Comme je l'avais annoncé il y a quelques temps déjà, j'ai commencé la reprise de cette fic qui ne me satisfaisait pas du tout. Les changement ne sont guère notables au début mais vous les verrez au fur et à mesure. En espérant que cette version puisse vous satisfaire autant que moi. Bonne lecture !
Titre : The Uchiwa'story.
Genre : humour, romance.
Couple : SasukexNaruto
Résumé : Sasuke dirige une grande entreprise. Pour ne plus subir l'assaut des mères de familles en quête d'une proie pour leur progénitures, il paie Naruto afin qu'il l'aide à éloigner la horde de ses fans.
8. C'est la guerre !
Après l'incident au restaurant, une guerre interne et particulièrement violente débuta. Vexé d'avoir été roulé dans un plan qu'il avait brillamment conçu, et le brio avec lequel il fut contré, Itachi se promis de faire de la vie de Gaara un enfer.
Un matin, Naruto se leva, tout sourire. Cette journée commençait sous les meilleurs auspices : Sasuke semblait bien disposé à son égard, peut-être même qu'il s'excuserait ! Songea-t-il avec le sourire. Après tout ce qu'il lui avait fait subir…
Il descendait tranquillement les marches lorsque son pied dérapa. En tentant de se raccrocher, son autre pied entra en contact avec un liquide suspect, lui faisant dévaler les escaliers pour rouler jusqu'aux doubles portes d'entrée, qu'il percuta avec un bruit sourd.
L'ayant vu passer, Genus se précipita à sa rencontre pour s'enquérir de sa santé.
— Tout va bien ! Le rassura Naruto. Enfin, je crois !
— Qu'est-ce qui se passe ici … Naruto ?
— Attention !
Sasuke dévala les marches.
— Ouahhh !!!
N'y tenant plus, Naruto éclata de rire. La vision d'un Sasuke tiré à quatre épingle dégringolant les marches sur son postérieur pour glisser jusque vers lui, un air totalement ahuri sur le visage eut raison de sa frayeur.
— Tu trouve ça drôle ? Sasuke le fusilla du regard.
Le rire du blond redoubla. La scène fut bien trop comique. Même Genus pouffa. Discrètement, bien sûr !
— Avez-vous ciré les marches ce matin ?
Le majordome se reprit aussitôt.
— Non maître, les servantes le font habituellement pendant la nuit pour que la cire ait le temps de sécher.
Sasuke fronça les sourcils, songeur. Ce serait encore une idée d'Itachi que ça ne l'étonnerait pas ! Une main entra dans son champs de vision. Il leva la tête pour y trouver au bout le sourire éblouissant de son fiancé.
— Allez viens, je vais t'aider.
Il le tira un peu trop fort, le recevant tout contre lui.
— Oups ! Pas trop de mal ?
Sasuke eut alors un comportement que Genus tint à conserver dans ses annales : il se mit à geindre, simulant à souhait une douleur que le majordome jugea de purement feinte. Décidément, songea-t-il alors qu'il se rendait aux cuisines, Sasuke l'étonnerait toujours.
Cet incident aurait pu paraître isolé s'il ne s'était pas reproduit avec une rare coïncidence.
Un matin, Gaara avait disparu. Personne ne s'étonna de son absence, il était fréquent qu'il se rende au chevet de leur sœur. Mais il ne réapparut pas la nuit tombé.
— Il doit être avec Lee ! Tenta de se rassurer Naruto. Ce n'était pas le genre de son frère de partir sans le prévenir.
Mais au bout du deuxième jour, il commença franchement à s'inquiéter.
— Ce n'est pas normal !
— Appelle-le ! Suggéra Sasuke, fatigué de le voir marcher de long en large à travers le salon. Après tout, Gaara était un grand garçon.
L'état de Naruto empira lorsque Sasuke reçu un coup de fil de la police. Ils avaient retrouvé Gaara ! Le blond parvint à peine à contenir son stress durant le trajet jusqu'au commissariat. A peine garé, il sauta du véhicule pour s'engouffrer dans le bâtiment.
Il bouscula sans remord l'homme devant le bureau de l'accueil.
— Où est mon frère ?
— Monsieur, calmez-vous ! Dit tranquillement l'agent, un beau brin de mec. Enfin, pour le peu que Sasuke puisse voir avec ses lunettes de soleil et le col de son manteau relevé jusque sous le nez. Quel est son nom ?
— Hey ! S'insurgea le pauvre malmené. J'étais là avant.
Le stoïcisme de l'agent eut raison de ses jérémiades. L'homme abandonna, obligé de patienter.
— Gaara Uzumaki No Subaru.
— Oh ! L'exhibitionniste retrouvé avec une pancarte « mangez-moi ».
— Quoi ?
— Naruto, calme-toi ! Sasuke se posta derrière lui et entreprit de le réconforter en lui massant légèrement les épaules.
— C'est quoi cette histoire ? Gaara n'est pas exhibitionniste !
— …..
— Vous êtes de la famille du roux ? Demanda une voix derrière. Le couple se tourna pour faire face à un jeune flic guère plus grand que Sasuke, coiffé en ananas.
— Vous êtes ?
— Commissaire Nara. Suivez-moi, votre frère se trouve dans mon bureau.
Sasuke eut du mal à retenir son blond de foncer tête baissé. Mais arrivé devant la porte, Naruto n'y tint plus et entra sans ménagement pour sauter sur son frère, les envoyant rouler par terre.
— Gaara ! Il palpa la surface de son corps, à la recherche de la moindre blessure visible ou pas.
— Tout va bien, Naru !
Le roux se redressa tant bien que mal, releva la chaise et se rassit.
— Galère ! Marmonna le Nara en s'installant derrière son bureau. Son regard fatigué sonda ses vis-à-vis puis il tira un épais dossier d'un tiroir, qu'il balança sans ménagement au roux. « Reprenez-ça et tirez-vous ! »
— Quoi ? Scanda Naruto. Mon frère s'est fait agressé et c'est tout ce que vous faites ?
— Je crois que vous savez aussi bien que moi la raison pour laquelle il n'y aura pas de poursuites. Non ?
Ses prunelles chocolat filtrant à travers ses lourdes paupières brillait d'intelligence. Il savait ! Gaara sourit.
***************
— Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Mais Naruto eut beau demander, il n'eut aucune réponse. En traversant le hall d'entrée, ils croisèrent un Itachi drapé avec classe dans une tunique de soie rouge assorti à ses lentilles.
— Oh non, s'exclama l'aîné des Uchiwa. Un chien égaré !
— Tu sortais, n'est-ce pas ? Le tança Sasuke. Alors, casse-toi !
— Pas de souci pour ça, je déteste l'odeur de chien mouillé.
Plus tard, allongé dans son lit, Naruto rejoua la scène dans son esprit. Il avait parfaitement vu l'attitude de Gaara dès qu'Itachi était apparut : la plissure de ses lèvres, l'œil flamboyant et féroce… ça lui rappelait ses années de lycée lorsque son frère martyrisait les élèves. On toqua à sa porte puis celle-ci s'ouvrit, laissant entrer Sasuke.
— Je peux entrer ?
Naruto se redressa, tirant les couvertures sur son torse dénudé.
— Oui. Tu…es chez toi.
— Merci. Mais tu l'es aussi, tu sais !
Sasuke vint s'asseoir non loin, un peu mal à l'aise. Son intention de s'excuser venait de s'envoler dès qu'il avait aperçu cette peau si appétissante. Mais il n'était pas là pour ça !
— Je crois que nos deux frères sont en conflit.
— Pff ! Soupira Naruto. Ils sont tout deux trop orgueilleux pour reconnaître leurs tort, bien que je n'ai pas la moindre idée de ce qui l'a provoqué.
— Je crois que je me doute du sujet de discorde.
— Ah bon ?
Saske lui raconta ce qu'il suspectait. Le restaurant, les toilettes et la méprise. Naruto pouffa.
— Pourquoi suis-je toujours le dernier au courant ? Mais je ne comprend pas, ils son amant maintenant, non ?
— Si ça pouvait être aussi facile ! Marmonna Sasuke. Bref, je voulais te dire de faire attention. Ils n'en resteront pas là.
— Sasuke… Naruto le gratifia d'un sourire éblouissant. Il était touché de savoir que le brun s'inquiétait pour lui.
— Heu… bonne nuit alors.
Et il sortit, laissant un blond frustré seul dans son lit. Le lendemain, Naruto retrouva Gaara installé au salon.
— Tu es le premier ? S'étonna-t-il en s'asseyant.
— Je n'arrivais pas à dormir alors j'ai aidé Clarisse à faire le déjeuner.
Il lui présenta le plat de brownie fumant. Naruto en piocha un et y mordit avec plaisir, fermant les yeux pour apprécier le chocolat fondant.
— Ch'est délichieux !
— N'est-ce pas ? Le roux entreprit de servir tout le monde. Sasuke arriva peu après avec l'air de quelqu'un n'ayant pas dormi de la nuit et Naruto s'assombrit aussitôt : il se souvenait de l'allure du brun lorsque celui-ci se rendait chaque soir chez Kiba.
— Tu semble fatigué. Gaara s'efforça de parler d'un ton neutre.
— J'ai travaillé toute la nuit.
Naruto soupira, rassuré. Sasuke se pencha pour l'embrasser sur la joue avant de se consacrer entièrement à son plat.
— C'est très bon ! S'exclama-t-il à son tour.
— C'est Gaara qui les as fait ! Dit aussitôt Naruto, très fier.
— Rien que ça !
Itachi prit place sans saluer personne, se contentant de faire un clin d'œil au fiancé de son frère. Il dédaigna le thé pour plonger sur le café, remplissant sa tasse à raz bord.
— Alors tu aurais une quelconque utilité ?
Gaara ne répondit rien. Il jubilait intérieurement. Un sourire inquiétant sur les lèvres, il se contenta de regarder sa futur victime déguster son gâteau avec l'air d'un chat devant un pot de lait, ignorant sa gracieuse gestuelle, les long cils posés sur le velours albâtre de ses joues, cachant deux prunelles d'un noir envoutant.
— Mouais ! Avoua Itachi en léchant sensuellement ses doigts. Je dois avouer qu'il était à peu près bon.
— Il n'en reste pas une miette, ricana son frère. Etrange alors que tu n'as guère aimé, non ?
— Tu ne comprend rien, ignare ! C'est une question de politesse et je suis sûr que Naruto est d'accord avec moi. N'est-ce pas ? Ajouta-t-il en se tournant vers lui.
— Heu… oui.
Gaara se leva.
— Je vous laisse, je dois retourner aux écuries.
— Qu'est-ce que tu va faire là-bas ? S'étonna Naruto.
— Je vais finir d'aider Carter à nettoyer la paille des chevaux. C'est fou ce que cet animal peut rejeter comme « crottin ».
Cette phrase fut suivi d'une œillade particulièrement éloquente sur l'assiette vide d'Itachi qui se figea d'effroi.
— Je suis content que mes brownies ait été à votre goût. Et il articula bien ce mot.
Itachi bêmit, ses yeux noirs désormais fixés sur l'air angélique de Gaara. Les écuries ? L'enfoiré, il n'avait pas osé...
oh si !
Le rouquin lui jeta un regard narquois, son visage exprimant clairement la moquerie. Avait-il apprécié le goût fabuleux ? Atterré, Itachi renversa sa chaise pour courir jusqu'au toilette où il se fit vomir jusqu'au sang. Ce sale connard venait de marquer un autre point ! Il aurait dû être plus prudent.
Il le guetta toute la journée, avide de lui rendre coup pour coup. Le moment propice se présenta lorsque vers quatre heures, Gaara revint de son rendez-vous avec Lee. Le roux tourna en rond pendant dix minutes avant de décider d'aller regarder en film. Itachi régla les sons au maximum puis coinça la porte, hilare.
Les murs tremblèrent.
— Mais c'est complètement débile ! Naruto tenta de remettre son frère sur le droit chemin en démontrant la futilité de leur dispute. Mais rien à faire, Gaara était bien trop ivre de vengeance pour l'écouter. En réalité, il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas rencontré autant de résistance. C'était amusant, il pouvait faire ce que bon lui semblait, sachant que son adversaire serait à la hauteur et rendrait coup pour coup.
Les autres occupant de la maison vivaient dans la peur perpétuelle de se retrouver au milieu de cette guerre des nerfs.
****************
Gaara fulminait. Sa gorge le brûlait tellement qu'il avait la sensation que sa peau était en train de fondre. Ce salaud avait cersé du piment dans son verre !
— J'ai cru que tu t'étais brûlé. Naruto se tenait à ses côtés, angoissé.
— Tout va bien !
— Non, ça ne va pas ! Explosa Sasuke. Il y en a ras le bol de vos coup bas et je ne tolère pas que ça affecte les autres membres de ma maison. Non mais, regardez-le ! Hurla-t-il en désignant le blond qui sursauta. Je refuse qu'il soit constamment sous pression. Allez, viens !
Il le tira par le bras jusqu'à son bureau, l'obligea à s'asseoir avant de lui fourrer un verre entre les mains.
— Pourquoi réagis-tu comme ça ?
Naruto n'aimait pas les cris. Il en avait eu son comptant dans son enfance. Alors il évitait les conflit autant qu'il le pouvait.
— J'en ai assez de leur guerre stupide ! Sasuke tournait en rond, agitait les bras dans tout les sens, sourcils froncés. Et tu sais ce qu'il a osé me répondre, ce crétin ? « ce n'est pas comme si c'était moi qui avait commencé ! » Non mais, il croit avoir quel âge ?
— N'y pense plus, ce n'est pas grave.
Sasuke se figea, ses sourcils se fronçant plus encore. Il ne comprenait pas pourquoi Naruto excusait les dérives de son frère.
— Tu l'aimes ?
Cette question que Naruto n'attendait pas le prit au dépourvu. Le brun semblait en colère.
— De qui tu parles ?
— Tu as couché avec lui, non ? Ca forge des liens.
— Tu ne comprend pas.
— Bien sûr ! Maintenant, je ne peux pas comprendre !
— Sasuke…
— C'est bon, j'ai compris. Va donc dans son lit, puisque tu y tiens tellement.
Il sortit en claquant la porte. Que s'était-il passé ? Naruto se prit la tête entre les mains, perdu. Il ne savait plus quoi faire pour que tout redevienne tranquille. La guerre continua. Itachi déclara l'offensive en tentant de noyer Gaara dans la piscine. Ce qui eut pour résultat d'être à son tour enfermé dans le sauna. Genus le sauva de peu d'une mort certaine.
— Tu ne gagnera pas contre moi. Son doigt passa en une caresse sur le kanji. On ne joue pas dans la même cour alors laisse tomber autrement, tu y perdra des plumes. Ce n'est pas ça qui va me faire peur. Il m'en faut plus, un Uchiwa ne fuira jamais la queue entre les jambes. Il préfèrera mourir.
S'il s'était retourné au moment de quitter les lieux, il aurait pu apercevoir le regard plein de haine que lui jeta le rouquin. Le reste du mois fut une élévation vers l'escalade de la haine, entre les serpent glissé dans le lit aux photos compromettante assorti avec chantage. Sans compter les chutes dans les escaliers… tout était bon pourvu que ce soit humiliant.
Mais le summum arriva durant une belle journée. Un cri retentit, d'une telle douleur qu'elle alerta tout les occupant du manoir. Itachi déboula dans le salon pour se jeter sur Gaara. Les servantes, rameutés par le cri se mirent à hurler alors que Genus et Carter tentait de séparer les deux corps se roulant sur le sol. La bataille généra jusque dans le hall, où nombre de vases de la prestigieuse collection de porcelaine de Sasuke trouva une mort violente.
— Ca suffit !
Tout le monde se figea. Sasuke, les narines dilatés, s'empara des deux fautif pour les jeter chacun dans un coin de son bureau. Les domestiques s'enfuirent comme une volée de moineaux.
— Non mais c'est quoi ce bordel ? Vous ne pouvez pas vous comporter comme des adultes ?
— Il a rayé toute ma collection d'Audrey Hepburn ! Accusa aussitôt Itachi.
— Ne fait pas l'innocent, coupa abruptement son frère. Je te connais et si Gaara agit de la sorte, c'est uniquement pour répondre à tes provocations.
— Bien sûr, bouda Itachi. C'est moi le seul fautif...
— Tu devrais peut-être lui dire pourquoi tout a commencé, persifla le roux. A moins que tu ne veuilles pas que Naruto découvre que c'est parce que tu as essayé de le...
— Ta gueule ! Hurla Itachi.
— STOP !!! hurla Sasuke. Vous deux, dit-il en les désignant, sortez !
Les principaux concernés ne se le firent pas dire deux fois et décampèrent, échangeant un regard noir de promesse de souffrance à venir. Sasuke se laissa choir dans un canapé et ferma les yeux, tête en arrière. Il était épuisé. Faut à cette petite guerre, son temps fut employé à autre chose que la conquête de son blond, qu'il avait de nouveau négligé.
Par fatigue, il avait fuit sa maison, préférant le calme de son bureau même si cela voulait dire loin de l'objet de toute ses convoitises. Il regrettait d'avoir été bien trop fatigué pour conclure quoi que ce soit, chose qu'il regrettait amèrement. Un autre que Naruto serait allé voir ailleurs, ce qui différenciait ses ancien amant du blond, d'une patience à tout épreuve.
— Tu devrais te relaxer. Naruto, qui venait d'entrer passa derrière pour lui masser les épaules.
— Tu es si crispé, souffla-t-il à son oreille. Détend-toi !
— Mmm....continue, gémit le brun. Oui...comme ça...
Le blond fit le tour pour venir s'asseoir sur ses genoux et enfouir la tête dans son cou.
— Sasuke...
— Oui ?
— Je… j'aimerais que tu me fasses l'amour.
Enfin ! Ces quelques mots qu'il attendait tant venait d'être prononcé ! Sasuke ne se fit pas prier et prit ses lèvres dans un baiser enflammé qui les laissa pantelant tout les deux. Ses mains partirent à la découverte de ce corps qu'il serrait contre lui chaque nuit depuis deux semaines sans tenter quoi que ce soit d'autre. Sa bouche effleura la clavicule doré, qu'il mordit tendrement. Naruto se tendit dans un cri silencieux, la bouche ouverte.
Mais Sasuke ne voulait pas que leur première fois se passe dans un vulgaire canapé. Il souleva son homme entre ses bras pour l'emmener dans sa chambre où il l'effeuilla le plus lentement possible, découvrant chaque courbes de ses lèvres, laissant des sillons de feu sur sa peau caramel. Naruto gémissait de plaisir, la tête enfouit dans son cou. Ses hanches se balançait avec rythme et venait frôler l'érection du brun, lui arrachant à chaque contact un cri de plaisir.
Sasuke glissa ses mains sous ses fesses et s'allongea à demi afin de permettre à leurs entrejambes d'avoir un contact plus appuyé. Les deux hommes poussèrent un cri à l'unisson, emporté par le tourbillon d'émotion embrasant leurs veines. Sasuke mordait et suçait les tétons érigé de Naruto, sa langue glissa sur les abdos bien dessiné puis plongea dans le nombril, mimant l'acte sexuel. Le blond étouffa un cri, arrachant un sourire à son amant : un point érogène.
Ses doigts suivirent la ligne de poil blond qui partait du ventre pour se perdre sous le boxer. Il en taquina l'élastique, jouant un instant avec avant de s'y glisser pour empoigner le sexe dressé de Naruto et de lui imprimer un mouvement de va-et-vient. Le blond rejeta sa tête en arrière, yeux fermés, en extase.
— Sasu... Sasuke...
— Naruto, soupira le brun.
D'un mouvement de rein, il inversa les positions pour se retrouver couché sur le blond. Ses lèvres suçait et goutait la moindre parcelle de peau, ses dent mordait, taquinant sans cesse ses sens. Le blond perdit pied, emporté par un tourbillon de sensation. Il n'était plus qu'une poupée de chiffon entre des mains habiles, maltraité par cette langue qui le laissait pantois et sans volonté. De ses mains, il retraça les lignes du dos de Sasuke, jusque sur les fesses fermes et bien musclés qu'il pressa contre ses hanches.
Un cri mourut sur ses lèvres lorsqu'une langue s'enroula autour de son sexe. Si chaude et habile, elle lui arracha des soupirs et des tressaillement violent, le léchait de bas en haut avant d'être prit dans la fournaise d'une bouche. Perdu dans les méandres du plaisir, Naruto s'agrippa aux cheveux du brun, amorçant des mouvement de plus en plus rapide, jusqu'à ce qu'il atteigne les étoiles en hurlant le nom de son amant.
— Tu es sûr ? Dit le brun tout contre ses lèvres.
Naruto lécha amoureusement sa semence perlant à ses lèvres puis acquiesça. Sasuke se laissa déshabiller, rougissant sous le regard lubrique de son amant qui profita de sa léthargie pour embrasser sa peau pâle. Les corps s'échauffait de nouveau, les soupirs firent place au silence. Sasuke le prépara lentement avant de se positionner. Il le pénétra avec amour, s'obligea à ne pas bouger afin que Naruto s'habitue à sa présence. Le blond noua ses bras autour de son cou, l'embrassa et dans un murmure rauque, lui souffla quelques mot à l'oreille.
— Quoi ? Dit Sasuke, interloqué.
— Baise-moi ! Je t'en prie Sasuke, fais-moi tiens ! Prend-moi, maintenant. Fais-moi crier...
Le brun se mordit violemment la lèvre pour ne pas jouir en entendant la litanie de son amant. Mais ce n'était pas comme ça qu'il voyait les choses entre eux. Kiba, il le baisait mais Naruto, il allait lui faire l'amour.
— Je vais d'abord t'aimer, mon bébé. Oui, je vais t'aimer...aahh !!!
Naruto venait de bouger les hanches en prenant une pose lascive qui acheva de déconnecter Sasuke avec la réalité. Il commença à se mouvoir en son amant, s'enfonçant de plus en plus profondément, lui arrachant des gémissement. Voir Naruto sous lui, étendu sur les drap de soie, le visage rouge, les lèvres entrouvertes et les yeux brillant de plaisir et...d'amour ? Le poussa à accentuer la cadence. Tout à coup, le blond ouvrit grand la bouche dans un cri silencieux, le corps tendu à se rompre. Sasuke venait de toucher sa prostate.
— Sasuke... Mmmm ...encore…han ...plus vite !
Ce dernier ne se fit pas prier. Le blond se mit à hurler sous ses coups de butoir, le lit craquait sous leurs deux corps couvert de sueur, obligeant Naruto à se mordre les lèvres, se retenant pour ne pas hurler son amour et son plaisir. Sasuke prit appui sur ses mains, se renversa en arrière et l'attira contre lui. Assis sur ses hanches, Naruto s'empala de lui-même et amorça un rapide va-et-vient, de plus en plus vite jusqu'à ce qu'ils atteignent ensemble le point culminant.
— Sasuke, je t'aime, souffla Naruto en se laissant aller contre son amant.
— Je... Naruto…
Il n'avait pas pu le dire. Ces trois mots n'avait pu franchir sa bouche alors il serra son soleil dans ses bras, en espérant lui faire passer tout ces sentiments enfouit au plus profond de son cœur. Cette sensation qui l'avait habité lorsqu'il l'avait fait sien, cette impression de ne former plus qu'un, d'être en osmose totale. Comme s'il avait trouvé son âme soeur, son complément, son prolongement. Il se blottit contre le blond et ferma les yeux.
— Tu est fatigué ? Naruto secoua la tête.
— Non, j'ai encore des ressources.
— Ah oui ? Chuchota Sasuke à son oreille. Parce que moi...
— Oh ! Naruto pouvait sentir le désir de son amour contre ses fesses. Sasu, tu es une bête !
— Non, je veux t'aimer encore et encore, tout simplement !
— Tu es définitivement hors jeu, railla Gaara.
— Rhoo, ferme-là ! Rétorqua Itachi en se détachant de la porte. Je n'ai pas encore dit mon dernier mot.
— Et tu crois qu'en sachant ça, je vais te laisser faire ?
— Je te l'ai déjà dit, ricana l'aîné des Uchiwa. Tu ne fais pas le poids.
— Tiens donc, j'aurais pourtant juré que si !
Itachi se figea mais préféra ignorer le sous-entendu.
— Vantard !
— Je sais ce que je vaux.
— Pas grand-chose, si tu veux mon avis. Hormis parler, tu ne fait rien.
Au lieu de la réponse à laquelle il s'attendait, Gaara se contenta d'esquisser un léger sourire.
— Bon, dit-il en décroisant les bras. C'est pas que ta présence me gêne mais je dois aller me faire masser.
— Parce qu'un bon à rien comme toi connait de tel plaisir ?
— Tu ne devrais pas parler de toi de la sorte.
Itachi serra les poings mais ne rétorqua rien. On sonna à la porte et Genus alla ouvrir. Gaara s'approcha, Itachi sur les talons pour saluer un dieu vivant. La peau d'ébène, les cheveux frisé et deux yeux marron clair, moulé dans un pantalon de cuir noir sur une chemise transparente, il décocha un sourire à Itachi qui manqua de se pâmer devant un tel appel à la débauche.
— Salut Sari, dit Gaara. T'est pile à l'heure.
— Alors, on y va ?
— Cinq minute, dit Itachi. Je pense qu'étant le maître ici, j'ai droit à la priorité, non ?
Et sans autre forme de procès, il entraîna Sari avec lui, ignorant le regard complice qu'échangèrent les deux jeunes hommes. S'il avait su, il ne se serait pas autant précipité. Genus secoua la tête, dépité du comportement peu courtois du plus âgé des frères Uchiwa puis osa demander au roux le travail de son ami.
— Ah... il est interne à l'hôpital de Konoha. Spécialisé dans les fouilles rectales.
Et il s'éloigna d'un pas lent, un sourire machiavélique sur les lèvres. Quand :
— Ah ! Au secours !
