Touhg Act
Auteur: Isabel Evelyn
Traductrice: Flick-Flack
Résumé: À l'âge de six ans, Harry fuit sa famille abusive et est considéré mort par la communauté sorcière. Mais à treize ans, il réapparait soudainement. ATTENTION ceci est un SLASH
Disclaimer: Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling et l'histoire appartient Isabel Evelyn. Je n'ai que la traduction dont j'ai obtenu l'accord auprès de l'auteur.
Je dédicace cette traduction à Ali Angel à qui c'est l'anniversaire, 19 ans, ca se fête ! ♫ musique ♪ Donc Ali, j'espère que ton cadeau te plaira…
Merci à Sanka, crystal d'avalon, 666Naku, Angel Soya, krystene, Namyothis, lyly black, Nymphidora Tonks, Sahada, lyly, Echizen D Luffy, tchaye, Lilix28 et debo pour vos review.
Chapitre 3: Sirius Black.
« T'es au courant? Sirius Black s'est évadé! Black s'est évadé d'Azkaban! »
« C'est un meurtrier. »
Harry n'avait pas peur des meurtriers ; il en avait rencontré un bon petit nombre durant ses sept années passées dans la rue. Le garçon aux yeux émeraude avait développé une sorte de camaraderie avec ceux qui n'étaient pas considérés comme des 'citoyens model'. Dans le monde moldu, le garçon connu sous le nom de Raven avait acquit une fameuse réputation en tant que voleur, stratège et bagarreur. Le garçon aux cheveux noirs corbeau était une légende vivante à l'âge de treize ans. Un homme avisé avait dit un jour à Harry qu'il ne fallait pas 'vivre de ses rêves et oublier de vivre'. Harry prit le conseil très à cœur et s'assura de vivre chaque jour pleinement.
Tandis que Raven était à son apogée dans les rues, Harry, lui apprenait tout ce qu'il pouvait sur le monde magique. Lucius Malfoy avait prit le garçon aux yeux émeraudes sous son aile. Le blond ne prononçait jamais le vrai nom de Harry ; il s'adressait à son étudiant par Garçon ou Raven. Harry n'en avait que faire, il savait que le plus vieux des deux blonds lui portait un grand respect. Harry réalisa rapidement qu'un bon comportement était toujours récompensé. Plus Harry progressait dans ses études, plus il pouvait voir son ami. Si Harry n'atteignait pas les progrès désirés, Lucius s'assurait de faire savoir à son étudiant son désappointement.
« Endoloris !»
Harry tangua mais ne tomba pas pour autant ; il s'attendait à cette punition.
Tandis que le garçon aux cheveux noirs corbeau luttait pour rester debout, le blond se promenait dans la salle.
« Dis-moi mon Garçon. Sais-tu pourquoi je suis irrité ? » Demanda Lucius.
« Oui, » répondit Harry entre ses dents serrées.
Lucius haussa un sourcil invitant le garçon à continuer.
« Je n'ai pas réussi à produire le résultat désiré, Monsieur. Je ne me suis pas concentré suffisamment fort lorsque j'ai lancé le sort. J'ai exécuté le mouvement de baguette trop légèrement et j'ai abaissé mon poignet trop tôt. »
« Est-ce tout, mon garçon ? »
« Mon but n'était pas clairement défini… » Dit Harry, essayant de sembler penaud bien que son esprit s'engourdissait de douleur.
Lucius renifla puis dit, « Essaye encore. Concentre toi, je n'arrêterais pas ta douleur, tu dois apprendre à la bloquer. Allez ! »
Le corps de Harry se crispa légèrement à l'effort qu'il donnait pour résister au sort de Lucius. Lentement et douloureusement, Harry leva sa baguette et visa la cible de l'autre côté de la pièce.
« Diffindo ! » Cria-t-il.
Ce n'est qu'une fois que Harry eut réussi à lancer le sortilège correctement trois fois consécutives que Lucius mit fin au Doloris.
« Bien, » dit Lucius tandis qu'il préparait la leçon suivante.
« Pas de récompense pour être resté debout ? » Demanda Harry, essuyant la sueur de son visage.
« Non, je ne pense pas que tu aurais tenu bien longtemps, mon garçon. Maintenant passons à la leçon suivante. »
Harry essuya rapidement ses yeux pendant que Lucius avait le dos tourné. Si son professeur voyait ses larmes de douleur, il aurait bien plus de problèmes.
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Harry vivait toujours dans les rues du côté moldu, mais la famille Malfoy s'assurait qu'il ait vêtements et nourriture. Harry était toujours invité à la maison lorsque Draco rentrait pour passer les vacances. Lorsque Draco était à Poudlard, Harry était au manoir Malfoy apprenant l'art de lancer des sorts et la science exacte de la conception des potions. Lucius était fier des progrès de son étudiant ; pendant les deux années et demie qui s'étaient écoulées, Harry avait apprit toutes les connaissances requises jusqu'à la sixième année. Avec l'aide de Lucius, Harry s'était vu fournir une baguette et maitrisait tout ce que son professeur lui avait montré.
Après chaque leçon, lorsque Harry quittait le manoir, il se devait de camoufler sa cicatrice. Lucius l'avait informé que le monde sorcier le tenait pour mort. Cependant aussi perturbant que ces mots puissent être au garçon, Harry trouvait la liberté que tout enfant aimerait posséder.
Harry plaça sa cape sur ses épaules et transplana dans l'Allée des Embrumes. Le capuchon de Harry était mit de tel façon que tout le monde pouvait voir de brillants yeux verts. Harry se glissa gracieusement hors de la rue froide, humide et sombre pour arriver sur le Chemin de Traverse, où il était prévu qu'il rencontre Draco. Et ça n'a pas manqué ! Le blond se tenait juste à côté de chez Olivanders avec ce qui semblait être deux ensembles de fournitures scolaire de troisième année.
Draco examina son vieil ami. Depuis Noël, Harry avait largement bien grandi et la voix du jeune homme s'était muée en un doux ronronnement. De vifs yeux émeraude faisaient contrastes avec une masse de cheveux couleur de nuit. Le torse et les bras de Harry étaient encore plus musclés que sept mois auparavant due à l'entrainement intensif que lui imposait Lucius. Draco pensait que le garçon qui se tenait en face de lui était beau à en mourir.
« Joyeux anniversaire, Raven ! » lui souhaita. « J'ai reçu la liste des fournitures scolaire un peu en avance cette année, je pense qu'il est temps pour toi d'avoir ton propre matériel. »
Harry sourit puis tira son ami dans une étreinte.
« Merci beaucoup, Dragon. » Dit Harry.
Draco sentit la respiration chaude sur sa nuque et tenta de ne pas frissonner de plaisir.
« Mais tout pour ton plaisir, Rave »
Harry sourit et relâcha son ami. Après que Harry ait rétréci les deux ensembles de fournitures, les garçons se dirigèrent vers le Chaudron Baveur pour un diner un peu en avance.
« Hé, Raven, penses-tu que tu n'auras jamais à aller à Poudlard ? » Demanda Draco tandis que Harry et lui montaient les escaliers menant à leur chambre après avoir diner. C'était devenu comme une tradition pour les garçons de dormir au Chaudron Baveur après une journée de shopping.
« Je ne sais pas. À part toi et ta famille, tout le monde sorcier me croit mort.
Draco venait tout juste d'entrer dans la chambre lorsqu'un patatras se fit entendre plus long dans le couloir. Harry se tourna et vit un gros rongeur dévaler le couloir. Grâce à ses rapides reflexes, Harry souleva le rat du sol au moment où un chat, sortant d'une des pièces, s'élançait à sa poursuite.
« Bon sang, mais qu'est ce qui, BEURK ! » S'exclama Draco lorsqu'il vit Harry caresser le rat dans ses bras. « Pourquoi as-tu cette chose immonde dans tes bras ? »
Harry ne fit pas attention aux paroles de Draco et se dirigea vers la chambre d'où était sorti le rat et le chat. Il frappa. Rapidement, une tête rousse se présenta.
« Croûtard ! »
Le rat fut arraché des bras de Harry.
« Merci ! » Dit le garçon tout excité et lui tendit sa main. « Je suis Ron »
« Je suis Raven. » Répondit Harry tandis qu'il serrait la main de Ron.
«Il y eut un sonore 'hum, hum' provenant de là où Draco se tenait, observant les deux garçons d'un œil jaloux.
« Je ferais mieux d'y aller » Dit Harry quelque peu honteux.
Ron renifla d'un dégoût certain. « Ami avec un Malfoy ? Merci pour mon rat, tu peux partir. »
Avant que Harry ne rentre dans la chambre qu'il partageait avec Draco, il se retourna et enlaça le blond par derrière.
Harry se nicha dans le cou de Draco avant de renvoyer à Ron. « Tu es tout simplement jaloux de ne pas avoir ton propre beau blond. »
Draco frissonna. Ron tourna au rouge vif puis claqua la porte. Harry avait poussé son ami à l'intérieur de leur chambre de façon à pouvoir fermer la porte.
Bon sang qu'est-ce que tu as fait ? » Fulmina Draco.
Harry sourit. « Qu'est-ce que cela peut bien faire ? Je ne le reverrai jamais. Tu n'en a que faire aussi, n'est-ce pas, Dragon ? »
« Bien sûr que si, toute l'école va en parler maintenant ! » pesta Draco. « Qu'as-tu à dire maintenant pour ta défense ? »
« Il est tout simplement jaloux de ne pas avoir son propre beau blond. »
Draco lui lança un regard mauvais.
« … Je veux dire…oups ? » Dit Harry d'un sarcasme parfaitement évident.
Draco soupira de façon mélodramatique et s'effondra sur le lit. Harry y grimpa derrière lui.
« Tu es vraiment la reine du mélodrame. »
Une fois encore, Draco lui lança un regard mauvais.
« Harry ? » Demanda Draco, brisant ainsi le silence. »
« Ouais ? »
« Pensais-tu ce que tu as dit ? » Demanda Draco d'une voix à peine audible.
« A propos du fait qu'il soit jaloux ? »
« Non… l'autre partie. »
Il y eut un moment de silence confus.
« Ouais, » dit finalement Harry. « Je pense vraiment que tu es beau. »
Le blond tourna sa tête de manière à voir Harry. Les deux garçons se sentirent soulagés lorsque les yeux de l'autre ne montraient aucun signe de rejet. Lentement, Draco s'avança et captura les lèvres de son ami dans un baiser passionné.
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Draco s'avait que Harry avait bien plus d'expérience que lui dans le monde de la sexualité. Pendant que Draco était à Poudlard, maintenant bien haut la réputation des Malfoy dans la maison de Serpentard, Harry, lui, était parfaitement libre de vagabonder dans les rues et le métro de Londres. Il ne serait pas étonnant si le garçon aux cheveux noirs corbeau en savait plus sur les plaisirs de la chair, vu qu'il n'y avait aucuns adultes autour pour le lui interdire. Mais Merlin, pensa Draco, où a-t-il apprit à utiliser sa langue comme ça ?
Harry se réveilla et bailla dans son oreiller, resserrant inconsciemment ses bras autour de la taille de Draco. Il ouvrit ses yeux émeraude et sourit à la vue qui s'offrit à lui.
« Bien dormi ? »
Harry acquiesça et tira Draco encore plus près de lui de manière à pouvoir se blottir dans le cou du blond.
« Quelle heure est-il ? » Demanda Harry d'une voix enrouée.
« Presque neuf heures et demie. J'ai dit à maman que je serai rentré pour dix heures au manoir. »
« Oh, » Harry semblait quelque peu déçu.
« Si je reste plus longtemps tu sais comment elle va être. »
« Ne t'inquiète pas, Draco. Je vais simplement travailler dur, comme ça, on se verra à Noël. »
Les yeux de Draco s'illuminèrent. Très vite, les deux garçons furent hors du lit. Draco venait tout juste de finir de faire ses bagages tandis que Harry finissait de prendre une bonne douche. Rapidement, les deux se dirent au revoir et partagèrent un baiser avant que Draco ne retourne chez lui par cheminette. Harry prit l'argent que Draco avait laissé et descendit les escaliers pour manger un léger petit-déjeuner et payer la note de la chambre.
Après avoir commandé le petit-déjeuner – et beaucoup de nourriture à emporter - Harry alla s'asseoir à une des tables du fond. Il sortit un stylo et un de ses livres. Harry jeta un œil tout autour de lui pour s'assurer que personne ne le remarque avant de rendre sa taille original au livre.
« Par Merlin qu'est-ce que tu fais ? Nous ne sommes pas autorisés à faire de la magie en dehors de l'école ! » Résonna un chuchotement menaçant à l'autre bout de la table. Harry leva les yeux et vit la tête rousse, plutôt coléreuse, de la nuit dernière.
« La nourriture est là, » Dit légèrement Harry, ignorant la déclaration du roux et lui fit signe de prendre place. « Tu veux quelque chose ? »
« Je n'ai pas besoin de ton argent, » cracha Ron.
« Je l'aurais certainement prit mal si cela avait été mon argent. La beauté de la situation est là. » Dit Harry, secouant un sac d'argent plutôt rempli, « Ce n'est pas le mien. C'est Malfoy qui paye donc, je t'en pris goinfre -toi.
Ron le dévisagea encore plus, mais commanda un petit-déjeuner.
« Donc, où est ce gamin gâté de blond ? » Demanda Ron, mordant dans son toast.
« Sa mère voulait qu'il soit rentré pour dix heures, il est donc chez lui. »
« Et pourquoi es-tu là avec son argent ? »
« Parce qu'ils payent toujours, » répondit Harry.
« Et tu acceptes toujours ? »
« Vu que je n'ai pas un sou, oui »
Ron marmonna entre ses dents.
« Écoute, » Dit Harry ennuyé. Je ne sais pas ce que Draco a bien pu te faire, mais moi je ne t'ai jamais rien fait de mal. Je ne suis pas ici pour te faire changer d'opinion, ou te dire que tu as tord, alors garde tes opinions à propos de mes amis pour toi. »
Ron était assit et choqué, tandis qu'il regardait Harry rapetisser ses affaires, payer l'addition et sortir avec suffisamment de nourriture pour tout un régiment.
« Pourquoi est-il sortit du côté moldu ? »Demanda Ron après que la porte fût refermée.
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« Saloperie de bollocks (1) ! » jura Sirius tandis qu'il tombait sur le sol dans une allée sombre.
Il ne savait pas à combien de temps remontait son dernier repas. Ses forces lui manquaient ; il n'avait même plus suffisamment d'énergie pour se transformer en sa forme d'animagus chien et le temps brumeux ne faisait qu'assombrir un peu plus l'homme.
Un bruit retentit en bas de la rue. Sirius ferma les yeux puis écouta. Il y avait deux séries de pas courant dans sa direction. Regardant tout autour de lui frénétiquement, Sirius repéra deux poubelles et traina son corps fatigué derrière celles-ci. Quelques secondes plus tard, trois silhouettes entrèrent en courant dans l'allée. Les trois ralentirent puis s'arrêtèrent.
« Ça ne sert à rien de courir, maintenant fais-moi face comme l'homme que tu te prétends être, » dit la troisième personne. À en juger par le son de sa voix, Sirius pouvait deviner que le garçon ne devait pas avoir plus de quinze ans. Les deux autres silhouettes étaient, de toute évidence, âgées de quelques années de plus, pourtant, ils semblaient avoir peur du jeune garçon qui se tenait en face d'eux.
« Raven, » dit l'un des plus vieux garçons. « Je ne savais pas que le garçon était avec toi ! Nous avions simplement faim et le petit avait de l'argent. »
« Mais je n'ai aucun problème avec toi, Joey. C'est avec ton ami que j'ai un compte à régler. Tu peux partir sain et sauf, tant que tu me laisses Tom. » La voix de Raven était mortellement sérieuse. Il n'avait pas quitter sa cible des yeux.
Le garçon qui avait parlé sembla avoir compris le message. Après un rapide 'désolé, mec', il quitta à toute vitesse l'allée.
« Bien, où en étions-nous ? » Dit Raven d'une voix presque agréable.
« Oh, vas-y ! » Hurla Tom. « Il est où ton problème ? Tu sais comment c'est, on avait besoin d'argent. C'est tuer ou être tué ici ! »
« Ce n'est pas une raison pour tuer un garçon de dix ans ! » Lui hurla Raven.
Tom attint son blouson, en sortit un revolver et le pointa sur la tête de Raven.
« Le jeu est fini, Raven » Tom pressa la détente, mais au même instant, Raven roula en dehors de la trajectoire en utilisant ses reflexe digne d'un félin. Sur le sol, Raven tira de sa botte un couteau. D'une vitesse inhumaine, Raven se précipita sur Tom et lui planta son couteau dans l'estomac.
« Tu as raison, c'est tuer ou être tué, Tom » Dit Raven calmement. « Dommage que je ne sois pas prêt à arrêter de jouer. »
Sirius haleta bruyamment lorsque Tom s'écroula par terre Le jeune garçon regarda tout autour, scannant rapidement à la recherche de la source du bruit. Délicatement Raven essuya son couteau sur son pantalon noir et s'avança vers l'endroit où Sirius était caché. Lorsqu'il vit l'homme derrière les poubelles, Harry bondit sur lui.
« Qui êtes-vous ? » Demanda Harry, tout en pressant la lame sur le cou de l'homme mais pas suffisamment pour faire couler le sang.
Sirius leva les yeux vers le garçon et vit deux yeux verts sans peur illuminés par la lumière de la lune.
« Harry ? » grommela l'homme avant que son corps, submergé par la faim et la fatigue, ne le pousse dans l'inconscience.
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La douleur était revenue et Sirius gémit.
« Hé, Riley, il revient à lui ! » Hurla une voix enfantine.
Sirius grimaça lorsqu'il sentit une douleur vive lui vriller la tête.
« Que quelqu'un aille chercher Raven, » ordonna une fille.
Sirius sentit quelque chose de froid et humide frotter contre sa tête et il ouvrit les yeux. Une fine adolescente habillée de aillons retirait le chiffon du visage de Sirius.
« Vous vous sentez mieux ? » Demanda-t-elle avec un sourire. « Tenez, un peu d'eau. »
Sirius accepta bien volontiers le verre que la jeune fille lui proposait.
« Où suis-je ? »
« Dans un de nos appartement de China Town. Nous sommes juste à côté de Soho. Vous vous êtes évanoui à quelque immeuble d'ici, Raven vous à emmener jusqu'ici. » Expliqua la fille, puis elle donna à Sirius un peu de pain. « Raven nous a demandé de prendre soin de vous. Puis il est parti. »
Sirius acquiesça. De tous les endroits où il aurait pu échouer, il n'avait jamais pensé finir dans un petit immeuble du Londres moldu. Il n'avait jamais pensé revoir son filleul. La nouvelle s'était propagée à Azkaban comme quoi Harry Potter avait disparu et était présumé mort.
Soudain, la porte de l'appartement s'ouvrit à la volée. Un garçon aux cheveux hirsutes qui lui tombait sur les épaules entra et se dirigea vers Sirius. Les autres qui se tenaient dans la pièce se turent à l'arriver du garçon. Chaque enfant et adolescent inclinèrent légèrement leur tête en signe de respect lorsque le garçon passait devant eux. Finalement, le garçon attint le côté opposé de la pièce et s'adressa à la jeune fille.
« Depuis combien de temps est-il réveillé ? » S'enquit le garçon, légèrement essoufflé.
« Juste quelques minutes. Où étais-tu ? »
« Juste en bas, dans la station de métro. Je nous ai fait un peu d'argent, » dit le garçon tandis qu'il sortit une main pleine de portefeuilles de sa poche. « Bien, j'ai besoin de parler à notre invité, seul à seul. »
La jeune fille acquiesça une fois encore et commença à faire sortir tout le monde pour qu'il ne reste plus que le garçon et Sirius.
Sirius Black regarda le garçon. Le garçon lui renvoya son regard.
« Donc ? » Demanda Sirius, se préparant au pire.
Le garçon sortit de sa poche sa baguette. Après avoir conjuré des chaises, nourriture et thé, le garçon s'assit et fit signe à Sirius de manger.
« Tu es, » dit le garçon après avoir rangé sa baguette, « Sirius Black. »
« Et tu es, » Dit Sirius entre deux bouchées, « Harry Potter.»
Un sourire se dessina sur le visage de Harry tandis qu'il s'appuyait contre le dossier de la chaise.
« Tu es supposé être à Azkaban, » déclara Harry.
"Tu es supposé être chez les Dursleys et tu ne l'es pas. Tout le monde te croit mort. »
« Tout le monde pense que tu es un meurtrier. »
« … Touché… »
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Harry n'était pas une personne qui faisait confiance facilement. Les Dursley avaient détruit le peu de foi que le jeune garçon avait. Harry avait très vite apprit qu'il ne pouvait compter que sur lui-même ; le concept de famille lui était complètement étranger. Les tuteurs étaient des personnes qui vous punissent lorsque vous faîtes quelque chose de mal et vous ignorent lorsque vous faîtes quelque chose correctement. Harry ne savait pas à quoi pouvait ressembler une famille avant de rencontrer Sirius. Même si ces deux-là étaient plus comme de vieux amis ou encore des frères. Harry appréciait le fait que quelqu'un prenne soin de lui.
Avec l'argent que Harry avait économisé, Sirius et lui avaient pu s'offrir un appartement extrêmement sympathique dans le Chelsea. Il avait fallu une petite lettre noire et un petit nombre de menaces, mais après quelques jours de 'négociations', Harry et son parrain entrèrent dans le no. 49 Burton Court avec le peu d'affaire qu'ils possédaient. Sirius avait été intimidé. L'appartement était immense. Tranquillement, l'homme alla faire le tour de son nouveau chez-soi. Pendant que Sirius explorait l'appartement, Harry se dirigea vers la cuisine pour préparer quelque chose à manger. Il entendit un son inhabituel : un cognement à la fenêtre. Harry se retourna et trouva deux hiboux qui hululaient dehors. L'adolescent aux cheveux noirs ouvrit la fenêtre et laissa entrer les deux volatils. Immédiatement, Harry reconnu l'un comme étant celui des Malfoys. La brève lettre qu'il portait avait été envoyé par Lucius. Harry jeta rapidement un coup d'œil derrière lui avant de sortir une plume de frêne blanc usagée et d'ouvrir la lettre.
Mr Potter,
Je pense qu'il est temps pour vous de vivre dans le monde auquel vous appartenez. J'ai informé le Professeur Dumbledore de votre location, rendez la famille Malfoy fière.
Lucius Malfoy.
Harry se tourna vers le second hibou et fut surpris de trouver Sirius sur le pas de la porte, le hibou sur l'épaule. Sirius sourit et alla s'asseoir.
« Mon Dieu je ne t'ai même pas entendu ! » S'exclama Harry.
« Je sais. » Sirius sourit encore plus. « Je suis content de savoir que j'en ai encore la capacité. Tu as une lettre de Poudlard. Je croyais qu'ils te pensaient tous mort… Comment ont-ils découvert que tu ne l'étais pas ? »
« Un ami le leur a dit, restons-en là, veux-tu ? »
Sirius rit au sourire made in 'Black' qui était apparu sur les lèvres de Harry. « Ah les secrets, les secrets, ce n'est vraiment pas drôle. »
« Ça dépend qui tu es. Maintenant arrêtons-là et prend toi de quoi manger. »
Les deux laissèrent la lettre de Poudlard sur le comptoir, tous deux savaient que ce serait une longue lettre souhaitant la bienvenue à Harry à l'école et des excuses pour ne pas l'avoir localisé plus tôt. Dans l'enveloppe y serait la liste des fournitures scolaires de troisième année que Harry possédait déjà grâce à la famille Malfoy et les instructions pour se rendre au Poudlard Express.
Après un rapide arrêt chez Marks and Spencer pour prendre quelques repas surgelés, les deux rentrèrent chez eux. Sirius mit la nourriture dans le four pendant que Harry répondait à la lettre de Poudlard, puis il écrivit un courte lettre à Draco pour se donner un point de rendez-vous à la gare de King's Cross.
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Les deux jours suivants passèrent à toute vitesse pour Harry. Finalement, le dernier jour du mois d'août arriva. Harry empaqueta ses affaires dans sa malle tandis que Sirius se tenait à la porte.
« Je ne peux pas t'accompagner à la gare demain. Je ne peux pas prendre le risque d'être reconnu. J'ai également quelque chose à faire ; Je ne serais pas là demain matin. » Expliqua Sirius.
« Ne t'inquiète pas. Je comprends. Prend soin de toi, » dit Harry tout en fermant sa malle. Je t'enverrai des hiboux et j'essayerai de revenir pour les vacances de Noel. »
Lorsque Harry se réveilla le lendemain, il fut surpris de trouver un immense chien noir dormant dans le couloir. Attaché au collier de celui-ci, se trouvait un petit message de Sirius.
Félicitation pour ton acceptation à Poudlard. On se reverra bientôt.
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(1) : Bollocks, j'ai laissé le terme tel quel, car je n'ai aucun idée de comment le traduire. D'ailleurs j'en sais pas plus pour sa nature exacte, si ce sont des bestioles ou encore des sortilèges anti-transplanages…
Et voila, un chapitre de plus. Je me suis vraiment beaucoup amusée à traduire ce chapitre alors j'espère que vous l'avez apprécié tout autant.
Encore une fois : joyeux anniversaire, Ali !
À bientôt.
