Chapitre 13:
En cette nuit glaciale, alors que les étoiles brillaient dans un ciel sans nuages, Sylvestre Metayer se réveilla en sursaut car il avait entendu un bruit.
Il regarda à côté de lui et vit que Cathy, sa femme, était toujours couchée prés de lui, enroulée dans une épaisse ouverture.
Il resta alors assis sur le lit pendant quelques secondes pour reprendre ses esprits et, une fois qu'il fut convaincu qu'il s'agissait sûrement de son imagination, il se recoucha.
Quelques secondes plus tard, un autre bruit tira Sylvestre de son sommeil et ce coup-ci, il était persuadé de ne pas avoir halluciner, car il reconnut parfaitement le bruit d'une chaise que l'on poussait sur son parquet au rez-de-chaussée.
Il alluma alors silencieusement sa lampe de chevet puis, après avoir mit ses lunettes en écailles, il enfila ses chaussons qui étaient posés à côté du lit avant de quitter la chambre.
Dans le couloir, il se dirigea à pas de loups vers la chambre de Ben, son fils et, après avoir poussé légèrement la porte, il vit qu'il était toujours couché dans son lit, bercé par la lumière qui émanait de son globe terrestre qu'il adorait allumer pour s'endormir.
Rassuré mais inquiet malgré tout, Sylvestre referma la porte et s'approcha doucement de l'escalier pour tendre l'oreille. Il entendit alors comme un frottement sur le sol suivi de ce qui ressemblait à des sifflements réguliers.
À présent sûr que quelqu'un s'était infiltré chez lui, Sylvestre retourna dans chambre et, toujours sans réveiller sa femme, il s'empara d'une batte de baseball qui traînait dans son armoire avant de retourner dans le couloir.
Il respira alors un grand coup puis, muni de sa batte, il descendit l'escalier.
Arrivé au rez-de-chaussée, Sylvestre vit un faible halo de lumière émaner de sous la porte de son salon, ce qui confirma définitivement ses doutes : il y avait bel et bien un intrus chez lui.
Il réfléchit alors pendant quelques secondes pour essayer de trouver une solution, mais peu de choix s'offraient à lui.
Ou il pouvait appeler la police au risque que l'individu s'échappe de la maison avant leur arrivée, ou bien il pouvait essayer de le neutraliser afin d'être sûr qu'il soit bien et bien remis aux autorités, mais cela représentait un danger pour lui.
Avec de la chance, il s'agissait d'un jeune voyou qui débutait dans l'art du cambriolage et qui, en l'occurrence, était trop dégonflé pour avoir une arme sur lui. Mais il pouvait aussi s'agir d'un professionnel qui, habitué à ce genre de situation, pouvait avoir en sa possession une arme telle qu'un pistolet ou un couteau qu'il n'hésiterait pas à utiliser.
Enfin bref, cela faisait beaucoup de possibilités avec différents facteurs de risques et une chose était sûre, Sylvestre refusait de mettre sa femme et son fils en danger, peu importe ce que cela impliquait pour sa propre personne.
Après avoir longuement réfléchit, il décida de prendre son courage à deux mains. Il respira alors de grandes bouffées d'oxygène pour se redonner du courage et, tout en tenant sa batte, il entrouvrit la porte pour voir ce qui se passait à l'intérieur.
Il constata alors avec stupeur qu'un feu brûlait dans sa cheminée et les flammes qui vacillaient dans l'âtre laissaient entrevoir une silhouette immobile qui lui tournait le dos. La personne en question semblait porter ce qui ressemblait à une sorte de grande robe, ainsi qu'une capuche pour lui recouvrir le crâne.
Sylvestre poussa la porte puis, il appuya sur l'interrupteur qui se trouvait sur un mur juste à côté et aussitôt, le lustre en fer forgé qui était fixé au plafond s'illumina, chassant la nuit dans cette ambiance lugubre.
-Qui êtes-vous ?! Dégagez de chez moi avant que j'appelle la police ! S'exclama Sylvestre en brandissant sa batte devant lui.
La silhouette ne réagit pas face à ses menaces et continua à tourner le dos à l'homme.
-Je vous préviens, je n'hésiterais pas à...
Mais Sylvestre ne put finir sa phrase car soudainement, la silhouette se retourna pour lui faire face, et il ne put s'empêcher de reculer d'horreur face à ce qu'il voyait.
Devant lui se trouvait un homme au visage livide, et aux yeux injectés de sang. Il portait bel et bien une robe noire, mais il tenait dans ses mains blanches et cireuses quelque-chose qui ressemblait à un bout de bois, mais qui avait l'air beaucoup plus menaçant que ça. Lorsqu'il ôta sa capuche, il découvrit des cheveux d'un noir de jais, et un rictus inquiétant se dessinait sur ses fines lèvres. Il se dégageait de cet homme une aura malfaisante, et Sylvestre ne put s'empêcher de constater qu'il avait affaire à quelqu'un de dangereux. Sa batte de baseball serait sûrement inutile face à quelqu'un comme lui, même si sa silhouette n'avait rien d'impressionnant face à celle que lui-même s'était forgé durant toutes ses années en travaillant sur des chantiers navals.
-Bonjour, Mr Metayer, fit l'homme d'une voix froide.
-Je...qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Répondit Sylvestre en essayant de ne pas avoir l'air inquiet.
-Je crois que nous serions plus à l'aise pour discuter si nous nous asseyons, vous ne croyez pas ? Proposa l'homme, comme si il était chez lui.
-Non mais pour qui vous vous prenez ?! Je...
Subitement, une curieuse sensation s'empara du corps de Sylvestre, et il sentit ses mains lâcher sa batte et ses pieds bouger, sans que ça soit lui qui en décide ainsi. Il essaya alors de résister mais quelques secondes après, il se retrouva assit dans un fauteuil, sans comprendre comment il était arrivé jusque la.
-Voilà qui est mieux ainsi, déclara l'homme en s'asseyant face à lui.
Sylvestre le fixa alors droit dans les yeux et, en voyant qu'il n'avait pas l'air de plaisanter, un frisson parcouru son échine.
-Qui êtes-vous ? Répéta-t-il.
-Je doute que vous ayez déjà entendu parler de moi, Mr Metayer. Mon nom est Lord Voldemort mais, dans votre monde de Moldus, vous ne connaissez certainement pas mon existence. Je ne pense pas que cette réponse vous soit d'une grand utilité, répondit l'homme d'une voix glaciale.
-Dans ce cas la, dîtes moi ce que vous faîtes ici ? Insista Sylvestre, sans souligner le fait qu'il ignorait la signification du mot « Moldu ».
-Ce que je fait ici est simple. Je n'ai rien contre vous en particulier, Mr Metayer, même si j'éprouve toujours de la haine envers les gens de votre espèce. Je m'en prend à vous ce soir, mais cela aurait pu tomber sur n'importe quelle autre personne de votre Monde.
-Comment ça de mon Monde ? Vous voulez dire que vous venez d'une autre planète c'est ça ?
-Oh que non, je viens d'un endroit beaucoup plus proche que ce que vous vous imaginez, Mr Metayer. En fait, si je suis venu ici ce soir, c'est simplement dans le but... de vous tuer.
Suite à ses paroles directes, le cœur de Sylvestre s'emballa.
-Me tuer ? Pourquoi moi ? Qu'ai-je donc fait pour mériter ça, hein ?
-Je vous l'ai déjà dit : je n'ai rien à vous reprocher, Mr Metayer et je n'ai aucune raisons pour agir de la sorte avec vous, répéta Voldemort.
-Mais dans ce cas, pourquoi ?!
-Pourquoi ?! Mais car j'en ai besoin, Mr Metayer ! J'ai passé une semaine tellement horrible que j'ai besoin de me défouler sur quelqu'un d'innocent comme vous ! Vous comprenez ? C'est un peu... une nécessité pour moi. Je doute que vous puissiez comprendre cette envie, ou plutôt cette pulsion mais c'est quelque-chose dont j'ai vraiment besoin. Certes j'aurais facilement pu m'en prendre à quelqu'un de mon propre Monde mais c'est tellement plus... plaisant de s'en prendre à quelqu'un comme vous que j'ai rapidement fait mon choix.
-Vous êtes un grand malade ! Vous en prendre à un innocent, c'est tout simplement honteux ! Vous ne vous en sortirez pas comme ça, croyez-moi ! Rugit Sylvestre en débattant.
-L'important n'est pas de savoir comment je vais m'en sortir, Mr Metayer. L'important c'est que, lorsque je sortirais d'ici, je serais enfin libéré de toute cette colère et de toute cette humiliationque j'ai subi dernièrement, voilà tout. Ce que vous pensez m'importe peu puisque pour moi, vous êtes déjà mort.
-Dans ce cas la, pourquoi me dîtes vous tout ça ? Pourquoi ne pas en finir maintenant, espèce de dingue ?!
-Car je voulais que vous sachiez précisément pourquoi j'allais vous tuer, Mr Metayer. Étant donné le bien que cela va me provoquer de vous tuer, je vous devais bien ça.
Soudainement, un sifflement se fit entendre à gauche de Sylvestre et, lorsque ce dernier tourna la tête, il ne put s'empêcher de pousser un cri d'horreur.
Sur le sol, un énorme serpent qui se tortillait dans tous les sens venait de franchir la porte et, en voyant Sylvestre, il ouvrit sa gueule en grand et fit apparaître sa longue langue en sifflant d'un air menaçant.
Puis, le reptile s'approcha de Lord Voldemort et s'enroula autour de ses jambes tout en poussant d'horribles sifflements continus. Le plus surprenant pour Sylvestre fut de voir la tête que faisait l'homme, car il semblait comprendre parfaitement ce que lui disait le serpent puis, tout d'un coup, lui aussi se mit à susurrer d'inaudibles bruits semblables à ceux du reptile.
-Merci, Nagini, dit Voldemort au bout de quelques secondes.
Puis, après avoir regardé le serpent s'éloigner dans une pièce voisine, Voldemort se tourna vers Sylvestre, sans se soucier de l'air ébahi qui s'affichait sur son visage.
-À en croire les dires de Nagini, il se trouve que votre femme et votre fils sont cachés derrière la porte, déclara-t-il.
-Quoi ? Vous allez me dire que vous parlez aux serpents aussi, c'est ça hein ? Répliqua Sylvestre.
En guise de réponse, Voldemort le fixa puis, il agita le bout de bois qui se trouvait dans sa main sans le lâcher des yeux.
Aussitôt, la porte s'ouvrit en grand et, comme si des fils invisibles les agitaient telles des marionnettes, Cathy et Ben apparurent, les bras tendus devant eux comme des somnambules, et le visage apeuré.
Cathy était vêtue d'une robe de chambre, et ses cheveux décoiffés prouvaient bel et bien qu'elle avait été tirée du lit en sursaut, tandis que Ben portait un pyjama à l'effigie de son dessin animé et tenait dans ses mains son nounours préféré.
En les voyant arriver, Sylvestre essaya de se débattre mais à la place, des larmes de rage coulèrent sur ses joues tandis que Voldemort les fit s'asseoir sur deux chaises à côté de lui.
Sylvestre aurait voulu les prendre dans les bras pour les rassurer, leur dire que tout allait rapidement s'arranger mais ce sentiment d'impuissance qu'il ressentait l'énervait plus qu'autre chose.
-Bonsoir Mrs Metayer, bonsoir jeune homme. Ravi de faire enfin votre connaissance, fit Voldemort d'un ton poli et courtois.
-Qui... qui êtes-vous ? Demanda Cathy au bord des larmes.
-Ne lui parle pas, chérie, ce type est un grand malade, dit Sylvestre.
-Voyons, Mr Metayer, vous allez vraiment finir par me vexer vous savez ?
Voldemort se tourna alors vers Cathy qui commençait à avoir les joues imbibés de larmes.
-Avant que vous arriviez, j'étais en train de dire à votre mari que j'allais l'assassiner ici ce soir, et vous aussi par la même occasion, raconta Voldemort.
-Laissez-les tranquilles, s'il-vous-plait. Prenez ce que vous voulez, tuez moi même si il le faut mais je vous en supplie, ne leur faîtes rien ! Implora Sylvestre.
-Mr Metayer, je crois que vous n'avez pas bien compris ce que je viens faire ici ce soir, répondit Voldemort. Ce qui me manque, ce n'est pas un bien... matériel. J'aurais pu dévaliser tout votre salon durant votre sommeil sans que vous vous en aperceviez mais cela ne m'aurait servit à rien. Votre argent aussi, il ne représente strictement rien pour moi. Je ne pense pas que vous, Moldus, vous puissiez comprendre exactement quel genre de pulsion je dois assouvir, je me trompe ?
-Tout ce que je remarque chez vous, c'est...
Sylvestre finit sa phrase mais il se rendit rapidement compte qu'aucun son sortait de sa gorge. Il essaya d'insister en haussant la voix mais sans succès. Il regarda alors son fils, et constata qu'il serrait très fort son nounours, comme si il s'en servait comme bouclier. En voyant la lueur d'innocence qui brillait dans ses yeux, il ne put défaire le nœud qui était en train de se former dans son estomac.
-Bon, je crois qu'il est enfin temps de passer aux choses sérieuses, n'est-ce pas ? Je ne voudrais pas paraître désobligeant en vous brusquant de la sorte mais je crois que plus vite ça sera passé, plus vite je serais soulagé alors finissons-en, décida Voldemort.
Il se leva alors de sa chaise puis, il s'approcha de Ben et se pencha pour être à sa hauteur. Il lui arracha alors doucement sa peluche des mains et le regarda pendant quelques secondes en fronçant les sourcils.
-Tu sais mon petit, des fois, j'aimerais être comme toi : être un enfant et me servir de ce...nounours en pensant qu'il est le seul remède à tous mes soucis. Si seulement la vie d'adulte pouvait être aussi simple, je ne serais pas obligé d'en arriver la aujourd'hui, crois-moi, déclara Voldemort.
Il lui rendit alors sa peluche puis, il lui ébouriffa les cheveux, ce qui fit pleurer Ben à cause de la froideur de ces doigts.
Il se tourna alors Sylvestre et la dernière chose que vit ce dernier avant de mourir, ce fut une puissante lumière verte se diriger droit vers lui, suivi des cris d'horreurs poussés par sa femme...
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Le lendemain, la presse Moldue parlait d'un accident inexplicable survenue chez la famille Metayer.
À en croire les dires de la police locale, la famille au complet avait été tuée, mais le plus surprenant fut les conclusions de l'enquête : la serrure n'avait pas été forcée, aucune traces de lutte n'avaient été remarquées dans la maison et enfin, ils n'avait été ni empoisonnés, ni poignardés, ni tués avec une arme à feu, ni morts par strangulation enfin bref, c'était comme si rien ni personne ne leur avait fait mal.
Rapidement mis au courant de ce triple homicide, le Ministère de la Magie décida aussitôt d'enquêter sur cette affaire.
Dés le jour même, trois hommes se présentèrent dans le quartier des Metayer.
Plusieurs voitures de police étaient stationnées devant le domicile qui était délimités par de grands rubans jaune, et plusieurs personnes en costume faisaient l'aller-retour entre la maison et leurs véhicules, tout en notant des choses sur un carnet.
Les trois hommes s'approchèrent de la barrière de sécurité et aussitôt, un policier en uniforme s'approcha d'eux en de grandes enjambées.
-Circulez messieurs, c'est une scène de crime et vous n'avez strictement rien à faire ici, ordonna le policier.
Aussitôt, l'un des trois hommes brandit un insigne devant le policier.
-Calmez-vous, jeune homme, nous sommes de la maison. Je suis l'inspecteur Barrett et eux, ce sont les officiers Snapple et Gilbert, déclara l'Auror.
-Vous êtes du coin ? Demanda le policier.
-Nous appartenons à un département de Scotland Yards, et notre supérieur nous a demandé de venir jeter un coup d'œil ici, mentit Snapple.
-Très bien, allez-y alors.
Le policier leva alors le ruban d'une main, et les trois Aurors passèrent en dessous.
Pour l'occasion et surtout, pour essayer de passer inaperçus parmi la foule de représentants de l'ordre qui étaient déjà sur les lieux, les trois Sorciers avaient troqués leurs robes contre des costumes noires.
Ainsi, ils remontèrent la petite allée qui menait à la maison et, après s'être présentés à nouveau devant la porte d'entrée, ils pénétrèrent à l'intérieur.
Après s'être essuyés les pieds dans une petite entrée et avoir enfilé des chaussons spéciaux pour ne pas laisser de traces qui pourraient nuire à l'enquête, ils arrivèrent dans le salon.
Dans celui-ci, trois corps étendus sur le sol étaient recouverts de draps blancs et une femme était occupée à prendre des photos de la pièce tandis que deux autres hommes inspectaient les fenêtres pour essayer d'y déceler des traces.
En les voyant arriver, l'un d'eux, un homme au crâne dégarni et aux sourcils broussailleux, se retourna pour les fixer puis, il ôta les gants en latex qui lui recouvraient les mains.
-S'il-vous-plait vous deux, laissez-nous seuls deux minutes le temps que je leur récapitule toute l'affaire, dit-il en posant une main sur l'épaule de son collègue.
Aussitôt, ce dernier lui répondit d'un bref signe de tête puis, accompagné de la photographe, ils sortirent de la pièce.
-Salut, Fallins ! On dirait que le costume de Moldu te va à merveille, lança Snapple en s'adressant à l'homme.
-Toujours le mot pour plaisanter à ce que je vois, Burt, répliqua Fallins.
-Le Chef nous a dit qu'on te trouverait ici, qu'est-ce que tu peux nous dire sur ce qu'il s'est passé ? Demanda Barrett.
-Rien de bien nouveau, vous savez déjà tout. Aucune traces visibles, du moins avec le matériel Moldu. Je n'ai pas encore eu l'occasion de vérifier avec ma baguette pour voir si on pouvait déceler des traces de Magie mais je vais vous laisser le faire à ma place. Ensuite aucune des victimes ne porte des traces de violence mais je pense que vous pourrez faire un examen plus approfondi à ce sujet pour déceler la cause du décès, voilà ce que j'ai à vous dire pour l'instant, raconta Fallins.
-Ok, à nous de jouer maintenant. Gilbert, va faire le guet devant la porte s'il-te-plait. Empêche quiconque de rentrer car on va avoir besoin de nos baguettes, ordonna Snapple.
L'un des Aurors, un jeune homme à l'allure athlétique et au visage déterminé lui répondit alors d'un signe de tête puis, il quitta la pièce, avant de fermer la porte.
Aussitôt, Barrett sortit sa baguette puis, après avoir jeté un Sort sur les fenêtres pour ne pas qu'on puisse le voir de l'extérieur, il s'approcha du premier corps et tira le drap pour apercevoir le visage de la première victime.
Il s'agissait du père de famille, Sylvestre, et son visage était froid comme de la glace et rigide comme une statue. Quant à ses yeux, ils étaient vides de toutes expressions, et une expression de tristesse se lisait sur sa bouche.
Habitué à ce genre de situation, Barrett ne cilla pas en voyant la mort qui s'affichait sur ses traits et, après avoir rapidement inspecté son visage , il lui enleva complétement le drap.
L'homme portait un pyjama à rayures, et l'Auror lui déboutonna le haut pour écouter son cœur. Après ça, il posa sa baguette sous son menton et murmura une incantation qui fit vibrer sa gorge.
-Alors, t'en penses quoi ? Demanda Fallins en observant l'Auror avec intérêt.
-Son organisme a réagit comme je m'y attendais, il y a des traces de magie dans son sang, répondit Barrett.
-Sortilège de la Mort ou empoisonnement ? Insista Snapple.
Barrett posa alors ses mains sur l'abdomen glacé de l'homme puis, il appuya dessus. Il fit de même ensuite avec son ventre puis enfin, il regarda ses mains et ses ongles.
-Aucune traces ou symptômes de Poisons. Je mettrais ma main à couper que c'est un Sortilège de la Mort qui l'a touché, conclut-il.
-Mais les Metayer étaient des simples Moldus. Comment quelque-chose comme ça aurait pu leur arriver ? S'étonna Fallins.
-J'aurais adoré te répondre, Jim, crois-moi. Tout ce que je peut te dire, c'est qu'on a un Sorcier en liberté qui a tué ses personnes, et je vois pas qu'est ce qui pourrait l'empêcher de recommencer, répondit Barrett.
-Il faudrait regarder au Ministère si on peut pas retrouver qui a lancé ce Sortilège, proposa Snapple.
-Ouais mais à mon avis, celui ou celle qui a fait ça a du brouiller ses pistes, car je doute fortement qu'il s'agisse d'un débutant.
-Qu'est ce qui te fait dire ça ?
-En faisant ça, le type qui a lancé ce Sortilège devait bien se douter des conséquences que cela pourrait engendrer, donc je pense qu'il a du protéger la maison avec des puissantes Charmes de Brouillage pour éviter qu'on le retrouve, déclara Barrett.
Son collègue acquiesça d'un signe de tête puis, après que les deux Aurors aient examiné les autres corps, ils confirmèrent la théorie du triple homicide par Sortilèges de la Mort.
-Bon, il faut qu'on rentre au Ministère pour faire un rapport au Chef. Fallins, tu fais quoi, tu restes ici ? Demanda Snapple.
-Ouais, mais je vais pas tarder. Il faut que je modifie la mémoire des autres policier pour qu'ils oublient ma venue, répondit Fallins.
-D'accord, j'attends ton rapport sur mon bureau demain matin. Ne me force pas à venir le chercher moi-même à ton Département, car tu sais que je n'aime pas faire le tour du Ministère juste pour ça, pigé ? Ordonna Barrett.
-Pas de problème patron, tu peux compter sur moi, promit Fallins.
Les deux Aurors saluèrent l'homme puis, ils quittèrent la pièce. Après avoir rejoint leur troisième collègue qui faisait toujours le guet, ils quittèrent les lieux, conscients du travail qu'allait leur coûter une telle affaire...
