Hu Hu Hu... Ok, je sais ce que vous allez dire... ENFIN le chapitre 23! Je suis vraiment désolée du temps qu'il m'a fallu pour l'écrire, je sais que beaucoup d'entre vous ont cru que j'avais abandonné. Pour ma défense, j'ai vraiment eu beaucoup de choses à faire, en plus je n'ai pas vraiment eu de vacances cet été parce que j'avais de gros travaux à rédiger pour la fac.
En plus, comme j'ai écrit de façon très discontinue, ce chapitre risque de paraître un peu décousu. Et il est un peu court... Mais enfin il est là!
Merci mille fois pour toutes les reviews, c'est grâce à vous que cette histoire continue. Je prendrais bien le temps de vous répondre un à un, mais je suis sûr que la plupart d'entre vous ne se souvient plus de ce qu'il a écrit. Et puis, comme ça vous aurez le chapitre un peu plus tôt.
Conformément à une demande qui m'a été faite, je mets en début de chapitre un résumé sommaire de l'histoire, comme ça vous n'aurez pas besoin de relire les derniers chapitres pour savoir de quoi je parles^^
Bonne lecture et à bientôt!
Résumé:
Afin de se préparer à devenir maître du temps, Harry et Voldemort sont contraints malgré eux d'effectuer un petit voyage temporel de près de mille ans. Après avoir visité de nombreux lieux et époques, les deux ennemis arrivent à l'époque où les parents de Harry font leurs études à Poudlard en septième année. Harry se fait passer pour un étudiant et se lie d'amitié avec ceux-ci. Mais une attaque du jeune Voldemort vient tout compliquer. Harry, faussement accusé d'avoir participé à l'attaque est emprisonné à Azkaban. Une épreuve épuisante... pour les détraqueurs et ses geôliers.
Chapitre 23
Un gros chat jaune, la queue basse, errait dans les rues de Londres. Il semblait misérable, et ses miaulements plaintifs attiraient l'attention des passants. Encore un animal abandonné par des maîtres sans cœur, se disaient-ils…
Cependant, s'ils avaient su la véritable raison du chagrin de Rodrigue, peut-être auraient-ils épargné leur compassion. En effet, loin de se plaindre de l'absence de son « maître », Rodrigue avait un tout autre sujet de préoccupation.
Le restaurant japonais qu'il dévalisait tous les jours depuis l'arrestation de Harry venait de fermer définitivement. Ô douleur des douleurs…
Mais laissons le passé derrière nous, et tournons-nous vers l'avenir, décida philosophiquement Rodrigue. Où trouver un objet de distraction digne de remplacer son restaurant préféré et son compagnon ? Harry a beaucoup de défauts, mais au moins on ne s'ennuie pas, avec lui. Soudain, une idée lui vint à l'esprit : à défaut de pouvoir embêter Harry, pourquoi ne pas s'occuper de son père ? Après tout, les deux jeunes se ressemblent beaucoup… Et puis, il y a aussi ce rat qui tremble à chaque fois que Rodrigue ouvre sa gueule…
Kssss, kssss, kssss… Poudlard, nous revoilà…
HPHPHPHPHPHPHPH
-Alors ? Est-ce que cela vous convient ? demanda le gardien avec un sourire mielleux.
-ça peut aller, répondit Harry en mâchonnant un morceau de viande. Un peu trop salé à mon goût. Et les légumes pourraient être plus frais.
-J'en suis profondément navré. Voyez-vous, notre cuisinier n'est pas habitué à préparer ce genre de… délicatesses.
-Mm… fit Harry en piquant sa fourchette dans une pomme de terre.
-Est-ce que tout va bien maintenant ? avez-vous besoin d'autre chose ?
Harry réfléchit un instant.
-J'aimerais bien avoir de la peinture et des pinceaux. Les murs de ma cellule sont tristes à mourir…
Le gardien parut ravi de cette commande, facile à satisfaire.
-Je suis sûr que le directeur n'y verra aucun inconvénient. La peinture est une activité saine. Bien sûr, nous n'avons pas le matériel à Azkaban, alors il faudra peut-être attendre quelques heures, mais nous ferons aussi vite que possible.
-Surtout, pensez bien à apporter des couleurs, demanda Harry. Cette geôle n'a pas besoin d'une nouvelle couche de gris.
HPHPHPHPHPHPHPHP
-Tou breaque ze shield of iour adversari, iou ave tou lover iour baguette wiz a rapide mouvement. Tac !
James poussa un long baillement.
-Perte de temps, perte de temps, perte de temps,… chantonna-t-il.
-La ferme, James, le réprimanda Lily. Au moins, il sait ce qu'il fait. Ses démonstrations sont impressionnantes.
-C'est sûr. Mais à quoi ça sert, si on est incapable de comprendre ses fichues explications ?
-Ce n'est pas si difficile à comprendre, objecta Sirius d'un ton sarcastique. J'ai cru entendre « break » et « your » dans la dernière phrase.
-Oh, avec ça, on va aller loin, railla James. Quelqu'un a amené un jeu de cartes ?
-Mieux que ça, chuchota Peter. Un paquet de chips au saumon.
-Aaaaah, Queudver, iou are my sovieur, fit James en tendant la main.
-Zats nozing, Cornedrue, répondit Peter en tendant le paquet. I ame iour servit… ahhhhhhhhhhrg !
A ce cri, toute la classe y compris le professeur se tourna vers Peter. Celui-ci se tenait douloureusement la main droite, dont quelques gouttes de sang perlaient. Il regardait avec horreur un gros chat jaune, perché sur une table, un paquet de chips entre les dents.
-Oaut is going on ? demanda Dupré.
-C'est… C'est horrible, bafouilla Peter. Oh my God, ZAT'HORRIBLE ! ZE BEAST IZ BACK !!!
HPHPHPHPHPHHPHPHPHPHP
-Alors, comment ça avance, cette peinture ? Inspiré ?
-Et comment, dit Harry avec enthousiasme. Venez un peu dans ma cellule, je vais vous montrer.
Donald, le gardien, serait bien resté de l'autre côté des barreaux, mais il ne voulait pas contrarier son prisonnier alors que celui-ci était de si bonne humeur.
-Ce n'est qu'un début, dit Harry avec modestie. J'ai l'intention de rajouter des couleurs. Surtout pour les tâches de sang.
Donald ne l'écoutait plus, horrifié par ce qu'il était en train de voir. Certes, en eux-mêmes, les dessins n'étaient pas très explicites. On aurait dit le travail d'un enfant de six ans. Mais le prisonnier avait pris soin d'écrire des légendes en dessous de chaque peinture. Sous la première, on pouvait lire « Voldemort se casse la jambe en descendant les escaliers ». La deuxième disait « Voldemort se poignarde avec sa plume ». La troisième, d'après la légende, représentait « Voldemort s'étouffant en mangeant son corbeau », et ainsi de suite jusqu'à « Voldemort se fait écraser par un camion en sortant de sa voiture ». Sur la dernière, on ne voyait plus qu'une grosse tache d'encre noire.
-Alors, c'est pas mal, hein ? fit Harry, visiblement très content de lui.
-C'est, euh… très intéressant, répondit Donald d'une voix étranglée. Je vais… je vais chercher monsieur le directeur. Ça va sûrement lui plaire.
-Sûrement, approuva Harry.
Le directeur arriva une heure plus tard, l'air d'un condamné marchant à l'échafaud. Il entra prudemment dans la cellule, jeta un œil craintif sur les murs, poussa un petit couinement et s'évanouit.
-C'est sûrement l'émotion, dit Harry à Donald. La peinture lui a tellement plu qu'il en est tout retourné.
HPHPHPHPHPHPHPHPHP
Quelques jours plus tard, les maraudeurs étaient réunis autour du feu de la salle commune. Ils étaient assis par terre parce que Rodrigue occupait le canapé. Et ils avaient appris à leurs dépends qu'il était dangereux de déplacer Rodrigue lorsque celui-ci ne voulait pas être déplacé. Imposssible aussi de s'asseoir à côté de lui. Son Altesse ne partage pas sa place.
-J'ai mal aux fesses, se plaignit Peter.
-Tais-toi et souffre en silence, maugréa Sirius.
-Qu'est-ce qu'on s'ennuie, gémit James.
-Taisez-vous, j'essaie de travailler, dit un Remus irrité.
-Mais on s'ennnuuuie… dit Sirius.
-Eh bien, super l'ambiance ici, dit une voix féminine d'un ton amusé.
-Tiens, te revoilà, dit James à Lily. On peut savoir où t'étais passée ? Tu nous a planté après le cours de Défense contre les forces du mal.
-Eh bien oui, contrairement à certains, je sais utiliser mon temps de manière productive, répondit-elle d'un air malicieux.
Sirius renifla avec dédain.
-Et ça veut dire quoi, « de manière productive » ? tu as appris une nouvelle formule d'arithmancie ?
-Pas cette fois. Cette fois, je pense que ce que j'ai fait va vous intéresser.
-Ah oui ? demanda Sirius d'un air sceptique.
-J'ai parlé au comte Almaviva, dit Lily.
-Le comte qui ? fit Peter d'un air perplexe.
-Almaviva, répéta Lily en roulant des yeux. Tu sais, le fantôme à l'accent espagnol qui prétend avoir connu William il y a plusieurs siècles ?
-Aah, ça me revient, dit James en fronçant les sourcils. Et alors ? C'est sûrement un fou. C'est pas ce qui manque à Poudlard.
-C'est ce que je pensais aussi, mais comme j'avais du temps libre, je me suis dit que ça ne coûtait rien de vérifier, dit Lily en haussant les épaules.
-Et alors ? Qu'est-ce que tu as découvert ?
-Almaviva prétend avoir participé en 1657 à une expédition à destination des Amériques. Le navire s'appelait le Pourfendeur. La veille du départ, l'un des sorciers qui devait participer au voyage s'était blessé dans un duel. C'est alors qu'un certain jeune homme, dix-huit ans à peine et exceptionnellement doué en magie, s'est proposé pour le remplacer. Il s'appelait William Griffith.
-D'accord, mais quel rapport avec notre William ? Ce nom n'est pas particulièrement rarissime, fit remarquer James.
-Attend un peu. Almaviva m'a dit qu'il avait écrit ses mémoires, et qu'elles étaient disponibles à la bibliothèque. Et regardez un peu ce que j'ai trouvé.
Lily sortit un vieux livre de son sac, et l'ouvrit à une page vers le milieu du livre. Les maraudeurs se penchèrent et poussèrent des exclamations de surprise.
-ça alors, s'exclama Remus. C'est exactement lui !
Sur cette page, il y avait le portrait d'un jeune homme, semblable en tout point à leur camarade emprisonné. La légende inscrite en dessous disait « Portrait de William Griffith, un passager impromptu dont la présence s'avéra déterminante pour le succès de l'expédition ».
-Et ce n'est pas tout, continua Lily. Regardez un peu cette image.
Elle tourna une centaine de pages, et montra une dessin représentant le même Griffith, perché sur la proue du bateau, en plein combat contre un monstre marin. Cette fois, la légende disait « Sans même se servir de sa baguette, l'incroyable William Griffith repousse les attaques d'une pieuvre géante, terrible monstre doté de cent bras dont chacun est capable de réduire de solides rochers en poussière ».
-Combien de sorciers sont capables de faire de la magie sans baguette ? fit remarquer Lily.
-C'est incroyable, dit James. Une telle ressemblance !
-Je n'ai pas encore tout lu, mais de nombreux passages parlent de ce William. Et l'apparence et la magie ne sont pas les seuls points communs entre le William de l'expédition et le notre. Almaviva mentionne aussi que Griffith était incroyablement doué avec les langues étrangères. Il savait aussi invoquer n'importe quel type de nourriture, à n'importe quel moment. Et personne ne savait d'où il venait, où il avait appris la magie, s'il avait de la famille. Un parfait inconnu.
-Vous pensez que notre William est un descendant de celui-là ? demanda Peter.
-Aucun descendant ne peut ressembler à ce point là à son ancêtre, fit James en secouant la tête.
-C'est peut-être une réincarnation, dit Sirius d'un air excité. Le professeur Cartiguayne en avait parlé en cours.
-Oui, mais elle est complètement folle, grommela Remus.
-J'avais une autre théorie, dit Lily d'un air songeur. Mais c'est un peu, euh… improbable.
-Dis toujours, dit James.
-Je pense que William pourrait être un voyageur temporel.
Un grand silence accueillit cette proposition. Puis Sirius éclata de rire.
-Tu rigoles, non ? Impossible !
-Je n'en suis pas si sûre, dit Lily d'un air vexé. Les voyages temporels sont possibles, c'est un fait. Le ministère de la magie possède plusieurs retourneurs de temps.
-Oui, mais personne n'a jamais fait de voyage aussi loin, non ? Je crois que le plus puissant retourneur de temps est limité à dix ans et cinquante-trois jours, dit James.
-Ce qui ne veut pas dire qu'il est impossible de faire plus, objecta Lily. Peut-être que William a découvert un nouveau moyen. Après tout, il est particulièrement brillant.
-Un voyageur temporel… marmonna Sirius d'un air songeur. Eh bien, c'est pas banal.
-Supposons que ce soit vrai, pense-tu que William vient de l'époque d'Almaviva ? Ou bien d'une autre époque encore ? demanda Remus d'un air troublé.
-Bonne question, dit Lily. Impossible d'en être sur.
-Il y a encore un truc bizarre, dit Remus.
-Quoi ?
-Si William avait dix-huit ans au début de l'expédition… Ce genre de voyages durait plusieurs années, non ?
-Celui-ci a duré huit ans, répondit Lily. Je vois où tu veux en venir.
-Il parait trop jeune, approuva Remus avec un hochement de la tête. S'il avait fait l'expédition, il aurait à peu près vingt-six ans aujourd'hui. Or, il n'a pas l'air plus âgé que nous.
-Ce qui veut dire ? demanda Sirius, perplexe.
-Qu'il a probablement recours à une illusion pour dissimuler son apparence réelle, répondit Lily.
-Alors, c'est un imposteur ! s'écria Peter. Vite, il faut le dénoncer à Dumbledore !
-Pas si vite, Queudver, dit James. Il a peut-être de bonnes raisons de cacher son apparence. Surtout si c'est un voyageur temporel.
-Oui, dit Remus d'un air songeur. Peut-être que c'est quelqu'un de célèbre, et qu'il ne veut pas être reconnu.
-Ou alors, il connaît des gens de cette époque et ne veut pas leur causer de frayeur. J'ai entendu dire qu'un sorcier qui avait utilisé un retourneur de temps avait tué son futur parce qu'il s'était pris pour un mage noir.
-Possible, dit Lily.
-Malheureusement, tant que William est à Azkaban, impossible d'en savoir plus, dit James d'un ton frustré.
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-Enfin, monsieur Griffith, soyez raisonnable, demanda Donald d'un ton suppliant.
-Je suis très raisonnable, affirma Harry d'un ton sans réplique. Voldemort est un psychopathe. Mes peintures représentent l'espoir d'être libéré de son emprise diabolique. C'est une pensée saine et on ne peut plus morale.
Donald tiqua au nom de Voldemort, mais insista.
-Personne ne conteste que le monde serait bien mieux sans Vous-savez-qui, mais ne pensez-vous pas qu'il est dangereux de montrer aussi ostensiblement son hostilité envers lui ? Vous savez, beaucoup de nos prisonniers en ce moment sont ses partisans loyaux. S'il venait à apprendre qu'on se moque de lui à Azkaban, il pourrait diriger sa colère vers nous… Et ses partisans seraient libérés.
Harry eut un reniflement dédaigneux.
-Vu comment fonctionnent les services de sécurité du ministère, je doute qu'il y ait un seul mangemort dans cette prison. Au mieux, des larbins de Voldemort.
-Peut-être, mais il n'y a pas que les mangemorts qui sont dangereux, répliqua le gardien. Il y a aussi des tueurs, des voleurs, des nécromanciens…
A ce moment, la conversation fut interrompue.
Hank, un gardien massif et bourru, escortés de deux détraqueurs qui semblaient hésiter à s'approcher du jeune prisonnier, ouvrit la porte de la cellule.
-Venez, Griffith, grogna-t-il. Vous avez de la visite.
Tout joyeux, Harry s'empressa à la suite de son gardien. Il remarqua avec amusement que les deux détraqueurs n'arrêtaient pas de lui jeter des regards furtifs avec leurs yeux inexistants.
Hank le conduit au parloir. Normalement, les prisonniers ne pouvaient y accéder que menottés aux mains et aux pieds, mais le personnel avait renoncé à cette mesure de précaution quand les menottes de Harry avaient mystérieusement disparu pour la vingt-cinquième fois. Du coup, Harry semblait se déplacer dans Azkaban comme s'il était le maître du château –ce qu'il était pratiquement.
-Dumbledore ! s'écria joyeusement Harry en reconnaissant son visiteur.
-Bonjour, William, le salua Dumbledore d'un ton également joyeux. Asseyez-vous, j'apporte d'excellentes nouvelles.
-Vraiment ? s'exclama Harry.
-Oui, vraiment, confirma Dumbledore. Votre audience a été avancée. Elle aura lieu dans une semaine. Et j'ai de bons espoirs que les charges qui pèsent contre vous soient abandonnées.
-Oh joie !
-Oui, quelle joie, approuva Dumbledore. Je vais pouvoir encaisser deux millions de galions.
-C'est ça, deux millions… Hein ? Quoi ?
-Eh oui, poursuivit Dumbledore. Deux millions de galions.
-Qui vous doit deux millions ? demanda Harry stupidement.
-Vous, bien sûr ! répondit Dumbledore comme si c'était la chose la plus évidente du monde.
-Et pourquoi vous devrais-je deux millions ? demanda Harry d'un ton menaçant.
-C'est le prix de votre libération, dit Dumbledore. Corrompre une administation déjà corrompue, ça coûte cher. On est obligé de surenchérir.
-Vous avez acheté ma libération ? demanda Harry, incrédule.
-Et comment l'aurais-je obtenue, autrement ? demanda Dumbledore d'un ton offusqué.
-Je pensais qu'avec votre génie…
-Aucun génie n'égalera jamais le pouvoir de l'argent, rétorqua Dumbledore avec un air cupide.
Harry était choqué.
-Et moi qui vous prenais pour un saint, murmura-t-il en fixant son directeur comme si celui-ci s'était fait raser la barbe et avait coiffé ses cheveux en chignon.
-Ah ah, la naïveté de la jeunesse ! Et d'ailleurs, mon cher William, les meilleurs escrocs se font toujours passer pour de grands philanthropes.
-Quoi qu'il en soit… Deux millions ?
-Eh bien oui, répondit Dumbledore. Cinq cent mille pour le ministre, cinq cent mille pour les juges et cinq cent mille pour les jurés. Et cinq cent mille pour moi. Parce que je le vaux bien.
Harry le fusilla du regard.
-C'est du vol, déclara-t-il.
-Allons, allons, ce n'est pas tous les jours que l'on a le privilège de se faire défendre par le grand et célèbre Albus Dumbledore.
-Et modeste, en plus, persifla Harry. Très bien, voleur de poules, vous aurez vos deux millions. Mais pas avant que je sois dehors. Et en plusieurs paiements.
-Comme vous voudrez, répondit Dumbledore. Mais je vous préviens, je n'accepte pas les chèques.
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Une semaine plus tard, Harry était libéré. L'audience avait été courte mais éprouvante (pour le jury), mais elle s'acheva par la réfutation totale des charges.
-Alors, dit Dumbledore à la sortie du tribunal, heureux ?
-Mouais, fit Harry. Tenez, voilà déjà une avance.
Il tendit à Dumbledore une énorme bourse en velours.
-Pas ici, malheureux ! chuchota Dumbledore en saisissant la bourse d'un geste vif. Vous voulez détruite ma réputation ?
Harry eut un renifflement dédaigneux.
-Ce n'est pas mon problème, dit-il.
-Alors, quand retournez-vous à Poudlard ?
-Pas tout de suite, répondit Harry. Il y a longtemps que je n'ai pas respiré l'air pur. J'ai envie d'en profiter un peu.
-Pour ce qui est de l'air pur, je ne suis pas sûr que les avenues de Londres soient l'endroit rêvé, dit joyeusement Dumbledore. Enfin, passons. Tenez, je vous ai amené quelque chose qui devrait vous intéresser.
Il tendit à Harry un numéro récent de la Gazette du Sorcier. En couverture, Harry trônait royalement dans un gros fauteuil en cuir. Un grand panier de fruits était posé à côté de lui, et les barreaux de sa cellule apparaissaient en arrière-plan. Le titre disait en gros caractères « Changements en perspective à la prison d'Azkaban ».
Harry eut un sourire malicieux.
-Ah ah, fit-il. Ils ne sont pas près de m'oublier, là-bas.
Voilà, voilà... Court, je sais, mais j'essayerais de faire mieux la prochaine fois.
Bises!
