Bonjour à tous. Avant tout, je vous souhaite une bonne année, avec, heu… un tout petit mois de retard. La dernière fois, vous avez été nombreux à vous soucier de la santé physique et mentale de Harry, et je vous en remercie pour lui. Les choses vont mal, à Poudlard, et le plus dur est à venir… Mais pas de panique, j'ai déjà imaginé tout un plan de la mort pour tirer nos héros de ce bourbier. Alors, accrochez-vous !


Chapitre 16

Quand Harry se réveilla, le lendemain matin, le lit de James était toujours vide.

-Il n'est pas rentré, dit Remus en croisant son regard.

-On ferait bien d'aller le récupérer, avant qu'il se fasse prendre, grogna Sirius, qui semblait s'être levé du pied gauche.

-J'y vais, dit Harry en s'arrachant du lit avec énergie. Mon tour de garde commence dans dix minutes.

-Quoi, encore? S'exclama Remus. Hier, tu t'y es collé toute la journée.

-Mais c'est normal, je suis le chef, répondit Harry avec un sourire suffisant. Et puis, de toute façon, les cours, c'est juste un passe-temps pour moi.

Peter et Remus grognèrent et lui jetèrent un regard mauvais.

-Moi, je ne comprends pas pourquoi ils ne m'ont pas intégré au Comité, intervint Sirius en lissant ses cheveux. Je suis beau, sympathique, très doué, et...

-... Complètement irresponsable, acheva Remus.

-Quoi? Mais non...

-Ne m'oblige pas à te rappeler toutes les occasions où tu as failli provoquer la destruction du château. On y passerait la journée.

-Ça doit être de famille, intervint Harry. Ta cousine Bella s'est aussi fait rembarrer.

-Mais ça, c'est normal! Rien qu'à voir sa tête, les patients tourneraient de l'oeil! Elle ressemble à une harpie.

-Ou à une grosse dragonne mal embouchée, approuva Harry.

-En plus, je crois qu'on a déjà eu l'occasion d'apprécier sa méthode de soin.

-Bellatrix doit avoir une conception très personnelle de la médecine, conclut Remus.

Ils échangèrent des sourires entendus.

-Bon, j'y vais, dit Harry, une fois lavé et habillé.

-Hé! Tu ne vas pas déjeuner? S'étonna Remus.

Harry tendit sa main en avant et fit apparaître une pomme qu'il attrapa en vol.

-En chemin, dit-il avec un sourire narquois. Au fait, Rodrigue devait m'attendre dans la grande salle. Ce serait sympa si vous pouviez lui servir une tasse de café. Sans lait et sans sucre, il est au régime. Allez, salut!

Sans prêter attention aux regards mauvais que lui lancèrent ses trois camarades, il sortit du dortoir et se rendit au premier étage. Une fois arrivé, il s'arrêta un instant devant la porte, réajusta son brassard et entra doucement.

La pièce où se trouvait Lily était bien moins calme que lorsqu'il l'avait quitté la veille. La potion de sommeil commençait à ne plus faire son effet, certains malades étaient déjà réveillés et s'agitaient dans leur lit. En passant devant Rogue, Harry crut entendre les mots « vif d'or... Potter ... sectumsempra... ».

Le Moine Gras veillait sur les malades, l'air ennuyé et fatigué. En apercevant Harry, son visage s'éclaira.

-Ah, enfin! Vous venez me remplacer ? demanda-t-il avec espoir.

-Ouais,c'est ça.

-Très bien, très bien. Ici, la nuit a été calme, mais je crois qu'il faudrait rafraîchir les lits des malades et leur servir à boire… et à manger, pour ceux qui sont en état d'avaler quelque chose.

-D'accord, répondit Harry d'une voix morne.

Satisfait, le gros fantôme quitta son poste et traversa le mur en baillant. Mais à peine fut il arrivé de l'autre côté, que Harry l'entendit crier « juste ciel ! » d'un ton à glacer les morts. Harry fit demi-tour et sortit en trombe de la salle. Quand il aperçut ce qui avait déclenché cette exclamation, il sentit son cœur s'arrêter.

Les professeurs Dumbledore, MacGonaggall et Flitwick se trouvaient là, une expression grave sur le visage, les yeux rougis par le chagrin. Derrière eux, deux infirmiers faisaient léviter une civière sur laquelle on devinait, couvert sous un drap blanc, la forme d'un corps humain. Madame Pomfresh fermait la marche, pleurant à chaudes larmes.

-Oh, c'est pas vrai, murmura Harry d'une voix blanche. De qui… de qui s'agissait-il ?

-Michael White, répondit Dumbledore d'une voix chargée de tristesse et de lassitude. Il était à Serdaigle, en troisième année.

Harry ne trouva rien à dire, mais il ferma doucement la porte derrière lui.

-Est-ce que… C'est le seul à… ? bafouilla-t-il sans quitter des yeux la civière que les infirmiers continuaient de faire avancer.

-Pour l'instant, oui, répondit le directeur. Mais pas pour très longtemps, j'en ai peur (madame Pomfresh se mit à sangloter de plus belle).

Les infirmiers et les professeurs poursuivirent leur chemin, laissant Harry seul avec Dumbledore.

-Q'allez vous faire du corps ? demanda Harry. Je suppose qu'on ne peut pas le faire enterrer hors de l'école.

-Non, bien entendu, ce serait beaucoup trop dangereux. Nous allons le placer dans le couloir où toi et Sirius Black, vous avez découvert l'antre des ronflaks . Les élèves s'y aventurent rarement.

-Et, qu'allez vous dire aux autres élèves ? La vérité ?

-C'est la seule chose à faire. De toute façon, ils finiraient par l'apprendre un jour ou l'autre. Mais évitez d'en parler autour de vous pour le moment.

-D'accord… Et, heu… Si c'est pas indiscret… Les recherches, ça donne quelque chose ?

Dumbledore poussa un long soupir.

-Oui et non… Nous savons au moins qu'il ne faut surtout pas utiliser le sang de dragon et les larmes de phénix.

-Ah… Et pourquoi ? ça ne marche pas ?

-Oh, si… Pendant une ou deux heures, en tout cas. Mais une fois ce délai passé, le virus semble se développer trois fois plus vite.

Harry émit une sorte de sifflement.

-Ouh là, c'est carrément pire que ce que j'imaginais.

-N'est-ce pas ? Je n'ai jamais rien vu de tel. J'ai même écrit à mon ami Nicolas Flamel pour lui demander conseil, mais il n'a pas la moindre idée.

-Et il ne pourrait pas venir ici, ce Flamel ? On aurait bien besoin d'un alchimiste de son niveau.

-Le ministère ne veut pas de lui dans l'enceinte du château. Entre nous, il n'a peut-être pas tout à fait tort. Tu vois, Nicolas est un esprit très brillant, mais ces expériences ne sont pas toujours sans danger.

Harry haussa les épaules.

-De toute façon, on va probablement tous mourir si personne ne trouve une solution, alors…

-Je ne crois pas que Nicolas puisse nous aider cette fois-ci. Ce n'est pas vraiment son rayon.

-D'accord, admit Harry. Et moi ?

Dumbledore le regarda avec étonnement.

-Et toi quoi ?

-Je pourrais vous aider. Je sais que je suis jeune, mais j'ai beaucoup voyagé. J'ai appris à utiliser la magie bien avant d'aller à l'école, et je connais des magies qui sont rarement employées .

Dumbledore le fixa avec intensité. Pendant un instant, Harry eut la nette impression qu'il l'évaluait.

-Au fait, pourquoi pas ? demanda Dumbledore d'un ait songeur. Il s'agit de quelque chose de tout à fait nouveau… Peut-être qu'un œil jeune pourrait saisir quelque chose qui nous échappe.

-Ouais, peut-être, répondit Harry, surpris mais heureux de cette marque de confiance.

-Retrouvez-moi ce soir à neuf heures dans mon bureau.

-D'accord.

-Mais n'en parlez à personne. C'est dans votre propre intérêt. Il est possible que Voldemort ait des espions dans le château. Inutile d'attirer davantage son attention sur vous.

-Davantage ? répéta Harry en haussant les sourcils.

-J'ai moi-même de bons espions au sein du camp de Voldemort, et je sais de source sûre que votre nom est revenu plusieurs fois dans les conversations des mangemorts. Et n'oubliez pas que le ministère lui-même vous tient à l'œil.

-Mince alors ! Je suis espionné de partout.

-Exact. Alors, soyez un peu prudent. Je serais désolé d'apprendre que Voldemort vous a ajouté à sa liste noire.

-Et moi donc !

-Attendez-vous aussi à ce qu'il prenne contact avec vous dans les prochains temps. Il essayera sûrement de vous recruter.

-Ben tiens ! s'exclama Harry en éclatant de rire. En voilà une bonne idée !

-Non, je ne trouve pas, répondit Dumbledore d'un ton serein. Il recourt souvent à des moyens très persuasifs pour recruter les récalcitrants. Chantage, menaces sur les amis proches ou la famille, torture… J'aimerais vous éviter de vous retrouver dans une situation où vous ne contrôleriez plus rien.

-D'accord, d'accord, je serais très prudent (un gémissement plaintif s'éleva de l'autre côté de la porte). Je crois qu'on m'appelle. A ce soir. Et… merci de m'avoir averti.

Dumbledore hocha la tête et reprit son chemin. Harry retourna auprès des malades, la tête pleine de virus et de mages noirs. Un second gémissement le tira de sa rêverie. Soudain, il se souvint de la raison pour la quelle il était si pressé de venir ce matin.

Il s'approcha du lit de Lily et chercha à tâtons l'endroit où se trouvait James. Il posa sa main sur l'épaule de l'adolescent endormi et entreprit de le réveiller.

-James ? appela-t-il à voix basse en le secouant doucement. James, réveille-toi !

-Mmm… grogna celui-ci.

Harry l'entendit remuer sous la cape.

-C'est le matin, reprit-il. Faut que tu partes, les infirmiers vont pas tarder à arriver.

-Mais…

-Chuuut ! Ne t'inquiète pas, je te préviendrai si y a du nouveau.

-Mais…

-Et je dirai à Lily que tu es venu, ajouta-t-il.

James hésita un instant.

-Merci, dit-il finalement. Et, heu… Occupes toi bien d'elle, d'accord ?

-Promis. Allez, dégages, maintenant ! Les autres sont déjà en train de prendre leur petit-déjeuner.

Il y eut un bruit de pas, la porte s'ouvrit et se referma. Harry se retrouva de nouveau seul avec les malades. Soudain, Rogue éructa un « Potter » plus angoissé que d'habitude, manquant de s'étrangler.

-Ça va, ça va, j'arrive, maugréa Harry.

HPHPHPHPHPHPHPPHPHPH

James, mort de faim, ne prit pas la peine de passer par le dortoir pour se rafraîchir, mais se rendit directement dans la grande salle, l'esprit encore brumeux. Une fois arrivé, il enleva la cape d'invisibilité et s'arrêta un instant sur le seuil, laissant son regard errer d'une table à l'autre.

De là où il était, James pouvait sentir, presque physiquement, la tension qui régnait parmi les élèves. Les visages étaient inquiets, les bavardages habituels n'étaient plus que des murmures et les quelques rires qu'on entendait ici et là sonnaient faux.

Du coin de l'œil, il aperçut ses amis, seuls au bout de la table des Gryffondors, qui semblait plus clairsemée que d'habitude. Il les marcha jusqu'à eux d'un pas vif et se laissa tomber sur une chaise, à côté de Sirius et en face de Remus.

-James ! s'exclama celui-ci en sursautant. Je ne t'ai pas vu arriver. Comment va Lily ?

James haussa les épaules, essayant de dissimiler au mieux son inquiétude.

-Pas trop mal, j'imagine. Elle dormait toujours quand je suis parti.

-Tu as une tête de déterré, commenta Sirius.

James le foudroya du regard et s'apprêta à répliquer, lorsqu'il sentit quelque chose de lourd tomber sur ses genoux en émettant un sifflement bizarre. Il poussa un cri de surprise et renversa une carafe de jus de citrouille.

-Qu'est-ce qu'il y a encore, Rodrigue ? demanda Sirius d'un ton exaspéré.

L'animal le regarda droit dans les yeux en fouettant l'air de sa queue avec avidité.

-Je crois qu'il veut encore du café, intervint Remus d'un air las, alors que Peter se ratatinait sur sa chaise.

Résigné, Sirius prit une tasse et la remplit de café noir, tandis que James nettoyait d'un air maussade sa robe de sorcier.

-Fichu matou, grogna ce dernier. Je ne comprends pas pourquoi William s'encombre avec une bestiole pareille. Ce monstre ne provoque que des catastrophes.

-Ça, c'est bien vrai, couina Peter.

Rodrigue leva le museau de sa tasse et le fixa avec son regard narquois, se léchant les babines d'un air de prédateur affamé. Ses yeux améthystes exprimaient une profonde arrogance et une sournoiserie sans fin.

-C'est drôle, fit Sirius en le regardant d'un air suspicieux. J'ai l'impression qu'il vous a compris.

-Tu deviens paranoïaque, rétorqua James en haussant les épaules. C'est qu'un chat, après tout.

-Oui, mais c'est le chat de William, fit Sirius en appuyant ce nom d'un air plein de sous-entendus.

-Là, tu marques un point, admit James. J'aimerais bien savoir pourquoi il n'apparaît pas sur la carte, ajouta-t-il pour lui-même.

-Hein ? De quoi tu parles ? demanda Sirius en fronçant les sourcils.

-Quoi ? On ne vous a pas raconté ? fit James en regardant tour à tour Sirius et Remus.

-Raconté quoi ? demanda Remus, intrigué.

-William n'apparaît pas sur la carte du maraudeur, expliqua James.

-Quoi ? s'exclamèrent en même temps Sirius et Remus.

-C'est comme j'vous dis. On s'en est aperçu le soir de l'attaque, lorsque William et toi vous rentriez du saule cogneur. Tu y étais, mais il n'y avait pas trace de William. C'est bizarre. Normalement, la carte est censée être infaillible.

-C'est le cas ! protesta Sirius, indigné. C'est pas possible, y a forcément erreur, vous avez mal regardé.

-Non, James a raison, dit Peter. Il n'y était pas. D'ailleurs, j'ai vérifié plus tard. Il n'y est jamais.

-C'est vraiment bizarre, dit Remus, perplexe.

-Ça marche avec tout le monde,s'insurgea Sirius, qui semblait considérer cette défaillance comme une insulte personnelle. Pourquoi pas avec lui ?

-Ce type ne fait rien comme tout le monde, dit James en haussant les épaules.

-Peut-être…. Commença Peter d'une voix hésitante.

-Quoi ? demanda Sirius.

-Peut-être que ce n'est pas la faute de la carte. Peut-être qu'il a délibérément effacé son nom de la carte. Vous savez que c'est possible.

-En théorie, oui, admit James. Mais pour ça, il aurait fallu qu'il connaisse l'existence de la carte. Aucun d'entre vous ne lui en avait parlé, n'est-ce pas ?

-Non, dit Sirius. A part nous quatre et Lily, personne n'était au courant.

-Et Lily ? suggéra Peter. Elle s'entend très bien avec William.

-Non, je ne crois pas, dit James. Elle m'a promis de ne rien lui dire sur nos… petits secrets.

-Tu vois bien… dit Sirius à Peter. Il ne pouvait rien savoir.

-Je ne parierais pas là-dessus, s'entêta Peter. Je ne peux pas vraiment l'expliquer, mais j'ai toujours eu l'impression qu'il en sait plus qu'il ne le montre. Comme s'il savait déjà tout sur la magie, Poudlard et ses habitants.

-Juste une impression, affirma Sirius.

Mais son ton manquait un peu de conviction. La dernière remarque avait troublé les trois autres maraudeurs, car au fond d'eux-mêmes, c'était exactement ce qu'ils ressentaient depuis l'arrivée de leur étrange ami.

Peter allait répondre, quand soudain un grand brouhaha s'installa dans la salle. Une grande agitation semblait se développer autour de la table des Serdaigles.

-Hé, qu'est-ce qui se passe ? demanda Sirius en fronçant les sourcils.

-Je vais voir, dit James en se levant.

Ses trois amis lui emboîtèrent le pas, imités par un grand nombre d'élèves de toutes les maisons.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda James à une Serdaigle de cinquième année.

-Il y a une rumeur, répondit-elle d'un air terrifié. Il paraît que Michael White… Un troisième année… est mort.

-Mort ? répéta James, atterré.

Plusieurs voix répétèrent ce mot comme un écho, exprimant le même sentiment d'horreur et d'incrédulité que James.

-D'où vient cette rumeur ? demanda Remus.

-Les fantômes… Le moine gras aurait vu les professeurs emporter le corps.

-Silence ! fit soudain la voix autoritaire de Dumbledore. Que chacun retourne à sa place.

Au lieu d'obéir, les élèves se tournèrent vers lui et l'assaillirent de questions.

-Professeur, est-ce que c'est vrai ? demanda Ernestus Macmillan, dont la voix dominait les autres. Il y a bien eu un mort ?

-Retournez d'abord à votre place, répondit Dumbledore d'un ton ferme.

Chacun obéit à contrecoeur. Un silence de plomb s'installa.

-Oui, ce que vous avez entendu dire est vrai, dit Dumbledore d'un air grave. Votre camarade Michael White nous a quitté ce matin.

Il y eut de nouveau un concert d'exclamations et de murmures effarés, et on entendit quelques sanglots.

-Je ne saurais dire à quel point je suis ému et choqué par ce qui vient de se produire. Je comprends votre inquiétude et votre peine (son regard s'arrêta sur la table des Serdaigles), et particulièrement celle de ses amis.

Il marqua un temps d'arrêt.

-Mais la pire des choses à faire, reprit-il, serait de céder à la panique. Nous continuons, avec le ministère, à chercher un remède et je ne doute pas un instant que nous y parviendrons. En attendant, le mieux pour tout le monde est que chacun prenne ses responsabilités et garde son calme. Les malades et les soignants ont besoin de votre solidarité à tous.

Dumbledore se rassit, ne prêtant pas attention aux questions qui fusaient ni aux protestations des Serpentards qui, menés par Bellatrix et Malfoy, réclamaient le droit de quitter le château. James, abattu, se prit la tête entre ses mains.

-Hé, dit Sirius dans une tentative pour le rassurer, Dumby a raison, c'est pas la peine de paniquer. Il n'y a eu qu'un mort pour l'instant. Ça ne tuera sûrement pas tous les malades.

-Et d'ailleurs, ajouta Peter, je crois que Michael White était asthmatique. ça a du augmenter les effets du virus.

-Et puis, dit Remus, on peut faire confiance à Dumbledore. C'est un génie, après tout, et ça m'étonnerait qu'il n'ait pas trouvé de remède avant la fin de la semaine.

James releva la tête.

-Tu as raison, dit-il d'une voix rauque. Dumbledore va trouver un remède.

-Pourvu que ce soit aussi cool que le truc que m'a fait fumer le professeur Cartiguayne, l'autre jour, dit Sirius. Je sais pas comment ça s'appelle, mais c'est vachement bien ! Ces moldus ont des trucs supers !

-Sirius, dit Remus d'un air découragé, les moldus ont interdit ce «truc ».

-Bah ! Et pourquoi ?

-C'est dangereux pour la santé, je te l'ai dit mille fois.

James éclata d'un rire sans joie.

-Comparé à un virus de Voldemort ?

Remus ne répondit rien mais le foudroya du regard.

Une fois le petit-déjeuner terminé, les élèves se rendirent en cours, mais rares étaient ceux qui suivaient le discours des professeurs. Jamais ils n'avaient eu aussi peu la tête à travailler.

HPHPHPHPHPHPHPHPHPHP

Une autre élève mourut au cours de l'après-midi. Cette fois, il s'agissait d'une jeune fille de Gryffondor, en sixième année, avec qui Harry discutait de temps en temps de botanique et avec qui Sirius était sorti pendant un mois l'année passée.

A neuf heures précises, Harry frappa à la porte du bureau de Dumbledore et entra. Cinq autres personnes étaient déjà présentes ; Dumbledore lui-même, Slughorn, McGonaggall, un homme maigre au cheveux grisonnants, portant une grande moustache et d'épaisses lunettes au bout d'une chaîne, tirant sur une pipe d'un air maussade, et une femme d'une cinquantaine d'années aux épaules carrées.

-Bonsoir, William, dit le directeur. Vous êtes juste à l'heure. Très bien, nous sommes au complet. Commençons.

Il se leva et se plaça au centre de la pièce. Il médita un instant, semblant choisir ses mots, et prit la parole.

-Je vous ai réuni ce soir pour que nous cherchions ensemble un remède à l'épidémie foudroyante qui frappe le château depuis quelques jours. Comme vous le savez, cette maladie n'a pas encore été identifiée, mais nous avons de bonnes raisons de penser qu'il s'agit d'un virus magiquement modifié.

Le directeur marqua une pause, regardant tour à tour les assistants.

-Si je vous ai choisi, poursuivit-il, c'est parce que chacun de vous possède des compétences à un très haut niveau qui peuvent entrer en compte dans la recherche d'un remède. Le professeur McGonnaggall est experte en métamorphose ; le professeur Slughorn est un spécialiste des potions ; Monty Revelidge est chercheur au Département des mystères et Carla Cornhover est l'ancienne directrice du centre international de recherche et de prévention des fléaux magiques. Quant à William Griffith (tous les regards se tournèrent vers Harry avec une curiosité évidente), c'est l'élève le plus brillant qui soit passé à Poudlard depuis Voldemort lui-même. De plus, il a une grande connaissance des magies non conventionnelles.

Monty Revelidge et Carla Cornhover interrogèrent Dumbledore du regard, McGonnaggall fronça légèrement les sourcils, mais Dumbledore les ignora.

-J'aimerais d'abord savoir si l'un de vous a une remarque à faire.

-Oui, dit Carla. Pourquoi ne travaillons nous pas avec les chercheurs du ministère ?

-Le ministère n'apprécie pas mes méthodes, répondit Dumbledore. Il a trop besoin de chiffres et de mesures précises. D'une manière générale, il n'aime pas s'aventurer dans des domaines qu'il ne maîtrise pas. C'est justement ces aspects de la magie que j'aimerais explorer avec vous. Cela dit, je travaille également en collaboration avec les chercheurs officiels. Je compte mener les deux projet de recherches en parallèle. Cela signifie qu'il faudra parfois vous passer de moi.

-Mais Dumbledore… objecta Slughorn. Vous pensez vraiment que nous avons une chance de trouver quelque chose ? Après tout, il s'agit de l'œuvre de Vous-savez-qui et nous… Et bien, à part vous, nous sommes loin d'arriver à sa cheville.

-Il n'est pas nécessaire de se hisser à son niveau. Vous n'avez pas à inventer un virus, mais juste à découvrir de quoi il est fait et comment il opère.

-Oui, d'accord, maugréa Monty Revelidge entre ses dents. Mais pour ça, il faudrait déjà qu'on sache où chercher.

-Heureusement pour nous, j'ai une idée sur la question, répondit Dumbledore d'un air serein.

-J'en étais sûr ! s'exclama Harry. Dumbledore sait toujours ce qu'il faut faire!

-Hum hum, fit McGonnaggall d'un air réprobateur.

-Vous savez tous, commença Dumbledore, que nous avons effectué des tests avec le sang de dragon et les larmes de phénix. Et vous savez tous quel en a été le résultat… Ce n'est pas tant le fait que ces remèdes n'annihilent pas le virus qui est surprenant, que la réaction qu'ils provoquent. D'ordinaire, les larmes de phénix régénèrent les cellules atteintes ; le sang de dragon, quant à lui, augmente la défense immunitaire et stimule la production de globules rouges. Ces effets se produisent aussi chez les sujets malades ; mais lorsque la maladie semble avoir été terrassée, le virus semble ressusciter, avec une force décuplée. Ce processus entraîne la mort du sujet.

Dumbledore marqua un pause, les regardant à nouveau avec intensité.

-Voilà ce qui n'est pas normal, continua-t-il. Comment un organisme vivant peut-il renaître de ses cendres après avoir totalement disparu ? Comment sa mort peut-elle multiplier ses forces ? Il y a forcément de la magie là-dessous, une magie très puissante et très dangereuse.

-De la magie noire ? demanda Carla Cornhover d'une voix forte.

-Possible, mais pas nécessairement.

Harry approuva d'un signe de tête.

-Augmenter l'énergie d'un organisme vivant, même d'un virus, n'est pas en soi un acte noir. Voldemort a peut-être réussi à imiter le processus d'autorégénération des phénix.

-Ce serait possible ? demanda McGonnaggall en fronçant les sourcils et en se tournant vers Dumbledore.

-En théorie, oui, répondit le directeur. Mais ce serait très étonnant, vu qu'on ignore de quelle manière les phénix se régénèrent. Même moi, qui possède un phénix depuis ma jeunesse, je n'en ai pas la moindre idée.

En tout cas, voilà exactement le genre d'hypothèses que j'aimerais vous voir explorer.

-Eh ben, ça va pas être du gâteau, commenta Monty Revelidge.

-Alors, autant commencer tout de suite, dit Harry d'un ton résolu. Par quoi on commence ?

-Ce soir, j'aimerais que nous formulions ensemble toutes les hypothèses qui nous viendront à l'esprit. Ensuite, nous les hiérarchiserons par niveau de crédibilité. Ainsi, nous aurons une base pour les recherches à proprement parler, que nous commencerons demain.

-Super ! dit Harry.

-Faîtes nous porter un litre de café, Albus, dit Slughorn avec une sorte d'enthousiasme. Je sens qu'on ne va pas dormir de sitôt.

HPHPHPHHPHHPHPHPHPH

Quatre heures plus tard, ils étaient toujours au travail, le cerveau un peu fatigué mais toujours alertes.Ils avaient déjà formulés onze hypothèses –grâce,affirmait Slughorn, aux effets magiques méconnus du café et des ananas confits.

-En fait, expliquait Monty, l'accalmie qui suit la prise des larmes de phénix pourrait bien n'être qu'une illusion générée par le cerveau. Certaines plantes, comme l'eukaliptère carnivore, produisent, lorsqu'elles sont mêlées aux larmes de phénix, un sentiment de bien-être chez patient, parce qu'elles sensibilisent le cerveau aux effets euphorisants des larmes. Peut-être que ce virus présente des mécanismes légèrement similaires…

-Oui, intervint McGonnaggall, mais on en revient toujours au même problème. Est-il possible de transformer, durablement et structurellement, quelque chose d'aussi infime qu'un virus ? Pour ma part, je maintiens que c'est impossible. On ne peut pas transformer quelque chose dont on ne peut percevoir les limites. Par exemple je peut transformer le contenu d'un volume d'eau, mais pas un océan.

-Mais alors, comment s'y est-t-il pris ? demanda Carla. Le virus a forcément subi une mutation.

-Il a probablement eu recours a un élément biologique, grommela Monty. Une potion, une plante ou un morceau d'animal magique. Peut-être qu'il a injecté le virus à des dragons pour le faire muter et le rendre plus résistant.

-Une possibilité intéressante, dit Albus. Ce genre de manipulations est tout à fait dans ses cordes.

-Mettons la en tête de liste, suggéra Harry en baillant. Mais pour ma part, je n'exclurais pas si vite la métamorphose. Ce qu'a dit le professeur McGonnaggall il y a un instant est parfaitement vrai… dans la mesure où on a recours à une baguette magique. L'avantage de la magie sans baguette, c'est qu'il n'est pas nécessaire de se concentrer sur son objet en tant que tel. Bien sûr, on perd en précision et en portée, car l'énergie magique a tendance à se disperser, mais on gagne en surface affectée. Je peux, sans avoir d'effort particulier à faire, transformer tout ce qui se trouve autour de moi dans un rayon de deux mètres.

-C'est absolument fascinant, commenta Slughorn. Mais pensez vous que Voldemort possède ce savoir ?

-Bonne question, répondit Dumbledore en fronçant les sourcils. D'après mon expérience personnelle, Voldemort est capable, dans certains cas, de se passer de baguette. Il peut allumer des feux à distance, faire léviter des objets… Mais ce dont nous parlons là est beaucoup plus complexe, il s'agit de transformer la structure de molécules infimes… Cela dit, il s'agit de Voldemort.

Pendant un instant, chacun médita en silence.

-Je comprend pourquoi vous ne vouliez pas des gens du ministère dans ce groupe, Albus, dit Carla en baillant. Si l'un d'eux nous surprenait, on serait tous bon pour un séjour à durée indéterminée au service des maladies psychiatriques de St Mungo.

-Vous savez, dit Harry d'un ton docte, en ce qui me concerne, j'ai toujours pensé qu'il n'y avait qu'une différence subtile entre un imbécile et un génie.

-Et vous vous placez dans quel bord ? demanda MacGonnaggall avec un sourire sardonique ?

-Il commence à se faire tard, dit Dumbledore. Je suggère que nous en restions là pour aujourd'hui. J'aimerais vous revoir demain, ici, à neuf heure…. Sauf vous, William. Je sais que vous êtes très pris par vos responsabilités en tant que… hum… « commandant » des IA….

-Commandant autoproclamé, marmonna McGonnaggall.

-… Mais j'aimerais que vous veniez vers midi, termina Dumbledore.

-Je peux trouver quelqu'un pour me remplacer, dit Harry en haussant les épaules.

-Non, je tiens à ce que vous restiez auprès de vos camarades. Ils ont besoin de quelqu'un pour les rassurer et leur dire ce qu'il faut faire, quelqu'un qu'ils respectent et en qui ils ont confiance. Vous êtes parfait dans ce rôle. De plus, vous semblez en excellente santé.

-C'est vrai, je… Hé, au fait, s'exclama Harry, qui venait de penser à quelque chose, est-ce qu'un adulte est tombé malade jusqu'ici ?

-Non, maintenant que vous m'y faîtes penser, non, répondit Dumbledore en fronçant les sourcils. Le professeur Cartiguayne agit bien de manière un peu étrange, ces derniers jours, mais je pense que c'est davantage le fait des diverses plantes, heu, « médicinales », qu'elle inhale tous les jours pour se protéger de la maladie que du virus.

-Je lui ai pourtant répété mille fois d'arrêter le cannabis, dit McGonnaggall en levant les yeux d'un air exaspéré.

-C'est bizarre, marmonna Harry.

-Bah… Et pourquoi ? demanda Slughorn.

-Ben, d'habitude, les virus touchent d'abord les personnes fragiles, non ? Comme les jeunes enfants ou les personnes âgées…

-Des personnes âgées ? Quelles personnes âgées ? demanda McGonnaggall d'un ton glacial.

-Oh, euh, je ne pensais à personne en particulier, bafouilla Harry en se tassant sur lui-même, terrifié par le regard hargneux des cinq adultes qui l'entouraient. Vous êtes tous, très, euh… enfin, pas encore vieux, quoi.

-Merci bien, répliqua McGonnaggall d'un ton sec. Et maintenant, filez, avant que les « personnes âgées » ne décident d'utiliser leur autorité pour vous faire récurer le château de fond en comble en compagnie de Spiky et Hulky.

Harry prit la fuite sans demander son reste.

HPPHPHHPHPHPHHPHPHPHP

Rodrigue l'attendait devant le portrait de la Grosse Dame, allongé en travers du couloir, l'air passablement ennuyé.

-Enfin ! dit-il d'un air hautain. C'est pas trop tôt. J'ai failli attendre.

Harry s'inclina et fit une révérence ironique.

-Mes excuses, seigneur Pacha. Des devoirs imprévus m'ont empêché de me rendre plus vite au service de votre Majesté.

-Tss tss, je sacrifie dix jours d'oisiveté bienheureuse pour traquer des rejetons dégénérés et mortellement ennuyeux pour ton compte, et c'est comme ça que tu me remercies ?

-Désolé, mais de toute façon, tu n'as pas grand chose d'autre à faire, pas vrai ?

-Mais bien sûr !

-C'est bon, c'est bon… Quand tout ça sera fini, je t'emmènerai visiter l'Ecosse. Il paraît qu'il y a plein de créatures amusantes, là-bas.

-Mouais, pas mal. En attendant, j'ai quelque chose de tout aussi amusant à te proposer.

-Je ne suis pas disposé à aller chasser la chauve-souris, si c'est à ça que tu penses.

-J'ai un gibier beaucoup plus intéressant à te proposer, répliqua Rodrigue avec un air mystérieux.

-Vraiment ? demanda Harry, soupçonneux. Quel genre de gibier ?

-Du genre, conspirateur en herbe.

-Ahah, dit Harry en plissant les yeux. Tu as découvert quelque chose, hein ?

-Peut-être bien… Mais ça te coûtera un repas dans le plus grand restaurant japonais de Londres.

Harry leva les yeux au ciel.

-Très bien, très bien… Tu racontes, maintenant ?

-Comme tu le sais, je surveille les Serpentards avec une attention toute particulière depuis le début de l'épidémie… Comme tu l'as dis toi-même, ce n'est pas un job très intéressant… Ils passent leur journée à se plaindre et à chercher des remèdes ridicules…

-Ouais, et alors ?

-Alors, j'ai remarqué que quelqu'un parmi eux ne fait pas comme les autres. Elle passe de longues heures enfermé seule dans un placard à balai à déchiffrer un vieux grimoire et elle prend de grandes précautions pour sortir la nuit dans le parc du sans être vue, malgré les interdictions de Dumbledore.

-Elle ? Qui ça, elle ? demanda Harry avec empressement.

-Devine un peu, pour voir.

-Bellatrix ?

-Gagné !

Harry se redressa lentement, songeur.

-Tiens, tiens… dit-il entre ses dents. Alors comme ça, Bella fait des escapades nocturnes ?

-ça sens le complot, hein ? demanda Rodrigue avec avidité.

-Ouais, plutôt.

Rodrigue se lécha les babines et fouetta joyeusement l'air de sa queue.

-Est-ce qu'elle est encore dehors, ce soir ?

-Oh, mais oui. Elle y reste des heures durant, ces jours-ci.

-Parfait. Je crois que le lit va devoir attendre une heure ou deux.

-J'espérais que tu dirais ça.

-Bon… Conduis moi à elle, et tu gagnes une soirée de sushis à volonté.

-Suivez le guide !

HPHPHPHPHPHPHPHPHPHPHPH

-ça y est, je là vois ! Elle est là-bas !

Embusqué derrière un buisson épais, emmitouflé dans une cape de camouflage, Harry saisit ses jumelles et les pointa dans la direction donnée par Rodrigue.

-Ah oui, c'est bien elle, dit-il.

La chevelure soyeuse de Bellatrix brillait à lueur de sa lanterne sous un ciel étoilé. Sa cape noire, négligemment jetée sur ses épaules, se fondait dans l'obscurité de la nuit. Elle était absorbée par la contemplation du sol et se penchait de temps à autre pour y regarder de plus près.

-On dirait qu'elle cherche quelque chose, dit Rodrigue.

-Ouais, on dirait bien.

Soudain, Bellatrix se mit à fixer un endroit au pied d'un grand chêne. Elle s'y précipita, ramassa quelque chose au sol et l'examina entre ses mains pendant quelques instants. Puis elle leva les yeux au ciel et éclata d'un rire sinistre. Même de là où il était, Harry pu voir une expression de bonheur sur le visage de la jeune fille.

-Je déteste quand elle a ce sourire, grogna-t-il. En général, ça veut dire qu'une catastrophe se prépare.

Bellatrix resta une dizaine de minutes à ramasser cette chose mystérieuse. Enfin,elle parut satisfaite et rebroussa chemin en direction du château.

Quand elle eut complètement disparu, Harry et Rodrigue sortirent prudemment de leur cachette.

-Bien. Maintenant, on va enfin savoir ce qu'elle cherchait, jubila Harry.

-S'il en reste, objecta Rodrigue.

Ils se rendirent à l'endroit où se trouvait Bellatrix quelques instants auparavant. Harry s'accroupit ; le sol, au pied du grand chêne, était recouvert de mousse et de petites fleurs rouges en forme d'étoiles. Harry en cueillit une et l'examina attentivement.

-Qu'est-ce que c'est ? demanda Rodrigue avec curiosité.

-Des étoiles de sang, répondit Harry. Une fleur assez rare, poussant surtout dans les forêts d'Europe du Nord. Bella a eu de la chance d'en trouver par ici.

-A quoi ça sert ?

-A pas mal de choses, c'est ça le hic, répondit Harry, frustré. On s'en sert pour soigner des maladies, faire des potions de sommeil, des filtres d'amour… Et plein d'autres choses encore. Il va falloir chercher d'autres indices si on veut découvrir ce qu'elle prépare.

-Ça, c'est mon affaire, dit Rodrigue.

-Merci, dit Harry. C'était du beau travail. Tu as bien mérité tes sushis.

-Parfait. En attendant, je pense que quelques heures de sommeil ne te feraient pas de mal. A moins que tu ne cherches encore quelque chose.

Harry hésita un instant, laissant son regard dériver vers le lac.

-Non, dit-il finalement. Rentrons.


Voilà, c'est tout pour le seize. A vous de bosser maintenant. Si vous voulez sauver votre héros préféré et sa maman, cliquez sur le bouton violet en bas à gauche. Chaque vote compte !


RAR (pour les copains anonymes) :

Flo : Hello ! C'est de nouveau moi. Contente de retrouver l'une de mes revieweuses les plus fidèles. Hé oui, il va des morts, même qu'il y en a déjà. Et va encore y en avoir d'autres. C'est plutôt grave, cette fois. Mais Harry peut pas tomber malade. Sinon, qui est va sauver le monde , hein ? Les gens dans le lac… ahaha, ça, c'est the big mystery qui sera expliqué à la fin. Surprise. Voila, voila,a bientôt !

Lapis Lazuli : gyyaahhh, une review en retard !! Je vais faire un massacre à la tronçonneuse. Non, finalement , c'est pas une bonne idée, la seule chose que je pourrai charcuter c'est mon ordi et ça m'avancerai pas beaucoup Bon, je délire. Merci beaucoup de continuer à lire ma fic régulièrement et de la reviewer. Salutations aux mangeurs de légumes verts et à bientôt !

Anonyme333halfwaytohell : Ahaha… en fait, le sang de Harry ne peut pas servir d'antidote. IL est immunisé contre la maladie à cause de sa malédiction, mais il ne peut pas guérir les autres. Mais t'inquiète pas, ils vont bien trouver une solution. Enfin, peut-être. En tout cas, merci beaucoup pour ta review et à bientôt !

Tchaye : Merci beaucoup. Eh, au fait, ton prochain chapitre, il arrive quand ?

Yukiko : ça c'est la classe, poster un chapitre un an après le début de la fic jour pour jour Merci et à bientôt !

Et un grand merci à Nepheria , Niyalune et tous les éventuels copains oubliés. J'aime les reviews, courtes, longues, élogieuses et critiques. Mais surtout élogieuses. Continuez à vous soucier de la santé d'Harry, et le destin l'épargnera peut-être… A très bientôt !