Bonjour !
Merci beaucoup pour tous vos messages.
Voici la suite :D
J'attends vos réactions avec impatience ! :)
Tout s'emballait. Tout se mélangeait. Elle ne pensait pas être un jour dans une posture si délicate. Elle ne pensait pas un jour être accusée d'un double homicide.
Dans les locaux de la LAPD, elle attendait la fin de sa garde à vue. Hetty avait un plan, pour lui éviter d'avoir à rester plus longtemps. N'importe qui appellerait ça un pot de vin. Dans leur milieu, on disait que c'était un arrangement, une négociation.
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- Si on récapitule, commença Callen, les victimes étaient liées au père de Kensi.
- Et ont été interrogées plusieurs fois après son assassinat, poursuivit Sam.
- Les flics pensent que le... mobile... de Kensi soit la vengeance, conclut Deeks, la gorge serrée.
Assis à leurs bureaux, ils repensaient tous au coup de téléphone d'Eric qu'ils avaient reçu quelques heures plus tôt, leur annonçant la mise en garde à vue de leur collègue. Tout s'était accéléré quand l'enquête avait été reprise par la LAPD. Deeks était exclut de l'enquête, en raison de son lien avec l'équipe.
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- Les balles retrouvées sur les scènes de crime sont celles de votre arme. On a retrouvé de la poudre sur vos mains. Votre ADN sur les deux victimes. L'ADN des deux victimes sous vos ongles. Nom de Dieu, agent Blye, comment allez-vous nous faire croire que vous n'y êtes pour rien !, hurla le flic en frappant sur la table.
Kensi resta silencieuse, fixant le mur de la salle d'interrogatoire. Ne rien dire, car tout peut être retenu contre vous.
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Le même flic envoya valdinguer son bureau quand on lui annonça que la garde à vue de l'agent Blye ne pouvait pas être reconduite.
Alors qu'elle descendait laborieusement les escaliers avec ses béquilles, les dents serrés, la voiture de Deeks s'arrêta devant elle.
- Je ne pensais pas pouvoir un jour dire que j'étais contente de te voir, lâcha-t-elle en s'installant.
- Je ne pensais pas pouvoir un jour t'entendre dire que tu étais contente de me voir.
Ils se sourirent, puis Deeks reprit la route.
- On ne va pas au QG ?, demanda Kensi en fronçant les sourcils.
- Non. Tu as besoin de repos.
Elle le regarda, surprise par tant d'attention. La sentant presque mal à l'aise, Deeks lança précipitamment :
- Et Hetty ne veut pas te voir rôder là-bas.
Il posa son regard sur elle. L'inquiétude se lisait sur son visage tendu. Il rajouta pour la rassurer qu'ils s'occupaient de tout. Ils se regardèrent brièvement, un sourire aux lèvres. Le trafic était relativement fluide pour l'heure. La climatisation projetait un air glacé sur les bras nus de Kensi. La jeune femme avait besoin d'être seule. Elle se tourna vers son coéquipier.
- Tu peux me déposer là...?, demanda-t-elle en désignant d'un mouvement de tête le café qui se trouvait au feu.
Deeks plongea ses yeux dans les siens, et pour seule réponse, grilla le feu.
- Bon Dieu, Deeks !, jura Kensi.
Elle marmonna un instant, puis reprit.
- Tu m'emmènes où ?
- Tu verras.
- Je n'ai pas envie de jouer, Deeks.
- Je ne joue pas, Kensi. Je ne joue jamais avec toi.
Il se mordit la langue, regrettant déjà cette phrase. Il se sentait tellement protecteur envers elle qu'il en était troublé. Un silence presque gêné s'installa entre eux.
Chacun se plongea dans ses pensées jusqu'à ce qu'ils arrivent près d'un grillage. Celui qui clôturait une ligne de chemin de fer.
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- Monsieur Beal, je veux que vous me trouviez tous les enregistrements des interrogatoires du régiment de Monsieur Blye. Et pas d'objections! Vous avez cinq heures.
Eric fit un mouvement de tête en signe de compréhension. Un sourire quasi sadique aux lèvres, Hetty reprit.
- Je plaisante, Monsieur Beal. Vous avez deux heures.
Le visage figé dans une expression d'étonnement, Eric regarda sa patronne quitter la pièce.
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- Je ne t'ai jamais vu comme ça. Je me suis dit que c'était l'endroit parfait pour... exploser, expliqua Deeks.
Kensi le regarda sans comprendre. Il regarda sa montre, puis compta :
- Cinq, quatre, trois...
Sa voix fut étouffé par l'arrivée d'un train. Kensi comprit alors. Et hurla de toutes ses forces. Une fois le train passé, elle se tourna vers son coéquipier. Deeks s'approcha lentement. Elle sentait son cœur sauter dans sa poitrine, ses tempes bourdonner. Il l'a prit dans ses bras, une main sur ses cheveux. Kensi soupira. Puis ferma les yeux. Elle laissa ses béquilles tomber au sol et s'accrocha à lui, comme à un rocher en pleine tempête. Il embrassa le sommet de sa tête.
- Je n'ai rien fait. Je ne sais plus rien, je ne...
- Chut, la coupa Deeks, en la serrant un peu plus fort.
Jamais elle n'aurait imaginé que Deeks puisse être d'un tel soutien.
Jamais il n'aurait imaginé que Kensi puisse être d'une telle importance.
