Rebonjour à tous ! C'est de nouveau moi, encore et toujours…Et c'est parti pour un nouveau chapitre. Au programme, lynchage de serpentards et séances divinatoires. Bon, une lectrice m'a gentiment prévenu qu'on n'a plus le droit de répondre aux reviews dans les chapitres. Je vais donc me résigner à répondre aux lecteurs enregistrés par le lien prévu à cet effet. Par contre, pour les anonymes, je vais continuer comme avant . Sauf que maintenant, je vais mettre mes RAR en bas de chapitre, ça fera plus propre. Allez, à plus et bonne lecture !
Chapitre 8
Le temps passait, et Harry reprenait progressivement ses habitudes d'étudiants, à quelques exceptions près. Ainsi, au lieu d'aller s'entraîner au quidditch, il passait beaucoup de temps à la bibliothèque, tantôt seul ou avec Rodrigue dans la réserve, tantôt dans la salle normale avec sa mère, Remus ou d'autres élèves de toutes maisons. Mais parfois aussi, il tenait compagnie à James et surtout à Sirius dans la salle commune, où ils échangeaient des histoires sur les profs, sur les serpentards ou sur les politiciens, les serpentards constituant bien entendu leur sujet favori. D'autres fois, il lui arrivait aussi de passer la soirée à parler avec Lily de leurs lectures communes, de sortilèges complexes ou de magies oubliées. Un soir, il apprit même à la jeune fille une incantation hindoue particulièrement difficile qui permettait de plonger son adversaire dans un profond sommeil, sous le regard irrité des maraudeurs. Ils avaient bien essayé de les suivre, mais aucun d'entre eux n'avait réussi à retenir plus de dix syllabes.
Novembre était arrivé. La nuit commençait à tomber quand Harry rentra de la bibliothèque, Rodrigue sur ses talons. Il avait presque atteint la salle commune, quand des éclats de voix en provenance du parc remontèrent jusqu'à la fenêtre du premier étage devant la quelle il passait justement. Il regarda alors par la vitre et aperçut son père et Sirius entourés d'une quinzaine d'élèves, parmi lesquels Harry reconnut sans ambiguïté Lucius Malfoy et les sœurs Black. En y regardant de plus près, il vit aussi Rogue qui avait sorti sa baguette et la tenait à moitié levée. A cette vue, le sang de Harry ne fit qu'un tour.
-Oh oh, dit-il à Rodrigue, je crois qu'on va pouvoir s'amuser un peu.
-Ah ah, dit Rodrigue dans un sifflement avide. Un duel ?
-Ça m'en a tout l'air. Enfin, si on peut parler de duel pour un combat à trois contre quinze.
-Quatre, rectifia Rodrigue dans un rire à faire frémir Serpentard. Ne jamais sous-estimer le serpent.
-Allez, viens, dit Harry en prenant Rodrigue dans ses bras. On va traverser le plancher, ça nous évitera de refaire tout le tour.
Après avoir « regardé » avec son œil intérieur si la voie était libre à l'étage inférieur, Harry se concentra un petit moment. Un instant plus tard, il eut la sensation que le sol se dérobait sous ses pieds, et atterri avec souplesse au rez-de-chaussée.
-Pratique, commenta Rodrigue. Ça marche avec n'importe quel mur ?
-Je crois, répondit Harry.
Les deux compagnons s'approchèrent discrètement du lieu de la dispute, et se placèrent derrière un mur d'où ils pouvaient voir sans être vus. Cette précaution était d'ailleurs tout à fait inutile à Rodrigue, qui utilisa sa faculté de se rendre invisible à volonté.
-On y va ?siffla Rodrigue, dont le sang se mettait à bouillir quand il s'agissait de bagarre.
-Attends une minute, dit Harry. Mieux vaut entendre d'abord de quoi ils parlent.
Mettant ses paroles à exécution, il tendit l'oreille pour saisir le sujet de la dispute. Celui-ci n'avait d'ailleurs rien de très original.
-…crétins de sang-de-bourbes, disait la voix de Malfoy. Tes parents se sont acoquinés avec de sales bêtes, ils finiront comme des bêtes, et s'ils continuent à proférer leurs stupidités en public, ils n'en ont plus pour longtemps…
-Oh, alors si c'est toi qui le dis, il va falloir prendre ça au sérieux, railla James. Tu sais quoi ? Si tous les mangemorts sont aussi nazes que ton ringard de père, mes vieux peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
Malfoy plissa les yeux et eut un rictus mauvais. La tension sembla monter d'un cran dans le cercle des assaillants. En y regardant de plus près, Harry constata avec surprise et un peu de colère que celui-ci ne comprenait pas uniquement des serpentards. Il y avait aussi trois Serdaigles et quatre gryffondors.
-Avant de faire des sarcasmes, tu ferais bien d'apprendre à compter, Potter, murmura Malfoy.
-Le petit champion de quidditch et mon looser de cousin veulent faire joujou ? dit Bellatrix sur le ton railleur qu'elle affectionnait encore au temps où Harry l'avait rencontrée pour la première fois, après s'être échappée d'Azkaban.
En prononçant ces mots, elle sortit sa baguette, qui était d'un bois extraordinairement foncé, presque noir. Les élèves des deux camps l'imitèrent. Harry décida qu'il était temps d'intervenir.
-Tiens, tiens, dit-il sur le ton d'un touriste qui vient de découvrir une curiosité, on a l'air de bien s'amuser, par ici.
Aussitôt, quinze baguettes haineuses et menaçantes se pointèrent sur lui, chose qui le laissa de marbre et n'entama en rien sa bonne humeur. Les mains derrière le dos, il contemplait la scène avec un amusement ostensible.
-Fiche le camp, le nouveau, cracha Malfoy d'un ton méprisant.
-Franchement, quelle vulgarité, répliqua Harry avec un reniflement de dédain.
Bellatrix eut un sourire mauvais.
-On faisait une petite fête, avec tes amis. Tu veux participer ?
-Merlin, non ! Mes amis et moi serions en surnombre.
James et Sirius eurent un petit rire. Mais à ce moment là, Rogue, qui jusqu'à présent s'était tenu à l'écart, décida de prendre les choses en main.
-Trêve de bavardage, dit-il en pointant sa baguette sur Harry. Inan…
Harry ne savait pas quels auraient été les effets de ce sort si Rogue avait pu achever sa formule, ni même à quel genre de magie celui-ci pouvait bien appartenir. Mais connaissant le lanceur, il avait la certitude que le résultat ne pourrait être que particulièrement déplaisant. Aussi, pour éviter d'en arriver à cette fâcheuse extrémité, il déploya toute son habileté pour parer le sort et, sans s'embarrasser de sa baguette, changea Rogue d'un simple geste de la main droite en une frêle chauve-souris. Aussitôt, Rodrigue, toujours invisible, se jeta sur l'animal et le maintient au sol, sans se laisser émouvoir le moins du monde par ses couinements de terreur et ses efforts pour se libérer.
-A couvert !cria Harry à James et Sirius.
Ceux-ci ne se le firent pas dire deux fois. Ils profitèrent de cette diversion pour s'abriter derrière une stèle à la mémoire du sorcier Ryan –Merlin sait de qui il s'agit-, tandis que Harry se protégeait derrière une épaisse colonne aux motifs raffinés (qui à notre plus grand regret ne survécurent pas aux événements qui vont suivre. C'est ainsi qu'Harry Potter contribua une fois de plus à la dégradation du patrimoine architectural anglais, fait qui mérite d'être rapporté dans toute biographie du Survivant soucieuse d'objectivité). Un instant plus tard, des sorts se mirent à fuser de tous côtés. Le lieu de la scène n'était plus qu'éclairs, cris et explosions aux couleurs et aux sons variés. De là où il était, Harry avait des difficultés pour viser, mais cela importa peu, car bientôt, il devint impossible de viser quoi que ce soit, et chacun se contentait de lancer la première formule qui lui traversait l'esprit en pointant si possible sa baguette vers l'endroit où il pouvait peut-être y avoir un ennemi. Cette tournure des évènements profita largement à nos héros ; car, de là où ils se trouvaient, ils étaient beaucoup moins exposés aux sorts perdus qui décimaient les rangs de leurs adversaires.
Après cinq minutes de combats intenses et acharnés, un nuage bleuâtre envahit le champ de bataille. Peu à peu, les cris diminuèrent pour finir par s'éteindre complètement. Harry sortit prudemment de sa cachette fumante.
-Sirius ? James ? appela-t-il.
-Ici, répondit James.
-Présent, dit Sirius.
Harry se dirigea vers l'endroit d'où s'élevaient les voix et retrouva ses deux amis.
-Ça va ? demanda-t-il.
-Impec ! répondit James. Eux par contre, ça n'a pas l'air d'aller très fort.
En effet, lorsque le nuage se dissipa, les trois amis eurent devant les yeux un spectacle désolant. Outre les dommages inestimables causés à l'environnement, les assaillants gisaient à terre, apparemment inconscients, figés sur le sol encore fumant des sortilèges ratés, dans un état qui faisait peine à voir (enfin, qui aurait fait peine à voir s'il s'était agi de tout autre que de cette assemblée de futurs assassins). La plupart d'entre eux étaient recouverts de furoncles aux couleurs improbables. Un garçon aux cheveux jaunes avait du persil qui lui sortait par les oreilles. Les cheveux de Bellatrix étaient dressés sur sa tête comme si elle avait été électrocutée, et les ongles de sa jeune sœur ressemblaient désormais à des serres de rapaces. Et ce ne sont là que quelques exemples des diverses pathologies dont souffraient les infortunés vaincus. Pour Harry, la scène évoquait un peu la destruction de Carthage, à laquelle il avait assisté par hasard.
-Bien, dit James avec nonchalance. Quinze ennemis à terre, et de notre côté, pas même une égratignure.
-Oui, je trouve que le bilan est plutôt positif, approuva Harry. Mais en fait, on était quatre ; tu oublies Rodrigue.
-Je crois que j'ai eu Bella, dit Sirius avec un sourire de contentement.
-Ah, c'est bien, ça, dit Harry avec emphase.
-Bien joué, Patmol, dit James avec un sourire en coin. Mais je crois que c'est Rodrigue qui mérité la médaille d'honneur ; regarde…
Rodrigue était redevenu visible, et il tenait à présent Rogue dans sa gueule en le serrant juste assez fort pour ne pas le déchiqueter. James et Sirius éclatèrent de rire.
-Non Rodrigue, dit Harry, je ne peux pas te donner le méchant Rogue à manger. Ce n'est pas hygiénique.
-Oui, ça doit avoir un goût atroce, dit James. Hé, Willy, tu peux dire à ton chat de me le passer ?
-Euh… répondit Harry, un peu méfiant. Qu'est-ce que tu comptes en faire ?
-T'inquiètes, je veux juste le montrer à Remus et à Peter.
-Ah. Bon, OK. Rodrigue, donne le méchant Rogue, s'il te plaît.
A regret, Rodrigue libéra la chauve-souris, qui essaya d'en profiter pour échapper à ses bourreaux. Mais Harry fut plus rapide et fit apparaître autour d'elle une petite cage dorée.
-C'était vraiment une très belle métamorphose, dit James avec admiration.
-Merci, dit Harry en li souriant. «Et je suis sûr que Ron aurait adoré voir ça », songea-t-il avec un peu de nostalgie.
James rangea sa baguette dans sa poche et saisit la cage de Rogue. Les trois adolescents prirent la direction de la tour des gryffondors.
-Y a un truc qui m'étonne, dit Harry à James au bout d'un moment. Les idiots qui nous ont attaqués, c'étaient pas tous des serpentards. Qu'est ce qu'ils faisaient là, les autres ?
James et Sirius échangèrent un regard désabusé.
-Depuis que Voldemort commence à prendre du pouvoir, les enfants de moldus ou d'opposants à Voldemort ne sont plus très populaires à Poudlard, expliqua James.
-Tu comprends, ajouta Sirius, les gens n'aiment plus trop se montrer avec nous, même s'ils ne nous témoignent pas tous d'hostilité ouverte. Ça pourrait être mal vu de… certaines personnes. A l'inverse, certains s'en prennent à nous pour s'attirer la bienveillance de gens influents, comme les Malfoy, par exemple.
-Oh… dit Harry. Désolé, je ne savais pas.
Harry sentit une bouffée de compassion pour ses parents et leurs amis. Il était bien placé pour savoir combien il était pénible de subir l'isolement et la médisance des autres. Mais James haussa les épaules.
-Bah, on s'y fait, dit-il.
-On n'a pas besoin de ces imbéciles, ajouta Sirius avec un regard féroce.
-Ouais, je sais, dit Harry avec un petit sourire. N'empêche, c'est pas sympa de leur part.
-Bah, tu sais, il y a des compensations, dit James avec un sourire mauvais à l'intention de la chauve-souris. Par exemple, Lily ne nous embête même plus quand on s'en prend à Rogue. Elle fait semblant de ne rien voir.
-On ne lui dit pas tout, aussi, précisa Sirius en donnant un coup à la cage qui se mit à balancer furieusement.
-Cache ça, tu veux, dit Harry avec agacement alors qu'un groupe de premières années les regardait passer avec étonnement.
Quelques minutes plus tard, ils étaient installés dans la salle commune, et Peter et Sirius s'amusaient à faire faire à Rogue des galipettes dans sa cage, sous le regard réprobateur de Remus et de Harry. Lily n'était pas là, ce qui explique ce déchaînement sans précédent de cruauté et de sadisme.
-On pourrait peut-être le relâcher, suggéra finalement Remus.
-Excellente idée, dit Harry en se levant d'un bond. Je m'en charge tout de suite.
-Quoi, déjà ? demanda Sirius, déçu.
-A plus ! dit Harry en saisissant la cage.
-Salut, Rogue ! lança James joyeusement.
Harry marcha à grands pas jusqu'à un coi reculé du parc. Après s'être assuré que personne ne le regardait, il fit disparaître la cage et rendit son apparence normale à Rogue. L'adolescent échevelé était livide et lançait des regards meurtriers. Mais Harry n'y prêta aucune attention et pointa sa baguette droit sur son cœur.
-C'est pas mon genre de faire ce genre de choses, dit-il dans un murmure menaçant, mais tu l'as bien mérité. Alors écoute : si jamais j'entends que tes petits copains et toi avez récidivé, je me charge personnellement de ton cas. Pigé ?
Rogue bafouilla quelques paroles incompréhensibles qui ressemblaient vaguement à des insultes.
-J'ai pas bien compris ce que tu as dit, dit Harry sur un on faussement aimable. T'as pigé, Batman ?
-Oui, marmonna Rogue avec son regard le plus haineux.
-Parfait, dit Harry.
Puis il tourna les talons, et laissa Rogue seul dans le parc obscur et froid. Il était assez content de lui, et rentra le cœur léger, en chantonnant pour lui-même un air italien.
Pendant les semaines qui suivirent cet incident, Rogue sembla tenir sa parole. Le talent de Harry avait fait forte impression sur la bande des serpentards, qui s'étaient remis avec peine de leurs blessures de guerre tout comme de leur défaite cuisante. Du reste, aucun d'entre eux n'avait touché mot de ce qui s'était passé, tant la honte d'avoir été vaincus à trois contre quinze était présente à leur esprit. Harry et les maraudeurs ne furent donc nullement inquiétés.
Cependant, Harry restait sur ses gardes ; pour l'avoir bien connu, il savait que Rogue était plutôt du genre rancunier, tout comme Malfoy et Bellatrix Black. Il ne s'attendait pas à une confrontation directe, mais il croyait volontiers à un coup sournois et vicieux comme seuls les serpentards savaient les faire. Parfois, il envoyait Rodrigue les surveiller discrètement, mais le serpent ne rapporta rien d'alarmant.
Cet après-midi là, il avait cours de divination, et avait décidé pour une fois de s'y rendre (bien que le professeur ne se soit pas le moins du monde formalisé de son absence. Harry doutait même qu'il s'en soit aperçu). Le professeur, qui s'appelait Boniface Lisbon, était un gros bonhomme aux yeux larmoyants dont les talents en matière de voyance équivalaient à peu près à ceux de Trewlawney –c'est-à-dire qu'ils étaient nuls. James et Sirius fabriquaient de petits avions en papiers qu'ils ensorcelaient pour les faire voler dans la salle de cours, et faisaient des courses. Peter avait son cours de métamorphose posé sur les genoux et révisait en vue d'une interrogation imminente. Remus écoutait d'une oreille distraite son professeur annoncer la fin du monde et le règne du chaos. Harry, pour sa part, s'amusait beaucoup.
-Les cartes sont formelles, disait le professeur d'un ton sentencieux, et les données numérologiques coïncident. A quoi bon nier l'évidence ?
-D'autant, dit Harry en levant la main, que les prophéties ont annoncé ce moment depuis des siècles. Le grand Nostradamus y fait référence dans le chapitre dix du Fata mundi.
-Tout à fait, monsieur Griffith, tout à fait. Et maintenant, que chacun découvre son propre destin dans cette prochaine apocalypse. Combien d'entre vous en réchapperont ? Voilà, je vous ai expliqué comment vous servir des feuilles de thé pour répondre à une question précise. Maintenant, au travail, et pensez bien à libérer votre sensibilité intérieure.
-On fait équipe ?demanda Remus à Harry.
-OK, répondit celui-ci. Ça ne te dérange pas si je commence ?
-Au contraire, je n'ai jamais été un très bon voyant.
-Y a pas d'mal à ça, dit Harry, et les deux adolescents échangèrent un sourire entendu.
Remus but son thé et passa sa tasse à Harry. « J'ai envie e m'amuser un peu », songea celui-ci. Souriant intérieurement, Harry plongea son regard dans la tasse avec une expression d'intense concentration.
-Voyons, voyons… Que vois-je ?... Oh !
A ce cri, toute la classe se retourna vers eux. Le professeur Lisbon accourut.
-Qu'y a-t-il ? demanda-t-il. Vous avez vu quelque chose ?
-Je crois bien, dit Harry en se poussant pour le laisser regarder. Là, vous le voyez ?
-Le voir ?répéta le professeur, perplexe. Ah oui, lui… bien sûr…
-Avec ses quatre pattes ?
-Oui, oui…
-Et son museau velu ?
-Oui, mon Dieu, oui…
-Qu'est-ce que c'est ?demanda James en haussant un sourcil.
-Le sinistros, bien sûr, dit Harry sur un ton dramatique.
-Le sinistros, répéta le professeur en secouant la tête d'un air navré. Mon pauvre garçon…
-Remus, je suis désolé de te répondre, mais je crois que tu n'en as plus pour longtemps.
-Oui, avec le sinistros, aucun doute possible, vous êtes hélas…
-Le sinistros est un présage de mort certain, fit Harry en levant un doigt menaçant, comme s'il accusait Remus d'inconscience. Sirius et James retenaient à grand peine un éclat de rire.
-Vingt points pour Gryffondor !s'exclama le professeur Lisbon en regardant Harry avec vénération.
Cette fois, c'en fut trop pour Sirius, qui s'écroula sur sa chaise. Mais le professeur ne s'en aperçut aucunement, tant il était fasciné par le phénomène qu'il croyait avoir devant lui.
-Ah mais attendez !s'exclama soudain Harry.
-Qu'est ce qu'il y a ? demanda précipitamment Lisbon. Du nouveau ?
-Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un sinistros, annonça Harry.
-Tant mieux, dit Remus, amusé. Alors je ne vais pas mourir.
-Non, j'en suis sûr à présent, ce n'est pas un sinistros. C'est un loup.
Du coin de l'œil, Harry vit le visage des quatre maraudeurs se figer, mais il fit comme s'il n'avait rien remarqué.
-Un loup ?demanda le professeur avec un air dubitatif.
-Oui, un loup. Je crois que je sais ce que ça veut dire.
-Vrai… vraiment ?demanda Remus en essayant d'adopter un ton dégagé.
-Remus, annonça Harry sur un ton solennel, Remus, laisse moi te le dire : tu es un gentil garçon, mais tu joues avec le feu.
-Si tu le dis… répondit Remus, de plus en plus inquiet.
-Oui, le signe du loup signifie clairement que tu commets une grande imprudence. Attention, tu risques de t'y brûler les doigts.
-Ah… fit Remus, perplexe.
-Ne prends pas les signes du destin à la légère, ajouta Harry. Seuls les fous ferment leur esprit aux voix transcendantes de l'au-delà.
-Trente points pour Gryffondor !s'écria Lisbon, qui était au bord des larmes. Monsieur Griffith, vous êtes un grand voyant !
-Pas tant que vous, professeur.
Le professeur Lisbon, ému, se moucha et annonça que le cours était fini. Harry rangea ses affaires et partit devant, laissant les maraudeurs cogiter en paix.
-Vous avez entendu ça ?murmura James, un peu inquiet.
-Vous croyez qu'il sait ?demanda Peter.
-Franchement, je ne vois pas comment il pourrait, dit Sirius. Il n'y a eu que deux pleines lunes depuis son arrivée à Poudlard, c'est un peu court pour deviner. En plus, on a été très prudents.
-Oui, mais ce serait quand même une drôle de coïncidence, non ? dit Remus. Cet avertissement…
-Ça voudrait dire qu'il sait aussi pour les animagi ? demanda Peter.
Sirius s'agita un peu, mais les trois autres ne le remarquèrent pas.
-J'en sais rien, répondit James. Venez, on va demander à Lily ce qu'elle en pense.
Ils la trouvèrent dans le couloir qui menait à la bibliothèque. Après l'avoir emmené dans une salle vide à l'abri des oreilles indiscrètes, ils lui racontèrent ce qui s'était passé. Quand ils eurent fini leur récit, la jeune fille semblait perplexe.
-Alors, tu en pense quoi ? demanda James après un instant de silence.
-Je pense qu'il sait, dit-elle lentement. Il a du vous surprendre et deviner d'une façon ou d'une autre. Ou alors, il a entendu une conversation… Il y a plein de possibilités, surtout qu'il est très intelligent.
Ces paroles furent suivies d'un silence tendu. Remus en particulier était très pâle.
-Mais je ne crois pas qu'il te dénonce, Remus, reprit Lily sur un ton rassurant. S'il avait voulu le faire, ce serait déjà fait. Je crois qu'il voulait simplement de mettre en garde. Et il n'a pas tort, d'ailleurs. Ce que vous faîtes, c'est de la folie pure.
-Ça va, on sait, dit Sirius, un peu agacé. Mais je suis d'accord avec toi, Willy ne nous dénoncerait jamais. Il est beaucoup trop sympa pour ça.
-J'espère que tu as raison, dit Remus en soupirant.
Merci d'avoir lu ce chapitre. J'éspère que ça vous a plu et surtout n'oubliez pas: Review! s'il vous plaît...Au fait, désolé pour ceux à qui j'ai annoncé hier l'arrivée du chapitre. Je voulais le poster, mais ce tyran d'ordi n'a pas voulu, allez savoir pourquoi. Allez, à bientôt!
RAR (rien que pour les anonymes):
Flo : voilà voilà ! T'aime pas attendre ? Dommage, car moi j'adore me faire attendre… Mais non, j'rigole, je suis pas aussi sadique. En fait, j'ai écris aussi vite que je pouvais, si si, je t'assure ! Bon, alors, pour tes questions, ben je pense que ce chapitre y répond en partie. Pour ce qui est d'aller gambader à la pleine lune avec les quatre zigotos, eh bien… oui et non, hé hé… Tu verras ! Et Harry se fera prendre en train de lire de la magie noire (mais pas d'en faire, attention !il ne s'intéresse qu'à la théorie ! Enfin, c'est ce qu'il dit…), mais par qui, ça, tu verras. Bon, merci de me lire et de me reviewer avec tant de persévérance, continue sinon j'écrirais encore moins vite, héhé…Oui, j'aime faire du chantage. Allez, bye !
Melody Evans : bah, c'est le zombie qui était responsable. Qu'est ce qui lui a pris de faire une blague aussi stupide ? Merci pour ta review, et j'espère que la suite t'a plu ! Ciao !
Elie : merci beaucoup ! A plus !
Blackangel : la suite existe (du moins dans mon esprit), et en voici une partie. Merci et à bientôt !
Maugrei : merci pour ta review, ça m'a fait très plaisir. J'ai pas prévu de donner un deuxième animal à Harry, mais Fumseck aura un rôle à jouer. A bientôt !
