Salut à tous ! Voici donc le chapitre 9. J'ai eu un mal fou à l'écrire, celui-là, j'ai changé plusieurs fois le contenu et le découpage. Enfin bon, c'est fait…Encore un chapitre qui tourne à la farce ! J'ai l'impression que j'écris que ça, en ce moment. Figurez-vous qu'au début, quand j'ai imaginé cette fic, elle devait être globalement sérieuse. Difficile à croire, hein ? Bah, c'est peut-être pas plus mal, au moins je m'amuse bien à l'écrire. Quoiqu'il en soit, le prochain chapitre sera plus sombre, et fera plus avancer l'histoire. En tout cas, merci pour vos reviews, vous avez été géniaux. Mais n'oubliez pas : moi, je marche surtout à la carotte, donc si vous voulez le chapitre 10, eh bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire…Appuyer sur le petit rectangle en bas à gauche… Merci d'avance ! Allez, bonne lecture !
PS1 : les réponses aux reviews se trouvent en fin de chapitre.
PS2 : ceux que mon esprit tordu et délirant ne dérange pas peuvent éventuellement, si le cœur leur en dit, aller jeter un coup d'oeil à mon autre…fic, si on peut appeler ça une fic, qui s'appelle O tempora, O mores ! Mais je dois vous prévenir, c'est… spécial.
Chapitre 9 : L'attaque des ronflaks
Comparé à ses quatre compagnons de dortoir, Harry était de loin le plus matinal. Pourtant, un dimanche matin, alors que le soleil n'était même pas encore levé, il fut réveillé pour son plus grand désarroi par quelqu'un qui le secouait sans ménagements tout en lui parlant à voix basse, comme s'il craignait de réveiller les autres.
-Willy ! Hé, Willy !
Ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait, Harry se retourna et tira la couverture à lui en grommelant un vague « fichemoilapaix ».
-Allez, quoi, réveille toi !
Cette fois, Harry identifia la voix comme étant celle de Sirius. Le jeune homme, dont il ne voyait que la silhouette et les yeux qui brillaient dans le noir, était agenouillé à côté de son lit.
-Mais qu'est ce que tu veux ? grogna Harry en émergeant peu à peu.
-Chuuuut ! Faut que tu te lèves, j'ai besoin d'un coup de main.
-A cette heure ci !
-Silence, j'te dis ! Allez, ramènes toi, je t'expliquerai tout une fois dehors.
Harry hésitait encore, se demandant d'abord ce que pouvait bien lui vouloir son parrain, et ensuite pour quelle raison il devrait faire l'effort de se lever.
-Allez, s'il te plaît ! insista Sirius d'une voix suppliante.
Harry soupira et leva les yeux au ciel. Ce coup là, il le sentait vraiment pas, mais il était très difficile de refuser quelque chose à quelqu'un qui était mort pour lui sauver la vie. Il se résigna donc à suivre une fois de plus le turbulent jeune homme dans une de ses combines foireuses.
-Bon, d'accord, j'arrive, dit-il en soupirant.
-Merci ! souffla Sirius en lui donnant une tape amicale sur l'épaule. Je t'attends dehors.
Harry s'habilla en faisant le moins de bruit que possible, saisit sa baguette et sortit pour rejoindre Sirius. Celui-ci l'attendait, assis contre un mur.
-Bon, qu'est ce que tu veux ? Grommela Harry en fermant la porte en douceur.
-On y va ! répondit joyeusement Sirius. Je te montrerai sur place.
Et sans s'inquiéter le moins du monde des réticences de son ami, il l'entraîna dans les couloirs sombres du château. A la grande surprise de Harry, il sortit de sa poche, pour les éclairer, une main de gloire particulièrement répugnante.
-Où est-ce que t'as eu ça ? demanda Harry, stupéfait.
-Piqué dans les affaires de mon père, répondit Sirius en haussant les épaules.
-Mais c'est illégal ! s'écria Harry.
-Oui, mais c'est pratique, répliqua Sirius avec désinvolture.
-On a intérêt à ne pas se faire prendre, dit Harry d'une voix anxieuse. Si quelqu'un nous trouve avec ça, les carottes sont cuites.
-T'inquiètes ! L'intérêt des mains de gloire, c'est justement qu'elles permettent de passer inaperçu.
Il n'y avait rien à répondre à cela. Harry se contenta donc de suivre son ami en silence, marchant à pas de loup. Par chance, les couloirs étaient parfaitement déserts. Même les fantômes semblaient s'être retirés, et miss Teigne n'était nulle part en vue. Cependant, l'inquiétude de Harry croissait au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient de la tour des Gryffondor. Sirius le conduisait avec assurance dans la direction des cachots.
-On est bientôt arrivé ? demanda Harry alors qu'ils arrivaient au bureau de Slughorn.
-C'est encore un peu plus bas, répondit Sirius. Et un peu plus à l'ouest.
Harry était maintenant très intrigué. Les élèves se rendaient rarement dans cette partie du château, il n'était même pas sur d'y avoir déjà mis les pieds. D'ailleurs, l'endroit était peu engageant : les toiles d'araignées y étaient nombreuses, les pierres des murs étaient en mauvais état et les rares tapisseries étaient si sales qu'on en distinguait à peine les couleurs.
-On y est presque, murmura Sirius au bout d'un moment.
-Voilà qui me rassure vraiment, dit Harry avec un peu d'ironie.
-Ça y est, dit Sirius en s'arrêtant.
-Heu… commença Harry, déconcerté.
Là où ils étaient, il n'y avait aucune porte, juste le couloir qui se terminait à une trentaine de mètres de l'endroit où ils se trouvaient par un petit escalier en colimaçon. Mais Sirius se baissa, et Harry vit qu'il y avait dans le mur un trou juste assez large pour qu'une personne puisse s'y glisser en rampant.
-T'es pas sérieux, dis ? demanda Harry.
-Mais si ! T'inquiètes, ça craint rien, j'y suis déjà allé, répondit Sirius avec assurance. Allez, suis moi.
Sirius se changea en chien, et passa dans la petite ouverture. Résigné, Harry le suivit en rampant, non sans peine. L'ouverture donnait sur un petit tunnel tout aussi étroit, totalement obscur et dont il ne pouvait voir la fin. Malgré la certitude que toute cette histoire allait très mal finir, Harry s'efforça d'y avancer. Il en sortit une dizaine de minutes plus tard, couvert de poussière et éssoufflé.
-J'espère que tu as une bonne excuse pour m'avoir fait venir jusqu'ici, dit-il avec mauvaise humeur, parce qu'il est à peine six heures du matin et je suis déjà épuisé. Et d'ailleurs, on est où, ici ?
-Lumos, murmura Sirius.
La lumière sortant de sa baguette illumina la pièce. Harry put alors admirer l'un des endroits les plus étrange de Poudlard. La salle n'était pas très grande en surface, mais les murs étaient très hauts. La pierre froide était complètement nue, seulement d'étranges inscriptions en runes y étaient gravées. Harry avait l'impression de violer le tombeau millénaire d'un pharaon, ou de rentrer dans un sanctuaire particulièrement mystérieux.
-Etrange… murmura-t-il.
-N'est-ce pas ? approuva Sirius en hochant la tête.
-Mais pourquoi tu m'as amené ici ? Et pourquoi les autres ne sont pas venus ?
-Bah, dit Sirius un peu agacé. Ils ont dit que ça ne les intéressait pas. Et puis j'ai besoin de quelqu'un pour traduire ces fichues runes.
-Pourquoi ça t'intéresse ?
-Sais pas. Ça m'intrigue, c'est tout.
Harry recula pour mieux voir les inscriptions et étudia les runes. Quelque chose d'étrange le frappa aussitôt.
-Bizarre… dit-il.
-Quoi ? demanda Sirius.
-C'est pas du gaélique.
-Ah bon ? C'est quoi alors ?
-Sais pas… C'est bizarre, comme langue. J'ai l'impression qu'il y a une sorte de code.
-Mince alors, grommela Sirius. On n'arrivera jamais à le déchiffrer.
-Mais si, répliqua Harry avec enthousiasme. Maintenant qu'on est là, on va pas repartir sans avoir au moins essayé de trouver la solution.
Harry se lança alors dans un travail de décodage. Il fallait bien reconnaître que les questions de logique et les énigmes n'étaient pas vraiment sa spécialité, Hermione et Lily le dépassaient largement en la matière. Néanmoins, il éprouvait une certaine excitation intellectuelle devant le défi qu'elles lui posaient, et quand il se lançait dans un de ses problèmes, on ne pouvait l'en distraire avant qu'il ait trouvé la solution, ou, en cas d'échec, qu'il ait réduit les environs en cendre. Sirius se montrait peu enclin à participer, mais puisque c'était lui qui avait amené Harry à cet endroit, et qu'après tout il était quand même curieux de connaître la solution, il s'assit dans un coin de la pièce et regarda son ami se torturer l'esprit tout en s'entraînant à faire apparaître des tartes au citron comestibles.
Ce petit manège dura près de deux heures. Sirius n'en pouvait plus d'attendre, et allait suggérer pour la dixième fois à Harry de renoncer, quand soudain…
-Eurêka ! s'écria Harry.
-Hein ? s'exclama Sirius, émergeant brutalement de sa torpeur.
-J'ai trouvé, expliqua Harry.
-J'avais compris, merci, répliqua Sirius, agacé. Alors, ça donne quoi ?
-En fait, c'est très simple, répondit Harry. Dans chaque syllabe, entre la première et la deuxième lettre, l'auteur de ce texte a placé la syllabe « idjh », ce qui donne l'impression au lecteur que la phrase est écrite dans une langue inconnue. Mais en fait, c'est du latin.
-Ah oui ? demanda Sirius, effaré. Et qu'est-ce qu'il y a écrit ?
-« Maerore conficiatur quis hanc sententiam legerit », ce qui veut dire…
Mais il s'arrêta net, interloqué ; car à peine avait-il fini de prononcer cette phrase, que les runes gravées sur le mur s'illuminèrent d'une lumière blanche éblouissante. Puis les murs eux-mêmes se mirent à trembler, un grondement sourd se fit entendre, semblable au bruit d'un troupeau de bisons qui galopait dans leur direction. Pour finir, devant leurs yeux ébahis, le mur qui portait les inscriptions s'effondra, laissant place à un gouffre béant.
-Qu'est-ce que… commença Sirius, inquiet, quand le silence fut revenu.
Mais il fut à son tour interrompu ; car après le grondement, une espèce de piaillement se fit entendre, provenant de multiples créatures, un peu comme si des centaines de moineaux s'étaient donnés rendez-vous. Avant qu'ils aient eu le temps d'identifier de quoi venait le bruit, Harry et Sirius furent entourés par une nuée de choses volantes de la taille d'une cigogne, au corps rond, au pelage et aux ailes de chauves-souris, dotées d'yeux rouges qui brillaient dans l'obscurité et de deux cornes, qui les assaillirent de toutes parts. Les deux garçons, que cette offensive prit au dépourvu, tentaient tant bien que mal de les repousser avec les bras.
-Des ronflaks cornus ! s'écria Sirius.
-Quoi ! s'exclama Harry, interloqué. Mais je croyais que c'était une légende !
-Aïe… mais non, pas du tout !
-Mais qu'est-ce qu'ils nous veulent !
-Ils sont carnivores !
-Hein !
Sirius avait réussi à s'emparer de sa baguette et décochait à l'aveuglette des éclairs rouges sur ses assaillants, qui, furieux, l'attaquèrent de plus belle. « Ronflaks cornus ou pas, il est temps d'intervenir », songea Harry. Il fit appel à sa magie pour créer autour de lui et de Sirius un champ magnétique, qu'il étendit pour repousser leurs féroces assaillants. Les bêtes, furieuses, poussèrent des cris stridents et prirent la fuite par le tunnel qu'ils avaient emprunté pour venir. Au bout d'une dizaine de minutes, la salle retrouva son calme.
-Pffff, dit Sirius en s'épongeant le front, on a eu chaud.
-Tu l'as dit, approuva Harry. Mais on est mal barré, maintenant, avec ces horreurs en liberté dans le château. Au fait, t'es sûr que ce sont des ronflaks cornus ?
-Tout à fait, répondit Sirius avec conviction. Y en avait dans un livre que je lisais quand j'étais petit, et ils étaient exactement comme ça.
-Bizarre, dit Harry d'un air songeur, on m'a dit qu'ils ne volaient pas.
-Allez, viens, on a intérêt à pas traîner ici.
Les deux amis reprirent le petit tunnel. Mais quand ils retrouvèrent la clarté du jour, ce fut pour observer de leurs yeux horrifiés un spectacle affligeant ; quelques ronflaks s'étaient dispersés dans ce couloir et avaient entrepris de démolir tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage, vitres, tapisseries et autres. Cependant, la plus grande partie du troupeau avait pris la direction des étages supérieurs, où tout le monde devait s'être rassemblé en vue du petit-déjeuner, probablement en quête de chaire fraîche et tendre. Harry et Sirius échangèrent un regard affolé.
-On file, dit Sirius.
En parfaite synchronisation, les deux amis se mirent à détaler comme des lapins en direction de leurs dortoirs, en évitant la grande salle. Au passage, ils purent se faire une idée des ravages qu'avait provoqué leur méfait ; les bestioles essayaient de s'en prendre aux élèves, qui les repoussait tant bien que mal, à coup de sorts pour les plus adroits, avec de grands moulinets pour les autres, renversaient les tables, les chaises et les armures qui tombaient avec de grands bruits de casserole, brisaient vitres, statues et lustres, et enfin poussaient des hurlements qui glaçaient les élèves jusqu'à la moelle. Harry et Sirius croisèrent Slughorn, qui anéantissait ses adversaires à coup de avada kedavras, Isabelle Jones et son frère qui s'étaient protégés derrière une armoire que trois ronflaks attaquaient avec de féroces coups de griffes, Narcissia Black qui essayait en vain de faire lâcher prise à un ronflak qui s'était agrippé à la robe de Malfoy (lequel poussait des cris suraigus en se cachant le visage entre les mains), et Rodrigue qui menaçait par un crachement féroce une des créatures qui brûlait de l'attaquer mais visiblement n'osait pas trop l'approcher. Ce chaos ne fit que conforter Harry et Sirius dans leur certitude qu'un châtiment terrible les attendait si jamais ils se faisaient prendre. Gagnés par la panique, ils coururent aussi vite que leurs jambes le permettaient, passèrent en trombe le portrait de la grosse dame, bousculèrent Remus, qui s'apprêtait à prendre son petit-déjeuner, et ignorèrent superbement James et Peter, qui sortaient juste de leur dortoir, l'air peu réveillé.
-Que… commença James en les regardant passer, éberlué.
Mais Harry et Sirius passèrent outre, foncèrent dans le dortoir où ils s'enfermèrent en claquant la porte.
-Pffffffff, lâcha Harry, essoufflé, en se laissant glisser contre la porte.
Sirius se laissa tomber sur le lit de James, le front dégoulinant de sueur. A ce moment là, les deux adolescents qu'on tenait pour les plus séduisants de l'école faisaient triste figure ; ils étaient couverts de sueurs, égratignés à de nombreux endroits, leurs vêtements étaient déchirés, et surtout ils avaient sur le visage une expression où se mêlaient l'horreur et l'incrédulité, tant à cause de la crainte d'être découverts que de l'effroi suscité par les bêtes.
-Sirius ? demanda la voix de James derrière la porte, une note d'inquiétude dans la voix.
Harry et Sirius entendirent le bruit d'une poignée qu'on essaye de tourner, mais aucun des deux ne réagit.
-Sirius ? Répéta James. Qu'est-ce qui se passe ? La porte est coincée.
-Eh oui, répondit celui-ci, et d'ailleurs je crois qu'elle ne s'ouvrira plus jamais !
-Qu'est-ce que tu racontes ? demanda James avec irritation. Allez, bouges-toi !
-Sirius, dit la voix de Remus, j'espère que… Vous n'avez rien fait de… répréhensible ?
-Euh…
-TU VAS OUVRIR OUI OU NON ! cria James en donnant un coup de pieds féroce dans la porte.
-C'est bon, ça va, dit précipitamment Harry en ouvrant la porte.
-Ah, quand même, maugréa James, c'est pas trop t…
Il s'interrompit net en apercevant l'état de ses amis.
-Bon sang, mais qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda Remus, stupéfait et franchement inquiet.
Harry et Sirius échangèrent un regard coupable.
-Il y a eu, euh, un petit accident… commença Harry d'une petite voix.
-C'est pas notre faute, dit Sirius, d'un ton peu convaincu.
-De quoi tu…
A ce moment là, une dizaine d'élèves entra en trombe dans la salle commune, tombant les uns sur les autres, une expression de panique sur le visage. Dans leur précipitation, ils semblaient avoir oublié que certains d'entre eux étaient des serpentards, trop reconnaissants d'avoir enfin réussi à trouver un refuge contre la terreur volante qui les poursuivait. Wendel McCain et Jane Baker, deux joueurs de l'équipe de Gryffondor, étaient parmi eux.
-Qu'est-ce qui vous arrive ? demanda une fille de sixième année.
-On a été attaqués par des ronflaks cornus, répondit Wendel, essoufflé et la voix tremblante.
-QUOI ! s'exclamèrent plusieurs voix.
-C'est horrible, dit un petit garçon de Serpentard, il y en a partout et ils attaquent les élèves.
-Ça vole et en plus ils ont des grandes griffes pointues, gémit une fille de première année.
-Mais d'où viennent-ils ?
James se retourna lentement vers Sirius, et lui dit à voix basse :
-Sirius, par pitié, dis moi que tout cela n'a rien à voir avec vous.
L'expression de culpabilité sur le visage de son ami de sept ans suffit à lui répondre. Découragé par l'inconscience de celui-ci, il se prit le visage entre les mains, tandis que Remus, déchiré entre l'horreur et l'incrédulité, laissait échapper un gémissement plaintif.
-Allons, tout cela n'est peut-être pas si grave, déclara Harry pour tenter de dédramatiser la situation. L'essentiel, c'est que personne ne nous ait vu…
Mais, comme pour contredire ces paroles quelque peu immorales, le portrait de la grosse dame pivota une nouvelle fois pour laisser passer une McGonagall au sommet de sa fureur, suivie par un bataillon de professeurs tout aussi révoltés (sauf le professeur Cartiguayne, qui avait l'air de trouver la situation assez drôle), et par un Rusard triomphant. Tout ce petit monde se dirigeait à grands pas vers le dortoir des maraudeurs et de Harry. Celui-ci attrapa Sirius par le poignet et l'entraîna dans le dortoir, fermant en toute hâte la porte derrière lui.
-Ils sont là ? demanda McGonagall à James, une fois arrivée devant leur porte.
-Euh… répondit celui-ci, déconcerté.
Mais l'irritable professeur de métamorphose n'attendit pas la réponse, et se mit à tambouriner furieusement contre la porte, sous l'œil ébahi des élèves présents.
-Griffith ! Black ! Inutile de vous cacher, je sais que vous êtes là ! Cria-t-elle. Ne jouez pas aux innocents, le moine gras a tout vu et il vous a dénoncé !
Très lentement, la porte s'ouvrit et Harry et Sirius, sortirent, une expression de contrition sur le visage. A leur vue, McGonagall sembla sur le point d'exploser.
-Dans mon bureau, dit-elle sèchement en les menaçant de sa baguette, comme pour les dissuader de s'enfuir. Rusard prit Sirius par le bras, comme un gendarme qui vient de faire l'arrestation de sa carrière. Le groupe des professeurs et les deux fautifs prit la direction du bureau de McGonagall. Harry fermait la marche, avec une expression où se mêlaient inquiétude et agacement, à cause du professeur Lisbon qui marchait à côté de lui en lui expliquant le plus sérieusement du monde que sa mésaventure était causée par l'irruption de Mercure dans la troisième maison, contexte éminemment défavorable aux grands voyants.
HPHPHPHPHPHPHPHPHPH
Le départ de Sirius et de Harry avait laissé les trois autres maraudeurs dans un profond désarroi. James semblait paralysé, comme si la foudre venait de s'abattre à côté de lui, Remus avait caché son visage entre ses mains, et Peter jetait de petits regards inquiets à ses deux compagnons (mais cette inquiétude était causée davantage par le risque de sauter le petit-déjeuner que par le sort de son protecteur). Lily avait rejoint le trio, et se taisait, une expression grave sur le visage.
-Cette fois, c'est fini pour lui, murmura Remus, abattu.
A ces mots, James sorti de sa torpeur, et sentit une colère mêlée d'angoisse s'emparer de lui.
-Mais quel idiot ! s'exclama-t-il. Il m'avait dit… Il m'avait promit de ne plus se faire remarquer ! Il m'avait promis ! Je vais le tuer ! Je vais…
-Du calme, James, dit Remus.
-Oui, du calme, James, répéta Peter.
-Du calme ! Sirius est sur le point de se faire renvoyer, et c'est tout ce que vous trouvez à dire, bandes de…
-Reste poli, James, le coupa Lily sur un ton réprobateur. Ecoute, ce n'est pas encore fait. Je vais parler à Dumbledore et à McGonagall, peut-être qu'ils m'écouteront…
A ces mots, James se calma. Soudain, une idée lui traversa l'esprit.
-Venez, dit-il aux autres en marchant à grands pas vers le portrait de la grosse dame.
Les trois adolescents lui emboîtèrent le pas.
-Euh… Où est-ce qu'on va ? demanda Peter qui devait presque courir pour soutenir son rythme.
-Chez McGonagall, répondit James. Comme ça, on pourra entendre ce qui se dit.
-Bonne idée, dit Remus, dont le visage s'éclaira.
Mais Peter soupira intérieurement : décidément, il allait vraiment rater le petit-déjeuner… Quelle misère ! Vraiment, il est bien triste d'avoir à entretenir ses relations pour survivre dans le monde.
Les quatre amis ne s'arrêtèrent pas ni ne parlèrent avant d'avoir atteint le bureau de McGonagall. Une fois arrivés à leur objectif, ils collèrent en toute hâte leur oreille contre la porte. Hélas, son bois était épais et l'on entendait fort mal ce qui se disait à l'intérieur.
-Attendez, dit Lily.
La jeune fille regarda à droite et à gauche pour vérifier qu'il n'y avait personne, puis, une fois rassurée, elle sortit sa baguette et murmura, en la pointant sur la porte :
-«sonum increscere ».
Aussitôt, la voix du professeur McGonagall retenti distinctement dans le couloir. Elle ne criait pas, mais il y avait tant de regrets et de tristesse dans cette voix que James eut l'impression qu'une main d'acier l'avait pris aux tripes.
-… Complètement irresponsable, disait-elle. Nous avons plusieurs blessés et les dégâts matériels sont considérables. De plus, il nous faudra plusieurs jours avant de pouvoir rependre les cours, les créatures sont très nombreuses et nous avons beaucoup de mal à les capturer. Dans ces circonstances, et étant donné que vous avez déjà reçu d'innombrables avertissements, Mr Black, je n'ai malheureusement d'autre choix que celui de vous renvoyer. C'est d'autant plus regrettable que vous aviez toutes les qualités requises pour devenir un excellent sorcier.
Un silence de plomb accueillit ces paroles. James ne parvenait plus à penser normalement ; ça y est, c'était fait, Sirius était renvoyé…
Mais la voix de Harry l'arracha à ses sinistres pensées.
-Professeur… commença-t-il.
-Qu'y a-t-il, monsieur Griffith ? demanda sèchement McGonagall.
-J'ai bien conscience du fait que notre conduite a été inexcusable…
-Inexcusable, c'est le mot, approuva le professeur.
-Cependant, je vous prie de prendre en considération ce que j'ai à dire, avant de prendre une décision qui pourrait lourdement sur le futur de mon ami.
Puis, avec un sérieux qui ne lui était pas coutumier, Harry se leva en, posant ses deux mains à plat sur le bureau du professeur, poursuivit son plaidoyer.
-Oui, c'est vrai, dit-il, nous avons causé bien des ennuis à l'école. Il n'y a pas de quoi être fier : dégrader le matériel consacré à la noble mission d'éduquer la jeunesse constitue un acte aussi stupide qu'égoïste. Les règlements sont faits pour être respectés, sinon c'est l'anarchie qui règne et la communauté s'effondre, laissant place au chaos et à la loi du plus fort…
-Absolument, commenta McGonagall.
-Toutefois, il me semble nécessaire d'attirer votre attention sur le fait que nos intentions n'étaient ni de violer les règlements de l'école, ni d'endommager le bien public, ni de blesser qui que ce soit. C'est bien simple : Sirius et moi ne savions pas, nous ne pouvions pas savoir, ce que renfermait le caveau.
-Mais… protesta Rusard.
-Je ne tente pas de justifier notre crime. Je dis seulement que notre motivation n'était nullement une quelconque volonté de destruction, mais une curiosité bien naturelle pour deux jeunes vifs et téméraires comme nous.
-Mais…
-Il est vrai que la curiosité pour la curiosité n'est pas recommandable. Tout doit avoir ses limites, y compris le désir de savoir, et l'étrangeté du caveau aurait du nous inciter à la prudence.
-C'est vrai, dit McGonagall.
-Toutefois, je ne puis m'empêcher d'éprouver un certain malaise à l'idée que, pour une simple curiosité, l'on s'apprête à bannir de la communauté sorcière un jeune homme talentueux, le privant ainsi de ce qui faisait à la fois sa culture et sa fierté. Car le désir de connaître, l'étonnement devant l'inconnu est le moteur de l'apprentissage et du développement de l'esprit. Sans ce désir, l'intelligence ne sert à rien, elle reste inerte comme un moteur sans électricité, ou si vous préférez, comme un moulin dans un ciel sans vent.
-Quelle belle image, dit le professeur Dumbledore attendri.
-Humpf, grommela Rusard, qui commençait à craindre que Sirius soit épargné.
-Faut-il donc, poursuivit Harry, mettre aux fers ceux qui disposent au plus haut degré cette puissance, cette énergie vitale, parce que, dans un moment d'égarement, ils se laissent entraîner dans leur élan ? Faut-il, à cause d'une tempête, raser le moulin ? Faîtes donc cela, messieurs les professeurs ; je vous garantis qu'alors, les élèves qui vous resteront seront sages et dociles. Mais qu'en est-il de l'ardeur ? Qu'en est-il du génie ?
-Bien dit ! s'écria Slughorn, qui se rétracta aussitôt sous le regard noir que lui lança McGonagall.
-Eh quoi ! s'indigna Harry. Est-ce notre faute à nous, jeunes inexpérimentés et téméraires, si nous sommes parfois incapables de lutter contre la vigueur de nos élans ? Mais il me semble que c'est le rôle des adultes de poser les limites ; c'est le rôle de l'adulte de dire à l'enfant « Ne touche pas à ce chaudron, il est brûlant ! ». N'est-ce pas ?
-Si, tout à fait, répondit Flitwick.
-Or, en la circonstance, j'ai le regret de dire que l'autorité a failli à son devoir. Y avait-il, pour nous mettre en garde, une quelconque indication ? Retournez sur les lieux du crime, messieurs les professeurs, si le cœur vous en dit ; vous n'en trouverez aucune. Nul « cave canem », nul signal de danger pour nous écarter de notre funeste dessein : seulement un couloir étroit et obscur dont l'air mystérieux ne pouvait qu'exciter davantage notre curiosité.
Pendant un instant, les professeurs restèrent sans voix, stupéfaits par ce plaidoyer plein de chaleur et de conviction. « Ça alors, songeaient-ils, il est bien sérieux aujourd'hui. D'habitude, il joue les imbéciles, mais ce n'est qu'une façade ». Rusard semblait avoir avalé un crapaud vivant.
-Tout cela est bien beau, dit McGonagall sur un ton glacial, mais vous oubliez le lourd passé de monsieur Black. Ces « moments d'égarement », comme vous dîtes, se sont répétés bien trop souvent. L'épisode d'aujourd'hui n'est rien d'autre que la goutte qui a fait déborder le chaudron.
-Absolument ! s'écria vivement Rusard.
-Oui, professeur, vous avez raison, répondit Harry. Mais si je prends aujourd'hui la défense de mon camarade, c'est que je crains qu'il subisse une peine sévère pour un crime dont j'ai été le principal responsable.
A ces mots, on entendit des murmures surpris dans l'assemblée. Sirius, voyant où son camarade voulait en venir, voulut le contredire, mais celui-ci le fit taire d'un regard.
-Voici les faits, poursuivit Harry. Ce matin, Rodrigue… Vous savez qui est Rodrigue…
-Nous savons, dit McGonagall d'un ton irrité. Poursuivez.
-Donc, mon chat Rodrigue, revenant de la chasse, comme c'est son habitude, de bonne heure, vient dans notre dortoir pour se joindre à notre grasse matinée. Comme la porte est fermée, il passe par la corniche, ouvrant la fenêtre que nous avons coutume de laisser mal fermée exprès pour lui. Mais en entrant, il tombe accidentellement sur Sirius, qui se réveille en sursaut.
-Stupide chat, marmonna McGonagall.
-Une fois réveillé, Sirius, parce qu'il ne supporte pas de rester inactif, se lève et prend un livre pour lire dans la salle commune. Mais moi, j'ai le sommeil très léger, et le seul bruit de ses pas suffit à me réveiller. Etant par nature très matinal, je me lève et vais le rejoindre…
-Venez-en au fait, dit McGonagall d'un air las.
-J'y viens, professeur, j'y viens. Nous voilà donc tous les deux habillés et parfaitement réveillés dans la salle commune, et pour passer le temps (car il n'est que six heures du matin), nous nous mettons à discuter de choses et d'autres.
-A six heures du matin ? demanda McGonagall, suspicieuse.
-L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, répondit Harry.
-Poursuivez, dit Dumbledore, qui avait à présent une lueur d'amusement dans le regard, ce que Harry interpréta comme un bon présage.
-Donc, nous nous mettons à parler de choses et d'autres. Et comme Sirius avait amené un livre, et que ce livre parlait des arcanes et des secrets des inscriptions runiques, nous nous mettons à discuter à ce sujet. Il se trouve que justement, déchiffrer les inscriptions runiques est l'un des mes hobbys favoris. J'en fais part à mon camarade. Celui-ci, voulant me faire plaisir, me parle alors de ce fameux mur, caché dans les profondeurs du château, qu'un ami à lui avait découvert par hasard –je ne citerai pas le nom de l'ami en question, car la délation n'est pas recommandable-…
-Soit, dit Dumbledore. Et ensuite ?
-Je dois avouer que cette histoire a piqué au vif ma curiosité. Cette énigme m'enflamme, et je presse mon camarade peu enthousiaste de me montrer l'endroit. A force de prières, Sirius finit par se rendre, il semble même partiellement contaminé par mon ardeur, et nous sortons tous deux de la tour des Gryffondors pour prendre la direction des souterrains.
-Aha ! s'exclama Rusard avec une expression de triomphe. Donc, vous avouez vous être promené dans les couloirs la nuit, en dépit du règlement ?
-Je vous demande pardon, répondit Harry sur un ton courtois, mais il me semble avoir précisé qu'il était six heures du matin passées.
-Et alors ? demanda le concierge avec agressivité.
-Alors, le règlement autorise les élèves de second cycle à circuler dans les couloirs entre six heurs du matin et vingt-deux heures, si mes souvenirs sont exacts.
-Nous ne faisions donc rien d'illégal en sortant à cette heure-ci.
Rusard lui jeta un regard proche de la haine. Mais Harry n'y prêta pas attention, et poursuivit son récit, imperturbable.
-Les couloirs étaient déserts, nous sommes donc arrivés sans encombres dans cet endroit sinistre. En pénétrant dans le caveau, j'ai tout de suite été fasciné par l'ambiance mystique qui y régnait. Dés l'instant où mes yeux se sont portés sur les runes, j'ai su que je ne pourrais quitter la place sans les avoir déchiffrer. Et c'est ce que j'ai fait. Je vous jure, messieurs les professeurs, que je ne savais pas ce qui se passerait quand j'y serais parvenu. Au moment même où j'ai prononcé la traduction, le mur s'est effondré.
Les professeurs méditèrent ce discours pendant un instant. Puis, Dumbledore regarda Harry droit dans les yeux et lui demanda :
-C'est vraiment ce qui s'est passé ?
-Absolument, répondit Harry avec un aplomb dont il n'était capable que lorsqu'il mentait pour une bonne cause. Enfin d'habitude.
Dumbledore et McGonagall échangèrent un regard. Puis McGonagall prit la parole.
-Très bien, dit-elle en soupirant, dans ce cas, il semble en effet un peu excessif de renvoyer monsieur Black. Mais, ajouta-t-elle d'un ton plus dur en s'adressant à Sirius, si jamais j'entends parler de vous rien qu'une seule fois, je vous jure que cette fois, vous serez renvoyé, quand bien même le ministre de la magie en personne prendrait votre défense. Est-ce bien clair ?
-Très clair, répondit Sirius d'un air repentant.
-Bien sûr, poursuivit-elle, nous devons vous punir d'une façon conséquente. Je pense que les elfes de maison auront bien besoin de deux bras supplémentaires pour réparer vos bêtises. Deux semaines avec Spiky et Hulky vous feront sans doute le plus grand bien, qu'en pensez vous ?
-Euh… sans doute, marmonna Harry avec réticence.
-C'est ce que je pensais, dit McGonagall. Vos baguettes, s'il vous plaît… Merci. Vous pouvez disposer, à présent.
-Merci, professeur.
Soulagés, mais n'osant pas trop croire à leur chance, les deux amis sortirent en silence du bureau de McGonagall. Ils tombèrent nez-à-nez avec James, Peter, Remus et Lily, qui n'avaient pas bougé et les regardaient avec des expressions où se mêlaient choc et incrédulité.
-Euh… tenta Harry d'une voix timide.
-Allons, dit Sirius, tout cela n'était quand même pas très grave.
-Là, tu exagères, dit Harry, moitié amusé, moitié irrité. J'ai quand même du faire appel à tous mes moyens de persuasions pour te tirer d'affaire. En plus, à cause de toi, on va de nouveau jouer aux esclaves pendant quinze jours.
-Ne t'inquiètes pas, tu as droit à ma reconnaissance éternelle. En plus, on s'est quand même bien amu…
Mais Sirius ne put finir sa phrase ; car James, venant de reprendre ses esprits, lui décocha un direct du droit qui percuta violement sa mâchoire, lui évitant par là de prononcer une sottise que Harry lui aurait bien fait regretter. La violence du coup le projeta à terre.
-CRETIIIIIIIIIIIN ! hurla James, hors de lui.
-Mais… dit Sirius en se relevant, en regardant son meilleur ami avec un mélange de surprise et de culpabilité.
Mais avant qu'il ait pu ajouter quoi que ce soit, James le serra dans ses bras, si fort qu'on entendit les os du jeune homme craquer. Harry, Remus et Lily les regardèrent avec attendrissement. Puis James lâcha Sirius et se tourna vers Harry.
-Nous te devons des remerciements, dit-il. Sirius est un crétin…
-Hééééé, protesta l'intéressé.
-…mais il nous manquerait quand même, acheva James avec un sourire.
Ces paroles furent accueillies par un éclat de rire général.
-Allez, venez, dit Harry, allons prendre notre petit-déjeuner avant que les deux horreurs ne rappliquent.
« Enfin ! », songea Peter avec un indescriptible soulagement.
Voilà, c'est fini... Donc j'attends, avec la même impatience que d'habitude, vos reviews, bonnes et mauvaises. A bientôt!
RAR (pour tout le monde, cette fois) :
Flo : Rebonjour ! Je suis contente que ça te plaise toujours. Oui, James et Sirius sont un peu sadiques, mais en même temps, comme il s'agit de Rogue, … Alors, les questions… Pour la magie noire, c'est très bientôt, peut-être même dans le chapitre suivant, je ne suis plus très sure. Oui, on saura, qu'il est un fourchelangue, ce qui va lui causer de sérieux problèmes. Et oui, il a fait exprès de parler du loup, il avait envie d'embêter un peu Remus (c'est lui, le plus sadique de tous !). Voldy (le super puissant) va nous donner un petit signe de vie dans le chapitre suivant. Une confrontation directe est prévue avec les deux, mais ce n'est pas pour tout de suite. Voilà ! J'espère que la suite t'a plu et j'attends avec impatience ta review.
Lapis Lazuli : Merci pour tes deux reviews (je n'ai pas eu le temps de répondre à a dernière), et merci de me soutenir. Alors pour répondre à ta question, oui, tout le monde a pu voir que Harry faisait de la magie sans baguette, mais en fait, depuis l'accident du match de quidditch, ce n'était plus vraiment un secret. Quand on lui pose la question de savoir où il a appris, Harry répond la même chose qu'à Sirius, à savoir que c'est une tradition dans sa famille. Bien sûr, à terme, ses bizarreries vont finir par attirer les soupçons, mais pour l'instant, tout le monde (enfin, presque) à Poudlard le considère comme un héros qui, en plus d'être super séduisant, a le mérite d'être un génie… Un peu comme Jedusor, quoi, mais en plus sympathique. Je suis contente que tu apprécies Rodrigue et Lisbon. Ouais, Rodrigue a un sacré caractère, et en plus Harry devra le supporter jusqu'à sa mort parce qu'il le rencontrera de nouveau quand il rentrera dans sa propre époque. L'enfer, quoi… Mais il peut s'avérer utile, comme allié. Pour l'instant, les maraudeurs gardent un peu leurs distances avec Harry (sauf Sirius) ; ils l'aiment bien, mais d'un autre côté il est un peu étrange, et ils ne le connaissent pas encore assez bien pour lui révéler certaines choses. Mais ça viendra… J'espère que ce chapitre t'a plu. A bientôt ! PS : c'est vrai, toi aussi t'es une sang-mêlée ? Bienvenue au club !
Corentenig : Désolé, je n'ai pas pu te répondre la dernière fois, j'ai reçu ta review juste après avoir posté le chapitre 8. Donc je met ma réponse ici, comme ça le mal est réparé. Merci beaucoup, j'essayerais de ne pas trop tarder ! A bientôt j'éspère.
ZiZiTopsàlapROUtFluoResCen... : Merci, je suis contente que ça te plaise. Bienvenue dans le club des gros nez. Eh oui, la génétique est parfois bien cruelle. Bah, on s'y fait. Allez, à plus ! Au fait, c'est quoi ce pseudo de vingt lignes ? C'est pas sérieux !
Sirina Black : Merci ! Oui, moi aussi je suis fan des maraudeurs. Bon, pour ta question, euh, à vrai dire, ce n'est pas encore très bien défini. Ce qui est sur, c'est que c'est Dumbledore qui découvrira la vraie identité de Harry en premier. James et Lily finiront par le découvrir aussi, mais pour Sirius et Remus, ça me pose un peu problème… Enfin, on verra. Bye !
Phatorryter : Merci ! Tu as remarqué, j'écris super vite ! (je suis trop fière de moi ). C'est bien, depuis que j'écris des fics, je tape beaucoup mieux à l'ordinateur. Je vais essayer de pas perdre le rythme. Oui, il y aura une, et même plusieurs, attaques de Voldy, ou plutôt des Voldy, mais je sais pas trop quand. Voilà, j'espère que la suite t'a plu. A plus !
Wildyheart : Vraiment, comment pourrais je refuser une telle demande, quand elle est faite avec tant de tact et de délicatesse ? Cher lecteur, croyez bien que ces rendez-vous ne me seront pas moins précieux qu'à vous, si chaque fois mes efforts se trouvent récompensés par le témoignage qu'ils ont pu vous être agréable, et vous faîtes si bien l'éloge de mon sexe, que je craindrais de m'en montrer indigne en vous affligeant d'une trop longue attente. Recevez donc, je vous prie, l'assurance de mon affection la plus sincère, et n'oubliez pas me donner de vos nouvelles, car ce serait pour moi un grand malheur que d'être oubliée de vous.
Darkness : eh oui ! Tel père, tel fils, comme on dit. J'espère que la suite te plaît. A plus !
Melody Evans : ah, ça, on peut dire que Sévy s'en est pris plein la gueule, cette fois ! Héhé, j'y peux rien, depuis que j'ai lu le tome 6, je lui en veux à mort. J'aime bien persécuter Peter, aussi. Vengeance !
Caro : Merci à toi, je suis contente de savoir que ça te plait ! J'espère que ce chapitre t'a plu aussi.
Anne-laure0617 : eh oui, j'adore vraiment le chantage, et en plus, ça marche. A part ça, je peux t'assurer que je suis une personne très douce et très honnête ; mais parfois, il faut avoir un petit côté tyrannique (j'ai bien dit « petit »). Merci et à bientôt !
Blackangel : Merci, j'aime bien avoir des fidèles. J'espère que ce chapitre a répondu à tes attentes. A plus !
Lily Eowyn Black : Reviens, reviens, je t'attends avec impatience !
Ewilan Potter : Oui, cette fois ça y est, j'ai pris ma résolution. Harry finira donc par être découvert par… eh bien, tu verras. Merci de continuer à me lire et à m'envoyer des reviews. Bye !
Aiedail : Merci, tant mieux si ça t'a plu. A bientôt !
Elie : Merci, je continuerai avec grand plaisir si je reçois toujours des reviews aussi aimables.
