Salut la compagnie ! Devinez qui est de retour de Berlin ? C'est moiiiiiiiii ! Youhou ! Trois mois depuis la dernière update, record battu ! Ben ouais, mais j'ai été très occupée… ça prend du temps, de glander. Et puis, avec les grasses mat', les journées sont fortement réduites… Enfin, voilà, le chapitre 20 est finalement terminé. Ich hoffe, dass sie es Ihnen gefallen wird, comme disent les deutsch. Merci pour les reviews et bonne lecture !
Chapitre 20
Le matin du 30 décembre, le manoir Potter était en pleine ébullition.
-Allez, James, c'est pas drôle, se plaignit Sirius. Je sais que c'est toi qui me les a prises.
-Sirius, pour la centième fois, je n'y ai pas touché ! répliqua James exasperé. Tu as du les perdre, comme d'habitude ! C'est ta faute, tu n'as qu'à mieux ranger tes affaires !
-Ah ah, regardez qui parle ! rétorqua Sirius avec un reniflement de dédain. Maintenant, ça suffit. Je ne peux pas aller au Festival des baguettes dorées sans chaussettes ! ça caille, dehors.
-Même si je m'abaissais à faire une blague aussi pourrie, tu crois vraiment que j'oserais toucher à tes chaussettes ? Leur odeur est plus mortelle qu'une attaque de Voldemort.
-JAMES ! s'exclama Andora Potter en entrant dans la cuisine. Pour l'amour du ciel, ne plaisante pas avec ce genre de choses. Surtout pas aujourd'hui !
Andora Potter, la mère de James, était une femme de taille moyenne, énergique et décidée. Une épaisse chevelure blonde et bouclée, sans la moindre touche de blanc, tombait sur ses
épaules, et des yeux couleur noisette illuminaient son visage au teint doré. L'inquiétude inscrite sur son visage contrastait avec sa bonne humeur habituelle.
-Je préférerais vraiment que vous changiez d'avis, dit-elle d'une voix soucieuse.
-Maman, il est hors de question de rater le festival des baguettes dorées ! protesta James. C'est un événement qui n'a lieu qu'une fois tous les cinq ans. En plus, il paraît que le célèbre duelliste Nigel Rutherford va faire une démonstration contre le français Albert Dupré.
-Et puis, ajouta Sirius, Remus, Peter et Lily doivent être déjà en route.
-Et il me faut un œil d'Osiris !
-Je sais, mais…
-Qu'est-ce qu'il se passe, ici ? demanda une voix ensommeillée.
Un homme d'une quarantaine d'années, en pantoufles et robe de chambre, venait d'apparaître sur le seuil. Bien qu'il soit dix heures passées, il avait l'expression de quelqu'un qui vient de tomber du lit. Grand et mince, il ressemblait beaucoup à James... Ou plutôt, au James des lendemains de fête. Janus Potter était un auror réputé pour son courage, ses sortilèges et… sa paresse légendaire.
-Visiblement, tu n'es pas prêt, constata James, morose.
-C'est pas ma faute, se défendit Janus Potter avec un long bâillement. J'ai eu une dure journée, hier.
-Effectivement, le pot de départ à la retraite d'Apuleius Abbott a du être épuisant, railla Mrs Potter.
-Hem, fit son mari, qui sembla subitement très intéressé par la table du petit-déjeuner . Ah tiens, on n'a plus de café ?
CRAC !
Tout le monde sursauta. Il y eut un bruit de porcelaine cassée, et un elfe de maison, vêtu d'une taie d'oreiller brodée de fils rouges et or, apparut dans la cuisine, un paquet de café en main.
-Ne craignez rien, maître Janus, s'exclama l'elfe d'une voix enthousiaste. Smiley a ses réserves secrètes ! Smiley préfèrerait se jeter du haut du toit plutôt que de manquer de café pour le petit-déjeuner de son maître !
-Ah, euh, merci, marmonna Janus Potter, encore étourdi par l'entrée impromptue de son elfe.
Alors que l'elfe préparait le petit-déjeuner de son maître, celui-ci s'assit et s'empara d'un toast grillé.
-Vous parliez de quelque chose, tout à l'heure ? demanda-t-il.
-Maman veut toujours nous empêcher d'aller au Festival des baguettes dorées, répondit James d'un air exaspéré, cherchant l'appui de son père.
-Ah, fit Mr Potter, qui ne semblait pas surpris. C'est à cause de cette lettre ?
-Une lettre ? Quelle lettre ? demanda Sirius.
-Une lettre anonyme, que nous avons reçu il y a quelques jours, répondit Mr Potter. Attends… Accio lettre ! dit-il en agitant sa baguette.
Un papier vola à travers la cuisine et atterrit dans sa main. Mr Potter le tendit à James, qui le lut à voix haute.
-« Le ministère est prévenu, par la présente lettre, que le Seigneur des ténèbres à l'intention de lancer une attaque massive au Chemin de traverse, le 30 décembre prochain. A l'heure actuelle, l'auteur de cette lettre ignore les détails de cette opération. Néanmoins, il est possible que le Seigneur des ténèbres soit présent en personne. L'auteur de cette lettre tient cette information d'une source proche du Seigneur des ténèbres. Le ministère de la magie sera bien avisé de prendre cet avertissement au sérieux, s'il veut éviter un massacre de masse. Une copie de cette lettre a été envoyée à tous les services ainsi qu'aux personnes en mesure d'agir. Signé : H.P. ».
-«H.P. » ? répéta Sirius. Ce sont de vraies initiales, vous pensez ?
-C'est peu probable, répondit Mrs Potter. S'il est vraiment en contact avec des proches de Voldemort, il ne donnera sûrement pas ses vraies initiales.
-Vous pensez que c'est sérieux ? demanda James.
Mr Potter haussa les épaules.
-Le ministère reçoit souvent ce genre de lettres. Dans quatre-vingt-dix-neuf pour cent des cas, il s'agit de canular. On ne peut pas prendre de décision en se basant sur ce genre d'informations.
-Alors, pourquoi c'est différent, cette fois-ci ?
-Parce que, expliqua Mr Potter, cette date est particulière. Le Festival des baguettes dorées est un événement qui réunit des milliers de sorciers. Pour Voldemort, c'est une occasion idéale de faire parler de lui. A vrai dire, avant même que cette lettre soit arrivée, il y a eu de longs débats pour savoir si oui ou non le Festival devait avoir lieu cette année.
-L'auteur de cette lettre semble être déterminé à être pris au sérieux, poursuivit Mrs Potter. Cette lettre a été envoyée à près d'une centaine de personnes, dont Dumbledore. Pour un canular, ça fait tout de même beaucoup.
-Oui, mais ce type a peut-être simplement envie de faire parler de lui, contra Mr Potter. Ou alors, il veut faire annuler le Festival.
-Tout mais pas ça ! protesta James, indigné. Maman, tu ne vas quand même pas croire les bêtises de cet olibrius anonyme ?
Mrs Potter regarda son mari d'un air incertain.
-Tu sais, dit celui-ci, je pense que Jamesie a raison. Il ne faut pas encourager ce genre d'attitudes, sinon, notre travail deviendra impossible. Et puis, de toute façon, la sécurité sera renforcée. Tous les aurors qui ne sont pas en mission capitale ont été mobilisés. Ce qui veut dire, ajouta-t-il d'un air morose, qu'au lieu de profiter du festival, je vais devoir travailler, aujourd'hui. Encore.
-Plains-toi, répliqua Mrs Potter d'un air pincé. Tu viens d'obtenir trois semaines de congés payés.
-Justement, se lamenta Mr Potter, aujourd'hui devait être mon premier jour ! J'aurais pu dormir encore un peu s'il n'y avait pas eu ce fichu festival. C'est dommage qu'ils ne l'aient pas annulé !
-Parfois, je me demande comment tu as fais pour devenir auror, dit Mrs Potter en le foudroyant du regard. Je ne serais pas étonnée d'apprendre que les examinateurs aient été touchés par un sortilège de confusion.
-Bon, alors, on y va ! s'exclama James, revenant au sujet principal. Dépêche, Papa, on est censé retrouver les autres dans dix minutes au Chaudron baveur.
-Ouais, ouais, relax, grommela Mr Potter.
-C'est bien beau, tout ça, mais j'ai toujours pas retrouvé mes chaussettes, se plaignit bruyamment Sirius.
-Tu commences à me gaver, avec tes chau….
-Ah, maître Sirius ! s'écria Smiley de sa voix aigue. C'est Smiley qui a pris vos chaussettes. Smiley les a lavées pour les rendre plus blanches que blanches !
-AH ! s'exclama James. Tu vois que ce n'était pas moi.
-Ah, ouais, fit Sirius en se passant une main dans les cheveux d'un air gêné. Euh… C'est sympa, Smiley. Tu veux bien me les rendre, s'il te plaît ?
L'elfe s'inclina et disparut en coup de vent. Quinze minutes plus tard, les trois Potter et Sirius, enfin prêts (ou presque), empruntèrent la cheminée pour se rendre au chemin de Traverse. Au Chaudron baveur, ils furent accueillis par trois adolescents impatients et irrités.
-Ah, enfin ! s'exclamèrent d'une même voix Lily, Remus et Potter quand James atterrit sur le carrelage.
-Salut la compagnie ! fit James d'un air enjoué, ignorant leurs regards assassins.
-C'est pas trop t…
Remus fut interrompu par l'arrivée de Sirius, immédiatement suivi par les parents de James.
-Oh, bonjour à tous ! s'exclama Mrs Potter avec un sourire radieux. Désolé pour le retard. C'est entièrement la faute de Janus, vous savez combien il peut être paresseux. Tu as l'air en forme Lily. As-tu récupéré ?
-Parfaitement, répondit Lily. Je suis en pleine forme.
-Ah, tant mieux. C'est épouvantable, ce qui s'est passé à Poudlard. Qui aurait pu imaginer que Voldemort aurait recours à un virus ? Il a pris tout le monde au dépourvu. A ce propos, James, sais-tu si William Griffith doit venir, aujourd'hui ?
-Ah, lui, grogna James, irrité. Pas la moindre idée. Je lui ai écris trois fois pour lui proposer de venir avec nous au festival, et pour l'inviter à la fête du Nouvel an…
-Il a refusé ? demanda Lily.
-Pas exactement, répondit James. Mes lettres m'ont été renvoyées. Apparemment, les hiboux n'ont pas trouvé le destinataire.
-Ça, c'est tout lui, commenta Sirius avec une grimace. Qu'est-ce qu'il fabrique, encore ?
-Peut-être qu'il est retourné aux Etats-Unis, suggéra Remus. Tu as essayé la poste longue distance ?
-Non, répondit James. Mais ça m'étonnerait qu'il soit rentré chez lui pour un temps aussi court.
-Mais qu'est-ce qu'il peut bien faire, alors ? demanda Sirius, intrigué.
-Qu'est-ce que ça peut faire ? déclara Peter. Il est toujours fourré dans des trucs bizarres. Si tu veux mon avis, il vaut mieux ne pas savoir !
-C'est dommage, dit Mrs Potter d'un air songeur. J'aurais beaucoup aimé le rencontrer. Si vous le voyez, faites en sorte qu'il soit à la soirée de demain, d'accord ?
-On essayera, promit James.
-Maintenant, quelques consignes, dit Mrs Potter d'un air sérieux. Quoiqu'il arrive, restez bien ensemble. Gardez vos baguettes à portée de main. Ne vous aventurez pas dans des endroits isolés –en particulier, ajouta-t-elle avec un regard menaçant en direction de James et Sirius, dans l'Allée des Embrumes. En cas d'attaque, ne cherchez pas à jouer les héros. Retournez directement au manoir ou, si vous ne pouvez pas, cachez-vous. C'est bien compris ?
-Oui, m'man, fit James avec un soupir résigné.
-J'insiste, dit-elle. Même si les mesures de sécurité ont été renforcées, on n'est jamais trop prudent.
-Ne vous inquiétez pas, Mrs Potter, dit Remus d'un air sérieux. Nous serons très prudents.
Mrs Potter le gratifia d'un sourire.
-Merci, Remus, dit-elle. Au moins, je sais que je peux compter sur toi.
Remus rougit légèrement.
-Andora, il faut y aller, maintenant, dit Mr Potter.
-Oui, oui, je sais. A plus tard, les enfants. On se retrouve ici, à six heures. C'est bien compris ?
-Oui, M'man ! répéta James en trépignant d'impatience. Allez, salut maintenant !
Les Potter s'en allèrent, laissant les jeunes entre eux. Quand ils eurent disparu, James poussa un cri de joie.
-Youhou ! A nous le festival ! s'écria-t-il.
-ça promet d'être une belle fête ! ajouta Sirius en se frottant les mains.
Il ne croyait pas si bien dire.
HPHPHPHPHPHPHPHPHPHPHPH
Non loin de là, quelques maisons plus loin et une centaine de mètres plus haut, un jeune homme ne semblait pas partager l'euphorie générale.
-C'est toujours la même chose, grommela Harry en posant ses jumelles. On s'efforce de leur sauver la vie et ils vous envoient balader…
Depuis deux jours, il avait établi un camp d'observation sur le toit de Gringotts, le plus haut immeuble du Chemin de traverse. Avec l'aide de Rodrigue, il avait mis en place un système de surveillance hautement perfectionné. De nombreux micros et caméras magiquement améliorés avaient été placés à différents endroits, lui permettant d'avoir une vue d'ensemble sur le chemin de traverse. Son « quartier général » -une tente plantée sur le toit de Gringotts- avait reçu toutes les protections magiques imaginables et était équipés de scrutoscopes à la pointe de la technomagie. Avec Rodrigue, ils avaient patrouillé à tour de rôle, à la recherche d'éventuels pièges mis en place ou de mangemorts en repérage. Bref, Harry, emmitouflé fans un épais manteau de camouflage, attendait ses ennemis de pied ferme.
-Harry, viens voir sur la deux, l'appela Rodrigue de l'intérieur de la tente.
Harry rentra dans la tente et jeta un coup d'œil à l'écran qui montrait l'intérieur du Chaudron Baveur. Quand il vit ses parents et ses amis sortir du feu, il poussa un juron.
-Oh, parfait, grommela-t-il. J'étais sûr qu'ils seraient là. Pouvaient pas rester tranquillement chez eux, non ?
Son attention se porta sur les deux adultes qui accompagnaient les quatre adolescents. L'homme portait la robe pourpre caractéristique des aurors. Se pouvait-il qu'il s'agisse de ses grands-parents ? Harry hocha la tête. Non, mieux valait de pas penser à ça pour le moment.
-Hé, fit Rodrigue, viens voir, on a de la visite.
Harry sortit de nouveau. En effet, plusieurs hommes étaient apparus sur son toit. Harry sortit sa baguette, mais l'abaissa aussitôt. Il ne s'agissait pas de mangemorts, comprit-il, mais d'hommes du ministère en mission de surveillance. Deux d'entre eux portaient l'uniforme des aurors. En y regardant de plus près, Harry reconnut son vieil ami Alastor Maugrey.
-Ouah, la vache, il a presque pas de cicatrice ! s'exclama-t-il, émerveillé. Mais ça le rend pas pour autant moins effrayant.
-Tu es sûr qu'ils ne peuvent pas nous entendre ? demanda Rodrigue d'un air sceptique. Ils sont quand même vachement près.
-Aucun risque, affirma Harry. Mes sortilèges, c'est du pur camouflage. Je pourrais me mettre à chanter Odo le Héros en face de son œil magique, qu'il n'y verrait que du feu. Aucun risque non plus qu'il se prenne les pieds dans un tendeur. Le QG est protégé par un sortilège repousse-sorcier dans un rayon de dix mètres.
-Si tu le dis…
-Maintenant, chut, je veux entendre ce qu'ils disent.
Harry activa l'amplificateur sonore. La voix de Maugrey retentit dans le haut-parleur.
-Ce fainéant de Potter est encore en retard, grogna-t-il. Et dire que je lui ai fait un sermon il y a pas deux semaines. Jamais vu un cas aussi désespéré.
-C'est contrariant, dit l'autre, un homme d'une cinquantaine d'années. Il serait déjà capitaine, s'il n'avait pas ce problème de paresse. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il s'est débrouillé pour obtenir trois semaines de congés. Il vient à peine de revenir d'un… euh… « arrêt maladie » de dix jours !
-Ah, ça, Potter est un champion incontesté quand il s'agit d'obtenir des congés. Mais un jour, je ferai comprendre à ce lascar que…
CRAC !
Le son du transplanage amplifié par le système d'écoute de Harry était si fort, que le jeune sorcier tomba à la renverse. Rodrigue poussa un miaulement strident et couru se cacher sous un sac de couchage.
-Bonjour, capitaine Maugrey ! lieutenant Stuney, fit une nouvelle voix.
-Pfff, fit Harry en se redressant péniblement.
-Encore en retard, Potter ! rugit Maugrey (en entendant ce nom, Harry écouta avec un intérêt dédoublé).
-Euh, vraiment ? fit Janus Potter d'un air innocent en sortant sa montre. Pourtant, ma montre indique dix heures moins le quart…
-ça va, le coup de la montre cassée, tu me l'as déjà fais il y a deux semaines, répliqua Maugrey. Sois un peu sérieux, bon sang ! On ne sait jamais ce qu'il peut arriver.
-Désolé, fit James Potter d'un air coupable.
Harry étudia son grand-père avec avidité. Pas de doute, c'était bien un Potter. Par rapport à lui, James semblait être coiffé avec le plus grand soin. Mais il avait un petit air rêveur dont ni James, ni Harry, n'avaient hérité. Difficile de s'imaginer, en le regardant, que cet homme était un auror réputé.
-Capitaine, dit le lieutenant Stuney au bout d'un instant, les chances que Vous-savez-qui lance une attaque aujourd'hui sont elles vraiment élevées ? Je veux dire…
-Si vous faîtes référence aux lettres anonymes qui ont encombré les bureaux du ministère pendant une semaine, oubliez-les ! Pour ma part, je ne tiens compte que des informations qui viennent de personnes réelles et identifiables. A mon avis, ce H.P. n'est qu'un rigolo qui veut se payer la tête du ministère. Quand j'aurai du temps, j'enverrai quelqu'un me traquer cet olibrius, et on aura un petit entretien entre quatre yeux !
« Rêve toujours, mon bonhomme », grinça Harry, vexé au plus haut point. « Si tu crois qu'on peut me trouver aussi facilement… ».
-Cela dit, poursuivit Maugrey d'un ton méfiant, on ne peut pas nier qu'il y a un risque réel… Les mesures de sécurité sont certes très élevées, mais ça va être difficile de traquer des mangemorts dans cette foule. Le Chemin de Traverse est grand, impossible à surveiller dans son ensemble, c'est un net désavantage pour nous ».
« En effet, l'ancêtre… C'est bien pour ça que je me paye un lumbago depuis deux jours. C'est qui, le rigolo, maintenant ? » , pensa Harry.
-Eh, Harry, viens voir sur la six. Je crois qu'on a un problème, fit Rodrigue.
Harry retourna dans la tente. L'écran en question couvrait le toit de Fleury et Botts, la librairie. Deux hommes vêtus de robes noires, équipés de détecteurs de magie, regardaient un objet posé au sol avec excitation. Pris subitement d'un mauvais pressentiment, Harry prit le casque audio, régla la fréquence et écouta leur conversation.
-…dirait un migros, dit un homme. Tu sais, ces machins dont les moldus se servent pour espionner les conversations. On a eu un cours là-dessus à l'académie.
-Tu crois ? demanda l'autre. En tout cas, ça peut pas être un simple truc de moldu. Le détecteur dit que c'est bourré de magie.
-Tu crois qu'on l'emmène pour le montrer au lieutenant ?
-L'emmener ? T'es fou ou quoi ? si ça se trouve, c'est un piège. Moi, j'dis, faut surtout pas y toucher.
-Qu'est-ce qu'on fait, alors?
-On appelle le capitaine.
-Le capitaine ? fit l'autre d'un air effrayé. Tu sais bien qu'il a horreur d'être dérangé pour des broutilles. Pas envie de me retrouver à la circulation des balais volants, moi…
-Aïe, aïe, aïe, gémit Harry, horrifié. Ils ont trouvé un de nos micros.
-Je t'avais dis qu'il fallait mieux les planquer, pesta Rodrigue.
-Pouvais pas savoir qu'ils se pointeraient avec leurs détecteurs à deux noises, protesta Harry. Ils croient quoi ? que Voldemort s'amuse à planquer des bombes sur les toits ?
-Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ? demanda l'un des deux policiers.
-On a qu'à le faire voler avec nos baguettes, répondit l'autre. On verra bien si c'est dangereux.
-Bonne idée, approuva l'autre.
-Non ! Non ! Très mauvaise idée ! s'exclama Harry, horrifié. Pas touche !
-Wingardium leviosa !
-NOOOOOOOONNNNNNNN !
Il y eut des parasites, puis la ligne fut coupée.
-Non, non, non et non ! s'écria Harry en balançant son casque à l'autre bout de la tente. Bandes d'imbéciles ! Vous mériteriez d'être dégradés ! cria-t-il aux deux policiers qui apparaissaient encore sur l'écran.
-Excellent timing, commenta Rodrigue d'un ton sardonique. On passe deux jours à mettre en place le système de surveillance le plus perfectionné du monde, et au moment où on en a besoin, ces clampins foutent tout en l'air…
-Ah là là, dit Harry en cachant son visage entre ses mains. Maintenant, on n'a plus qu'à désactiver tout le système. Si Maugrey nous trouve, ça va pas être la joie. Crétins, crétins, crétins !
Harry donna un coup de pied rageur dans la radio. Le joyau de la technomagie émit un grésillement strident, puis le son mourut et les voyants lumineux s'éteignirent. Rodrigue abaissa un levier posé au sol et, un instant plus tard, les écrans de surveillance s'éteignirent à leur tour.
-Bon, il n'y a plus qu'à recourir aux bonnes vieilles méthodes, dit Harry d'un ton résigné. Rodrigue, je suis désolé, mais puisque ces imbéciles ont démoli le système de surveillance, il va falloir que tu patrouilles.
-Pas question ! protesta Rodrigue. Ça caille, hors de la tente.
-S'il te plaît ?
-Non !
-Même pour une assiette de ragoût de souris ?
-Non !
-Contre une bouteille de whisky ?
-Non !
-Et contre un triple menu sushi ?
-…
-Peut-être, concéda Rodrigue de mauvaise grâce.
-Merci Rodrigue, t'es le meilleur ! s'exclama Harry en faisant le signe de la victoire. Allez, file, maintenant !
HPHPHPHPHPHPHPHPHPHHP
Le festival des Baguettes dorées, qui avait lieu tout les cinq ans, était un événement qui attirait des sorciers du monde entier au Chemin de Traverse. C'était, avec le Bazar du Caire et la foire de Milan, l'une des plus grandes foires du monde sorcier. On y trouvait toutes sortes d'objets magiques à des prix avantageux, des stands de confiseries des plus impressionnants et des animations étaient organisées. Cette année, on attendait une course de balais tête à l'envers entre trois star du quidditch, le concert du célèbre groupe sorcier Mortal Sombral et, bien sûr, le feu d'artifice du maître artificier Zhao Shi.
-Nigel Rutherford est fantastique ! s'exclama Sirius avec admiration.
-Albert Dupré aussi, fit remarquer Lily. Sa façon de parer le sortilège de stupefixion m'a impressionné.
-Quand même, Rutherford est plus puissant. Après tout, c'est lui qui a remporté le plus de manches.
Lily haussa les épaules. Les cinq amis, rejoints par Sally Larson, étaient assis sur un banc et dégustaient des crêpes à la pomme et à l'hydromel. Après avoir passé la matinée à arpenter l'allée malgré la neige et la foule, cette petite collation était la bienvenue.
-A quelle heure commence le concert ? demanda Peter.
-Six heures, dit Remus. A la tombée de la nuit.
-Wouah, c'est tôt ! s'étonna Sirius.
-Je suppose qu'ils ne voulaient pas prolonger le festival trop tard dans la nuit, commenta James. Et il y a encore le feu d'artifice, après.
-Bon, qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? demanda Sirius d'un air réjoui.
-L'exposition de balais ! s'exclama James.
-La foire aux livres, dit Lily en même temps.
Les deux adolescents s'affrontèrent du regard.
-Comment ça, « la foire aux livres » ? riposta James. On passe déjà neuf mois par ans enfermés dans un château bourré de livres, et tu veux nous forcer à en voir d'autres pendant les vacances ?
-C'est pas la même chose, protesta Lily avec véhémence. La foire au livre du festival est réputée pour ses exemplaires rares et bon marché. Impossible de rater ça !
-Les balais, c'est quand même mieux ! Il y a des modèles de collection ! Pas vrai, Sirius ?
-Euh… fit celui-ci d'une petite voix.
Peter, qui suivait cette conversation d'une oreille distraite, eut un petit sourire sadique. Personne n'aimait se trouver pris à partie dans une dispute entre James et Lily. Pas de chance pour Sirius, d'autant que le jeune homme avait autant de sympathie pour les livres que pour les balais volants ! Mais soudain, ses yeux croisèrent une paire d'améthystes qui fixaient le dos de James avec avidité. Son sourire fondit comme neige au soleil, et un frisson glacé lui parcourut l'échine.
-James… articula-t-il avec difficulté.
-… Nimbus Sunshine, un hors-série. Le manche est en acajou, et il est équipé d'un baromètre et d'une boussole intégrée. La direction assistée…
-James ! répéta Peter d'une voix tremblante. Mais son ami ne l'écoutait pas et poursuivit sa tirade.
-… j'ai entendu dire qu'il s'agit d'un tout nouveau système, complètement expérimental. C'est Aurigus Fordus, le concepteur de l'Epervier 1500, qui l'aurait mis au point, et…
-JAMES !
-Aaaaaaaargh !
Un éclair jaune venait de bondir sur James et de s'emparer de sa crêpe à la pomme et à l'hydromel, avant de disparaître derrière des poubelles.
-C'était quoi, ça ? s'écria James, abasourdi.
-Rodrigue ! s'exclamèrent en chœur Remus et Lily, qui s'élancèrent à la poursuite du chat.
Un instant plus tard, ils revinrent sur leurs pas, bredouilles et fulminants.
-Trop tard, dit Remus en grinçant des dents. Il a disparu.
-Cette sale bête ! pesta James. J'ai failli faire un arrêt cardiaque ! J'en connais un qui va m'entendre. Dés que j'aurai mis le grappin sur son imbécile de maître…
-Mais si Rodrigue est là, William ne doit pas être très loin, dit Lily d'un air perplexe.
-A moins qu'il ait décidé d'abandonner son chat, suggéra Sirius. Moi, c'est ce que j'aurais fait depuis longtemps, si on m'avait donné une bestiole pareille.
-Ce serait bien, soupira Peter d'un air rêveur. Au moins, il ne serait plus à Poudlard.
-Je doute qu'il ait fait une chose pareille, dit Sally. William parle toujours avec son chat comme si c'était un être humain.
-C'est vrai, il est complètement gâteux avec cet animal, approuva Sirius.
-Si Rodrigue pouvait parler, je suis certaine qu'il aurait beaucoup de choses à nous apprendre, poursuivit Sally avec un sourire mysterieux.
-En attendant, dit James, j'offrirais bien un manteau de fourrure à ma mère. Elle aime beaucoup la couleur jaune.
HPHPHPPHHHPHPHPHPHPHP
-Tu as fait QUOI ?!
-J'ai piqué une crêpe à ton père, répondit Rodrigue d'un air tranquille. Ce n'est que justice. Après tout ce que j'ai fait pour la famille Potter, il peut bien m'offrir un petit encas.
-IMBECILE ! fulmina Harry en lançant les restes de la radio vers le chat, qui les évita de justesse.
-Hé ! C'est dangereux, ce machin ! protesta Rodrigue.
-Tu réalises, dit Harry dans un murmure vibrant de rage contenue, que tu viens de faire voler en éclats notre couverture ? Maintenant, ils savent que je suis là !
-Et alors ?
-Et alors, c'est justement ce que je ne voulais pas ! Nous sommes censé être là incognito, tu te souviens ? Personne ne doit savoir où je suis ! A cause de toi, je vais devoir répondre à plein de questions embarrassantes !
-Relax, Harry ! Avec un peu de chance, ils auront oublié ça après l'attaque.
-Je n'ai jamais de chance, soupira Harry en se laissant tomber sur une caisse.
Un vent froid vint fouetter son visage. Il frissonna et serra un peu plus les pans de son manteau.
-J'aimerais bien qu'ils se décident à attaquer, grommela-t-il. La nuit commence à tomber, et il fait de plus en plus froid… Peut-être même qu'il va neiger.
-J'imagine que ça fait partie de son plan, dit Rodrigue.
-Ouais, sans doute. Il attaquera soit pendant le concert, soit pendant le feu d'artifice. Les gens seront tous rassemblés, et l'obscurité rendra l'évacuation plus difficile. Sans compter que la vigilance des gens du ministère doit commencer à se relâcher. Ces idiots doivent être en train de se frotter les mains en se congratulant mutuellement pour leur magnifique travail.
-On risque d'avoir une magnifique scène de panique. Tu t'en tiens toujours à ton plan ?
Harry hésita un instant.
-Oui, dit-il finalement, à regret. Je ne peux pas m'occuper de tout à la fois. Et le second Voldemort constitue la menace prioritaire, car les aurors ne pourront en aucun cas s'y être préparé. Donc, je vais essayer de l'attirer loin de la foule et de le retenir pendant que les autres évacuent. Vu comment a tourné notre dernier combat, ce ne sera déjà pas une partie de plaisir.
-Tout à fait d'accord, répondit tranquillement Rodrigue. A ce propos, ne compte pas sur moi pour t'aider. Je serai là en simple spectateur.
Harry lui jeta un regard dégoûté.
-Lâche, dit-il.
-Et fier de l'être.
Harry soupira une nouvelle fois, et reporta son attention sur la foule qui s'était rassemblée en vue du fameux concert. Une scène flottante se déplaçait en survolant le chemin de traverse. L'agitation qui régnait parmi les spectateurs était palpable jusqu'au poste d'observation qu'il avait installé.
Soudain, la scène se mit à dégager d'épaisses volutes de fumée verte, rose et bleue. Une grande clameur s'éleva de la foule.
-ça y est ? Ils attaquent ? s'exclama Rodrigue avec excitation.
-Je ne pense pas, répondit tranquillement Harry en scrutant la scène avec ses jumelles.
En effet, quelques minutes plus tard, quatre silhouettes vêtues de capes extravagantes en peu de dragon noir se dessinèrent dans le nuage de fumée artificielle. La clameur de la foule doubla d'intensité.
-Ben quoi ? fit Rodrigue, déconcerté. C'est pas des mangemorts, ça ?
Harry ne répondit pas. Un instant plus tard, un jeune homme, qui semblait être le leader du groupe, avança de quelques pas, dégaina sa baguette et fit apparaître une grosse guitare rose, noir et argent. Il y eut un concert de « aaaaaah » et de « oooooh », et les musiciens se mirent à jouer.
-Par l'enfer ! s'écria Rodrigue. Quel est ce vacarme épouvantable ?
Harry allait répondre, mais le son de sa voix fut couvert par la voix du chanteur.
-Salut les sorciers ! Vous êtes en forme ?
La public répondit par des hurlements hystériques.
-Et c'est Mortal Sombral, pour le quarante-septième Festival des baguettes dorées. A ma gauche, Kurt Kobra…
Le susnommé Kobra fit quelques pas en avant, balança quelques notes avec sa guitare et retourna à sa place, acclamé par la foule.
-… Au clavier, Wendy LaFurie…
Nouvelles acclamations.
-Et à la batterie, Diabolique Robert !
La foule salua une nouvelle fois. Le leader (qui pensait sans doute ne pas avoir besoin d'être présenté), pris une grande inspiration, et avec toute la force de sa voix, lança un puissant « Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeepeeeeeeeeeeeeee » qui se perdit dans les aigus.
-Horreur ! s'écria Rodrigue. Voldemort s'est doté d'une arme sonique ! Harry, fait quelque chose !
-ça s'appelle du rock'n roll, répliqua Harry avec un sourire narquois. Et ce n'est pas une arme de Voldemort, mais un art censé divertir les gens.
-ça ? un art ?!! fit Rodrigue, abasourdi.
-Bienvenue au vingtième siècle.
Les Mortal Sombral entonnèrent un morceau au rythme endiablé. Au fond de lui même, Harry devait bien reconnaître que cette musique était horrible, mais il était bien content de pouvoir faire payer à son compagnon son ironie habituelle. Rodrigue, qui s'était un peu calmé, observait la scène d'un air scandalisé.
-Non mais dis donc, c'est quoi cette façon de s'habiller ? C'est totalement indécent ! On voit leur nombril. Et puis, quelle idée de se teindre les cheveux en bleu !
-Dixit le serpent jaune qui veut des rayures mauves, dit Harry d'un ton railleur.
-Et pourquoi ils gesticulent comme s'ils étaient shooté à la moquette ?
-Je pense qu'ils trouvent ça cool, expliqua calmement Harry.
-Les humains sont vraiment bizarres, déclara Rodrigue avec conviction. Héééé, toi, ajouta-t-il alors que le chanteur venait de lever sa baguette et d'arroser la foule d'étincelles argentées, fais attention avec ce truc ! Doué comme tu l'es, tu vas finir par blesser quelqu'un !
-YEEEEPPPPEEEEE ! s'écria le chanteur, comme en réponse aux paroles de Rodrigue.
-Yepee toi-même, espèce de gros naze. Faudra penser à faire un tour à St Mangouste.
-YEAH, YEAH, YEAH !
-Tu l'as dis bouffi !
-OOOOOOOOHHHH YEAH !
-ça va, on a compris ! Pas la peine d'insister !
Le chanteur reprit sa baguette, et, l'air très décidé, se lança dans une série de moulinets compliqués qu'il avait du répéter pendant une semaine pour arriver à les faire sans laisser tomber sa baguette.
-Tu sais, dis Rodrigue, tu vas vraiment finir par blesser quelqu'un.
Soudain, il y eut un grand bruit, semblable à un éclat de tonnerre. La scène trembla un instant, déstabilisant les musiciens, et un instant plus tard, la musique s'arrêta et le Chemin de Traverse fut plongé dans l'obscurité.
-Et voilà, dit Rodrigue d'un air fataliste, je te l'avais bien dis !
Mais Harry, rapide comme l'éclair, avait bondi sur ses pieds et sorti sa baguette, les sens aux aguets. Dans la foule, plusieurs sorciers avaient utilisé leur baguette pour produire de la lumière et une rumeur légèrement inquiète commençait à se répandre parmi les spectateurs.
-C'est ce qui arrive, quand on laisse des gamins jouer avec des baguettes magiques, poursuivit Rodrigue d'un ton moralisateur. Maintenant, tu es bien avancé, plus personne ne peut entendre ta « musique ». Bien fait pour toi !
-Rodrigue, dit Harry d'une voix tendue, je ne crois pas que ce soit lui qui ait fait ça.
-Hein ?
Comme en réponse aux paroles de Harry, un hurlement strident déchira le ciel. De terrifiantes silhouettes noires, montées sur des sombrals, surgirent du ciel et arrosèrent la foule de sortilèges. Le mangemort qui volait en tête se posa sur la scène, expulsa d'un coup de baguette les musiciens dans le vide et s'adressa aux spectateurs.
-LE CONCERT EST TERMINE, dit-il d'une voix amplifiée par un sortilège très puissant. A PRESENT, ADMIREZ LA PUISSANCE ET LA GRANDEUR DE L'ARMEE DU SEIGNEUR DES TENEBRES !
Sur ce, il fit jaillir des flammes monstrueuses de sa baguette. La foule se mit à pousser des hurlements de panique et à courir dans tous les sens.
-C'est pas bon, ça ! grinça Harry.
Il se transforma en hiboux, s'élança dans le vide et, fondant comme une flèche sur le mangemort, lui arracha sa baguette avant que l'homme n'ait eu le temps de le voir arriver. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il était de retour dans son abri invisible.
-Et hop ! s'exclama-t-il, très content de lui. En voilà déjà un hors combat.
-Le dernier ! dit une voix glaciale dans son dos.
Harry sentit sa cicatrice commencer à chauffer. Il se tourna avec lenteur, pour voir, sans surprise, son ennemi mortel qui l'attendait tranquillement, jouant avec sa baguette, son éternel sourire moqueur sur ses lèvres.
-Et maintenant, mon cher Harry, dit Lord Voldemort, amusons-nous un peu.
HPHPHPHPHPHPHPHPHPHP
-Qu'est-ce que…
-Ils vont tomber !
-Courez !
-ATTENTION !
Des hurlements s'élevèrent lorsque des langues de flammes commencèrent à s'abattre sur la foule. Pris de panique, les sorciers commencèrent à courir dans tous les sens. Lily sentit un bras heurter son dos avec violence. Elle manqua de s'effondrer, mais James la ratrappa au dernier moment.
-Venez ! cria James en tenant fermement le poignet de Lily.
Le premier réflexe de James fut de s'orienter vers la sortie du Chemin de Traverse. Mais à peine avait-il fait quelques mètres, qu'il fallut se rendre à l'évidence ; les mangemorts avaient coupé les sorties. On ne pouvait pas transplaner dans le Chemin de traverse. Il ne restait alors plus qu'une seule chance de s'enfuir : la poudre de cheminette. James entraina ses amis vers la boutique la plus proche, l'animalerie magique.
-Tout le monde est là ? demanda-t-il, essoufflé, alors que Sirius refermait la porte derrière eux
-Je crois, répondit Sirius.
-Eh, gamins, ne restez pas dans l'entrée ! fit un homme d'une cinquantaine d'années. D'autres vont arriver.
-Monsieur Larmito ! Peut-on utiliser votre cheminée ? demanda James d'un ton pressant.
L'homme secoua la tête d'un air négatif.
-On dirait que les mangemorts ont pensé à ça aussi, dit-il d'un air sombre. La poudre de cheminette ne fonctionne pas.
Pour prouver ses dires, il jeta une pincée de poudre dans les flammes, mais rien ne se produisit.
-Ils ont du saboter le réseau, déclara Sally en fronçant les sourcils.
-Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ? demanda Peter d'une voix tremblante d'anxiété.
-Peut-être qu'on devrait donner un coup de main aux aurors, suggéra Sirius.
-Impossible, déclara Sally avec son calme habituel. Grâce aux sombrals, les mangemorts sont hors de portée de baguette magique.
Soudain, une violente secousse fit trembler le magasin. Les animaux en cage poussèrent des hurlements stridents et les vases posés sur le rebord de la cheminée tombèrent au sol dans un grand fracas.
-Tous dans la cave ! cria monsieur Larmito.
Montrant le chemin, l'homme s'élança dans un petit escalier derrière le comptoir. Les adolescents et les quelques sorciers qui s'étaient réfugiés dans sa boutique le suivirent aussitôt. Après avoir éclairé les lieux à l'aide de sa baguette, James observa les lieux. La cave était assez grande pour contenir une trentaine de personnes. Silencieusement, ils se tassèrent le plus loin possible des escaliers, afin de laisser de la place pour d'autres éventuels réfugiés. Le sol de pierre était glacial, mais ils ne s'en souciaient pas. Leurs esprits étaient obnubilés par les bruits de l'extérieur. A chaque fois qu'une explosion se faisait entendre, Peter poussait un couinement aigu et Lily serrait plus fort le bras de James.
VLAN !
Un bruit de porte fermée en coup de vent retentit et des pas empressés se firent entendre dans l'escalier. Rapides comme l'éclair, Sally, Sirius et quelques autres dégainèrent leur baguette magique.
-Qui va là ? demanda monsieur Larmito d'une voix forte.
-Relax, mon gars ! fit un jeune homme d'une vingtaine d'années en faisant un signe apaisant. On n'est pas des mangemorts. On cherche juste une planque le temps que ça se calme.
Le groupe des nouveaux venus, outre celui qui avait parlé, était composé de deux jeunes hommes, d'une jeune femme aux cheveux en broussaille et aux grosses lunettes, d'un homme de la cinquantaine et d'une femme qui tenait une petite fille aux cheveux rouge tomate par la main. Sirius eut un hoquet de surprise.
-Dora ?! s'exclama-t-il, incrédule.
-TONTON ! s'écria la petite fille en courant se jeter dans les bras de son cousin.
-Qu'est ce que tu fais là ? demanda Sirius. Où sont Andromeda et Ted ?
Les yeux de la petite fille se remplirent de larmes.
-Tu t'es perdue ? demanda Sirius.
Nymphadora hocha la tête et fondit en larmes, à la plus grande horreur de Sirius.
-BOUHOUOHOUOU, hurla-t-elle en serrant dans ses bras un lapin en peluche.
-Allons, c'est rien, on va les retrouver, dit-il en la tapotant maladroitement dans le dos.
-Sirius, c'est qui ? souffla James d'un air curieux.
-Ma petite cousine, Nymphadora. Elle va bientôt avoir cinq ans. Hé, Dora, c'est une jolie peluche que t'as là, dit Sirius dans l'espoir de calmer sa cousine.
Aussitôt, l'expression de la fillette changea du tout au tout. Elle s'écarta brusquement de son cousin, et le regarda d'un air furieux.
-Touche pas à Lapinou ! cria-t-elle en serrant son lapin contre elle comme si Sirius était un dangereux tueur de lapins en peluche.
Et,à la stupéfaction générale, les couettes de Dora passèrent du rouge au violet. Des étincelles se mirent à crépiter autour d'elle, comme si elle était sur le point d'exploser. Sirius sentit le danger venir.
-Ok, ok, j'ai pigé, dit-il précipitamment en s'éloignant. Je te promets de pas toucher à ton Lapinou. Mais, s'il te plait, ne fais pas exploser la cave ! On a assez d'ennuis comme ça.
-C'est drôle, murmura James avec un sourire sardonique, on te dirait qu'elle ne te fait pas beaucoup confiance.
Une fois assurée que son Lapinou n'était plus en danger imminent, les cheveux de Dora passèrent au gris et elle fondit de nouveau en larmes. Même le bruit des explosions à l'exterieur ne parvenait pas à couvrir ses hurlements angoissés. Résigné, Remus décida de prendre les choses en main. Il s'approcha prudemment de Nymphadora et lui sourit avec gentillesse.
-Ne pleure pas, Dora, dit-il d'un ton rassurant. Tu sais, il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter. Ce sont juste quelques vilains sorciers qui ont décidé de gâcher le concert, mais les aurors vont les attraper vite fait et tu pourras rentrer à la maison avec ton papa et ta maman.
Les pleurs de Nymphadora cessèrent aussitôt et elle regarda Remus avec des grands yeux. Puis, à la surprise de ce dernier, elle se jeta à son cou.
-Oh, euh… fit celui-ci, prit de court, en lui tapotant maladroitement le dos. Au fait, je m'appelle Remus. Enchanté de faire ta connaissance.
-Tonton Remus, dit la fillette d'un air adorateur.
-Ah ? euh, si tu veux…
Sirius ricana sous cape.
-On dirait qu'ils t'ont rapidement adopté, Dora et son Lapinou, glissa-t-il d'un air machiavélique.
-Au moins, quelqu'un dans ta famille a du bon sens, répliqua Sally.
-Hé ! fit Sirius, offensé.
-Les bêtes, fit soudain monsieur Larmito d'une voix d'outre-tombe.
Tout le monde se tourna vers lui avec surprise.
-Quoi ? fit Lily.
-Les pauvres chéries, dit l'homme dont les yeux se remplissaient de larmes. Il faut les faire venir ici, elles doivent être terrifiées !
-Quoi ? fit Sirius, paniqué. Hé, attendez !
Mais avant que quiconque ait pu l'arrêter, monsieur Larmito s'était élancé dans les escaliers. Quelques minutes plus tard, la cave fut envahie par un troupeau de chèvres oranges, de poules à trois têtes, de veracrasses et autres créatures répugnantes.
-Oh, c'est parfait, grommela Peter en empêchant un veracrasse de grimper sur sa jambe. D'abord une bande de mangemorts volants, des flammes, une gamine psychotique, et maintenant l'arche de Noé. Qu'est ce qui pourrait encore nous arriver de pire ?
De nouveau, des pas empressés se firent entendre dans l'escalier. En quelques secondes, un nouveau venu apparut sur le seuil. Quand les six élèves le reconnurent, ils sentirent leurs machoires se décrocher.
-OH NON, PAS LUI ! s'écrièrent-ils en chœur.
-Salut la compagnie ! fit Gilderoy Lockart d'un air rayonnant. Contents de me voir ?
HPHPHPHPHPHPHPHPHPHP
Harry sortit sa baguette et la pointa vers Voldemort, prêt à commencer le combat, mais curieusement, celui-ci ne fit pas un geste.
-Oh là, du calme ! fit Voldemort avec un petit rire bienveillant. On dirait que tu te prépares à me couper la tête. C'est jour de fête, aujourd'hui, détends-toi un peu ?
-Désolé, mais quand j'ai ta face de hareng en face de moi, c'est impossible, répliqua Harry.
-Un combat ! Un combat ! clama Rodrigue en battant joyeusement l'air de sa queue.
-De toute façon, ça va finie en feu d'artifice, alors pourquoi attendre ? poursuivit Harry.
-Je n'ai pas très envie de fêter de cette façon là, répondit Voldemort avec nonchalance.
-Oh, vraiment ? fit Harry d'un ton ingénu. Et qu'est-ce que tu voudrais qu'on fasse ? Qu'on joue au loup glacé ?
-Plutôt à la chasse au trésor, répliqua Voldemort avec un sourire mauvais.
Le visage de Harry se figea.
-Euh… Je plaisantais, tu sais ?
-Et moi, je suis très sérieux. J'ai organisé une chasse au trésor comme on n'en a jamais fait avant. Tu vas adorer.
-Sûrement, fit Harry d'un ton ironique. Alors, vas-y, c'est quoi le concept ?
Voldemort eut un sourire malicieux et sortit de sa poche un petit appareil qui ressemblait à un talkie-walkie.
-Euh… Qu'est-ce que tu comptes faire avec ce truc ? demanda Harry avec un mauvais pressentiment.
-Ce truc, répondit Voldemort d'un air rayonnant, est un détonateur.
Harry eut l'impression de se prendre un piano sur la tête.
-QUOI ?! Une bombe ? C'est ça, ton plan ???
-Exact, répondit Voldemort, visiblement très content de lui. C'est marrant, hein ? J'ai eu l'idée en me promenant du côté d'Hiroshima il y a quelques décennies. J'ai piqué les plans de la bombe A au gouvernement américain et je les ai adaptés à mes besoins. Si ça explose, on pourra rebaptiser le Chemin de Traverse le Désert Londonien.
-Mais… Tu es bien conscient que tu risques de décimer le monde sorcier ? Il y a des mangemorts et des tas de sang-purs, parmi les spectateurs.
Voldemort dit un geste de dédain.
-Pitié, ne me parle pas de cette bande de bras cassés, grogna-t-il. Depuis le début, ils ne m'ont causé que des ennuis. Quand je serai maître de l'univers, je ferai de tout le monde mes esclaves, sans distinction de race, de genre ou de couleur !
-Youpi, fit Harry d'un air lugubre.
-Maintenant, les règles du jeu… (Voldemort tira de sa poche un gros réveil rose avec des oreilles de lapin). Tu as exactement quarante minutes pour trouver la bombe et la désamorcer. Attention, si tu essayes de la détruire avec des sortilèges, elle explosera automatiquement. Tu dois t'y prendre à la façon moldue.
-Mais… C'est impossible ! protesta Harry. J'y connais rien, en explosifs moldus. Et puis, comment tu veux que je retrouve un truc aussi petit dans ce chaos ?
-A toi de te débrouiller, répondit Voldemort. Mais comme je suis gentil, je vais quand même te donner un indice.
-Trop aimable…
-Voilà… Mon indice est… que rien ne sert de courir.
Un ange passa.
-Et ? C'est tout ? fit Harry, ahuri.
-C'est déjà pas mal, fit Voldemort en haussant les épaules. Bon, je vais aller me trouver un endroit sympa pour attendre. A plus !
Il y eut un éclair noir, et Voldemort disparut.
-SALOPAAAAAAAAAAARD ! hurla Harry dans le vent.
-Bon, au boulot, fit Rodrigue. Tu as une montre ?
Harry hocha la tête et sortit une montre en argent de sa poche.
-Quel est le plan ? demanda Rodrigue.
-D'abord, on réactive les caméras, fit Harry. Je pense que les aurors ont d'autres chats à fouetter, à présent.
Rodrigue et Harry s'éxécutèrent.
-Et maintenant ? demanda Rodrigue.
-Toi, tu restes ici et tu cherches sur les écrans de surveillance. Si tu trouves un objet suspect, contacte-moi par radio.
-Et toi ?
-Moi, je vais utiliser un sortilège hyper crade et douloureux, mais indispensable dans de telles circonstances, fit Harry avec un soupir. Attention, ça va être trash !
Harry pointa sa baguette sur son œil gauche et prononça des incantations qu'il avait appris dans une tribu namibienne. Un instant plus tard, l'œil fut entouré d'un halo noir et sortit de son orbite.
-Oh, beuuuuuuuuuuuurk, fit Rodrigue en fixant d'un air dégoûté l'œil qui flottait dans le vide.
-Attends, ce n'est pas tout ! dit Harry avec un sourire sinistre.
Il pointa sa baguette sur l'œil et dit :
-Demultiplicatum maxima !
-BEUUUUUUUUUURK !
A présent, ce n'était plus un, mais une cinquantaine d'yeux qui flottaient dans le vide.
-Allez, au boulot, les amis, dit Harry à son œil démultiplié. Aussitôt, les yeux partirent dans toutes les directions.
-C'est vraiment crade, dit Rodrigue, abasourdi.
-Normal, c'est de la magie noire, répliqua Harry. Mais c'est pratique, parce que ça me permet de fouiller une cinquantaine d'endroits en même temps. J'espère juste que je vais pas être attaqué, parce que c'est un sortilège qui coûte beaucoup, beaucoup d'énergie. Bon, à plus !
Harry se métamorphosa en hibou et s'élança dans le vide. Des milliers d'images défilaient dans son cerveau. Et, tout en les analysant, il repensait à « l'indice » que lui avait donné Voldemort.
« Rien ne sert de courir, rien ne sert de courir… C'est une citation, non ? et de qui ? Mince !!! Je suis sûr que j'ai déjà entendu ça quelque part… Mais où ? »
HPHPHPHPHPHPHPHPPHP
-Je trouve cette partie du spectacle très réussie, pas vous ? demanda Lockhart en souriant de toutes ses dents.
Les autres échangèrent des regards ahuris.
-Pardon ? dit Lily d'une voix sèche.
-Un instant, j'ai failli croire que les mangemorts attaquaient pour de bon, poursuivit le jeune homme. Puis, je me suis dit « Gilderoy, mon ami, t'es lent à la détente ! ». C'est vrai, il faudrait être fou pour attaquer ce soir, alors que le Chemin est plein d'aurors. Après tout, les aurors sont des sorciers très qualifiés. Certains sont presque aussi forts que moi.
Ces paroles furent suivies par un silence de mort.
-C'est vrai, presque, fit James avec un sourire ironique.
-Mais enfin, Gilderoy, ce n'est pas une mise en scène. Les mangemorts attaquent vraiment ! dit Lily en haussant le ton.
-Laisse tomber, lui souffla Sally. Lockhart est le plus grand crétin que j'ai jamais rencontré.
-Fariboles ! s'exclama Gilderoy en rejetant en arrière d'un geste auguste sa cape couleur lila. Il faut bien reconnaître que les Mortal Sombral ont le sens de la mise en scène. Mais ils auraient bien besoin d'un conseil expert pour le look. Et puis, leurs textes manquent de profondeur. Si j'avais le temps…
-… mais, malheureusement, l'interrompit Sirius d'un ton hargneux, tu es trèèèèès occupé en ce moment.
-Exactement, approuva Lockhart.
BOUM !
Le sol trembla sous l'impact d'une explosion plus forte que les autres. Nymphadora poussa un cri de terreur et enfoui son visage contre Remus. Dans son mouvement, elle lâcha monsieur Lapinou, qui tomba avec un bruit sourd sur les orteils de Remus.
-OUAÏ ! cria celui-ci.
James ramassa le jouet et le regarda avec curiosité.
-Ouah, il est lourd, pour une peluche, commenta-t-il.
Nymphadora, reprenant ses esprits, arracha violemment Lapinou des mains de James.
-PAS TOUCHE ! cria-t-elle les poings tremblants de rage. C'est MON Lapinou.
Sur ce, elle tendit la main vers James et lui envoya une volée d'éclairs digne du chancelier Palpatine.
-AAAAAAAAAAAARGHHHHH ! cria James, les yeux exorbités et les cheveux dressés sur la tête.
-Olà, du calme, fit Sirius en réprimant un fou rire.
-C'est MON Lapinou, répéta Nymphadora.
-Ne t'inquiète pas, dit Remus d'un ton conciliant en essuyant la sueur qui s'était formée sur son front. Personne ici ne va t'enlever ton monsieur Lapinou.
La fillette regarda un instant Remus avec de grands yeux, puis, serrant fort Lapinou dans ses bras, s'installa sur ses genoux.
-Sirius, murmura James en regardant Dora et son Lapinou d'un air mauvais, ta cousine est psychotique.
-Peut-être, répondit Sirius avec un sourire amusé, mais en tout cas, elle a un faible pour Remus.
James haussa les épaules d'un air irrité.Un silence tendu suivit. Seule une personne gardait un visage serein, et pour cause…
-Vous ai-je déjà raconté, dit Lockhart en se recoiffant à l'aide d'un petit miroir portatif, comment j'ai réussi à convaincre le mage noir Hans van der Beck de rembourser les millions qu'il avait dérobé à d'honnêtes familles sorcières ?
-Oui, mentirent d'une même voix les maraudeurs, Lily et Sally.
Pour avoir fréquenté le jeune homme à Poudlard, les six adolescents savaient à quoi s'en tenir. Sally, en particulier, avait développé contre lui une aversion particulière. Plusieurs années auparavant, Lockhart avait découvert par hasard le secret de la potion anti-stress, une potion qu'elle avait inventé elle-même, et se l'était approprié. Suite à cet événement, la maison des Gryffondors avait tiré trois enseignements : primo, que les gryffondors aussi pouvaient être sournois ; secundo, qu'il était possible de faire sortir Sally Larson de ses gonds ; et tertio, qu'il était hautement déconseillé de s'y risquer.
PHPHPHPHPHPHPPHPH
-Ça craint… Je trouve rien ! se lamenta Harry en contemplant le Chemin du Traverse du haut d'un toit.
Il ne restait plus que vingt minutes, et Rodrigue et lui n'avaient trouvé aucun indice. Finalement,de nombreux spectateurs avaient réussi à prendre la fuite, mais la foule restait très nombreuse et l'émeute compliquait l'évacuation.
Harry avait un mal de crâne épouvantable. Des millions d'images lui traversaient l'esprit. La démultiplication d'un œil était un sortilège rarement utilisé, car il affaiblissait fortement le lanceur. Mais dans les circonstances actuelles, Harry n'avait guère de choix.
Soudain, une image capta son attention. Dans une cave, une trentaine de sorciers s'entassaient, attendant que l'émeute se calme. Parmi eux, se trouvaient Lily et les maraudeurs.
« Je devrais d'abord chercher la bombe… Mais puisque je n'ai aucune idée, je peux aussi bien les faire sortir et m'assurer qu'eux, au moins, seront à l'abri. D'ailleurs, je pourrai réfléchir en route », raisonna-t-il.
Il se transforma en hibou et s'élança de nouveau dans les airs. Quelques battements d'ailes plus tard, il se trouvait sur le seuil de l'animalerie magique. Il reprit sa forme humaine et s'élança dans la boutique.
A présent, la cave était bondée. Personne ne remarqua son arrivée, alors qu'il se tenait sur la dernière marche, observant la salle.
-Lily ? James ? appela-t-il d'une voix forte.
A l'autre bout de la cave, une jeune fille rousse se retourna, une expression de surprise sur son visage.
-William ? répondit-elle.
Harry fendit la foule sans prêter attention aux protestations indignées des gens qu'ils bousculaient sur son passage.
-Willy ! s'écria Sirius. C'est bon de te savoir en vie. Comment ça se passe, dehors ?
-Ecoute, on n'a pas le temps de discuter, répliqua Harry d'un ton pressant. Il faut sortir d'ici.
Ses amis le regardèrent d'un air interloqué.
-QUOI ? Mais pourquoi ? fit Remus, exprimant la pensée des autres. C'est ici qu'on est le plus en sûreté.
-Je ne pense pas, répondit Harry. A mon avis, l'attaque des mangemorts n'est qu'une partie du plan de Voldemort. Rester maintenant dans le Chemin de Traverse pourrait s'avérer très dangereux.
-Qu'est-ce qui te fais dire ça ? demanda James, les sourcils froncés.
-Une intuition, répondit Harry. Ecoutez, je n'ai pas le temps de vous expliquer. Je peux vous faire sortir d'ici sans danger, si vous me faites confiance. Avez-vous confiance en moi ?
Il y eut un moment d'hésitation.
-Je viens avec toi, dis finalement Sally en faisant un pas en avant d'un air résolu.
-Moi aussi, dit Lily.
James était partagé. Il faisait confiance à William, mais ses parents leur avaient fermement ordonné de rester cachés en cas d'attaque.
-Mais…
-Il a trouvé comment arrêter le virus de Poudlard, dit Lily. Il peut bien nous faire sortir d'ici, non ?
-C'est vrai, admit-il, s'avouant vaincu.
-Comment ? intervint monsieur Larmito, qui écoutait leur conversation dans leur dos. C'est toi, le gamin qui a mis fin à l'épidémie ?
Cette exclamation provoqua un véritable chaos dans la petite cave.
-Comment ça, un gamin ? Je croyais que c'était Dumbledore qui avait trouvé, demanda une femme.
-La gazette n'a pas donné de détails, dis quelqu'un d'autre.
-Impossible que ce gamin…
-Si, c'est vrai, insista monsieur Larmito. C'est ma cousine, Carla, qui m'en a parlé, et elle faisait partie d'une des équipes de recherche présentes dans le château. Tu es bien William Griffith ?
-Euh… Ouais, c'est moi... répondit Harry, embarrassé.
-Dans ce cas, je viens aussi !
-QUOI ? s'exclamèrent les gens.
-D'après Carla, ce gamin est un véritable génie. Dumbledore le dit aussi puissant que Vous-savez-qui à son âge, peut-être même plus ! D'ailleurs, il l'a inclus dans les équipes de recherche, aux côtés de très grands savants.
Il y eut un concert de murmures choqués.
-Ecoutez, fit Harry, les joues en feu. On n'a pas le temps de délibérer. Je peux vous faire quitter le Chemin de traverse sans danger, mais pour ça, il faut partir maintenant. Qui m'aime me suive !
Sans donner à quiconque la moindre chance de répliquer, il s'élança dans les escaliers. Un instant après, Sally, James, Sirius et Lily lui emboitèrent le pas. Remus suivit, tenant Dora par la main, tandis que la fillette s'agrippait à lui comme à une bouée de sauvetage. Puis les autres vinrent à leur tour. Gilderoy Lockhart, dérouté, se tourna vers Peter et lui demanda d'une voix hésitante « Euh… Vous êtes absolument certains que ce n'est pas une blague ? ». Peter ne daigna pas lui répondre, se contentant de lui lancer un regard chargé de haine et de panique, avant de disparaître à son tour dans les escaliers. Le sorcier aux cheveux blonds resta un instant figé sur place, les bras pendants, avant de prendre la fuite en poussant un hurlement hystérique.
Harry les conduisit sur le toit. Il sortit sa baguette et se mit à sonder les alentours.
-Qu'est-ce que tu fais ? demanda Lily d'un air curieux.
-Je cherche une faille… répondit Harry d'un air distrait en se déplaçant, baguette tendue devant lui.
-Une faille ? répéta Sally sans comprendre.
-Un endroit où les sortilèges anti-portoloins n'opèrent pas, répondit-il.
-Les sortilèges quoi ? répéta Sirius.
-Anti-portoloins, répéta Sally à la place de Harry. Ce sont des sortilèges qui empêchent l'utilisation de portoloins non contrôlés. Normalement, le Chemin de Traverse est bien protégé, mais c'est vrai qu'à cette hauteur il peut y avoir des failles.
-Ici, dit soudain Harry en s'arrêtant brusquement.
A l'aide de sa baguette, il traça un cercle étroit sur le sol.
-L'espace est très réduit, annonça-t-il. Il va falloir y aller un par un.
-Où va-t-on atterrir ? demanda Remus.
-Pré-au-lard, répondit Harry. Maintenant, j'ai besoin d'un objet… eh, ça, ce serait parfait ! dit-il en montrant du doigt monsieur Lapinou.
Dora lâcha la main de Remus pour resserrer son étreinte sur le lapin en peluche.
-Touche pas à….
-C'est ok, Dora, dit précipitamment Remus. William plaisantait, c'est toi. William, prends autre chose, s'il te plaît !
-Tiens, dit Lily en sortant de sa poche un petit appareil photo moldu. Ça devrait faire l'affaire, non ?
-Merci, répondit Harry.
Mais pour une quelconque raison, il ne pouvait détacher son regard de monsieur Lapinou. Quelque chose, dans un coin reculé de son esprit, lui disait qu'il venait juste de manquer un point crucial. Mais quoi ?
Il secoua la tête. Cela pouvait attendre. Il pointa sa baguette sur l'appareil photo et prononça la formule qui le transforma en portoloin.
-C'est fait, annonça-t-il un instant après.
-Bien, annonça Lockhart d'un ton empressé. J'y vais en premier, pour vérifier que la voie est libre.
-Il vaut mieux pas, répliqua Sally en lui bloquant le passage. Cet idiot ne saurait pas comment renvoyer le portoloin.
Harry hocha la tête.
-Tu sais le faire ? demanda-t-il à Sally.
-Oui, répondit-elle.
-Alors, passe devant.
Sally s'exécuta. Elle se plaça au centre du cercle ramassa le portoloin et disparut aussitôt. Un instant après, l'appareil photo réapparut tout seul.
-Bien, fit Harry d'un air approbateur. Au suivant.
Gilderoy Lockhart se rua dans le cercle et s'empara du portoloin avant que quiconque ait eu le temps de faire le moindre mouvement (au moins, songea Lily, à présent ils en étaient débarrassé). Un à un, les sorciers partirent à leur tour. Les maraudeurs et Lily restaient en arrière, attendant que tout le monde fut parti.
-J'y vais avec Dora, dit Remus quand il ne resta plus qu'eux. Elle est petite, on devrait tenir à deux dans le cerle.
Harry hocha la tête d'un air absent. Mais alors que Remus expliquait à Dora ce qu'elle devait faire, la sonnette d'alarme qui résonnait dans sa tête depuis qu'il avait voulut s'emparer de monsieur Lapinou s'amplifia. Il y avait quelque chose…
Et soudain, la réponse le frappa avec la force d'un tsunami. Rien ne sert de courir… Lapin… Mais oui ! C'était un vers de la fable du Lièvre et de la tortue ! D'ailleurs, le réveil de Voldemort ne portait-il pas des oreilles de lapin ?
-ATTENDEZ ! cria-t-il alors que Remus et Dora se baissaient pour prendre le portoloin.
Il se rua sur eux et arracha sans merci son Lapinou à Nymphadora.
-RENDS-LE MOI ! hurla la fillette, dont les cheveux devinrent rouge écarlate.
-Où l'as tu trouvé ? demanda-t-il d'une voix tremblante.
-RENDS-LE…
-Où l'as-tu trouvé ? répéta-t-il d'une voix menaçante.
Surprise et effrayée, Nymphadora se cacha derrière Remus.
-Dis-lui, Nymphadora, demanda Remus d'une voix sereine, malgré sa stupeur.
-C'est un monsieur qui me l'a donné, répondit Dora de mauvaise grâce. Tout à l'heure, quand Papa était allé m'acheter des bonbons.
-Un monsieur ? A quoi ressemblait-il ? demanda Remus.
Mais Harry n'avait pas besoin d'en entendre d'avantage. La main tremblante, il déchira sauvagement le ventre de la peluche, sous l'œil choqué de ses amis et de Nymphadora.
-Par l'Enfer, murmura Sirius, tu es devenu cinglé ?
-BOUHOHOHOHOHOHHHOHOU ! hurla Nymphadora, les yeux ruisselants de larmes.
-Pourquoi as-tu fait ça ? demanda Lily.
-Pour ça, répondit Harry d'une voix blanche.
Il tendit la peluche à Lily. Les maraudeurs s'approchèrent pour regarder. Et pour leur plus grande surprise, ils virent, à travers la déchirure, un objet noir qui faisait un drôle de tic-tac. Les maraudeurs échangèrent un regard intrigué, mais Lily, qui avait compris de quoi il s'agissait, poussa un cri strident.
-Une bombe ! s'exclama-t-elle, paniquée.
-Quoi ? Une bombe ? répéta Peter, gagné à son tour par la panique. Vite, fuyons !
-Inutile, on va s'en débarrasser très vite, dit James en levant sa baguette.
-NE FAIS RIEN ! s'écria Harry en s'interposant violemment.
-Pourquoi ? demanda James, perdu.
-Cette bombe est protégée par des sortilèges très puissants. Il faut la désactiver de façon moldue, sinon tout risque d'exploser.
-De façon moldue ? répéta Sirius. Mais c'est impossible ! Personne ici ne sait faire ça !
-Plus que huit minutes, marmonna Harry en regardant sa montre. Il va falloir faire vite.
-Comment tu le sais ? demanda Remus, stupéfait.
-Aucune importance, répondit Harry.
-Attends une minute, dit James d'une voix lente. Ce ne serait pas toi qui aurait envoyé cette lettre anonyme au ministère ?
-Ecoutez, ce n'est pas le moment, dit Harry en rougissant légèrement. Je vous expliquerai plus tard. Partez tant que vous en avez encore le temps.
-Remus, vas-y avec Dora, dit James.
Remus hésita un instant, puis entraîna la fillette vers le portoloin.
-Je n'y connais rien, en mécanique moldue, se plaignit Harry. Comment je suis censé me débrouiller avec ça ?
-Dites, fit Sirius, c'est moi, ou il y a des gens qui volent dans notre direction ?
-Je crois que t'as raison , confirma James d'un air sombre. Et, je sais pas dans quel camp ils sont, mais il n'ont pas l'air très sympathiques.
Harry laissa échapper un gémissement plaintif.
-Y a-t-il encore quelque chose qui puisse tourner plus mal ? demanda-t-il, fataliste.
-LES MAINS EN L'AIR ! VOUS ETES CERNES ! dit la voix magiquement amplifiée d'un agent du ministère.
Bientôt, une dizaine de sorciers montés sur des balais les encerclaient, baguettes pointées vers eux. Aussitôt, les maraudeurs et Lily levèrent les mains en l'air, mais Harry ne quitta pas des yeux la bombe.
-Ne tirez pas ! cria Lily. Nous sommes des élèves de Poudlard. Nous ne sommes pas des mangemorts !
-Je suis James Potter, ajouta James. Mes parents sont Janus et Andora Potter.
Il y eut quelques murmures dans le cercle des assaillants, mais ceux-ci ne baissèrent pas leur garde.
-James Potter, hein ? répéta le chef d'un ton méfiant. Si c'est bien toi, dis à ton ami de poser sa baguette et de lever les mains en l'air bien sagement.
-Mon ami ? Ah, fit James en remarquant pour la première fois que Harry n'avait pas bougé. William, s'il te plaît, fais ce qu'ils demandent.
Mais Harry ne réagit pas.
-Hé, gamin, si tu n'obéis pas, je vais vraiment tirer, fit le chef d'un ton menaçant.
-Cause toujours, grand-père, répliqua Harry d'un ton irrité. Je suis occupé, pour l'instant.
James faillit se frapper le front avec une main.
-QUOI ? espèce de… jura le sorcier fulminant de colère.
-Ecoutez, intervint précipitamment Lily, ce n'est pas ce que vous croyez. On vient de trouver une bombe, et…
-J'en ai rien à faire ! la coupa le chef d'un ton brusque. S'il n'obéit pas d'ici cinq secondes…
N'y tenant plus, Harry se leva d'un mouvement brusque et stupéfixa le chef. Avant d'avoir eu le temps de dire « mangemort », cinq des dix agents étaient à terre. Les autres eurent tout juste le temps de faire un demi-tour avec leur balai et de prendre la fuite. L'un d'entre eux eu la présence d'esprit d'envoyer un signal de détresse. Ce qui signifiait, songea James avec un sentiment d'horreur grandissant, que des renforts n'allaient pas tarder à arriver.
-Aïe, aïe, aïe, fit Sirius en regardant les corps des aurors stupéfixés.
-Cette fois, on est dans la mouise jusqu'au cou, dit James.
-Si cette bombe explose, ça n'aura plus d'importance, déclara Harry. Qu'est-ce que vous faîtes encore là, d'abord ? Prenez le portoloin !
Peter, qui jusque là était resté planté dans un état second, se précipita sur l'appareil photo. Mais dés qu'il le toucha, celui-ci se mit à vibrer, à faire des étincelles et finalement prit feu.
Harry jura.
-La faille doit avoir disparu, grommela-t-il. Maintenant plus d'échappatoire.
La situation de venait désespérée. Il ne restait plus que trois minutes, et il n'entrevoyait pas l'ombre d'une solution.
-Fuyez, dit-il. Sortez du Chemin par n'importe quel moyen, puis transplanez aussi loin que vous pourrez.
-On ne va nulle part sans toi, protesta Lily.
-En plus, il y a encore des tas de gens ici, ajouta James. On ne peut pas rester sans rien faire…
-Les renforts arrivent, je crois, annonça tranquillement Sirius.
Une centaine de sorciers volaient dans leu direction. Plus que deux minutes.
-Bon, dit Harry d'un ton résolu, il est temps de passer aux mesures désespérées.
Il pointa sa baguette sur la bombe.
-Hé ! s'exclama Sirius. Je croyais que si on la désamorçait avec des sortilèges…
-Je n'ai pas l'intention de la désamorcer, répliqua Harry. Wingardium Leviosa !
Sa baguette était tendue vers le ciel noir. La bombe commença à s'élever, d'abord lentement puis de plus en plus vite. Bientôt, les jeunes sorciers la perdirent de vue, mais Harry ne baissa pas sa baguette.
Entre temps, les renforts étaient arrivés. James déglutit : Maugrey et son père étaient en tête. Le regard de ce dernier faisait des va-et-vient étonnés entre James, qui se tenait debout d'un air mal à l'aise, et Harry, qui continuait de pointer sa baguette vers le ciel, les yeux fermés, une expression d'intense concentration sur le visage.
-Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce qu'il se passe, ici ? grogna Maugrey en pointant vers Harry sa propre baguette d'un air méfiant.
Celui-ci ne réagit pas. Les quatre autres adolescents ne bougèrent pas davantage.
-Tu ferais mieux de poser ta baguette, gamin, reprit Maugrey. Toi et tes copains, vous êtes déjà dans les ennuis jusqu'au cou !
-Capitaine… fit Janus Potter d'un ton hésitant.
-Silence, Potter ! répliqua Maugrey. Maintenant, ça suffit, posez vos baguettes ! Je vous donne cinq secondes. Cinq…
-Pose ta baguette, James, dit Janus Potter d'un ton pressant.
-Ok, mais…
-Quatre…
-C'est bon, c'est bon, fit Sirius en posant sa baguette au sol.
-Trois…
-Willy, je crois qu'il serait temps de se rendre, dit James.
-Deux…
-Je ne veux pas mourir ! cria Peter d'un ton hystérique.
-Un…
BOUM !
Le ciel noir s'enflamma. Les murs trembèrent, des vitres volèrent en éclat et des projectiles enflammés tombèrent sur le Chemin de Traverse. Les sorciers de tous bords poussèrent de nouveaux hurlements. Sur le toit, les adolescents furent couchés à terre et les sorciers du ministère durent s'accrocher désespérément à leur balai pour ne pas être désarçonné.
-Zéro, dit Sirius d'un air sombre quand le calme fut revenu.
Reprenant ses esprits, Lily se jeta dans les bras de Harry.
-Tu as réussi ! s'écria-t-elle.
-Trop fort, commenta Sirius d'un ton émerveillé. Si avec ça tu reçois pas l'Ordre du Merlin…
Mais du côté des aurors, on ne voyait pas les choses tout à fait de la même façon. Après plusieurs minutes de paralysie totale liée au choc, et à la nécessité pour Maugrey de reprendre le contrôle de son œil magique, qui, depuis l'explosion, n'arrêtait pas de tourner sur lui-même, le visage du capitaine se voila de son expression la plus sinistre.
-Alors, comme ça, on s'amuse à provoquer des explosions ? grogna-t-il à l'intention de Harry.
-Hein ? fit celui-ci, surpris. Pas du tout…
-Et tu sais ce que ça coûte, de s'en prendre à des agents du ministère ?
-Capitaine Maugrey, intervint James d'un air précipité, laissez-moi vous expliquer…
-JE NE VEUX RIEN SAVOIR ! MA PATIENCE EST A BOUT ! EMBARQUEZ-MOI CE RIGOLO ! EMBARQUEZ-LES TOUS, D'AILLEURS !
-Enfin, capitaine… tenta Janus Potter d'un ton apaisant.
-RIEN DU TOUT ! Ils vont faire un tour au département des aurors, ça leur fera passer l'envie de s'amuser ! Qu'est-ce que vous attendez, vous autres ? rugit-il à l'intention de ses subordonnés.
Ceux-ci semblèrent se réveiller brusquement d'une transe prolongée. Ils sursautèrent violemment et s'empressèrent de désarmer les adolescents et de leur placer des menottes.
-Bon, on y va, ordonna Maugrey.
-T'en fais pas, souffla Janus Potter à son fils. C'est sûrement un malentendu… Pour l'instant, il vaut mieux éviter de contrarier Maugrey.
James hocha la tête d'un air sombre et se résigna à suivre les agents du ministère, essayant de ne pas penser aux baguettes pointées sur sa nuque. Ses amis l'imitèrent un instant après.
Harry, sans surprise, fut le dernier à se mettre en marche. Il resta encore un instant figé de stupeur, puis, d'un air fataliste, il haussa les épaules. « Bah », songea-t-il. « Cela prouve au moins que j'avais raison. Je suis maudit ».
Enfin fini !!! Je croyais que je m'en sortirai jamais. Excusez-moi s'il y a quelques incohérences dans le déroulement de l'action, c'était un chapitre compliqué à écrire. Bon, sinon, dans le prochain chapitre, Harry aura enfin droit à des vacances dignes de ce nom. Il va partir dans un très joli petit hôtel au bord de la mer. Ambiance et repos garantis. Quoi ? Vous ne me croyez pas ? Attendez le prochain chapitre, vous verrez bien !
RAR :
Alors, tout d'abord, un grand merci à Flo (hommage à ma plus ancienne et ma plus fidèle revieweuse), Schiezca, yannicksan (non, ce ne sera pas un Harry/Voldy, manquerait plus que ça !!!), les grumelles-zazou, sousy, L'errant, Naeloj Malfoy, the dark lord, summertime02, tchingtchong, Rini, Voldemort xxx, 666Naku, l'Eclat de Lune, Chocolatine (Ach ! Deutschland ist kalt !), lafollede service (c'est bon de te savoir toujours aussi folle), Ayane T'Hil Hime, Kiwoui, Gally-chan, Sylvrana-moonlight, Molly59 (j'ai pas encore eu le temps de lire ton dernier chapitre mais ça va venir, t'inquiètes !), Demenciae, nicoco49, mo, Lily forever, Roxane Sanka Malfoy, et kapuis. Si j'ai oublié de mettre votre nom dans la liste ou si j'ai écorché votre pseudo, vous êtes autorisés à me traiter de crétine ingrate et négligente dans votre prochaine review.
Sinon, on m'a demandé qui était le « jeune collègue » auquel Voldy deux faisait référence dans le chapitre précédent. Je suis désolée si c'était pas clair, en fait, c'était simplement une allusion à Voldy Un.
Rodrigue semble battre des records de popularité. A croire que les lecteurs aiment tourmenter Harry.
Bon, à la prochaine ! Comme toujours, j'attends vos reviews avec beaucoup d'impatience !!!
