Touhg Act
Auteur: Isabel Evelyn
Traductrice: Flick-Flack
Résumé: À l'âge de six ans, Harry fuit sa famille abusive et est considéré mort par la communauté sorcière. Mais à treize ans, il réapparait soudainement.
Disclaimer: Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling et l'histoire appartient Isabel Evelyn. Je n'ai que la traduction dont j'ai obtenu l'accord auprès de l'auteur.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissées une review.
Bonne Lecture !
Chapitre 1: Raven
Harry découvrit à un très jeune âge que sa famille ne l'aimait pas. Alors que son cousin Dudley obtenait tout ce qu'il demandait, Harry devait s'estimer heureux de pouvoir manger après une longue journée de travail. Dès que Harry eut atteint l'âge de quatre ans, Vernon et Pétunia lui donnèrent une liste de corvées à faire quotidiennement. Tandis que certaines tâches étaient faciles, d'autres au contraire se révélaient plus ardues. C'était impensable que Harry puisse finir toute la liste, mais s'il ne le faisait pas, son Oncle faisait en sorte que Harry comprenne à quel point il était contrarié. Plus Harry grandissait plus la liste de corvées se trouvait rallongée. Ses corrections augmentaient également en intensité, s'il ne finissait pas à temps. Très vite, Vernon, Pétunia et même Dudley trouvèrent n'importe quel prétexte pour frapper Harry. Le pauvre garçon aux cheveux noir ne pouvait rien faire pour arrêter de se faire battre par sa famille. Chaque jour, il se réveillait à l'aube et commençait sa liste.
« Garçon ! » Harry eut un mouvement de recul à cet appel. Il avait quelque chose de mal.
Harry se dirigea vers la provenance des fulminements de son Oncle. Vernon était dans la cuisine, regardant en guise d'explication, le sol. Harry entra timidement dans la pièce.
« Garçon, explique-moi cela ! » Demanda Vernon tout en pointant le sol.
Harry plissa les yeux en direction du sol, essayant de voir ce que son oncle pointait du doigt, mais il ne put rien y voir. La pièce était bien trop floue pour pouvoir distinguer les détails.
« …Monsieur, Je ne vois rien, tout est tellement flou. » Dit Harry dans un quasi-chuchotement.
Soudain, il sentit le poing de son oncle s'abattre sur son visage. Harry accompagna le coup essayant d'amoindrir la douleur.
« Garçon, tu ferais mieux de la voir rapidement, ou tu auras droit à un autre coup ! » Grogna Vernon. Une fois encore il frappa le petit garçon et sortit en trombe de la pièce.
Harry frotta sa mâchoire meurtrie. Il se dirigea vers le placard sous l'évier pour chercher le nécessaire de nettoyage. Il traina un seau d'eau et un chiffon à l'endroit que son oncle lui avait pointé. Plissant les yeux, Harry pouvait à peine distinguer une légère teinte sur le sol. Le garçon aux yeux émeraude se mit à genoux et commença à astiquer.
Tandis qu'il frottait, il espérait que tout ne sera pas toujours aussi flou. Il n'arrivait plus à se rappeler combien de fois il s'était fait battre parce qu'il ne voyait pas quelque chose. Harry ferma les yeux ; il ne pleurera pas. Ce n'était pas sa faute si sa famille était stupide. Le petit garçon essuya les larmes de son visage et regarda la tâche sur le sol. Il cligna ses yeux émeraude d'un air perplexe. Tout était redevenu normal, pas la moindre trace de flou. Rapidement, il termina de nettoyer et se dépêcha d'aller s'occuper du jardin de sa tante.
Peu de temps après, le soleil était au plus haut et sa famille débarrassait la table après avoir dégusté un délicieux repas. Harry, lui, était toujours dehors à travailler.
Un jour, pensa-t-il, Je partirai d'ici.
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Certaines personnes trouveraient dur de croire que le sauveur du monde sorcier était obligé de nettoyer pour sa famille à l'âge de cinq ans. En fait il était dur d'imaginer un quelconque enfant de cinq ans faire ce que le jeune Harry Potter devait faire tous les jours. Vernon devenait de plus en plus violent. Aux yeux de Harry, son oncle n'était l'homme enjoué que tout le monde disait qu'il était. Pour Harry, Oncle Vernon était l'homme démoniaque qui l'enfermait dans le placard sous l'escalier durant la nuit. Pendant que son cousin avait deux chambres à coucher, Harry, lui, dormait dans un espace étroit qu'il devait partager avec le nécessaire de ménage.
De sa chambre disposée sous les escaliers, Harry pouvait entendre chaque personne bouger dans la maison. Harry préférait se réveiller tôt, comme ça, il pouvait entendre sa tante et son oncle se déplacer à l'étage. Si Oncle Vernon chantait sous sa douche, Harry pouvait être sûr que sa journée sera bien meilleure que si Oncle Vernon ne chantait pas. Si Pétunia ne se levait pas à 6h45 pile, Harry savait que la liste de corvées qu'il devra effectuer sera très longue. Harry aimait savoir exactement à quoi s'attendre.
Les corvées que les Dursley lui demandaient de faire, n'étaient pas évidentes du tout. Harry faisait un travail fantastique en ce qui concernait le ménage. Pétunia était étonnée par la vue exceptionnellement perçante de Harry. Harry pouvait reconnaitre n'importe quoi, d'une graine sur le sol de la cuisine à l'homme en train de voler sa tante au coin du magasin. Le garçon aux yeux émeraudes prenait grand soin de sa vue car c'était une des rares choses qui lui avait été données de mieux dans sa vie.
Cependant, même si Harry essayait durement de plaire à sa famille, Oncle Vernon trouvait toujours un moyen pour le punir. Pour son cinquième anniversaire, il avait reçu une belle collection de cicatrices provenant des coups que son oncle et son cousin lui avait donnés. Harry avait même de petites cicatrices sur le bras, là où sa tante avait enfoncé ses griffes, sensées être des ongles. La plupart du temps, les cicatrices disparaissaient si Harry le voulait. La seule cicatrice que le garçon aux cheveux noir corbeau ne pouvait pas faire disparaitre était la cicatrice en forme d'éclair sur son front qu'il avait depuis aussi longtemps qu'il puisse s'en rappeler. Cette cicatrice lui avait valu bon nombre de moquerie de la part de son cousin.
« C'est quoi cette cicatrice bizarre sur ton front, le montre ? » Dit Dursley tandis que Harry ne faisait que passer dans le couloir. « Elle montre juste à quel point tu es vraiment bizarre ! »
Harry ne dit rien, il ne fit que continuer son chemin dans le couloir, essayant d'ignorer ce qu'avait dit son cousin. Il en était déjà assez que Oncle Vernon l'enferme dans le placard sous l'escalier, fallait-il en plus que Dudley se moque de lui ? Harry soupira et continua son chemin.
« Très bien, le monstre, continue de marcher, » dit le garçon grassouillet. « Je ne veux pas de toi ici ! »
Harry ne fit que soupirer et retourna dans son placard sous les escaliers, c'était le seul endroit où sa famille ne pouvait pas le suivre.
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Pour le sixième anniversaire de Dudley, Pétunia avait pensé que ce serait une merveilleuse idée que d'emmener la famille au cœur de Londres. Harry devait également venir, en effet il n'y avait personne de disponible pour le baby-sitter. Après de longues recommandations et quelques coups de la part d'Oncle Vernon, Harry se retrouva dans la voiture. Ce fut un long et fastidieux voyage jusqu'à la ville. Dudley s'amusait à ennuyer Harry. Après ce qu'il considérait être une éternité, tous les quatres arrivèrent dans la ville et s'y promenaient. Décidant que ce serait probablement la seule chance qu'il aurait, il s'éclipsa hors de la vue de sa tante, son oncle et son cousin. Il sera enfin libéré de cette satanée famille à partir de maintenant.
Malgré qu'il soit conscient qu'il se faisait vraiment très tard, Harry marchait dans les rues. Il avait passé de nombreuses heures à se concentrer pour faire partir cette cicatrice de son front, ce qu'il avait finalement réussit par faire. À présent, Harry arpentait les allées à la recherche d'un endroit où passer la nuit. Ce ne fut qu'une fois qu'il rencontra une fille âgée de quelques années de plus que lui, qu'il trouva un lieu au sec où dormir.
La fille s'était présentée comme étant Riley. Elle l'avait remarqué dès sa fugue. Elle l'avait ensuite emmené là où elle logeait. Même si ce n'était pas grand-chose, le vieil immeuble délabré était ce qu'elle et bon nombre d'autre enfant sans abris appelaient 'maison'. Harry y trouva sa nouvelle famille. Bientôt il sera présenté aux plus âgés du petit groupe des enfants et adolescents.
Les autres enfants pouvaient facilement voir que Harry avait été abusé par sa façon d'agir et par les cicatrices visibles sur ses bras et son dos. Ils ont mis très peu de tant à jouer de cela auprès du petit garçon. Bien qu'ils aident Harry à survivre, ils lui faisaient gagner son pain. Ce ne fut pas long avant que Harry ne soit envoyé dans les rues pour voler ce dont le groupe avait besoin pour survivre. Le petit garçon avait un talent pour ne pas être vu, et le groupe était étonné de voir à quelle vitesse il chapardait en remontant la rue. Ils donnèrent au petit garçon le nom Raven à cause de la couleur de ses cheveux indisciplinés. Lentement, Harry Potter disparut de la surface de la terre.
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Une année s'était écoulée depuis la dernière fois que Harry Potter avait été vu au numéro 4 Private Drive dans le Surrey. Le monde sorcier ne savait pas quoi faire ; leur sauveur avait disparut. Dumbledore avait fait tout en son pouvoir pour essayer de découvrir ce qui avait bien pu arriver au garçon. Il s'était rendu chez les Dursley pour se renseigner sur les endroits possibles où Harry aurait pu se rendre, mais toute la famille ne faisait que répéter que 'le monstre n'avait eu que ce qu'il méritait'. Il était impossible qu'un garçon de six ans puisse se subvenir à lui-même au plein milieu de l'Angleterre. Dumbledore n'avait pas d'autres choix que de déclarer qu'il n'y avait aucune chance pour le garçon ait pu survivre aussi longtemps par lui-même dans cette étrange ville où tant de choses n'allaient pas.
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À l'âge de neuf ans Harry dominait les rues. Bien que son talent était le meilleur du coin, cela ne voulait pas dire qu'il ne se faisait jamais prendre. Actuellement, Harry – mieux connu sous le nom de Raven – dévalait les rues de Londres espérant semer la personne qui le suivait. Bien que Harry était petit pour son âge, il n'était par pour autant en mauvaise santé. Il avait toujours suffisamment de nourriture pour manger à sa faim. Il portait un baggy, mais celui-ci ne tombait pas lorsqu'il se devait de sprinter à travers les rues sombres.
Harry pouvait entendre les pas derrière lui se faire toujours plus proche. Harry ne connaissait pas cette partie de la ville aussi bien qu'il le devrait, ainsi lorsqu'il aperçut une prote s'ouvrir, il s'y engouffra. Par chance son poursuivant n'avait pas vu l'enseigne au-dessus de la porte, et n'avait fait que passer devant. Harry soupira, il s'avança un peu plus loin dans la bâtisse. Il pouvait entendre des bruits provenirent de l'autre bout du petit couloir.
Faisant attention à ne pas être vu, Harry se mit à observer les alentours. Il n'y avait aucun manteau près de la porte, mais il y avait des capes. Harry regarda dans la pièce principale, et y vit quelques personnes portant d'étranges robes. À l'autre bout de la pièce, quelqu'un sortit une longue tige en bois et l'agita. Les chaises se retournèrent d'elles-mêmes sur la table. Harry cligna des yeux. Il en avait vu des choses étranges dans sa vie, mais là c'était la cerise sur le gâteau. Il quitta la bâtisse sans un bruit. Tandis qu'il descendait la rue, le garçon aux cheveux noirs corbeau s'efforça de voir le nom de l'établissement. Le Chaudron Baveur, pensa Harry, j'y reviendrai bientôt.
Lorsque Harry rentra à l'immeuble qu'il appelait 'maison', il alla trouver Riley et lui raconta ce qu'il avait vu. Elle l'écouta et l'emmena voir quelqu'un d'un rang supérieur au sien. Dans ce monde, le rang ne dépend pas de l'âge. Le rang est déterminé par longueur du temps que tu arrive à tenir sans te faire attraper. Les adolescents des rangs supérieurs n'avaient jamais été attrapés. Ils étaient capables de se fondre à la foule. Ils pouvaient devenir invisibles s'ils le voulaient. Un garçon aux cheveux bleus se tourna vers Harry.
« Raven, » dit-il. Crois-tu en la magie ? »
Harry secoua la tête en signe de négation, puis le garçon aux cheveux bleus lui expliqua.
Le lendemain, le garçon aux cheveux bleus, accompagné de trois autres garçons, réveilla Harry à l'aube. Ils se dirigèrent vers le Chaudron Baveur. Avant d'entrer, le garçon aux cheveux bleus recouvrit Harry d'une cape et lui expliqua comment il se devait d'agir. Calmement, les cinqs s'avancèrent dans la bâtisse. Ils se faufilèrent parmi les petits-déjeuners éparpillés par-ci par-là. Harry ne parla que pour s'excuser auprès d'une femme de lui être rentré dedans. Finalement, tous les cinqs se retrouvèrent dans un petit espace en dehors de la bâtisse.
« Raven, je ne te le montrerais qu'une fois. Si tu ne peux pas te rappeler de comment entrer, ça sera ton problème. » Dit le garçon aux cheveux bleus.
Harry observa le garçon toucher une série de briques. Il fut étonné après que le garçon ait touché la troisième brique, de voir le mur s'ouvrir en deux, en formant un petit passage pour joindre la place bondée.
« Bienvenu au Chemin de Traverse, Raven. »
Les cinq garçons se séparèrent pour exécuter ce qu'ils savaient faire de mieux. Harry passa son temps à parcourir divers magasins et fut surpris par ce qu'il y voyait. Ce ne fut qu'à la fin du jour qu'il décida de se mettre au boulot.
Harry se tenait juste en face d'une grande librairie, attendant sa cible. Et ce ne fut qu'au passage d'un homme semblant important aux cheveux blonds très clairs près de lui, que Harry se décida. Après avoir suivit furtivement l'homme pendant quelques minutes, Harry trouva enfin l'occasion attendue dans une petite allée vide. Rapide comme l'éclair, Harry fit sa manœuvre, et se préparait à s'enfuir lorsqu'il réalisa qu'il ne pouvait plus bouger. L'homme baissa son regard vers le garçon.
« Et bien, et bien, qu'avons-nous là, » dit l'homme d'une voix douce comme la soie. « Un pickpocket, plutôt bon d'ailleurs, si j'ose dire. Pas suffisamment pourtant. »
L'homme aux cheveux clairs s'avança et reprit son porte-monnaie des mains de Harry avant de relâcher le garçon de l'emprise du sort. Il fut surpris de voir que le garçon ne tremblait pas de peur.
« Dis-moi, garçon, sais-tu qui je suis ? »
Harry recula à l'appellation 'garçon', mais leva les yeux en signe de défiance.
« Non, si vous voulez me punir faites-le. Sinon, laissez-moi partir. »
« Quelles paroles courageuses pour un voleur, » il y avait une pointe d'amusement dans la voix de l'homme. « N'as-tu pas peur ? »
« La peur est une émotion inutile, j'assume les sanctions pour mes crimes. »
« Curieux. » fut tout ce que le blond trouva à dire avant de se retourner pour partir. « Si c'est de l'argent que tu veux, tu peux toujours le demander, bien que je ne sois pas à fond dans la charité. »
L'homme chercha dans son porte-monnaie et en sortit trois grosses pièces dorées.
« Considère cela comme une récompense pour ton… talent, » dit l'homme puis il disparut dans un 'crack'.
