Oyez, oyez, braves fidèles et nouveaux initiés ! Sa seigneurie Charybde, duchesse de Charybdeville, à l'honneur de vous annoncer l'arrivée imminente d'un illustre personnage en son modeste duché. Venez nombreux afin d'honorer comme il se doit le célèbre, le glorieux, le maléfique Lord Voldemort ! Sa majesté attend avec grande impatience l'expression de vos hommages par le lien que vous connaissez tous. Quiconque se pliera à cet impôt recevra en retour les remerciements personnels de la duchesse.
Chapitre 10
Les cours reprirent le surlendemain, mais la chasse aux ronflaks dura près de cinq jours. Pendant cette période, Harry et Sirius arpentaient le château, armés d'un lourd filet, suivis de près par Spiky et Hulky, qui, désormais au fait des aptitudes de Harry, se montraient particulièrement méfiants à son égard et le surveillaient sans relâche, ce que celui-ci trouvait terriblement agaçant. En outre, leur travail était compliqué par la malveillance d'un certain nombre d'élèves, efficacement secondés par Peeves. Les premiers s'amusaient à donner aux deux amis de fausses informations sur la localisation des ronflaks. Quand enfin ils étaient arrivés à en approcher un, Peeves surgissait de nulle part et faisait peur à l'animal, ce qui les obligeait à poursuivre la bête dans les couloirs. Une fois ce travail achevé, ils durent s'atteler à la réparation du château ; il y avait des vitres à remplacer, des armures à remembrer, des tapisseries à restaurer, des lustres à raccrocher… Au passage, on profita de leur disponibilité pour les faire repeindre certains murs, ce que Harry considérait comme un abus de pouvoir, puisque leur mauvais état n'était du qu'aux déficit budgétaire de l'école (mais il savait qu'au vu des circonstances, il aurait était peu avisé de protester).
Même quand le choc de l'invasion fut passé, il ne se trouva personne à Poudlard pour les plaindre. En fait, tout le monde, y compris leurs amis les plus proches, semblait trouver la situation particulièrement amusante. Désormais, on ne parlait plus d'eux autrement que par les surnoms dont on les avait gratifié : « les super-elfes », « les balayeurs d'élite », « le comité pour la restauration de Poudlard »… James, Remus et Peter venaient souvent les regarder travailler entre deux cours, ne manquant pas de critiquer l'irrégularité de la peinture de Sirius ou la maladresse de Harry, qui était, il est vrai, assez spectaculaire ; il brisait tout ce qu'il y avait à briser, provoquant ainsi une réplique violente des elfes qui le surveillaient. Elle était loin, cette époque où il était l'esclave des Dursley !
Pour leur dernier soir de punition, Harry et Sirius avaient été délivrés de leurs tâches habituelles pour effectuer ce travail à peine moins désagréable qui consistait à nettoyer les hautes vitres du troisième étage. Epuisés par leur scandaleuse oisiveté, Spiky et Hulky s'étaient retirés dans une salle de classe assez loin d'eux où ils pouvaient se saouler en toute impunité. La nuit était tombée depuis près d'une heure, mais Harry, sachant que leur calvaire touchait à son terme, supporta la fatigue et les courbatures de bonne grâce. Il nettoyait une vitre, perché en haut d'un escabeau, en sifflotant un petit ait tyrolien, sans prêter attention aux grimaces de Sirius, qui visiblement ce serait bien passé de cet accompagnement musical quelque peu folklorique. Tout allait donc pour le mieux, quand soudain…
Sans aucun signe avant-coureur, sa cicatrice se mit à le brûler comme jamais elle ne l'avait brûlé auparavant. Il s'entendit vaguement hurler, sa voix semblait venir d'un autre monde, sa vue se brouilla, tout autour de lui n'était plus que feu et souffrance. Des images étranges lui traversèrent l'esprit comme des éclairs ; Poudlard prisonnière de la glace, le visage de Ginny, figé comme celui d'une statue et fantomatique, un ciel noir et menaçant… dans lequel se détachait une silhouette cauchemardesque, celle d'un homme dont le corps semblait rayonner de ténèbres et de maléfice.
-Willy ! s'écria Sirius en accourant.
Harry était tombé à la renverse de l'escabeau, et à présent il se tordait de douleur sur le sol, les mains plaquées sur son front.
-Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda Sirius d'une voix angoissée en s'agenouillant à côté de lui.
Il essaya de forcer Harry à retirer ses mains de son front, ce qui ne fut pas une mince affaire. Quand enfin il y parvint, il repoussa les cheveux qui tombaient sur le front moite de son ami, et découvrit, avec stupéfaction, une fine cicatrice en forme d'éclair. Il la toucha d'un doigt un peu tremblant, mais il retira aussitôt sa main, car elle était aussi brûlante qu'une plaque chauffante. Harry continuait à hurler. Sirius était complètement désemparé : devait-il courir chercher de l'aide en l'abandonnant, ou rester auprès de lui ?
Mais alors qu'il hésitait, la douleur cessa aussi rapidement qu'elle était apparue. Harry retrouva son calme. Bientôt, les cris laissèrent place au bruit de sa respiration saccadée comme s'il venait de courir un 100 mètres. Sirius l'aida à se redresser.
-Est-ce que ça va ? demanda-t-il, toujours aussi inquiet.
-Oui, je crois, répondit Harry, haletant.
Il voulut se relever mais Sirius l'en empêcha.
-Non, ne bouge pas pour l'instant, ça pourrait recommencer, dit-il. Je vais chercher madame Pomfresh.
-Pas la peine, ça va, répondit Harry.
-Pas question ! protesta Sirius. Tu as failli…
-Je vais bien, rétorqua Harry en se relevant d'un bond.
-Oui, c'est sûr, railla Sirius, tu as juste failli mourir. Bon, on va à l'infirmerie.
-Pas la peine, j'te dis.
-Oh que si ! dit Sirius avec colère. Et tout de suite !
-Mais…
-Allez, on y va.
Harry n'avait pas la force de discuter davantage. Il se laissa entraîner par son ami qui l'avait saisi par le poignet. Bien que sa cicatrice soit redevenue normale, il tremblait de tous ses membres et se sentait fiévreux. Mais était-ce à cause de sa crise, ou bien à cause de la peur qui grandissait à mesure qu'il reprenait ses esprits ? Pour la première fois depuis des siècles, il ressentait l'angoisse qu'il associait depuis qu'il était sorcier à Voldemort. Fallait-il en conclure que…
-Madame Pomfresh !
Ils étaient arrivés devant les appartements de l'infirmière, et Sirius tambourinait à la porte d'une façon que Harry trouva peu convenable et largement exagérée. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit et l'infirmière, les dévisagea en fronçant les sourcils, visiblement contrariée.
-Oh non, pas vous ! s'écria-t-elle. Ne me dites pas que vous avez encore fait une bêtise ?
-Pas du tout, protesta Sirius avec véhémence. Willy a fait un... une sorte de crise ou je ne sais quoi…
L'expression de madame Pomfresh changea du tout au tout. Elle regarda Harry avec inquiétude.
-Une crise ?répéta-t-elle.
-Ce n'est rien, dit Harry d'un ton absent.
-Vous êtes très pâle, constata l'infirmière en posant une main sur son front. Et vous semblez avoir de la fièvre.
-Nous étions en train de nettoyer les vitres du troisième étage, expliqua Sirius, et tout à coup il s'est mis à hurler et à se tenir le front avec les mains. Il est tombé de l'escabeau et a continué à hurler. J'ai touché sa cicatrice et elle était brûlante.
-Une cicatrice ?demanda madame Pomfresh en haussant les sourcils, perplexe.
-Sur son front.
Sans prêter attention aux protestations de Harry, qui ne tenait pas du tout à ce que l'on s'intéresse de trop près à sa cicatrice, madame Pomfresh écarta à son tour les mèches de cheveux qui tombaient sur son front moite et regarda à son tour la cicatrice en forme d'éclair.
-Elle a une forme étrange, dit-elle au bout d'un moment. Comment vous est-elle venue ?
-Un mauvais sort, quand j'étais petit, inventa Harry en espérant de tout son cœur que l'infirmière se contente de cette explication.
Madame Pomfresh haussa les sourcils avec perplexité, mais elle ne l'interrogea pas davantage et se tourna de nouveau vers Sirius.
-Combien de temps cela a-t-il duré ?demanda-t-elle.
-Je ne sais pas, dit Sirius en hésitant. Trois ou quatre minutes, je dirais.
-Merci, répondit-elle. Vous pouvez retourner à votre dortoir. Monsieur Griffith va rester ici, au moins pour cette nuit.
-Excellent, approuva Sirius. Bonne nuit, Willy.
Cette fois, Harry ne chercha même pas à protester, et il laissa docilement madame Pomfresh l'ausculter. Dans le fond, il était bien content de pouvoir profiter de la tranquillité de l'infirmerie, où il pourrait méditer sans être dérangé, ce dont il avait bien besoin…
Dés qu'il fut congédié par madame Pomfresh, Sirius se rendit à la tour des Gryffondors en marchant à grand pas, toujours un peu secoué par ce qui venait de se produire. Il franchit rapidement le portrait de la grosse dame et chercha des yeux ses amis, avide de leur raconter la mésaventure de son ami. Il n'eut pas à les chercher bien longtemps ; profitant de leur statut de septième année et de « vedettes » de Poudlard, ils avaient réquisitionné les fauteuils et canapés les plus confortables de la salle. James et Lily jouaient, ou plutôt s'affrontaient dans une partie d'échecs particulièrement enflammée, s'accablant mutuellement d'insultes féroces et de regards assassins, imités par leurs pièces qui semblaient se retenir avec peine de transgresser les règles pour aller étriper l'ennemi le plus proche. Remus, qui ne voulait surtout pas être impliqué dans ce pugilat, s'était réfugié derrière un livre de défense contre les forces du mal, tandis que Peter surmontait ses peurs en se gavant de chocogrenouilles. Sirius les rejoint et se laissa tomber sur un fauteuil en face de Remus.
-Salut, dit-il.
Remus leva les yeux, lui accorda un vague sourire de bienvenue et replongea dans sa lecture. Peter lui fit un petit salut de la main, ne pouvant pas parler à cause des trois chocogrenouilles que contenait sa bouche. Quant à James et Lily, ils ne daignèrent pas lui accorder un regard.
-Fou en F5, dit Lily d'une voix tendue. Je prends ta tour.
-Hééééééé ! s'écria James, indigné, en se levant. C'est quoi, ce coup tordu ?
-Tordu ! C'est dans les règles, je te signale, rétorqua Lily avec un reniflement de dédain.
-Tout à fait, approuvèrent les pièces de Lily avec suffisance.
-Attends un peu, tu vas voir, grogna James. Cavalier en F5 ! Et voilà ce que j'en fais, de ton fou, ajouta-t-il en mimant une décapitation.
Cette fois, ce fut au tour de Lily de se lever.
-Tu es vraiment un crétin, dit-elle. Juste parce que j'ai pris ta dame il y a cinq minutes, tu te sens obligé de…
-Ben quoi, ça aussi c'est dans les règles, non ? demanda-t-il avec un sourire narquois.
Lily tapa rageusement du pied.
-Je déteste jouer avec toi, s'écria-t-elle. Tu es incapable d'élaborer la moindre stratégie, tu ne penses qu'à prendre le plus de pièce à l'autre, bref, tu joues comme un enfant de cinq ans…
-Et toi, répliqua James en pointant vers elle un doigt accusateur, tu passes des heures à réfléchir à des « stratégies » qui, en plus de me faire poireauter, finissent toutes par tomber à l'eau.
-QUOI ! S'offusqua Lily.
-Hem… commença Sirius en se raclant la gorge. J'ai quelque chose à vous dire…
-Qui a gagné la dernière fois, hein ? reprit Lily sans lui prêter la moindre attention.
-Ahah ! fit James avec un sourire mauvais. Tu as réfléchis pendant tellement de temps que je me suis endormi sur l'échiquier !
-Menteur ! C'est toi qui nous as fait perdre du temps en essayant de nier ta défaite !
-Mais bien sûr ! C'est toujours les autres qui ont tort.
« Mais pourquoi donc Remus les a-t-il laissé jouer aux échecs ? Quand ces deux imbéciles jouent ensemble, ça fini toujours en duel de sorcier », songea Sirius, que cette scène commençait vraiment à ennuyer.
-Dites… essaya-il une nouvelle fois, sans plus de succès.
-Dame en H6, déclara Lily d'un air féroce. Echec.
-Ooooh, tu exagères, s'exclama James indigné.
-Ahah, rétorqua Lily, ça fait quoi, d'être battu par une fille ?
-Tais toi ! Je vais te faire mordre la poussière, je vais…
-STOOOOOP ! hurla soudain Sirius, en donnant un grand coup de pied dans l'échiquier.
A ce cri, toutes les têtes se tournèrent vers eux, et un silence intrigué s'installa dans la grande pièce. Puis il y eut quelques ricanements, et les conversations reprirent. James et Lily regardaient Sirius d'un air ébahi, comme s'ils venaient juste de s'apercevoir de sa présence. Puis ils lui jetèrent un regard furieux, et Lily le saisit par le col de sa chemise.
-Mais qu'est-ce que tu as fait ?gronda-t-elle. C'est malin, j'étais en train de le battre à plates coutures…
-N'importe quoi, répliqua James, ce n'était qu'un petit échec de rien du tout, la partie n'était pas du tout jouée.
-De tout façon, on sait très bien comment ça allait finir, rétorqua Sirius, agacé. Vous êtes tellement nazes aux échecs tous les deux que vous auriez mis des heures avant d'achever ce foutu jeu de psychopathe. Pas vrai, Remus ?
-Heu… marmonna celui-ci, peu enclin à participer à leur échange.
-Bon, poursuivit Sirius, ça te dérangerais pas de me lâcher ? J'ai quelque chose d'important à vous dire.
-Ah oui, quoi ?demanda Lily d'un air sceptique en le lâchant à contrecoeur.
-Willy est à l'infirmerie…
Lily leva les yeux au ciel.
-J'imagine que tu lui a donné un de tes « délices nauséeux » ou je ne sais quel autre produit douteux qui fait vomir et cracher du sang pendant trois jours ?
-Ou alors, proposa James, il s'est assommé lui-même avec un objet qu'il devait ranger. Maladroit comme il est…
-Oui, ça ne m'étonnerait pas de lui, approuva Lily.
-Mais non, ce n'est pas ça du tout ! protesta Sirius, indigné par l'indifférence de ses amis. Il a fait une sorte de crise ou je ne sais quoi, enfin en tout cas ça avait l'air grave !
Cette fois, il parvint enfin à capter leur attention ; les quatre adolescents le regardèrent d'un air surpris et un peu inquiet.
-Une crise ?répéta Lily en fronçant les sourcils.
-Qu'est ce qui c'est passé ?demanda Remus précipitamment.
Sirius leur raconta en détails ce qui étai arrivé à Harry et la réaction de madame Pomfresh, sans omettre la cicatrice. Quand il eut fini, les quatre autres paraissaient stupéfaits et vraiment inquiets.
-C'est bizarre, dit Peter.
-J'espère que ce n'est pas trop grave, dit Lily d'une voix anxieuse.
-Pomfresh n'a pas dit ce qu'il avait ? demanda James.
-Non, je suppose qu'il faut qu'elle l'ausculte, d'abord. Elle a dit qu'elle le gardait au moins pour la nuit.
-Une crise d'épilepsie, peut-être ?suggéra Remus.
-Je ne crois pas, dit Lily. D'après ce que raconte Sirius, ça n'y ressemble pas vraiment.
-Et puis, il y avait cette cicatrice, ajouta Sirius.
-Tu es sûr que ce n'est pas simplement son front qui était brûlant ?demanda James.
-Honnêtement, je ne sais pas. Mais en tout cas, ce n'était pas un e simple fièvre, je me suis vraiment brûlé quand j'ai posé ma main dessus.
-Et il a dit que c'était le résultat d'un mauvais sort, murmura James, songeur.
-Ouais.
Il y eut un moment de silence.
-Bah, dit finalement Sirius. On verra ça demain. Je vais me coucher, je suis crevé.
HPHPHPHPHPHP
Harry ne ferma pas l'œil de la nuit. Sa cicatrice le laissa en paix, mais son sommeil était agité de flashs confus et plutôt désagréables, mêlant souvenirs, visions et délires de son imagination ; l'effondrement de la tour d'astronomie, Hermione tombant sous un sort de Voldemort, Voldemort lui-même… Il voyait ses amis, pâles comme des fantômes, qui lui murmuraient des choses qu'il ne pouvait pas entendre…
Quand madame Pomfresh vint l'examiner, le lendemain matin, elle le trouva encore plus pâle que la veille, et décida de le garder en observation. Harry avait la ferme intention de désobéir, il était fatigué mais ne tenait plus en place. Mais après avoir bu un verre d'eau que lui apporta l'infirmière, il sentit soudain le sommeil s'emparer de lui et avant d'avoir compris ce qui lui arrivait, il sombra dans les ténèbres.
HPHPHPHPHPHP
Comme Harry ne s'était pas montré au petit-déjeuner ni au cours de la matinée, les maraudeurs et Lily décidèrent à l'unanimité d'aller prendre de ses nouvelles à l'heure de déjeuner. Dés que le cours de métamorphose fut terminé, ils se rendirent à l'infirmerie. Mais quelqu'un les y avait déjà devancé… Voyant de qui il s'agissait par la porte entrebâillée, James fit signe aux autres de s'arrêter et d'écouter en silence.
-Vous êtes bien sur qu'il est endormi ?demanda la voix fluette de Regulus Black, le jeune frère de Sirius.
-Bien sûr, dit Lucius Malfoy avec impatience. Regarde, on dirait un cadavre.
-Mais…
-Il a peur, le petit Regygy ?susurra Bellatrix.
-Tu rigoles !protesta celui-ci sans parvenir à étouffer un léger tremblement de sa voix. Et arrêtes de m'appeler comme ça !
-Allez, on se dépêche, dit Rosier. Pomfresh peut revenir d'une minute à l'autre.
-Qu'est-ce que vous allez lui faire ?demanda un espèce de nain maigrichon aux yeux globuleux avec une avidité perverse.
Les aînés du groupe eurent un rire gras.
-Oh, plusieurs choses, répondit Lucius d'un ton suggestif. Ça et ça… Et puis, Wilkes a un nouveau joujou à essayer.
Le dénommé Wilkes sortit de son sac une espèce de tenaille dotée de dents pointues et de multiples pinces qui semblaient avoir un besoin urgent de mordre. Bellatrix laissa échapper un gloussement de plaisir.
-Mais il risque de nous dénoncer, non ?demanda Regulus d'une petite voix.
-Imbécile, gronda Bellatrix. Les sortilèges d'amnésie, ça sert à quoi, à ton avis ?
-Allez, on commence, dit Malfoy en pointant sa baguette sur Harry.
Mais à ce moment, James donna un grand coup de pied dans la porte. Les cinq Gryffondors sortirent d'un seul mouvement leurs baguettes et entrèrent en trombe dans la salle.
-Salut, grinça-t-il avec une colère qu'il avait peine à contenir, on peut savoir à quoi vous jouez ?
Les serpentards sursautèrent et sortirent leur baguette, mais personne ne jeta de sort. Regulus se cacha derrière la silhouette massive de Wilkes.
-Oh, rien qu'une petite visite amicale, répondit Bellatrix avec un sourire malveillant. On s'est dit qu'il se sentirait sans doute un peu seul.
-Ah, vraiment ? Demanda Sirius sur un ton sarcastique. Vous n'alliez pas, disons… L'attaquer dans son sommeil ?
-Mais non, dit Malfoy. Nous sommes pleins de bons sentiments à son égard ; Wilkes voulait même le faire bénéficier de sa nouvelle technique de massage.
Les serpentards eurent un rire gras.
-Tout à fait votre genre, répondit James d'un ton plein de mépris. Lâche et vicieux à la fois.
-C'est ça, répliqua Rosier. Bon, maintenant, fichez le camp.
-Oh, bien sûr, railla Sirius, on va s'en aller tout de suite et vous laisser le champ libre !
-Allez, ça suffit maintenant, dit Lily de sa voix de préfète. Allez-vous-en avant que j'aille chercher McGonagall !
-La ferme, sale sang-de-bourbe, gronda Bellatrix en pointant sa baguette sur Lily.
-Attention !s'exclama James en poussant Lily sur le côté alors qu'un rayon violet fusait droit sur elle.
Le sortilège de Bellatrix manqua Lily de peu et percuta le mur du couloir. Réagissant au quart de tour, Sirius, Remus, Peter et deux ou trois serpentards lancèrent des sortilèges dans la direction opposée. Mais comme tous ne visaient pas aussi bien que Bellatrix, certains se perdirent et d'autres… atteignirent ce malheureux Harry qui dormait toujours entre les deux partis. Pendant un instant, à la grande horreur de l'ensemble des belligérants, son corps s'illumina d'une lumière pourpre inquiétante, s'éleva d'une dizaine de centimètres, avant de retomber brutalement sur le sol avec un craquement sinistre.
Pendant un instant, Gryffondors et Serpentards semblèrent paralysés par la panique. Tous s'attendaient à voir le jeune homme se réveiller et se mettre à gémir de douleur. Mais, à la stupéfaction générale, il n'en fut rien ; Harry n'eut pas la moindre réaction.
Regulus Black fut le premier à réagir.
-Aaaaaaaah !s'écria-t-il. Ça y est, vous l'avez tué ! Je vous l'avais bien dit, on va avoir des ennuis épouvantables !
-Ah bon, il est mort ?demanda Peter sur le même ton.
-Tais-toi, imbécile ! hurla Malfoy. Tu racontes n'importe quoi !
-Oui, il respire, dit Lily qui s'était agenouillée à côté de Harry.
-Faudrait quand même aller chercher madame Pomfresh, dit James, un peu angoissé. C'est pas normal, il est peut-être tombé dans le coma…
-Mais qu'est-ce qui se passe ici ? demanda une voix sévère.
A cette voix, toutes les têtes se tournèrent vers la porte, où se tenait l'infirmière, qui avait une expression furieuse sur le visage.
-Professeur !s'exclama James. Je crois que Willy est tombé dans le coma, ils l'ont fait tomber de son lit avec un sort et il n'a même pas bronché !
-Même pas vrai ! protesta Malfoy. C'est eux qui…
-Silence ! le coupa l'infirmière d'un ton sec, qui cependant n'avait pas l'air vraiment alarmée.
Elle s'agenouilla à son tour à côté de Harry, l'examina un instant puis se releva, satisfaite.
-Bon, il n'a rien, dit-elle. Vous avez beaucoup de chance.
-Quoi ! S'exclama Sirius. Mais… Pourquoi il ne se réveille pas, alors ?
-Oh, tout simplement parce que j'ai mis discrètement une dose de potion de sommeil suffisante pour endormir un régiment dans son petit-déjeuner. Ça m'étonnerait beaucoup qu'il se réveille avant demain matin !
-Hein ! S'exclamèrent les jeunes un peu choqués.
-Vous auriez pu lui demander son avis, quand même, s'indigna Sirius.
-Il était très agité, dit l'infirmière en haussant les épaules. Je pense qu'il est insomniaque, donc je me suis dit que ce ne serait pas plus mal de le forcer à prendre un peu de repos.
Elle sortit sa baguette et s'en servit pour remettre Harry en douceur sur son lit. Puis elle se tourna vers les douze jeunes, les poings sur les hanches.
-Et maintenant, dit-elle, écoutez moi bien ; ce n'est pas un endroit pour faire de la magie, ici. Alors, à partir de maintenant, plus de visite, c'est compris ? Si jamais j'attrape l'un d'entre vous dans cette pièce, je vous jure qu'il ou elle passera un sale quart d'heure. Allez, filez !
Soulagés de ne pas faire l'objet d'une enquête plus poussée, ils sortirent sans demander leur reste, les deux groupes partant dans des directions opposées. Wilkes jeta un regard désappointé à la porte de l'infirmerie, Bellatrix et Sirius échangèrent une grimace féroce, selon une tradition qu'ils pratiquaient depuis leur petite enfance, mais en dehors de cela personne ne chercha à communiquer avant que leurs ennemis soient à une distance conséquente.
-On a eu de la chance d'arriver au bon moment, dit finalement Remus.
-Sales bêtes, dit James avec une grimace de dégoût.
-Oui, approuva Peter. Mais vous avez remarqué ? Rogue n'était pas là, pour une fois.
-Il est trop intelligent pour ça, dit Lily avec un mouvement de dédain.
-Mm… fit James, sceptique. Je crois que tu idéalises Rogue. A mon avis, il a tout simplement peur de Willy.
-Tu crois ? demanda Lily, perplexe. Remarque, tu n'as peut-être pas tort. Il est assez prudent pour ne pas aller provoquer un ennemi plus fort que lui de façon aussi téméraire.
-Oui, dit Sirius en échangeant avec James un sourire amusé, il est bien placé pour savoir ce que ça coûte.
HPHPHPHPHPHP
D'après ce que leur avait dit madame Pomfresh, les cinq gryffondors ne s'attendaient pas à revoir leur ami avant le lendemain. Aussi, quelle ne fut pas leur surprise quand ils le virent entrer en trombe, quelques heures plus tard, dans le cachot du professeur Slughorn, où le dernier cours de la journée venait de commencer.
-Bonjour tout le monde ! s'écria-t-il avec entrain.
Il était un peu essoufflé, mais paraissait d'excellente humeur.
-Mm, fit Slughorn en se grattent le menton d'un air réprobateur. Allons, voyons, un peu de discrétion quand vous arrivez en retard.
-Désolé, professeur ! dit Harry sur le même ton jovial. Je me suis réveillé à l'infirmerie il y a dix minutes, j'ai juste eu le temps de me rafraîchir un peu et d'aller chercher mes affaires avant de venir.
-Ce n'est pas grave, répondit Slughorn. Bon, aujourd'hui, nous attaquons la préparation du véritasérum. Comme cela fait plusieurs séances que nous travaillons dessus, vous risquez d'avoir un peu de mal à suivre. Je vous propose donc de travailler avec monsieur Potter. Vous, Black, vous ferez équipe avec miss Evans.
-A merveille, dit Harry.
Il s'installa donc à côté de James et sortit ses affaires. Un chaudron rempli d'une eau écumante bouillonnait devant eux.
-Salut, dit James. Comment ça se fait que tu sois déjà là ? Pomfresh a dit que tu ne te réveillerai pas d'ici demain.
-Bah, dit Harry en haussant les épaules. Ce n'est pas une petite potion versée sournoisement qui m'empêchera de travailler. En fait, j'ai pris tellement de potions dans ma vie qu'elles ne me font plus rien du tout.
-Ah… ah bon ?demanda James, décontenancé.
-Ben oui, fallait bien que je teste mes expériences. Alors on s'y met ?
« Complètement givré », songea James en hochant la tête.
-Oui, euh… Alors, il faut d'abord mette les viscères de dragon séchées…
-Passe moi le livre, s'il te plait, demanda Harry en fronçant les sourcils.
Intrigué, James s'exécuta.
-C'est bien ce que je pensais, dit Harry au bout d'un instant en refermant le livre brusquement. Tous des incapables, ces écrivains. Viens, on va se débrouiller sans leur aide.
-Hein !
-Je connais un moyen beaucoup plus rapide, expliqua Harry.
-Heu, fit James, méfiant, t'es sûr de toi ?
-Absolument, dit-il avec assurance.
James était toujours sceptique, mais il reconnaissait que son camarade avait un certain génie, et comme de toute façon, il aurait été incapable de mener à bien tout seul cette potion, il décida de le laisser faire.
Très vite, il apparut que Harry savait parfaitement ce qu'il faisait. Il enchaînait les étapes avec une assurance déconcertante, comme s'il avait fait ça toute sa vie, et à un rythme que même Lily et Rogue ne pouvaient soutenir. Slughorn le regardait faire avec un étonnement manifeste, mais le laissait faire sans rien dire. Une demi-heure avant la fin du cours, la potion transparente désormais achevée bouillonnait tranquillement dans le chaudron de Harry et James. Le professeur ne se tenait plus de joie.
-Incroyable ! jubilait-il. Absolument miraculeux. Un véritasérum parfait en septième année, c'est exceptionnel ! Ce n'était pas la première fois que vous en prépariez, n'est-ce pas ?
-Non, pas tout à fait, répondit Harry sur un ton léger.
-C'est tout de même un bel exploit. Eh bien, miss Evans, et monsieur Rogue n'ont qu'à bien se tenir ! Dites-moi, seriez vous par hasard apparenté aux Griffith, les fabricants de chaudron de Détroit ?
-J'en doute, professeur, répondit Harry. Mon père était moldu, vous voyez.
Cette réponse était destinée à dissuader son professeur de se lancer dans des recherches généalogiques embarrassantes pour lui.
-Oh, je vois, répondit Slughorn.
Pendant le reste du cours, il se désintéressa presque complètement de ses autres élèves (ce qui mit Rogue dans une colère noire) pour discuter avec Harry. Finalement, comme Harry l'avait anticipé, il l'invita à une petite fête « entre amis » -c'est-à-dire à une réunion VIP- qu'il organisait dans une semaine. Harry aurait bien voulu refuser, mais après l'épisode de son désastreux premier cours de potion –une lueur dans le regard de son professeur lui fit comprendre que celui-ci n'était pas tout à fait oublié, il décida qu'il serai de bon ton d'accepter.
-Le cours est terminé, annonça finalement Slughorn. 30 points pour Gryffondor, William. Continuez comme cela, et je vous garantis une carrière rayonnante.
« Bien sûr », songea Harry avec un peu d'amertume, « à condition que je survive assez longtemps ».
HPHPHPHPHPHP
A quelques centaines de kilomètres de là, la veille au soir, dans la petite commune bien moldue de Gloucester, Alma Felting, honorable célibataire de cinquante-cinq ans, s'était attaquée à préparer un met d'une toute autre nature, quoique non moins inoffensif ; un ragoût de bœuf bouilli à la sauce à la menthe. Ce chef d'œuvre de mauvaise gastronomie, destinée à ses infortunés enfants, qui devaient déjeuner chez elle le lendemain, était réalisé grâce aux indications que donnait la voix claironnante de la présentatrice de la fameuse émission de cuisine « les cent tours de magie des cuisiniers anglais ».
-Et maintenant, disait-elle ajoutez au fur et à mesure des 200 grammes de menthe séché, en remuant doucement votre sauce…
Alma s'exécuta aussitôt. Tout en remuant avec passion, elle se demanda si l'odeur nauséabonde qu'elle respirait était tout à fait normale. La présentatrice n'en parlait pas… Mais ça ne voulait rien dire, et d'ailleurs, Alma avait respecté les instructions à la lettre, donc c'était forcément normal.
-Et maintenant, poursuivit la jeune blonde à la télévision, l'étape cruciale. Alors, vous…
Mais à ce moment, il y eut un évènement dramatique ; la télévision se coupa.
-Ah non ! hurla Alma, hors d'elle. Pas maintenant ! C'est pas vrai, deux heures de travail perdues !
Elle donna quelques coups à la télévision, dans l'espoir de la ranimer, mais rien ne vint. « Tant pis, se dit-elle. Alma, ma fille, tu vas devoir faire preuve de créativité. Après tout, ce n'est sûrement pas très difficile ».
Mais alors qu'elle prenait cette funeste résolution, il se produisit un évènement que, dans ces rêves les plus fous, elle n'eut pas cru possible ; une lumière blanche, éblouissante, jaillit dans son salon !
« Seigneur », songea-t-elle en se protégeant les yeux, « c'est Jésus ! Ou les Martiens peut-être ! ».
Mais ce n'était ni l'un ni les autres ; quand la lumière se dissipa, un instant plus tard, elle laissa voir, pour la plus grande stupeur d'Alma, un homme qui ne ressemblait ni à un prophète, ni à un alien verdâtre. C'était un très bel homme. Alma jugea qu'il devait avoir à peu près cinquante ans. Il était grand et mince, avait le teint pâle et une chevelure argentée qui ondulait avec élégance, des mains fines et des traits admirablement dessinés, et portait un smoking noir avec un chapeau haut-de-forme qui seyaient à merveille à son allure aristocrate. Ses yeux étaient d'un bleu extrêmement pâle, presque blanc. Tout son corps semblait rayonner d'une lumière lunaire à la fois fascinante et inquiétante.
-Ah ah, dit-il en levant son chapeau avec un sourire affable quand il aperçu Alma, qui le regardait bouche bée. Bien le bonjour, madame -ou plutôt, bonsoir.
-Bon… bonsoir… bredouilla Alma, éberluée.
L'homme s'approcha de la casserole et la regarda avec intérêt.
-Mm… Cela m'a l'air de sentir fort bon.
Alma rougit, mais ne parvint pas à répondre.
-Permettez moi de me présenter, dit l'homme en s'inclinant profondément. Lord Voldemort, à votre service !
-Je… je m'appelle Alma, répondit-elle d'une petite voix, avec un sourire crispé.
-Alma… Quel joli nom, dit Voldemort avec son sourire le plus charmeur. Qui convient à merveille à une personne aussi charmante que vous.
Alma rougit de plus belle.
-Allons, voyons, gloussa-t-elle, espèce de flatteur !
-Madame, votre scepticisme m'offense, répondit Voldemort, en feignant d'être vexé.
-Je vous demande pardon, dit Alma en reprenant son sérieux. Mais dîtes moi, gentleman, minauda-t-elle, puis-je vous demander ce qui me vaut l'honneur d'une visite aussi… inhabituelle ?
-Inhabituelle ? répéta Voldemort en fronçant les sourcils. Ah, c'est ma foi vrai, il est bien tard pour une visite de courtoisie.
-Oh, non, je ne parlais pas de l'heure, gloussa Alma, mais plutôt de la façon dont vous êtes arrivés. Je dois avouer que je suis un peu étonnée… Pas que ça me dérange ! ajouta-t-elle précipitamment.
Lord Voldemort s'approcha d'elle doucement, jusqu'à ce qu'il soit à une cinquantaine de centimètres d'elle, tout en la regardant avec un regard brûlant d'intensité. Chacun de ses pas doublait la rougeur des joues d'Alma, hypnotisée par ces yeux qui semblaient jeter des éclairs de glace.
-Vous êtes vraiment charmante, murmura-t-il sans la lâcher du regard.
Puis, toujours avec cette lenteur nonchalante et oppressante, il lui saisit la main, s'apprêtant à l'honorer comme on le faisait encore au siècle dernier chez les grandes dames. Le cœur battant la chamade, Alma attendit le contact de ses lèvres fines et belles. Mais soudain, un étrange pressentiment s'empara d'elle, l'espace d'un instant elle vit dans le regard de cet homme une lueur mortelle. Et pourquoi donc cette main fine et blanche était-elle si froide ? Ses yeux s'écarquillèrent de terreur, et elle voulut retirer sa main. Hélas, trop tard ! A peine les lèvres glacées de l'homme touchèrent-elles sa propre main, que le néant s'empara d'elle à jamais. Une seconde plus tard, l'honorable célibataire Alma Felting était, littéralement, retournée à la poussière.
Lord Voldemort, que cette compagnie, aussi éphémère qu'elle eut été, n'avait pas manqué de déranger, poussa un soupir de soulagement. Il embrassa une fois de plus le petit appartement, ses yeux étroits s'arrêtant une seconde sur le calendrier. Avec un haussement d'épaules, il retourna à la cuisinière, où l'amorce de sauce à la menthe bouillonnait toujours sur le feu, prit une cuillère. Sans doute son récent voyage l'avait-il affamé, car, malgré l'odeur peu engageante, il se risqua à goûter le contenu de la casserole. Mais avec une grimace de dégoût, il le recracha aussitôt, puis, s'essuyant les lèvres, dit dans son français le plus pur :
-Foutu bouffe anglaise de mes deux !
Reprenant contenance, il poussa un nouveau soupir, se dirigea vers le balcon et ouvrit la porte-fenêtre. Un vent glacial s'engouffra dans la pièce, faisant voleter ses beaux cheveux à la lumière de la lune. Mais, indifférent à la température, Voldemort éclata d'un rire homérique et dit, avec un sourire à faire frémir les morts :
-Et maintenant, Harry, à nous deux.
Figurez-vous que, au début, j'ai sérieusement envisagé de déguiser ce cher Voldy en femme. Ça aurait été drôle, non ? Et puis je me suis dit : non, quand même, il ne faut pas exagérer, ça va perturber les lecteurs. En plus, ça risquerait de me discréditer dans le combat que je mène pour défendre la décence sur fanfiction… Parfois, je regrette un peu, tout de même… Enfin bon, voilà. A bientôt !
RAR (pour mes chers anonymes) :
Flo : oui, je suis morte, mais je suis ressuscitée (enfin, à peu près), un peu grâce à toi, car ta voix suppliante m'a fait trembler dans mon tombeau… Et, saisie de remords, je me suis dis ; ciel, malheur a moi, qui ai oublié mes lecteurs ! Désolé, je délire. En fait,je ne t'ai pas oublié, j'ai juste été un peu… occupée, disons. Quoi qu'il en soit, merci pour ton soutien, j'espère que ce chapitre t'incitera à me le renouveler. Alors, maintenant, les questions… Je crois que Sirius va faire profil bas pendant quelques temps, surtout que certains évènements un peu inquiétants vont occuper les uns et les autres dans les prochains chapitres. Un combat Vagabond vs Vagabond en public ? Possible, probable même. En tout cas, il y aura affrontement, et ça se battra dur. Quant à Dumby… Qui peut prétendre avoir sondé le fond de ses pensées ? Mais pour l'instant, il ne pense pas que Harry soit un mangemort, ce qui ne veut pas dire qu'il lui fasse totalement confiance. Harry risquera bientôt l'expulsion… Mais pas par Dumbledore. Je n'en dis pas plus pour le moment… La prochaine pleine lune est encore une zone d'ombre dans mes projets, cependant je ne pense pas que Harry ira gambader avec les maraudeurs, pour une raison que tu découvriras bientôt. Et enfin, oui, Rodrigue retrouvera son maître à son époque… Comme dit la chanson, « le matou revint, le jour suivant… ». Quoiqu'en l'occurrence, il faudrait plutôt dire le serpent. Allez, a très bientôt !
Lapis Lazuli : Rebonjour, camarade au sang-mêlé ! Merci d'être toujours fidèle au rendez-vous. Bon, rassure toi, Dumbledore n'est pas homme à exiger de Harry qu'il paye les dégâts de son sang (quel jeu de mot remarquable, n'est-ce pas ?). Il se contentera de la sueur, hé hé… Bien, j'espère que ce chapitre t'a plu. A bientôt, sur l'une ou l'autre des mes fictions !
Corentenig : euh… Excellente question… Combien de chapitre vais-je écrire ? A vrai dire, je n'en sais rien du tout. Cependant, je pense qu'il y en aura au moins vingt-cinq, compte tenu de l'avancement de l'histoire. Merci de me lire et de continuer à me soutenir. A bientôt, j'espère !
Sirina Black : Eh oui, Sirius est un cas désespéré ! Merci pour ta review, j'espère que la suite sera à la hauteur. Quant au Voldy de l'époque des maraudeurs, il ne va pas tarder à se manifester, ce qui mettra un peu d'animation. Comme tu as pu le lire, l'autre est déjà en selle, et fin prêt pour semer la terreur et la désolation… Voila, à bientôt !
Louve : Merci pour tes encouragements, et voici la suite ! A serpent bizarre, nom bizarre… Voici déjà un des deux Voldy, à ton service. Allez, à bientôt !
Melody Evans : Eh oui, le chapitre dernier était un peu inutile pour l'histoire, et j'en suis désolée. Enfin bon, merci de continuer à me lire et à me soutenir. A très bientôt !
Meryem : Bonjour ! Merci pour a review, je suis contente que ça te plaise. Pour ta question, eh bien, en fait, non, Harry est clairement un Gryffondor. Mais il est vrai que le choixpeau avait longuement hésité entre les quatre maisons. Voilà, à bientôt !
