Et voilà la suite.
Bonne lecture.
… et retrouvailles.
Près de la Lune. Le Tardis flottait dans l'espace. Le Docteur apportait quelques petites réparations à son cher vaisseau. Il avait eu un peu trop tendance à le négliger ces derniers temps.
-Une dernière soudure et... voilà. Maintenant on va pouvoir se reposer un peu.
Comme pour le contredire, une alarme se déclencha. Le Docteur consulta son radar.
-Des disparitions inexpliquées, cinq en moins d'une semaine ? Un peu d'action ne nous fera pas de mal. Allons-y.
La cheminée du temps s'activa et le Tardis se rematérialisa dans une rue de Londres. Une rue qui semblait familière au Docteur. Trop familière. Lorsqu'il se tourna, son regard croisa celui d'un vieil homme. Tous deux se reconnurent.
Rose revenait bredouille de sa petite enquête. Elle tourna au coin de la rue, et c'est là qu'elle la vit. La boite bleue. Celle du site que son grand-père consultait. Un homme en trench-coat marron était à côté de cette cabine et fixait le grand-père de Rose, qui se tenait sur le pas de la porte, un sac poubelle à la main. Celui-ci semblait sur le point de faire une attaque. Inquiète, Rose rejoignit rapidement son grand-père. Elle dépassa l'inconnu sans lui prêter attention et soutint le vieil homme. Il haletait, comme si il avait reçu un coup de poing dans le ventre. Révoltée, elle se retourna pour fusiller l'homme du regard. Il pâlit.
Le Docteur dévisageait cet homme qu'il connaissait bien. Il avait vieillit, mais il avait toujours ce bon visage affectueux. Mais visiblement, son arrivée avait remué son ami. Le Gallyfréen allait s'avancer pour le soutenir, quand, soudain, une jeune femme blonde entra dans son champ de vision et attrapa le bras du vieil homme pour le soutenir du mieux qu'elle pouvait. Elle se retourna, et le Docteur pâlit. C'était tout simplement impossible. Ce ne pouvait pas être elle. Pourtant ce regard, ces cheveux, cette détermination, ça n'appartenait qu'à elle.
-Rose rentre. Ta mère doit être levée maintenant. Il ne faut pas qu'elle le voit.
-Grand-père, qu'est-ce qui se passe ? Qui est cet homme ?
-Rentre.
-Mais toi ?
-Je ne risque rien. Rentre maintenant. Et ne parle pas à ta mère de tout ça.
Rose. Le Docteur n'en croyait pas ses oreilles. Il la croyait dans le monde de Pete. Comment avait-elle put revenir ? Et pourquoi appelait-elle Wilfried « grand-père » ?
Rose rentra à contrecœur, tout en continuant à fusiller l'inconnu du regard. Pourquoi sa mère ne devait pas entendre parler de ce qui se passait dans la rue ? Qu'est-ce que cet homme avait bien pu faire par le passé pour marquer sa famille comme ça ? C'était trop de questions sans réponses, et Rose n'aimait pas ça.
Wilfried s'avança.
-Docteur ? Qu'est-ce qui vous amène depuis tout ce temps ?
Wilfried avait volontairement adopté un ton anodin. Le retour du Docteur n'augurait rien de bon.
L'extraterrestre se repris et adopta le même ton badin pour répondre.
-Oh les affaires habituelles, quelques disparitions inexpliquées.
-Alors j'avais raison ? Vous êtes de la police ?
Les deux hommes se retournèrent, surpris par l'intervention de Rose. Celle-ci s'avançait pour les rejoindre. Une fois arrivée près de son grand- père, elle s'arrêta et repris la parole à l'intention du Docteur.
-Vous allez vous en occuper ?
-Oui, mais...
-Alors je viens avec vous.
Et avant que le Gallyfréen ou son grand-père ait pu l'arrêter, Rose fonça dans le Tardis.
Elle avançait vers la cabine de police. Elle ne savait pas pourquoi. Comment une cabine en bois pouvait-elle être un moyen de transport ? Pourtant elle avait l'impression d'être attirée par l'objet. Elle poussa la porte et se retrouva sur une passerelle, face à une immense pièce. Elle ressortit en courant et fit le tour de la cabine. Elle en toucha les parois pour être sûr qu'elles étaient bien en bois. Alors elle rentra dans le Tardis. Le Docteur et Wilfried la rejoignirent.
-C'est plus grand à l'intérieur.
-Ouaip.
Le Gallyfréen dissimulait un sourire amusé. Mais une pointe de tristesse le saisit. Plusieurs années avant, une autre jeune femme avait eu la même réaction et lui avait fait la même remarque.
-Mais qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas de la police.
Le Docteur n'eut pas le temps de lui répondre. La jeune femme sortit en courant, comme si elle était poursuivie par le diable. Wilfried la suivit en lançant un vague regard d'excuse à son ami. Celui-ci resta dans le Tardis. Il rejoignit la console centrale et se laissa aller à ses pensées.
Rose avait rejoint sa chambre et venait de se saisir du téléphone quand son grand-père entra.
-Rose. Qu'est-ce que tu fais ?
-J'appelle la police. C'est peut-être lui qui a enlevé toutes ces personnes.
-Arrête. Je peux t'assurer que ce n'est pas lui.
Rose dévisagea son grand-père. Elle ne comprenait plus rien. Wilfried vint s'asseoir sur le lit à côté de sa petite fille et lui passa un bras autour de l'épaule.
-Tu as toujours été comme ta mère. Toujours prête à aider ceux qui en ont besoin. Pars avec lui.
-Quoi ? Mais je ne le connais même pas et tu veux que je le suive ?
-Tu veux sauver Cathy ?
-Oui, évidemment.
-Alors suit le Docteur, même si tu ne le connais pas. Lui seul peut t'aider à sauver ton amie.
-Grand-père, comment peux-tu lui faire confiance ?
- Crois-moi. On peut lui faire confiance.
Rose scruta quelques instants le visage de son arrière grand-père, et elle se leva. Si son grand-père avait confiance en cet étranger, alors elle suivrait son conseil. Avant de sortir de la chambre, elle se retourna vers Wilfried. Celui-ci lui sourit.
-Vas-y.
Voilà, j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu. A la semaine prochaine.
