Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Cela fait un bail hein ?

Bref voici donc un nouvelle fanfic sur Bellatrix Lestrange et Hermione Granger. C'est un Bellamione, femslash et il y aura du smut dans les prochains chapitres, mais dans un petit moment encore, car c'est un slowburn mes amis. Cette fic aura du contenu explicit et des warnings seront mis sur les chapitres concernés mais vous êtes prévenus.

Voilà, le premier chapitre. Il met en place l'intrigue, donc ne vous étonnez pas s'il y a des choses que vous ne saisissez pas encore, c'est normal. J'apprécierai un retour positif ou négatif, mais comme c'est le premier y'a peut-être pas grand-chose à en dire. Bref enjoy et vive BELLAMIONE.

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La malédiction de Morrigan.

Chapitre 1 : Memoriam Sigilum - partie 1.

La lumière du réverbère rue George III se mit à clignoter de manière lugubre à travers le brouillard épais écossais de ce matin de novembre, si foid et si humide. « Un présage » auraient certainement dit les vieux marins de ce petit port de pêche, s'ils avait été témoins de ce phénomène. Les hommes de la mer aimaient bien entretenir de vieilles légendes qui n'avaient pafois ni queue ni tête et qui se trouvaient, la plupart du temps, avoir une véritable explication logique. Mais le CRAC sonore qui retentit dans la ruelle déserte juste au moment où la lumière éclata, lui n'avait aucun sens scientifique.

L'homme qui apparut à la suite de ce craquement s'écroula presque. Il était vêtu d'un long manteau noir. Ses cheveux blancs longs et hisurtes étaient poisseux du sang qui coulait de la plaie de son crâne. Sa baguette à la main, le sorcier (car c'en était un.), se releva rapidement. Il était essoufflé et visiblement blessé. En un grognement il se remit a courir, alors qu'un nouveau CRAC se faisait entendre dans la nuit. L'homme, pourtant âgé, réussit à se cacher derrière un muret au moment même où un sortilège fusait à quelques centimètres de son oreille. Il se colla contre la pierre essoufflé. La douleur irradiait ses membres.

« Monsieur Avery Senior, vous êtes en état d'arrestation ! » cria une voix derrière le muret. « Rendez-vous et il ne vous sera fait aucun mal. »

L'homme eut un rire froid et répondit.

« Parce que tu penses vraiment que je vais me rendre petit Potter ? Et me laisser avoir par un gamin et deux traitres à leur sang ? Tu rêves garçon. »

Harry Potter, auror du ministère de la magie depuis deux ans, abrité derrière le deuxième muret de la ruelle qui menait au village, ne se laissa pas impressionner. Lançant un regard à ses deux collègues, l'auror Dean Thomas et l'auror Marianna Fowley, il rampa sur le côté pour avoir un meilleur angle de visée si l'ancien mangemort se décidait de nouveau à riposter. Ils avaient réussi à le coincer à Londres au Chemin de Traverse. Puis l'avaient poursuivi jusqu'ici. Avery était trop fier pour se cacher parmi les moldus, ce qui avait rendu sa traque plus facile. C'était le cas de la plupart des anciens serviteurs de Lord Voldemort, tout du moins de ses mangemorts les plus fidèles et les plus fervents à sa cause. Mais cela ne le rendait pas moins dangereux, au contraire. Un homme acculé était d'autant plus menaçant que celui qui entrevoyait une porte de sortie. Porte qu'Harry comptait lui offrir.

« Voyons Avery, ne soyez pas stupide, vous êtes blessé et seul face à trois aurors. Rendez-vous. »

Un ricannement lui répondit et une voix sèche, résignée et venimeuse, cracha : « Plutôt mourir et t'emmener avec moi Potter. »

Par instinct et parce qu'il savait que c'était la seule chance de coincer Avery Senior avant que celui-ci ne lui échappe à jamais, Harry se mit à découvert en même temps que son adversaire, baguette levée il lança un Stupéfix alors qu'un rayon vert passa à quelques centimètres de ses cheveux noirs ébourrifés. La boule rouge qui jaillit de la baguette du Survivant frappa le vieil homme en pleine poitrine. Ce dernier s'écroula. Tout s'était joué en une fraction de seconde et le coeur d'Harry battait à tout rompre dans sa poitrine. Plein d'adrénaline il ne bougea pas tout d'abord, laissant ses collègues réagir tandis qu'il gardait son adversaire en joue. Dean et Marianna se précipitèrent baguettes levées vers le corps du mangemort. Le garçon se pencha, posa ses doigts sur le cou de l'homme et secoua la tête.

« Il est mort. » annonça-t-il en regardant Harry dans les yeux, d'un air réprobateur.

Le Survivant jura entre ses dents. Avery Senior était âgé de 73 ans. L'éclair de stupéfixion ne l'avait pas épargné et son coeur avait sans aucun doute lâché. L'homme qu'il venait d'abattre était une des clefs pour retrouver les autres fugitifs, ancien partisans de Voldemort, les ayant pratiquement tous connus et côtoyés. Voilà que la piste, qu'ils avaient filée jusqu'ici, se perdait, comme une trace sur la neige se perd à la moindre rafale. Il allait répondre à Dean qu'ils étaient à présent dans l'obligation de trouver un autre moyen de traquer les mangement quand il aperçut un éclat de lumière dorée briller dans le regard du cadavre. Il fronça les sourcils. Son collègue détourna alors la tête vers le corps. Cette lumière dorée s'échappa alors des yeux sans vie du mangemort et se transforma en poussière dorée qui s'envolait lentement dans la brume, faisant reculer Dean qui, de peur que cette étrange magie ne le touche, s'écroula sur son céan les mains derrière lui.

«Par Merlin c'est quoi ce truc ! » s'exclama l'ancien camarade de chambre d'Harry.

« J'en sais rien... » répondit ce dernier abasourdi. Et le tourbillon de poussière disparut lentement dans un murmure, comme la note de fin d'une pièce musicale.

« Mais ça va plaire à Hermione. »

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Le tintement métallique des chaînes et le bruit mat des poings contre la pierre envahissaient son esprit, elle n'entendait que ça, que ces deux notes brutes et sales dans sa tête. Elle ne goûtait que l'humidité de la pièce, qui faisait transpirer sa peau, ne voyait que la pénombre de sa cellule. Mêmes les yeux fermés, même en s'enfermant dans les recoins de son âme, elle ne percevait que ça. C'était à en perdre la raison. A moins que la raison ne se fût déjà enfuie de votre conscience…

Démente, tarée, psychopathe. Ces mots-là, elle les connaissait, elle les ressassait sans cesse en boucle, dans la moiteur crépusculaire de sa cellule. C'étaient ceux qu'ils lui avaient tous criés, les vainqueurs. Ceux-là même qui prônaient la liberté, la tolérance, le partage des sangs… l'avaient jetée au fond de cette grotte humide, ce trou puant, l'avaient battue aussi, comme des moldus, à coups de matraque. Les lâches. Mais qu'importe. Cela ne pouvait pas être pire que ce qu'elle avait déjà connu.

Ils paieront ces traitres à leur sang

Un murmure. Une voix qui avait toujours fait partie d'elle, sa conscience, son autre, sa folie. Il n'avait toujours été qu'un chuchotement dans le bruit de son esprit, un simple souffle à contre courant des bourrasques. Mais là, cette fois-ci, il était plus fort et elle le sentit vibrer dans sa tête. C'était la première fois… la première fois que cette démence la prenait autant. Pourtant, depuis quelques temps, elle arrivait à la faire taire. Il fallait qu'elle garde l'esprit vif, pour ne pas sombrer, pour ne pas la laisser la guider, la contrôler.

Elle ouvrit les yeux, s'attendant presque à voir son double apparaître. Mais non. Rien. Rien que l'obscurité de la cellule. Elle la connaissait par coeur à présent. Deux ans. Deux ans qu'elle avait pu en caresser chaque recoin, en écouter chaque bruit et un peu plus de deux ans que le murmure s'était tu. Alors pourquoi ? Pourquoi l'entendre maintenant ?

Cette voix, ce chuchotement avait été là depuis longtemps, mais pas depuis toujours. Elle se souvenait encore d'une période lointaine où elle jouait encore à la poupée et où le murmure n'était que silence. Il n'y avait que son propre chant, sa propre existence à elle, son harmonie. Et puis un jour sans explication du jour au lendemain, il y avait eu cette dissonance dans ce recoin de son esprit. Elle était apparue doucement comme le sommeil s'emparait de notre conscience petit à petit. Un sinueux sifflement lointain, comme le sable dans le vent, presque imperceptible, jusqu'à se faire de plus en plus vivant. Comme si sa démence se personnifiait à mesure qu'elle plongeait un peu plus vers elle pour l'embrasser. Pourquoi résister ? Cette tare avait servi ses desseins et ceux du maître. Jusqu'au jour où… où tout avait changé. Pourquoi ? même encore maintenant avec tout le temps dont elle disposait pour y penser et elle ne faisait que ça, y penser, elle n'avait pas la réponse. Mais elle savait QUI en était la cause.

Elle se rappelait son visage, le son de son prénom, le goût des syllabes de son nom dans sa bouche. La Gryffondor. L'acolyte de Potter. Depuis leur véritable rencontre il y avait un peu plus de deux ans à présent, la jeune femme hantait ses pensées : la bravoure qui dansait dans ses yeux, malgré sa terreur, le souffle chaud de ce courage contre ses propres lèvres alors qu'elle la torturait…

Depuis ce jour, le double s'était fait discret. Jaloux peut-être ? Pourtant elle savait qu'il s'était délecté de cet effroi, des cris de douleur de la petite Gryffondor de la Sang de Bourbe…

Il y avait deux questions qui s'entrechoquaient en elle, comme deux aimants dans sa tête. Pourquoi elle ? Et pourquoi le murmure revenait-il la hanter alors qu'il l'avait laissée en paix durant ces deux ans...

La porte s'ouvrit brusquement, l'arrachant à ses réflexions. Aussi précis qu'une horloge moldue ces gardiens... Les repas arrivaient toujours à la même heure.

« Ton petit dejeuner Lestrange. » Dit l'immense homme blond qui lui jeta presque son plateau devant elle. C'était Clarence. Toujours lui. Celui-là même qui l'avait battue la première fois qu'il l'avait jetée dans cette cellule. Brute sans cervelle. Un crétin, comme la majorité de ses gardiens d'ailleurs. Mais celui-ci, c'était le pire.

« C'est Black ! » Siffla-t-elle. L'écho du murmure se répercutant encore dans son esprit, y semant une bribe de chaos.

« Je te conseille de me parler sur un aut' ton ! Jpeux très bien te péter ta dentition et t'auras même plus la force de manger d'la soupe. » Le poison de son ton venimeux raisonna dans la cellule… cette cellule.

Elle la connaissait par coeur… mais si c'était le cas, alors que venait faire cette lueur au-dessus d'elle ?

Une poudre dorée flottait devant elle… de la magie. Clarence la vit aussi car il écarquilla les yeux.

« Qu'est-ce-que... »

Pas le temps de réagir. Le sort l'atteignit en plein front… elle hurla.

Souviens-toi. Tu es l'aînée. Tu es sienne. Elle viendra à toi le moment venu, tu seras à elle, tu ne seras plus. Souviens-toi ma fille. Les sang-de-bourbes doivent mourir. Souviens-toi Bellatrix.

Une porte en fer, des marques sur le sol, son père qui lui tient le bras, sa mère qui regarde le vide. Et les autres figures, des capes, du noir, des flammes et du sang. La lame sur sa chair d'enfant, encore innocente. Elle se souvient de la douleur et des pleurs. Tout devient flou, tourbillonnant dans le rêve, c'est à rendre malade.

Et puis le serment juste après. Ils la tiennent par les poignets, son père et puis l'autre homme, ils forment un cercle tous les trois et puis...

« Répéte après-moi. » Dit son père alors que le liquide vermeille sèche sur son poignet meurtri. « Je jure d'oublier, de fermer mes rêves et mon âme. Je jure le parjure de moi-même, jusqu'au moment venu. Memoriam Sigilum ! Memoriam Sigilum ! Memoriam Sigilum » Et elle répète, elle jure

Dans un hurlement de douleur, elle reprend conscience…

« Putain Lestrange ! Reviens à toi ! »

Elle se redressa brusquement manquant d'assommer le gardien, d'un coup de tête, qui s'était penché sur elle, le souffle lui manquant, elle peinait grandement à respirer.

« Bordel c'était quoi ça ? Ils vont croire que je t'ai frappée, Lestrange faut que tu leur dises que c'est pas moi, cette fois c'est pas moi… jvais être viré si le chef apprend que... »

Et bien alors ? On a peur petit merdeux ?

Elle grimaça. Le murmure était plus présent encore. Par Salazar, il fallait que cette voix cesse de la tourmenter ? Et puis quelle était cette sorcellerie ? Un souvenir ? Oui c'était trop vivant et réel pour n'être qu'un rêve… c'était grave, le sang qui coulait le long de son nez lui confirmait que ça l'était. Bellatrix Black savait que le temps était compté, pour quelle raison et pour qui ? ça c'était un mystère, elle savait aussi qu'une seule personne pouvait l'aider. Plongée dans sa propre torpeur, elle ne s'était même pas aperçu que le gardien la touchait, il essuyait le sang sur son visage avec le tissu de son uniforme. Elle le repoussa d'un geste sec et répondit tout en cherchant son souffle.

« Je… veux… voir… Granger… »

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Hermione Granger, enquêtrice en cheffe au bureau du Département de la Justice Magique, soupira en entrant dans son bureau. Nous étions le lundi 8 novembre, sept heures trente-sept du matin et elle avait déjà trois heures de boulot à son actif. Elle posa son manteau sur le portant de l'entrée, tout en continuant sa conversation :

« Tu sais très bien ce que j'en pense Harry, tu as été complètement imprudent. »

Harry Potter lui emboîtait le pas d'un air pressé, couvert de boue jusqu'au genoux, n'ayant pas eu le temps de se changer depuis le duel contre l'ancien mangemort. Il défendait sa cause :

« Je n'avais pas le choix Hermione, il fallait que je serve d'appât à son sort sinon il nous échappait encore une fois. Je ne pouvais pas me le permettre et je ne me le serai pas pardonné. »

Hermione lui lança un regard chargé d'ironie et il comprit immédiatement où elle voulait en venir.

« Oui bon… du coup il est mort et on est au point zéro, crois-moi ça m'emmerde autant que toi ! »

Elle prit place derrière son bureau et l'invita à s'asseoir en face de lui, ce qu'il fit en continuant son rapport.

« Je n'aurais pas dû lancer un stupéfix, c'était idiot de ma part. »

« Ce que je trouve idiot Harry Potter... » et il savait que lorsqu'elle prononçait son nom en entier c'était qu'elle était diablement sérieuse. « … c'est que tu t'es mis en face d'un sortilège de mort en ayant pleinement conscience des risques. » L'enquêtrice en chef leva un doigt réprobateur en direction de son meilleur ami et collègue : « Ce n'est pas parce que tu y as survécu deux fois que tu es immunisé ! »

Il sourit malgré le regard noir que lui lançait Hermione : « Je suis le Survivant, aïe ! ». Elle venait de lui donner un coup de parchemin sur le crâne.

« Je suis sérieuse Harry ! Qu'aurais-je dit à Ginny ? Tu y penses à Ginny hein ? ou à Ron ? Ou même à moi ? Tu as des gens qui t'aiment Harry, ne joue pas les héros parce que tu as peur qu'on ne te voie pas pour ce que tu es vraiment à caue de son passé. »

Il passa la main dans ses cheveux, geste qu'il avait hérité de son père, nerveux car conscient qu'Hermione visait juste, comme toujours. Cela l'avait toujours impressionné : cette capacité d'analyse qu'avait la jeune femme. Il était d'ailleurs certain que ce boulot d'enquêtrice en cheffe lui allait à ravir, même si elle semblait épuisée, tout comme lui l'était à présent. Il tenta, sans vraiment de conviction d'ailleurs, de se justifier :

« Ce n'est pas... »

« Oh si c'est exactement ça ! Tu as peur qu'on croie que tu as gagné ta place uniquement parce que tu es l'élu, et qu'on ne voie pas tes véritables qualités et capacités. Je suis peut-être ta supérieure Harry, mais je suis ton amie et je vois bien comment tu te comportes et ce n'est pas toi. Tu es courageux certes, mais tu n'as jamais manqué de prudence. Alors s'il te plaît ne te fais pas tuer bêtement. »

Harry Potter hocha la tête et il soupira à son tour, admettant dans cette plainte, qu'elle avait raison.

Quelle nuit cela avait été ! Un duel, des moldus curieux à oubliéter, la scène à analyser au plus vite pour pouvoir emporter le corps et les indices et le rapport à faire à l'enquêtrice en cheffe, qu'il n'avait d'ailleurs pas terminé. Hermione l'encouragea d'ailleurs en poursuivant :

« Bref, tu me disais donc que le stupéfix l'a tué sur le coup. Vous n'avez pas trouvé d'indices sur lui ? Quelque chose qui le relierait à son fils par exemple, parce qu'ils doivent bien communiquer. »

« Non rien, mais il s'est passé une chose étrange qu'il faut absolument que je te raconte. Cela n'a peut-être rien à voir avec notre traque des mangemorts, mais je pense que ça peut t'intéresser. »

Le regard de la jeune femme se chargea d'une lueur brillante, signe que sa curiosité avide était piquée et qu'elle avait hâte de boire ses paroles. Harry sourit intérieurement, il la connaissait si bien…

« Je t'écoute. »

« Dean était au-dessus du corps en train de l'examiner lorsqu'une espèce de poudre dorée est sorti de son front et s'est… envolée. C'était de la magie ça j'en suis certain mais je n'avais jamais vu ça. Jamais. »

Hermione avait froncé les sourcils, regardant son ami, perplexe et durant quelques instants elle ne dit rien. Se contentant de réflechir à ce qu'elle venait d'entendre. Harry savait qu'elle examinait toutes les possibilités, mais le phénomène était nouveau, ils ne l'avaient jamais obsevré, que ce soit lui, elle ou Ron lors de leur scolarité ou même après.

« Une poudre dorée c'est tout ? »

« Oui… une sorte de filament doré en fait et cela a fait un son, comme murmure quand ça a disparu. »

« La couleur ressemble à un serment inviolable, mais le sort du serment ne s'envole pas dans les airs ensuite. Certainement un sortilège qui s'estompe à la mort de son lanceur et/ou de son récepteur. Un fidelitas peut-être ? Il faudrait que je me renseigne sur le sujet, si c'est le cas, c'est peut-être un sortilège qui sert à protéger les autres mangements fugitifs. »

Elle se parlait plus à elle-même qu'à Harry mais il en avait l'habitude depuis le temps. Ron et lui plaisantaient souvent lorsqu'Hermione se mettait à réflechir à voix haute, elle ne s'en rendait même pas compte et ils l'avaient longtemps taquinée sur le sujet.

« En tous les cas. » reprit-il quand même, sachant qu'elle ne l'écotuait qu'à moitié. « C'était quelque chose de puissant, ça irradiait de magie. »

Elle murmura un « Hmm » distrait, calée contre le dossier de sa chaise, les doigts se tenant le menton, signe que la jeune femme était plongée dans ses pensées et ses réflexions.

Mais un coup à la porte vint interrompre leur échange.

« Entrez » répondit Harry à la place de son amie qui lui jeta un regard incrédule.

« Oups pardon, c'est ton bureau. »

Mais elle ne dit rien, de toute façon la porte s'ouvrit en un grincement. Un auror vint accompagné d'un grand homme blond en uniforme de gardien d'Askaban.

« Pardon de vous déranger Miss Granger, , mais cet homme insiste pour vous voir, il vient de la part du directeur d'Askaban qui estime que c'est urgent. Ils vous ont d'ailleurs envoyé un hibou il y a de cela 15min mais vous n'étiez pas là.»

« Je vous écoute Mr ? » demanda Hermione.

« Clarence Wilkins, Madame. »

« Miss. »

« Oh pardon, Miss. »

Il y eu un moment de silence gênant. L'homme serrait sa casquette si fort qu'elle en était froissée, il semblait mal à l'aise ou apeuré. La lumière du jour levant passant à travers la petit fenêtre se reflêta sur la chevelure blonde de Wilkins qui ne parlait toujours pas. Harry se gratta la gorge.

« Oh euh oui » se reprit l'homme en se mettant presque au garde à vous, le soleil rarissime de novembre, tombant sur son visage, l'éblouissant presque à présent. « En fait il s'est passé quelque chose à la prison d'Askaban et vous avez dit que vous vouliez être informés de la moindre chose étrange qui concernait les mangemorts détenus madame euh Miss. »

Hermione lui fit signe de poursuivre.

« Et bien, je ne sais pas comment raconter ça tellement ça me paraît incroyable, mais voilà. Il y a quelques minutes, trente si je puis être exact, j'ai apporté son petit déjeuner à la détenue 96. »

« La détenue 96 ? Vous voulez dire Bellatrix Black ? » demanda l'enquêtrice en cheffe.

Harry tourna la tête vers son amie, la surprise se peignant explicitement sur son visage alors qu'il réalisait qu'elle connaissait le matricule de Lestrange par coeur. Par quel prodige… et pourquoi ? Hermione en voyant le regard que lui lançait son ami, rougit quelque peu.

Mais là n'était pas le moment de poser ses interrogations. Clarence Wilkins hocha la tête et poursuivit.

« D'un coup un espèce de filament doré est apparu devant elle, s'est enfoncé dans son front, elle s'est mise à hurler, ça a duré quoi, j'en sais rien peut-être trente secondes, mais ça m'a paru durer des plombes, enfin plusieurs minutes. Puis elle est revenue à elle, d'un coup, comme si elle venait de sortir de l'eau après avoir manqué de se noyer. Et pour une raison que j'ignore car elle refuse de parler à quiconque depuis, elle a demandé à vous voir vous Miss. »

Harry et Hermione échangèrent un regard, les yeux écarquillés. Harry en était certain à présent, tout ceci n'avait rien à voir avec une coïncidence.

« Je souhaite voir Miss Black immédiatement » ordonna Hermione.

« Oui, le directeur a dit que c'est ce que vous diriez après avoir entendu mon témoignage ou lu son courrier. C'est pourquoi on l'a emmenée ici. »

La porte s'entrouvrit de nouveau. Encadrée par cinq gardiens baguettes pointées dans sa direction, chaînes aux pieds et aux poignets, Bellatrix Black fit son entrée dans le bureau d'Hermione Granger à sept heures quarante-deux.