7éme chapitre :
Plus d'un an s'était écoulé depuis que Lord Voldemort et ses Mangemorts avaient rendus visite à Carthus Polmooth et, comme l'avait promis ce dernier, le Ministère avait redoublé d'efforts pour essayer d'attraper ces dangereux Mages Noirs.
A présent, afin d'essayer de progresser dans leurs recherches, la Brigade de Police Magique travaillait en collaboration avec les Aurors, car ces derniers avaient une grande connaissance sur les criminels actuels qui pouvaient faire parti des Mangemorts.
Ainsi, après quelques enquêtes approfondies, ils avaient retrouvé la trace d'anciens prisonniers d'Azkaban qui avaient été relâchés pour bonne conduite puis, ils s'étaient mis à les espionner discrètement, mais c'était sans succès car ils semblaient avoir repris une vie normale et rien ne les apparentait avec ces dangereux Mages Noirs.
Ils avaient ensuite continué leurs recherches en s'attardant davantage sur Tom Elvis Jedusor qui, ce jour la, avait dévoilé son vrai nom à Carthus et, après avoir enquêté sur lui, et sur son passé à Poudlard, ils s'étaient mis à surveiller des anciens élèves qui, lorsqu'ils étaient encore à l'École quelques années auparavant, trainaient avec lui tout en faisant parler d'eux, et pouvaient être usceptibles aujourd'hui de le fréquenter encore, ou de faire parti de ces Mages Noirs.
De cette façon, plusieurs anciens Serpentard avaient été interrogés par des Aurors mais selon leurs dires, personne n'avait la moindre idée de qu'il était devenu. Ils avaient ensuite interrogés leurs proches et, d'après ces derniers, ces anciens élèves menaient à présent une vie paisible, et rien ne les laissait imaginer qu'ils puissent avoir un lien avec lui.
Et pourtant, les membres du Ministère étaient loin de se douter que certains de ces anciens élèves maniaient le mensonge à la perfection...
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Un jour, dans l'Allée des Embrumes, alors qu'un brouillard naissant envahissait les ruelles sombres et peu fréquentées, trois silhouettes marchaient à la même allure, le pas décidé, et une sorte de grâce semblait émaner d'eux.
Parmi eux se trouvaient deux hommes. L'un était assez grand, avait des cheveux courts, un visage dur aux traits anguleux et il tenait dans sa main un rouleau de parchemin. L'autre était plus petit, la silhouette beaucoup plus rebondie et avait de longs cheveux qui lui arrivaient au milieu du cou. Quant à la troisième personne, il s'agissait d'une jeune femme aux longs cheveux noirs, au nez légèrement retroussé et aux yeux brillants de détermination.
Tous les trois étaient habillés de la même robe noir sur laquelle un « A » était brodé dans le dos, et ils portaient tous le même chapeau noir, décoré de la même lettre.
Lorsqu'ils arrivèrent devant la vitrine d'un magasin qui vendait de vieux grimoires, ils s'arrêtèrent quelques secondes pour regarder l'enseigne puis, ils poussèrent la porte d'entrée et pénétrèrent dans la boutique.
Celle-ci était occupée par un homme qui se trouvait derrière le comptoir, ainsi que par quelques clients qui feuilletaient de vieilles encyclopédies, tout en grommelant d'inaudibles paroles.
Aussitôt, les trois silhouettes s'approchèrent de celui qui semblait être le gérant du magasin et, lorsqu'il les vit, ce dernier eut l'air étonné de les voir ici.
Il s'agissait la d'un homme au visage dur, aux gros sourcils épais, aux joues mal rasées et aux yeux vitreux. Ses cheveux gris étaient emmêlés, et il se dégageait de lui une odeur de tabac froid.
-Bonjour messieurs dames, que puis-je faire pour vous ? Demanda le gérant d'une voix rauque.
-Vous êtes Mr Rosier ? Galvin Rosier, plus précisément ? Demanda l'homme à la grande silhouette.
-C'est moi ouais, je peut vous renseigner ? Répondit le dénommé Rosier.
Les trois Sorciers qui se trouvaient face à lui sortirent alors de leurs poches une plaque en fer, sur laquelle était forgée les sceaux du Ministère, ainsi qu'un « A » en relief.
-Désolé de vous déranger, Mr Rosier, je me présente : je m'appelle Burt Snapple, déclara l'homme d'une voix profonde et solennelle. Voici mademoiselle Emma Hammersmith et Mr Lucien Tirebois. Nous sommes tous les trois des Aurors du Ministère et nous avons quelques questions à vous poser. Auriez-vous quelques minutes à nous accorder ?
Rosier fixa alors leurs insignes pendant quelques secondes puis, il émit un reniflement sonore avant de leur répondre.
-Que viendrait faire des Aurors dans mon magasin ? Demanda-t-il.
-Pourrions-nous nous isoler pour vous poser quelques questions ? Insista Burt Snapple.
En guise de réponse, Rosier se tourna vers une porte qui se trouvait derrière lui puis, il y frappa à deux reprises.
-Pearce ! Vient t'occuper de la caisse, et plus vite que ça ! Je vais prendre ma pause ! Brailla t'il.
Alors que la porte s'ouvrit pour laisser place à un autre homme, Rosier passa derrière le comptoir puis, il attrapa une veste en velours qui était posée sur un porte-manteau, et suivi les trois Aurors dehors.
Ils se dirigèrent alors vers une petite ruelle située sur le côté du magasin puis, arrivés dans celle-ci, ils s'arrêtèrent.
-Je vous écoute, que puis-je faire pour vous ? Demanda Rosier.
-Vous n'êtes pas sans savoir que, depuis quelques mois déjà, le Ministère enquête sur tous ces Mages Noirs qui sèment la panique dans notre monde, commença Lucien Tirebois.
-J'en ai vaguement entendu parlé, ouais. C'est quoi le rapport avec moi ?
-Il se trouve que nous avons été chargé d'enquêter sur les anciens élèves de Poudlard qui, lors de leur scolarité, avaient parfois tendance à faire parler d'eux au sein de l'École et, d'après ce que nous savons, vous en avez fait parti, continua l'Auror.
-Et vous venez me blâmer pour ça ? Alors que ça fait maintenant huit ans que j'ai fini ma scolarité, que j'ai un job tranquille et une vie normale, c'est ça ? Vous ne pensez pas que vous avez d'autres chats à fouetter ? S'étonna Rosier.
-Nous ne sommes pas venus ici pour que l'on nous dise ce que nous avons à faire, Mr Rosier, rétorqua Emma Hammersmith d'un ton sec. Nous sommes venus ici pour vous poser des questions sur vos anciens camarades, afin de savoir si vous avez remarqué chez eux un comportement pouvant s'avérer suspect, auquel cas vous serez fort aimable de nous en avertir.
-Mes anciens camarades ? Il n'y en a pas beaucoup que je revois, vous savez. De temps en temps, il m'arrive d'en croiser à la boutique, ou alors d'aller faire quelques tirs de Quidditch avec Nott et Mulciber, mais cela arrive rarement, répondit Rosier d'un ton las.
-Vous voulez dire Alaric Nott et Bellick Mulciber, c'est ça ? Demanda Snapple, après avoir regardé sur le parchemin qu'il avait déplié dans ses mains.
-Ouais, c'est eux.
-Nous ne les avons pas encore interrogés. Autre question, Mr Rosier. Durant votre scolarité, vous avez fréquenté quelqu'un du nom de Tom Elvis Jedusor, inutile de le nier, ce sont vos anciens professeurs qui nous dit ça. Avez-vous des nouvelles de lui aujourd'hui ? Poursuivit Snapple.
Rosier se mit alors à réfléchir pendant quelques secondes.
-Aucune, non. Vous savez, Jedusor faisait bel et bien parti de mes connaissances mais ce n'était pas un ami. Je traînais avec lui juste car mes anciens camarades l'aimaient bien, c'est tout. Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis ma sortie de Poudlard, et je n'ai d'ailleurs pas cherché à en avoir non plus...
-Pourriez-vous nous parler un peu de lui, Mr Rosier ? Nous dire comment il était avec les autres ? Insista Emma Hammersmith.
-Oh eh bin... Tom était un élève exemplaire. Il n'avait pas beaucoup d'amis et, lorsqu'il n'était pas avec nous, il passait ces journées à la Bibliothèque. Les profs semblaient bien l'aimer, sauf peut-être Dumbledore qui semblait se méfier de lui, et de ce qu'il était en train de devenir. Lorsque l'École a subit toute une vague d'horribles crimes en 1942 et que Tom a capturé le responsable qui était Rubéus Hagrid, Dumbledore s'est mit à le surveiller encore plus mais Tom s'en moquait, car il n'avait vraiment rien à se reprocher. Les autres élèves qui ne le connaissaient pas considéraient Tom comme un rat de Bibliothèque, mais ils pouvaient s'empêcher d'être impressionnés par son niveau de Magie, donc personne n'a jamais osé le défier.
-Auriez-vous pu penser qu'il serait capable un jour de faire ce qu'il a fait à la famille Polmooth ? Demanda Snapple.
-Vous savez, ce n'était pas un grand bavard. Il disait très rarement ce qu'il pensait donc de la à savoir de quoi il était réellement capable, je n'en sais fichtre rien ! Rares étaient ceux à qui ils se confiaient, et c'est même à se demander si ça lui est déjà arrivé...
-En quittant Poudlard, il ne vous a jamais dit ces projets ? Ce qu'il envisageait de faire par la suite ?
-Je crois me rappeler qu'il voulait voyager mais je n'ai jamais su dans quel endroit exactement, répondit Rosier.
-C'est tout ce que vous pouvez nous dire sur lui ? Vous êtes sûr de n'avoir rien oublié ?
-Hélas pour vous, c'est tout ce que je sais à son sujet, oui. J'aurais aimé vous en dire plus pour vous aider à le coincer mais ce n'est pas le cas, déclara Rosier d'un air désolé.
-Tant pis, merci quand même. Et vous, Mr Rosier ? Peut-on vous poser quelques petites questions sur vous ?
-Bien sûr ouais, même si je ne comprends pas pourquoi vous vous intéressez tant à moi...
-Simple curiosité, Mr Rosier, rien de plus. Comment occupez-vous votre temps libre lorsque vous n'êtes pas au magasin ? Vous avez une femme et des enfants ?
Face à cette soudaine question à laquelle il ne s'attendait pas, Rosier esquiva un petit sourire puis, il frotta sa barbe en répondant aux Aurors, d'un air gêné.
-Une femme oui, des enfants, non, pas encore mais c'est en projet. J'attends juste d'amasser un peu d'argent pour pouvoir leur offrir tout le confort nécessaire, répondit Rosier.
-Des projets plein la tête, des envies à satisfaire, vous n'avez jamais eu envie de franchir la ligne pour arriver à vos besoins ? Interrogea Snapple.
-Jamais non. J'aime gagner ma vie honnêtement, comme tout bon Sorcier qui se respecte.
-Dans ce cas la, vous devriez savoir que l'Allée des Embrumes n'est pas réputée pour être un endroit très...fréquentable, n'est-ce pas ? Alors pourquoi avoir choisi de travailler ici ? S'étonna la femme.
-J'ai pas eu vraiment le choix, répondit Rosier. À ma sortie de Poudlard, je ne savais pas quoi faire. J'ai galéré pendant quelques mois et un jour, j'ai vu une annonce dans la Gazette qui disait que le gérant de ce magasin était mort, et qu'ils cherchaient un remplaçant. J'y ai immédiatement répondu et dans les deux jours qui ont suivis, j'ai commencé à y travailler. Certes, le salaire n'est pas exorbitant mais je m'y plaît quand même, malgré tout, fit Rosier.
-Vous n'oseriez pas mentir à des Aurors hauts placés du Ministère, Mr Rosier ? Vous savez que, si jamais nous émettons des doutes suite à votre témoignage, nous avons tous les droits de revenir et d'avoir recours à des méthodes beaucoup plus efficaces pour vous faire parler, dit Burt Snapple d'un ton légèrement menaçant.
-Je ne vois pas pourquoi je vous mentirais, monsieur, je n'ai personne a protéger et rien à cacher. Je le répète, je veut juste avoir une vie tranquille et voler en dessous du radar, si vous voyez ce que je veut dire...
Snapple le fixa alors pendant quelques secondes puis, il replia son parchemin et tendit la main à Rosier qui s'empressa de la serrer.
-Parfait, ça sera tout pour aujourd'hui, Mr Rosier. Toutefois, si vous avez connaissance d'activités bizarres de la part de vos anciens camarades, j'espère que vous la présence d'esprit de nous prévenir.
-Je n'y manquerais pas, ne vous en faîtes pas pour ça.
-Dans ce cas la, merci d'avoir répondu à nos questions. Je parle au nom du Ministère en vous remerciant pour votre collaboration.
Rosier lui répondit alors d'un signe de tête puis, les trois Aurors quittèrent la ruelle, le laissant ainsi seul et, une fois qu'ils furent hors de portée de vue, le sourire bienveillant qui s'affichait sur son visage se transforma en une grimace.
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-Je te l'ai dit, Avery, je n'ai pas lâché le morceau mais ils avaient l'air méfiants, très méfiants même !
Le soir, après la fermeture de son magasin, Rosier avait contacté en urgence quelques-uns de ses amis Mangemorts, afin de leur raconter ce qui s'était passé pour lui le jour même et, en entendant cela, les concernés eurent l'air inquiets.
En ce moment même, ils se trouvaient tous dans l'arrière-boutique du magasin, assis sur des vieux cartons remplis de livres en tous genres et parmi eux se trouvaient Nott, Mulciber et Dolohov.
-Et heureusement pour toi, Rosier, car sinon, le Maître n'aurais pas hésité à te tuer ! S'exclama Avery.
-Qu'est ce qu'on fait, du coup ? On s'occupe de ces Aurors ? Demanda Nott.
-Je ne pense pas que c'est ce que le Maître voudrait, non. Si nous nous en prenons à eux directement, alors nous risquerions d'être traqués sans relâche et ça, ce n'est pas bon pour nos affaires, répondit Avery.
-Dans ce cas la, à quoi nous a servi notre formation si nous ne nous battons pas, hein ? Avec tout ce que nous avons apprit, nous avons toutes les chances de notre côté pour leur mettre une raclée non ? S'étonna Dolohov d'un air ahuri.
-Si nous nous en prenons, ne serait-ce qu'à eux trois uniquement, ce n'est pas les Aurors que nous aurons ensuite sur le dos, mais le Ministère tout entier !
-Et alors, Avery ?! Le Maître ne nous a t-il pas appris à effacer nos traces ? Je suis sûr que nous pourrions nous occuper d'eux, sans être pour autant soupçonnés de quoi que ce soit !
Soudainement, les lumières qui se trouvaient dans l'arrière-boutique se mirent à clignoter faiblement puis, d'un coup, elles s'éteignirent.
Lorsqu'elles se rallumèrent quelques secondes après, Lord Voldemort se trouvait debout, face à ces quatre Mangemorts, le visage plus pâle que jamais, et les yeux injectés de sang.
-Maître ! Désolé de ne pas vous avoir appelé ! Nous...
-Inutile de t'excuser, Rosier, j'ai entendu tout ce que vous avez dit, coupa Voldemort.
-Vous... vous étiez la ? Demanda Mulciber d'un ton hésitant.
En guise de réponse, Voldemort retroussa sa manche gauche puis, il montra sa Marque des Ténèbres du bout du doigt.
-Elle ne sert pas uniquement à vous contacter, je peut aussi m'en servir pour vous voir, déclara-t-il d'un air sinistre.
-Dans ce cas la Maître, si vous avez entendu tout ça, que pensez-vous de la situation ? Devons-nous agir ou attendre ? Demanda Avery.
-Je ne pense pas que ça soit le bon moment pour s'en prendre à des Aurors, non. Je sais que vous êtes des Sorciers de haut niveau et qu'ils ne vous font pas peur, mais l'heure n'est pas encore aux combats. Ceci-dit, croyez-moi, cela arrivera bientôt. En attendant, inutile de nous en prendre à ceux qui t'ont rendus visite ce matin, Rosier. Si ils continuent leurs investigations en interrogeant l'un de vous, alors continuez à feindre l'ignorance, ordonna Voldemort.
-Et si ils décident d'avoir recours à du Veritaserum, Maître, comment ferons-nous ?
-Ils ne le feront pas. Le Ministère est très strict à ce sujet : pour avoir recours à une telle potion, il faut d'abord passer par une tonne de décrets, et ils ne le feront qu'en cas d'extrême crise. Si ils t'ont laisser croire ça ce matin Rosier, c'était uniquement pour essayer de te faire parler donc ne vous en faîtes pas pour ça.
-Dans ce cas la, que devons-nous faire, Maître ?
-Pour le moment, je vais encore avoir besoin de vous dés demain pour une nouvelle mission assez... importante pour moi. Après ça, vous ne ferez rien de différent par rapport à aujourd'hui. Continuez à vivre votre vie comme n'importe quel Sorcier, sans vous faire remarquer et si on vous interroge, faîtes les ignorants, c'est tout.
Il y eut alors un petit silence chargé d'intensité puis, Rosier reprit la parole.
-Que voulez-vous que nous fassions pour vous, Maître ?
-Eh bien... disons que j'aurais besoin de vous pour m'accompagner quelque part, car je dois revoir une vieille connaissance afin de lui proposer mes services, déclara Voldemort.
-Et quel est cet endroit ? Insista Avery.
-Cet endroit... c'est Poudlard.
À l'annonce de ce lieu dans lequel ils avaient passés les sept plus belles années de leurs vies, les Mangemorts parurent étonnés, mais excités à la fois, avec un brin d'inquiétude.
-Pourquoi Poudlard ? C'est risqué d'aller la bas étant donné que l'on vous recherche, surtout depuis que le vieux Dumbledore est passé Directeur, fit Nott.
-C'est à moi et à moi seul de décider de ce qui est dangereux pour moi, je pensais avoir déjà été clair sur ce sujet. Ensuite, je pense que vous savez tous à quel point j'ai aimé Poudlard, et à quel point j'avais l'impression de m'y sentir chez moi. C'est pour ça que je désire y retourner, afin de proposer mes services à Dumbledore, en tant que Professeur.
Cette annonce laissa alors les Mangemorts sans voix pendant quelques secondes qui parurent une éternité et, une fois qu'ils eurent encaissés ce qu'ils venaient d'entendre, l'un d'eux reprit la parole.
-Pourquoi, Maître ? Pourquoi nous avoir apprit toutes ses choses si c'est pour nous laissé après, hein ? Demanda Mulciber.
-Je n'ai nullement l'intention de vous abandonner, Mulciber, n'ai crainte. Ce n'est pas le poste en lui-même qui m'attire, mais l'endroit. Poudlard est le lieu idéal pour y entreprendre certaines recherches sur lesquelles je travaille actuellement. Cela ne sera que l'affaire d'une année ou deux, pas plus. Une fois que j'aurais trouvé ce que je suis venu chercher, je quitterais Poudlard et à partir de ce moment la, les choses pourront commencer à devenir beaucoup plus... intéressantes pour nous, expliqua Voldemort.
-Vous pensez vraiment que Dumbledore vous laissera un poste, tout en sachant ce que vous avez fait ces derniers temps ? Qu'est ce qui vous fait dire qu'il ne va pas vous livrer aux Aurors ? S'étonna Nott.
-Tu as raison, je n'ai aucune garantie qu'il ne m'arrivera rien et, si c'est le cas, je saurais me défendre comme il faut, ne vous en faîtes pas pour ça. Après, je pense qu'en restant à Poudlard, Dumbledore pensera qu'il pourra garder un œil sur moi donc peut-être qu'il acceptera, mais rien n'est fait...
-Et nous Maître, que deviendrons-nous sans vous à nos côtés ?
-Nous resterons en contact car j'aurais sans doute des missions à vous confier. Mis à part cela, vous ferez ce que vous faîtes encore aujourd'hui : vous continuerez de vivre votre vie jusqu'à ce que j'ai besoin de vous. Est-ce clair pour vous ?
Les Mangemorts prirent alors un air blasé puis, ils lui répondirent d'un hochement de tête.
-Si jamais ma demande de poste est acceptée, je vous laisserais avertir les autres de ma décision, car je n'aurais pas le temps de tous les réunir d'ici la. Nous partirons dés demain, en fin de matinée. Je ne vous ferais pas rentrer dans Poudlard même, non. Vous m'attendrez au Pré-au-Lard, et je vous ferais savoir si les choses se gâtent, et si j'ai besoin de vous. D'autres questions ?
Voyant que les Mangemorts ne répondaient pas, sans doute car ils n'osaient pas lui dire qu'ils trouvaient cela vraiment trop dangereux, Voldemort leur tourna le dos puis, après une petite détonation, il disparut.
