Aaaaah-ah-aah~

J'avais dis que je posterai hier ou avant hier... Mais je me suis dis, ça fait plus d'un an, que je poste les chapitres en retard ! Alors, là que c'est le dernier, je vais quand même pas le poster dans les temps... Si ? Et bien non, voila ! Ah, ah. Vous vous souviendrez de moi comme l'auteure, qui malgré qu'elle ait fini d'écrire la fiction dans son intégralité, poste en retard ! Mwa ah ah !

Sur ce, je voudrai franchement vous remercier du fond du cœur: 1,369 Review ! Plus de 100 en un seul chapitre ! Je devrai faire des fins comme ça plus souvent ! ;P

Et bien je vous remercie tous de m'avoir suivis... Et voici votre fin, un peu maladroite, je l'avoue, légèrement trop "la vie en Rose"... Mais bon !

Bonne lecture !


Chapitre 16: Savoir aller à l'encontre des clichés.

Elle me gifla.

-Alice ! Gronda Rosalie, alors que ma main rejoignait ma joue sans plus de cérémonie, juste par pur réflex.

-Je voulais lui faire reprendre ses esprits. Siffla-t-elle, avant de s'assoir à côté de moi.

-On ne gifle pas quelqu'un dans ces circonstances. Grogna Rosalie, et Alice se tourna vers moi, la mine défaite.

Elle ne savait pas quoi faire, et personne ne le savait. Nous étions tous assit -James compris- dans la salle du club, et Emmett tapait froidement du poing sur la table en jurant dans des intervalles réguliers de deux minutes. Je n'avais même pas envie de désintéresser à tout ce qui les faisait réagir avec autant de violence. Parce que ça faisait mal d'y penser, et parce que de toutes les manières dont on pouvait retourner le problème, rien ne changerait. Je pouvais me dire ce que je voulais, Edward était toujours fiancé à Tanya, et j'étais toujours... Trahie. Mon égoïsme allait même plus loin que je ne l'avais imaginé. Parce que ça faisait encore plus mal que quand Jasper avait eut son accident. J'étais... vidée.

-Bella, tu veux boire quelque chose ? Demanda doucement Rose.

Et je ne répondais pas.

-Tu veux manger quelque chose ? Murmura Emmett, en se posant en face de moi, à croupis.

Je ne répondais pas.

-Tu veux... commença Alice.

Je ne répondais toujours pas.

-Tu veux frapper quelqu'un. (?)

Je ne savais pas si c'était une question, et je relevais les yeux vers James, qui m'observait, accoudé au mur.

-J'aurais très certainement envie de frapper Edward moi en tout cas. Ou même Tanya. Ouais, surtout cette peau de vache.

Tanya. « Et quelles sont les conséquences ? » J'avais été stupide de dire ça. Cette... Elle avait tout prévu depuis le début. Edward aussi le savait. Sa mère, son père... Tout le monde était au courant. Alors pourquoi personne ne nous avait rien dit ? J'aurai préféré le savoir avant d'espérer pouvoir construire quelque chose avec Edward. Ça aurait été moins douloureux, moins lourd à porter... Mais non, il avait fallut que ce soit... après qu'il m'ait embrassée. Il avait fallut que je me scratche sans ménagement de mon petit nuage.

-Oui. Murmurai-je d'une voix enrouée. J'ai envie de taper quelqu'un.

Je me levai d'un bond, et Alice en fit de même, comme pour me soutenir si je tombais. Je devais ressembler à quoi ? Une petite chose fragile qui allait se briser, sans aucun doute.

-Mais merde qu'est-ce qui lui ait passé par la tête à la fin ? Sifflai-je, sentant les larmes me monter aux yeux. Il croit que... Qu'il peut s'en sortir comme ça en un tour de main ? C'est facile pour lui, il savait tout depuis le début ! Il...

-Ça, on n'en sait rien. Marmonna Rosalie.

Je me tourna vers elle, et elle soupira longuement.

-Bella, on ne connait pas l'histoire toute entière. Je ne vois franchement pas Edward se fiancer à Tanya comme ça. C'est... pas son style. Et puis, ses explications étaient...

-Inexistantes. Compléta Emmett, en s'asseyant.

-C'est vrai que c'est pas le style d'Edward. Soupira Alice. Je me demande... Ce qui lui est passé par la tête.

-Allez lui demander. Proposa James.

Nous le dévisageâmes, et il leva les yeux au ciel.

-Mais vous vivez sur quelle planète ? Hey, vous allez vous poser encore longtemps des questions sans réponse ? Il marqua une pose, puis hocha la tête de gauche à droite. Vous me faites pitié.

-Ferme là. Siffla Rosalie, et Alice prit ses clés de voiture d'un revers de la main.

-Il a raison. On va le voir.

-Je ne sais pas si... Commença Rose, en me jetant un coup d'œil.

La main lente, je farfouillai dans mon sac sans trop de conviction, et en sortit mes clés de voiture, agrémentées du porte-clé de New-York que j'avais acheté il y a quelques mois de ça. Au centre, une photo de nous six trônait fièrement, et je raffermis ma poigne autour de mes clés.

-Il nous doit une explication. Au moins ça.

Sans plus attendre, je claquai la porte, et partis à la recherche de ma voiture. J'entendais les autres qui me suivaient, et mon cœur battait à tout rompre. Mais qui s'en souciait ? Pas moi. Le Parking d'ordinaire rempli de voitures de sport rutilantes ou tape à l'œil, était là rempli de voitures toutes plus classes les unes que les autres. Et noires par dessus tout ça. Je repérai facilement la mienne dans tout ça, juste à côté de la jaune pétante d'Alice, et d'une place vide. La place d'Edward. Je jurai entre mes dents, ouvris la portière, et Alice posa soudainement la main sur mon épaule.

-Bella, si tu veux aller voir Edward, je te soutiendrais, mais ne te sens pas obligée de le faire. Je peux rester avec toi, ou te ramener chez toi si tu veux.

-Je veux le faire. Murmurai-je. Parce que si Edward a fait ça, je veux l'entendre de sa bouche. J'ai besoin d'une explication, Alice.

Lentement, un sourire étira ses lèvres hésitantes, et elle me prit dans ses bras.

-Je suis désolée ma chérie.

Je ne répondis pas, me dégageai sommairement, et entrai dans ma voiture. Emmett ouvrit la voie, et je n'eus aucun mal à le suivre, malgré mon refus de contre carré le code de la route. J'avais autre chose à faire que de rouler à trente. J'avais le sentiment que je devais faire vite. Très vite. Heureusement pour moi, il n'y avait aucune voiture de police qui patrouillait. Il ne manquait plus que je me fasse arrêter... La maison d'Edward se dessinait au loin et je devais très certainement frôler les 120 en pulsation cardiaque. Toujours aussi somptueuse, même sous cette neige, la demeure n'en restait pas moins... Orgueilleuse. Je la sentais presque se moquer de moi. « Ça y est, je deviens parano ». Songeai-je, en détachant ma ceinture. Je descendis de ma voiture le plus lentement possible, et Emmett se plaça à ma hauteur. Il tenta de me sourire, et me prit par l'épaule, alors qu'Alice raccrochait son téléphone. Elle avait du appeler Jasper.

-Ça va toujours, Bella ? Me demanda Rosalie, en prenant mon visage en coupe. Tu peux rester derrière si tu veux.

-Je veux le voir. Répétai-je une nouvelle fois, et elle acquiesça, quelque peu réticente.

-On y va. Murmura Alice, et Emmett m'entraina jusqu'à la porte.

Je montai avec effroi ces grands escaliers qui menaient à l'entrée. J'avais peur de ce qu'il y avait en haut. Mais je devais parler à Edward. Je devais y aller. Alice tapa à la porte, légèrement grelottante, et une domestique de la maison ouvrit, vite remplacer par Mrs Mansen dans l'encadrement. Elle nous détailla tous un à un, puis s'arrêta sur moi, et me sourit. Son tailleurs sombre la rendait à la fois belle et effrayante. Ses cheveux ramenés en une pince mise sur le côté et son sourire calme me donnait une amère impression de... défaite.

-Je ne pense pas que vous soyez les bienvenus ici. C'est désormais une des demeures de Mlle Dénali, et elle ne vous aime pas beaucoup à ce que je sais. Je vais devoir vous demander de vous en aller.

Dans tout le lot, elle était certainement celle que j'avais le plus envie de taper.

-Nous... Commença Alice, en balbutiant.

-Nous voulons parler à Edward.

J'étais étonnée par la froideur de ma voix, mais n'en fis pas tellement cas. Je ne faisais pas cas de grand chose, en fait.

-Je suis désolée, mais non. Répondit Mrs Mansen, et elle agrémenta le tout d'un sourire.

-J'insiste. Repris-je, après avoir pris une profonde inspiration.

-Quand bien même il serait là, je ne vous autoriserais pas à le voir.

-Il n'est pas là ? Répliqua Rosalie, et Madame Mansen haussa un sourcil.

-Sa voiture n'est pas là. Confirma Alice, et je me retournai d'un bond.

Non, il n'y avait aucune trace de la Volvo argentée. J'en eus presque le souffle coupé, et je me retournai vers Madame Mansen, alors qu'Emmett se rapprochait d'elle.

-Où est il ? Rugit-il, et Mrs Mansen le défia du regard.

-Il est à l'aéroport, il s'en va faire un voyage pour fêter ses fiançailles avec Tanya de ce pas.

-À l'aéroport. Répétai-je, dans un murmure.

-Où il va ? S'énerva Alice et Rosalie s'attrapa les cheveux en se retenant d'hurler.

-Fêter ses fiançailles. Répéta Elysabeth Mansen, avec délectation. À Tahiti.

Alors ça allait se finir comme ça ? Celui que j'aimais allait partir sans rien me dire avec... Une poupée friquée aux as. « Celui que j'aime ». Songeai-je. Parce que oui, j'aimais Edward. Quoi qu'il fasse, je m'étais résolu à ce fait. J'étais tombé amoureuse de lui quand j'avais commencé à le connaître. J'étais tombée amoureuse de lui quand nous nous disputions au bout de trois mots échangés... Je l'aimais déjà quand je le détestais. Alors je savais que je l'aurai aimé dans toutes les conditions possibles. Et j'allais le laisser partir comme ça, avec Tanya...

« Qu'est-ce que je fous encore là ? ».

Sautant les marches deux par deux, et me tordant la cheville sur la dernière, j'enlevai mes chaussures légèrement hautes qui entravaient mes mouvements, et couru jusqu'à la voiture.

-Bella qu'est-ce que tu fais ? S'inquiéta soudainement Alice.

Je devais certainement avoir l'air d'une folle, mes chaussures à la main, en train de courir dans la neige jusqu'à ma voiture. Mais la question était vraiment d'une stupidité écrasante.

-Tu n'as jamais vu de film à l'eau de rose ? Répliquai-je. Je vais à l'aéroport.

Sans plus attendre, je balançai mes chaussures sur le siège passager, et actionnai le moteur. Edward ne quitterait pas les États-Unis tant que je ne lui aurais pas parlé. J'entendis vaguement pendant une fraction de seconde les pas de mes amis se répéter en échos derrière moi, et j'allumai le contact.

Je n'avais jamais mis si peu de temps pour aller jusqu'à Seattle. A peine arrivée, je repérai la voiture d'Edward soigneusement garée, et je me retins de l'emboutir juste par plaisir, me garant en vrac sur le dépose minute. Je descendis de la voiture, et entrai dans le hall sans trop réfléchir. Le panneau d'affichage clignotait, et je jurai dans ma barbe. Le seul avion pour Tahiti décollait dans vingt minutes. « J'espère qu'il n'est pas encore à bord ! ». Je tremblai.

Sans plus attendre, je me mis à courir jusqu'au pôle d'embarquement, priant pour que mon sens de l'orientation légendaire ne me joue pas des tours. J'entendais Emmett m'appeler derrière moi. Un bureau ovale trônait fièrement dans un coin, une banderole notée « TAHITI » en plusieurs couleurs au dessus. C'était là. Je m'accrochai au comptoir, essoufflée, et la femme me regarda avec horreur.

-Mademoiselle, que puis-je pour vous ?

-Tous les passagers pour ce vol sont entrés ?

Emmett s'arrêta à côté de moi.

-O-oui. Je peux vous aider ?

-Laissez moi entrer dans cet avion, je ressortirai avant le décollage.

-Je ne peux pas faire ça.

-Alors appelez un passager pour moi s'il vous plait.

-Je suis désolée mademoiselle mais le vol étant complet il va décoller d'une minute à l'autre.

-Je ne serai pas longue s'il vous plait.

-Non, je regrette je ne...

-S'il vous plait madame ! Intervint Emmett. Je peux payer l'entrée... Un billet, ce que vous voulez.

-C'est hors de question. S'impatienta l'hôtesse. Je ne peux faire ce que vous me demandez j'en suis navrée, je vais vous demander de partir, ou j'appellerai la sécurité. Elle jeta un coup d'œil sur son écran, puis se tourna vers nous. De toute façon l'avion est entré en mouvement. Il entre sur la piste de décollage.

Je tombai comme une poupée de chiffon.

Je ne m'en rendais même pas compte, mais tout ce qui me faisait tenir debout me lâcha. Emmett me rattrapa de justesse. Le regard vague fixé sur la moquette défraichie, je sentis vaguement Emmett me poser sur une chaise, jusqu'à ce qu'il commence à me secouer. Mon regard dériva alors sur lui sans trop de réaction, et il sembla soudain blessé, époussetant mes joues mouillées. Il me prit dans ses bras, et j'éclatai en sanglot.

-C'est fini Emmett, il est parti... Déraillai-je, proche de l'hystérie. Il reviendra pas ! Il s'est même pas expliqué ! Pourquoi il a fait tout ça ? Qu'est-ce qu'on a fait de mal Emmett ? Qu'est-ce que j'ai fait...

-Calme toi, Bee. Temporisa Emmett, la voix grave.

-On a raté l'avion Emmett ! C'est fini. Il est parti.

-Non, c'est pas fini. Coupa Rosalie, me faisant sursauter.

Son regard froid me fixait, légèrement humide et Alice acquiesça droitement.

-Cet enfoiré va pas partir comme ça crois moi. Rajouta Alice, la voix enrouée.

-Emmett, on a les billets. Renseigna Rose, et Emmett me souleva. On a pas de temps à perdre.

(…)

Dans les films à l'eau de rose, quand on courait pour aller chercher son amant à l'aéroport, on ne ratait jamais l'avion. On arrivait toujours in-extrémis, et on repartait ensemble. Je pris une profonde inspiration pour la dixième fois en cinq minutes, et Alice me lança un regard noir par dessus son magasine. Or, moi, rien ne s'était passé comme prévu. J'avais raté son avion. Et je ne lui avais même pas parlé. Ce dont j'avais le plus envie à l'instant, je ne savais plus exactement si c'était d'embrasser ou de frapper Edward. J'allais reprendre une inspiration quand Rosalie me fustigea si froidement du regard, que je fis mine de me lever pour aller au toilettes. Cela eut le don de les énerver encore plus prodigieusement, car j'étais contre le hublot, et que nous étions en classe éco', tous les quatre coincés dans la rangée de droite. Alice replia ses jambes contre elle, Rose me força à l'enjamber, et Emmett se leva. Étant donné que nous avions raté l'avion d'Edward, Alice et Rosalie étaient vite allées acheter des billets encore libre. Pour cela nous avions dû aller dans un autre aéroport, mais au moins nous allions retrouver Edward, et c'était tout ce qui comptait.

Je marchais le long de l'allée, seule, me faisant penser à une condamnée. J'avais peur que tout ceci ne serve à rien... Mais je me devais de tenter quelque chose. Car si je ne tentais rien, je m'en serais voulu toute ma vie. J'arrivai devant les toilettes, et y entrai. Je rabattis le couvercle de la cuvette et m'assit, plus pour ne pas tomber qu'autre chose. « Inspire, Expire, et Espère... » me répétai-je une nouvelle fois, alors qu'une petite secousse faisait trembler l'avion. Je pris un peu d'eau du robinet, et me mouillai le visage.

Ma veste à moitié entrouverte qui laissait voir ma robe salle et froissée me donnait des allures de clocharde, et je pris un chouchou pour nouer mes cheveux au dessus de ma tête. Je sortis finalement des toilettes pour laisser ma place à une fille et sa mère, et retournai à ma place sans plus rien dire, avant de changer d'avis, et d'aller envoyer un message à mon père, pour le prévenir de mon absence.

La voix de l'hôtesse de l'air emplit finalement l'appareil alors que je jouais à un jeu de mon téléphone, en boule dans un coin, nous informant de notre descente imminente, et je retournai m'assoir. Alice serra ma main, autant pour me rassurer que pour se rassurer, et tenta de me sourire. L'avion entama sa descente, et mon cœur prenait de plus en plus de pulsation cardiaque, à mesure que je me rapprochais d'Edward et Tanya.

A peine sortit, Rose appela Edward encore deux fois, avant de balancer son téléphone par terre, rageuse. Il ne nous répondait pas. A aucun de nous. Même pas à Jasper.

Nous prîmes le premier taxi dès notre sortie de l'aéroport. La chaleur avait prit le dessus, et nous avions tous enlevé nos vestes. Les gens nous regardaient comme si nous étions là pour le carnaval en cette saison, mais aucun de nous ne s'en souciait. Encore en robe ou costume pour la fête du lycée, Rosalie déchira sa robe en se coinçant à l'arrière du taxi avec nous trois, et j'enlevai une nouvelle fois mes chaussure, m'étant une nouvelle fois tordue la cheville dans les escalators.

-Bon, alors on sait que le Yacht de Tanya est dans sa crique personnelle, à Dolphin Queen Beach (nda: n'a plus d'inspiration pour les noms. T.T). Il doit forcément y avoir un point d'accès donc, on panique pas, tout va bien. Répéta une nouvelle fois Alice, et Rosalie jura.

-Arrête de lui prendre la tête tu vas la stresser !

-J'ai pas eu besoin d'Alice pour ça... Marmonnai-je, en tordant mes mains moites.

-Tout va bien se passer Bella. Tenta de m'apaiser Rose, mais je me contentai de garder les yeux rivés sur la côte.

-Son bateau se nome « Dénali », c'est ça ? Vérifiai-je.

-Oui, Bella. Acquiesça Rose, dans un soupir. Et il doit y avoir un zodiaque sur la plage pour l'atteindre. T'en fais pas, tout va bien se passer.

-Là ! Hurla Alice, et le chauffeur pilla.

J'ouvris la porte à la volée, et commençai à courir jusqu'à la plage qui devait être éloignée de quelques centaines de mètres de là où nous nous trouvions. Je ne savais pas que je pouvais courir si vite. C'était quelque chose que je ne soupçonnais même pas chez moi. Ma mère aurait probablement dit que l'amour donnait des ailes. Mais sur le moment, je n'en avais pas grand chose à faire de ce que dirait ma mère. J'entendais Alice derrière moi, et la voiture du chauffeur repartir, alors qu'Emmett et Rosalie nous appelaient. Mais ni Alice ni moi ne ralentîmes.

En d'autres circonstances, j'aurais très certainement apprécié le décor idyllique de cette plage, mais tout ce que je parvenais à enregistrer, c'était que le petit ponton en bois se trouvait à quelques mètres de moi. Mais pas le zodiaque.

Alice retint sa respiration, alors que je ralentissais le rythme.

-C'est quoi ce bordel ? Marmonna-t-elle.

À cent mètre de nous environ, plus enfoncé dans la mer, le bateau de Tanya semblait se moquer de nous. J'étais fatiguée, et Alice se laissa tomber sur le sable, alors que Rosalie et Emmett arrivaient à notre hauteur. Là encore, dans un film parfait, je serais arrivée sur mon zodiaque et il aurait sauté dedans sans demander son reste. Mais la réalité était telle que si je voulais y aller, je ne pouvais pas utiliser le zodiaque.

Emmett poussa un juron salé, et donna un coup de pied dans le ponton qui grinça.

-Pourquoi rien ne va aujourd'hui ! Rugit-il.

-Le soleil commence à se coucher. Soupira Rosalie.

-Edward n'est qu'un con ! Sanglota Alice.

Pas de zodiaque, juste ce bateau à cent mètres de nous. Cent petits mètres... J'avançai vers l'eau, jusqu'à avoir les pieds trempés, et j'enlevai quelques bouts de tissu retenus par des ficelles sur ma robe, la rendant plus légère. J'avançai encore un peu, ayant de l'eau jusqu'aux mollets, et montai sur un rochet.

-Bella ? Murmura Rosalie.

Et je plongeai dans l'eau. Elle n'était pas si froide. Et j'arrivai assez bien à nager avec cette robe. J'avais certes les jambes plus lourdes, et je me fatiguais plus vite... Ce n'était pas les meilleures conditions, mais il y avait pire.

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Je suis allée voir sa mère, j'ai roulé à 130 sur une route de campagne, j'ai fait deux aéroports et je ne sais combien de kilomètres pour le retrouver. Je pris une profonde inspiration. C'est pas cent mètres qui vont m'empêcher d'aller le voir, Rose.

Pour la seconde fois, je plongeai, m'immergeant complètement. Je pouvais atteindre ce bateau. Le cent mètre, je l'avais déjà fait des dizaines de fois en primaire. Brasse, nage papillon, dos crawlé, crawl... Je devais bien arriver à atteindre ce fichu rafiot qui me narguait. J'avais du sel dans les yeux, et ma robe ne me laissait pas autant libre de mes mouvement que je le croyais. Mes cheveux devenaient lourds et je m'essoufflai , fatiguée par toute cette mascarade qui avait durée bien trop longtemps. Mais je devais tenir. Arrivée à mi chemin en un temps record, je m'arrêtai pour reprendre ma respiration, et observai ce bateau un peu mieux. Allai-je trouver Edward avant de me faire virer ? Rien n'était moins sûr, mais j'étais en tout cas persuadée que si c'était sur Tanya que je tombais en premier, j'allais avoir du mal à trouver Edward. Je repris ma route le plus rapidement possible, sentant mes muscles s'engourdir au fur et à mesure, la fatigue prenant le dessus sur moi, jusqu'à arriver à destination. Je me trainai jusqu'à l'échelle, et m'assis sur la plateforme prévue à cet effet. Je tentai de calmer ma respiration haletante, et remarquai que je ne voyais plus personne sur la plage. Je n'eus pas le temps d'y faire plus cas, que j'entendis une porte grincer, et je me pelotonnai dans ma cachette, abritée par la hauteur de la coque. Je n'étais pas encore d'attaque pour une course poursuite avec Tanya.

-Eddy, tu veux boire quelque chose ?

Tanya.

-Non.

Cette voix plus proche cassante, dans un soupir las, et j'imaginai aisément sa main passer dans ses cheveux alors qu'il laissait se refermer la porte. Edward. Je me relevai d'un bond, et passai par dessus la coque, me plantant en face de lui. Il tangua sur le côté, et me dévisagea avec stupeur. Sa bouche s'ouvrit sans emmètre le moindre son, et il s'accrocha au siège de pilotage.

-Bella. Murmura-t-il, en s'approchant finalement de moi à petit pas. Qu'est-ce que tu fais...

Je m'approchai de lui, et le giflai. Je n'étais pas de nature violente, mais je ne savais pas quoi dire, quoi faire... Et c'était la chose qui me semblait la plus justifiée à l'instant. Il grimaça, tangua une nouvelle fois sur le côté, tenta de répliquer, mais se rabattit finalement sur un « désolé », sobre. Il baissa les yeux, et soupira.

-Je peux savoir de quel droit tu es partis comme ça ? Tu pars sans rien nous dire, tu te fiance sans rien nous dire, tu...

-Bella je n'avais pas le choix ! Argumenta-t-il, et Tanya passa la porte.

-Swan. Siffla-t-elle. Son visage pâlit à vue d'œil, et elle se rapprocha de moi à grand pas. Qu'est-ce que tu fous ici ?

-Edward me... nous doit des explications.

-Dégage. Il ne vous doit rien, il est mon fiancé. Elle me contempla de haut en bas, et eut un rictus méprisant, en s'accrochant au bras d'Edward. Sois heureuse que je te laisse t'en tirer comme ça...

-Tanya. Grogna Edward.

-Je voudrais parler à Edward, Tanya. Alors si tu pouvais la fermer et ne pas intervenir.

-Je ne suis pas sous tes ordres, Swan !

-Je ne suis pas parti par choix, Bella, Plaida Edward, en ignorant Tanya, et en se dégageant, mes parents m'ont mis devant le fait accomplit. Je n'ai pas le choix Bella...

Je serrai les poings, et jurai mentalement.

-Alors pourquoi tu as fait tout ce que tu as fait avant de partir ? Ça t'a apporté quoi tout ça ?

-Bella je ne l'ai appris qu'une heure avant vous ! Je n'étais au courant de rien dans le labyrinthe, je te jure. Je te promets que tu comptes plus que n'importe qui pour moi, Bella. Mais... Je n'ai pas le choix...

Je ne répondis pas, trop sidérée et vide de mot pour tenter de répondre.

-Je vais t'appeler une navette pour te ramener à la plage, Bella. Murmura-t-il, en se retournant Je suis désolé, vraiment. Mais je n'ai pas le choix. Si je l'avais je repartirais avec toi, mais...

J'aurai été tentée de croire que sa voix était enrouée. Que ça lui serrait le cœur de me dire ça. Mais je ne devais pas être aussi crédule. Pas encore. Je serrai les poings. Je dégoulinais, j'avais les cheveux trempés, et mes pieds me faisaient mal d'avoir couru si longtemps. Je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien. Parce qu'au fond de moi, je savais que j'avais espéré plus. J'avais espéré qu'il me sauterait dans les bras, trop heureux de me voir, et que nous serions rentrés à Forks, trop heureux d'être enfin tous les deux. Comme dans un film. Mais il n'avait rien fait de tout cela. Il s'était contenté de balancer des vérités ou des mensonges sans rien faire, et de partir. Les larmes que mes yeux contenaient rendaient ma vision flou, mais je voyais parfaitement le sourire de Tanya en face de moi. Et je craquai. Toute la colère, la rage que j'avais ressenti et refoulé dans un coin de ma tête pour ressembler à ce légume qui cherchait désespérément à retrouver l'homme qu'il aimait, réapparut. C'en était trop pour moi.

-TE FOUS PAS DE MA GUEULE EDWARD ! Hurlai-je, et il se retourna instantanément. Tu vas me faire croire que tu n'aimes pas tout ce qui se passe autour de toi ? Alors je peux savoir pourquoi tu ne fais rien pour tout arrêter ? Tu es obligé, hein ? Tu sais pas dire non à ta mère ? Ton père ? Quoi ? Arrête de dire que tu es forcé de tout. Arrête de dire que tu tiens à moi. Arrête...

-Sors de mon bateau ! Rugit Tanya, des accents de folie dans la voix, et je la fis taire d'un revers de la main.

-Ferme la toi, je ne partirai pas avant d'avoir fini !

J'entendais le ronronnement d'un moteur se profiler au loin.

-Arrête de raconter toutes ces... Stupidités Edward. Si je comptais vraiment pour toi tu serais pas là à te complaire dans ton malheur. J'avais baissé le son de ma voix, et les larmes commençaient à dégringoler sur mes joues. Tu comptes pour moi, et je suis venu jusqu'ici pour te parler. T'imagine pas tout ce que j'ai fait en une journée... Mais bon sang Edward je t'aime ! Tu comptes plus pour moi que tu ne pourrais l'imaginer et ça depuis beaucoup trop longtemps, et tout ce que tu trouves à faire c'est te barrer avec ta pseudo fiancée sans rien dire alors que je croyais que tu tenais à moi. Garde tes belles paroles ! Tu ne...

Il s'avança vers moi en une enjambée et m'embrassa. J'en perdis mes mots et il passa sa main derrière ma nuque en attrapant ma hanche avec la seconde. Guidée par ses propres gestes, je plaçai mes deux mains derrière sa nuque, et répondis avec autant de force que je le pus à ce baiser. Prenant lentement sa respiration, il embrassa deux ou trois fois ma joue, pour en revenir à la commissure de mes lèvres, et recommença à m'embrasser. Je sentais son pouls battre à une vitesse surnaturelle, conformément au mien, et il embrassa rapidement trois larmes séchées sur mes joues, avant de me regarder dans les yeux, son front contre le mien.

-Tu comptes pour moi Bella, crois moi. Plus que n'importe qui. Répéta-t-il.

-Alors qu'est-ce que tu fous à Tahiti sur le bateau de Tanya Dénali... Marmonnai-je, un peu confuse encore, la voix enrouée, et il sourit en embrassant mon nez.

-Je t'embrasse.

-Joues pas les Dons Juan avec moi, Edward.

-Je suis le plus stupide des gars avec qui tu pourrais sortir, mais le fait est que malgré tout ce monde qui s'est ligué contre moi pour ne pas que je sois avec toi, je t'aime. Et je viens de comprendre que c'est une raison valable pour défier ma mère.

Je ratai un battement, rougis, et baissai les yeux.

-Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça ? Grinçai-je, et il m'embrassa une nouvelle fois. Tricheur.

-Espèce de salle... Commença Tanya, hystérique. Edward ! Tu n'as pas le droit ! Nous avons un accord avec tes parents ! C'est un quart des actions de l'entreprise de ton père qui sont en jeu.

-Je suis vraiment désolé, Tanya. Mais, pourra tu dire ça à ma mère quand elle te rejoindra demain.

Elle tremblait, et son regard était rivé sur Edward.

-Non. Cita-t-il, avant de me regarder dans les yeux. Je refuse de vous écouter, quel que soit les enjeux. Toi et mon père ne dirigerez plus ma vie. J'en suis navré pour vous. Il m'embrassa sur la joue, et sourit. Ça te va ?

-Mieux. Admis-je, et je le tirai jusqu'à la plateforme en riant, pour plonger à l'eau et sortir le plus vite possible de ce bateau qui me donnait la nausée.

-T'es pas sérieuse Bella... me stoppa-t-il, en comprenant mes intentions. On peut juste... Appeler, et...

-Edward, je crois que tu as pas mal de choses à te faire pardonner, alors s'il te plait, ne me contredit pas trop. Ce fut à mon tour de l'embrasser sur le nez. Tu seras un amour.

Il grimaça, leva les yeux au ciel et plongea.

-Au revoir, Tanya. Narguai-je, en faisant une fausse révérence, et en plongeant à mon tour.

Parce que, après tout, c'était moi qu'il avait choisi.

Celle-ci ne bougea pas d'un pouce, et je nageai avec Edward jusqu'au zodiaque qui arrivait vers nous, Emmett à son commandement. Arrivés à leur hauteur, il me remonta sans trop d'effort apparent, et Rosalie lança un regard noir à Edward. Avant que celui-ci n'ait pu répliquer quoi que ce soit, Alice lui indiqua sommairement de monter, et Emmett repartit vers la rive.

-Tu n'es qu'un égoïste, stupide, sans cœur et pas foutu de prendre une bonne décision ! Grogna Alice.

-Je suis désolé, Lili. Répondit-il, en tentant de faire profil bas.

-Et c'était quoi ces adieux, Edward ? Rajouta Rosalie. Je t'aurais tué sur le moment.

-Refais nous ça Edward, et je te tue. Rajouta Emmett. Non mais qu'est-ce qui t'a pris !

-Elle m'a déjà giflé. Grogna-t-il, et Alice me prit dans ses bras.

-Bella, aujourd'hui tu nous mènes de prouesse en prouesse sans t'arrêter... Bravo !

Je ris à mon tour, et Edward leva les yeux au ciel.

-Profil bas Mansen, t'as sacrément merdé pour le coup. Contra rapidement Rosalie, et il s'excusa une nouvelle fois.

Alice le jaugea du regard, puis tapa dans ses mains.

-Moi je te pardonne si tu me racontes tout en détail sur tes retrouvailles avec Bella !

-Alice... Sifflai-je entre mes dents, et Rosalie stoppa Alice d'un revers de la main.

-Pas ce soir, Lili. Elle se tourna vers Edward, et sourit. Tu nous dois un restau, et tu nous payes l'hôtel. Et tu nous offre une petite journée à Tahiti avant de rentrer. Et là, moi je te reparlerai.

-D'accord.

-Alors t'embrasses Bella, elle te reparle, tu craches le morceau à Alice, elle te reparle, tu payes de petites vacances à Rose, elle te reparle... Et à moi tu me fais quoi ?

-Dis moi, et je le ferais. Promis sommairement Edward, et Emmett sourit.

-Je vais y réfléchir.

Me rappelant soudainement de quelque chose d'important, je retins un bâillement, et m'écartai d'Edward pour aller voir Emmett.

-Emmett... minaudai-je, et il se tourna vers moi. Tu peux faire le coup du grand frère méchant finalement s'il te plait ? J'ai pas la force de le taper, mais c'est pas l'envie qui me manque après ce coup là.

(…)

Je me réveillai dans un grand lit deux place, seule, et j'adorai cette sensation. Je jetai un coup d'œil à travers la fenêtre de la baie vitrée, et souris d'autant plus: Tahiti... Je ne m'occupai même pas de mon téléphone qui vibrait sur ma table de nuit, proche de la chute, et continuai à me prélasser. Mais les coups de téléphone furent remplacés par des coups à la porte, et je fus bien obligée d'aller ouvrir à Alice, qui tirait Edward par le cou. Elle lâcha Edward pour sauter dans mes bras, et m'embrassa sur la joue.

-Moi et mon esclave sommes venus te réveiller. Me salua-t-elle, avant d'aller taper à la chambre de Rosalie. Habilles toi, et rejoins nous en bas dans trente minutes. Elle alla taper à la porte d'Emmett, et Edward en profita pour m'embrasser rapidement, avant qu'elle ne le récupère dans une pseudo prise de catch et ne se mette à appuyer sur le bouton de l'ascenseur non-stop.

Je souris, et rentrai dans ma chambre pour me préparer. Je pris mon téléphone marqué des cinq appels manqués d'Alice, et notai un petit message de Jasper.

Congratulation !
Tu es au courant qu'Alice veut faire une fête en ton honneur ?
Et non, Alice ne plaisante jamais avec ça !

Je tapai un rapide merci en souriant, et décidai d'ignorer Alice et ses envies de fête. Jasper était bien décidé à feindre l'oubli sur ce qu'Alice avait décidé d'appeler: JASPER COME BACK PARTY ! Je souris en songeant au fait qu'elle avait déjà fait un croquis de tout, et commençai à me préparer.

Ce fut face à une Rosalie morose que je sortis dans le couloir, et Emmett me souleva en poids en guise de bonjour, pour ensuite s'attaquer à Rosalie, qui le dissuada de faire quoi que se soit. Nous descendîmes dans l'hôtel très typique hawaïen, pour trouver une Alice qui sautillait partout et un Edward qui tenait sa tête dans ses mains. Dès qu'elle nous vu arriver, elle commença à pousser des cris sur-excités, et me fit un clin-d'œil.

-Edward m'a tout raconté !

-J'ai été pris dans un kidnapping, je n'ai pas pu faire autrement... Justifia Edward.

-Tu vois, Bee: ça c'est palpitant. Je m'attendais plus à ce que votre premier baiser soit comme ça plutôt que... Pouf. Ça vous ressemble plus, déjà !

Je ris et elle me serra dans ses bras.

-J'ai toujours raison d'une manière ou d'une autre !

-Bon, c'est pas que je veux casser tous vos rêves, mais j'ai faim... Chantonna Emmett, et Rosalie leva les yeux au ciel.

-On y va...

Alice partit en éclaireur, alors qu'elle racontait je ne savais trop quoi -ou plutôt, j'espérai ne pas savoir- à Emmett et Rosalie, et Edward m'attrapa par le bras. Je me retournai en souriant, et il m'embrassa, moins rapidement cette fois, et s'écarta en souriant.

-Bella, on peut discuter ?

Je me figeai, et mon cœur perdit un battement avant de reprendre sa course effrénée de la veille.

-Non, non Bella, ce n'est rien... S'empressa-t-il de rajouter, face à mon teint blême. Je ne veux pas... mettre un terme à... tout ça. Je veux juste définir ce que c'est.

-Ce que c'est ? Répétai-je, alors que je m'asseyait en face de lui, et qu'il tenait toujours mes mains dans les siennes.

-Oui, on est... quoi ? Je veux dire, l'un pour l'autre.

Bonne question.

-Je... sais pas. Je me perdis dans la contemplation de mes mains et Edward inspira. Je... Je t'aime. Ça j'en suis sure depuis à peu près quatre mois... Il rit, et embrassa ma main. Mais... Qu'est-ce que ça signifie pour toi ?

-Tu sais très bien que je t'aime Bella, je veux dire la question ne se pose même pas. Mais... Est-ce que tu veux attendre pour voir où ça va nous mener ? Ou bien est-ce que...

-Je sais déjà où je veux que ça me mène, Edward. Le coupai-je. Je ne veux pas être juste une fille comme une autre avec laquelle tu sortirais. Je veux être... ça peut te paraître stupide mais je veux être, la fille. Je...

Il sourit, et m'embrassa soudainement, avant de se reculer.

-Alors je suis ton petit ami.

-Je... Suis ta petite amie ?

-Je trouve ce terme un peu minime. Commenta-t-il.

-L'homme de ma vie... Souris-je, et il se releva.

-Mieux. Il m'embrassa sur la tempe, et m'emmena sur le chemin de la cafétéria. Allons-y avant qu'Alice ne me prenne encore en otage.

(…)

Emmett avala sa fourchette, et posa son regard sur Edward, sérieux. Ce dernier se redressa, sentant qu'il allait avoir droit à un énième interrogatoire, et Emmett se contenta de l'observer. Alice jeta un coup d'œil à Rosalie, qui haussa les épaules, aussi perplexe que nous, et Emmett prit la parole.

-Maintenant, Edward, est-ce qu'on pourrait savoir exactement ce qui s'est passé, et pourquoi tu as réagis comme ça.

Edward fronça les sourcils, et baissa les yeux avant de soupirer longuement.

Point de vue d'Edward ~ 25 Décembre, lycée de Forks High School Private.

Je poussai un long soupir d'avoir été aussi rapidement congédié par Alice, alors que j'avais encore le goût des lèvres de Bella sur les miennes. Je souris comme un idiot à cette pensée et me mis à soupirer, cette fois d'aise. Bella n'avait pas l'air contre ce baiser. Bella était d'accord. Je souris une nouvelle fois comme un crétin, avant de tenter de me reprendre sans trop de succès. J'entrai dans le bâtiment sans trop de cérémonie, et m'apprêtais à rejoindre la fête en fredonnant la berceuse que j'avais écrite pour Bella, et enfin fini la veille, quand j'aperçus deux silhouettes que j'aurai préféré ne pas remarquer se faufiler à ma hauteur.

Ma mère se posta face à moi, et j'eus un pas de recul. Je n'aimais pas ce regard qu'elle avait. Je rangeai Bella dans un coin de ma tête, histoire de garder mes pleins moyens face à ma mère, mais ce fut mon père qui attaqua le premier. Juste derrière ma mère, son visage toujours aussi fermé, il me désigna d'un coup bref de la tête la salle d'à côté et je l'y suivis. « A quoi il joue ? ». La salle de permanence. Je sentais comme une atmosphère tendue flotter autour de moi, et je me figeai sur place. Assise sur un bureau, Tanya souriait, visiblement fière d'elle, juste devant son père et sa mère.

-Qu'est-ce qui se passe ? Me renseignai-je, et Tanya descendit de son siège.

-Tu es fiancé à Tanya Dénali, pour des raisons d'ententes entre nos deux familles, Edward. Indiqua mon père, et je tombai de haut.

Mon père n'avait jamais été un homme fin, ni même délicat. Il était vraiment dur de s'imaginer comment ma mère, aussi droite soit elle, avait pu en tomber amoureuse. Mais là, c'était encore pire qu'à l'accoutumée. « Quoi ? » Tanya me décocha son sourire le plus ravageur, et je reculai à nouveau d'un pas. Ils ne pouvaient pas faire ça ! Ils n'avaient pas le droit. La dureté de l'information me fit retomber sur terre comme un poids mort, et je me retournai vers eux.

-Vous n'avez pas le droit de faire ça ! Sifflai-je.

Mon manque de mots plus prenant était éloquent, et j'hoquetai, alors que le visage de Tanya se fermait doucement. Mais ils n'en avaient pas le pouvoir ! Pas juste quand je commençais à entrevoir le début de quelque chose avec Bella, non. Et pas pour Tanya... Et même, pas du tout ! C'était de l'abus de pouvoir, ils n'avaient pas le droit de faire ce qu'ils faisaient. C'était absurde ! Le visage de mon père se fit encore plus froid et distant qu'il ne l'avait jamais été. Il s'approcha de moi jusqu'à ce que je puisse voir dans les moindres détails son costume Armani, et me gifla sans demander son reste.

-Tu es malade ! Hurlai-je, en donnant un coup de pied dans une chaise, me faisant serrer les dents. Je m'étais fait mal. Il n'y a aucune chance que je fasse ce que tu me demandes ! Tu n'as pas à contrôler ma vie !

Poussé par une rage que j'avais du mal à contenir, je poussai un table sur le sol, et elle s'écrasa dans une onomatopée sonore.

-Bien sur que si nous avons le droit Edward. Asséna mon père. Et tu n'as pas le choix. Tonna-t-il, de cette voix qu'il réservait pour les grandes colères. Puissante, froide, grave. C'est mon droit et mon devoir de te montrer le chemin que tu dois prendre ! Alors tu feras ce que je te dis. Nous ne t'avons pas laissé le choix. A aucun moment de ta vie. Tes frasques sont finies, avec n'importe quelle trainée du coin.

Je savais qu'il désignait Bella. Et ça me rendait fou. J'envoyai valser un vase sur le sol et Tanya sursauta.

-NE PARLE PAS D'ELLE COMME ÇA !

-J'en parle comme il me plait Edward. Tu te tais, et tu fais ce que je t'ordonne. Il marqua une pose, et saisit entre ses doigts un gros livre rapiécé. Ses lèvres se formèrent en un rictus sinistre, et il envoya le livre contre une vitre, qui se brisa sous le choc. Ne joue pas à ce jeu là avec moi. Compris ?

Son regard était le même qu'il avait à chaque fois qu'il décidait de quelque chose à un point de non retour. Ce même regard à vous en glacer le sang dans les veines. Je savais qu'il ne servirait plus à rien de me battre contre ça. Mon père décidait et tenait les rennes, depuis toujours... Alors au lieu de répliquer quoi que ce soit, j'ai tenté de cacher mon désespoir, et je me suis assis sur une chaise, en silence. Tanya s'est déplacé juste à côté de moi, et je n'ai même pas eu la force de me détacher. « Merde. Bella... » Je retins un soupir. « Les gars... ».

« Bella. »

(…)

Je tremblai de tout mon corps. Je ne savais pas exactement si c'était la peine, la rage ou la peur de les affronter qui me faisait ça, mais le fait était là: je tremblais. Tanya s'accrocha à mon bras sans trop que je réagisse, et elle ouvrit la porte de la réception. Presque aussitôt, je les remarquai, tous. Assis dans un coin de la salle avec James. Ce fut le premier qui me vu. Puis se fut Alice. Et Bella. Et Rose. Et Emmett. « Bella. ». Son visage était encore plus blanc que la nappe hors de prix sur laquelle une pyramide de verre était installée. Elle jeta un petit coup d'œil à Alice, puis revint vers moi. « Qu'est-ce que je fous ? ». J'arrivai à leur hauteur, et Tanya resserra sa poigne autour de moi, et me jeta un regard en coin. Je me sentais mal. Je m'éclaircis la gorge, ne voulant pas qu'elle me lâche traitreusement, et Emmett se rapprocha de Bella imperceptiblement. Il allait très certainement me frapper.

-Je suis fiancé. Soufflai-je, en baissant les yeux.

Oui, il allait me frapper, et je le méritais. Je n'avais pas la force de les regarder en leur annonçant ça. Je n'avais pas la force de soutenir le regard de Bella. Sa petite silhouette fine s'affaissa sur elle même, et Alice poussa un petit cri. Je tremblai de plus en plus, et les pulsations de mon cœur se répétaient dans mes oreilles à me rendre sourd.

-À Tanya. Précisai-je une dernière fois.

Et là, Tanya ne me laissa pas le temps d'argumenter plus. Rosalie serra le point et me regarda avec un air plus haineux encore que si je l'avais insulté. James se releva et marmonna quelque chose à Alice qui acquiesça distraitement. Mais Tanya m'emmenait déjà hors de cette salle, alors que je voyais à peine au loin, les yeux de Bella planté sur le carrelage. Je l'avais brisée. Comme j'aurai aimé qu'Emmett me brise à mon tour...

Fin du Flash-Back. ~ Présent, Tahiti, Cafétéria. - Point de vue de Bella

Edward avala sa salive, et Emmett recommença à manger. Rosalie passa ses deux mains sur son visage, et Alice soupira longuement. Moi, j'essayai de penser à autre chose. La cafétéria était une grande pièce, décorée par la faune et la flore de l'île, qui lui redonnait un côté rustique. Je mordis dans mon croissant, et Rosalie s'éclaircit la gorge.

-Je pense... Que nous aurions tous réagi de la même manière.

-Pas moi. Objecta Emmett.

-Je suis d'accord avec Rose. Admit Alice. Si Ashley et Jackson m'avaient fait ça... Je les auraient écoutés. Même si ça ne me plaisait pas.

-Moi j'aurais fugué. Persista Emmett.

-À bien y réfléchir, je ne dis pas que tu as raison, Edward, mais... Tu ne pouvais réagir que comme ça.

-Bien sur que non ! S'énerva Emmett. Il pouvait se battre pour ce qu'il voulait !

-Emmett... Soupira Alice. Il n'y a que toi qui a le cran de t'opposer à tes parents autour de cette table. Il y a peut-être Jasper aussi... Quoi que.

-Mais bon sang c'est de l'abus de faire ça ! Vous pensez tous comme moi, rassurez moi ?

-On vit dans un monde d'abus, Emmett. Soupira Rose. Mes parents vont jusqu'à nier l'existence de Royce. Si ça ce n'est pas de l'abus...

Emmett ne rajouta rien, et Edward se leva.

-Que diriez vous d'un petit passage à la plage ? Sourit-il, et Alice sauta de sa chaise.

-Oui ! Et j'ai entendu dire que les maillots de Tahiti sont des merveilles... Et comme on en a pas, il faut bien en acheter !

-Alice... se plaignit Rose. Tu n'es pas fatiguée ? J'ai pas dormis de la nuit avec tous ces moustiques, moi.

-Brillant changement de conversation. Ricanai-je à l'adresse d'Edward.

-Que veux tu, c'est tout un art... Répondit-il.

-J'aimerai bien faire de la plongée... Soupira Emmett, avant de se lever d'un bond. C'est décidé ! On fait de la plongée aujourd'hui !

-Oui ! Acquiesça Alice. Juste après les magasins ! J'adore acheter des choses dans d'autres pays... Et si je ramenais une noix de coco à Jasper ?

-Mais vous êtes de grands malades ! S'offusqua Rosalie.

-Je passe mon tour de plongée. Renseignai-je.

-Moi aussi. Rajouta Edward.

-Dans ce cas je vais moi aussi... Commença Rosalie, mais Emmett la coupa.

-Rosie ! Tu peux pas m'abandonner toi aussi !

-Oh que si je peux, Emmett. Rétorqua-t-elle, avant de bailler. Moi je vais dormir !

-Dormir à Tahiti... Désapprouva Alice. Quel gâchis.

Je souris, et Edward m'entoura de son bras droit, alors que Rosalie tentait de se dépêtrer de tout ce spectacle sans trop de succès. Emmett continua à argumenter, et Rosalie se borna à répondre non à tout ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'Alice prenne la relève, et que Rosalie quitte la cafétéria à grands cris d'impatience. Je souris une nouvelle fois, et Edward m'embrassa sur la tempe.

-On t'aurait manqué. Lui soufflai-je.

-Tu n'imagines pas à quel point...

(…)

N'y va pas Bella, ça te servira à quoi de la voir ?

Je ne pris pas la peine de lui répondre, et descendis de ma voiture, la démarche flageolante. Edward avait raison, je n'avais pas à aller la voir. Mais je ne me serais pas senti bien si je ne l'avais pas fait. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer. J'inspirai profondément, et entrai dans la clinique médicale de Port Angeles. Je contrôlai ma respiration, et serrai mon sac avant de passer les portes vitrés automatique. Mon téléphone vibra une seconde fois, et je ne pris pas la peine de regarder le message. Je m'arrêtai au comptoir, face à une belle femme blonde, qui me décocha un sourire chaleureux, et nota quelque chose, avant de poser son stylo.

-Je peux vous aider ?

-Je voudrai voir une de vos patientes. Répondis-je.

-Oui, bien sur. Qui souhaitez vous voir ?

On y était.

-Tanya Dénali. Articulai-je.

Je pouvais le faire. La belle femme blonde, dont la petite étiquette notait fièrement Cacy, me demanda de patienter quelques instants. Je m'assis sur une chaise métallique de la salle d'attente, et commençai à jouer avec le revers de ma veste. Je tentai de garder mon calme, mais n'y parvins pas vraiment. Cacy m'appela finalement de sa petite voix calme, et m'emmena dans une grande salle blanche, remplie de dizaines de tables blanches, et de chaises blanches. Tout était blanc. Rien que passer en coup de vent ici me rendait morose, et j'eus encore plus de peine pour Tanya. Je m'assis sur une chaise, dans le coin de la pièce, et attendis.

Après ce qui s'était passé à la fête de Noël, Tanya avait fait une dépression au sujet de toute cette histoire, et ses parents l'avaient envoyé dans un asile, loin d'eux, loin du lycée, loin de tout ceux qu'elle connaissait. Tout le monde semblait penser que c'était de ma faute. Et je supposais que ça l'était, en un sens... Une porte s'ouvrit, laissant se dessiner Tanya dans l'encadrement. Ses cheveux blonds si magnifiques étaient remontés en un chignon négligé et sale, alors que sa tenue me faisait penser à ce que je portais pour faire le ménage avant qu'Alice ne me la jette. Je ne pris pas la peine de lui sourire, et Tanya s'installa en face de moi.

-Qu'est-ce que tu veux Swan ?

Pas de salutation. Je m'y étais attendue. Ce n'était pas comme je si tombais de haut.

-Te voir. Savoir comment tu allais.

Elle se pencha vers moi, et eut son sourire tordu qui me faisait frissonner.

-J'allais très bien avant que tu ne débarques.

Je ne répondis pas, et elle s'assit sur sa chaise.

-Dans ma vie s'entend. Ici, comment pouvons nous aller bien... Continua-t-elle, son regard glissant sur les murs avec dégout.

-Je suis désolée de ce qui t'arrive, Tanya. Murmurai-je.

Elle n'avait pas dû m'entendre, ou alors elle en avait juste fait mine.

-Tu veux des explications je suppose ? Savoir tout ce que j'ai fait durant quatre mois pour faire de ta vie un enfer.

Je ne répondais toujours pas, alors elle commença.

-Dès que tu es arrivée, Swan, je t'ai haïe. Souffla-t-elle.

-Je n'ai rien fait pour, Tanya. Je n'ai jamais rien fait contre toi concrètement.

Elle sourit une nouvelle fois.

-C'est bien ça le pire, Bella. Tu ne le faisais même pas exprès. Tu es arrivée, et ce jour même, Edward s'est retourné sur ton passage. Celui qui ne bougeait pas un œil pour personne, s'est retourné pour toi. Rien que ça, Bella, et tu en avais déjà trop fait. Nos fiançailles étaient prévues depuis longtemps, mais ça Edward ne le savait pas encore. Il ne savait même pas que sa mère me connaissait ! Alors avec Jane, je t'ai expliqué ce que tu devais faire. Mais bien sur, tu ne m'as pas écouté. Et ça a continué longtemps. Madame Mansen était informée de tout ce qui se passait. Elle a essayé de te faire partir, elle aussi, en vous invitant à diner. Mais là encore, tu étais toujours là. Toujours, sans relâche. Comme une mauvaise herbe. Puis il y a eut l'affaire de Royce. Jane m'a laissé tomber quand elle a cru que c'était moi qui avait parlé à Royce de votre croisière. Sauf que ce n'était pas moi, non, c'était Mrs Mansen. Elle m'a convaincu de le faire. Que tu étais une gêne, et que tu devais avoir peur, pour comprendre que tu n'étais pas à ta place. Jane est une fille sans pitié. Mais malgré tout ça, elle avait des principes. Même mon amie la plus proche m'a lâché à cause de toi, Swan. Et tu devenais de plus en plus proche d'Edward. Alors j'ai dit à Madame Mansen, qu'il était temps d'agir. Et nous avons annoncé les fiançailles. Mais tu as tout réduit à néant. Tu m'as pris Edward. Tu as fait de ma vie un fiasco, Swan. Et le pire, c'est que tu ne le regrettes même pas.

Je ne répondis rien. Que pouvais-je répondre à tout ça. J'étais effrayée de voir à quel point Madame Mansen était allée loin. Et à quel point Tanya était détruite. Elle s'était construite une vie autour d'Edward, sans même regarder si c'était possible. Tanya avait un problème depuis longtemps... et je l'avais aggravé sans m'en rendre compte.

-Pourquoi es tu venue, Swan ? Pour faire ta bonne action ? Montrer que tu es altruiste ?

-Non. Murmurai-je, en commençant à me lever. Pour comprendre pourquoi tu me portes responsable de ton internement.

Elle ricana.

-Alors tu as bien compris pourquoi ? Elle se releva d'un coup, et mit un coup de poing sec sur la table. Parce que tu as détruit ma vie ! Hurla-t-elle. Tu m'as retiré tout ce que j'avais un à un pour te les approprier, et ça ne t'a même pas dérangé ! Tu m'as pris Edward ! Edward était à moi ! A MOI ! A MOI !

Rapidement, deux grands hommes arrivèrent, et attrapèrent Tanya de manière à la neutraliser complètement. Ils avaient l'air d'avoir l'habitude de ce genre de réaction, ce qui me fit froid dans le dos. Ils lui firent une piqure dans le bras, et elle s'affaissa considérablement. Ses yeux devinrent vitreux, et ses poings serrés se défirent comme par enchantement, et elle plaça sa pupille à moitié caché par sa paupière sur moi sans défaillir.

-Tu n'es pas remarquable Swan, juste assez pitoyable pour qu'on te remarque. Cracha une dernière fois Tanya, avant de se laisser emmener par les médecin, et je partis en coup de vent sans attendre plus longtemps.

Je courais presque pour arriver jusqu'à ma voiture, et l'ouvris sans aucune délicatesse. Je balançai mon sac à côté de moi, et tentai de reprendre une respiration calme et sereine. Je resserrai mes bras autour de mes jambes, et attendis en tremblant que je me calme, le son des paroles de Tanya résonnant dans ma tête. Cette femme me faisait peur. « Pourquoi je suis venue ? » Je pris mon téléphone, cherchant à me changer les idées, avant de me souvenir du message que j'avais reçu avant d'entrer au centre. « d'Edward. » notai-je mentalement avant de l'ouvrir.

Je t'aime.

J'essuyai les larmes qui coulaient sur mes joues, entre deux sourires, et composai son numéro.

-Bella ? Demanda la voix d'Edward, légèrement perplexe.

-Moi aussi je t'aime... Murmurai-je.


Et voilà... :)

Ça fait bizarre de ce dire que dans le prochain chapitre (épilogue) la fiction aura le statu: Complète !
Je vous remercie de m'avoir suivit jusque là ! J'espère n'avoir déçu personne, et je vous retrouverez peut-être pour ma prochaine fiction que je publierai sur (...) Si jamais ça vous intéresse, faites moi signe et je vous envois le résumé ! Je tenterai avec ma prochaine fiction de ne pas sombrer dans le mélo-dramatique comme je l'ai fait assez souvent pour celle ci. Disons que la prochaine sera toujours un peu basée humour, et j'espère la faire ressortir assez Rock'n'Roll... Enfin, vous verrez !

Sur ce, je vous laisse, et à dans une semaine pour l'épilogue... !
Mais en attendant, je vous fait encore une fois la charité...

Review ?