendrez mon malaise !Je m'excuse, tout ça va un peu vite, mais c'était pour m'amuser, c'est pas comme si ça avait une réelle importance dans la fiction, sachez le !

Le prochain sera le derniers qu'on pourra qualifier de léger (enfin, aussi léger qu'il puisse être il risque tout de même d'être plutôt intense, enfin bref !) et ensuite je passe sur la série de chapitre qui amène inévitablement la fin. Ce chapitre est là en quelque sorte pour vous offrir une petite dernière fois le Club d'Hôte et le Lycée au calme, parce que tout commence juste après. D'ailleurs, la fin de chapitre commence, non ? hé hé...

Bon et bien, Merci d'avoir lu et...
Une Grande Review, pour commenter tout ça ?
J'aime pas les Zéros dans le compteur de Review, vous me faite passer au dessus de 1,100 ? :D
Soyons des grands malade, la vie et courte !
Appel à tout mes lecteurs ! Pret, Feu... REWIEWER !