Les Ombres du Passé
Auteur : Naseis
Disclamer : Sivuplé m'dame Rowling, je peux avoir Fred et George ! Non ? Méeuh ! C'est pas du juste ! Bon… ben j'ai que l'histoire, Calleigh Mc Lagan et ses fouines, les Intouchables (tous ! na !) et… euh… et vous verrez !
Résumé : Le destin d'un enfant… l'esprit d'un homme… la légende d'une vie… Une vie de légende…
A very big merci à Knut sans qui ce chapitre n'aurait jamais vu le jour (je suis sûre qu'à force de lui demander de jeter un œil sur les versions (y'a dû en avoir… une demi-douzaine ?), elle a dû en avoir raz le bol)
Ce chapitre est dédié à Frédérique, emmerdeur de longue date mais que j'aimais bien quand même. Repose en paix, Fred. Puisses-tu battre tous les anges à l'aviron et au badminton.
3- Orphelins
L'état de liesse dans lequel était plongée toute la Maison dura encore la semaine suivante grâce à une décision de Harry : l'annulation de l'entraînement qui suivait un match, qu'il soit gagné ou perdu. Je crois que ça en plus de la récente victoire de l'équipe avait contribué à assurer sa position de capitaine aux yeux de toute la Maison. Les Gryffondors lui faisaient confiance, à présent et jamais il ne les a déçus. Ils gagnaient tous leurs matchs avec un nombre de buts encaissés qui tournait autour de deux ou trois par match. Je ne sais pas ce que Harry faisait faire à Ron mais ça marchait. Weasley est notre roi ne résonnait plus que rarement dans le stade, les Serpentards ayant sûrement remarqués son inefficacité.
Les semaines défilaient et nous approchions des vacances de Noël. La sortie à Pré-au-Lard fut organisée deux semaines avant la fin des cours. Comme à la dernière sortie, une demie douzaine de professeurs nous accompagnait et nous avions ordre de rester par groupes de trois ou plus. Ce qui était amusant, c'était qu'une partie du groupe de défense avait été 'engagée' pour veiller sur les autres élèves.
-Vous êtes les élèves les plus aptes à la défense, toutes années confondues. Je ne veux pas que vous profitiez de ce statut pour vous venger des petites injustices dont vous auriez pu avoir été les victimes. Je ne vous ai pas entraînés à ça. Soyez ma fierté.
Voilà le discours qu'avait tenu Harry la dernière séance avant la sortie. Certains professeurs s'étaient insurgés contre la décision d'impliquer des élèves dans la défense.
-Ce ne sont que des enfants, Albus !
Mais le professeur Dumbledore avait toute confiance en l'enseignement de Harry et du professeur Mc Lagan.
-Ce sont peut-être des enfants mais ils sont forts. Ils ont été entraînés à se défendre et à défendre les autres. Ils se sont portés volontaires et connaissent les risques qu'ils encourent en cas d'attaque.
Et c'est comme ça qu'une quinzaine d'élève de la quatrième à la septième année avait été intégrée dans le service de sécurité. Il n'y avait eu aucun incident à déplorer, ce jour-là. Du moins à Pré-au-Lard…
…
Nous dînions quand un tintement de verre retentit. Machinalement, nous regardâmes tous vers la table des professeurs. Ceux-ci s'entre-regardaient pour savoir qui était l'auteur de ce bruit. La salle était silencieuse. Un raclement de gorge puis un Serdaigle se leva. C'était un Hamnet Lovelace – un septième année - qui ne semblait pas très à l'aise.
-Euh… Excusez-moi mais c'est… c'est moi qui ai demandé le silence. Je voulais…
Non… pas du tout à l'aise, le pauvre Hamnet… Il s'éclaircit la gorge et alla à la table des Gryffondors. Tout le monde le suivait des yeux, se demandant ce qui lui prenait. Il tripotait quelque chose dans sa poche et déglutissait souvent. Il fit se lever Elain Maitland – septième année et sœur aînée d'Amory -, inspira un grand coup, la regarda dans les yeux et commença.
-Ca fait maintenant un peu plus de six ans que nous sortons ensemble. Je t'ai aimée dès le premier regard mais il m'a fallu beaucoup de temps et de courage pour oser t'aborder. Depuis ce jour de mars quatre-vingt-neuf, nous n'avons pas cessé de nous aimer malgré les quelques crises qui jalonnèrent notre relation et tu as fait de moi le plus heureux des hommes.
Il s'agenouilla devant Elain, sortit un écrin de sa poche et l'ouvrit devant la jeune femme qui écarquilla les yeux et plaça une main devant sa bouche pour étouffer un cri de surprise.
-En ce vendredi six décembre mille neuf cent quatre-vingt-seize, j'ai l'honneur de te demander à toi, Elain Megan Maitland, de devenir ma femme.
Silence complet dans la salle. Tout le monde attendait la réponse d'Elain qui regardait Hamnet avec des yeux grands ouverts.
-OUI !
Elle se jeta à son cou et l'embrassa fougueusement. Tonnerre dans la salle. Tout le monde applaudit les fiancés qui se relevaient. Hamnet passa la bague au doigt d'Elain, l'embrassa, la souleva dans les airs et tourna sur lui-même sans pour autant lâcher sa bouche. Certaines personnes – et pas que des filles – avaient les larmes aux yeux. Même McGonagall. Des bravos retentirent dans la salle alors que les deux tourtereaux se séparaient. Quand la foule se fut un tant soit peu calmée, Dumbledore prit la parole.
-Ce n'est pas tous les jours qu'une telle annonce est faite. Il aura fallu beaucoup de courage à Mr Lovelace pour faire sa demande devant toute l'école. Mes enfants, je vous offre tous mes vœux de bonheur.
-Merci monsieur, dirent-ils d'une même voix.
Dumbledore rayonnait de bonheur. Il avait rajeuni d'au moins dix ans en l'espace de trois minutes. Alors qu'Hamnet allait se rasseoir à la table des Serdaigles, Elain le tira derrière elle et le fit asseoir à notre table où il reçu de nombreuses accolades en guise de félicitations.
-Un toast à Hamnet et Elain ! lança un Poufsouffle.
Et tous les verres se levèrent en même temps. On avait beau être en guerre, la vie continuait quand même. Comme quoi, on peut trouver le bonheur même aux instants les plus sombres. Il ne faut juste pas oublier d'allumer la lumière. Je risquai un regard vers Harry. Il y avait un temps où il aurait célébré pleinement cet évènement. C'aurait été l'année dernière. Certains secrets doivent rester secrets. Ils sont de très lourds fardeaux à porter. Et à cause du secret de la Prophétie, il ne pouvait jouir totalement de la vie et de ses quelques plaisirs.
…
Alors qu'une paix relative avait accompagnée les préparations des festivités de fin d'année, la Terreur se réinstalla sur nos têtes. Nous savions par Harry que Voldemort avait été très en colère cette nuit-là. La nouvelle tomba deux jours avant les vacances, durant le petit-déjeuner. A l'étonnement de tout le monde, Dumbledore entra en compagnie d'une fille un peu plus jeune que moi qui appartenait à la Maison Poufsouffle. Alors qu'ils passaient devant moi, je pus constater qu'elle avait les yeux rougis et que des larmes coulaient le long de ses joues. Je me rappelle m'être demandé pourquoi cette jeune fille pleurait. La réponse était imprimée en première page de la Gazette.
Cambriolage du laboratoire Denworth, deux morts.
Les serres du laboratoire Denworth, filiale du Centre National de Recherches Magiques basé à Birmingham, ont été cambriolées dans la nuit du dix-huit décembre. Les autorités confirment que les Mangemorts sont à l'origine de l'attaque mais ne savent pas encore ce qu'ils étaient venus chercher ni comment ils ont pu passer devant la Brigade de tireurs de baguettes. Parmi le personnel encore sur place, un seul survivant a pu être retrouvé, le docteur Wulfrick Burdon. Les professeurs Artemius Stenwick et Leicar Landers ont été retrouvés morts à l'arrivée des Aurors. Le professeur Erin Landers, épouse de feu professeur Leicar Landers, a été transportée d'urgence à l'hôpital Ste Mangouste dans un état critique. Nous n'avons pas de nouvelles quant à son état. La rédaction et moi-même présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes.
Le laboratoire Denworth ! C'était l'équivalent du Département des Mystères mais en version biologique. Un complexe placé sous la protection d'une brigade d'élite de tireurs de baguette. C'était là-bas qu'étaient testées la majorité des potions curatives.
Il y eut un bruit de verre qui se brise. Je regardai à la table des Poufsouffles et vit la jeune fille qu'avait accompagnée Dumbledore qui serrait des bouts de verre dans sa main droite. Elle avait les yeux grands ouverts dans une expression de franche horreur et regardait le journal que tenait une fille à sa droite comme si il n'existait plus que ça au monde. Elle ne se rendait pas compte que des larmes coulaient le long de son visage et que sa main était en sang. La fille assise à côté d'elle passa un bras autour de ses épaules.
-Amy…
Ce nom à peine murmuré emplissait toute la salle à présent totalement silencieuse. La dénommée Amy rejeta le bras de son amie, se leva en renversant le banc et sortit de la salle en courant.
-AMY !
Et l'autre de courir à sa suite. Et puis soudain, toutes les voix s'élevèrent, commentant ce qui s'était passé et la réaction de la jeune fille. Pauvre Amy… Elle ne reverrait plus jamais son père et probablement plus sa mère. C'était probablement ce que Dumbledore lui avait annoncé avant d'entrer dans la Grande Salle.
-Alors c'est pour ça…
-Qu'est-ce que tu veux dire, Harry ?
-C'est pour ça que Voldemort était en colère, cette nuit… Parce que ses Mangemorts n'ont pas pu ramener ce qu'ils cherchaient !
-Tu crois que Mrs Landers va s'en sortir ? me demanda Ron d'une voix sourde.
-Je n'en sais rien, Ron. Ca m'étonnerait…
Je regardai vers la table des professeurs juste à temps pour voir le professeur Dumbledore dire quelque chose au professeur Chourave, laquelle acquiesça et sortit de la Grande Salle par une porte dérobée. Je suppose qu'il lui avait demandé de retrouver Amy Landers. Je croisai le regard du directeur. Un regard toujours éclairé par cette petite étincelle de malice mais tâchée à présent d'une lueur de tristesse et de colère. Il me fit un sourire triste et reporta son attention sur le professeur McGonagall.
Nous apprîmes le lendemain que Mrs Landers n'avait pas survécue à ses blessures. D'après Ginny, Amy n'avait pas reparue en cours depuis la veille. Pauvre enfant… Devenir orpheline à quelques jours de Noël… Je ne connaissais pas Amy mais je comprenais ce qu'elle devait ressentir. De la colère, de la peur, de la tristesse bien sûr. Je craignais qu'elle ne fasse quelque chose d'irréfléchi sous le coup de la douleur. Cette crainte m'enserra les entrailles jusque pendant les vacances mais la rentrée m'en délivra. Amy avait l'air plus calme. Je ne sais pas ce qu'il s'était passé durant ces deux semaines mais ça l'avait changée, ça avait apaisé sa douleur.
…
Moi je peux te raconter ce qu'il s'est passé.
…
Après le départ des élèves qui rentraient chez eux pour les fêtes, Poudlard ne comptait plus que les professeurs Dumbledore, Rogue, Mc Lagan, McGonagall, Flitwick et Hagrid, ainsi qu'une petite dizaine d'élèves, toutes Maisons et tous âges confondus. Les repas se prenaient à une seule table dans une ambiance conviviale, presque familiale. Il n'y avait plus ni Poufsouffles ni Serpentards, il n'y avait plus de première ou de septième année, il n'y avait plus ni élèves ni professeurs. Cette abolition des différences se fit surtout grâce à la décoration de la Grande Salle qui fit se mélanger les élèves et les enseignants.
Les professeurs étaient plus à l'écoute de leurs élèves et ces derniers apprenaient à connaître un peu mieux leurs professeurs. Nous eûmes même droit à des cours particuliers de la part de certains d'entre eux. Les cours de Métamorphose furent beaucoup sollicités par les sixièmes années qui étaient restés. Les 'cours' étaient fait dans la bonne humeur et les professeurs prenaient le temps de rééxpliquer ce que les élèves n'avaient pas comprit.
…
Alors que j'explorais les parties du château que je ne connaissais pas, j'entendis des bruits de pas qui approchaient et des voix qui s'élevaient. L'une d'elle m'était familière. Je me cachai dans un recoin sombre et les vis passer lentement devant moi. Aucun ne m'avait remarqué.
-C'est ton père qui dirige la boîte, Malefoy.
-Mon père est en prison, c'est comme s'il était mort. Donc je dirige la boutique ainsi que la famille, c'est clair ?
-Que dira le Maître…
Voldemort… La discussion devenait intéressante.
-Ton maître dira ce qu'il veut, Zabini. Je m'en contrefous. Et dis-lui bien une chose : jamais plus un Malefoy ne lèchera les bottes de quelqu'un. Je ne veux plus que quelqu'un dispose de ma vie comme d'une vulgaire pièce sur un échiquier. A partir de maintenant, les Malefoy ne seront soumis à aucun maître si ce n'est eux-mêmes.
Scié. J'étais scié. Malefoy voulait rester neutre ! Combien de fois me l'étais-je imaginé arborant fièrement la Marque des Ténèbres ? Zabini avait dû penser la même chose. Quand un nom cache le cœur d'une personne, cela peut susciter tant de choses…
-Alors c'est ça ! Tu t'es rangé du côté de Dumbledore !
Ne jamais dire ça à un Malefoy, Zabini… C'est une race extrêmement susceptible. La preuve : Malefoy le prit par le col de sa robe et lui siffla :
-Que ce soit bien clair : je ne me suis rangé du côté de personne. Ni de ce lui du vieux fou et de Saint Potter, ni de celui de Face de Serpent et de ses crétins décérébrés. Si je dois intervenir dans cette guerre, ça sera pour servir mes intérêts et rien d'autre. Maintenant tu m'excuseras, le déjeuner va commencer.
Saint Potter… Ainsi c'est comme ça qu'il m'appelait… S'il savait toutes les choses que nous avions faites, je n'aurais pas eu droit au titre de saint, qu'en penses-tu ? Tout en cheminant vers la Grande Salle, je repensai à la conversation que je venais de surprendre. Le choix de Malefoy m'avait plus qu'étonné mais au fond, j'étais fier de lui. Il avait finalement découvert qu'il avait un cerveau et s'en était servit à bon escient. Malgré tout, quelque chose m'ennuyait. Deux choses, en vérité. La première : qu'est-ce que c'était que cette 'boutique' dont ils avaient parlé. La deuxième – et la plus importante - comment allais-je pouvoir me disputer correctement avec lui après avoir entendu ce que je venais d'entendre ?
…
Le vingt-quatre décembre, je m'entraînais avec Calleigh. Elle profitait des vacances pour m'apprendre, à ma demande, quelques sorts que les professeurs n'avaient pas coutume d'inculquer aux élèves.
-Il faut apprendre les mauvaises formules pour que les bonnes soient efficaces, m'avait-elle dit après m'avoir apprit une formule de destruction. Cette formule nécessite une grande réserve de pouvoir, m'avait-elle prévenue. D'après ce que j'ai observé, tu pourrais l'utiliser mais je veux que tu ne t'en serves qu'en cas d'absolue nécessité.
Nous venions de mener un duel mêlant certains sorts d'Ancienne Magie que nous pouvions combiner aux Epées Magiques quand une voix s'éleva du fond du Gymnase.
-C'était impressionnant.
Assise sur un banc, Amy Landers nous observait depuis un bout de temps. Elle avait le même visage fermé depuis l'enterrement de ses parents, quelques jours auparavant.
-Est-ce que je pourrais te parler, Harry ?
Je regardai Calleigh qui me fit un sourire tout en s'essuyant le visage avec sa serviette.
-On continuera plus tard.
-D'accord. Merci.
-A ton service. Bonne journée, miss Landers.
-Vous aussi, professeur.
Un silence gêné s'installa après son départ. Peut-être était-ce dû au fait que je sois torse nu ou peut-être ne savait-elle pas comment commencer, je ne l'ai jamais su. Peut-être avait-elle peur que je lui saute dessus et que je la découpe en rondelles avec l'épée qui pendait toujours dans ma main. Après tout, n'avais-je pas une réputation de déséquilibré mental ?
-Euh… ça te gêne si je vais d'abord prendre une douche ?
C'est pas que j'aime pas être torse nu – quoique devant une fille c'est assez gênant – mais j'aime pas vraiment être couvert de sueur. Amy hocha la tête et j'allai prendre ma douche. A mon retour, elle était en train de faire les cent pas sur l'aire de duel.
-Excuse moi d'avoir été aussi long.
-C'est pas grave !
Elle était nerveuse, ça se voyait à l'œil nu. Je m'assis sur le bord de l'esplanade et attendis qu'elle commence. Apparemment, elle n'était pas prête à le faire, donc je pris le taureau par les cornes.
-Alors, de quoi voulais-tu me parler ?
Elle continua à faire les cent pas quelques secondes puis se figea et me dit :
-Je… Je voudrais… faire partie du Groupe de Défense.
Manifestement, elle avait dû faire un effort considérable pour prononcer cette phrase. En temps normal, j'aurais accepté immédiatement, sans poser de question. Mais là, la situation était différente. Amy venait de perdre ses parents et je craignais qu'elle ne veuille nous rejoindre uniquement pour les venger.
-Pourquoi tu veux nous rejoindre ?
-Je veux faire payer ceux qui ont tués mes parents.
-Alors c'est non.
C'était ce que je craignais… Elle avait prononcé cette phrase avec tant de conviction que je doutai un instant du bien fondé de ma décision.
-Pourquoi !
- Je ne suis pas un formateur d'assassins. J'apprends à mes élèves à se défendre, pas à se venger.
-Mais…
-Amy, tu veux intégrer ce groupe uniquement pour te venger. Si j'acceptais et que tu mourais, je m'en voudrais toute ma vie pour ne pas avoir su te résonner. J'ai assez de morts sur la conscience pour te laisser faire.
Non mais qu'est-ce que je racontais… Qu'est-ce qui me prenait de parler de Sirius et Cédric !
-Comment ça 'assez de morts sur la conscience' ?
La curiosité est un vilain défaut, Amy… Surtout quand on cherche à savoir ce qui se cache dans ma tête.
-J'ai vu des personnes mourir et je n'arrive pas oublier leurs visages quand ils sont morts… J'aimerais assez éviter d'avoir le tien en plus. Cette guerre ne finira jamais si chacun se met à son propre combat.
Elle s'assit près de moi et resta songeuse quelques instants. J'en profitais pour l'observer plus attentivement. Elle avait des cheveux blonds qui lui descendaient le long du dos et des yeux d'un vert très clair voilés d'un rideau de tristesse. Je connaissais bien ces yeux. Ils avaient été miens pendant près de quatre mois. J'en vins à me demander si être orphelin à un an n'était pas pour ainsi dire mieux que de l'être à quinze. Ca devait être beaucoup plus dur pour elle que pour moi. Moi, je n'avais pas de souvenirs, j'inventais la vie que j'aurais eue… Tandis qu'elle, elle avait vécue avec ses parents toute son enfance, elle avait des souvenirs de vacances et de toutes les choses que font les enfants avec leurs parents. Pour une fois, j'étais presque content de ne pas avoir connu mes parents. C'était un souvenir lointain et c'était probablement mieux comme ça.
-De quoi ça a l'air, un vrai affrontement ?
Un affrontement ? A quoi ça ressemble ? Avec ou sans Voldemort en face de soi ?
-C'est plus rapide… beaucoup plus rapide… T'as la peur au ventre… T'as pas le temps de réfléchir au sort que tu vas utiliser, tu prends le premier qui te passe par la tête. Impardonnable ou non.
-T'as déjà utilisé un Impardonnable ?
-Ouais… Une fois…
Et je ne regrette pas de l'avoir fait.
-C'est vrai ? Et tu ressens quoi quand tu l'utilises ?
-Rien. T'es rempli de haine, c'est tout. Si tu veux faire un Doloris, par exemple, il faut que tu veuilles la souffrance de ton adversaire. Il faut que tu y prennes du plaisir.
-Comment tu le sais ?
-C'est un Mangemort qui me l'a apprit, l'an dernier, pendant une attaque.
-L'an dernier ? Mais il n'y a pas eu d'attaque à part au…
-Au Ministère de la Magie.
Elle ouvrit grand les yeux.
-Tu y étais !
-On peut arrêter de parler de cet endroit s'il te plait ?
Elle sembla intriguée mais ne dit plus un mot sur le Ministère. Parler des événements de l'an passé avait rouvert des blessures pas encore cicatrisées telles que la mort de Sirius et la prise de conscience que je ne serais jamais maître de mon destin, que je ne l'avais jamais été. Il y eu un petit moment de silence durant lequel nous fûmes tous deux perdus dans nos pensées. Je devinais les siennes rien qu'en observant ses yeux. D'après la brillance inhabituelle qu'ils avaient, je savais qu'elle pensait à ses parents. Elle devait probablement se dire que je n'étais qu'un sans-cœur, qu'étant moi-même orphelin, je serais le plus à même de la comprendre elle et son désir de vengeance.
-Qu'est-ce qui s'est passé là-bas ?
Aussi têtue qu'un Weasley, cette fille. Je me levai et fit quelques pas avant de m'entendre répondre :
-On y est allé avec une partie de la DA. On avait pour objectif de libérer quelqu'un à qui nous tenions. Malheureusement, on est tombé dans un piège. Les Mangemorts nous attendaient dans la Salle des Prophéties. On s'est battu dans toutes les sections du Département des Mystères, on a vu des choses tellement… bizarres… Et puis on est arrivé dans la Salle de la Mort et c'est là que tout a dégénéré. Dumbledore, des amis à lui et des Aurors ont débarqués et nous ont aidés. La personne que nous étions partis sauver se battait aussi contre un Mangemort quand un sort l'a fait passé à travers une arche. J'ai poursuivis le responsable de sa mort et c'est là que j'ai utilisé mon premier Doloris. Un peu après, Voldemort est apparut et il s'est battu contre Dumbledore qui m'avait suivit. On est rentré à Poudlard et la vie a continué.
C'était tellement facile d'en parler… Je m'en étonnerai toujours.
-Mais pas pour toi…
Comment faisait-elle pour savoir ça ? Elle avait un don pour la Divination ou quoi ?
-Non… Depuis qu'on est revenus du Ministère, j'ai l'impression qu'une paroi invisible me sépare des autres. Même en ce moment. Je suis dans un monde et toi dans un autre. C'est comme ça depuis juin dernier.
Elle n'ajouta rien. Je fis quelques pas, la main sur les murs, essayant de capter leur énergie bienfaisante. Je me sentais vidé. Avoir raconté les évènements de l'an passé m'avait rendu mélancolique. Pas triste, non. J'avais à présent un pincement au cœur quand j'y repensais. Je me rappelais mes cinq dernières années comme une époque bénie où j'avais été comme tout le monde. Non… A bien y réfléchir, je n'avais jamais été comme les autres. Depuis ma naissance, il y avait toujours eu cette sorte de séparation entre eux et moi, même si je ne m'en rendais pas pleinement compte. C'était assez déroutant de parler aussi facilement de ces évènements avec une personne que je ne connaissais que de vue.
Je décidai de ne plus parler de ce qui s'était passé au Ministère cette nuit-là. D'une part parce que je n'en avais plus envie et d'autre part parce que je trouvais inconvenant de parler de mes problèmes à une fille qui avait perdu ses parents quelques jours auparavant. Je revins m'asseoir sur l'aire de duel et attendit qu'Amy veuille bien reprendre la parole. J'attendis ainsi une bonne dizaine de minutes pendant lesquelles je permis à mon esprit de s'aventurer hors de ma tête, hors de Poudlard. Je ne sais plus quel Mage a dit : Je m'égarai hors de la pensée et du temps. C'est un peu ce que je faisais. C'était comme si mon esprit ne m'appartenait plus. Assez effrayante, cette sensation.
Dans un état de transe, je fus conduit via la pensée dans un endroit étrange. Il n'y avait ni haut ni bas ; ni droite, ni gauche. Rien que le vide. Et je me tenais debout dans ce vide. Comme si les murs de cet endroit – si murs il y avait – avaient été recouverts d'un charme de Désillusion. Je regardai autour de moi. Personne. Je ne sentais pas la moindre présence indiquant une quelconque forme de vie. Je n'avais pas peur, dans cet endroit inconnu. Je me sentais en sécurité, comme si je le connaissais depuis toujours.
Soudain, je sentis quelqu'un. Je regardai dans la direction dont venait cette sensation et vis une forme. Je m'en approchai. C'était une femme. Il émanait d'elle une force bienveillante, bienfaisante et je supposai que c'était d'elle que venait le bien-être que je ressentais depuis mon arrivée. Elle était auréolée d'une douce lumière laiteuse qui ne faisait pas cligner. Curieusement, je ne pouvais distinguer ses traits.
Je voulus demander où j'étais quand j'eu l'impression que quelque chose me montait le long de la jambe. Je rouvris les yeux et me retrouvai nez à museau avec une créature blanche. Un souvenir me revint en mémoire. Celui d'une fouine blanche faisant des bonds dans la Grande Salle. J'avais une réplique parfaite de Malefoy devant moi. Je caressai la petite bête devant moi qui profita de ce geste pour monter se nicher sur mon épaule.
-Qu'est-ce que c'est ?
Je regardai Amy et me demandai si elle avait été présente le jour où le faux professeur Maugrey avait métamorphosé Malefoy en fouine. Je faillis lui répondre 'C'est Malefoy'.
-Une fouine.
Amy s'approcha de moi et regarda l'animal occupé à s'enrouler autour de mon cou. Elle caressa sa tête et sourit alors que la petite créature lui léchait les doigts. La porte se rouvrit soudain sur une Calleigh Mc Lagan à l'air inquiète. Elle me regarda et parut en colère.
-Ah te voilà, toi ! J'ai failli mourir d'inquiétude !
Je m'apprêtais à lui demander de quoi elle parlait quand je vis la fouine blanche descendre de mon épaule et se réfugier dans les mains tendues de Calleigh.
-Ne me refais plus jamais un coup comme celui-là ! Je t'ai cherché dans tout le château !
-Euh… Calleigh ? C'est à toi, cette bestiole ?
Elle daigna enfin lever la tête vers nous et me lança un regard furibond.
-Si je t'entends encore une fois traiter Taïmo de bestiole, je te… je ne sais pas encore ce que je te ferai mais tu regretteras d'être né !
-Ouh que j'ai peur !
Je fis semblant de trembler, ce qui la fit éclater de rire ainsi qu'Amy. Nous discutâmes encore quelques minutes – durant lesquelles je fis la connaissance de Lhor, le deuxième furet de Calleigh – puis nous retournâmes 'à la surface' pour le dîner.
A grands renforts de carottes et de tomates, Calleigh m'expliqua pendant le repas les positions à adopter pour tel ou tel sort qu'on alliait aux Epées. Lorsque le professeur Dumbledore nous rappela qu'il était dangereux de jouer avec la nourriture sorcière, Calleigh et moi échangeâmes un regard complice et un grand sourire à l'adresse du directeur avant de nous replonger dans notre étude.
…
Les jours passèrent calmement, à coup de duels et de promenades dans le parc enneigé. Amy nous rejoignait souvent et nous refaisions le monde. Je crois que ces rencontres lui servaient de thérapies. Elle comprenait maintenant pourquoi je lui avais refusé l'entrée dans le Groupe de Défense. Elle le concevait et commençait à l'accepter. Petit à petit, elle se pardonnait à elle-même. Elle pardonnait à ses parents. Elle me pardonnait.
-Je t'en ai voulu, tu sais, me dit-elle une après-midi alors que nous marchions sous les sapins chargés de neige. Quand tu as dit non. Je me suis sentie trahie. Je pensais que, étant toi-même orphelin, tu me comprendrais. En fin de compte, tu me comprends peut-être mieux que je ne le pensais.
-Tu devais d'abord pardonner. Tous les duels menés par vengeance sont perdus d'avance. La colère aveugle, on se met inutilement en danger et on meurt.
J'aimais parler avec Amy. Nous nous guérissions l'un l'autre. Elle apprenait à pardonner, moi à accepter. Il arrive parfois que dans la vie, on rencontre un autre soi-même. J'avais trouvé le mien en la personne d'Amy Landers, personne également marquée du sceau de la mort. Certes, Amy n'avait ni le même passé ni le même avenir mais nous avions un point commun : nous étions orphelins…
…
Tu dois sûrement être en train de penser que ces vacances ont été idylliques. Si le début était bien, la fin fut une véritable horreur. Au déjeuner, la veille de la rentrée, tout dégénéra. La faute à qui ? A Severus Rogue, notre professeur de Potions adoré. En fait, cela se passa un peu avant le repas. Nous n'étions que tous les deux, attendant l'arrivée des autres. Rogue commença à me dire quelque chose – que je ne rapporterai pas ici – qui ne me fit pas réagir dans un premier temps. Rogue continua jusqu'à ce qu'il sorte du sentier battu : me comparer à mon père en rappelant à mon bon souvenir l'épisode de la Pensine. Une brise se leva dans la salle alors que les fenêtres étaient fermées. La brise prit peu à peu de l'ampleur au fur et à mesure que Rogue crachait sa bile. Et puis ce fut une tempête qui éclata mais je ne m'en rendis pas compte. La rage m'aveuglait.
-PARCE QUE VOUS PENSEZ QUE CA ME FAIT PLAISIR DE VOIR QUE C'ETAIT UN PARFAIT IDIOT A MON AGE ! QUAND ARRETEREZ-VOUS DE ME PRENDRE POUR LUI ! JE NE SUIS PAS MON PERE ! LUI N'AVAIT PAS LE DESTIN DE TOUT UN PEUPLE SUR LES EPAULES ! IL N'AVAIT PAS À VOIR LE NOMBRE DE SES AMIS DIMINIER INEXORABLEMENT ! IL N'AVAIT PAS À ASSISTER À LEUR MORT ! Il n'avait pas à tuer un Mage Noir…
Les vitres explosèrent sous la pression du vent. Mes dernières paroles n'étaient qu'un murmure pourtant je savais que Rogue les avaient entendues. Je sentais ma magie parcourir mes veines en un flot bouillonnant qui ne demandait qu'à sortir. Je me calmai et le vent diminua progressivement jusqu'à revenir au stade de brise automnale. Rogue était abasourdi, ça se voyait dans sa posture, dans les traits de son visage. Je partis en direction des portes et me retournai une fois encore vers lui pour laisser tomber ces mots :
-Mon père pouvait se permettre d'être insouciant, professeur. Pas moi.
Je sortis de la Grande Salle sans remarquer Calleigh qui arrivait du couloir de droite. Je me rendis dans le parc d'un pas furieux. Tout autour de moi, la neige était soulevée par des tourbillons de vent. Le ciel s'était assombrit et on entendait gronder le tonnerre. A croire que les éléments agissaient selon mon humeur… Je m'éloignai à l'intérieur des terres de château sans regarder en arrière. Comment cet abrutit aux cheveux gras pouvait-il penser ça ! Comment osait-il même parler de mon père ! Comment osait-il parler de Sirius ! La simple évocation de son nom me mettait hors de moi, alors que ce soit sortit de la bouche de Rogue…
-COMMENT A-T-IL PU OSER ! hurlai-je au vent tandis qu'un éclair venait s'abattre sur un arbre proche.
Ce fut la voix de Calleigh qui me répondit.
-Parce que Severus Rogue a la rancune tenace.
Ca je le savais. Il avait passé plus de vingt ans à maudire les Maraudeurs pour une blague que Sirius lui avait faite. Si avec ça il n'était pas rancunier, alors j'étais Mangemort !
-STUPEFIX !
Le jet de lumière rouge frôla ma joue et vint frapper un arbre. Je sentis ma colère monter d'un cran et la force du vent augmenta encore. Une véritable tempête de neige nous enveloppa mais je n'y prêtai pas attention. Ma magie se remit à bouillonner dans mes veines. Je me tournai lentement vers Calleigh, la baguette serrée dans ma main. Je n'avais pas conscience du changement qui se produisait autour de moi. L'atmosphère se fit plus électrique, plus dangereuse. L'air s'était obscurcit comme sous l'effet de nuages noirs venant bloquer le soleil. Les éclairs zébraient le ciel en continue.
-Pourquoi as-tu fait ça ?
Ma voix était plus froide que d'habitude. Elle me faisait penser à celle de Rogue. Malgré l'intensité du vent, je savais que Calleigh m'avait entendu. Je n'aurais pu dire comment je le savais, mais j'en avais la certitude. C'était tout ce qui m'importait.
-ENDOLORIS !
Je fis une roulade sur le côté pour éviter le sort. L'arbre sur lequel il s'encastra prit feu, incendie rapidement étouffé par les rafales de vent glacé et de neige.
-POURQUOI TU FAIS CA !
-Tu ne t'es pas défendu.
Elle n'élevait pas la voix. C'était comme si elle… si sa voix résonnait dans ma tête. Les Intouchables avaient-ils le pouvoir de transmission de pensée ?
-Je t'ai enseigné à voir au-delà de la peur et de la haine. Tu as réussi à dépasser ton antipathie face à Drago Malefoy. Tu aurais dû voir au-delà de ta haine envers Severus Rogue.
-Comment ! Je dois faire abstraction de mes sentiments, c'est ça !
Je n'avais pas ouvert la bouche. J'avais formulé ces phrases dans ma tête, comme si ça avait été naturel.
-Tout homme a un but. Le tien est de créer un nouveau monde. Pour cela, tu dois pardonner. Simplement pardonner. Comme tu l'as fait pour Drago Malefoy.
-Je ne pourrai jamais… murmurai-je.
La tempête se calma d'un coup, laissant place à un vent glacé. Je tombai à genoux et sentis quelque chose de chaud couler le long de mes joues. Calleigh s'accroupit près de moi et passa un bras autour de mes épaules.
-Il n'y a aucune montagne qu'on ne peut franchir, aucun ennemi qu'on ne peut combattre.
Elle posa son front contre le mien et je sentis une vague de douce chaleur me submerger. Les souvenirs que Calleigh m'avait montrés quand elle était dans mon esprit me revinrent à la mémoire. Ma mère me berçant, mon père me promenant dans le petit jardin derrière la maison, Sirius et sa moto volante, Ron s'empiffrant de sucreries dans le train, Hermione, le regard perdu dans l'immensité du ciel un jour de printemps, Neville et ses chaudrons, les jumeaux complotant quelque blague sous le regard réprobateur de Mrs Weasley, les séances de la DA, Ron, Hermione et moi assis sur un tronc au bord du lac en automne, observant la danse des feuilles mortes… Toutes ces petites choses qui avaient fait partie de mon quotidien, ces petites choses auxquelles je n'avais jamais prêté attention. Ces petites choses qui m'avaient fait avancer jusqu'à aujourd'hui et qui me feraient avancer jusqu'à demain.
-La vie est dans chaque soupir, Harry. Dans chaque tasse de thé.
La voix de Calleigh résonnait à nouveau dans ma tête. Lorsqu'elle recula, la chaleur qui m'avait envahie resta gravée dans mon corps, dans mon cœur, dans mon âme. Jamais plus elle ne me quitta. Même aux heures les plus sombres, j'ai toujours senti cette force au fond de moi. Je l'imaginais sous la forme de la femme que j'avais vue. Calleigh me regarda dans les yeux.
-Nous ne pouvons oublier d'où nous venons ni qui nous sommes…
Non… jamais je n'oublierai qui j'étais.
J'étais Harry James Potter, petit garçon et orphelin…
Je suis Harry James Potter, Gryffondor de sixième année.
Je serai Harry James Potter, assassin de Lord Voldemort.
…
J'espère que ça vous a plu. Ce chapitre est prêt depuis des lustres mais j'avais des problèmes de page blanche avec les autres et vu que j'aime bien prendre de l'avance dans mes chapitres…
Enfin bref ! Il est là, c'est ce qui compte, non ? J'vous laisse avec les reviews et je vais continuer mon chapitre 4 (faudrait p't'ete que je me dépêche…).
Théalie : marfi mamazelle !
Jeune carabine : lève les mains et agite un drapeau blanc tire moua pas dessus ! Par pitié ! Euh… Pour la suite, c'est un peu plus haut. ET ON NE TIRE PAS DANS LE DOS DES AUTEURS QUAND ILS SE RETOURNENT ! Premièrement parce que ça se fait pas, deuxièmement parce que ça fait des taches et troisièmement parce que sinon on n'a pas la suite de l'histoire.
POH : t'étais pas déjà là au chapitres précédents, toi ? Si, hein ? Me disais bien… Suis contente qu'il te plaise, mon Drago. Tu veux squatter les aut'fics ! Bah gênes toi pas, si t'as envie, c'est pas moi qui t'en empêchera. Merci d'avoir lu ces 'beaux chapitres' comme tu dis et à la prochaine !
Mimi Luflin : Ravie d'être 1re de ton classement °ex-aequo, Marine° (fait pas chier, toi !). Néanmoins, si tu vas fureter du côté des fics à Ccilia, je suis sûre que ton classement sera modifié. Qui eu cru °Lustucru° que Malefoy eut un cœur ? Moi ! Enfin, un cœur, disons qu'il a juste une autre vision de son monde. J'ai pas trop le choix que de continuer, j'vais quand même pas vous lâcher à la fin du 3e chapitre ! (quoique, à l'heure actuelle, ce serait plutôt au début du chapitre 4).
Eh ! J'ai une review de plus que dans les autres chapitres ! Sort le champagne, la tite voix ! On va fêter ça ! Vous aussi vous êtes invités !
sabre le champagne, en verse dans des verres et se siffle la bouteille au goulot
