- LES REFORMATEURS -


Comme vous le savez tous, mon histoire exploite la série Harry Potter de J.K. Rowling, ainsi que tous les à-côtés officiels (notamment les interviews accordées après la sortie du tome 7).

A mes côtés, j'ai une super équipe de correcteurs qui font un travail formidable. J'ai nommé : Monsieur Alixe, Fenice, Steamboat Willie et Xenon.


VI : Une carte de Chocogrenouille pour Malefoy


Chronologie :
2 mai 1998 : Bataille de Poudlard
31 décembre 2001 : Mariage de Ron et Hermione
26 décembre 2003 : Mariage de Harry et Ginny
20 juin 2004 : Election de Ron à la tête de la guilde de l'Artisanat magique
17 juillet 2005 : Naissance de James Sirius Potter
04 janvier 2006 : Naissance de Rose Weasley
Période couverte par le chapitre
: 13 octobre 2006 - 31 janvier 2007


Ce fut bouleversée que Hermione revint de sa visite aux loups-garous d'Azkaban, dans le courant du mois d'octobre :

— Quel endroit sinistre ! dit-elle en frissonnant à ce souvenir. C'est froid, lugubre, humide et désespérant. Enfin, bref, j'ai pu rencontrer individuellement les cinq détenus que j'avais sélectionnés et tous les cinq se sont déclarés intéressés pour tester la potion Tue-Loup.

— C'est super, approuva Harry.

— Non, c'est très triste. Ils semblent prêts à tout pour être délivrés de leur condition. J'ai eu l'impression qu'ils estiment tous normal d'avoir été emprisonnés à vie après avoir mordu quelqu'un. Ils se sentent coupables de ce qu'ils ont fait et craignent le danger qu'ils représentent. Vous savez ce dont je me suis rendu compte ? Il y en a un qui partage la cellule de celui qu'il a contaminé, et qui a, à son tour, mordu quelqu'un d'autre. Vous vous imaginez ?

Harry ne préféra pas essayer.

— De combien de cobayes as-tu besoin ? demanda Ginny tout en faisant faire son rot à Albus qui en était au milieu de sa tétée du soir.

— Funestar et Malefoy sont tombés d'accord sur trois personnes pour commencer. Je vais leur faire passer une visite médicale et ne garder que ceux qui ont le meilleur état de santé. S'il en reste trop, on tirera au sort.

Le premier essai fut mené à la pleine lune trois semaines plus tard. Ce soir-là, Ron débarqua chez son ami et sa sœur, la petite Rose sous le bras. Il confia sa fille à Miffy qui la mit sur une chaise haute à côté de James pour la faire manger.

Harry et Ginny, qui étaient venus l'accueillir à la cheminée de la cuisine, l'entraînèrent dans le salon pour prendre un apéritif. Ron n'attendit même pas que sa Bièraubeurre soit servie pour exploser :

— On s'est battus contre des Mangemorts, on a été maintenus durant des heures au fond du lac de Poudlard, on a affronté des Détraqueurs, survécu à un Feudeymon, chevauché un dragon, mais ça ne lui suffit pas ! Il faut qu'elle aille tenir la main à des loups-garous pendant la pleine lune !

— Ils seront dans des cages pour être observés en toute sécurité, lui rappela Ginny en lui passant sa chope. Et elle a sa baguette au cas improbable où un barreau céderait. Il ne peut rien lui arriver.

— Tu ne dirais pas ça si c'était Harry qui était dans cette situation, la rembarra son frère en posant brusquement sa boisson sur la table basse.

— Il fait pire parfois, rétorqua Ginny. Tu crois qu'être chez les Aurors est de tout repos ?

— Elle est la dernière à prendre des risques inutiles, ajouta Harry. Elle a sans doute tout prévu, même ce qui ne peut pas se produire.

— Vous ne l'avez pas entendue ces dernières semaines, insista Ron. Elle les voit comme des victimes d'une horrible malchance et maltraités par la société. Elle ne réalise pas du tout à quel point ils peuvent être dangereux.

— Seulement sous l'effet de la pleine lune, limita machinalement Harry.

— C'EST la pleine lune ! hurla Ron.

— Ils ont pris la potion tue-loup améliorée, tenta de le calmer son ami.

— Non, ils ont pris la potion de Malefoy, et en dose limitée en plus. Tu penses comme je suis en confiance ! cracha Ron.

— C'est à elle que tu dois faire confiance, le tança vertement Ginny. Contrairement à toi, elle n'a jamais rien fait de stupide, alors arrête de te conduire comme un gosse.

Ron devint écarlate, et Harry crut qu'il allait injurier sa sœur. Il se contenta de lui lancer un regard assassin et de jeter à Harry :

— Je n'ai jamais compris pourquoi tu as épousé cette harpie !

— L'amour fait accepter bien des choses, glissa Harry.

— Ouais, tu l'as dit ! grogna Ron en inspirant profondément pour se calmer. Ma femme passe la nuit avec Malefoy et je ne demande pas le divorce ! J'espère qu'elle réalise la chance qu'elle a.

Ils couchèrent les enfants avant de passer à table. En descendant à la cuisine, Harry chercha à analyser la raison de la haine tenace de Ron à l'encontre de Malefoy. Il est vrai que le Serpentard avait toujours été désagréable avec eux, voire carrément agressif, mais Ron avait trop mûri pour se laisser influencer par les rapports qu'ils avaient eus alors qu'ils étaient enfants et adolescents.

Harry réalisa aussi que lui-même jugeait Malefoy à la lueur des scènes qu'il avait vues par les yeux de Voldemort : il avait donc été témoin du dégoût grandissant de Malefoy pour les tâches qui lui étaient dévolues et en avait tiré la conviction qu'il n'avait pas l'âme d'un Mangemort. Or Ron n'avait pas eu accès à ces images. Il avait par contre en mémoire la torture subie par Hermione au manoir Malefoy et la tentative désespérée de Drago pour les mener à Voldemort, alors qu'ils touchaient enfin au but à Poudlard.

On ne pouvait pas dire que la défiance et l'animosité que son ami éprouvait pour leur condisciple de Serpentard était fondée sur des broutilles. Cependant, même si Ron avait tendance à être le plus rancunier des trois amis, cela n'expliquait pas tout aux yeux de Harry.

C'est en voyant Ron regarder nerveusement l'horloge de la cuisine en prenant place autour de la table, qu'il comprit enfin. C'était le danger que Hermione était prête à courir pour faire avancer la cause des loups-garous qui effrayait son ami. Il savait que son épouse ferait tout ce qui était en son pouvoir pour mettre fin à leur malédiction mais ne pouvait pas lui dire de renoncer, car ce serait insulter les convictions d'Hermione.

Pris en tenailles entre son désir de soutenir sa femme dans ses projets et la peur qu'il éprouvait pour elle, Ron se déchargeait de ses sentiments négatifs sur Malefoy qui était si commodément haïssable et en outre responsable de la situation. Tout compte fait, en conclut Harry, même Malefoy peut rendre des services !

Après le dîner, Ginny invita son frère à dormir sur place, ayant sans doute elle aussi compris que Ron avait besoin d'être entouré. C'est chez eux qu'Hermione débarqua le lendemain matin à l'heure du petit-déjeuner, bâillant à s'en décrocher la mâchoire mais satisfaite.

— Ils se sont transformés et ont été sous l'emprise de la folie de la lune, leur raconta-t-elle en attaquant une assiette de porridge avec appétit. Mais c'était normal, car nous ne leur avions donné qu'un quart de la dose. Ils ont cependant eu davantage de souvenirs de la nuit que les fois précédentes et n'ont rien ressenti d'étrange… enfin en dehors de ce qui se passe pour eux chaque mois. Malefoy a estimé cette expérience très encourageante.

— Mouais, je le vois se pavaner d'ici ! maugréa Ron en massacrant son jaune d'œuf.

— Rose a bien dormi ? eut la sagesse de s'inquiéter Hermione.

Au Square Grimmaurd, la vie se compliqua un peu. James, à dix-sept mois, avait finalement compris comment se tenir debout sans avoir besoin de se raccrocher aux murs et aux meubles, ce qui libérait ses deux mains… lesquelles ne restaient pas inactives.

Tout ce qui était à proximité de ses petites menottes risquait d'être saisi avec brutalité, jeté à terre, employé comme instrument contondant, cassé ou déchiré. Les adultes et les elfes avaient beau mettre en hauteur tout ce qui était fragile, il leur arrivait de reposer les objets courants en cours d'utilisation à portée de main pour les reprendre quelques secondes plus tard. Or, un court instant d'inattention suffisait à l'enfant, attiré par tout ce qu'il n'avait pas encore eu la chance d'attraper.

Quand il rentrait chez lui, Harry devait veiller sur sa bouteille de Bièraubeurre et sur les papiers qu'il avait ramenés pour les lire. Il devait également ranger soigneusement sa cape et ses chaussures, s'il voulait les retrouver rapidement le lendemain matin. Il dut même une fois écarter précipitamment James qui avait réussi à attraper le bout de sa baguette magique qui dépassait de la poche de sa robe.

Pour Ginny, qui s'occupait de l'enfant à longueur de journée, c'était physiquement et nerveusement épuisant. Elle devait attendre qu'un des deux elfes vienne surveiller son fils de près pour se laver, s'habiller, manger, ou simplement passer dans la pièce d'à côté chercher un objet.

— Je ne trouve même plus le temps de lire les journaux sportifs, se plaignit-elle un soir à Harry. Comment veux-tu te concentrer quand tu dois te lever et détourner l'attention du mouflet toutes les cinq minutes pour éviter une nouvelle catastrophe ? C'est bien simple, dès que je ne l'entends plus, j'angoisse en me demandant ce qu'il a encore inventé.

Il était cependant difficile de rester longtemps fâché contre l'enfant. Il était évident que ce n'était pas par brutalité qu'il ravageait tout ce qui lui tombait sous la main. Il était avant tout d'une insatiable curiosité, mais manquait encore de précision et de délicatesse dans ses fonctions préhensiles. Ce n'était pas par perversité qui le précipitait sur ce qui était fragile et précieux : comme ces trésors avaient été soigneusement mis en sécurité, son intérêt le poussait à s'en saisir au plus vite dès qu'il les localisait, ce qui n'était pas la façon la plus sûre ni la plus respectueuse d'aborder l'objet inconnu.

Quand il cessait enfin de partir à la découverte ou de courir, il était grand amateur de câlins et avait pour ses parents un regard empli d'un amour immense. Quoi qu'en dise Ginny, elle était heureuse de rester chez elle pour s'occuper de son fils, et n'enviait pas le moins du monde Angelina et Hermione qui avaient fait un autre choix.

Les relations entre les deux frères s'étaient nettement apaisées. James acceptait maintenant la présence de son cadet, même s'il avait encore besoin de beaucoup d'attention de la part de sa mère. Ginny appréciait de pouvoir souffler un peu et, le samedi après-midi, Harry sortait souvent avec James pour libérer son épouse quelques heures et la laisser seule avec Albus. Il se rendait à un parc à jeux moldu, à un kilomètre de la maison. James était encore trop jeune pour profiter de la plupart des installations, mais il y avait un toboggan pour les tout-petits qu'il ne semblait jamais se lasser de descendre. Quand Harry arrivait à le convaincre d'abandonner cette activité, le père et le fils jouaient à la balle sur la pelouse, incluant parfois les enfants présents.

Le dimanche après-midi était vraiment reposant. James était moins créatif, trop occupé à regarder les grands, Teddy, Victoire, Dominique et Freddy. De plus, il y avait pléthore d'adultes pour intervenir en cas de bêtise imminente. Et surtout, ce n'était pas leurs objets personnels qui vivaient dangereusement : c'étaient ceux d'Arthur et Molly qui étaient notoirement d'une indulgence sans limites envers leurs petits-enfants.

Bien occupé, tout autant au travail que chez lui, Harry avait l'impression de ne pas voir le temps passer.

La seconde expérience des loups-garous, qui survint vingt-huit nuits après la première, arriva rapidement. Cette fois-ci, Ron s'était suffisamment résigné pour coucher chez lui. Il les appela cependant par cheminée le lendemain matin, avant que Harry ne parte travailler :

— Ça s'est mal passé, leur apprit-il sans même leur dire bonjour.

— Hermione est blessée ? s'inquiéta Harry pendant que Ginny étouffait une exclamation.

— Non, mais un des sujets est mort. Hermione est effondrée, et j'ai dû lui donner une portion calmante pour l'endormir. Ginny, tu veux bien venir pour être là quand elle se réveillera ? J'ai malheureusement une réunion importante pour la guilde.

— J'arrive dès que possible, lui répondit sa sœur. Juste le temps de déposer les enfants chez Maman. Où est Rose ?

— Je l'amène également au Terrier pour que Hermione puisse dormir tranquille. La nounou l'y rejoindra là-bas.

Harry retrouva son épouse et ses fils chez lui quand il rentra le soir. Il dut attendre qu'ils soient couchés pour avoir le fin mot de l'histoire.

— L'un des cobayes, un certain Wulf Lukos, a été pris de convulsions au moment où la lune était à son zénith, lui apprit Ginny. Ils l'ont vu se tordre de douleur et mourir sous leurs yeux. Ils n'ont rien pu faire pour le secourir, Hermione en est malade.

— Il y a de quoi, jugea Harry.

— Oui, c'est triste. Elle veut tout arrêter.

— C'est vraiment dommage, ça aurait été formidable pour les loups-garous, si ça avait marché.

Finalement, les essais furent reconduits, contre l'avis de leur amie. L'autopsie du sujet donna matière à réflexion à Malefoy et Funestar. Une nouvelle version de la potion fut mise au point.

— J'ai fait mon possible pour mettre fin à l'expérience, leur raconta Hermione, mais j'ai été mise en minorité. Drago affirme que la nouvelle mouture est sans danger, alors qu'il n'en sait pas plus que moi. Funestar, de toute manière, se fiche des pertes. Pour lui, ce ne sont que des sujets d'expérience. Même les loups-garous m'ont supplié de continuer. Je suis allée leur dire qu'ils n'étaient pas obligés d'aller jusqu'au bout, mais ils m'ont dit qu'ils n'arrêteraient pour rien au monde et qu'ils préfèrent mourir et faire avancer la formule, plutôt que savoir que leur abandon a condamné tous leurs frères à subir la transformation chaque mois.

Harry se rendit compte, avec un peu d'étonnement, qu'il comprenait sans doute mieux qu'Hermione la décision des cobayes. Celle-ci projetait de retourner les voir avant la séance suivante pour tenter une ultime fois de les faire changer d'avis.

Les lycanthropes, toutefois, se montrèrent intraitables et, dès la lune suivante, se soumirent une fois de plus au protocole d'essai.

— Non mais, vous imaginez ? fit remarquer Ron quand il joignit Harry et Ginny par cheminée après le départ d'Hermione. C'est moi qui ai dû l'encourager à y aller et la convaincre que c'était son devoir envers la communauté des loups-garous. J'ai envie de tuer Malefoy.

Harry et Ginny en restèrent pensifs.

— Tu te rends compte que si ça marche, on sera bien obligé de reconnaître que Malefoy a fait au moins une chose de bien dans sa vie ? réalisa soudain Harry après avoir mis fin à cet appel. Ça va faire drôle, conclut-il avec un petit frisson.

— Vu comme c'est parti, on va finir par lui donner un ordre de Merlin ou lui accorder une carte de Chocogrenouille, insista lourdement Ginny. Tu crois que Ron en fait toujours la collection ?

Heureusement, la nuit se termina sans incident. Aucun décès ne fut à déplorer et, pour la première fois depuis qu'ils avaient été mordus, les deux sujets survivants n'eurent pas à subir la douloureuse transformation.

— Il y en a un qui s'est mis à sangloter au milieu de la nuit, leur confia Hermione le lendemain. J'ai cru qu'il souffrait et que tout allait recommencer, mais, quand il s'est calmé, il a expliqué qu'il avait enfin l'impression d'être redevenu un être humain. Il a remercié Drago avec un tel espoir dans les yeux… C'est moi qui en ai pleuré, du coup.

Remué par le récit, Harry se demanda si Ginny n'avait pas eu raison en prédisant une carte de Chocogrenouille pour Malefoy.

Avec la nouvelle année, le projet de loi sur lequel travaillait le département de la Justice magique depuis des mois arriva enfin à son terme. Selon Susan, qui continuait à renseigner discrètement Harry, la proposition de Bielinski avait subi un certain nombre de modifications, mais, dans l'ensemble, l'esprit du texte défendu par l'avocat avait été respecté. Toujours par l'intermédiaire de son ancienne camarade de classe, Harry put en suivre l'évolution et eut en main le texte final avant qu'il ne soit transmis à la presse. Aux dires d'Hermione, même si du point de vue sorcier c'était presque une révolution, c'était le strict minimum pour ne pas figurer sur la liste noire d'Amnesty International.

C'est avec beaucoup de critiques et de crainte de voir leur sécurité pâtir des nouvelles règles de procédure que les journaux en firent état dans leurs pages. Présenter un projet de loi avant son adoption était une nouveauté introduite par le ministre Shacklebolt. Auparavant, les décrets étaient signés puis commentés après coup… quand ils l'étaient. Harry doutait fortement que les sorciers aient été avertis de la série de décrets sur l'éducation qui avaient tenté de le museler et de le réduire à l'impuissance durant sa cinquième année.

Il y eut donc beaucoup de reproches faits au texte, mais, alors que les débats prenaient de l'ampleur, on entendait parfois la voix de personnes dont les proches avaient été victimes d'une justice expéditive ou téléguidée par l'ancien ministre et qui se réjouissaient de voir certains privilèges remis en question.

Le gouvernement laissa passer les diatribes à son encontre, modifia quelques détails qui semblaient particulièrement heurter la sensibilité des sorciers et promulgua son texte en deux parties : Décret portant sur l'Organisation de la bonne Justice et du Magenmagot, d'une part et Procédure judiciaire ordinaire et extraordinaire, d'autre part.

Le jour où ces textes devinrent officiels, Faucett les placarda sur les murs du QG et il pria les Aurors de se rassembler pour tenir une conférence.

— Les règles que j'ai affichées seront applicables dans deux mois. J'aimerais que nous en fassions le tour.

Il commença par leur exposer brièvement la première partie de la loi, ce que Susan avait expliqué à Harry quand il était allé la voir dans son bureau : comment la nouvelle organisation allait rendre les instances de jugement plus indépendantes du pouvoir.

— Où se tiendront les audiences, si elles ne sont plus au ministère ? demanda Clancy Pilgrim.

— Ce n'est pas encore officiel. Mais on parle du manoir Carrow qui est dans un endroit isolé et qui a trop mauvaise réputation pour avoir trouvé preneur depuis la guerre.

Il y eut des commentaires à l'annonce du nom. Les Carrow se trouvaient maintenant à Azkaban, et tous leurs biens avaient été saisis par le ministère. L'idée d'utiliser leur maison de famille pour y juger leurs semblables ne déplut pas aux Aurors.

Ensuite, Faucett décrivit les mesures les moins enclines à hérisser ses équipes : récusation obligatoire des juges ayant un lien direct ou indirect avec la procédure, acceptation du témoignage de non sorciers comme les Moldus ou les créatures magiques pensantes. Ce dernier point fit chuchoter certains des collègues de Harry.

Le commandant continua sur l'élargissement du droit de la preuve à des éléments autres que les témoignages et les démonstrations magiques. À cette annonce, il y eut de nombreux regards qui se dirigèrent vers Harry. La plupart d'entre eux avaient lu les comptes rendus de la revue du service de la Justice à l'époque du procès Grimstone et avaient apprécié la victoire de l'un des leurs. Le jeune Auror tenta de faire comme s'il ne remarquait rien et de paraître concentré sur les paroles de leur chef.

Faucett aborda enfin les sujets plus délicats ; il commença par la création des procureurs et exposa le rôle qu'ils auraient désormais à l'audience. Quand les Aurors comprirent de quoi il était question, ce fut un tumulte dans précédent.

— Ce sont nos dossiers ! tonna Hilliard Hobday.

— S'ils ne veulent plus de nous, il faut le dire franchement !

— S'ils décident de ne pas nous convoquer comme témoins, on fera quoi ?

— Ils vont torpiller notre travail !

Faucett leva les mains pour obtenir un peu de silence :

— Ils sont, comme nous, nommés par le ministère. On est du même bord, ils n'ont aucune raison de ne pas se battre pour nos dossiers.

— Qui les nommera, exactement ? demanda Janice.

— Le chef de la Justice magique, la renseigna le commandant. La justice magique. C'est à dire le ministère, et le ministre saute quand les criminels ne sont pas arrêtés. Rappelez-vous ce qui est arrivé à Fudge. Les procureurs seront des partenaires de travail, pas des adversaires.

— Tu as dit qu'ils auront le droit de nous demander des éléments d'enquête complémentaires ? se fit préciser Christopher Summers.

— Leur but sera de rendre l'accusation inattaquable, présenta Faucett.

— Parce que, nous, on ne sait pas le faire, peut-être ! ne désarma pas Summers.

— Un regard extérieur n'est jamais inutile, lui répliqua son chef. En outre, leur travail sera de plaider en notre faveur. Nous ne sommes pas tous très forts à ce jeu, ce qui est normal puisque nous favorisons lors des recrutements les capacités d'enquête et d'initiative et le niveau en défense contre les forces du Mal. Nous nous retrouvons souvent désarmés face à des avocats qui sont maîtres en matière détournement de sens et d'argutie. Considérez cette mesure comme une occasion de vous recentrer sur ce qui constitue notre vrai métier.

Faucett laissa un moment les Aurors commenter ce point, avant de passer à la suite :

— Ce qui sera le plus significatif pour nous ce sont les droits qui seront accordés aux suspects que nous aurons arrêtés. Premier point, ils pourront demander l'assistance d'un avocat dès leur arrivée ici et, dans ce cas, il faudra attendre sa présence pour commencer l'interrogatoire. Second point, l'avocat aura accès aux pièces principales du dossier : les chefs d'accusation et les preuves qu'on a contre leur client. Troisième point, nous ne pourrons pas les garder emprisonnés dans les cellules du ministère plus de vingt-quatre heures sans en référer à un juge, qui statuera dans l'heure s'il est indispensable d'entraver leur liberté.

Ce ne furent pas des exclamations qui saluèrent ces explications, mais des clameurs. Pendant un temps, il fut impossible d'envisager de répondre aux protestations hurlées. Faucett n'essaya même pas. Il attendit, impassible, que chacun exprime son mécontentement. Au bout d'une bonne minute, le chahut s'apaisa un peu. Le commandant tira sa baguette et en sortit des étincelles multicolores pour attirer l'attention de ceux qui criaient encore. Cela réduisit au silence les derniers protestataires, à l'exception de Muldoon qui lança dans le calme revenu :

— Moi, je vais rester au bureau ! À quoi bon arrêter des types si c'est pour appeler ensuite un avocat qui nous obligera à les relâcher ?

— N'exagérez pas les conséquences de ces mesures. La plupart de nos loustics n'ont pas besoin d'avocats pour tenter de nous mener en bateau ou refuser de répondre à nos questions. Par ailleurs, cela ne s'applique qu'aux accusés que nous amenons et maintenons ici de force. Ceux qui sont convoqués en tant que simples témoins, avec la possibilité de partir de leur gré, n'auront pas cette possibilité.

— On va devoir leur dire leurs droits ? demanda Michael Corner.

— Pardon ? répondit Faucett.

— Leurs droits, comme chez les Moldus. Aux États-Unis par exemple, quand leurs policiers arrêtent un type, ils lui disent qu'il a le droit de garder le silence, qu'il peut appeler un avocat et que tout ce qu'il dira pourra être retenu contre lui.

Un silence assez stupéfait accueillit cette explication.

— Je préfère rendre mon badge plutôt que d'être obligé d'expliquer aux ordures que j'arrête comment ne pas se faire condamner, finit par commenter Hobday.

Des hochements de tête indiquèrent qu'une grande partie de ses collègues pensaient pareil.

— Vous êtes sûrs que les Moldus chopent des criminels, des fois ? persiffla Muldoon.

Faucett consulta hâtivement ses notes et assura d'une voix soulagée :

— Je ne vois rien qui y ressemble dans le texte.

Harry savait que la lecture des droits avait été proposée par Bielinski, mais que le Conseil des chefs de département l'avait rejetée. Il était évident que cette disposition aurait été au-delà de ce que les Aurors pouvaient accepter.

— Les avocats seront-ils autorisés de tout dire et tout faire pour nous contrer pendant les interrogatoires ? Ils peuvent révéler ce qu'on a dans nos dossiers à leur client ? s'enquit Pilgrim.

— Il y a des limites, le rassura Faucett. Si on estime qu'un avocat est lié à l'affaire, on peut le récuser et en faire venir un autre. Si un avocat dévoile en public ce qu'il a entendu pendant la séance, il peut perdre sa licence. Nous devons lui transmettre certaines pièces du dossier, pas la totalité, et seulement ce qui ne met pas l'enquête en péril. Enfin, on peut le fouiller avant qu'il entre et il doit nous remettre sa baguette avant de parler à son client.

Ce dernier point plut beaucoup aux Aurors. Non qu'ils craignent que les avocats usent de leur pouvoir magique contre eux, mais pour la symbolique : les salles d'interrogatoires restaient leur territoire.

— Et une fois qu'on les aura amenés ici, on ne pourra pas les garder plus de vingt-quatre heures ? s'inquiéta Primrose Dagworth.

— On le pourra si le juge nous le permet, tempéra Faucett. Ce sera à nous de démontrer qu'on a de bonnes raisons de vouloir le maintenir en détention.

— Et si le juge décide sa libération ?

— Rien ne nous empêche de le convoquer en tant que témoin. Il est rare qu'on n'ait pas des moyens de leur pourrir la vie s'ils refusent de revenir, rappela-t-il.

Il y eut des sourires de connivence. Harry se dit que c'était la démonstration que les textes peuvent toujours être contournés par ceux qui ne voulaient pas les appliquer.

— Et ensuite, une fois qu'on est convaincu de leur culpabilité, il faudra quand même les relâcher ? demanda Albert Hurtz.

— Une fois de plus, c'est le juge qui décide si la dangerosité de la personne justifie un enfermement préventif jusqu'au jugement. Dans le cas contraire, il pourra prendre des mesures pour s'assurer que l'intéressé n'en profitera pas pour s'enfuir. Cela peut aller jusqu'à la confiscation de la baguette.

Harry fronça les sourcils à cette mention. Cette mesure lui rappelait la guerre et les décisions discrétionnaires d'Ombrage. Il était certain que Bielinski n'avait pas été à l'origine de cette idée. Manifestement, les services du ministère avaient largement amendé les propositions de l'avocat.

— Cependant, continua Faucett, je pense que ceux que l'on soupçonne, éléments à l'appui, d'avoir tué quelqu'un ou qui se seront rendus coupables de magie noire ne seront pas libérés sur parole. Cette mesure s'appliquera surtout pour les délinquants arrêtés par la police magique.

Faucett, considérant ce point comme clos, poursuivit :

— Il va quand même falloir être vigilant dans notre manière de monter les dossiers. L'idée de cette réforme est de moins s'appuyer sur nos conclusions et demander davantage de preuves concrètes. Il va falloir prendre l'habitude de mieux récolter des éléments matériels, prendre davantage de photos des lieux du crime. Il faudra également apporter des éléments qui confirment les dires de vos témoins pour ne pas laisser la défense minimiser leur parole.

— Comme si on n'avait pas assez de paperasserie et de rapports à écrire, protesta Seamus.

Faucett fit un signe qui indiquait qu'il fallait s'y résoudre. Il aborda ensuite les derniers points de la réforme :

— Un condamné qui estime que justice n'a pas été faite peut demander à être rejugé. C'est un appel.

Ce nouveau terme provoqua un autre tollé :

— Comment ? Il faudra tout recommencer ?

— On va les juger tant qu'ils ne seront pas d'accord avec la décision ?

— Autant les relâcher tout de suite !

— S'il vous plaît ! Non, il n'y a qu'un seul appel possible. Ce nouveau jugement pourra annuler la décision, mais aussi l'alourdir, ce qui va amener les avocats à réfléchir avant de solliciter ce droit. D'autre part, l'appel n'est pas suspensif de la peine, ce qui signifie que l'accusé ira à Azkaban jusqu'au second procès, qui doit intervenir dans les deux mois à compter de la demande d'appel. Par ailleurs, l'appel est dans les deux sens : le procureur peut également demander un second jugement s'il estime que le premier a été trop clément. Comptez sur moi pour faire des demandes auprès de la Justice magique, si une telle chose se produit.

Cette considération apaisa un peu les Aurors.

— Un dernier point, reprit Faucett. L'appel dont je viens de parler doit intervenir dans les deux semaines qui suivent le premier jugement. Il y a une autre procédure amenant à rejuger une affaire, c'est la révision. Elle intervient sans limites de temps, mais doit justifier d'un élément nouveau propre à remettre en cause la première décision.

Malgré lui, Harry hocha la tête d'un mouvement approbateur. C'était une bonne façon de réhabiliter ceux qui avaient été victimes d'une erreur judiciaire.

Faucett avait fait le tour des nouvelles règles applicables. Il y eut encore une série de questions de la part des Aurors pour préciser certains points ou exprimer leur désaccord. Le commandant répondit patiemment à chacun. Enfin, la réunion prit fin. Alors que les Aurors se dispersaient lentement en commentant ce qu'ils venaient d'apprendre, Faucett, fit signe à Harry :

— Potter, je peux te voir un moment ?

Harry ressentit un frisson de culpabilité. Son commandant avait-il eu vent de sa participation indirecte dans l'élaboration de ces décrets si controversés par ses collègues ? En hâte, il rassembla ses idées pour tenter de se justifier aux yeux de sa hiérarchie.

À l'invite de son chef il s'assit et s'apprêta à défendre sa position. Mais Faucett aborda un tout autre sujet :

— Je pense que tu as compris que ces mesures vont rendre les juges plus regardants sur nos preuves, tant pour prononcer l'emprisonnement préventif que pour statuer sur la culpabilité. Tu as su montrer beaucoup d'inventivité et de pugnacité dans ton procès contre les Grimstone, et j'aimerais que tu mènes une réflexion sur la façon de présenter nos dossiers. Je voudrais que tu rédiges un rapport sur les actions à mettre en œuvre pour nous donner des chances de gagner nos procès malgré les nouvelles règles du jeu.

— Si vous voulez, accepta Harry, heureux de s'en tirer à si bon compte.

— Tu as carte blanche pour faire le nécessaire, précisa Faucett. Si tu as besoin de temps, je mettrai Harper avec une autre équipe.

— D'accord, chef, le remercia Harry.

— N'oublie pas que nous devons être au point d'ici deux mois. C'est donc une priorité.

— Compris, chef.

— Parfait. Bonne chance.

Harry comprit que l'entretien était terminé. Il sortit et alla retrouver Owen à qui il expliqua ses nouvelles fonctions.

— C'est un drôle d'avancement, jugea son partenaire.

— Pourquoi ? s'étonna Harry. C'est juste une mission temporaire.

— Une mission qui te donne droit de regard sur les dossiers de toute la brigade, lui fit remarquer Owen. C'est comme si on te confiait le commandement d'une troupe d'assaut.

— Cela ne concernera que du travail de bureau, pas le terrain, le contredit encore Harry.

— Ça, c'est la mauvaise nouvelle, reconnut Owen. Si tu veux mon avis, c'est encore plus casse-gueule qu'une opération à mener. On va te rendre responsable de tous les dossiers qu'on va perdre.

— Génial, soupira Harry.

— Tu n'as que ce que tu mérites, décréta son coéquipier. Après tout, c'est à cause de toi que ce maudit Bielinski a présenté ce projet au ministère.

— Pardon ? bredouilla Harry qui se demandait comment il s'était trahi.

— Oui, c'est sûrement le procès sur le gamin maltraité qui lui a donné des idées.

— Ah, souffla-t-il en tentant de masquer son soulagement. Ne le fais pas trop remarquer, d'accord ? Je n'ai pas envie que toute la brigade me tombe dessus.

— On voit bien que tu n'es pas complètement contre, tu sais.

— Mon parrain a été emprisonné des années sans même avoir été jugé, et on a failli me confisquer ma baguette dans un procès qui n'avait rien d'équitable. Alors, même si cela m'ennuie en tant qu'Auror, j'ai tendance à penser que ces nouvelles dispositions constituent quand même un progrès.

Harry réalisa avec confusion qu'il avait élevé la voix et que tous leurs voisins immédiats avaient profité de sa tirade. Il ne douta pas que ce serait commenté par tout le monde dans l'heure qui suivrait. Au moins, il n'aurait plus à faire semblant d'y être opposé.

— Tu savais que cela arriverait après ta façon de présenter l'affaire du gamin ? s'étonna Owen.

— Non, répondit Harry avec sincérité. Pour être franc, la plaidoirie de Bielinski m'a fortement agacé et je n'ai pas obtenu de ce procès autant que je l'aurais voulu. J'étais en colère contre lui en sortant du tribunal, mais ce n'est pas pour ça qu'il a forcément tort.

— Tente quand même de faire en sorte qu'il n'ait pas trop souvent raison quand il s'opposera à nos dossiers, suggéra Owen d'une voix ironique.

Le dernier soir de janvier, alors que Harry et Ginny lisaient dans le salon après le dîner, savourant un rare moment de tranquillité après avoir couché les enfants, un fracas de vaisselle cassée leur parvint de la cuisine. Ils croisèrent le regard mais ne bougèrent pas, ne désirant pas embarrasser l'elfe responsable. Puis des voix coléreuses s'élevèrent. Ils se dévisagèrent, surpris. C'était la première fois qu'ils entendaient leurs deux serviteurs se disputer avec une telle intensité. Au pire, ils échangeaient de petites remarques acerbes. Cela prit tellement d'ampleur qu'ils se décidèrent finalement à intervenir.

Lorsqu'ils arrivèrent à la cuisine, les deux elfes se faisaient face. Trotty brandissait une grande poêle ce qui rappela à Harry l'épisode avec Kreattur et Mondingus, même si le torchon que l'elfe agitait de l'autre main indiquait la tâche ménagère à laquelle il était occupé quand le conflit avait éclaté. De son côté, Miffy se tenait dans une attitude de défi, juste à côté du grand plat en miettes qu'elle avait laissé échapper.

— À ta place, je mourrais de honte ! piaillait Trotty.

— Miffy est une bonne elfe, répliqua sa sœur avec force, la voix tremblante.

Quand ils virent leurs maîtres, les deux belligérants se turent, non sans continuer de se fusiller du regard. Sans mot dire, Harry sortit sa baguette et répara le plat. Il s'en remit ensuite Ginny qui prit les choses en main.

— Viens avec moi, Miffy, dit-elle en entraînant la créature dans la resserre.

Harry en déduisit qu'il était supposé avoir une conversation d'homme à elfe avec Trotty,

— Il y a un problème avec Miffy ? s'enquit-il en s'asseyant.

Trotty prit un air misérable et regarda sa poêle comme s'il avait envie de s'assommer avec.

— Ce n'est pas si grave, un plat cassé, tenta encore Harry.

— Trotty fera en sorte que cela n'arrive plus, marmonna l'elfe.

— Miffy a un problème ? insista Harry.

— Trotty surveillera Miffy, promit la créature qui se trouvait devant lui.

— Pourquoi devrais-tu la surveiller ? s'étonna Harry. Elle travaille très bien, j'ai l'impression.

Il ne put tirer davantage de son employé et il fut soulagé quand Ginny réapparut avec une Miffy dont les yeux roulaient en tous sens, signe d'une forte nervosité.

— Tout va bien aller, Miffy, ne te fais pas de souci, assura Ginny. Tu es une très bonne elfe.

Après avoir jeté sur Trotty un regard appuyé, elle repartit vers le salon et Harry lui emboîta le pas, curieux d'avoir le fin mot de l'affaire.

— Alors ? demanda-t-il sitôt que son épouse eut refermé la porte derrière eux.

— Miffy a un amoureux, expliqua Ginny. Elle l'a rencontré en faisant des courses, dans l'arrière-pièce d'une boutique. D'ailleurs, je suppose que c'est là que la plupart des couples elfes font connaissance. Enfin bref, ils s'aiment et Miffy est très malheureuse parce Trotty a tout découvert et qu'il n'est pas d'accord. S'ils se disputaient, c'est qu'il venait de décréter qu'il ferait lui-même les commissions à l'avenir, car il trouve qu'elle traîne trop dehors. J'ai cru comprendre que nos deux tourtereaux s'arrangent pour faire coïncider leur arrivée dans les magasins, ce qui bien sûr allonge considérablement le temps qu'ils y passent.

— C'est de ça dont parlait Trotty quand il m'a promis de la surveiller, saisit enfin Harry.

— Oui, il semble que la propension des grands frères à s'immiscer dans la vie sentimentale de leurs sœurs ne se limite pas à l'espèce humaine, soupira Ginny. Mais la solidarité féminine saura, elle aussi, transcender les espèces, affirma-t-elle avec emphase. Je compte sur toi pour demander à ton elfe de maison macho de laisser sa sœur tranquille et lui rappeler qu'elle a le droit de voir qui elle veut.

— En vertu de la solidarité féminine ? protesta Harry. J'ai un peu de mal à comprendre en quoi je suis concerné. Si tu ne t'es pas encore aperçue que je suis un homme, je me ferais un plaisir de t'en faire la démonstration, ajouta-t-il plein de bonne volonté.

— Harry, au lieu de fanfaronner, tu veux bien parler à ton elfe, s'il te plaît ?

— Ce n'est pas juste, grommela Harry en se levant. Je suis supposé être le sauveur du monde sorcier. Les elfes en péril, c'est du ressort d'Hermione.

— Ne t'en fais pas, je vais lui en parler, l'informa Ginny. On aura peut-être besoin de discuter avec le maître du Roméo.

— Encore un qui va se retrouver dans de SALE draps ! glissa Harry avant de quitter la pièce pour demander à son serviteur de laisser sa sœur flirter en paix.

ooOoo

Wulf Lukos : Loup-garou emprisonné qui a accepté de tester la nouvelle potion veut dire Loup en vieil anglais, et Lukos signifie la même chose en grec (c'est à l'origine du mot Lycantrope). Je sais, c'est redondant, mais pas davantage que Remus Lupin...


La réaction de James à la naissance d'Albus : à lire vos commentaires, j'ai eu l'impression que je n'avais pas bien exprimé ce que j'avais en tête. J'ai donc repris ce passage et je l'ai développé. Le chapitre 5 a été reposté pour l'intégrer.


LE SONDAGE :

Déjà, merci aux 175 personnes qui ont répondu ici, sur doodle ou par commentaire (103 + 66 votants et 7 par commentaires).

Il y a eu quelques problème de compréhension sur les questions B. Il fallait répondre en fonction de l'année et non de la première fic lue (j'avais indiqué la fic en cours à titre indicatif pour vous aider à déterminer le moment). J'ai d'ailleurs fini par modifier les libellés, ce qui a effacé une partie des résultats sur doodle (heureusement qu'il y a un historique, j'ai tout récupéré).

J'ai également oublié d'inclure les recherches sur internet qui vous ont fait tomber par hasard sur une de mes histoires. Pour ceux qui me l'ont précisé en commentaire, je vous ai ajouté dans 'Sur forum'.


LES RESULTATS

Ci dessous, je vous donnerai les chiffres et je mettrais les graphiques correspondant sur mon LJ mais je commence par ce que j'en ai retiré :

- Vous êtes bien plus nombreux à me suivre depuis mes débuts en 2004 que je le pensais. Tous confondu, vous êtes 25 pour cent à être là depuis aussi longtemps (évidemment, c'est peut-être différent si on avait un échantillonnage plus important). Mais je trouve quand même ça impressionnant. Si on rajoute ceux qui sont arrivés en 2005 quand je rédigeait Mon sorcier Bien aimé on monte carrément de 23 pour cent. Selon ces chiffres, vous êtes donc la moitié des lecteurs à être là depuis au moins 5 ans. (J'en reviens pas, je vous le dis).

- Ensuite, est venue ma période 'intermédiaire', où j'ai écrit L'Autre, Le choix de Lord Voldemort et traduit la Déclaration de guerre (2006 - mi 2007). Vous êtes 22 pour cent à être arrivés à ce moment là.

- les derniers 30 pour cent sont arrivés durant les deux ans depuis lesquels je publie la Saga des Survivants.

Si j'en crois les statistiques de ce site, je dirais que le monde de la fanfiction s'est beaucoup renouvelé entre la sortie du tome 5 et la sortie du tome 7. J'ai donc perdu pas mal de lecteurs en 2006 - 2007 mais qu'heureusement, vous êtes nombreux à être arrivés pour ma saga en cours.

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Aussi bien pour les inscrit que les autres, vous m'avez majoritairement découverte sur la page des nouveauté et les favoris de ffnet (30 et 30 pour cent). Vous êtes finalement assez peu à être venus pas ffnet mode d'emploi (seulement 10 pour cent), c'est donc une activité totalement altruiste ;-). Un petit 9 pour cent m'a connu par bouche à oreille ou recherche sur internet.

Enfin, 20 pour cent viennent d'un autre site, ce qui est logique si on considère tous ceux qui ont fermé (tous les sites de provenance ne sont pas fermés, cependant).

Ce qui m'a étonnée, c'est que les personnes n'ayant pas de compte ffnet et celles en ayant un m'ont découverte sur les nouveautés et favoris ffnet dans les mêmes proportions.

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Voilà, en résumé, je dirais que je m'estime très chanceuse de faire ce chemin avec vous.

Je suis toujours aussi touchée par le contenu des mots que vous m'envoyez et impressionnée par le nombre de connexions, juste après la mise en ligne des chapitres, même quand je poste à minuit et demi le vendredi.

Pour moi, c'est une aventure extraordinaire qui apporte une dimension supplémentaire à ma vie.


LES CHIFFRES

1 - A - Nouveautés : 30% (48 réponses)

2 - A - Favoris : 30% (48 réponses)

3 - A - Site ffnet MdE : 10% (16 réponses)

4 - A - Recherche, réputation : 9% (15 réponses)

5 - A - Autre site : 21% (34 réponses)

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1 - B - 2004 (Ginny, ALB) : 25% (43 réponses)

2 - B - 2005 (Mon sorcier bien-aimé) 40 : 23% (40 réponses)

3 - B - 2005 - 2006 (L'Autre / Lord Voldemort) : 9% (15 réponses)

4 - B - 2006 - 2007 : (Déclaration de Guerre) : 13% (23 réponses)

5 - B - 2008 - 2010 (Survivants) : 30% (52 réponses)

Les résultats complets seront postés sur mon LiveJournal (lien sur mon profil)


Comme d'habitude, les réponses à commentaires 'anonymes' ont été déposées sur le forum : forum. fanfiction topic/55667/21407167/1/ (retirer les blancs).

J'ai aussi répondu aux mots postés sur doodle.


BIBLIOTHEQUE FRANCOPHONE :

Mon projet consistant à présenter des histoires publiées sur ce site, est toujours d'actualité.

Vous pouvez aller les chercher votre bonheur ou proposer vos coups de coeur à votre tour, à cet endroit : fanfiction. net /forum/Bibliotheque_francophone_vos_coups_de_coeur/70262/

MERCI de proposer vos coups de cœur dans la discussion PROPOSER VOS FIC, c'est ici

(A partir d'ici, aller sur mon profil, cliquer sur le lien My Forum en haut sous mon nom et entrer dans le forum Bibliothèque francophone : vos coups de coeur)

N'hésitez pas à participer et... à mettre des commentaires aux auteurs que vous découvrirez à cette occasion.