Il suffiraaaaaa- d'une étincelle !~
ALLUMER LE FEU !
Bien le bonjour très cher lecteurs patients... Ah, ah. Un peu d'humour adoucis les mœurs. Non, plus sérieusement, j'ai pensé à la façon dont j'allais m'excuser, et puis j'en suis venue à la conclusion simple... Que je ne devais pas le faire. C'est vrai, après tout, je m'excuse à presque tout les chapitres, alors une fois de plus une fois de moins... Et puis, je suis dans mon droit ! J'ai eu mon brevet Mention très bien, je vais au lycée que je veux après de très longues semaines de listes d'attente, j'ai bien profité de ma semaine en croisière, et j'ai eus le temps de décompresser de toute mes émotions. Alors oui, ça fait plus d'un moi que vous attendez. Mais il y a très peu de fiction mise à jour en été, vous le savez très bien, et je n'allais pas déroger à la règle ! D'autant plus que ce chapitre et plus court que les autres, avec ses 13 petites pages, ses longs dialogue, et ses passages maladroit. Je n'avais pas imaginé qu'il aurait été si dur à écrire ! Et puis, faut dire que j'ai bossé sur ma prochaine fiction dont j'ai écris 16 jolies pages. Alors ça compense le manque de présence pour celle là !
Forks High School Host Club touche à sa fin... Et j'ai toujours des nouveaux lecteurs ! Ça c'est vraiment motivant ! Mais j'ai aussi les anciens ! Je saute de joie quand je reconnais vos pseudos et que je me dis: Ah ! Lui il est la depuis le début... :D Cette fois encore j'ai eus tout plein de jolies REVIEW, ce qui m'en fait exactement 1,216 Maintenant ! Je peux crier ? Merci: Kyaaaaaaaaa ;)
Sinon, je voulais répondre à une très gentille Review que j'ai reçu d'une anonyme alors, Amèlie:
Hey, hey, hey ! Et bien tout d'abord un énorme et Merveilleux Merci ! Heureuse que mon Blog & ma Fiction t'ait plu ! Personnellement, moi j'adore les Review complètement out ! Elles me font bien rire, et puis c'est agréable de savoir qu'on est pas les seuls à être complètement barré... Et moi je répond toujours à tout le monde, par principe ! :D Je vous demande de laisser une trace, il ne manquerait plus que je vous ignore ensuite ! Peuh... Sinon, et bien merci encore... Oui, la musique de Paramore que j'avais en favori était la version instrumentale de Decode... J'adore ! ;D A la prochaine fois, très chère lectrice ! ;)
Sur cet intermède, parlons d'une chose que je voudrais mettre au clair: CECI N'EST PAS UNE RETRANSCRIPTION ! Oui, parce que j'ai remarqué qu'il existait des retranscription sur ce site, et ma fiction n'en n'est absolument pas une ! J'emprunte le lieux et quelques idées du manga Host Club, et tout le reste vient de ma tête ! Les lecteurs d'Host Club s'en rendent compte ! Voilà, je voulais juste mettre ce point au clair avant qu'il n'y ai un problème. :)
Au fait, grande, grande, grande, nouvelle, très chers auteurs ! Nos avons presque tous (je dis presque, hein !) le même talent que les scénaristes des feuilletons télé d'M6: Un jour une histoire. Alors je ne sais pas si on doit se sentir flatter parce que, ils passent à la télé quand même ! ;) ou alors désolés, parce que je sais pas si vous en avez déjà vu un, mais franchement ce sont des scénarios à pleurer ! C'en est impressionnant... Moi personnellement, je préfère lire les fictions de ce site que les films d'M6, alors, on doit avoir plus de talent qu'eux ! Mwa ah ah ah ! Le jour viendra où nous aussi nous auront notre films sur M6 pour l'après midi: un jour une histoire ! Non, mais c'est vrai, faites attention, et vous verrez que c'est presque la même trame de fond ! *CHOC* !
Voilà, je crois en avoir fini avec vous... ;D
Alors, si je peux me permettre, bonne lecture.
Chapitre 15: Tic, Tac... Bang !
Pendue à son téléphone à parler à Jasper dans une niaiserie qui forçait Rose à lever les yeux au ciel toutes les cinq minutes, Alice piaillait. Moi, je me contentais de suer de tous les pores, priant pour que mon père ne se fasse pas remarquer. Pas que mon père me fasse fréquemment honte, mais il était aussi peu à l'aise dans les mondanité que moi, et avait une fâcheuse tendance à toujours tomber dans les sujets qu'il ne fallait pas aborder. Je pris une profonde inspiration un dernier coup, et laissais mon regard se lever du parking pour me tourner vers le bâtiment. Égal à lui même dans sa somptuosité, il arborait une grande affiche sur la fenêtre centrale indiquant en gros caractère: « FÊTE D'HIVER ANNUELLE. JOYEUX NOËL A TOUS ! ». Bien que les parents de ce lycée ne soient pas du genre à se rendre aux réunions de l'établissement, selon Rose, celle ci était très appréciée. Comme une sorte de rendez vous pour voir où en étaient les autres, doser l'ambiance... Bref, tout ce qui me passait au dessus de la tête. La seule raison pour laquelle mon père venait, c'était pour avoir la discussion semestrielle avec le directeur au sujet de ma bourse et de tout le bataclan. Mais ça ne m'angoissait ça pas plus que ça. Et d'une parce que j'étais dans les premiers au classement général -statue de boursière obligeait bulletin impeccable, bien qu'un peu entaché par mes cours de social qui m'avaient retiré la première place-, et de deux, parce que je ne savais plus ce que je voulais faire de ma vie.
Devenir une grande littéraire, c'était le rêve que ma mère avait pour moi... Mais mon rêve à moi, je ne savais plus ce que c'était. C'était encore tout nouveau pour moi, et je n'avais pas tellement réfléchis à tout ça. Tout ce que je savais, c'était que j'allais faire ce qui me plaisait, et plus ce que je devais faire.
Comme pour me faire amèrement regretter mes super résolution, Tanya sortit d'une voiture de grande marque Européenne, suivie de près par celle qui devait être sa mère. Presque trait pour trait le portrait de sa fille, de fine ride masquée l'accusait d'user et d'abuser du Botox, et Alice frémis de haut en bas. Les femmes toutes refaites lui faisaient froid dans le dos. Balançant ses cheveux magnifiquement lissés d'une épaule à une autre dans un tic charmant, elle laissa son regard glisser sur Edward à qui elle lança un sourire pudique, avant de prendre la suite de sa mère. Elle m'effleura à peine, projetant sur moi un regard sombre qui me cloua sur place. « Woh. » songeai-je, figée. Ce n'était pas un regard habituel que je supportas depuis je ne savait combien de temps. C'était beaucoup plus, et ça me glaçait les entrailles, rien que d'y penser.
Un peu plus loin, une voiture coupée sport Italienne s'arrêta sur le parking, et Jane, Alec et celle qui devait être leur mère sortirent sans un bruit. Jane laissa son regard se balader sur tout ce qui l'entourait, alors que sa mère partait à enjambée rapide jusqu'au bâtiment, et hocha la tête de dégout. Elle emboita le pas à son frère, et je fus presque choquée par leur ressemblance. C'était la première fois que je les voyais se mêler comme ça, à deux, aux autres. La même démarche significative, prenant de haut les gens sur leur passage, sans jamais échanger un regard. La même forme de visage, et le même nez un peu pointus de leur père. Arrivés à notre hauteur, Alec me sourit courtoisement, mimant une légère révérence, et ça sœur me scruta de ses yeux fins. Je me sentais comme dans ces petites boites aux rayons X où passaient les bagages dans les aéroports, exposée à son regard comme un morceau de viande, et elle regarda légèrement derrière moi, avant de lever les yeux au ciel, ses lèvres mimant un « stupide », bien articulé.
Ce fut finalement au tour de mon père d'arriver. Dans sa voiture de fonction, dont il avait prit le soin d'éteindre le gyrophare pour une fois, il se gara avec perfection à côté d'une grosse Jeep qui n'était autre que celle d'Emmett, et sortit de sa voiture en envoyant son chapeau sur le siège. J'avais osée espéré qu'il ne porterait par sa tenue, mais le simple fait qu'il ait enlevé la sirène devait me faire plaisir, et je me contentais de ça. De sa démarche trainante, il nous rejoignit, saluant mes amis au passage, et rentra dans le bâtiment pour aller voir le proviseur.
Une petite bourrasque de vent souffla, et je m'assis entre Emmett et Edward, cherchant le plus de chaleur possible. Je lançais un regard noir à Alice, lui reprochant de m'avoir forcé à mettre cette veste trop fine, et entrepris de négocier l'écharpe d'Edward.
-Et moi, tu crois que je n'ai pas froid ? S'offusqua-t-il, légèrement amusé.
-Tu es un homme, répondis-je, en haussant les épaules, et il est bien connu que les hommes n'ont jamais froid. Les femmes par contre sont de vrai petites frileuses... Merci de prendre soin de nous depuis des milliers d'années, à ce propos.
Il leva les yeux au ciel à ma réplique, et entreprit de dénouer son écharpe de son cou pour me la mettre, et je lui souris en remerciement. Alice s'offusqua, marmonnant dans sa barbe que le rouge et le bleu mis ensemble faisait lutin de Noël, et que j'avais une robe bleu, ce qui rendait l'écharpe rouge d'Edward hideuse, et je lui répondis en la serrant un peu plus autour de mon cou. Elle sembla vexée de l'affront, et me ramassa un petit tas de neige, entreprenant de me le lancer dessus. Sauf que j'avais dus contaminer Alice avec ma maladresse, et la boule s'écrasa sur Rosalie, qui émit un grognement puissant, avant de répliquer, et je finis par être la cible de Rose, Alice, Emmett et Edward tous ensemble.
-Bande de traitre ! Sifflai-je, alors qu'Edward m'aidait à enlever la neige de mes cheveux, et qu'Emmett retirait celle que j'avais dans le cou.
-Alors c'est elle, Bella. Lança une voix guillerette derrière moi, en riant.
Je me retournais à l'entente de mon prénom, et fis face à une grande femme, la mine joyeuse, les traits fin, et les cheveux attachés de manière sophistiquée dans le dos. A côté d'elle, un homme qui devait à peu près faire sa taille me souriait lui aussi avec aisance, et Alice tapa dans ses mains comme une gamine qui venait d'apprendre une nouvelle merveilleuse.
-Ashley, Jackson, je vous présente Bella ! Sourit-elle, en me tirant en avant. Edward m'empêcha de m'écraser par terre, et Emmett s'écroula de rire.
-Enchanté. Souris-je, à mon tour, et Jackson Brandon me tendit la main.
Je la serrais avec le plus de vigueur que je pus, et Ashley Brandon me serra dans ses bras.
-Je suis ravie de te rencontrer enfin, Bella. Puis-je savoir pourquoi cela à autant tardé Alice ? Après tout, vous trainez tout le temps ensemble ! Mais moi je ne peux pas rencontrer l'intégralité de tes amis, je...
-Ashley... Soupira Alice. Respires.
Je me retins de rire, face à l'étrangeté de la situation: Alice demandait à quelqu'un de se calmer ? Là, elle m'impressionnait. Je l'aurais plutôt vue en train de surenchérir par dessus ça mère, jusqu'à rentrer dans un dialogue à nous en donner mal à la tête. Ashley Brandon grimaça, entreprit de bouder, mais le regard de son mari la fit changer d'avis, et elle fit comme rien de tout cela ne c'était passé.
-Alors, Lili, comment va Jasper ?
-Mieux. Sourit Alice. Il devrait sortir bientôt de l'hôpital. Dommage qu'il n'ait pas pu venir aujourd'hui. C'est quand même la fête de Noël. Il n'y aura pas ses parents non plus...
-Par contre les miens sont là. Maugréa Edward, en se levant d'un bond.
Comme un automate, il se planta droit, fixant froidement deux silhouettes qui s'approchaient dans l'allée avec aisance et froideur. Je reconnus la mère d'Edward, enveloppée dans un somptueux mentaux, et un homme qui devait être son père, dans un costume sombre qui renvoyait une élégance sans nom. Calmement, Ashley Brandon se décala vers la droite, et décocha un sourire perfide à Mrs Mansen, qui dérailla légèrement. Son regard se fit sombre, et Ashley la salua de la main. Ne se laissant pas démonter pour autant, Mrs Mansen répondit par un sourire hautain, et Jackson Brandon lui tendit la main, un soupçon de rébellion dans l'œil.
-Edward Mansen, quel plaisir de vous revoir je ne vus avais pas revu depuis...
-L'année dernière ? Proposa Ashley Brandon, d'un ton condescendant.
-Il faut dire que je ne compte pas les jours sans vous voir, j'ai suffisamment à calculer. Mon travail prend beaucoup de temps.
Il insistait sur le « mon » avec une arrogance qui fit frémir Edward, et il prit la parole encore plus froidement que s'il c'était adressé à Alec.
-Je suis content que vous soyez venus. Pourquoi ne pas attendre dans le Hall, comme tout le monde.
-Charmante idée. Admit la mère. Je te présenterais Madame Dénali. Une très charmante femme, et sa fille est un délice.
Edward Mansen Senior opina distraitement. Edward (junior) c'était imperceptiblement rapproché de moi, et son père me fustigeais du regard avec haine. Sa mère se contenta de m'ignorer, et s'en alla à l'intérieur, suivie par son mari. La mise de Tanya sur la tapis nous avait rendu un Edward morose, qui semblait perturbé par un point inconnu. Alice me lança un regard interrogateur, et j'haussai les épaules. Une fois ses deux parents partis, Edward se rependit en excuse, et Ashley Brandon éclata d'un rire aigüe et plaisant qui me rappelait celui d'Alice.
-Tout le monde nous traite comme ça, chéri. Ce n'est pas bien grave, ne t'en fais pas, ils sont très amusant sans même le savoir, et ont autant de répartie qu'un phoque.
-Sans vouloir te vexer, bien entendu. Temporisa Jackson, en lançant un regard de reproche à sa femme qui repoussa l'objection d'un revers de la main. Bon, nous allons nous aussi attendre à l'intérieur.
-A tout à l'heure les enfants !
Riant, toute enveloppée dans les bras aimants de son mari, il se dirigèrent vers le bâtiment, et Edward se jeta en grognant sur le muret de pierre. Je me rassis à ma place initiale entre lui et Emmett sentant le froid parcourir mes veine avec une rapidité folle, et ce fut au tour de Rosalie d'accueillir ses parents. Sans trop de cérémonie, elle leur lança un bref signe de tête, et ils se dirigèrent vers l'entrée. Alice ricana, et Rose leva les yeux au ciel, marmonnant un « Ça les tuerait de dire bonjour ? » colérique, avant de se laisser tomber en face de nous. Ce fut finalement au tour de Mrs et Mr Mc Carty d'arriver. Je me questionnais rapidement pour trouver de qui Emmett tenait sa carrure si puissante sans trouver de réponse, alors je me rabattis sur sa pratique intensive d'un sport chez lui. Assez petite, Mrs Mansen était une belle femme qui portait un énorme chapeau sur la tête. Les lèvres pincées, elle marchait au bras de son mari plus pour la représentation que par envie aux vues de son visage crispé. De son côté, le père d'Emmett était d'un formel étouffant, et je compris bien vite d'où Emmett tenait cette rebellion. Il y avait de quoi se sentir étouffer. Ils s'arrêtèrent à notre hauteur, et nous saluèrent cérémonieusement, et Mrs Mc Carty intima à son fils l'ordre de resserrer sa cravate. Emmett sourit en réponse, et ils s'en allèrent. Puis, par pur esprit de contradiction, il détendit d'autant plus sa cravate, et Alice l'arrangea légèrement.
-Bon, et bien on est au complet maintenant... Soupira lascivement Rosalie, en se levant. On se jette dans la fausse au lion ou on part en courant ?
-J'ai une furieuse envie de courir. Commenta Edward.
Si seulement on l'avait fait.
(…)
Une énième blague que seul eux pouvaient comprendre fut prononcé, et le proviseur s'en alla en souriant, les saluant tous avec respect. L'amphithéâtre se répandit en applaudissement retenus, et je me levai en baillant. Les discours m'avaient toujours endormis, et ceux de ce lycées était d'un soporifique impressionnant. Mon père tapa quelques fois dans ses mains sans grande conviction, puis se leva de son siège, me cherchant du regard. Il intercepta celui d'Alice qui lui faisait des grands signes de main, toute guillerette, et il vint à notre hauteur. Ashley et Jackson Brandon nous rejoignirent eux aussi, alors que Monsieur et Madame Mansen discutaient avec les Dénali, sous le regard inquiet d'Edward, qui gigotait dans tout les sens à côté de moi. Ashley Brandon salua mon père avec un énorme sourire, qui le fit rougir.
-C'était... Tenta-t-il, sans trop d'enthousiasme. Un très beau discourt.
-Je ne sais pas je ne l'ai pas écouté. Commenta Madame Brandon, sans se formaliser. C'est trop pompeux pour moi toute cette mise en scène... ça m'étouffe.
-Oui, il l'était. Acquiesça Jackson Brandon, en lançant un regard de reproche à sa femme. J'ai beaucoup aimé ses comparaisons entre nos enfants et les milieux dans lesquels nous évoluons.
Mon père blêmit et acquiesça, ce qui fit discrètement rire Monsieur Brandon.
-Donc, vous êtes le père de Bella. Lança soudainement la mère d'Alice, souriante. Votre fille est charmante, et je suis ravie qu'elle soit amie avec notre fille.
-Vous êtes les parents de... Hésita mon père.
-D'Alice. Répondit Monsieur Brandon.
Nous nous excusâmes finalement auprès d'eux, mon père me lança un regard incendiaire de l'abandonner aussi lâchement, et nous sortîmes hors de la salle, sous le vent froid qui serpentait le la cour du lycée. Enroulé chaudement dans les bras d'Emmett, Rose avait le teint légèrement rosi, et souriais comme une idiote. Alice fit alors preuve d'un tact d'entremetteuse, en nous tirant loin d'eux, chantonnant quelque chose sur la magie de Noël. J'entendis Rose nous appeler au loin, mais Alice nous tira jusqu'au labyrinthe avec force, et s'assit finalement sur un banc, tirant Edward contre elle pour avoir moins froid. Je m'assis de l'autre côté, et me pelotonnais en boule contre lui à mon tour. D'un geste amical, il entoura de ses bras chacune de nous deux, et soupira.
-J'espère que ce n'est pas un soupir las. Tiqua Alice. Tu as deux filles autour de tes bras, ça ne t'arrivera peut-être jamais plus.
-Pourquoi faut-il constamment que tu sois sur la défensive ? Grinça Edward, et elle lui tira la langue.
-J'ai toujours des doutes avec toi ! Tu es d'un changeant...
-Quand es ce que Jasper sort ? Déviai-je, et Alice retrouva instantanément le sourire.
-Bientôt ! Très bientôt... Les médecins pensent à Jeudi ou Vendredi... Il devrait passer le jour de l'an avec nous ! C'est pas merveilleux Bella ?
-Tant mieux. Répondis-je simplement.
Elle se lança dans un monologue rythmé sur notre soirée du jour de l'an, souriante comme une gamine à la vue d'un cadeau merveilleux, et ne remarqua pas, ou fit mine de ne pas remarquer, le soupir las d'Edward. J'étais en train de somnoler contre l'épaule de ce dernier, quand j'entendis la voix aussi calme qu'angoissante de Tanya s'élever dans le calme de la cour.
-Oh. Edward ! Elle se plaça devant nous, et Alice lui décocha un regard mauvais, alors que je me relevais mécaniquement. Je te cherchais. Que dirais tu de venir te balader avec moi quelques minutes ? Je crois savoir que tu aimes marcher dans le labyrinthe, et je songeais justement à m'y rendre.
-Je suis désolé, Tanya. Ça aurait été avec un grand plaisir, mais je venais de proposer à Bella d'y aller pendant qu'Alice se allait se renseigner sur l'état de Jasper.
Je me tendis, Alice émit un petit rire, et le visage de Tanya se ferma doucement.
-Et bien, Bella, que dirai-tu que je te l'emprunte ?
-Je suis vraiment désolé, Tanya, répéta Edward avec un peu plus d'insistance, mais je dois parler à Bella de quelque chose d'important. Une autre fois peut-être.
Elle le dévisagea, me fixa une fraction de seconde, puis acquiesça en s'en allant, la tête haute. Je me surpris à recommencer à respirer, et Alice gémit, mécontente.
-Bon sang, Bella ! Mais tu vas arrêter de porter ce rôle de martyr ?
-Allons marcher. Coupa Edward, en se levant.
-Oui ! Je vais appeler Jasper ! Pépia soudainement Alice, me balançant dans un coin sombre de sa tête pour mon plus grand bonheur.
Jasper était bien plus important que moi, et à juste titre.
-Il fait froid Edward... Couinai-je, alors qu'il me relevait. Ce n'était pas juste une excuse ?
-Si. Mais en parler m'a donné envie de le faire. Sourit-il simplement. Aller, viens !
Et je me laissais entrainer comme un poids mort. De toute façon, on ne m'avait jamais vu résister à Edward Mansen. Il m'entrainait à pas rapide jusqu'au labyrinthe, dans le secret espoir d'être protégé du vent, je supposais. Mais quelque chose d'étrange serpentait son visage. Ses coups d'œils rapide vers moi, ses dents qui venaient le mordre de temps à autre, sa main qui resserrait la mienne un peu plus fort par moment. Il semblait... perturbé. Comme si il appréhendait ce qu'il allait faire. Nous arrivâmes finalement entre les haies d'herbes, et je soufflais dans mes mains. La Labyrinthe sous la neige était certes magnifique, mais il n'en restait pas moins... horriblement glacial.
-C'est joli. Commentai-je, au bout d'un moment, occultant le point noir de la situation.
-Tu grelotes. Contra-t-il, et je ris.
-La faute à qui ?
-Tu as déjà mon écharpe, Bee.
-Il n'empêche que j'ai toujours froid.
-Que veux tu que j'y fasses ?
-On rentre ?
-Non.
-Alors réchauffe fois. Marmonnai-je, en me pelotonnant contre un petit banc.
Il ne dit d'abord rien, se contentant de m'observer avec finesse par dessus ses cils, avant de venir s'assoir à côté de moi, et de m'entourer de ses deux bras de manière à ce que je finisse la tête contre son torse. Il passait sa main dans mes cheveux occasionnellement, se contentant de jouer avec quelques mèches le reste du temps, sa tempe appuyée sur le sommet de ma tête. De là où j'étais, je pouvais entendre son cœur battre, et je refermais mes mains contre son manteau. Je me mis à rêvasser qu'il se mette à neiger pour terminer ce décors très kitch, et somnolais contre Edward.
Avec, bien évidement, il était inutile de le préciser, les joues légèrement teintées de rouge. « On se refait pas... » commentai-je pour moi même.
-Je trouve ça insultant que tu t'endormes. Grogna Edward, au bout d'un moment.
Pour toute réponse, je baillais.
-J'y peux rien, tu me berces... chouinai-je.
Je le sentis bouger contre moi, et il m'écarta rapidement, me plaçant fasse à lui, et plus du tout au chaud.
-Edwaaaaaaard. Me plaignis-je, alors que j'essayais de me rapprocher de lui.
-Je viens ici pour parler avec toi, et toi tu t'endors. Se borna-t-il, en m'évitant.
-Je parle en dormant, tu le sais. On aurait pu tenir une conversation !
Il leva les yeux au ciel, et je soupirai en posant ma tête sur son épaule.
-Pardon. Tu as raison, je suis cruelle et affreuse. Désolée ! Par-je retins un bâillement et il leva une nouvelle fois les yeux au ciel-aardon. De quoi veux-tu parler ?
-Je ne veux plus te parler.
-Edward ! Tentai-je de détendre l'atmosphère. Normalement c'est moi qui doit faire la boudeuse...
Il ne se dérida pas.
-S'il te plait Edward... Suppliai-je, en me plaçant devant lui.
Mon visage était juste à quelques centimètres du sien. Ses yeux verts brillaient avec hargne, me transperçant avec finesse. J'étais à demie penchée devant lui, quelques mèches passant devant mes yeux, et je me sentais rougie alors que je me rendais compte de ma position. Mais c'était comme si je ne parvenais pas à bouger. Mes membres refusaient de m'obéir, et mes yeux dérivaient dangereusement sur ses lèvres. Et mon visage aussi. En ce qui fut le moment le plus lent de toute ma vie, Edward s'avança lentement jusqu'à mon visage. Mes yeux se fermaient de plus en plus, et je sentais sa main se placer derrière ma nuque, m'effleurant juste.
Et il m'embrassa.
Phrase un peu Nièvre qui peut perdre tout son sens étant donné le nombre d'endroit où on peut se faire embrasser: joue, main, pommette, front, cou... Mais la vérité était là, c'était mes lèvres qu'il avait pris d'asseau.
Avec toute la douceur dont il était capable, ses lèvres justes délicatement posées sur les miennes, sa main autour de ma nuque pour me rapprocher de lui, alors que lus par reflex que par audace, j'envoyais les miennes dans ses cheveux. On n'était pas syncronisés du tout, mais nous nous complétions. Mon corps ne semblait pas alerté par mon manque d'oxygène, alors que je me sentais presque flotter au dessus de tout. Je ne savais pas ce que je faisais. Je bougeais, c'était un fait, et lui aussi. Mais plus rien n'était contrôlé. Mes sens engourdis ne se rendaient plus comptes du froid, ni des légers bruits qui troublaient le silence de temps à autre... Rien. Juste la présence d'Edward contre moi, m'embrassant, ses lèvres fendues d'un sourire délicieusement merveilleux que je sentais contre ma bouche.
Mais, le fait était que j'étais, à mon grand damne, une humaine. Aussi, mon besoin en oxygène étant malheureusement vital en fin de compte, je me détaché de lui, assez essoufflée, et il me sourit d'autant plus en m'embrassant sur le nez, et en plaçant son front contre le mien. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire... c'était comme tout ce qui avait désertais mon corps serpentait mes vaisseau sanguin lentement et délicieusement pour retourner à leur place, me laissant toute pantoise pour quelques instants, alors je me contentais de lui sourire, en fourrageant mes mains dans ses cheveux.
-Ô mon dieu ! S'exclama soudainement... et bien Alice.
Je sursautais, et Edward se décolla légèrement de moi, sa main toujours sur ma hanche. Je ne l'avais même pas sentis arriver là d'ailleurs. Mais elle y avait ça place, juste dans le creux de mes reins, pas plus bas, pas plus haut. Alice se racla la gorge alors que je fixais Edward avec délectation sans trop m'en rendre compte, et je me relevais, toute rouge. Pas que de honte, c'était certain.
-Rappelez moi de vous inscrire à un concours d'apnée. Lança-t-elle finalement à tout va.
-Tout en finesse et en précision Alice... Grogna Edward, en se relevant à ma suite, replaçant sa main sur ma hanche.
Il semblait avoir le même point de vue que moi sur ce sujet: ça main allait très bien ici.
-Oh ! Pépia Alice, en joignant ses deux mains devant son visage. Pardon...
D'une rapidité impressionnante, elle sautilla jusqu'à nous en gloussant et s'agrippa à nos des cous avec force. Je me sentais basculer en arrière, et Edward ne parvint malheureusement pas à me stabiliser avec cette petite chose qui se trouvait être plutôt lourde en fin de compte qui m'entrainait comme un poids mort. Dans un boum neigeux et glacial, je tombais à la renverse, entrainant Alice à ma suite qui tira Edward sans même tenter de se dégager. Le résulta était tel que j'avais: froid, mal aux fesses, Alice autour du cou, et le rire d'Edward dans les oreilles. Il y avait eut pire chute, j'en étais consciente. Mon regard défila d'Alice, qui entreprenait de serrer dans ses bras Edward en lui disant dans des petits cris aigus des paroles non-identifiées, à Edward, qui souriait, levant les yeux au ciel de temps à autre.
Il avait l'air heureux.
J'avais l'air heureuse ?
Une chose était sure, je l'étais. Mon cœur battait dans un rythme effréné, mon visage se fendait de lui même d'un sourire stupidement idiot, et j'avais encore la douce sensation des lèvres d'Edward sur les miennes. Mais le visage d'Edward était plus coloré, son sourire barrait tout son visage le rendant aussi voyant qu'un panneau clignotant, et il riait plus que d'habitude. Il avait l'air plus content que moi. Idéologie totalement fausse en soit, car on ne pouvait pas être plus heureux que moi à cet instant. Mais je n'étais pas des plus forte pour laisser éclater mes sentiments au grand jour. Edward ne penserait pas que... non. Edward ne le penserait pas.
-Je suis fière de vous mes chéris ! Gloussa Alice, me sortant de la catatonie de mes pensées, alors que je me mettais à songer à moi, lui, nous, plus tard... Et ce que nous étions en train de devenir.
« Prend ça dans les dents, Tannie. »
Ce fut sur ce genre de pensées enfantines qu'Alice nous releva d'un cou de main, et nous embrassa sur chacune de nos joues.
-Même les plus stupides sombrent dans mes prédictions. Rit-elle, avant de commencer à partir, et nous ne fûmes même pas vexés. Venez, le gros de la réception a commencé, on doit y aller. Elle gloussa une nouvelle fois, puis lança soudainement un regard noir à Edward. Hors de ma vu, fils d'Adam.
Je me tournais vers lui, et il fronça les sourcils.
-Je veux discuter avec Bella, seule à seule.
-Alice ! Objectâmes en cœur Edward et moi, mais elle balaya notre intervention d'un revers de la main.
-S'il te plais Alice, tu jouais les commandos d'espion, tu veux que je t'apprenne quoi de plus ?
-On ne discute pas.
-Alice tu vas pas...
-J'ai dis hors de ma vue, Edward. Tu explorera le fond de sa gorge plus tard, j'ai besoin qu'elle actionne ses amygdales pour former des mots.
Je virais au rouge, Edward rosi, Alice rit, et il partit, bougon.
-A plus tard, Eddy ! Scanda Alice, en balançant la main.
-Tu perds ton temps, je ne te dirais rien, et je m'en vais. Me bornai-je, et je pris la suite d'Edward.
-Hors de question, Isabella Marie Swan. Tu vas ramener tes fesses ici, et répondre à mes questions.
-Mais Alice... Tentai-je de me plaindre.
Bon sang, pourquoi Alice ne comprenait pas ce qui devrait lui sauter au yeux ! On c'était embrassé, mais zut, il faudrait peut-être discuter de tout ça au plus vite, non ? Le vide qui serpentait mon corps avait disparu, et je me sentais soudainement mal. Zut. Tout cela signifiait quelque chose, hein ?
Je devais avoir parut soudainement interloquée, parce qu'Alice m'avait pris dans ses bras dans un élan soudain et tapotait mon dos.
-Angoisses pas comme ça Bella, vous allez discuter, tu verras, mais il vaut mieux pour vous deux que ce soit à froid, après de courtes réflexions, fais moi confiance. Elle me fit un clin-d'œil. Je sais mieux comment vous marchez que vous même ! Elle me tapota encore deux ou trois fois le dos, puis se recula. Mais dis moi plutôt: Es ce qu'Edward embrasse bien ?
-C'est ça que tu voulais savoir ? M'outrai-je. Tu m'as empêché de rester avec lui pour me poser cette question stupide et dénuée d'intérêt.
-Elle n'est pas dénuée d'intérêt ! Contra Alice, en croisant les bras.
-Tu comptes tromper Jasper dans un délai proche ? Raillai-je.
-Non ! Répliqua-t-elle, choquée.
-Alors elle l'est !
-Bon, très bien, très bien... grogna-t-elle, avec mauvaise humeur. Puisque tu veux jouer au prude... Marmonna-t-elle, et elle s'éclaircit la gorge. Comment vous en êtes arrivé là ?
-Quoi, tu n'as pas tout vu en le commentant à Jasper en direct ? Ironisai-je, et elle leva les yeux au ciel. Ça c'est passé... Comme d'habitude, on a discuté, je l'ai un peu vexé... et une chose après l'autre... Paf.
-Paf ?
-Paf.
-Pas très palpitant. Diagnostiqua-t-elle.
-Désolée de ne pas te divertir assez. Grognai-je, et je m'assis sur le banc.
-Disons qu'avec votre théâtralité, je m'attendais à quelque chose de plus... Prenant ? Historique ? On sombre dans une banale love-story télé...
-Tu voulais peut-être que je frise la mort et qu'il m'embrasse avant une terrible intervention chaotique qui aurait pu me couter la vie ?
-Ça vous aurait plus ressemblé. Admit-elle, en se posant à côté de moi.
-Désolée de te décevoir, on manquait d'idée pour le dénouement. Raillai-je, et elle se balança en me donnant un coup d'épaule.
-La première fois que j'ai embrassé Jasper c'est à cause d'un paris avec Rose. Confia-t-elle, finalement, en souriant. Elle avait parié avec Jasper qu'il n'aurait jamais le culot d'embrasser la première fille qui passerait la porte. Bien sur, j'avais oublié quelque chose à la table, et c'était moi. Donc, pour pas se dégonfler il m'a embrassé. Il c'est excusé une heure après ça. Je l'aurais tué... Lui, et Rose. J'attendais ça depuis si longtemps, et en plus que ce soit un paris, il a fallut qu'il s'excuse. Je ne sais pas comment j'ai fais pour me retenir.
-Vous êtes sortit ensemble longtemps après ?
-Un an et huit mois. Soupira-t-elle. Et quand je lui ai parlé de cette fois là, il a recommencé à s'excuser... Et j'ai encore eus envie de le tuer. Rit-t-elle.
Je souris moi aussi, mais je me sentais chaque seconde un peu plus mal. Edward n'allait rien regretter ? Parce que pour moi, il n'y avait aucun risque... J'attendais ce moment depuis... Quoi ? Quatre mois ? Mais qu'en était-il de lui ? Il voulait quoi ? Une petite amourette sans lendemain ? Parce que je n'étais pas disposée à lui offrir ça. Moi je voulais plus. Je voulais quelque chose, ne pas juste être... une fille. Je voulais être la fille. Parce que, zut ! Je l'aimais moi. Et c'était peut-être ma plus grosse erreur en un sens. Parce que j'avais quoi comme assurance de tout ça moi ? Un gros rien. Le néant. Juste, son sourire qui collait à son visage. Ça voulait très certainement dire quelque chose.
-Alice... Tentai-je, au bout d'un moment. A ton avis, très objectivement, tu penses que c'était quelque chose, ce baiser, hein ?
-Cette question est censée me demander un regard objectif ? Ricana-t-elle. Oui, Bella. Je pense que ça veut dire quelque chose. Edward ne fait rien à la légère avec toi, crois moi sur parole.
-Mais quoi ? Ça veut dire qu'il me trouve juste attirante ? qu'il aimerait qu'on soit ensemble ? Si oui pour quoi ? Une petite amourette ? Le plus possible ? Quoi ? Je suis censée comprendre quoi moi dans tout ça Alice !
-Simplement qu'il tient à toi, pour l'instant. En tant que toi même, tu dois te dire que tu es importante pour lui. Il te l'a prouvé plusieurs fois, non ? Sa sur-protection, sa jalousie presque maladive...
-Mais à quel point, Alice ? Marmonnai-je.
-Ça, tu ne le sauras pas tant que tu ne lui auras pas parlé... Sourit-elle, en relevant mon menton comme une mère à sa petite fille.
-C'est pour ça qu'on voulait que tu nous laisses Alice. Grinçai-je, et elle fit mine de ne pas m'avoir entendu.
-On ne radote pas, Bellie-Bella. Ça fait grand-mère.
-Je voudrais juste... savoir si il tient autant à moi que je tiens à lui.
-Je suis peut-être géniale, mais je ne le suis pas au point de lire les pensées des gens, ni de capter leurs émotions. Connaître l'avenir, c'est simple, mais identifier le présent est bien plus complexe, crois moi.
Souriante, Alice releva lentement la tête vers le cloché, et sauta du banc en me tendant la main.
-Aller, Bella. Je crois t'avoir dis que nous devions aller à la réception. Je relâche ton pauvre petit corps, Edward peut en faire ce qu'il veut. Mais je te le déconseille devant Charlie, toutefois. Si tu veux, je suis sure que ma mère vous couvrirait.
Je lui souris faiblement à mon tour, et pris sa main pour me hisser à sa hauteur. La grosse pendule en imitation Big Ben sonna la demie, et je soupirais. Je devais me calmer, tout allait bien se passer. Je me souvenais du visage d'Edward plus que souriant, alors qu'es qui pouvait mal tourner avec ça ? J'inspirai et expirai plusieurs fois, sentant mon poul redessendre à sa vitesse normale. Mais, stupidement angoissée par les possibles réactions d'Edward quand il m'avait vu, extrapolant à partir de ça, j'attrapais Alice par le poignet, et lançai dans un murmure bref.
-Alice, j'ai l'air heureuse ?
Elle se contenta de sourire de plus belle en premier lieu, puis rit discrètement.
-Tu l'écrirais sur ton front ça serait pareil.
Je ne pus m'empêcher de sourire. Je montrait peut-être plus mes sentiments que je ne le pensais. « Bah, au moins je peux rayer le quiproquo de la liste des possibles perturbateurs de ma discussion avec Edward. ».
(…)
Je retins difficilement un bâillement, et me relevais de mon siège pour tenter d'apercevoir une accalmie dans la vie mondaine d'un de mes amis. Mais rien ne semblait avoir changé. Rose et ses parents discutaient avec je ne sais quel riche pompeux, alors que les Brandon et une autre famille mondaine échangeait des blagues. Emmett était en train de se faire légèrement réprimander par sa mère, puis ils engagèrent la discussion avec le professeur de mathématique, et j'avais beau cherché Edward, il sonnait aux abonnés absents. Et je n'aimais pas ça. Le fait qu'il ne soit pas là noyé au milieu de tout ces gens en smoking deux pièces ne me dérangeait pas outre mesure, mais son absence me rendait... Anxieuse. Je ne me sentais pas dans une forme olympique. C'était un euphémisme, d'ailleurs.
D'abord, parce que j'avais peur que dans ses moments de réflexion intense, il ne se mette à regretter, et puis parce que je sentais comme une gène. Un problème. Pas au sujet de tout ce qui devait me prendre la tête en temps que jeune femme normale qui venait de se faire embrasser par l'homme qu'elle aimait, mais quelque chose de plus. Il y avait... Un problème au dessus de tout ça. Et je ne savais pas encore le quel.
Poussant un long soupir plaintif, je pris la décision d'errer dans la pièce comme si je savais ce que je faisais. Alice fit mine de rire, Emmett leva les yeux au ciel, Rosalie sourit poliment, Kate enlaça Garreth de son son bras droit, Tanya réapparut dans la pièce qu'elle avait quitté pour je ne savais trop quelle raison. Rien de trop palpitant ne s'offrait à moi, et mon père avait déserté les lieux en prétextant une urgence. Ah ! Je les connaissais les urgences à mon père... Je me rapprochais du comptoir, pris un verre, et commençais à le siroter, avant de me rendre compte qu'il y avait de l'alcool devant, ce qui me poussa à juste le faire tourner dans ma main. Je ne m'étais toujours pas remise de mes émotions de quelques mois plutôt... Et puis, je préférais rester lucide pour affronter la suite des évènements.
-Je ne savais pas que la seule et unique Bella Swan touchait à l'alcool.
Une simple constatation d'une voix simple et froide, aussi normale que d'habitude. Mais cela avait suffit à me faire sursauter.
-Jane. Déraillai-je légèrement, et elle eut un faux sourire.
-Toujours pas lâché Edward ? Ricana-t-elle, en buvant une gorgée de sa coupe.
Je ne répondis pas, et contentais de me concentrer sur ma respiration.
-Bah, tant mieux en un sens, ça lui fera es dents à Mademoiselle Dénali. Elle ricana, et me jaugea du regard. Mais fais attention à toi tout de même. On ne sait jamais, ce quel a dans la tête. Finit-elle dans un murmure, avant de faire s'entrechoque nos verre, puis de tourner les talons sans rien dire.
Je fus trop choquée pour avoir une réaction logique à tout cela, et n'eus pas le temps de remettre mes idées en place que la main de Tanya se posa sur mon épaule. Je me tournais d'un bond, face à elle et son sourire doucereux sur le visage, et me glaçais sur place. Tanya me sourit encore un peu plus, et j'avalais ma salive.
-Alors tu pars avec Edward devant mes yeux en me laissant derrière Swan ?
Impossible de bouger, de marcher, de répondre... Alors je ne disais rien.
-N'ai pas peur Swan, rit-elle doucement, en se recoiffant minutieusement, je laisse passer ce petit accrochage. Et tu sais pourquoi ?
J'avalais lentement ma salive. Je devais éviter de m'étrangler devant elle si je tenais au reste de ma dignité.
-Parce que tu as perdu.
Elle me sourit une nouvelle fois, et s'excusa en partant.
La sensation d'avoir peur était douce à côté de ce que je ressentais à l'instant. Avoir peur, c'était ne plus sentir ses entrailles, se sentir vidée. Là, c'était comme si j'étais aspirée dans un tout. Mes sensations étaient accentuées, et je sentais ces même entrailles essayer de sortir de mon corps. « Bah, tant mieux en un sens, ça lui fera es dents à Mademoiselle Dénali. » Comme si il était devenu tout petit pour tout ce que je contenais. « Arrêter de jouer les martyr. ».
Non.
Je ne devais pas avoir peur de Tanya.
-Et quel est ma sentence ?
Brusquement, Tanya se retourna, presque choquée, et me dévisagea des pieds à la tête.
-Ta sentence. Répéta Tanya, sans sourciller. Tu la connais.
-Tu comptes faire de ma vie un enfer ? Répliquai-je avec mépris, et elle se recula légèrement. Alors j'ai un scoop pour toi Tannie, tu peux dire ou faire ce que tu veux, j'en ai rien à taper. Tes menaces d'intimidation n'effraient plus personne. Regardes toi, même Jane t'a lâché. Tu compte faire quoi, hum ? Ruiner ma vie ? Alors va y, fais toi ce plaisir. Mais je sais très bien qu'il y a des choses que tu ne pourras pas toucher même avec toutes les relations que tu as. Fais ce que tu veux Tanya, je sais me défendre, désormais.
Puis ce fut moi qui souris, et m'excusai en partant.
Mon cœur battait à deux milles, ma vue était légèrement flouée par quelques larmes qui y trainait, et j'avais la gorge sèche. Mais j'avais tenus tête à Tanya. « Alice serait fière de moi. » Constatai-je pour moi même, en titubant jusqu'au buffet pour prendre à boire, avant de prendre la décision de vider mon verre sans remord. Là, j'en avais besoin. J'avais la respiration hachée, la cœur qui battait plus vite qu'il ne l'aurait du, et une conscience amoindrie de ce qu'il se passait autour de moi. Mais je ne m'étais pas vaguement écrasée devant Tanya. Rien qui ça suffisait à contrebalancer les... effets secondaires.
-De quoi as tu causé avec Jane et Tanya ?
Je me retournais pour faire face à Rosalie, qui souriait. Argh. Trop de personnes souriaient autour de moi alors que j'étais en proie à trop de conflits intérieurs comme extérieurs !
-En tout cas Tanya avait l'air plutôt énervée quand elle est partie. Qu'a fait notre sage petite Bella ?
-Je... lui ai dis dans des termes plus politiquement corrects d'aller se faire voir.
Je pris un second verre et tentais de l'avaler cul sec, mais Rose me le retira des mains.
-Tu as fais quoi ? Répliqua-t-elle, sidérée.
-Si on pouvait arrêter d'en parler ça m'arrangerait... Marmonnai-je, en me frottant le visage.
-Arrêter de parler de quoi ? Piailla Alice.
-Elle a envoyé baladé Tanya ! S'exclama Rosalie, les yeux ronds.
Alice se tourna vers moi, et sauta dans mes bras.
-Je suis de plus en pus fière de toi ma Bella ! D'abord Edward, maintenant Tanya ! Demain on va à Port Angeles, on fait les soldes d'hiver, et je te prend une robe pour la fête en ton honneur que je vais donner bientôt !
-Qu'es ce qu'elle a fait avec Edward ? Questionna Rosalie, en fronçant les sourcils.
Alice écarta son majeur de son index en signe de Victoire.
-Ils se sont embrassés !
Rosalie sembla soudain planer à deux milles de là. Alice sautillait dans tout les sens, lançant des signes insistants à Emmett, alors que j'avais les joues plus rouges que jamais. A mon grand damne celui-ci ne se fit pas prier pour une fois pour venir, et Alice lâcha les informations sans rechigner. Elle aurait put le crier que cela ne l'aurait pas dérangé. Emmett me dévisagea longuement, puis posa solennellement sa main sur mon épaule.
-Je suis plus que content Ba-bee-bells, il marqua une pose, et je fis de mon mieux pour ignorer ce nouveau surnom, mais si tu veux je peux aller jouer les grands frères pour toi et aller lui exploser la tête en lui demandant ce qu'il compte faire de toi.
J'écarquillais les yeux.
-Il l'a fait pour moi. Renseigna Alice, et Rose ricana comme au souvenir d'une bonne blague.
-Merci, Emmett, mais ça va aller pour moi. Promis, si...
« Il me plaque. » Assène mentalement, mais je me retint. Mieux valait que je ne pense pas à ça.
-...il m'énerve, je te fais signe.
-A ton service Bells. Je suis content pour toi, crois moi ! Je vais juste pas sauté au plafond, parce que ma mère est derrière, et la planter en plein milieu de la discussion avec une prof l'a passablement énervé je suppose.
-J'en suis ravie. Tentai-je de rire, et il me donna un faux coup de poing dans la joue, alors que Rosalie retrouvait peu à peu sa langue.
-Oui, c'est super Bella.
-Tu n'as pas l'air emballée... Chantonna innocemment Alice, et Rose s'empourpra.
-Si, je suis contente pour Bella évidemment mais c'est juste... Soudain. Je veux dire, tu rames depuis plusieurs mois et là... Pouf.
-Pouf. Répétai-je, et Alice leva les yeux au ciel.
D'un geste ample du regard, elle scanna la pièce rapidement, son regard se posant derrière sur-je m'étais tournée pour voir- James, seul dans un coin, à observer Victoria et ses parents, alors que les siens étaient absents. Alice sourit, et s'avança vers lui, ce qui le fit grimacer quand il nous aperçu. Il tenta de nous ignorer dans un premier temps, puis, n'y tenant plus, il se tourna vers nous tous, et fusilla Rosalie du regard.
-Qu'es que vous voulez bande d'empêcheurs de tourner en rond.
Ce n'était pas une question, même si cela en avait l'air.
-Edward a embrassé Bella ! Chantonna Alice, pour la je ne savais plus combien de fois aujourd'hui.
-Alice ! M'irritai-je. Tu pourrais éviter de raconter ma vie à tout le monde.
-Surtout que tu amènes ça de manière très brusque. Constata Rosalie.
-Il faut faire tourner la bonne nouvelle ! Gloussa-t-elle, et James tiqua.
-Vous étiez pas encore ensemble depuis tout ce temps ? Mais vous êtes pire que long, plus lent que des handicapés, plus...
-Si tu savais le nombre de fois qu'on me l'a dit... Soupirai-je, et il hocha la tête de droite à gauche.
-Vous êtes juste venus pour ça.
Une autre fausse question. James se parlait souvent à lui même dans des constatations comme celles-ci.
-Non. Répondit Alice, et elle le poussa un peu pour s'assoir à côté de lui. En fait tu me faisais de la peine, tout seul à fixer ta bien aimée de loin comme une âme en peine.
-Pourquoi tes parents ne sont pas là ? Me renseignai-je, histoire de faire la conversation.
-Et les tiens ? Contra-t-il froidement. Ton père à fait un passage, je l'ai vu, mais ta mère n'a pas donné signe de vie.
-Surement parce qu'elle est morte.
Je me sentais presque fière d'avoir pris James au dépourvu. Il fallait dire que ce n'était pas quelque chose de courant.
-Désolé... Marmonna-t-il d'une voix enrouée. Mes parents sont des parias dans ce lycée à cause de moi. Alors y venir n'est pas dans leur emploi du temps. C'est pas plus mal, d'ailleurs...
Le regard de James se posa derrière moi, et il fronça les sourcils. Je vis Alice se retourner en même temps, légèrement perturbée, et se stopper net. Rosalie fronça les sourcils, et suivit le mouvement en même temps que moi. Et là, ce fut une véritable chute libre. Un crash.
À l'autre bout de la salle, enroulée autour de son bras avec douceur, un fin sourire qui respirait une classe sans précédent Tanya sourit à Edward.
Il jetait des regard anxieux vers nous, blême, prenant de profondes inspirations par moment, et Tanya l'entraina vers l'intérieur de la salle. Vers nous. Je jetais un regard suppliant à Alice: elle allait me dire qu'il y avait une explication. C'était une idée à elle. Une blague. Une... cruelle plaisanterie. Mais elle se contenta de rester de marbre, et d'avaler sa salive. Emmett ferma son poing, et Rosalie se plaça à ma hauteur, alors que James se relevait.
J'avais l'impression que tout tanguait autour de moi. Tout tourner dans tout les sens et ma vision devenait flou. Mon cœur reprenait son rythme rapide qu'il prenait un peu trop en ce moment. Zut. Je faisais une crise d'angoisse. Ma respiration devenait de plus en plus hachée au fur et à mesure que Tanya et... Edward se rapprochaient. Emmett posa sa main qui n'était pas totalement comprimée sur elle même dans mon dos, et ils arrivèrent à notre hauteur.
Mes oreilles bourdonnées, et je n'arrivais à me concentrer sur rien. Juste sur eux. Tanya jeta un petit regard à Edward, qui s'éclaircit la gorge, et se lança.
-Je suis fiancé. Marmonna-t-il, en passant sa main dans ses cheveux, fixant ses pieds comme si ils avaient mille et un angle.
Ce faire aspirer par un trou noir, on disait que c'était se faire écraser par plus de 10 fois son poids. Comprimer en une particule plus que minuscule pour atterrir dans du... rien. Un trou de vide, de néant... de noir. Cette sensation n'était pas définissable. Trop complexe, trop irréaliste, trop fictive... Trop, trop. Mais j'étais quasiment certaine d'en connaître au moins un dixième. Cette sensation cuisante de se sentir plus que découpé, plus que déchiré, comprimé, rendu en un seul bloc pour se faire envoyer dans un endroit vide, mort, sombre. Ne plus rien entendre, ne plus rien voir, ne plus rien sentir... Si ce n'était une violente douleur. Un mélange de souffrance, de trahison, de peur, d'angoisse, de vide, de tout, de rien.
-À Tanya. Cru bon de préciser Edward.
Comme si le fait qu'elle soit accrochée à son bras comme une tarente n'était pas assez explicatif. Comme si le voir n'était pas suffisent, qu'il fallait que je l'entende.
Et le pire d'en tout ça, c'était que je ne parvenais à en conclure qu'une chose: Au final, ce baiser, ce sourire... ne voulait strictement rien dire.
« Tic, Tac... »
Bang !
Hum, Hum:
voilà,
Ceci est officiellement une affaire réglée ! Ouf ! Je commencer à me dire que je ne finirais jamais ce chapitre. Je vais me remuer pour la suite, fois de Floriane !
Et, autre bonne nouvelle, à l'heure ou je vous poste ça: LE CHAPITRE ET L'EPILOGUE FINALS SONT ECRIS ! Pas de délais d'attente interminable, donc... ;)
Bon, étant donné les tartines que j'ai tapé dans ma note un peu plu haut, je me permet de faire court:
IL SUFFIRA... D'UNE REVIEW !
POUR POUVOIR... PUBLIER, L'CHAPITRE !
(chantonnez le sur l'air d'allumer le feu, vous verrez, ça le fait... ;P)
