Chapitre 11 :

En ce mois de juin 1959, Voldemort organisa une réunion au Manoir Malefoy.

Ils se retrouvèrent ainsi dans la salle de réception qui, pour l'occasion, avait été réaménagée à l'aide de grands bancs en bois, et d'une petite estrade montée juste devant, sur laquelle était posé un pupitre.

Tous les Mangemorts étaient donc assis, et regardaient leur Maître qui se trouvait debout, face à eux, l'air grave et le teint d'un blanc vitreux.

Lorsqu'il prit la parole, les flammes de la cheminée et des quelques chandeliers accrochés aux murs se mirent à vaciller dangereusement.

-Fidèles Mangemorts, je vous ai réunis ici aujourd'hui car l'heure est grave.

Venant de la bouche de leur Maître qu'ils connaissaient comme n'avoir jamais peur de rien, les Mangemorts craignirent le pire en attendant la suite de son discours.

-Hier soir, j'ai eu connaissance d'un décret qui, après avoir été approuvé par toute une assemblée de stupides bureaucrates, devrait passer au Ministère d'ici une ou deux semaines. Le contenu de ce décret m'a été rapporté par Andradius Fibroz, ici présent, et je vais vous lire ce qu'il dit.

Aussitôt, Voldemort sortit de sa robe un parchemin qu'il déplia, avant de le poser sur le pupitre.

PAR ORDRE DU DEPARTEMENT DE LA JUSTICE MAGIQUE

Toutes les organisations, groupes ou personnes

décidant de s'en prendre verbalement ou

physiquement à autrui juste pour

des principes de valeur du sang se

verra immédiatement poursuivi, et des

sanctions à leur encontre seront prises

dans les plus brefs délais.

Les mesures ci-dessus sont prises conformément

au décret numéro quarante-neuf.

Signé : Stuart, Prewett, sous-responsable de la cour Magique.

Une fois qu'il eut fini de lire le décret, des murmures se firent entendre dans la salle pendant quelques secondes.

-Je pense qu'il est inutile que je vous explique pourquoi ce décret m'a, en quelque-sorte, mit la puce à l'oreille. Si c'est le seul moyen que le Ministère a trouver pour essayer de nous nuire et de nous faire peur, alors autant dire qu'ils se trompent encore, fit Voldemort.

-Que voulez-vous que nous fassions, Maître ? Demanda Dolohov qui, tous comme les autres premiers Mangemorts, se trouvait au premier rang.

-Je propose que vous rendiez visite à ce Stuart Prewett, afin qu'il reçoive la punition qu'il mérite pour avoir proposé un tel décret. Cependant, je vous demanderais de faire attention car les Prewett sont une famille de puissants Sorciers et, si ils n'étaient pas des traîtres à leur Sang, ils auraient fait d'excellents Mangemorts.

-À qui souhaitez-vous confier cette mission, Maître ? Interrogea Nott.

-Je dois dire que je n'y avais pas encore réfléchis. Te portes-tu volontaire ?

-Oui, Maître, je ferais tout pour vous servir, répondit Nott.

-Dans ce cas la, libre à toi de choisir ceux qui t'accompagnerons, décida Voldemort.

Ravi de cette opportunité, Nott se leva de son banc puis, il monta sur l'estrade pour fixer ses camarades avec fierté.

-Si vous me le permettez, Maître, je choisirais donc Crabbe, Goyle, Ranhei et, puisqu'il a joué un rôle important dans cette histoire, je rajouterais également Fibroz, décida Nott. Est-ce suffisant, Maître ?

-Oui, ça devrait faire l'affaire. Je te fais confiance Nott car, en te laissant le choix de ceux qui t'accompagnerons, je te confie également le commandement de cette mission, déclara Voldemort.

-Nous ne vous décevrons pas, Maître, vous avez notre parole, promit Nott en s'inclinant légèrement pour faire une révérence.

-Très bien, dans ce cas, vous agirez dés ce soir, à la tombée de la nuit. Je vous préviens, messieurs : vu l'importance de cette mission, je ne tolérerais pas d'échec de votre part, j'espère avoir été assez clair la-dessus.

– – – – – – – – – –

Le soir, comme prévu, les cinq Mangemorts se retrouvèrent donc dans une petite clairière entourée d'arbres touffus et, une fois qu'ils furent prêts, ils se dirigèrent sur un petit sentier, traversèrent une petite forêt puis, ils arrivèrent en haut d'une colline vallonnée.

En bas, face à eux se trouvait un champ de maïs qui donnait sur une grande maison en forme de « L » aux toits couverts de tuiles rouges. Elle était composée de deux étages et, au rez-de-chaussée, ils virent de la lumière émaner d'une grande baie vitrée, ainsi que d'autres fenêtres situées à côté. Ils parvinrent aussi à voir des ombres passer devant les ouvertures, ainsi que trois enfants qui se couraient après dans le jardin, à l'opposé du champ.

Nott se tourna alors vers les quatre autres Mangemorts puis, il leur fit signe de se baisser, afin de ne pas être aperçus.

-Voilà ce qu'on va faire : Crabbe et Goyle, restez derrière pour nous couvrir en cas de problème. Fibroz, tu prends le flan gauche, toi Ranhei à droite. Moi, je serais devant en éclaireur, et je vous ferais signe quand je serais sûr que vous pourrez me rejoindre. Restez couverts, il ne faudrait pas tout gâcher en étant aperçus, pigé ? Ordonna Nott.

Les Mangemorts lui répondirent alors d'un signe de tête puis, après avoir revêtit leurs cagoules, ils se mirent en formation et descendirent silencieusement la colline.

Arrivés à la lisière du champ, ils se fondirent dans les rangées de maïs et continuèrent leur chemin, tout en brandissant leurs baguettes droit devant eux, d'un geste préventif.

Lorsque Nott arriva face à quelques mètres de la barrière qui clôturait le champ et les séparait de la maison, il s'arrêta, fit signe d'un geste de la main à ses collègues de s'arrêter puis, il s'approcha de quelques mètres supplémentaires pour regarder discrètement par la baie vitrée.

Il vit alors un homme qui lui tournait le dos, une femme assise à une table, en train de discuter et, au loin, il entendit les enfants jouer ce qui ressemblait à une partie de cache-cache.

Voyant ça, Nott fit demi-tour puis, il fit signe à ces hommes de le rejoindre.

-D'après ce que j'ai pu voir, ils ne sont que deux, sans compter les gamins qui devraient pas nous poser de problèmes. Vu la taille de la maison et comment elle est construite, inutile de les encercler, on va les prendre directement de face, décida Nott.

Les Mangemorts s'éloignèrent alors légèrement, ils chevauchèrent silencieusement la barrière et se collèrent au mur qui faisait face à eux, afin de le longer discrètement.

-Vous êtes prêts ? Murmura Nott, une fois arrivés à quelques mètres de la baie vitrée.

-Ouais, chef, que la fête commence, répondit la voix de Crabbe.

Nott lui confirma alors d'un signe de tête puis, il leva sa baguette et la fendit en l'air.

Aussitôt, après une détonation stridente, la baie vitrée vola en éclats, et le gazon fut bientôt couvert de bouts de verre.

Les Mangemorts en profitèrent alors pour courir vers l'ouverture qu'ils venaient de créer, et ils arrivèrent alors dans un petit salon au mobilier ancien, composé de quelques fauteuils en tissu, d'une table sur laquelle était entreposés des mets divers, et de quelques vieux meubles.

Face à eux, totalement surpris par cette intrusion se trouvaient un homme qui avait de longs cheveux roux, et une épaisse moustache dont les bords tombaient sur son menton, lui donnant ainsi un air de guerrier gaulois, ainsi qu'une petite femme replète, aux cheveux touffus, et au visage légèrement boudiné. Les deux pointaient leurs baguettes droit devant eux, et ils n'avaient pas l'air effrayés par ceux qui venaient de s'introduire chez eux.

-Baissez vos baguettes, bande de vermines ! Vous ne voulez quand même pas nous affronter ? Demanda Nott, une pointe de défi dans la voix.

-Qui êtes-vous ? Répondit la femme d'une voix calme mais assez séche.

-Qui nous sommes ? Vous ne lisez donc jamais le journal ou quoi ?! S'étonna Goyle.

-Vous êtes ces fameux Mages Noirs, c'est ça ?! Qu'est ce que vous venez faire chez nous, hein ?! Interrogea l'homme qui avait une voix profonde et gutturale.

-Voyons, Stuart, tu n'as pas une petite idée par hasard ? C'est pourtant toi qui a écrit ce stupide décret qui fait fureur au Ministère, non ? Répliqua Fibroz.

-Ouais, et alors mon garçon ? C'est pour ça que toi et tes petits copains vous êtes la ce soir ? Pour essayer de faire justice en vous cachant le visage dans d'immondes cagoules, c'est ça ?

Avant que Fibroz n'ai le temps de répondre, une porte s'ouvrit derrière les deux Prewett, et trois enfants apparurent, les vêtements couverts de terre et les joues rouges à force d'avoir couru.

Il y avait deux garçons qui semblaient avoir un ou deux ans d'écart, ainsi qu'une petite fille qui était probablement la benjamine du groupe, et les trois avaient la chevelure rousse, tous comme leurs parents.

-Papa, maman, Fab' il m'a dit que...

La petite fille s'interrompit en voyant les cinq étrangers qui faisaient face à elle, et elle frémit encore plus en voyant que tout le monde se menaçaient mutuellement avec sa baguette.

-Papa, c'est qui ? Demanda un des deux garçons.

-Gideon, emmène Molly et Fabian dans ta chambre et ne sortez pas tant que je ne vous l'ai pas dit, d'accord ? Ordonna la femme.

-Mais maman, je...

-Exécution ! Coupa la femme d'un ton sans réplique.

Aussitôt, le garçon attrapa le bras de son frère et de sa sœur puis, ils disparurent par une autre porte.

-Quelle magnifique progéniture ! Dommage de savoir qu'ils vont perdre leurs parents si rapidement, remarqua Nott en souriant dans sa cagoule.

-Serait-ce une menace ? Si vous croyiez nous impressionner jeunes gens, vous vous trompez complétement, répondit la femme.

-Ah ouais ? Vous pensez vraiment avoir une chance face à nous ? S'étonna Crabbe.

-Je ne comprends pas pourquoi vous vous en prendriez à nous. Nous sommes ce que vous qualifiez de Sang-Pur après tout, il n'y a aucune raison pour avoir recours à la violence à ce que je sache, déclara Stuart.

-C'est vrai ouais, mais vous êtes des traîtres, surtout toi Stuart ! Le décret que tu as écris le prouve !

-Vraiment ? Et qu'est ce qui te prouves à toi que des p'tits copains, c'est pas des Sangs-Mêlés ou truc du genre, hein ? C'est tellement facile de mentir sur ses origines juste pour apporter son grain de sable à l'Histoire que je suis sûr que tu serais surpris de savoir qui ils sont vraiment ! S'exclama Stuart.

-N'essaye pas de nous laver le cerveau avec tes paroles puériles, Prewett, tu n'y arriveras pas, fit Ranhei.

-Dans ce cas la, je crois que c'est plus la peine d'essayer de trouver un arrangement convenable, n'est-ce pas ? Demanda la femme.

-En effet, vous allez baisser vos baguettes et vous laisser faire car sinon, votre mort ne sera qu'une suite de douleurs et de souffrances inimaginables, ordonna Nott.

-Ah ça mon garçon, certainement pas ! Si vous croyez qu'on va se laisser faire, vous vous trompez une fois de plus ! Répliqua Stuart.

-Allons, inutile de jouer les têtes brûlées, Prewett, vous n'avez vraiment aucune chance... Expe...

-Protego ! Coupa la femme.

Aussitôt, le Sortilège lancé par Nott alla s'écraser sur un bouclier qui se forma face aux deux Sorciers.

-Pas mal, je dois dire que t'as l'air plutôt rapide. C'est vraiment dommage de devoir en arriver la, remarqua Nott.

-Et encore, tu ne sais pas de quoi nous sommes capables mon mari et moi, fit la femme.

-Vraiment ? Alors allez-y, surprenez-nous !

-Non, à vous l'honneur...

En guise de réponse, Nott agita sa baguette et fit jaillir un ruban de feu qu'il lança en direction des Prewett mais, avant qu'il ne les atteigne, Stuart le fit disparaître d'un geste de la main.

Cela marqua le début du combat et, bientôt, des rayons de toutes les couleurs jaillirent des baguettes des cinq Mangemorts, mais les deux membres de la famille Prewett parvinrent à les esquiver, et ripostèrent à leur tour.

Le duel fut alors acharné, et les Mangemorts furent plus que surpris de voir à quel point leurs adversaires se défendaient bien, comme leur Maître leur avait prédit. Ils se retrouvèrent alors rapidement en position difficile, car la fureur et la rage qu'éprouvaient les Prewett à l'instant présent faisait d'eux des combattants plus que redoutables.

Bientôt, le salon ressembla a un champ de bataille, car les rayons déviés par les Prewett allaient s'écraser un peu partout autour d'eux et ainsi, des énormes trous se creusèrent dans les murs, les meubles volèrent en éclats et une partie du plafond commençait à s'affaisser dangereusement.

Sous l'effet et la puissance des Sortilèges qu'ils essayaient d'esquiver, les Mangemorts sentirent rapidement la fatigue arriver et, lorsque qu'un rayon bleu atteignit Goyle en pleine poitrine, celui-ci s'effondra par terre, inconscient.

Désormais à quatre contre deux, les Mangemorts eurent encore plus de mal à prendre le dessus. C'était comme si les Sortilèges et les Maléfices qu'ils avaient apprit par leur Maître n'avait aucun effet sur les Prewett, car ils arrivaient à les contrer et à les esquiver avec une facilité déconcertante.

Tout en essayant de se défendre tant bien que mal, Nott jeta un regard rapide à ces hommes.

Il aperçut alors Crabbe qui, caché derrière un fauteuil, essayait de riposter aux Sorts tandis que non loin de lui, abrités par la table qu'ils avaient renversés pour s'en servir comme protection, Ranhei et Fibroz continuaient d'arroser les deux Sorciers d'une multitude de rayons et d'incantations en tous genres.

Les Prewett, eux, n'avaient pas bougés, et ils étaient toujours debout, le visage concentré, les traits tirés, et leur baguettes pointées droit devant eux, imperturbables.

Alors qu'un rayon rasa la tête de Nott, lui entaillant la joue au passage, le Mangemort courut vers la table, et se laissa tomber auprès de ces deux camarades.

-VOUS DEUX, COUVREZ-MOI PENDANT QUE JE MET CET IMBECILE EN SURÊTÉ ! Ordonna t'il.

Toujours occupés à contrer les attaques de leurs adversaires, les deux Mangemorts lui répondirent alors d'un rapide signe de tête, et Nott dirigea alors sa baguette vers le corps de Goyle.

-Locomotor Corpus !

Aussitôt, le corps du Mangemort lévita de quelques centimètres puis, Nott le fit flotter jusqu'à lui, avant de le laisser tomber délicatement sur le sol.

-Allez, un peu de courage jeunes gens ! Affrontez nous en face plutôt que de vous cacher ! Lança Stuart en évitant un rayon rouge.

N'aimant pas être provoqué de la sorte, Ranhei respira alors une grande bouffée puis, d'un coup, il se leva et, tout en poussant un cri de rage, il fit pleuvoir les rayons autour des deux Prewett.

Voyant ça, Stuart se concentra alors sur le Mangemort, et commença alors un duel acharné entre les deux hommes.

La femme voulut alors venir en aide à son mari, mais le Sortilège qu'elle contra en essayant de s'approcher de lui l'en dissuada rapidement.

-Alors, c'est tout ce que tu sais faire ?! S'étonna Stuart en évitant un Sortilège.

-Oh que non, mon vieux, t'as pas tout vu encore ! Répondit Ranhei en essayant de ne pas laisser transparaître sa fatigue.

D'un geste de baguette, le Mangemort fit alors apparaître ce qui ressemblaient à deux flèches avec la gueule ouverte d'un serpent en guise de pointe puis, il fendit le bras en l'air, et elles se dirigèrent à toute vitesse vers Stuart.

Ne s'attendant pas à ça, ce dernier réussit à esquiver la première d'un pas sur le côté, mais la seconde lui transperça l'épaule, aspergeant les murs d'une trainée de sang.

Sous le coup de la douleur, Stuart ne put s'empêcher de crier en se tordant le ventre et, alors que le Mangemort allait lui porter le coup de grâce, il se ressaisis, et lui envoya un Sortilège qui le percuta de plein fouet.

Ranhei tomba alors à la renverse, et sa baguette glissa alors sous un meuble, quelques mètres plus loin.

Voyant Stuart qui se tenait son épaule tâchée de sang, Ranhei en profita pour analyser rapidement la situation, le temps de reprendre ses esprits.

Il était à présent désarmé, avait presque réussi à neutraliser un adversaire, et ils se battaient à présent à quatre contre deux, sans pour autant dominer la situation.

Ranhei se releva et, voyant Stuart diriger sa baguette vers lui, il sauta sur le côté pour éviter de justesse des fines cordelettes enflammées qui allèrent s'enrouler autour d'une chaise, juste derrière lui.

Le Mangemort sentit alors quelque chose rouler sous son pied et, lorsqu'il regarda de quoi il s'agissait, il vit la baguette de Goyle qu'il s'empressa de ramasser, et le duel entre les deux hommes reprit.

Étant donné qu'il n'avait pas sa propre arme en main, Ranhei se fit rapidement dominé par son adversaire, car il n'arrivait pas à utiliser correctement les incantations dont il avait l'habitude.

Pendant ce temps la, la femme résistait aux attaques des autres Mangemorts et, voyant que son mari saignait abondamment de l'épaule, elle voulut lui venir en aide mais une fois de plus, elle fut stoppée par ses adversaires qui profitèrent de la blessure de l'homme pour sortir de leurs cachettes, afin de s'occuper d'elle.

-T'occupes pas de moi, Rose, t'as déjà assez à faire comme ça ! Ordonna Stuart en évitant un rayon bleu qui brisa une fenêtre derrière lui.

-Mais tu...

Mais la femme ne put finir sa phrase car soudainement, elle se sentit comme propulsée, et elle allât alors lourdement s'écraser contre une commode.

-ROSE !

Voyant sa femme inconsciente, un flot de rage s'empara de Stuart et, malgré son épaule qui, en plus de le faire souffrir, commençait à peser énormément lourd, il affronta alors les quatre Mangemorts avec une férocité hors du commun.

-BANDE DE SALAUDS ! VOUS PENSEZ VRAIMENT QUE VOUS ALLEZ M'AVOIR, HEIN ?! CE N'EST PAS PARCE QUE JE SUIS SEUL CONTRE VOUS QUE VOUS AVEZ VOTRE CHANCE ! Rugit Stuart en esquivant un Maléfice que Ranhei venait de lui lancer.

Le Sorcier fit alors tourner sa baguette en l'air et, aussitôt, les chaises qui se trouvaient autour d'eux se mirent à léviter, tout en s'entrechoquant et, avant que les Mangemorts ne puissent faire quoi que ce soit, Stuart les envoya se fracasser violemment contre eux.

Sous le choc, Fibroz et Nott tombèrent à la renverse et, alors que Crabbe et Ranhei allaient riposter, Stuart ne leur en laissa pas l'occasion. Il brandit sa baguette et, après l'avoir agitée de droite à gauche pendant quelques secondes, des flammes bleues en jaillirent. Tout en fixant ses adversaires, il s'approcha alors de sa femme et, d'un geste protecteur, il se mit devant elle, tout en faisant tournoyer devant lui les flammèches qui éclairaient les murs d'un faible halo bleuté.

-Je vous jure que si vous faîtes un pas de plus, je vous fait brûler vif ici-même, c'est clair ? Prévint l'homme.

-Comme c'est mignon ! Qu'est-ce que tu ferais pas de stupide pour protéger ta dulcinée, Prewett ! Remarqua la voix nasale de Fibroz.

En guise de réponse, les flammes produites par la baguette de Stuart se dirigèrent alors à toute vitesse vers le Mangemort qui eut juste le temps d'effectuer une roulade précipitée sur le côté pour les éviter, perdant au passage quelques cheveux qui se consumèrent aussitôt.

Nott regarda alors Prewett, et l'expression qu'il lut dans ces yeux lui fit froid dans le dos. Malgré sa blessure, il avait toujours l'air autant déterminé à se battre coute que coute, et sa bouche était tordue en une expression de haine et de concentration intense.

Le Mangemort le fixa alors pendant encore de longues secondes puis, il regarda ses camarades. L'un d'eux était toujours inconscient par terre, un autre était blessé au visage et encore un autre avait une partie de sa robe déchirée au niveau du genou, laissant ainsi apercevoir un bout de sa jambe qui avait l'air abîmée également.

Voyant Stuart qui faisait danser les flammes bleues devant leurs yeux, d'un air menaçant, Nott respira alors un grand coup avant de prendre une décision.

Certes, ils étaient à présent à quatre contre un, mais ce dernier avait l'air tellement inquiétant et encore tellement plein de ressources qu'il était risqué de s'amuser à le provoquer, surtout maintenant qu'il devait protéger sa femme.

-On se replie, décida Nott.

-Pardon ? Demanda Ranhei à ses côtés.

-On dégage de la, c'est tout, répéta Nott.

-Mais le Maître va...

-Ne discute pas mes ordres ! Si je te dit qu'on s'en va, on le fait, point barre, pigé ?!

Ranhei regarda alors son chef puis, voyant qu'il n'avait pas le choix, il acquiesa.

-Le Maître va être furieux, tu prends de gros risques la ! Déclara-t-il.

-Des risques que j'assume pleinement alors arrête de me sermonner, imbécile !

Puis, Nott se tourna à nouveau vers Prewett qui affichait à présent un sourire victorieux.

-On se reverra, vieillard, tu peux en être certain. Et ce jour la, tu feras moins le malin quand nous ferons couler le sang de tes mioches sur les murs, fit Nott d'un ton menaçant.

-Alors le rendez-vous est prit, répondit Stuart, sans laisser transparaître le moindre signe de peur.

Nott tourna alors les talons puis, en passant devant le corps de Goyle, il s'arrêta.

-Vous deux, occupez-vous de lui, ordonna Nott d'un ton sans réplique, en s'adressant à Crabbe et Ranhei.

Aussitôt, les deux Mangemorts se baissèrent puis, ils soulevèrent le Mangemort qui semblait peser deux tonnes à cause du fait qu'il était inconscient et, une fois qu'ils furent prêts, ils quittèrent la pièce et transplanèrent une fois dehors.