Elle prit lentement une inspiration, trop c'était trop. Elle se massa nerveusement les tempes. Soit, elle devait récurer tout Marine Ford pour l'arrivée des grands corsaires. Soit. Jusque-là elle n'avait aucun problème, cette vieille peau de Tsuru pouvait bien l'incomber de toutes les tâches ménagères qu'elle désirait pour lui apprendre à obéir, mais de là à ce qu'elle laisse des idiots détruire son travail acharné sans en subir les conséquences l'énervaient.
Elle se dirigea d'un pas raide vers le bureau du coupable, plus elle se rapprochait, plus sa colère grandissait. Elle entra sans frapper dans le bureau de son vice-amiral préféré – ou détesté selon le point de vue – de la marine, fracassant la porte qui pendait désormais dangereusement sur ses gongs. Ce dernier était tranquillement assis à son bureau, un simple rubik's cube dans les mains ça déconcentra un court instant la contre-amirale qui resta immobile, elle ne pensait pas le voir un jour avec un objet pareil dans les mains. Elle se reprit cependant rapidement, et alla frapper derechef le bureau du plat de la main évitant de trébucher sur les grandes jambes de son aîné qui dépassaient de sous son bureau. Il poussa un soupir mi-fatigué, mi-exaspéré.
— Kuzan… Gronda la blanche une menace grondant au fond de sa gorge.
— Contre-amirale Winifred ? Il lança un regard peiné vers la porte. C'est la troisième porte cette semaine, je vais dire quoi à Sengoku s'il me fait des remarques ?
— Arrête ton char, c'est moi qui répare à chaque fois et t'as qu'à répéter la même chose que d'habitude au vieux. Tu devrais plutôt me supplier de te pardonner pour les heures de travail acharné perdue. Le temps est sacré et rien qu'à te parler je perds de nombreuses minutes précieuses et uniques.
— Attends… De quoi tu parles ?
Furieuse, elle se contenta d'un mouvement du poignet, aussitôt l'homme glace se retrouva à terre, près de la porte. Elle le rejoignit d'un pas devenu lent et froid par rapport à sa marche volcanique quelques minutes plutôt. Elle se saisit doucement de son oreille, comme pour l'épargner de sa colère qui allait bientôt s'abattre sur lui. Quand il tenta de se débattre pour échapper à sa poigne, il fallait dire que se retrouver plié en deux par un petit bout de femme était assez peu agréable. Son regard agacé croisa celui aux yeux bleus froid et dénué de pitié de la contre-amirale. Son regard était envoûtant, personne ne pouvait le contredire. Personne ne savait s'ils étaient des pierres précieuses ou tout simplement ne anomalie génétique, en tout cas c'est d'eux qu'elle tenait son surnom. L'étoile montante de la marine avait pour surnom Opale, un nom de code vulgaire, nom qu'elle utilisait d'ailleurs plus que le vrai. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle avait toujours appartenu à ce monde strict et à l'ambition débordante.
Du haut de ses deux mètres quarante-sept, ou du bas devrions-nous dire, la marine traîna son vis-à-vis derrière elle en ignorant ses supplications et autres formes de protestation. Au summum de la colère, elle le relâcha soudainement. Kuzan s'immobilisa, soudainement inquiet en sentant l'aura noire de sa subalterne. Ne comprenant pas la raison qui avait poussé la contre-amirale à le traîner hors de son bureau, il regarda autour de lui, ce qu'il vit le glaça d'effroi.
— Tu comprends maintenant Zazan ? Gronda la marine, un sourire terrifiant aux lèvres.
Se retenant de lever les yeux au ciel devant le surnom ridicule que lui avait attribué la jeune femme, il fixa le couloir autrefois impeccable. Je dis bien autre fois. Car désormais, une épaisse couche de glace recouvrait les lieux, signe qu'un certain vice-amiral était passé par-là.
Quelques marines rappliquèrent, curieux, dont un certain chien rouge. En voyant les dégâts, et par antipathie envers Kuzan, Sakazuki sourit doucement avant d'attendre avec impatience la réponse de son collègue. Cette dernière tardant trop pour la contre-amirale, elle tordit un peu plus l'oreille de son supérieur, peu ravi se dernier grommela. Ce qui ne fit ni chaud ni froid à sa subalterne.
— Alors ?
— Écoute Fred, je-…
— M'en contre-fiche de tes excuses ! Tu vas récurer les lieux et en vitesse ! Compris soldat ?!
Elle hurla le dernier ordre dans l'oreille déjà meurtrie de Kuzan, ce dernier, retrouvant les réflexes de ses débuts dans la marine, fit un garde-à-vous parfait en aboyant un « Oui cheffe » avant de se mettre au travail. Il fallait dire qu'elle savait se faire obéir quand elle voulait la p'tite dame, pardon, demoiselle. Sakazuki eut le malheur de ricaner face à cette scène assez comique, sans que son corps ne bouge, la tête de la marine tourna doucement avec un sourire effrayant aux lèvres. En cet instant précis, elle semblait à ces poupées effrayantes que certains dérangés s'amusaient à collectionner. D'ailleurs, à cette pensée commune, tous les soldats présents se demandèrent quel était l'intérêt de collectionner des objets qui filaient les chocottes, ils n'auront sûrement jamais de réponse. Durant un court instant, le vice-amiral crut voir des esprits flotter autour de la jeune femme, comme tous les marines encore présents, et sa langue devenir étrangement fourchue en s'allongeant de quelques centimètres. Sans oublier les cornes et la queue de démon qui apparurent dans sa chevelure comme par magie. D'un commun accord, comme par télépathie, tous les marines présents lui collèrent l'étiquette « flippante et dérangée » dans le dos, mentalement bien entendu.
— Tiens, tiens, Zuzu… Le vice-amiral grogna à l'entente de ce surnom, mais sa subalterne continua sur sa lancée. Vu que tu es là, tu peux peut-être aider ton copain ?
Bien entendu, c'était une question rhétorique, avec cette démone il ne fallait s'attendre qu'à ça.
— Il-… Commença le marine avant qu'un regard rempli d'éclair ne le fige dans son élan.
Cette fille était flippante, son sourire s'élargit arrachant une sueur à tous les soldats présents et donnant un petit coup de boost à Kuzan qui se sentit étrangement en danger. Le chien rouge frissonna en croisant les bras pour foudroyer la jeune femme du regard.
— Tu es d'accord. Hein Sakazuki ? Demanda-t-elle en prenant bien soin d'appuyer sur chacune de ses syllabes.
Cette fois, le frisson fut plus conséquent, dans un esprit second, il saisit un balai que lui tendait la jeune femme avant de se mettre au travail sous le regard compatissant des marines présents.
— Je veux que le sol et les murs soient brillants à mon retour ! Et cette fois n'oublie pas le plafond, Zazan ! J'ai faillit me faire empaler vivante à cause d'un de tes foutus pics de glace !
— Ça n'aurait pas été une grande perte… Marmonna Sakazuki, peu ravi de se retrouver à travailler avec son collègue.
— Pardon ? J'ai cru mal entendre. Susurra Winifred avec une fausse douceur.
Le marine l'ignora tout bonnement, peu désireux de s'attirer sa colère.
— Quant à vous autres, débarrassez moi le plancher ! A moins que vous ne vouliez travailler bien sûr…
Aussitôt le couloir se vida à grande vitesse. Agacée, la jeune femme claqua la langue.
— Tch, et en plus j'dois me taper la vieille pie. Je reviens vous voir bientôt, donc vous avez intérêt à vous manier les gars.
Abandonnant ses pauvres supérieurs, la jeune femme se dirigea jusqu'au bureau de sa tortionnaire. Malgré leur relation tenant du minimum syndical, chacune aimait l'autre à sa manière, enfin, c'était pas toujours évident à deviner au vu de leurs échanges… "animé"… Après tout, les chiens ne font pas les chats. Ce fut donc ainsi qu'une énième dispute éclata entre les deux femmes. Pourtant cette fois, Winifred avait fait attention, elle n'avait pas fait le moindre bruit tandis que sa supérieure conversait avec un vulgaire sous-fifre via l'utile petit gastéropode pour lui faire un rapport de sa mission. Quand elle lui annonça qu'elle avait finit de récurer le couloir, sans omettre le fait qu'elle avait engagé deux vice-amiraux contre leurs grès, avec une pointe de fierté et d'insolence, elle sentit la température baisser de plusieurs degré. A croire que le glaçon ambulant était venu traîner dans les alentours. Elle crut un instant qu'elle était devenue sourde quand l'ancêtre explosa.
— Tu es une vraie gamine Winifred ! Quand est-ce que tu vas enfin grandir ?!
La jeune femme perdit aussitôt son air joueur, Tsuru l'avait appelé par son nom, soit elle était vraiment énervée, soit elle avait une nouvelle peu plaisante à lui annoncer. Les bras croisés dans le dos, les épaules au carré, son manteau de contre-amirale lui sembla soudainement lourd. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, elle n'était encore qu'une vulgaire lieutenante. Elle était rapidement montée en grade au fil du temps, dépassant sans aucune pitié ses collègues, faisant preuve d'un zèle sans faille pour la justice, au détriment de sa propre santé. Elle n'était pas une gentille marine, ceux qui comptaient sur sa pitié à cause de son sexe s'en mordait souvent les doigts, par moment, elle avait encore moins de scrupules que Sakazuki en personne. Elle faisait rarement preuve d'une quelconque pitié, contrairement aux marines, elle ne jugeait pas sur le sang, mais sur les actes. Ce qui était pire en soit, elle ignorait les pots-de-vin, les menaces de mort et tout ce qui aurait pu entraver sa justice. Elle s'était retrouvée un nombre incalculable de fois en danger de mort, une arme sur la tempe et même sans fruit du démon elle s'était hissée à la force de ses bras jusqu'à ce poste.
Peu importe ses souvenirs et autres pensées nombrilistes, elle devinait sans mal que sa supérieure n'était pas tranquille, elle avait perdu son calme légendaire et agissait comme une bleue. Elle se déshonorait, tout en étant consciente, et s'était ça qui inquiétait sa subalterne. Elle la laissa donc passer son stress sur elle, ça ne l'atteignait pas, du moins en apparence. Elle était insensible après tout, elle enfermait ses sentiments au plus profond de son cœur, s'était son devoir, appliquer la justice sans se laisser aveugler par ses émotions. C'était ce qu'on lui avait appris, elle devait obéir, peu importe ses remords comme une machine bien huilée. Sauf que le tas de ferrailles en question était déficient à sa manière, il avait sa propre façon de faire, envers et contre tout. Quand la vice-amirale se calma, la marine prit le relais, ignorant le regard noir que lui lança sa presque mère.
— Vice-amirale Tsuru, je viens vous faire mon rapport sur la mission qui m'a été confiée, celle d'escorter l'arme au laboratoire de New Cabra dans le nouveau monde.
— J'écoute. Lui indiqua Tsuru, lui donnant l'ordre implicite de continuer.
— L'arme développée et récupérée sur les Îles Jumelles de North Blue, estimée à plusieurs centaines de millions de Berry, est désormais dans l'estomac d'un lapin des mers lors de son rapatriement au laboratoire qui aurait finaliser l'arme.
— Ce n'est pas des âneries j'imagine ? Demanda la vieille femme avec une soudaine fatigue qui redonna son sourire insolent à la jeune femme, l'ancêtre s'était calmée.
— Nope ! J'ai rien pu faire, la bestiole l'a avalé avant de replonger aussi sec !
— Tu sais combien cette arme à coûter à la marine ? L'interrogea la harpie, bien entendu s'était une question rhétorique. Cette arme nous à coûter plus de six cent millions de Berry, petite délurée !
La jeune femme fronça du nez à la comparaison, d'où la harpie sortait un mot aussi compliqué, se doutant sans mal qu'il ne devait pas la tarir d'éloge, elle grimaça. Ce qui ranima la colère de la vice-amirale. Cette dernière s'approcha dangereusement de la blanche qui crut bon de reculer de plusieurs pas, faut dire qu'elle était terrifiante quand elle s'y mettait la vieille. Alors qu'elle envisageait un repli stratégique – non pas la fuite, messieurs dames, non, soyons polis – la vieille la prit par surprise. Enfin, elle s'y attendait, mais bon, jamais elle s'y habituerait.
Elle se retrouva la tête en bas, un sourire béat aux lèvres, un regard idiot, plate comme un drap avec la désagréable sensation de s'être prise un savon. Ah ah, magnifique jeu de mot, pensa-t-elle avant que son esprit ne se remplisse de rose, de nuage en barbe-à-papa et de chaton dansant avec des licornes pailletées la macarena. Son sourire s'agrandit quand une licorne avec des crins multicolores secoua sa crinière projetant des paillettes et faisant éclore des fleurs roses dans le vide. Il n'y avait pas à dire, le lavage de cerveau de Tsuru était plus efficace que n'importe qu'elle drogue.
La vieille femme s'approcha de sa sous-fifre pour la fixer de ses yeux sombres. Les yeux remplis de paillettes et d'étoiles, le sourire de Winifred s'agrandit davantage, elle aurait sûrement d'horribles crampes aux joues demain.
— J'adore ta cravate mamie ! S'exclama la jeune femme au paradis, en regardant la cravate à losanges violette de l'ancêtre.
La vieille fronça les sourcils, elle y était peut-être allée un peu fort. En effet, c'était la première fois que la jeune femme lui faisait un compliment sur sa tenue. Il ne faudrait pas que son fruit ait des conséquences négatives sur la marine. Soupirant, la harpie s'approcha de son ancienne apprentie.
— Tu n'as jamais réussi à me mentir Fred. Qu'as-tu donc fait de l'arme, ne me mens pas.
Encore dans son monde imaginaire, la jeune femme sentit les fils à linge se détendre, elle se retrouva soudainement à terre. Se frottant son postérieur meurtri, elle comprit sans mal que sa supérieur l'avait tout simplement libérée de son pouvoir pour qu'elle réponde. Elle se releva en grimaçant avant de se tenir droite, presque menaçante, brûlante de volonté. Pour rien au monde elle n'admettrait sa faute.
Tsuru soupira, sa protégée ne dirait rien, elle n'avait rien pu faire et en refusant d'avouer, elle s'incombait la charge de la perte de l'arme. Croisant ses mains dans son dos, la vice-amirale toisa durement la jeune femme avant de lui faire signe de sortir. Alors qu'elle obéissait, la voix de sa supérieure retentit l'arrêtant dans son mouvement.
— Arrêtes de jouer les justiciers de l'ombre, un jour tu y passeras.
— Je te promets rien mamie.
Avant que la contre-amirale ne réplique quelque chose, sa subalterne mit les voiles, sortant du bureau telle une furie. Elle marcha d'un pas énergique, mi-inquiète, mi-énervée. Les paroles de sa protectrice résonnaient dans sa tête comme un disque rayé, elle savait qu'elle avait raison, mais c'était plus fort qu'elle. Elle n'y pouvait rien, quand elle jugeait quelque chose d'injuste, elle avait du mal à réfléchir et son sang partait au quart-de-tour. Elle était impulsive, elle le savait.
Elle poussa un long soupir, portant sa main à son cœur, elle en tira une montre à gousset. Composée d'argent et d'ébène, des runes discrètes marquaient le couvercle argenté. Quand elle l'ouvrit, le cadran en bois l'accueillit, des aiguilles en or et en bois continuait leur douce course sur le cadran. Elle claqua sa langue contre son palet, contrariée, elle était en retard. Elle allongea son pas, elle détestait être en retard.
Elle poussa un long soupire, les bras croisés derrière la tête, elle marchait aux côtés d'un de ses nombreux amis. Un tyran pour certains, un idole pour d'autres. Elle pencha sa tête sur le côté pour lancer un coup d'œil à son vieil ami.
Âgé d'une trentaine d'année, le jeune homme la dépassait de plusieurs têtes, ce qui ne les dérangeait pas. Sentant un regard sur lui, le géant posa son regard chaleureux sur la jeune femme. Depuis qu'il avait mangé son fruit du démon, il avait tendance à envoyer tout ceux qu'il touchait dans des directions inconnues, involontairement le plus souvent. Mais en cet instant, la jeune femme plongea ses yeux dans ses pupilles sombres. Sa carrure imposante avait quelque chose de rassurant malgré son manque d'expression. Le géant aux cheveux crépus était un des plus grands amis de la jeune marine, malgré leurs différences d'âges et de politique, Bartholomew reconnaissait que la justice de la jeune marine imposait le respect. Sa façon de penser, bien qu'elle était dans un milieu militaire tenait de l'anarchie, si elle n'avait pas grandit avec la marine, elle serait sûrement une révolutionnaire à l'heure qu'il est. C'était pour cette raison qu'ils s'entendaient aussi bien, même si la contre-amirale ignorait sciemment la vocation de son ami.
Elle était pensive, suçotant du bout de la langue sa glace à la pistache et au chocolat, un parfum qui la replongeait toujours en enfance, elle l'adorait. Malgré le fait que ça coûtait une petite fortune sur l'archipel qui avait transformé ce délice en source d'argent à grande échelle. Trouvant enfin une pensée sur ce qu'elle ressentait, elle mordit derechef dans sa glace, le froid parcourut l'émail de ses dents. Le froid dans sa gorge gela le sang de ses veines, le sang qui montait à son cerveau lui donnant l'impression que sa boite crânienne se gelait de l'intérieur. Ça lui arracha une grimace de gêne avant qu'elle se mette à froncer des sourcils.
— Tu pense à quoi Fred ?
— A rien… Soupira la jeune femme, elle détourna le regard devant le regard intensif bien qu'effacé du géant. C'est juste que j'ai encore fait des "conneries", la vieille m'a encore passé un savon.
— Et tu l'as trop pris à cœur ? Demanda le roi déchu tout en connaissant la réponse.
Elle grogna de dépit, peu ravie, il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle changea aussitôt de sujet, ne désirant pas s'attarder sur le sujet.
— Tu t'améliore avec ton fruit ?
— Je maîtrise mieux le repoussement.
— Quand même, qui aurait cru qu'un fruit aussi mignon pouvait se révéler aussi dangereux. Il est comme toi !
Elle continua en voyant son haussement de sourcil, pas certain d'aimer la comparaison. En cet instant, elle ressemblait à une petite fille, naïve à souhait.
— Tout mignon à l'extérieur, mais avec un immense pouvoir à l'intérieur ! Déclara-t-elle en souriant.
Kuma ria doucement, amusé par la réflexion de la blanche. Il oubliait souvent que derrière son air de caïd et de femme fatale, se cachait un cœur pur et trop innocent sur certain aspect de la vie. C'est pourquoi quand elle trébucha, lâchant sa glace, elle ouvrit la bouche dans un « oh » étonné. Le pirate tendit sa main vers elle, oubliant un court instant ses problè qu'elle voyait le sol se rapprocher, elle sentit un courant d'air l'effleurer avant de ne plus rien sentir. Quant à Bartholomew, il s'immobilisa, mais trop tard. La jeune femme avait disparu. Le pirate regarda sa main avec effroi.
Il l'avait repoussé.
