Les Ombres du Passé
Auteur : Naseis
Disclamer : Sivuplé m'dame Rowling, je peux avoir Fred et George ! Non ? Méeuh ! C'est pas du juste ! Bon… ben j'ai que l'histoire, Calleigh Mc Lagan et ses fouines, les Intouchables (tous ! na !) et… euh… et vous verrez !
Résumé : Le destin d'un enfant… l'esprit d'un homme… la légende d'une vie… Une vie de légende…
Annonce du jour : BONNES FETES TOUT LE MONDE ! N'abusez pas trop du foi gras et des chocolats. Ah oui, si vous voyez le Père Noël, dites-lui que Rudolf a été bien traité (il a prit 4 kilos).
Je tiens à vous prévenir tout de suite, je dé-teste ce chapitre ! Enfin, c'est juste mon avis…
4- Et toi, qui es-tu ?
A la rentrée de Janvier, une bombe secoua le paysage politique sorcier : sous la pression populaire, Conelius Fudge fut forcé de démissionner de son poste de Ministre de la Magie. Son attitude de l'an passé - nier le retour de Voldemort et dénigrer Albus Dumbledore et Harry Potter - n'avait toujours pas été excusée. Elle ne l'a jamais été, du reste. En attendant l'élection d'un nouveau Ministre de la Magie, David Mc Bright, directeur de la brigade des tireurs d'élite de baguettes, prit la direction de la communauté magique anglaise à la grande satisfaction de tous. Il donna plus de pouvoirs aux Aurors, mit sous surveillance les bâtiments officiels ainsi que Ste Mangouste. Les arrestations de Mangemorts présumés avaient commencées mais ne donnaient presque rien.
…
A Poudlard, la situation n'avait pas changée. La rentrée, les cours, les devoirs… J'eus cependant l'occasion de remarquer l'attitude qu'avaient Harry et le professeur Rogue l'un envers l'autre. Le professeur Rogue semblait avoir… peur de Harry… Ou peut-être était-ce du respect ? Ca me semblait tellement incroyable au début que je n'y avais pas cru et pourtant les faits étaient là. Severus Rogue semblait craindre et respecter un élève. Pourquoi, je n'en savais rien. Je supposai qu'il devait s'être passé quelque chose pendant les vacances. Mais quoi ? Lorsque je posais la question à Harry, son ton était tellement froid qu'il me donnait la chair de poule.
-Il ne s'est rien passé, répondait-il.
Je n'avais pas le courage de poursuivre mes investigations, sentant qu'il n'en sortirait que du mal. Néanmoins, d'étranges phénomènes se produisaient lorsqu'il était dans les environs. Pour exemple, je citerais le cas de ce Poufsouffle qui vit sa tête enfler lors d'une session du Groupe de Défense où il se pavanait comme un paon. Je m'étais tournée vers Harry pour lui demander s'il avait vu le responsable. Je l'avais vu adossé au mur, les bras croisés, les poings serrés et le regard fixé sur le Poufsouffle.
Si les regards pouvaient tuer, je pense que cet élève serait déjà mort et ce, dans d'atroces souffrances. Il n'y avait qu'à voir le regard d'Harry et la petite flamme dans ses yeux. On le sentait également dans l'air, plus lourd et plus tendu qu'auparavant. On avait l'impression qu'un fil reliait les deux personnes, un fil qui excluait les êtres alentours.
J'eus également le loisir de remarquer d'autres changements, certains plus évidents que d'autres. Malefoy, par exemple, était de plus en plus souvent seul, perdu dans ses pensées ou dans des liasses de papier. Ce revirement de comportement en étonna plus d'un mais à chaque fois qu'un imprudent se risquait à lui demander ce qu'il faisait, il ne récoltait qu'un regard noir et un 'mêle-toi de tes affaires' bien senti. Après une dizaine d'échecs, il commença à passer inaperçu parmi la population de Poudlard. Je me demandais souvent ce qu'étaient ces papiers et ce qu'il trafiquait avec. Je l'avais également vu s'énerver sur les hiboux quand il avait reçu une missive qui ne lui plaisait pas et sortait généralement de la Grande Salle en jurant et tempêtant comme un bœuf sous le regard amusé du directeur.
…
Je revenais de Soins Aux Créatures Magiques, mon dernier cours de la matinée, lorsque je perçus une conversation provenant de la salle onze, la salle de Divination aménagée pour Firenze. Obéissant à la curiosité des Gryffondors, je me cachai dans un coin sombre d'où nul ne pouvait me voir et prêtai l'oreille à ce qui se disait.
-Les forces se modifient, les ombres s'agitent. Une onde traverse les possibilités.
-Les chemins divergent et divergent encore, Firenze. Je ne sais pas où tout ça nous mènera.
-Aies confiance, Dalahith.
-Comment puis-je avoir confiance si les signes disent le contraire ? Plus le temps passe et plus le futur est incertain. Les changements ont déjà commencés avec Drago Malefoy et Amy Landers. Ca ne devait pas se passer comme ça.
Il y eu un de crépitement, comme si l'on rajoutait une bûche dans un feu. La voix du professeur Mc Lagan résonna à nouveau tandis que j'entendais une sorte de grattement près de moi.
-Il y a des milliers de croisements. Certains sont clairs et francs, d'autres ne sont qu'ombres; certains sont proches de la certitude et il faudrait une énorme armée ou un terrible fléau pour modifier ces chemins, d'autres sont enveloppés de brouillard et j'ignore quelles routes en partent et en mènent.
-Peut-être n'est-ce qu'un autre sentier qui mènera à la même forêt.
-Espérons-le.
J'entendis des pas se rapprocher de la sortie et me cachai un peu plus. Je vis le professeur Mc Lagan sortir et Firenze fermer la porte. Aucun d'eux ne semblait m'avoir remarquée. Dans quoi avais-je mit les pieds ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire de chemins et de changements ? Pourquoi parlaient-ils de Malefoy et d'Amy Landers ? Pourquoi Firenze avait-il appelé le professeur Mc Lagan 'Dalahith' ?
…
Des jours durant, je cherchai ce qu'était un Dalahith. J'obtins même du professeur Flitwick une autorisation pour fouiller la Réserve. Mais sans succès. Je profitais de mes recherches pour copier diverses recettes de potions ou d'anciens sortilèges. Mais nulle trace des Dalahiths. Je commençai à douter de ce que j'avais entendu. Peut-être avais-je mal comprit ce que Firenze avait dit, peut-être était-ce un autre mot qu'il avait prononcé et mon souvenir l'avait déformé.
Je ne fus pas tout de suit consciente de mon obsession pour ce mot, Dalahith. Pour moi, il ne s'agissait que d'une simple recherche pour assouvir ma curiosité. Je pris conscience de cette obsession lors d'un entretien avec le professeur McGonagall.
-Vos notes sont en forte baisse, miss Granger. Vous n'êtes plus attentive en cours, vous semblez toujours ailleurs. Que se passe-t-il ? Vous avez des problèmes d'ordre personnel ? Vous pouvez m'en parler, vous savez.
Je faillis éclater de rire. J'assurai ma directrice que tout allait bien, que ce n'était qu'un peu de fatigue et que tout rentrerait dans l'ordre d'ici quelques jours. C'est comme ça que la passion qu'avait engendrée un mot s'estompa lentement jusqu'à être oubliée. Mes notes remontèrent et la routine se réinstalla.
…
Un samedi après-midi, je déambulais dans les couloirs du septième étage, couloirs rarement utilisés du fait de la présence des appartements des professeurs. A l'extérieur, un épais rideau brumeux était tombé sur le château. C'était un temps à fantômes, un temps propice aux réflexions sur soi-même, aux souvenirs.
Je repensais une fois de plus aux Dalahiths et à ce qu'avait dit Firenze. Les mêmes questions m'assaillaient depuis deux semaines. Pourquoi avaient-ils parlé de Malefoy et d'Amy ? Qu'étaient ces changements qui s'étaient produits ? Pourquoi parlaient-ils de chemins qui divergeaient ? Le professeur Mc Lagan avait-elle le pouvoir de lire l'avenir ? Venait-elle de l'avenir ? Non, ça ne concordait pas. Elle n'aurait pas giflé Rogue s'ils ne s'étaient pas connus dans le passé. Que s'était-il passé entre ces deux-là ?
J'en étais là de mes réflexions lorsque je me figeai. Une porte à ma droite était entrebâillée. La lumière qui s'échappait de la pièce se reflétait sur le mur d'en face et éclairait le couloir d'une chaude lumière orangée. Qui pouvait bien occuper cet endroit ? Et surtout pourquoi ?
Sans faire de bruit, je m'approchai de la porte et jetai un coup d'œil à l'intérieur. La pièce semblait vide, je décidai d'entrer. Un feu ronflait dans l'âtre à ma gauche. Le pourtour de la cheminée était sculpté de végétaux fidèlement représentés. Un grand bureau en chêne trônait entre deux bibliothèques à ma droite. Des papiers étaient éparpillés sur la table de façon erratique. Devant moi s'étendait une grande fenêtre qui laissait filtrer les quelques rayons qui parvenaient à passer au travers du brouillard. Un tapis moelleux s'étendait à mes pieds. Je m'approchai de la cheminée et laissai courir mes doigts sur une guirlande de lierre. C'était à croire que les végétaux avaient été pétrifiés puis fondus dans la pierre tant les détails étaient nombreux. Il y avait une atmosphère de sérénité, dans cette pièce. On avait envie de s'asseoir dans un des fauteuils présents, une tisane dans les mains et d'écouter la pluie tomber sans se soucier du monde extérieur.
-Qu'est-ce que vous faites là ?
La voix froide me fit sursauter. Je me retournai vivement et fit face au propriétaire des lieux. Les yeux froids se muèrent en yeux railleurs.
-Tiens, tiens. Granger… Où sont Potter et la belette apprivoisée ?
-Malefoy…
-En personne.
Il s'était adossé au chambranle, les bras croisés. Il ne portait pas son uniforme scolaire mais un pantalon droit et un chandail sous lequel se trouvait une cravate noire. Je tus mes questions concernant son accoutrement.
-Comment se fait-il qu'un élève ait accès à une pièce se trouvant dans le couloir des professeurs ?
-Qu'est-ce que ça peut te faire ?
-Curiosité, Malefoy. De la simple curiosité. Alors ?
Il me darda d'un regard glacial et je le soutins. Il ne semblait pas vraiment en colère du fait de mon intrusion.
-Alors ça ne te regarde pas. Je ne me mêle pas de tes affaires alors ne te mêle pas des miennes. Maintenant sors d'ici.
Il traversa la pièce et alla s'asseoir au bureau. Voyant que je ne bougeais toujours pas, il releva les yeux des papiers qu'il était en train de consulter.
-Tu n'as pas comprit ? Sors d'ici ! Je t'interdis d'y remettre les pieds !
Son ton était tellement venimeux que je n'insistai pas et sortis de la salle d'un pas rapide. Je n'avais de cesse de me demander ce que Malefoy faisait dans cette pièce. Pourquoi avait-il accès à un étage réservé d'ordinaire aux professeurs et à leurs appartements ? Qu'y faisait-il ? Pourquoi les documents étalés sur le bureau portaient l'en-tête du Groupe Denasius-Nimbus ? Qu'avait-il à voir avec le leader du marché du balai de course ?
…
-Calleigh ! Bons dieux, mais attends !
Danger ! Je me collai contre le mur du passage secret et regardai passer le professeur Mc Lagan passer. Ses traits étaient sereins, comme à son habitude, mais je sentais sa colère. Non. Pas de la colère. Elle était enragée. Enragée contre…
-Fous-moi la paix, Severus !
Severus Rogue la suivait. Il semblait contrarié, limite en colère. Mc Lagan avançait à grands pas sans se soucier de son poursuivant. Ils dévalèrent un escalier et s'enfoncèrent dans un couloir. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer entre eux pour qu'ils agissent comme des première année ?
Je sortis de ma cachette en me posant six fois plus de questions qu'en me levant ce matin.
Et il n'était que quinze heures…
…
Session du Groupe de Défense. Tout le monde avance rapidement grâce à Harry, au professeur Mc Lagan et à l'entraide entre élèves. On aurait pu se croire à une session normale. Et pourtant, nous reçûmes la visite de quelqu'un qui se faisait plutôt rare depuis quelques temps.
-Il paraît que c'est ici qu'on apprend à être de bons petits sorciers.
Sa Seigneurie Drago Malefoy nous gratifiait de sa présence. Inutile de préciser que ses paroles ne furent pas accueillies de très bonne grâce.
-Mesdemoiselles, messieurs, Drago Malefoy nous fait l'honneur de sa présence ! déclama Harry sur un ton emphatique. Que pouvons-nous pour toi, Malefoy ? Quel incroyable hasard t'a conduit en ce lieu ?
-La curiosité, Potter, répondit-il.
J'avais une singulière impression de déjà vu sauf que nous étions dans un bureau utilisé par un élève dans un couloir interdit à ses semblables.
-Tu ne vas pas me dire que la seule curiosité t'a conduit jusqu'à nous. Me tromperais-je en affirmant que le fier Serpentard que tu es ne se laisserait pas aller à suivre cette notion propre à nous autres impétueux Gryffondors ?
Malefoy sourit malicieusement en hochant la tête.
-Je te pose cette question, cher ennemi : que viens-tu faire en ces lieux, objets des sarcasmes des tiens ?
Le sourire de Malefoy s'agrandit encore tandis que pétillait une lueur dans ses yeux. Je ne savais pas ce qu'il venait faire ici mais je pressentais que c'était important. Je voyais l'Histoire comme un jeu d'échec avec lequel jouait les Puissances. Cependant, toutes les pièces n'étaient pas blanches ou noires. Certaines étaient grises et pourvues d'une volonté propre. Ils allaient et venaient dans le récit, dispensant à leur gré aide et renseignement aux personnes qu'ils jugeaient dignes de recevoir cet enseignement. Drago Malefoy était l'une de ces pièces.
…
… …
-Vous me ferez deux rouleaux de parchemin sur la potion de Barnova. Lundi matin, sur mon bureau. Pas une seconde de retard ou Rusard se fera une joie de restaurer les anciennes retenues.
Les septième année notent ce qu'ils ont à faire pour dans deux jours et sortent. Un troupeau d'hippogriffes aurait fait moins de bruit. Merlin, que j'étais ravi de ne pas avoir cours, demain…
…
Potter… Depuis notre 'conversation' de pendant les vacances, je n'arrête pas de penser et de repenser à ce qu'il m'a dit. Etait-il toujours obligé de faire l'intéressant ? Pourquoi pensait-il devoir tuer le Seigneur des Ténèbres ? Se pensait-il plus puissant que Dumbledore ?
-Potter n'est qu'un petit prétentieux qui veut toujours plus d'or sur son blason, me dis-je à moi-même tandis que je regagne mon bureau.
-Ton opinion sur Harry Potter n'a pas changée, à ce que je vois.
-Tel père, tel fils, Calleigh.
-Ne crois-tu pas qu'il serait temps d'évoluer ? Severus… Harry n'est pas comme son père. Il te l'a dit lui-même. Ce que t'a fait James, Harry ne le ferait jamais. Et tu le sais. Même si tu ne veux pas l'admettre.
Je me retourne et la regarde. Elle est différente de d'habitude. Ses cheveux sont tressés en une multitude de tresses plus ou moins épaisses qui dégagent son front et font apparaître le petit demi-cercle qui siège sur le haut de son front. Elle n'a pas revêtu l'une de ses tenues de combat mais une longue robe orange. Cette tenue me rappelle quelque chose. Calleigh sourit. Elle sait.
-Les Feux de Beltane.
Je me souviens.
-Notre première rencontre.
J'avais rencontré Calleigh l'année de nos seize ans. Nous avions participé aux Feux de Beltane selon la volonté de mes parents, pour ma part, et de Viviane, tutrice de Calleigh. Les Feux de Beltane sont une cérémonie celtique qui se déroule le premier jour du mois de Mai durant laquelle on célèbre l'union du Dieu et de la Déesse. Plusieurs jeunes hommes partent en chasse du Cerf, symbole du Dieu tandis que la jeune fille attend le vainqueur sur un lit sacré. J'avais été ce vainqueur et Calleigh avait été cette jeune vierge symbolisant la Déesse. Elle n'avait pas encore été marquée du sceau de la Déesse, ce fameux demi-cercle.
Lorsque je l'avais revue à Poudlard, je l'avais tout de suite reconnue. Non pas à ses traits, nous avions été masqués. Je n'avais pu oublier ses yeux… son odeur… ses mains… Je n'aurais pas dû la reconnaître et encore moins nouer des liens d'amitié avec elle. Mais je l'avais fait. Nous savions tous les deux que ce que nous faisions était interdit. Calleigh était à présent une apprentie prêtresse de la Déesse et moi le rejeton d'une famille Noire. Nous avions fait extrêmement attention à ce que personne ne connaisse la nature de la relation qui nous unissait. Pour les autres, je n'étais qu'un garçon auquel Calleigh pouvait s'intéresser.
Après nos études, je la perdis de vue, malgré ma promesse de la tenir au courant de ce que je devenais.
-La vie fait tourner la roue du temps comme l'eau celle des moulins. Il faut se faire une raison, c'est comme ça.
Nous sommes arrivés devant mon bureau. Je l'invite à entrer mais elle refuse. Elle à autre chose à faire.
…
Le point de rendez-vous n'est jamais le même. Aujourd'hui, c'est un Manoir sur la côte, près de Penryn, à la pointe sud de l'Angleterre. A chaque fois c'est la même chose. Le réveil de cette satanée Marque, le renforcement de mes défenses mentales et le départ pour ce lieu maudit. Ils sont tous là. Tous ceux qui lui ont dévoué leur vie. Tous ces larbins sans cervelle qui ne le suivent que pour acquérir du pouvoir… Quand on pense que la majorité de ces idiots sont issus de Serpentard, c'est à vous dégoûter d'être le directeur de cette prestigieuse Maison.
Je sens une tension dans mon esprit. Je ne connais que deux Legillimens. L'un est à Poudlard et l'autre… l'autre arrive. J'entends déjà les ondulations de Nagini sur le sol et les sifflements de son maître. Je suis certain qu'aucun de mes 'camarades' n'a encore perçu se présence. Ils sont tous là, en train de discuter entre eux tandis qu'il les observe, qu'il les juge, qu'il prépare ses sentences. Quels beaux serviteurs, n'est-ce pas, Maître. Parmi eux, combien donneraient leur vie pour sauver la vôtre, milord ? Un ? Deux, peut-être. Vous savez bien que la plupart ne vous suie que pour le pouvoir que vous leur donnez.
Il manque quelqu'un… Bellatrix Lestrange n'est pas au rendez-vous. Où est-elle passée ? Elle n'était pas dans les dernières arrestations, sinon l'Ordre m'en aurait informé.
Un bruissement de robe sur le sol. Un sifflement plus fort que les autres. Toutes les conversations s'éteignent comme autant de petits brasiers. Nous nous mettons en rang, presque au garde à vous.
-C'est une joie de vous revoir, mes amis.
Les ombres qui enveloppent un coin de la pièce se retirent. Notre maître est assit sur une sorte de trône, Nagini enroulé à ses pieds. Le Seigneur des Ténèbres mérite bien son nom. Il joue avec les ombres comme d'autres jonglent avec des sabres.
-Maître, pourrais-je dire quelque chose ?
-Je t'en prie, Cormac.
-Mon fils, Blaise, m'a envoyé une missive indiquant le refus du jeune Drago Malefoy de suivre les pas de son père.
Les Mangemorts s'agitent. On ne refuse pas impunément sa vie au Seigneur des Ténèbres. Celui-ci ne laisse d'ailleurs rien filtrer de son humeur mais on sent qu'il n'est pas ravi de cette nouvelle. L'atmosphère est plus froide que quelques minutes auparavant. Il faudra que je mette Dumbledore au courant.
-Ce garçon me déçoit. J'attendais beaucoup de lui. Il faudrait lui faire comprendre que je déteste être déçu. Tu en chargeras ton fils, Cormac.
-A vos ordres, Maître.
Je déteste être témoin de cette soumission. Comment peuvent-ils engager leurs enfants dans une lutte qui ne les regarde pas ?
Il n'avait pas à tuer un Mage Noir.
Aurait-il un rôle à jouer dans cette guerre ? Comment un gamin d'à peine seize ans pourrait-il tuer un Mage Noir qui a décimé certaines des plus puissantes familles d'Angleterre ?
-Puisque nous en sommes au chapitre Poudlard, qu'en est-il de nos jeunes amis ? Ont-ils reçu leur paquet ?
-Pas encore, Maître. Nous sommes en train d'y adjoindre quelques modifications.
-J'ai hâte de voir ça. Je veux que notre amie l'ait entre les mains demain matin. Ils pourront ainsi apprendre ensemble.
-Bien, Maître.
Il a dans les yeux une lueur malsaine, une lueur qui ne présage rien de bon. Qui sont les personnes dont il vient de parler ? Les rejetons de Mangemorts qui suivront les traces de leurs parents ? Et quel est ce paquet qu'ils doivent recevoir ?
-J'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons des invités, ce soir.
Chuchotements dans le groupe. Que veut-il dire par 'des invités' ? Je ne suis pas à mon aise. Les lourdes portes s'ouvrent. Tout le monde tourne la tête vers les cinq personnes qui entrent. Deux d'entre elles sont attachés et maintenues sous Imperium par les trois autres. Je reconnais le meneur du groupe.
-Bellatrix, ma chère. La chasse a-t-elle été bonne ?
-Oui, Maître. Nous avons réussi à en capturer deux.
Elle parle comme un chasseur ayant attrapé je ne sais quel gibier. Les 'chasseurs' font s'avancer les prisonniers et les forcent à s'agenouiller devant Voldemort. J'ai l'impression de les connaître… ce qui n'est pas pour me rassurer…
-C'est gentil de vous joindre à nous.
-Vous l'avez demandé avec tant de gentillesse que ç'aurait été impoli de refuser.
Elle a du cran, cette fille. Avoir été passée à tabac par Bellatrix et ses hommes et s'en être sorti vivant n'est déjà pas une mince affaire, alors répondre au Lord Noir quand on a des côtes cassées et un visage déformé par les hématomes est suicidaire. Etonnamment, Voldemort sourit à cette provocation.
-Messieurs, j'ai l'insigne honneur de vous présenter Eílís O'Connell et Aymeric Dinthorn, Aurors et membres du très secret Ordre du Phoenix.
Eílís et Aymeric ? Que font-ils ici ? Ils n'étaient pas prêts à partir en mission ! Je l'avais dit et redit à Dumbledore !
-Severus, tu te sens bien ?
-Très bien. Je me disais juste que Dumbledore était un idiot d'envoyer des bleus au casse-pipe.
-Que veux-tu, les sorciers blancs sont tous des crétins.
Un éclair blanc stoppe notre conversation. Eílís et Aymeric se retrouvent allongés sur le sol, tremblants de tous leurs membres. Bellatrix a un rictus de plaisir. Cette femme est le mal incarné. Elle aime faire souffrir. Elle a toujours été comme ça. Elle a bien sa place aux côtés du Seigneur des Ténèbres. Celui-ci, sourire aux lèvres, se lève de son siège – de son trône – et vient s'agenouiller auprès de ses victimes. Il joue avec une mèche des cheveux d'Eílís, laquelle essaye vainement de s'éloigner de cette main meurtrière.
-Vous avez raison de trembler devant moi, pauvres limaces ! Mais vous me devez plus que de la peur… Vous me devez au moins la terreur…
C'est dans ces moments que je comprends pourquoi on ne peut pas lui résister. Il irradie de lui une telle puissance ! Il faudrait être aussi puissant que Dumbledore pour ne pas être prit dans la tourmente qu'il déclenche avec un simple regard.
-Bellatrix, pourrais-tu emmener nos amis en promenade, s'il te plaît ?
Cette folle arbore un sourire mielleux. Elle s'incline face au Maître et se retourne vers les prisonniers. Ceux-ci se recroquevillent sous le regard qu'elle leur lance. Elle mériterait un internement à vie à Ste Mangouste à défaut d'une perpétuité à Azkaban sous la borne des Détraqueurs. Ils n'auraient pas pu attendre avant de se rebeller envers les autorités ? Je suis sûr qu'ils auraient été ravis de nous débarrasser de cette cinglée.
Je ne préfère pas imaginer ce qu'ils auront à endurer pour payer leur intrusion dans le domaine du Seigneur des Ténèbres.
…
-Eílís et Aymeric ont été capturés !
-Vous êtes sûr de vous, Severus ?
-Parce que j'ai l'air de plaisanter ? Je viens d'assister à leur condamnation à mort ! Exécution accomplie par la folle Lestrange ! Je vous l'avais dit, qu'ils n'étaient pas prêts ! Ils étaient trop jeunes, ils n'auraient pas dus y être envoyés ! C'était une mission pour des hommes expérimentés, pas des bleus !
-Severus !
Il n'est pas habitué à me voir exprimer mon humeur. J'arrête de faire les cent pas et le regarde. Dumbledore… êtes-vous encore sûr de vos décisions ? Faites-vous ce qui est bon, pour nous ou nous enfonçons-nous dans un abyme dont la seule issue est la mort pour nous tous ? Que disent les étoiles, sur notre avenir ?
-Je ne les ai pas envoyé… Ils y sont allés de leur seule volonté, sans m'en référer à l'avance. Je déplore leur mort autant que vous, Severus. Cependant, nous devons continuer et vous le savez. Si nous reculons après chaque mort, cette guerre ne finira jamais.
-Qu'est-ce que Potter a avoir dans cette histoire ?
Pendant un instant, Dumbledore est surprit. Ses yeux s'ouvrent de même que sa bouche. Comment suis-je au courant, telle sera sa première question.
-Comment savez-vous qu'il a un rôle à jouer ?
Bingo ! Dommage que je n'ai pas parié.
-Il me l'a plus ou moins dit lors d'une de nos… entrevues.
-Severus… Vous ne devez pas savoir… Je n'ai aucun doute sur vos qualités d'Occlumence, mon ami, mais je ne préfère pas tenter le diable. Qui sait ce qui peut se passer.
Je lève les bras au ciel. Etre tenu dans l'ignorance m'exaspère au plus haut point, encore plus que de voir Londubat rater une simple petite potion de rien du tout. Enfin… Londubat est un Gryffondor, et les Gryffondors sont des idiots, c'est bien connu.
-Severus, je sais que vous comprenez pourquoi je ne vous mets pas dans la confidence. Ne m'en veuillez pas mais…
-Je sais, la sécurité avant tout. En parlant de sécurité, il serait sage de faire surveiller le jeune Malefoy.
-Pourquoi donc ?
-Parce que ce jeune homme refuse d'entrer au service du Seigneur des Ténèbres.
-Il refuse ?
Dumbledore semble estomaqué. Je dois dire que la nouvelle m'a également surprit. Qui eu crût que ce fils de Mangemort déciderait de ne pas suivre les traces de son père ?
-Severus, je vous charge de sa sécurité…
-Pardon ?
-Je veux que vous le protégiez, nous ne pouvons pas nous permettre de le laisser se faire tuer. Il sait beaucoup de choses qui pourraient nous être utiles et…
Je sors sans le laisser finir et sans un regard en arrière. J'ai les nerfs à vif. Il faut que je me repose ou le château ne sera plus qu'un champ de ruines. Je dois avoir encore une fiole de Philtre de Paix, au laboratoire.
…
Je suis étendu sur mon lit, les bras sous la tête. La chambre est plongée dans l'obscurité. Il n'y a plus un bruit, dans le château. Ils sont tous au Royaume de Morphée. Pourquoi n'ai-je pas accès à cet endroit si paisible ? Est-ce la punition d'une quelconque divinité pour me châtier de mes crimes ? Sont-ce mes victimes qui cherchent par ce moyen à se venger ? Est-ce mon inconscient, chargé des ombres de mon passé, qui m'évite ainsi de sombrer dans les cauchemars de la nuit ?
J'aime la nuit. Je peux laisser tomber ce masque qui devient plus lourd à mesure que je vieillis. La mort m'apportera-t-elle la paix de l'esprit à laquelle j'aspire tant ou au contraire me condamnera-t-elle aux regrets éternels ?
Les habitudes octroyées par une vie de danger ont du mal à s'estomper. Je suis toujours sur mes gardes, attendant un quelconque danger. Quant à dormir, c'est là un luxe que je ne peux plus m'offrir depuis longtemps. Autant mettre ce temps à profit.
…
-Essaye encore.
-Je n'y arrive pas !
-Tu ne veux pas, c'est différent.
On dirait les voix de Calleigh et de Potter. Qu'est-ce qu'ils font dans les sous-sols à cette heure ? Je m'approche de la pièce et observe la scène. Calleigh – jogging, débardeur – et Potter – pantalon large, torse nu – sont assit sur une estrade en plein centre de ce qui semble être une cathédrale. Je m'approche un peu et me fige.
Il y a quelque chose dans l'air. Quelque chose de différent de l'atmosphère du château. Il me faut un moment pour réaliser que ce quelque chose de différent s'appelle la Paix Intérieure. Pour la première fois depuis des années, je suis en paix avec moi-même. Je n'entends plus les milliers de voix me rappelant mon passé. Je reste figé tellement le changement est brusque.
-Severus !
Je sursaute. Je me suis laissé emporter par ce flot de bien-être. Calleigh me regarde, un sourcil levé. Elle doit se demander ce que je fais là. Potter, assit en tailleur, me lance un regard noir mêlé de fatigue. Je ne sais pas ce que j'ai interrompu mais ça a l'air important. Potter se lève et se dirige vers une autre porte, au fond de la pièce.
-Harry !
Il ne l'écoute pas et disparaît dans l'obscurité. Ses pas s'éloignent et la porte se referme. Je me tourne vers Calleigh au son d'un soupir.
-Il n'y arrivera jamais…
-Il n'arrivera jamais à quoi ?
Elle soupire de plus belle et balaye l'air d'un vague geste de la main.
-C'est… sans importance. Que fais-tu debout à cette heure ?
-Insomnie. Et toi ?
-Rendez-vous.
-Avec Potter ?
-Avec Harry, oui.
Elle se lève et s'étire. Elle me fait penser à une tigresse, quand elle fait ça.
-Qu'est-ce qui te fait sourire ?
-Je te raccompagne à tes appartements ?
-C'est gentil mais j'ai besoin d'être un peu seule.
Elle s'engouffre dans une pièce du fond, à droite de celle dans laquelle s'est engagé Potter. Qu'est-ce qu'elle peut bien faire avec lui au milieu de la nuit ? Qu'est-ce qu'il n'arrive pas à faire ? Que se passe-t-il entre ces deux-là ?
…
Je surveille attentivement la distribution du courrier. Voldemort voulait que ça arrive aujourd'hui. Mais quoi ? Ce peut être n'importe quoi !
-Pourquoi regardez-vous la distribution avec autant d'attention ?
Je me tourne vers Minerva. Elle s'installe en claudiquant et pose sa canne à côté d'elle.
-J'essaye de déterminer la forme que prendra le ver qui nous mènera à notre perte.
-Que voulez-vous dire ?
-Voldemort a envoyé quelque chose à quelqu'un, j'essaye de savoir ce que c'est et à qui c'est adressé.
Je fixe un hibou transportant un paquet cubique de petite taille. Il le pose devant une jeune Serdaigle qui le range immédiatement, sans autre forme de procès. Probablement un paquet de sucreries de ses parents.
-Et vous pensez qu'il l'a envoyé à un élève ?
-C'est possible.
-Aucun de mes Gryffondors ne serait…
-Minerva, les Gryffondors sont des êtres humains, au même titre que les Serdaigles, les Poufsouffles et les Serpentards. Savez-vous quelle est la principale raison qui fait que les gens suivent le Seigneur des Ténèbres ?
Elle fait non de la tête.
-Le pouvoir. La cupidité. Ils le suivent parce qu'ils veulent avoir plus de pouvoir. Un Mangemort est un être humain. N'imaginez pas qu'il n'y a que des Serpentards, dans les rangs. J'y ai croisé des Gryffondors et des Serdaigles. Ne croyez pas que, parce qu'ils sont sous votre directorat, ils sont épargnés. Les Gryffondors ne sont pas différents des Serpentards, Minerva. Le mal peut surgir même dans l'âme la plus pure.
Je me lève et sort de la salle. Je lui ai laissé suffisamment matière à réfléchir pour le week-end.
…
-Croyez-vous que Calleigh puisse convaincre les siens de nous prêter main forte pour cette guerre ?
-Les Dalahiths nous ont déjà offert l'aide d'un membre de leur clan, nous ne pouvons leur demander plus.
Je me fige au beau milieu de couloir. Qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi Flitwick parle des Dalahiths ? Et quel rapport avec Calleigh ?
« … les siens… »
« … membre de leur clan… »
Ne me dites pas… Elle n'en fait pas partie, n'est-ce pas ?
-Severus, vous vous sentez bien ?
Ne peuvent-ils pas arrêter de me demander si je vais bien ?
-Très bien, dis-je les dents serrées. Excusez-moi, j'ai une potion sur le feu.
Je sors précipitamment et me met à la recherche de Calleigh. Comment a-t-elle pu accepter d'entrer dans un clan ? Quelle idée lui est passée par la tête ce jour-là ?
Elle est dans le parc, un livre sur les genoux. Et ce serait cette femme qui… ? Non…
-Calleigh !
Elle lève la tête de son livre. Son sourire disparaît lorsqu'elle constate mon humeur. Elle coince une feuille entre les pages, pose son livre sur ses genoux et attend la tempête.
-Ne me dis pas que c'est vrai !
-Bonjour aussi, Severus. Tu vas bien ?
-Tu fais partie d'un clan Dalahith !
Son regard s'assombrit.
-Comment l'as-tu découvert ?
-Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
Elle se lève et repart au château. Je lui emboîte le pas.
-Parce que ça ne te regarde pas.
-Et pourquoi, je te pris ?
Elle ne répond pas. Nous entrons dans le Hall.
-Calleigh ! Bons dieux, mais attends !
-Fous-moi la paix, Severus !
Qu'est-ce qu'elle m'énerve quand elle fait sa fière Gryffondor ! Nous nous engageons dans un couloir et montons les marches de l'escalier qui surgit à droite.
-Tout le monde sait qu'il ne faut pas croiser leur route !
-Eh bien je l'ai fait ! Et si ça peut te faire plaisir, je ne regrette pas un instant de l'avoir fait ! S'il y a une chose que je regrette, c'est d'avoir été Prêtresse.
-Pourquoi ?
Je ne comprends plus rien du tout. Pourquoi regretterait-elle sa participation à une organisation pacifiste ? Nous traversons un passage secret et nous retrouvons dans le couloir des professeurs.
-Calleigh !
Elle se retourne brusquement, me saisit le poignet et remonte la manche qui couvre la Marque des Ténèbres.
-Pour ça ! Pour tout ce que ça m'a fait !
-Explique-moi !
-J'avais quatorze ans à cette époque. C'était pendant les vacances de Noël. On était tous réunis, toute la famille. Au milieu de la nuit, des hommes sont entrés dans la maison et sont montés à l'étage.
Elle sert mon poignet encore plus fort.
-J'entendais les cris de ma mère et de mon père. J'étais là, devant la porte, prête à me précipiter dans la chambre de mes nièces. Elles avaient huit ans… Assassinées pour quelque chose qu'elles ne comprenaient pas… Assassinées au nom d'idées qui n'étaient pas les leurs… Je me suis cachée sous une table avant que les Mangemorts ne sortent. Personne ne m'a vue jusqu'à ce que les Aurors n'arrivent. Je me suis juré cette nuit-là de traquer les responsables jusqu'à ma mort… ou la leur…
Elle se tait un instant, lâche mon bras et agrippe le rebord d'une des fenêtres qui borde le couloir. Je ne comprends toujours pas. Qu'est-ce que cette tragédie a à voir avec le fait qu'elle regrette d'être allée chez les Prêtresses ? Je l'entends soupirer profondément.
-En acceptant d'être Prêtresse, je pensais qu'on m'apprendrait une nouvelle magie ou un moyen pour me venger mais non. Toujours la soumission. Toujours servir la Déesse. J'ai commencé à changer d'état d'esprit après les Feux de Beltane. Quelques semaines après mon ordination, je me suis faite Renonçante.
-Pourquoi ?
Elle se tourne vers moi. Elle n'est pas en colère. Elle fait une simple constatation.
-Parce que les Prêtresses ne valent pas mieux que les Mangemorts. Elles servent une Déesse comme vous autres servez un homme : sans penser par vous-même, juste obéir, subir et dire amen. Je ne voulais pas de cette vie de servitude !
Je ne la comprends pas. Elle regrette son choix et pourtant, elle n'est pas amère.
-Les Prêtresses m'avaient transformées en esclave. Les Dalahiths m'ont libérés de mes chaînes. Voilà pourquoi je ne regrette pas un seul instant mon engagement. Je me suis forgé un nouvel avenir grâce à eux. Ils m'ont donné la clé de mon passé et m'ont apprit à contrôler mes dons. C'est grâce à eux que je peux maintenant venir au secours de ceux qui en ont besoin. C'est pour ça que je suis ici.
-Pour Potter.
Elle hoche la tête.
-Et pourquoi a-t-il besoin d'un professeur particulier ? Après tout, il s'est sorti de situations assez exceptionnelles. Il ne devrait pas avoir besoin d'aide pour quoi que ce soit… à part peut-être en Potions.
-N'as-tu pas un poison à préparer au lieu de dire des âneries ?
-Je…
-Tu rien du tout. Je ne veux plus t'entendre. Maintenant tu m'excuseras, j'ai un livre à finir.
Elle rentre dans ses appartements sans autre forme de procès. J'entends une porte qui se referme discrètement. Le temps que je regarde d'où ça vient, il n'y a plus un bruit. Je retourne à mes potions comme me l'a aimablement suggéré Calleigh. En chemin, je croise un couple de première année. La Serdaigle qui a reçu le paquet cubique ce matin et un Poufsouffle. On dirait qu'ils ont les yeux vides, qu'ils avancent à la façon de deux automates. Je les regarde partir. J'ai un mauvais pressentiment.
-Les étoiles sont voilées.
Firenze est face à moi. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je ne comprends plus rien…
…
… …
Et un Sévichou qui ne sait plus où il en est. Vous l'aurez peut-être remarqué, la première partie est assez courte (elle m'a fait chier mais à un point !) tandis que la deuxième est longue (les ¾ du chapitre). Je dois dire que certains éléments de cette fameuse 2e partie sont prêts depuis… depuis un bout de temps (j'ai mal aux yeux, moi, tout d'un coup).
Miss Kazy (que j'ai bien failli appeler Krazy… tu m'excuses ?). Tu sais, damoiselle, en lisant ton ch'tit mot, j'ai eu l'impression de lire une remarque de ma prof de français sur une dissert'. Pour les fautes, je plaide coupable, j'ai pas relu avant de poster (et j'en suis ravie, sinon il ne serait toujours pas en ligne). Tu me diras si il y en a encore dans celui-là ? J'va te dire, j'espère aussi que la page blanche durera pas trop (comme je suis partie, c'est comme demander aux nuages de ne plus faire la pluie (j'ai trop écouté en cours, moi)). En tout cas, marci tout plein damoizelle et à la prochaine !
La review la plus courte que j'ai jamais eue… Je répondrai tout aussi courtement : ravie que tu adores, Thealie.
(crie) Mimiiiii Alors toi, faut que je te remercie tout spécialement ! Depuis que tu m'as parlé des moutons jamaïcains, je ressors toujours cette expression. Passons… Y'a 'féctivement une toute 'tite (mais vraiment petite, miiiiiiinuscule) référence au Saigneur des Agneaux (je m'étonne que tu l'aies trouvée, d'ailleurs ). Ben tiens, serais-tu capable de trouver toutes les citations de film ? Attention, il y en a de différents films. Tu sais que cette phrase ('Je serai riri potter' étssétéra), je l'ai retravaillée je ne sais pas combien de fois (à la base, elle devait pas être en dernier mais en 2e, c'était celle où il dit 'orphelin' qui devait être en dernier ; 'fin bref, ça a été la merde). Pour ce qui est de la réaction de Calleigh, ben… ben je sais pas comment expliquer. C'est viendu comme ça, sans passer par la case départ. Dis-moi, où t'as planqué les 3 caisses de champagne qui restaient ? (Pour le Champomy, regardes derrière le minibar, tu devrais trouver). Allez, on s'appelle et on s'fait une bouffe !
Eh ! Une reviendante ! Youhou Marry ! C'est pas grave, si tu reviews pas à chaque chapitre, j'va pas te faire frire les entrailles pour si peu, tu sais. OJBECTION M'SIEUR LA PRESIDENTE ! Ma fic n'est pas réfléchie ! Pour preuve : le manque quasi-total de plan (et ça va pas s'arranger) ! Suis privilégiée ? Waaaaaaw ! Mimi ! Envois le Champomy ! C'est moi qui régale, ce soir !
Mam'zelle POH ! Pas d'humeur ? Viendez boire un pot avec Marry et Mimi, ça vous r'mont'ra l'moral !
Nous y voici, mesdemoiselles (j'ai bien que des demoiselles, rassurez-moi ! Me demande pourquoi on voit pas beaucoup de messieurs…), on en a fini pour aujourd'hui ('fin, vous en avez fini, moi je fais que commencer…). Etant crevée (et il est que 23 :17 un samedi soir), je me dois de vous laisser entre vous.
20 minutes et deux semaines plus tard, j'annonce avoir clos ce chapitre (vous avez pas idée du soulagement que c'est !).
A la r'voyure !
