Voldemort regarda arriver les trois Mangemorts sans réagir et, lorsque Dolohov arrivera vers lui, essoufflé, il l'écouta sans montrer la moindre expression.
-Ils arrivent, Maître. Nous en avons compté une douzaine, peut-être quinze mais pas plus. Ils seront ici dans très peu de temps, déclara le Mangemort avant d'essayer de reprendre son souffle.
-D'accord, restez derrière moi mais ne dîtes rien, répondit Voldemort d'un ton sans réplique.
Les trois Mangemorts obéirent aussitôt et sortirent leurs baguettes qu'ils gardèrent à la main, prêt à s'en servir dés que leur Maître leur dirait.
Quelques secondes s'écoulèrent, puis des minutes et soudainement, des voix se firent entendre à l'extérieur.
-Les Steinius, faîtes le tour du bâtiment pour voir si il y a d'autres entrées. Les autres, tenez-vous prêts à entrer ! Ordonna la voix.
Il y eut des nouveaux bruits de pas autour de bâtiment puis, alors que la tension était à son comble et que les Mangemorts attendaient, tapis dans l'ombre, la voix retentit à nouveau.
-Rien ? Ok ! Carlson, Dawlish et Meadowes, restez-ici au cas où un de ces guignols essaye de prendre la fuite. Les autres, suivez-moi.
Le grincement de la porte d'entrée résonna alors dans la pièce et, quelques secondes après, une douzaine de silhouettes apparurent dans la pénombre.
Ils étaient tous habillés de la même robe-uniforme avec un « A » inscrit sur le torse, et celui qui se trouvait devant portait un brassard rouge autour du bras.
Lorsque les Aurors virent Voldemort et ses trois Mangemorts autour de lui, ils parurent d'abord surpris puis, voyant qu'il n'y avait qu'eux, ils furent ensuite légèrement rassurés.
-Bonsoir, Messieurs, je vois que nos informations se révélées être en partie justes, fit celui qui semblait être le chef.
Ce dernier fit ensuite un signe de la main et aussitôt, les autres Aurors se déployèrent autour de la pièce pour encercler les Mages Noirs.
Légèrement inquiets, les trois Mangemorts essayèrent de rester calmes, mais toutes les baguettes pointées dans leurs directions les effrayèrent légèrement.
-J'avoue que je m'attendais à trouver plus de monde, mais il faut savoir être patients, hein ? Ça serait trop facile de vous coincer tous d'un coup. Je suppose que tu es celui que l'on appelle... comment déjà ? Ah oui, Lord Voldemort n'est-ce pas ? Continua le chef.
-C'est exact oui. Et vous, vous êtes...
-Alastor Maugrey, sous-chef du Bureau des Aurors. Tu ne me présentes pas tes petits copains qui t'entourent ?
-Ce sont mes Mangemorts, il paraît que vous avez déjà entendu parler d'eux dernièrement, me trompe-je ? Répondit Voldemort avec un sourire.
-Non, c'est vrai, confirma Maugrey d'une voix rauque. J'en ai déjà envoyé un à Azkaban et mes hommes en ont éliminé quelques uns aussi. J'avoue que vous nous avez donné pas mal de fil à retordre ces derniers temps, mais finalement on est parvenus à nos fins.
-Après avoir perdu un de vos hommes, rappela Voldemort en souriant à nouveau.
Surpris par cette réponse, Maugrey se mordit les lèvres.
-Trenton ne méritait pas ça. C'était un Sorcier juste, et un père de famille comblé, finit-il par dire.
-Ceux qui osent se mettre sur notre chemin doivent assumer les conséquences de leurs actes. Mes hommes non plus ne méritaient pas de mourir, répliqua Voldemort.
-Tes hommes sont des pourritures, et toi aussi d'ailleurs ! Vous en prendre à des innocents est un acte cruel, et vous méritez qu'une chose : de cohabiter avec les Détraqueurs jusqu'à la fin de vos misérables vies, déclara Maugrey.
-Les traîtres à leur sang et les Sang-de-Bourbe à qui nous nous prenons méritent bien ce qui leur arrive. Ils souillent notre Monde par leur présence, et les éliminer est la seule solution pour pouvoir arriver à nous faire entendre, fit Voldemort d'une voix tranchante et glaciale.
-Garde ton baratin pour plus tard, tu veux ? Je suis venu ici pour te coffrer, pas pour t'entendre débiter toutes ses conneries ! S'exclama Maugrey d'un air dégouté.
-Pour ça, il faudrait que je me laisse faire et crois-moi, Maugrey, c'est pas vraiment mon genre de réagir comme ça.
-Essaye pas de jouer le héros, Jedusor ! Toi et tes trois copains, vous n'avez aucune chance contre mes hommes et moi ! Rugit l'Auror en tapant du pied.
-Dans ce cas la, permet-moi de rééquilibrer un peu la balance...
Sans lui laisser le temps de répondre, Voldemort poussa un bref sifflement aigu.
Aussitôt, les grilles qui se trouvaient en haut des escaliers s'ouvrirent, et plusieurs silhouettes apparurent derrière Voldemort, leurs baguettes pointées droits devant eux. Lorsqu'ils descendirent les marches et qu'ils se mirent au côté de leur Maître, les Aurors parurent légèrement déboussolés, surtout lorsqu'ils en aperçurent quatre autres qui venaient d'arriver de derrière Maugrey pour se poster devant le hall d'entrée.
En voyant toutes ses silhouettes qui semblaient les narguer derrières leurs cagoules, les Aurors décidèrent de retourner auprès de leur chef en guise de protection, conscient que c'était à présent eux qui étaient encerclés.
-Tiens tiens, je m'disais aussi que ça me paraissait bizarre de voir si peu de gens ! Je comprends mieux pourquoi maintenant, dit Maugrey.
-Plus on est de fous, plus on rit, n'est-ce pas ? Lança Voldemort en souriant.
-Ouais, si tu le dis ! Cependant, peut-être que vous êtes supérieurs en nombre mais cela ne va pas nous empêcher de vous arrêter donc je vais vous laisser le choix : vous rendre immédiatement, ou alors mourir, proposa Maugrey.
Le rire glacial de Voldemort résonna dans la pièce.
-Nous rendre ? Tu rêves, Maugrey ! Nous allons tous vous écraser un par un, bande de vermines ! C'est vous qui n'avez aucune chance contre nous ! Vous dites être plus intelligents et pourtant, vous êtes tombés dans notre piège comme de vulgaires débutants ! S'exclama Voldemort.
-Dans ces cas la, messieurs, prouvez-le nous, fit Maugrey avec un air de défi.
-Mais je vous en prie, à vous l'honneur...
Il y eut alors un silence pesant durant lequel les Mangemorts et les Aurors s'observèrent avec intensité, attendant que l'un ou l'autre attaque en premier.
Quant à Maugrey et Voldemort, les leaders des deux groupes ne se lâchaient pas du regard, comme si ils essayaient de lire dans leurs pensées, et des petites étincelles vertes jaillissaient de la baguette du Mage Noir.
Puis, soudainement, alors que l'un des Mangemorts s'apprêtait à lancer les hostilités, un puissant trémolo retentit au dessus d'eux.
Ils levèrent alors la tête et ne purent s'empêcher de paraître surpris devant ce qu'ils virent.
Dans le ciel noir faiblement éclairé par un croissant de lune, un magnifique oiseau au plumage orange déployait ses grandes ailes, tout en poussant un chant aux sonorités magnifiques.
Après avoir tournoyé pendant de longues secondes au dessus d'eux, l'oiseau amorti sa descente dans leur direction et, malgré le fait qu'il n'était pas censé pouvoir voir le Fort, il traversa les protections, et se posa devant les Sorciers.
Ces derniers reculèrent en voyant le Phénix et, avant qu'ils n'aient le temps de faire quoi que ce soit d'autre, ce dernier poussa un dernier trémolo et tout se passa ensuite très vite.
Une puissante et aveuglante lumière explosa soudainement au milieu de la pièce et, lorsqu'elle se dissipa après plusieurs secondes, tous les Mangemorts et les Aurors étaient étendus par terre, inconscients, tandis que le Phénix avec disparu.
Les seuls personnes à être debout étaient Voldemort qui ne semblait pas comprendre ce qui venait de se passer, ainsi qu'un homme qui n'était pas la auparavant.
Il s'agissait d'un vieux Sorcier assez grand, mince et qui paraissait assez vieux, à en juger par la couleur argentée de ses cheveux et de sa barbe qui lui descendaient jusqu'au niveau du cou. Il était vêtu d'une longue robe de couleur violette, et son élégant chapeau dans les même tons lui donnait un air sympathique. Ses yeux bleus brillaient derrière des lunettes en demi-lune, et il semblait fixer Voldemort avec un air amusé.
-Salut Tom ! Lança-t-il d'une voix paisible.
N'en croyant pas ces yeux, Voldemort s'avança d'un pas vers l'homme, sans le lâcher des yeux.
-Tu as l'air surpris de me voir, Tom. Je me trompe ? Demanda l'homme en s'avançant d'un pas vers le Mage Noir.
-Je...non, que faîtes-vous ici, Dumbledore ? Répondit Voldemort.
-Oh, c'est plutôt simple. Quand je me suis rendu au Ministère en fin de soirée pour y remplir quelques paperasses, j'ai été informé par Thor Sheppard que la moitié de ses hommes s'étaient déplacés ici. J'ai trouvé ça plutôt bizarre et je me suis douté que tu as allais leur tendre un piège, voilà pourquoi je suis ici maintenant, expliqua Dumbledore d'un ton calme.
-Vraiment ? Et qu'espériez-vous en venant là ? Vous battre en duel contre moi ?
-Non, Tom. Je ne suis pas ici pour me battre, je ne me rabaisserais pas à ce niveau.
-Dans ce cas la, je vous conseille de partir, Dumbledore. Si vous ne voulez pas y rester ce soir, allez vous en, je m'occuperais de vous plus tard, conseilla Voldemort en le menaçant avec sa baguette.
-Il n'y aura aucun morts ce soir, Tom. Tes Mangemorts et toi, vous ne ferez du mal à personne, déclara Dumbledore en souriant.
-C'est vous qui comptez m'en empêcher, c'est ça ? Vous vous croyez assez malin pour pouvoir essayer de m'en dissuader ?
Dumbledore le regarda alors en souriant puis, il s'avança à nouveau d'un pas vers lui.
-Comme je te l'avais dis lors de notre précédente rencontre, Tom, il te reste encore beaucoup à apprendre sur ce Monde, et ta présence ici ce soir le prouve. Vouloir défier des représentants de la loi comme ces Aurors est un acte totalement irréfléchi et, pardonne moi si je t'offense, d'une stupidité qui me surprend venant de la part de quelqu'un comme toi.
-Je n'ai pas besoin de vos leçons de moral, Dumbledore, vous pouvez vous les garder pour les balancer à vos élèves, ils en auront davantage besoin. Oh, et à ce propos, qui s'occupe de Poudlard durant votre absence, hein ? Ils ne doivent pas se sentir en sécurité vu que vous n'êtes pas la bas.
-Crois-moi Tom, l'École est très bien surveillée par les autres professeurs, et je n'ai pas besoin que tu m'apprennes mon métier. Ceci-dit, merci pour toute cette attention, elle me va droit au cœur, répondit Dumbledore d'un ton très calme.
-Dans ce cas la, si vous n'êtes pas venu ici pour vous battre, que voulez-vous alors ? Demanda Voldemort d'un air agacé.
-Oh, disons que je suis ici car j'avais envie...de discuter.
-Discuter ? Répéta le Mage Noir.
-Discuter oui. J'avoue que, d'habitude, les conversations entre un élève et son professeur ne se déroulent pas en de telles circonstances, mais j'ai toujours le même plaisir à écouter pour essayer ensuite d'aider mon prochain, fit Dumbledore en souriant.
-Je ne suis plus votre élève depuis longtemps, vous devriez le savoir.
-Certes oui, mais c'est moi qui suis allé te chercher dans cet orphelinat lorsque tu étais encore un jeune Sorcier, Tom, donc excuse-moi de penser que tu es encore sous ma responsabilité, rappela Dumbledore.
-Je suis sous la responsabilité de personne alors cessez de penser ça, cracha Voldemort.
-Au fond de moi, je le sais bien oui. Et je dois dire que, d'un côté, cela me rassure car j'aurais du mal à assumer une partie des atrocités que tu as commis depuis ta sortie de Poudlard, avoua le Directeur.
Voldemort éclata de rire.
-Oh, je comprends qu'agir de la sorte te plaise, Tom. Toi qui a toujours aimé dominer les autres, tu dois prendre un malin plaisir à tuer des innocents, n'est-ce pas ?
-Je n'ai pas tué grand monde, Dumbledore, ce sont mes hommes qui le font à ma place, dit Voldemort en riant.
-Vraiment ? Et la famille Metayer qui a été assassinée dernièrement, ne me dit pas que ce sont eux les responsables, je suis même sûr qu'à cause de ton égo surdimensionné, tu leur as caché ça, je me trompe ?
Surpris de l'entendre parler de ça, Voldemort le fixa intensément.
-Inutile de perdre mon temps à essayer de lire dans tes pensées pour avoir ma réponse, Tom. Crois-moi, les Aurors ne sont pas au courant que ce triple homicide a été commit par toi mais moi, je le sais. Je te connais, tu n'aurais pas laissé les Mangemorts faire quelque-chose qui aurait pu te procurer autant de plaisir, déclara Dumbledore.
-C'est vrai oui, j'avoue. Qu'allez-vous faire du coup, Albus, vous allez m'arrêter et me jeter en pâture aux Aurors ?
-Non, Tom, loin de moi cette idée. C'est entre toi et moi maintenant. Cependant, laisse-moi te poser une question qui me taraude l'esprit depuis quelques temps déjà : au nom de quoi agis-tu ainsi, Tom ?
-Pardon ?
-Au nom de quoi te permets-tu de tuer ou de torturer des gens innocents ? Pour qui te prends-tu pour agir ainsi ? Insista Dumbledore.
-Pour qui je me prends ? Mais Dumbledore, ouvrez les yeux ! Aujourd'hui, notre monde est gouverné par des traîtres à leur sang, et les rues sont fréquentées par des Sangs-de-Bourbe et des Sangs Impurs ! Qu'en est-il de la valeur du sang, hein ? Pourquoi ne plus y accorder la moindre importance comme autrefois ? Ce que nous faisons mes hommes et moi, c'est honorer nos ancêtres et nos origines ! Nous nous battons pour gagner le respect de ceux qui le méritent vraiment ! S'exclama Voldemort en faisant de grands gestes avec ces bras.
-Tuer des gens gratuitement et sans raisons valables, je n'appelle pas ça un acte de bravoure, Tom. Je qualifierais plutôt ça comme un acte de cruauté envers des innocents, rectifia Dumbledore d'un ton grave.
-Appelez ça comme vous voulez, je m'en moque après tout ! Je fait ce qui est juste, c'est tout.
Il y eut alors un silence puis, Dumbledore s'approcha des corps des Mangemorts.
-Et tes hommes, pourquoi les priver de pouvoir mener leurs vies normales ? Pourquoi les contraindre à te suivre si c'est pour être traqués ensuite par des Aurors ? Demanda-t-il.
-Ce sont eux qui ont choisi de me suivre. Ce sont de fidèles partisans et je ne les ai jamais forcés à faire quoi que ce soit !
-Voyons Tom, n'essaye pas de me faire croire que tu n'as jamais eu recours à la Magie pour qu'ils te suivent, s'il-te-plait. J'ai l'impression que tu oublies à qui tu t'adresses et cela va finir par me vexer, déclara Dumbledore d'un air faussement triste.
Voldemort eut un rictus diabolique puis, il pointa sa baguette vers le Directeur qui n'eut pas l'air du tout inquiet par ce semblant de menace.
-Allez, dîtes-moi ce que vous faîtes la ce soir, j'en ai marre de devoir jouer aux devinettes, ordonna-t-il.
-Disons que mon intention première était d'essayer de te raisonner pour te donner une chance de te racheter, mais j'ai bien peur que cela soit finalement impossible...
-En effet oui, je crois que vous avez fait tout ce chemin pour rien.
-Oh, à partir du moment où j'arrive à temps pour éviter ce que je pourrais qualifier de massacre, je ne pense pas que cela soit si inutile que ça, au contraire, dit Dumbledore en souriant.
-Car vous pensez que vous allez pouvoir m'arrêter, c'est ça ? Il faudra que vous vous battiez pour m'en empêcher !
-Je refuse de m'en prendre à un jeu homme aussi peu expérimenté que toi, Tom, cela serait contraire à mes éthiques et je serais vraiment triste de devoir en arriver la...
-Je ne suis plus celui que j'étais il y a des années de ça, Albus, je vous l'avait pourtant déjà dit auparavant. Maintenant, je suis...
-Je sais qui tu es, coupa Dumbledore. Pourtant, malgré le nom que tu t'es donné, tu resteras toujours Tom Elvis Jedusor, et cela sera toujours sous ce nom que je te parlerais. Je refuse catégoriquement de subvenir à tes besoins en te donnant le rang de Lord.
-Lorsque je serais à la tête du Ministère et que vous serez mon esclave Albus, vous n'aurez pourtant pas le choix. À moins bien sûr que je vous tue d'ici la, tout ça dépend de vous, fit Voldemort.
-Je vois que tu as déjà des projets très précis mais j'ai bien peur que, tant que je serai sur ton chemin, tu devras tracer un trait sur tes désirs de chemin vers la gloire, car je ferais tout ce qui sera en mon pouvoir pour t'en empêcher, promit Dumbledore.
-Voilà pourquoi je dois me débarrasser de vous aujourd'hui !
Aussitôt, le Mage Noir prononça une incantation et, alors qu'un rayon vert jaillit de sa baguette, les épées rouillées qui étaient fixées au mur s'arrachèrent avant de se mettre devant Dumbledore, encaissant ainsi le rayon de plein fouet en un bruit métallique.
Voldemort enchaîna alors avec d'autres rayons, mais eux-aussi rebondirent sur le tranchant des deux vieilles lames, et ils allèrent s'écraser quelques mètres plus loin.
-Allons Tom, est-ce vraiment utile d'en arriver là ? Quand je vois de quoi tu es capable, je me dis que tu as bel et bien du soucis à te faire dans ton épopée vers la place de Premier Ministre, lança Dumbledore en marchant doucement autour de la salle.
-Cessez vos provocations, elles n'ont aucun effet sur moi, répondit Voldemort.
-Dommage, je pensais que c'était elles qui te rendaient aussi mauvais, mais je vois que je me trompe, renchérit le Directeur.
Le Mage Noir fit alors apparaître un fin serpent au bout de sa baguette puis, après l'avoir fait tournoyer autour de lui, il l'envoya sur son adversaire.
Aussitôt, le reptile s'enroula autour de l'avant-bras du Sorcier mais, avant qu'il n'ai le temps de planter ses crochets dans sa peau, ce dernier le réduisit en un tas de cendres en posant sa main sur sa tête.
-Je dois quand même dire que tes connaissances en matière de Magie Noire ont l'air assez développées mais pas suffisamment pour te battre efficacement contre moi, dit Dumbledore sur le ton de la conversation.
-Montrez moi ce que vous savez faire dans ces cas la, vous qui vous croyez si fort, proposa Demi-mort.
-Je crois t'avoir dit que je me battrais pas contre toi.
-Dans ce cas la, allez vous-en !
-Oh que non mon garçon, j'avoue que je trouve ça extrêmement intéressant de savoir comment tu te bats !
-Vous m'en voyez ravi.
Voldemort agita alors à nouveau sa baguette, et les grilles qui bloquaient l'accès au chemin de garde s'arrachèrent bruyamment de leurs gonds avant d'aller se poser autour de Dumbledore qui se retrouva alors comme enfermé dans une petite cage.
-Ah, voilà qui est plus intéressant, j'ai eu peur que tu ne sois pas en mesure de me montrer de quoi tu étais réellement capable, fit Dumbledore qui avait l'air de s'amuser.
-Maintenant, je vais pouvoir vous tuer...
-Oh que non.
Dumbledore posa alors l'extrémité de sa baguette sur un barreau devant lui, et ce dernier comme tous les autres se mirent alors à fondre avant de finir en une flaque de métal sur le sol.
-Je ne vais pas te donner ce plaisir, Tom, finit Dumbledore, toujours le sourire aux lèvres.
Voldemort le regarda s'avancer vers lui avec surprise.
-Tu sais que je pourrais très bien réveiller Maugrey et ces hommes pour qu'ils t'arrêtent mais je ne le ferais pas. Je n'ai pas envie de les exposer à un tel danger et en plus, je te veut pour moi tout seul car je suis sûr qu'il reste du bon au fond de toi, déclara le Directeur.
-Vraiment ?
Voldemort pointa alors sa baguette vers le corps inanimé de l'un des Aurors puis, il prononça une incantation de sa voix glaciale.
Le rayon vert qui jaillit fut immédiatement stoppé par un bouclier d'argent qui se matérialisa autour de l'Auror, provoquant ainsi un bruit qui résonna dans ka pièce.
-Je te croyais tout de même suffisamment intelligent pour ne pas t'en prendre à quelqu'un à terre, avoua Dumbledore d'un air grave.
-Peut-être que cela va vous convaincre que j'ai réellement changé. Vous qui refusez d'y croire, j'espère avoir été assez convaincant.
-Tu l'as été, en effet. Cependant, je suis toujours persuadé qu'il reste du bon en toi.
-Vous êtes têtu, Dumbledore ! Vous refusez de vous faire à l'idée que le petit garçon que vous avez connu et recueillit est devenu ce que je suis aujourd'hui. Il faudra pourtant vous y faire vous savez ! Tous ceux dont vous vous êtes occupés ne sont pas tous devenus aussi bons que vous l'espériez, vous n'avez aucun pouvoir sur nos esprits, vous ne pouvez pas choisir le chemin de notre destinée à notre place !
-Encore heureux Tom. Cesse de te croire plus intelligent que moi, s'il-te-plait. Je pense avoir vécu beaucoup plus de choses que ce que tu peux t'imaginer alors inutile de te prétendre plus sage et plus expérimenté que moi. Ce n'est pas de cette façon que tu arriveras à m'intimider mon garçon.
Suite à cette remarque, Voldemort se rua sur Dumbledore, et se servit de sa baguette comme si il s'agissait d'un sabre, l'arrosant d'une multitude de rayons que le Sorcier déviait avec une aisance déconcertante.
Le duel dura alors pendant quelques minutes puis, soudainement, alors qu'un éclair argenté allait frapper le Directeur, ce dernier riposta d'un geste de la main, et Voldemort tomba alors en arrière après qu'une onde de choc l'eut percuté de plein fouet.
Satisfait, Dumbledore rangea sa baguette dans sa ceinture puis, il s'avança vers le Mage Noir qui grimaçait de douleur et de rage.
-Alors Tom, tu abandonnes déjà ? Demanda-t-il d'un air légèrement provocant.
-Oh que non, nous nous reverrons Dumbledore, vous pouvez en être sûr. Et cette fois la, je n'aurais aucun pitié pour vous, ne criez pas victoire aussi rapidement...
-Ce n'est pas mon genre, Tom. Ceci-dit, si notre petite conversation d'aujourd'hui ne t'as pas fait changer d'avis quant à tes futurs projets, je devrais moi-même utiliser les grands moyens, déclara Dumbledore d'un air grave.
Voldemort lui répondit d'un sourire puis, il claqua des doigts.
Aussitôt, une lumière verte éclaira la salle pendant quelques secondes et, lorsque cela revint à la normal, Voldemort et ces Mangemorts avaient disparu.
Dumbledore regarda alors l'endroit où s'était trouvé son ancien élève pendant quelques secondes puis, il poussa un bref soupir et se lissa la moustache d'un geste nonchalant.
Il se tourna ensuite vers les Aurors et claqua des doigts à son tour.
Dans l'instant qui suivit, Maugrey ouvrit les yeux puis, il se leva rapidement en brandissant sa baguette, prêt à se battre, rapidement imité par ces hommes derrière lui.
Il parut alors surpris de ne voir personne d'autre que Dumbledore qui, debout au milieu de la pièce, le contemplait d'un air amusé.
-Dumbledore, vous ici ! Bon sang, qu'est ce que vous fichez là, hein ? Rugit l'Auror.
-Désolé Alastor, j'ai essayé de raisonner Tom mais je n'y suis, hélas, pas parvenu. Nous nous sommes ensuite rapidement battus mais j'ai bien peur qu'il ai préféré fuir, raconta Dumbledore.
-Mais laissez nous faire notre travail, non d'un Scroutt à Pétards ! Si vous aviez pas débarqué comme ça à l'improviste, mes gars et moi nous l'aurions arrêté !
-J'en doute, répondit simplement Dumbledore en souriant.
Maugrey le fixa alors d'un air furieux puis, il se tourna vers ces hommes qui semblaient attendre les ordres.
-Personne n'a rien, c'est bon ? Parfait ! Barrett, Snapple, Kellen, Bowins et Tirebois, allez fouiller à l'étage pour voir si il ne reste pas une de ses crapules. Les Steinius, Hammersmith, Jenkins et Gilbert, allez faire un tour à la cave et les autres, ratissez moi cette maudite forêt pour voir si ils n'essayeraient pas de nous tendre une nouvelle embuscade, ordonna t-il d'un ton rauque.
Aussitôt, tous les Aurors allèrent vaquer à leurs occupations, laissant ainsi leur Chef et Dumbledore seuls dans la pièce.
-Vous savez Albus, je n'ai rien contre le fait que vous voulez essayer de raisonner ce crétin de Jedusor mais lorsque cela empiète sur une de mes missions, je ne peut l'accepter, déclara Maugrey.
-J'ai fait ce qui était juste, Alastor, vous me connaissez. Si je n'était pas intervenu à temps, ils n'auraient fait qu'une bouchée de vous et de vos hommes, répondit Dumbledore.
-Nous savons nous battre, vous semblez l'oublier, nous avons été formés pour ça et nous avons l'habitude face à ce genre de situations, rappela l'Auror.
-Certainement oui, je ne met pas en doute vos capacités sur le terrain, mais ces Mangemorts aussi sont entraînés, et ils sont prêts à tuer assez facilement, ce qui fait d'eux des adversaires redoutables.
-Nous en avons déjà tué quelques uns donc merci, nous connaissons notre métier, grogna Maugrey.
-Et eux aussi ont déjà eu un des vôtres, donc vous pouvez comprendre qu'il ne faut pas les prendre à la légère, rajouta Dumbledore.
L'Auror le fixa alors d'un air furieux puis, alors que sa baguette commençait à trembler dans sa main, il tourna les talons et se dirigea vers la sortie.
-J'avertirais le Ministre et mon patron de votre intrusion ici, et un rapport sera rédigé à votre sujet, déclara l'Auror.
-Dans ce cas la, merci de bien vouloir me le faire suivre, j'aime lire des choses intéressantes à mon sujet et je n'hésiterai pas à vous contacter si jamais je remarque une erreur, dit Dumbledore.
