LES REFORMATEURS -


Comme vous le savez tous, mon histoire exploite la série Harry Potter de J.K. Rowling, ainsi que tous les à-côtés officiels (notamment les interviews accordées après la sortie du tome 7).

A mes côtés, j'ai une super équipe de correcteurs qui font un travail formidable. J'ai nommé : Monsieur Alixe, Fenice, Steamboat Willie et Xenon.


XII : Connaitre ses dossiers


Chronologie :
2 mai 1998 : Bataille de Poudlard
26 décembre 2003 : Mariage de Harry et Ginny
20 juin 2004 : Election de Ron à la tête de la guilde de l'Artisanat magique
17 juillet 2005 : Naissance de James Sirius Potter
04 janvier 2006 : Naissance de Rose Weasley
14 juin 2006 : Naissance d'Albus Severus Potter
Période couverte par le chapitre
: 23 octobre au 22 novembre 2007


Suite à leur réunion avec Wallace Kiely du CRAM, Harry et Audrey se préparèrent activement à présenter aux Aurors ces nouveaux procédés magiques. Harry avait décidé d'adjoindre Audrey à cette séance : c'était sa participation personnelle au rapprochement des sorciers et des moldus. Ils mirent soigneusement leur prestation au point, demandant à Owen, Primrose Dagworth et Michael Corner d'être leur public témoin.

Même si Harry n'avait pas spécialement communiqué sur ce qu'il préparait, les vacations d'Audrey au QG n'étaient pas passées inaperçues. La défiance envers ce qu'il était en train de manigancer le disputait aux commentaires graveleux autour de la cafetière. Il était temps d'exposer publiquement le résultat de leur travail conjoint.

Harry avait programmé une réunion dans la matinée, une semaine environ après leur rencontre avec le chercheur. Quand les Aurors prirent place devant la petite estrade qu'il avait montée, il remarqua qu'ils s'étaient regroupés par affinité : à droite ceux qui coopéraient avec lui sans souci et ne renâclaient pas sur les nouveautés, au milieu ceux qui venaient à ses entraînements du samedi mais s'étaient montrés rétifs lorsqu'il avait revu leurs dossiers avec eux. Enfin, sur la gauche mais au premier rang, indiquant leur intention de ne pas laisser passer sans rien dire, les cinq irréductibles qui refusaient d'être entraîné par le Survivant et qui avaient affirmé leur volonté de ne pas changer leur manière de travailler. Faucett s'installa dans le public, avec les modérés, comme pour montrer qu'il fallait que Harry soit convaincant pour s'assurer de son soutien.

Quand tout le monde fut assis, Harry s'avança et commença par présenter son assistante :

— Voici Audrey Giordiano, dont certains d'entre vous ont peut-être connu la sœur, à Poudlard. Elle travaille pour la police moldue comme spécialiste dans l'identification des personnes liées aux infractions. Elle va vous faire un petit historique sur les diverses techniques aujourd'hui utilisées. Ensuite, je vous exposerai ce qui a été développé pour nous par le Centre de Recherche de l'Artisanat Magique.

— Pourquoi devons-nous copier les Moldus ? attaqua sans coup férir Cyprien Muldoon.

— Parce qu'ils ont un siècle d'avance sur nous en matière d'identification, répliqua calmement Harry. Et que je trouve ridicule de ne pas utiliser notre magie pour obtenir les mêmes résultats.

— Tu veux dire que nous ne faisons pas bien notre boulot ? questionna Clancy Pilgrim d'une voix froide.

— Je veux dire qu'on peut le faire encore mieux, expliqua Harry. Qui d'entre vous était déjà Auror quand on a jugé ceux qui avaient lancé des Impardonnables sur le couple Londubat ?

Il y eut une sorte de flottement à l'évocation d'un épisode qui avait non seulement choqué la population sorcière dans son ensemble, mais aussi frappé durement le moral des Aurors qui avaient perdu deux d'entre eux.

Vince Oldrige et Chad Yodel, qui faisaient partie des irréductibles, levèrent lentement la main.

— Avez-vous assisté au procès ? demanda Harry.

Ils hochèrent tous les deux la tête.

— Pensez-vous que le jeune Croupton était coupable ? Je veux dire, n'avez-vous pas douté en l'entendant clamer son innocence ? Avez-vous la certitude qu'il avait infligé des Doloris à Franck et Alice ?

Il y eut un silence, puis Yodel répondit :

— Il a été condamné pour ça.

— Avez-vous envisagé le fait qu'il ait pu ne pas être coupable, malgré sa condamnation ? questionna Harry

— On ne le saura jamais, fit Oldrige le visage fermé.

— Mais n'auriez-vous pas trouvé satisfaisant d'avoir une certitude, justement ? insista Harry.

— Et tes trucs moldus nous l'auraient donné ? l'interpella Hobday.

— Il y a des chances, répondit Harry. Je vous expliquerai comment tout à l'heure.

Il recula pour céder la place à Audrey, qui prit la parole dans un silence religieux. Pour commencer, elle indiqua les dates auxquelles les principales techniques avaient vu le jour et indiqua comment elles s'étaient généralisées et avaient connu des améliorations notables. Ensuite, elle approfondit des cas pratiques, montrant comment des énigmes a priori insolubles avaient débouché sur une arrestation grâce à l'analyse des traces laissées sur place par les coupables.

S'il y eut des chuchotements au tout début, les Aurors furent rapidement subjugués par les anecdotes qu'elle leur raconta. La démonstration avait été soigneusement répétée, et aucun temps mort n'alourdit le récit. Quand elle eut terminé, le groupe des indécis paraissait maintenant très intéressé. Muldoon secouait la tête pour montrer son désaccord, mais Oldrige et Yodel semblaient attendre la suite avant de se prononcer.

Harry reprit la parole :

— Nous avons en commun avec les Moldus de laisser nos empreintes digitales partout où nous posons les doigts. Des sorts très simples vont nous permettre de les relever et de les comparer pour prouver qu'une personne s'est bien trouvée à un endroit précis ou qu'elle a tenu un objet qu'elle prétend n'avoir jamais vu.

Il s'avança vers le bureau le plus proche, qui se trouvait être celui de Primrose Dagworth. Il avait fait un essai rapide pendant que les autres s'installaient et avait veillé à ce que personne n'approche de l'endroit ensuite. D'un coup de baguette, il fit apparaître les traces de doigts laissés sur le dossier de la chaise de sa collègue et les transféra sur un parchemin.

— Prim, tu veux bien me donner tes empreintes ?

Obligeamment, elle appliqua sa main sur le papier qu'il lui tendit. D'un sort, il rendit visible la marque qu'elle avait déposée. Puis il compara magiquement les deux feuilles : les deux images correspondaient parfaitement.

Harry lance un sortilège sur la table, de travail. Il récupéra deux belles traces de mains sur le bord du bureau.

— Manifestement, quelqu'un est venu discuter avec Primrose depuis la dernière fois qu'on a fait le ménage, et s'est appuyé sur la table en lui parlant. En vous demandant de me laisser vos empreintes, je peux déterminer qui c'était.

— C'est trop facile, tu étais là ! protesta Horacius Hipworth.

— Je n'ai pas passé mon temps à surveiller ce que faisait Primrose, lui fit remarquer Harry.

— Vous êtes plusieurs à être venu me voir, souligna Primrose, mais un seul d'entre vous s'est tenu comme ça.

— Donc Potter ne peut pas déterminer tous ceux qui se sont approchés, nota Albert Hurtz.

— En cherchant bien, je suis certain que vous avez tous laissé un indice, affirma Harry. Là, j'ai pris le cas le plus visible. Bon, à qui appartiennent ces magnifiques paluches ? interrogea-t-il en montrant la feuille où se trouvait son relevé.

— À Hipworth, je crois, indiqua Primrose.

— Viens voir qu'on le vérifie, le pria Harry.

Hipworth s'exécuta et Harry fit la comparaison en ajoutant un sortilège de Loupe pour que tout le monde puisse suivre la démonstration. Les marques s'alignèrent.

— Tu es coincé, Hipworth ! déclama Harry. Avoue tout de suite, ça nous évitera une conversation désagréable.

— Je veux que mon avocat assiste à mon interrogatoire, contra Hipworth.

— Tu peux l'appeler, accepta magnanimement Harry, mais il ne pourra pas expliquer comment tes empreintes se sont trouvées là et pas toi. Tu es fait, te dis-je !

Hipworth écarta théâtralement les bras en signe de défaite. Des applaudissements bruyants éclatèrent du côté des plus jeunes Aurors.

— Pour en revenir à notre conversation de toute à l'heure, reprit Harry d'une voix grave, Bartemius Croupton est resté plusieurs heures chez les Londubat. Il a sans doute touché des objets, des poignées de porte, des meubles. Prouver de façon irréfutable sa présence aurait pu être possible avec ces trois sortilèges simples : Digito, Transfero et Comparo. N'auriez-vous pas aimé qu'ils soient mis en œuvre ? demanda-t-il à Oldrige et Yodel.

Les dents serrées, ils hochèrent affirmativement la tête.

— Mais une personne qui est passée quelque part n'est pas forcément coupable du crime qui nous intéresse, fit remarquer Seamus Finnigan. Elle peut être arrivée après, être partie avant

— Effectivement, convint Harry. C'est pour cela que j'ai demandé s'il était faisable de lire la signature d'un sort…

Il laissa s'écouler deux secondes avant de continuer :

— Eh oui, c'est possible !

Un brouhaha s'éleva à cette nouvelle.

— Bien entendu, il y a des limites aussi, précisa Harry. Mais les sorts les plus puissants et les plus dangereux, se repèrent facilement et permettent d'identifier le sorcier qui les a lancés.

De nouveau, les applaudissements éclatèrent. Harry était très nerveux avant cette audition, mais il commençait à sentir un sentiment de victoire s'emparer de lui. Audrey, qui s'était retirée sur le côté de la scène pour lui faire place, avait les yeux qui brillaient d'amusement. Harry s'enjoignit cependant à reprendre son calme : si la plupart de ses collègues étaient convaincus, ce n'était pas le cas de tous. Les cinq durs du premier rang attendaient impavides la suite de sa démonstration, même si Oldrige et Yodel étaient moins renfrognés qu'au tout début. Tous les modérés ne s'étaient pas laissé circonvenir non plus. Il était temps d'enchaîner :

— Hilliard, tu peux venir, s'il te plaît ? pria Harry choisissant parmi les sceptiques un collègue qu'il savait de bonne foi.

L'autre lui envoya un regard peu amène, visiblement peu ravi de servir de faire-valoir pour une entreprise qu'il n'approuvait pas totalement.

— Je vais te lancer un sort indolore, le prévint Harry pour ne pas se faire stupéfixer par erreur.

— De quel genre ? se méfia son cobaye.

— Informatif, qualifia Harry. Prehendo Magiam !

Une boule colorée émana de tout le corps de l'Auror et vint flotter sous le nez de Harry. Audrey s'avança avec une fiole qu'ils avaient préparée et la sphère y rentra docilement. Harry la scella et la confia à Hobday.

— Ça, c'est ta signature magique, lui indiqua-t-il.

Son collègue observa avec défiance le fluide jaune brillant veiné de bleu qui prenait possession de son contenant. Parmi le public, beaucoup se penchaient en avant pour mieux voir.

— Et après ? demanda Hobday d'une voix bourrue.

— Lance un sortilège sur cette feuille, le pria Harry.

— Lequel ?

— Peu importe. Ce serait bien que tu ne la détruises pas, ça compliquerait.

Wingardium Leviosa !

Harry dut sauter pour attraper le feuillet, faisant rire ses collègues. Il plaça la feuille sur un lutrin et relança le sort. Une autre boule de magie fut extraite de son support et récupérée. Ensuite, Harry montra côte à côte les deux échantillons pour qu'ils puissent constater par eux-mêmes des similitudes. Les Aurors étaient manifestement impressionnés.

Pour enfoncer le clou, il prit une nouvelle feuille et la fit léviter d'un sort avant d'en extraire sa propre empreinte. La dissemblance entre les deux traces était patente. Encore une fois, il fut chaleureusement applaudi.

— Si Croupton avait lancé des sorts sur les Londubat, ce sortilège aurait pu le détecter. Et aucun doute n'aurait persisté sur sa culpabilité, conclut-il. De la même manière, nous pouvons démontrer de façon irréfutable que les suspects que nous présentons devant le Magenmagot sont bien les auteurs des sorts noirs que nous leur attribuons.

Harry les laissa un moment commenter ce qu'ils venaient de voir, avant de reprendre la parole.

— Dès samedi prochain, nous nous entraînerons à lancer ces sortilèges, promit-il. Nous allons montrer aux juges du Magenmagot ce que nous savons faire, martela-t-il avec conviction.

Tandis que les acclamations saluaient sa contribution à l'amélioration de leurs tâches, Harry vit Oldrige et Yodel se pencher vers Janice pour lui parler. Il sourit dans sa barbe, certain de les retrouver à sa séance de travail du samedi matin.

Audrey s'avança pour l'aider à ranger le matériel utilisé et lui souffla :

— Si vous vous ennuyez chez les Aurors, je vous conseille de vous reconvertir dans le marketing. Vous feriez un malheur dans la pub !

Pour les récompenser du travail accompli, Harry proposa à ses assistants d'aller déjeuner sur le Chemin de Traverse. Primrose et Michael, qui avaient une personne à voir, durent décliner, et seuls Owen et Audrey l'accompagnèrent. Durant le repas, Audrey demanda à Harry et Owen :

— Vous avez toujours vécu dans le monde sorcier ?

— Oui, répondit le partenaire de Harry. Je suis sang-p… sorcier de souche, se reprit-il. Mais ma femme est une sorcière spontanée, ajouta-t-il comme pour montrer qu'il n'était pas fermé pour autant au monde moldu.

— Et vous ? insista Audrey auprès de Harry.

— J'ai été élevé par mon oncle et ma tante maternels qui sont moldus, lui apprit Harry.

Il laissa passer un moment et demanda :

— Ça n'a pas été difficile pour vos parents de gérer un enfant sorcier et l'autre pas ?

La jeune femme réfléchit à la question et répondit :

— Le plus dur a été de laisser partir Emma dans un monde qu'ils ne connaissaient pas, et ce pour de longs mois. Ils la trouvaient trop jeune pour quitter ainsi la maison. Je pense qu'ils ont été infiniment soulagés quand je suis entrée au collège normal. On ne leur prendrait pas leurs deux filles. Par contre, ils m'ont beaucoup couvée en compensation et ils n'ont arrêté que lorsque je leur ai dit que, moi aussi, je voulais aller en pension. Ils ont compris mon problème et ont essayé de me laisser un peu plus de liberté.

Harry hocha la tête. La bonne entente entre Audrey et sa sœur l'avait amené à s'interroger sur les raisons qui avaient rendu sa tante si amère à propos de la magie. Bien entendu, elle avait été déçue de ne présenter aucun caractère magique, mais il se souvenait aussi qu'elle s'était plainte du fait que Lily avait monopolisé l'attention et la fierté de ses parents. Était-ce une vision déformée de la situation ou y avait-il eu une réelle disproportion dans l'attitude de Donald et Violett Evans envers leurs deux filles ?

Dans un sens, il était réconforté de savoir que cette situation avait causé des tensions dans une autre famille que la sienne. Cela exonérait un peu ses grands-parents, car cela montrait qu'ils avaient eu à faire face à une conjoncture délicate et qu'ils n'étaient pas entièrement responsables de l'aversion que leur fille avait eue ensuite pour son neveu.

— Ça doit être intéressant d'être élevée dans une famille sorcière, fit rêveusement Audrey en interrompant ses pensées. Toute cette magie…

— Oh, ne vous faites pas d'illusions, la contredit Harry. La plupart du temps, il y a peu de différences avec ce que vous avez connu : on discute, on se dispute, on lit le journal, on se met à quatre pattes pour jouer avec les enfants. Vous avez dû remarquer qu'au ministère les sanitaires ressemblent beaucoup à ce dont vous avez l'habitude. Il ne faut pas oublier que les maisons sont conçues pour y loger des mineurs qui ne savent pas encore bien utiliser leur magie. Pour cette raison, la plupart des fonctionnalités ne requièrent aucun pouvoir particulier.

— On préfère quand même souvent la magie pour faire la cuisine, opposa Owen. Et le ménage.

— C'est vrai, convint Harry.

— D'ailleurs, continua Owen, entre ton filleul métamorphomage et ta belle-sœur vélane, vos réunions de famille ne sont sans doute pas si communes que ça.

— Sans compter les besoins en viande crue de Bill et les essais de Ron et George, admit Harry. Oh, Éloïse t'en a parlé ? L'autre jour, la dame qui garde Rose d'habitude était malade, et Ron a pris la petite à la boutique pour la surveiller — c'est sa fille de un an, précisa-t-il pour Audrey qui semblait un peu perdue. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais, quand il l'a ramenée le soir, elle avait les cheveux violets.

— J'ai entendu parler de ça, oui, sourit Owen. Un sort de coloration plus tenace que prévu.

— Le lendemain matin, j'ai vu débarquer Hermione dans ma cuisine avec la petite. Elle n'avait pas décoléré depuis la veille sans doute parce que Rose n'était toujours pas décolorée, raconta Harry, faisant sourire les autres avec son jeu de mots. Bref, elle avait assez mal pris la chose et elle a demandé à Ginny de lui garder sa fille le temps que sa garde habituelle revienne.

— Elle exagère, ce n'était pas vraiment dangereux, commenta Owen, sans doute blasé par le récit des déboires que devait endurer sa femme.

— Elle avait l'air de penser que cela dénotait un défaut de surveillance, expliqua Harry. Je crois qu'elle s'est calmée depuis, mais ce matin-là Ron n'était pas considéré comme un père responsable. Mais je vous rassure, conclut-il en regardant Audrey, Rose a retrouvé sa chevelure rousse au bout de deux jours.

— Il semble y avoir beaucoup de roux dans cette famille, remarqua Audrey.

— Les Weasley le sont pratiquement tous, l'informa Harry. Les parents, les sept enfants. La génération suivante est plus variée. J'ai réussi à imposer ma tignasse pour mon second.

— Et qu'est-ce que c'est une vélane ? s'enquit ensuite la jeune femme.

— C'est une créature magique qui est dotée d'un charisme irrésistible. Heureusement, Fleur n'est qu'un quart vélane et on arrive à se tenir, même quand elle regarde amoureusement son mari.

La physionomie songeuse d'Audrey fit supposer à Harry qu'il n'avait pas été très clair dans ses explications. Il décida que c'était l'occasion de faire plaisir à sa femme qui l'avait tanné le matin même à ce sujet, en apprenant qu'il allait revoir la Moldue :

— Si vous voulez visiter une vraie famille sorcière, vous n'avez qu'à déjeuner avec nous un de ces dimanches, proposa-t-il. Tu n'as qu'à venir aussi avec Éloïse, ajouta-t-il à l'intention de son coéquipier, espérant que la manœuvre d'entremetteur serait moins transparente.

Il vit Audrey hésiter à répondre et se mordit la langue. Il n'était pas à l'aise dans son rôle et il ne savait toujours pas comment s'était passée la rencontre entre Percy et elle. S'étaient-ils mutuellement déçus ou au contraire revus sans qu'il le sache ? Ginny lui avait affirmé que cela ne ferait pas de mal qu'ils donnent un coup de pouce au couple, mais il n'en était pas complètement convaincu.

— Je ne veux pas m'imposer, commença Audrey.

— Avec plaisir, répondit Owen au même moment.

Audrey parut peser le pour et le contre et finit par lâcher :

— Pourquoi pas, après tout ? Je serais ravie de revoir votre épouse, Harry.

En apprenant ce qu'il avait obtenu, Ginny sauta de joie et embrassa fougueusement son mari. Harry aimait assez la façon dont sa femme manifestait son contentement à son égard.

— Tu as fait ça de main de maître, le complimenta-t-elle. Je vais prévenir maman que tu as invité ta stagiaire. Il faut que je m'assure que cela arrive bien aux oreilles de Percy.

— Elle ne peut pas cette semaine, ce sera donc dans dix jours, précisa Harry. Et ce n'est pas ma stagiaire, je l'ai engagée en temps qu'expert.

— Laisse tomber, Harry, maman s'en fiche. Tout ce qu'elle va voir, c'est qu'on va réussir à amener une femme non mariée.

— Ginny, n'en fais pas trop, la supplia Harry.

— D'accord, soupira-t-elle, je dis juste à ma mère que tu invites Owen et ta sta… ton expert.

Quand ils débouchèrent de la cheminée du Terrier, le dimanche convenu, Percy était déjà là, encore plus net et soigné que d'habitude, si c'était possible. Harry en conclut que l'information était bien passée. Le chef de la Coopération magique fronça les sourcils en les voyant arriver.

— Ton invitée n'est pas avec vous ? demanda Molly exprimant les inquiétudes de son fils.

— C'est Owen et Éloïse qui la feront transplaner, expliqua Harry. Ils se sont donné rendez-vous dans Londres.

— Ah parfait, répondit sa belle-mère tandis que Percy tirait nerveusement sur les manches de sa robe.

Les trois invités ne tardèrent pas à se joindre à eux. Harry remarqua qu'Audrey portait une tenue sorcière qu'il ne lui connaissait pas. Sans doute avait-elle réussi à en acheter une neuve ou en avait emprunté une autre à sa sœur.

Percy alla à sa rencontre et s'empressa de lui présenter les membres de sa famille. Elle sembla émue par la chaleur d'Arthur et Molly, eut un petit recul devant la face ravagée de Bill, examina Fleur et ses trois répliques avec fascination. Elle répondit avec réserve au sourire charmeur de Charlie, rit d'une plaisanterie de George, salua Angelina, Ron et Hermione et parut heureuse de revoir Harry et Ginny. Elle admira ensuite les enfants éparpillés sur la pelouse puis, sous prétexte de lui faire découvrir les gnomes de jardin, Percy l'entraîna loin des autres.

Le chef de département s'était lancé dans une grande explication, ponctuée d'envolées de manches, qui semblait captiver la jeune femme.

— Elle est parfaite, décréta Ginny en les observant. Tu te rends compte, elle est la seule personne de ma connaissance susceptible d'être intéressée par les conférences de Percy !

— Ça ne suffit pas pour en faire le couple de l'année, douta Harry.

— Évidemment. Mais, sincèrement, tu la trouves comment ? Je veux dire physiquement ?

— Euh, hésita Harry qui craignait qu'une réelle sincérité ne se retourne contre lui. Pas mal.

— Pas mal ? s'indigna Ginny. Elle est très mignonne et elle a un sourire adorable. T'es aveugle ou quoi !

— Pour moi, ta beauté éclipse celle de toutes les autres, tenta de se rattraper Harry.

— Flatteur, va ! feignit de s'offusquer Ginny qui ne lui en donna pas moins un baiser. Et Percy, comment tu le trouves ?

— En tant qu'homme ? l'interrogea Harry. J'ai un peu de mal à l'évaluer.

— En tant que personne qui voit une autre personne ! soupira Ginny. Moi je suis sa sœur, je ne peux pas être objective !

— Bon, il n'est pas mal non plus, concéda Harry. Il faut aimer les roux, bien sûr. Ce n'est pas donné à tout le monde. Aïe, protesta-t-il contre le coup de coude sournois de sa douce épouse. Qu'est-ce que j'ai dit ?

— Si tu dis encore du mal des roux, je te fais un nouvel enfant roux, le menaça Ginny en montrant son ventre.

— J'adore les enfants roux, affirma-t-il.

— Dis Harry, intervint Ron qui s'était approché. Tu l'as trouvée où, ton Audrey ?

— C'est une experte en investigation criminelle que mon service emploie actuellement.

— Veinard ! elle est drôlement mignonne.

— Voilà un homme qui dit honnêtement ce qu'il pense, fit remarquer Ginny d'une voix faussement indifférente.

Soudain conscient que ses paroles pouvaient être mal perçues, Ron se retourna pour vérifier qu'Hermione était bien hors de portée de voix. Celle-ci était en train de discuter avec Angelina et Éloïse. Rassuré, il demanda :

— Elle travaille aussi avec Owen ?

— Oui, et alors ?

— Il n'a pas intérêt à lui conter fleurette !

Harry avait déjà remarqué que George et Ron aimaient beaucoup Éloïse et qu'ils avaient tendance à être protecteurs à son sujet. Il regarda Ginny, s'attendant à ce qu'elle lui signifie de se mêler de ses affaires.

— Raison de plus pour que ça marche entre elle et Percy, dit-elle à la place.

— Ah, c'est ça que tu avais derrière la tête en l'invitant, comprit Ron d'un ton approbateur.

— Non, c'est ça que ta sœur avait derrière la tête en me demandant de l'inviter, rectifia Harry. J'ai l'impression d'être un maquignon, se plaignit-il.

— Harry, tu n'as pas forcé Percy à te poser des questions sur elle ni incité Audrey à s'intéresser à Percy, lui rappela sa femme.

— Elle s'intéresse à Percy ? se réjouit Ron. Faut pas la laisser filer. Cette fille a un don rare.

Harry laissa son épouse et son meilleur ami mettre sur pied leur plan de bataille pour caser enfin leur aîné et alla se verser un verre de vin en guise d'apéritif.

— Dis, Harry, où tu l'as trouvée cette petite mignonne, lui demanda Charlie quand il passa près de lui.

— Tu ne veux pas le savoir, lui assura Harry. Et je ne te conseille pas de l'approcher si tu ne veux pas avoir contre toi Percy, Ron et Ginny.

Charlie observa un moment Percy, ne le considérant visiblement pas comme un grand rival en matière de séduction. Son regard porta ensuite vers Ginny et Ron toujours en train de comploter.

— Mhum… Tu as peut-être raison, reconnut-il. Faut bien qu'on en laisse un peu à Percy, hein ? Mais je suis sûr qu'elle adorerait voir des dragons de près.

— Propose à Percy de l'emmener, conseilla Harry.

— Si Percy a besoin d'une copine, qu'il se débrouille tout seul ! protesta Charlie en riant. En amour, c'est chacun pour soi.

Il jeta un nouveau regard au couple puis concéda :

— Bon, si ça fait plaisir à ma petite sœur !

Harry se dit que Ginny servait sans doute de prétexte à une entraide fraternelle qui ne voulait pas s'avouer, et que Percy bénéficiait de la part de sa famille d'infiniment plus de soutien qu'il ne pouvait l'imaginer.

Le déjeuner se passa bien. Il n'y eut pas trop de chicanes entre les frères et sœur et ils s'abstinrent tous de trop taquiner Percy. À peine une petite pique sur son sérieux et son amour immodéré pour le travail de bureau de la part de Charlie. Après le repas, Molly et Ginny firent visiter la demeure à Audrey, qui fit assez de compliments pour que la maîtresse de maison soit aux anges.

Ils disputèrent ensuite une partie de Quidditch familiale. Étrangement, aucun tir convaincant ne fut envoyé en direction des anneaux que Percy défendait, ce qui permit au gardien d'intercepter toutes les attaques, sous les yeux admiratifs de leur invitée. Ils jouèrent après au croquet pour permettre à Audrey et aux enfants de se joindre à eux.

Quand Percy proposa de raccompagner Audrey chez elle, parce qu'il avait justement une course à faire en ville, personne ne gloussa. Ron s'étrangla dans son hydromel, mais Hermione agit avec célérité en lui envoyant un sortilège de Silence et s'avançant pour masquer son mari qui essayait vainement d'expulser le liquide qui s'était précipité dans ses poumons à la faveur de son hoquet de surprise. Toute la famille regarda avec satisfaction le couple disparaître en transplanage d'escorte.

— Les magasins sont ouverts le dimanche chez les Moldus ? s'étonna seulement Charlie.

— Oui, du moins dans les rues commerçantes des grandes villes, lui apprit Éloïse.

— Tu sais bien que Percy connaît toujours ses dossiers sur le bout des doigts, fit remarquer Ginny.

— Il n'y a pas que ses dossiers qu'il va connaître sur le bout des doigts, plaisanta Charlie en reculant précautionneusement pour se trouver hors de portée de sa mère.

Malheureusement pour lui, il se rapprocha d'Hermione qui lui donna une tape pour lui rappeler les bonnes manières.

— Ce serait bien d'avoir une vraie Moldue dans la famille, jugea Arthur

— Quelqu'un connaît sa sœur ? demanda Molly qui était généralement incollable sur les généalogies.

— Elle s'appelle Emma Giordano, indiqua Ginny, et elle était deux classes au-dessus de Percy.

— Donc deux en dessous de la mienne, en conclut Charlie en secouant la tête comme pour montrer qu'il ne pouvait pas l'avoir remarquée.

— Elle a épousé un des frères Gumboil de Liverpool, continua Ginny.

— Comment tu sais tout ça ? demanda Harry.

— On a un peu discuté quand elle est passée à la maison il y a un mois, expliqua son épouse.

— Tu as réussi à lui faire réciter son pedigree en moins d'une demi-heure ? s'étonna-t-il.

— Oh non, cela ne m'a pris que cinq minutes. Le plus dur a été d'assortir son maquillage à la robe qu'elle avait choisie, plaisanta Ginny.

— En tout cas, elle est charmante, décréta Molly.

— Maman, tu es prête à trouver charmante toute personne de sexe féminin qui ne bâille pas après avoir écouté Percy plus de cinq minutes, jugea George.

— Tu es injuste avec ton frère, s'offusqua sa mère. C'est un beau garçon et il constitue un parti sérieux.

— C'est précisément ce que j'ai dit, se défendit George. Percy est un parti très très sérieux.

— Je pense que George n'a pas pardonné à Percy de ne pas avoir trouvé drôle de réceptionner un souaffle explosif à la place d'une balle normale la semaine dernière, explicita Angelina.

— Mais tous les autres ont trouvé ça hilarant, se défendit George.

— Parce qu'on n'était pas à sa place, le détrompa Harry.

— On avait un peu forcé sur le sortilège assourdissant, admit George. Mais c'est inévitable avec les prototypes, il y a toujours des petits dosages à améliorer. Tester nos produits, c'est participer à l'affaire familiale. Il devrait se réjouir de nous aider.

— Enfin, George, tu t'entends parler, des fois ? se fâcha Molly.

— Je pense que oui, intervint Angelina. Si ce n'était pas le cas, il aurait dit toutes ces bêtises devant Audrey.

Molly considéra l'argument.

— C'est juste, dit-elle après réflexion. Tu es un bon frère, George.

— Cela dit, toi et Ron êtes priés de faire vos essais sur d'autres personnes que les membres de votre famille, précisa Hermione d'un ton froid.

— Oh, mais les cheveux de Rose n'étaient pas un essai, juste un accident.

— George, ferme-la, le pria Ron tandis que son épouse le foudroyait du regard.

— Quoi, elle n'a rien eu ma nièce, protesta George.

— Pas grâce à vous deux, siffla Hermione qui semblait encore en vouloir à son mari et à son beau-frère.

Quand Harry croisa Percy au ministère la semaine suivante, il lui demanda machinalement comment il allait. Le sourire satisfait de son beau-frère lui fit supposer qu'il ne consacrait plus son temps uniquement à son travail. Il ne partagea pas cette information avec son épouse, qui tenta de se renseigner directement auprès de son frère. Percy l'envoya promener en lui indiquant que cela ne la regardait pas. Elle s'en plaignit vivement à Harry qui assura ne pas en savoir davantage tout en songeant en son for intérieur que l'intéressé avait bien raison de défendre sa vie privée. Les deux ou trois fois où il correspondit avec Audrey sur des sujets professionnels, il se garda bien de lui poser des questions indiscrètes.

La mi-novembre était passée depuis une semaine quand Harry reçut la visite de Sarah au QG, en fin d'après-midi.

— Salut, l'accueillit-il. Tout va bien ?

— Oui, oui, le rassura-t-elle avec un sourire. Je venais bavarder un moment, si vous avez le temps.

— Bien sûr, viens, on va s'installer là, lui proposa-t-il en espérant qu'il ne devrait pas une fois de plus servir d'émissaire entre elle et Dudley comme cela avait été le cas au début de leur relation.

Il l'entraîna vers l'espace de détente où ils s'assirent tranquillement, personne ne s'y trouvant à ce moment précis. Sarah lui demanda des nouvelles des siens, et Harry lui assura que Ginny et leurs enfants se portaient à merveille.

— En fait, continua Sarah, on aurait voulu vous inviter à dîner, Dudley et moi.

— C'est une excellente idée. Mais vous ne voulez pas plutôt venir chez nous ? Ce sera plus simple avec les deux petits.

— Comme vous préférez.

Cela faisait longtemps que Harry et son cousin ne s'étaient pas vus. Dudley s'étonna que James et Albus aient autant grandi depuis sa visite qui datait de l'année précédente.

Très gentiment, Dudley et Sarah montèrent à l'étage quand on coucha les enfants, et la cousine par alliance de Harry s'extasia sur la décoration de la chambre. Les petits lapins dessinés et enchantés par Ginny lorsqu'elle était enceinte de James continuaient à batifoler sur les murs et les étoiles du plafond qui se mirent à briller dès qu'on eut éteint la lumière.

— C'est tellement mignon, complimenta-t-elle quand ils redescendirent. Je regrette de ne pas pouvoir en faire autant chez nous.

— As-tu l'intention d'aménager une chambre d'enfant ? demanda délicatement Ginny.

— Nous en aurons besoin fin avril, confirma Sarah en rougissant.

Les Potter félicitèrent chaleureusement les futurs parents et leur apprirent qu'eux même allaient ressortir le berceau pour le mois de mai. Ginny alla dans la bibliothèque et revint avec Mille sorts et potions pour parents sorciers qui avait été sa lecture de chevet lors de sa première grossesse.

— Tiens, tu en auras besoin, dit-elle en lui donnant. Garde-le jusqu'à ce que tu le connaisses par cœur.

— Oh, merci, Ginny, c'est tellement gentil, fit Sarah manifestement touchée, en commençant à feuilleter le livre aux pages cornées par l'usage qu'en avaient fait toutes les femmes alliées à la famille Weasley. C'est exactement ce qu'il me fallait !

Pressentant que son épouse allait entraîner sa cousine dans une de ces conversations bourrées de détails gynécologiques qu'il préférait ignorer, Harry se tourna vers Dudley :

— Je suppose que tes parents sont heureux, commenta-t-il.

— Oui, ils sont très contents, confirma Dudley. Sarah est un peu inquiète à l'idée d'aller dans un hôpital normal plutôt que sorcier, mais c'est plus simple pour mes parents et les siens.

Harry se souvint que la famille de Sarah était moldue et qu'elle avait fait la connaissance de son mari par son frère qui était dans la même école de commerce que Dudley.

— Je lui ai expliqué que nos cliniques sont très bien, continua Dudley.

Harry, qui n'avait jamais eu l'occasion d'aller dans un centre de soins moldu, ne savait pas ce qui était le mieux d'un point de vue médical. Puis, il imagina un instant son oncle et sa tante dans le hall de Ste-Mangouste, avec tous les accidentés de magie attendant qu'on s'occupe d'eux.

— L'hôpital moldu sera parfait, affirma-t-il avec conviction.

ooOoo


Réponses brèves aux questions des commentaires :

. Harry ne parle plus le fourchelangue. Il a perdu tous ces pouvoirs qu'il tenait de Voldemort quand ce dernier a détruit le morceau de son âme qui résidait en Harry en lui lançant le sortilège de la Mort dans la forêt.

. Je ne pense pas que Drago aurait pu attaquer le Ministère pour lui avoir refusé de faire connaitre son rôle dans l'amélioration de la potion tue-loup. Il a passé un accord avec le Ministère pour ne rien dire et a reçu une indemnisation conséquente en échange. Il a sagement jugé qu'il avait plus de chance qu'on le laisse en paix en avalant cette couleuvre qu'en se montrant intransigeant.

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Dans une semaine, vous pourrez lire le prochain chapitre qui s'appellera L'imagination et la connaissance.

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