Chapitre 9 : Un pari et une rupture
NdFaraway : Après la mignonnitude du chapitre précédent, celui-ci risque d'être plus ennuyant. Mais je ne pouvais retirer ces scènes, elles devaient se dérouler.
Après un passionnant week-end à Osaka, Sakuno trouvait que retourner dans la vraie vie à l'école était très difficile. Comme sa grand-mère était toujours à Osaka, Sakuno restait chez Tomoka.
A chaque fois qu'elle regardait la Panthère rose assise sur son lit dans la chambre de Tomoka, elle souriait rêveusement, et Tomoka grimaçait. Encore une fois, Sakuno était d'humeur romantique.
Depuis que Ryoma lui avait donné la Panthère rose, Sakuno pensait qu'elle était la plus chanceuse des filles. Rien n'était plus doux que de recevoir une peluche de la part de celui pour qui elle avait le béguin depuis longtemps déjà.
Mais les bonnes choses ne durent jamais longtemps. Sakuno savait que quelque chose de désagréable allait bientôt arriver.
Un jour, alors que Sakuno sortait des toilettes, elle entendit quelqu'un l'appelait.
« Ryuzaki Sakuno ! »
Sakuno sursauta. Debout, derrière elle, se trouvait une fille plus grande qu'elle. Elle était très jolie, avec de longs cheveux bruns lui arrivant à la taille, deux rubans bleus les ornant.
« Est-ce que c'est à moi que tu parles ? »
La fille hocha la tête. « Je voulais te dire quelque chose. En privé. »
Embarrassée, Sakuno la suivit dans un coin reculé de l'école. La fille se retourna et lui fit face, la regardant droit dans les yeux.
« Je suis Minagawa Motoko. Je suis une sénior, et récemment, j'ai rejoins le club de tennis des filles. »
Sakuno inclina la tête. « Ravie de te rencontrer, Minagawa-sempai. » Pourquoi tout d'un coup une sénior lui adressait-elle la parole ? Que voulait-elle ?
« Alors, Ryuzaki. J'ai vu ceci. » Motoko lui montra la terrible photo de Ryoma attrapant Sakuno dans sa chute.
« Comment as-tu eu ça ? » cria Sakuno, alarmée.
« Peu importe. J'ai mes sources. » Motoko remit la photo dans son sac. « Je suis présidente du fan club du Prince Ryoma, des juniors et séniors. Je sais que ton ami est présidente du club des Première Année. »
Prince Ryoma ? Sakuno ne savait pas quoi dire. Mais elle avait l'impression que quelque soit ce que Motoko dirait, ce ne serait pas agréable.
« Ryuzaki, j'ai aussi entendu dire que tu essayais de devenir titulaire et que le club des garçons t'aidait à t'entraîner. » Motoko lui adressa un rire plutôt méchant. « Tu es très spéciale, n'est-ce pas ? Tu es la petite fille de leur coach, un privilège qu'aucune d'entre nous ne pourra jamais espérer. »
Sakuno rougit. Ce n'était pas comme si elle pouvait choisir où naître.
« Si tu penses que tu auras Echizen Ryoma grâce au tennis, tu as tout faux. VRAIMENT TOUT FAUX. Tu as seulement commencé à jouer au tennis quand tu es entré à Seigaku. Ça ne fait pas très longtemps, n'est-ce pas ? Je joue depuis que j'ai cinq ans, et je t'assure que quelques mois d'entraînement intensif ne sont pas suffisants pour me battre. Le club des filles n'est peut-être pas aussi bon que celui des garçons, mais les Titulaires ne se composent certainement pas de débutantes. »
Elle rejeta en arrière une mèche de cheveux lui barrant la vue. Sakuno voulait s'enfuir, mais elle s'obligea à rester. Elle n'allait pas se comporter comme une lâche.
« Alors que dirais-tu d'un pari ? » fit Motoko.
« Pari ? »
« Oui, un pari. Si je te bats pendant le tournoi, tu arrêteras d'ennuyer Ryoma. Et tous les autres Titulaires. »
Sakuno la regarda, sans voix. Motoko était grande et fine, et elle déclarait jouer au tennis depuis cinq ans. Il y avait peu de chance de battre une adversaire aussi impressionnante.
Mais une autre voix dans sa tête lui disait de ne pas abandonner. Même si elle arrêtait « d'ennuyer » Ryoma, les Titulaires de Seigaku étaient devenus des grands frères pour elle. Elle ne pourrait jamais, jamais les perdre.
« Je ne peux pas. » Sa voix ne trembla pas.
Motoko était confuse. Elle n'avait jamais pensé que Ryuzaki Sakuno refuserait, et de cette façon !
« Pourquoi pas ? » demanda-t-elle, énervée.
« Chacun d'entre eux a été si gentil avec moi. Je ne peux pas arrêter d'être amis avec eux pour un pari stupide. »
Motoko se crispa. Comment cette sale petite gamine osait-elle la traiter de stupide ?
« Si tu n'acceptes pas, alors notre fan club FERA QUELQUE CHOSE. » Les yeux de Motoko brillèrent malicieusement. « Je ne pense pas que ce soit très difficile de—hun—infliger quelques petite blessures a une personne avant le tournoi. Tu peux dire au revoir à ton rêve d'être titulaire. »
Sakuno grimaça. Elle s'était durement entraîner pour être titulaire ; elle ne voulait pas décevoir sa grand-mère et les Titulaires de Seigaku. Mais elle ne pouvait pas sacrifier sa relation avec les Titulaires.
« Très bien, mais à une condition. » dit elle, surprise que sa voix soit si calme. « Si je perd, alors je ne parlerai pas à Ryoma-kun. Il s'en fichera, je suis sûre que je dois beaucoup l'ennuyer de toute façon. Mais je continuerai à être amie avec les autres. Ils sont comme des frères pour moi. Même si j'arrête de leur parler, ils le verront et essayeront d'en trouver la raison. »
Elle s'arrêta pour respirer, et défia du regard cette chère Motoko. Cette dernière resta un instant sans mot dire. De ce qu'elle avait vu et entendu sur Ryuzaki Sakuno, elle n'avait jamais pensait que la petite fille oserait négocier avec elle. Et ce qu'elle avait dit était sensé. Qu'est-ce qui arriverait si les Titulaires étaient au courant ? Kawamura la frapperait peut-être, une fois qu'il aurait sa raquette. Inui pourrait verser QUELQUE CHOSE dans sa nourriture. Elle ne savait pas que Fuji avait un côté sadique, mais elle pourrait simplement abandonner le pari.
« Okay, comme tu veux. » cracha-t-elle. « J'attendrai le jour où je te défierai, et je te garantis qu'à ce moment là, tu seras sur tes genoux et priant que je fasse preuve de pitié pour toi.»
Elle s'en alla, et Sakuno s'appuya contre un arbre. Elle ne pouvait pas croire qu'elle venait d'accepter un pari. Un pari qui lui coûterait l'amitié et probablement une relation ? avec Ryoma.
Pourquoi avait-elle accepté une chose aussi ridicule ? C'était impossible qu'elle puisse battre Motoko ; un an d'expérience ne ferait pas le poids face à huit. Si elle réussissait la Chute du Lotus, ou un autre coup de haut niveau, moins difficile, elle aurait peut-être une chance. Mais cela n'arrivait que dans de miraculeuses circonstances.
Mais Motoko avait menacé de la blesser avant le tournoi si elle n'acceptait pas. Sakuno ne pouvait prendre un tel risque. Au final elle avait réussi à sauver sa relation avec ses grands frères. Et concernant Ryoma, il n'en aurait probablement rien à faire qu'elle ne lui tourne plus autour. Elle se souvenait à quel point il semblait gêné quand Tomoka avait montré la photo de groupe.
Alors que Sakuno marchait lentement vers l'école, perdue dans ses pensées, elle se cogna contre Tomoka.
« Sakuno ! Où étais-tu ? C'est déjà l'heure d'aller en classe ! »
« Hai. »
« Ton visage est bien pâle. » Tomoka l'examina de plus près. « Tu vas bien, Sakuno ? »
« Hai. » Sakuno essaya de sourire. « Merci, Tomo-chan. Je vais bien. Allons en classe ! »
Sakuno fit du mieux qu'elle put pour garder le pari secret. Elle savait que si elle le disait à Tomoka, à la minute qui suivrait, toute l'école serait au courant, et elle ne voulait pas savoir ce qui arriverait alors. Heureusement, son rendez-vous avec Kairi approchait à grand pas, et Tomoka pensa que Sakuno était préoccupée à cause de ça.
« Ne t'inquiète pas pour ça ! » dit-elle bruyamment. « Juste DIS lui, fais lui comprendre que c'est Ryoma-sama que tu aimes. Montre lui la Panthère rose ! »
Sakuno sourit faiblement. Quand elle était seule, elle s'asseyait sur le sol et gémissait. Juste quand elle pensait que la vie était belle, deux gros problèmes pointaient le bout de leurs nez.
Samedi arriva, il faisait beau et chaud. Sakuno ouvrit sa valise et se demanda ce qu'elle allait mettre.
« Porte ça ! » Tomoka posa une paire de baggy, un sweatshirt large, et une casquette de baseball sur le lit.
Une goutte de sueur apparut derrière la tête de Sakuno. « Tomo-chan… »
« Ben, si tu veux le casser, ce sera plus facile pour lui si tu es moins attirante ! »
« Mais, je ne crois pas que ce soit très gentil. »
Tomoka renifla. « Ne sois pas si concernée. Ce n'est rien comparé à ce que tu vas lui dire. »
Sakuno grimaça. Tomoka vit son expression et s'excusa en vitesse.
« Gomen, je n'aurais pas du dire ça ! J'essayais juste de rendre les choses plus simples. Tu es sûre que tu ne veux pas que je vienne avec toi ? »
« Hai. »
Au final, Sakuno décida de mettre les mêmes vêtements que pour son rendez-vous au cinéma. Comme elle avait pris beaucoup de temps à se décider, elle était encore une fois en retard. Quand elle descendit de la station de métro, regardant les alentours, une paire de bras se posa tout d'un coup sur son cou.
« Sakuno-chan ! » chanta Kairi. « Je suis si heureux que tu sois là ! »
« Okayasu-kun, s'il te plaît lâche moi. » dit-elle, le visage rouge devant une telle étreinte. Il y avait définitivement une chose qu'elle n'appréciait pas chez Kairi : il voulait trop flirter et elle ne se sentait pas en sécurité.
« Gomen, gomen ! » Kairi la relâcha. « C'est juste que je suis si heureux de te voir, j'en ai perdu la raison. Alors, on peut y aller ? »
Sakuno inclina la tête. Dans sa tête elle était en train de réciter, « Désolée, Okayasu-kun, mais après aujourd'hui, j'ai bien peur que je ne puisse plus te voir… »
Alors que Kairi l'emmenait vers le restaurant, la coïncidence voulut qu'ils rencontrent trois étudiants de St. Rudolph --Fuji Yuuta, Mizuki Hajime, et Yanagisawa Shinya-- qui cherchaient un endroit pour manger après un entraînement intensif.
« J'ai tellement faim que je pourrait manger un cheval, dane. » fit Yanagisawa, quand Yuuta s'arrêta d'un coup, entraînant l'autre à lui rentrer dedans. « Hey, pourquoi tu t'es arrêté, dane ? »
« On dirait la petite fille que Aniki entraîne » dit Yuuta, pointant un couple qui marchait un peu devant eux.
« Oh, la mignonne petite fille du cinéma, dane ? »
« On dirait qu'elle est en plein rendez-vous. » fit Mizuki. « Tu ne m'avais pas dit qu'elle avait un petit ami, Yuuta. »
« Je ne le savais pas non plus, » dit Yuuta, fronçant les sourcils. « Aniki me l'aurait dit. »
« Ah, quel dommage, dane ! » bouda Yanagisawa. « Alors qu'elle aurait pu sortir avec un beau gosse comme moi, dane ! »
Des gouttes de sueurs apparurent derrière la tête de Mizuki et Yuuta., mais étant dans la même équipe, ils ne voulurent pas dire la vérité à leur ami, au risque de le blesser.
Quand Kairi et Sakuno entrèrent dans le restaurant italien, les étudiants de St. Rudolph se regardèrent.
« Allons-y nous aussi. » suggéra Mizuki. Il se souvenait à quel point Fuji était protecteur quand il s'agissait de Sakuno, et Mizuki avait le sentiment que le reste des Titulaires de Seigaku l'étaient aussi. Observer le rendez-vous de la petite fille pourrait être de bonnes données. De plus, il avait faim.
« Je…suppose que oui. » dit Yuuta, alors que Yanagisawa s'enthousiasmait. « Pâtes, dane ! »
Ils entrèrent dans le restaurant et s'assirent dans un coin où ils pourraient observer furtivement le couple.
Yuuta était en pleine réflexion. N'était-ce pas là le gars du cinéma ? Si Sakuno était devenue la petite amie de ce mec, Fuji lui aurait dit. Il se souvint tout d'un coup que Fuji avait brièvement parlé de ce garçon qu'ils avaient rencontré au cinéma et qui essayait de sortir avec Sakuno. Yuuta jeta un œil sur Sakuno, qui semblait plutôt nerveuse et agitée. Elle ne semblait pas très heureuse d'être en plein rendez-vous avec ce mec, même s'il était mignon.
Peut-être que le garçon l'avait convaincue de sortir avec lui, profitant que les Titulaires de Seigaku ne soient pas là pour la surveiller ? Si c'était le cas – Yuuta décida que cette fois, il jouerait le grand frère.
Pendant ce temps, Sakuno devenait de plus en plus mal à l'aise. Comment allait-elle aborder le sujet ? Kairi semblait si heureux d'être avec elle, elle ne voulait pas casser son humeur.
« Tu vas bien, Sakuno-chan ? » lui demanda Kairi, inquiet. « Tu es drôlement silencieuse. Quelque chose te tracasse ? »
« Non – non. Je vais bien, merci. »
« Hmm. » Kairi la dévisagea plus étroitement. « Mais tu ne souris pas, Sakuno-chan. Tu sais, tu es si jolie quand tu souris, ça me donne envie de faire tout ce que tu veux ! »
Sakuno rougit. Si seulement c'était Ryoma qui lui disait ça ! Mais elle savait que Ryoma ne dirait jamais quelque chose comme ça.
La serveuse arriva et demanda s'ils voulaient commander. Sakuno choisit des pâtes pesto ; elle en avait déjà mangé avant et aimait beaucoup le goût. (me demandez pas ce que c'est ! XD)
« Alors, Sakuno-chan, » Kairi la gratifia d'un charmant sourire. « Quoi de neuf dans ta vie ? »
Sakuno pensa à son pari avec Motoko, et grimaça. Kairi, qui était en fait très observateur, le remarqua immédiatement.
« Désolé, désolé ! Tu aurais un problème Sakuno-chan ? »
Sakuno secoua la tête.
« Sakuno-chan. » Kairi paraissait sérieux maintenant ; son malicieux sourire avait disparu. « Depuis la station de métro, j'ai remarqué que quelque chose te perturbait. Tu n'es pas obligé de me le dire si tu ne veux pas. Mais – ça t'aiderait d'en parler. »
Sakuno releva la tête et le regarda. Kairi avait la même expression que les Titulaires de Seigaku quand elle rencontrait un obstacle dans son entraînement de tennis. C'était un regard qui disait « Laisse moi t'aider. »
« Et bien… Oui, tu as raison. Je ne me sens pas très bien en ce moment. C'est… c'est parce que… » Sakuno n'avait jamais été une bonne menteuse. Kairi pouvait être d'une bonne écoute s'il le voulait, et avant qu'elle le sache, toutes ses inquiétudes au sujet de Motoko et du pari sortirent de sa bouche. Les larmes coulèrent sur ses joues quand elle pensa qu'elle ne pourrait plus jamais parler à Ryoma. Alarmé, Kairi chercha un mouchoir dans sa poche.
« Et…Et c'est aussi pour ça que je… » Sakuno était sur le point de dire à Kairi que parce qu'elle se souciait de Ryoma, elle ne voulait pas sortir avec lui, quand Fuji Yuuta apparut.
« Ecoute, je ne sais pas ce qui se passe, mais tu n'as pas le droit de faire pleurer une fille. » dit-il à Kairi.
« Yu-Yuuta-san ? » Sakuno était plus que surprise de le voir.
« Pourquoi ne jetterais-tu pas ce déchet et sortirais avec moi à la place, dane ? » fit Yanagisawa.
« Est-ce que c'est vrai que vous sortez ensemble maintenant ? » Mizuki cherchait une fois encore des informations. « Les Titulaires de Seigaku sont-ils au courant de votre rendez-vous ? »
Les autres personnes se trouvant dans le restaurant étaient choquées. Une serveuse leur demanda timidement de baisser le ton, mais aucun d'entre eux ne lui prêtèrent attention.
« Etes vous… êtes vous aussi de Seigaku ? » demanda Kairi, faiblement. Sakuno lui avait dit avec fierté que les Titulaires étaient à Osaka pour les Nationaux. Il était sûr que ce rendez-vous se passerait bien.
« Si c'était le cas ? » fit Yuuta. Sa voix était dangereusement basse et ses yeux lançaient des éclairs. « Tu profites d'elle quand mon frère et les autres ne sont pas là ? »
« Et la fait pleurer aussi. » dit Mizuki. « Au moins tu as mis toutes les chances de ton côté. »
« Tu veux sortir avec moi, dane ? » dit Yanagisawa à Sakuno.
« Je ne suis pas de Seigaku, mais ça ne fait rien, je t'empêcherai de profiter de la petite fille de leur coach. » Yuuta mit ses bras devant Sakuno, protecteur, à la mode « Fuji Syusuke ».
Sakuno regarda autour d'elle. Tout le monde les regardait, les yeux grands ouverts et inquiets, et tout ça parce qu'elle avait stupidement laissé couler ses larmes. Et ce n'était même pas à cause de Kairi.
Elle devait faire quelque chose, autrement la sortie au restaurant finirait par être un désastre.
Sakuno se leva et baissa gentiment les bras de Yuuta. « Okayasu-kun ne m'a pas fait pleurer. C'est ma faute. Alors s'il te plaît ne le blâme pas, Yuuta-san. »
Les garçons la regardèrent comme si elle était folle.
« Ryu..Ryuzaki ! » bégaya Yuuta. « Mais nous avons tous vu… »
« Je pleurais de ma propre volonté, pas à cause d'Okayasu-kun. » dit-elle fermement. « Merci de t'inquiéter pour moi, mais je vais bien. Vraiment. »
« Deux pâtes pestos et deux ! » Un serveur, venant tout juste des cuisines, arriva à leur table. Il n'avait pas été témoin de la scène, alors il dit simplement, « Pourriez-vous s'il vous plaît vous asseoir que je puisse poser les plats sur la table ? Merci. »
Murmurant des excuses, les étudiants de St. Rudolph retournèrent à leur table, se sentant totalement stupides.
« Qu'est-ce que c'est que ça ? » Kairi regarda Sakuno. « S'ils n'étaient pas de Seigaku, comment les connais-tu, Sakuno-chan ? »
« Yuuta-san est le petit frère de Fuji-sempai. Et les autres sont ses camarades. »
« Je vois… » Kairi secoua la tête. Même si les Titulaires de Seigaku étaient loin d'ici, il ne pouvait toujours pas avoir un rendez-vous avec Sakuno sans qu'un grand frère les surveille.
Ils commencèrent à manger, bien qu'ils aient maintenant perdu leur appétit. Sakuno essaya de reformuler ce qu'elle avait voulu dire à Kairi, mais elle n'arrivait pas à se concentrer.
Quand ils finirent leur repas (chose difficile à faire), Kairi voulu payer l'addition, mais Sakuno insista pour qu'ils payent séparément. Elle alla aussi dire au revoir à Yuuta.
« Vas-tu voir les Nationaux, Yuuta-san ? »
« Pour la final, c'est sûr. » dit-il. « Ma mère et ma sœur viendront aussi. »
« C'est génial ! » Sakuno sourit. « Et bien, on se voit aux Nationaux alors. »
« Et Ryuzaki, je suis déso… »
« Non, ça va. C'était très gentil de ta part, mais ça ira ! » Sakuno s'abaissa légèrement pour lui dire au revoir, et rejoignit Kairi.
« Alors, où allons nous maintenant, Sakuno-chan ? » Kairi se sentait beaucoup mieux, maintenant qu'ils avaient quitté le restaurant, mais il regardait autour de lui, sur ses gardes.
Sakuno aurait préféré rentrer chez elle, mais elle devait « rompre » avec Kairi d'abord.
Il y avait un parc dans les environs, aussi proposa-t-elle d'y aller. Kairi approuva avec enthousiasme.
Quand ils furent tous les deux assis sur une balançoire (chacun avait leur balançoire hein lol), Sakuno décida qu'il était temps de parler.
« Okayasu-kun ? »
« Kairi, Sakuno-chan, Kairi. Ne sois pas si formel avec moi ! »
« Bien… Kairi-kun. » Sakuno abandonna. « Je…Je devais te dire… » Avait-elle répété pour rien ? Pourquoi les mots ne venaient-ils pas ?
Sakuno respira un bon coup. « Je ne peux pas sortir avec toi ! »
Un silence pesant fit son apparition. Mis à part le bruit lointain de quelques enfants en train de jouer, tout était calme. Sakuno se sentait de plus en plus mal. Est-ce qu'elle l'avait profondément blessé ?
« Pourquoi pas ? » dit Kairi. Il avait un regard confus, mais il n'était pas vraiment surpris. Peut-être avait-il prédit que cela arriverait.
« Parce que… Parce que j'aime quelqu'un d'autre. »
« C'est la personne sur qui tu as fait un pari ? »
Sakuno approuva d'un signe de tête. « Je… Je suis désolée. Tellement désolée, je ne voulais pas te blesser, j'aurais du te le dire depuis le début. »
« Ca va. » Kairi arrêta sa balançoire et s'accroupit devant elle. « En fait, je suis content d'avoir passer du temps avec toi, Sakuno-chan. Tu ne dois pas te sentir mal à cause de ça. Regarde ? » Il fléchit ses bras (me demandez pas trop comment il fait XD) « Je suis toujours en vie ! »
Sakuno sentit ses larmes couler et les essuya rapidement.
Ils s'assirent là dans ce parc, pendant un moment, jusqu'à ce que Sakuno sente qu'elle doive partir. Elle devait acheter de nouvelles balles de tennis ; elle s'était tellement entraînée que ses vieilles balles étaient devenues inutilisables. Elle était seulement restée parce qu'elle pensait qu'elle devait donner un peu plus de son temps à Kairi.
« Alors, merci pour m'avoir fait sortir aujourd'hui. » Sakuno s'abaissa pour le remercier.
« C'est rien du tout. » Kairi se releva les mains dans les poches. « Hey, Sakuno-chan ? »
Sakuno tourna la tête. « Oui ? »
« Si se mec…Echizen Ryoma c'est ça ? ne te traites pas bien, tu seras toujours la bienvenue chez moi ! »
Une goutte de sueur apparut derrière la tête de Sakuno. Apparemment Kairi n'était pas si blessé que ça.
Alors que Sakuno rentrait chez elle, portant dans son sac de nouvelles balles de tennis, elle passa devant la rivière où Kaidoh avait sauvé Kairi. Cela semblait loin le temps où ils s'étaient rencontrés pour la première fois. Elle se sentait beaucoup plus vieille et sage maintenant, après une « rupture ».
« Bien, » Sakuno regarda le ciel. Quelques hirondelles montaient de plus en plus dans les airs. « Une bonne chose de faite. Maintenant je dois me concentrer sur le tournoi. Même si ma chance de gagner contre Minagawa-sensei est de 0.017 pourcent, j'ai quand même une plus grande chance de devenir titulaire. »
A ce moment là, son téléphone se mit à sonner.
« Sakuno, rentre vite ! » cria Tomoka. « le match de Seigaku contre Hyoutei commence ! Dépêche toi ! »
« Hai ! »
Sakuno courut jusqu'à la maison des Osakada, ses tresses volant derrière elle.
A suivre…
NdFaraway : Ceux d'entre vous qui ont lu Fruits Basket reconnaîtront Minagawa Motoko, présidente du fan club de Yuki. Je ne pense pas qu'elle soit un personnage démoniaque, mais j'avais besoin d'un ennemi et Motoko semblait être la meilleure que je puisse trouver. Je suis heureuse que la plupart d'entre vous ait aimé la panthère rose et l'idée de la mascotte, j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire ça ! Le prochain chapitre ne sera pas aussi ennuyant que celui-là je le promet. Si tout se passe bien il y aura une jolie petite dose de Ryo/Saku XD
NdZai : Ahhhhhhhhhhhhhh ! resprire Enfin un autre chap de traduit ! Je dois dire que celui-là a été plus facile à traduire que l'autre ! Personnellement je le trouve plus intéressant que le précédent, meme si on ne voit rien concernant Ryoma et Sakuno j'trouve la scène du restaurant très mignonne, et ce chapitre permet de voir une autre facette de Sakuno, en fille beaucoup plus mature et moins timide qu'elle n'y parait (je parle de sa confrontation avec Motoko)… Enfin bref, j'espère que ce chapitre vous aura plus ! Rien de mieux que des reviews pour le dire, en attendant le prochain chapitre qui lui aussi arrivera vite, c'est promis : p
RaRs
Louvegrise Nyaaaaaaah coucouuuuu lol…alors pas trop de stress pour les partiels ? Moi je sais que je serais morte de peur lol… Enfin là je stresse plutôt parce que j'ai même pas commencer à bosser et que je rentre la semaine prochaine mdr Mais bon c'est la fete XD Et oui, merci de demander, mon voyage c'est très bien passé ! Même que je voulais pas reviendre XD
Oui, comme tu dis c'était plutôt un chapitre de transition, mais celui-là aussi l'est un petit peu même s'il fait avancer certaines choses… Enfin, comment Sakuno va-t-elle s'en sortir concernant ce pari ? Là est la question mdr…
En tout cas, j'espère que tu n'as pas trop baillé en lisant ce chapitre lol… Le prochain arrivera surement dans la semaine aussi XD J'suis en période gentille autatrice qui poste gentiment tout pleins de chapitres et de fics ! XD Ah d'ailleurs, merci pour les reviews sur les autres fics ça m'a fait très très plaisir : )
Bisou bisouuuuuuuuuu pelucheuh XD
Princesse d'Argent : Helloooooooo ! merci merci pour tous ces compliments là je sais plus où me mettre mdr… Jsuis contente que le chapitre précédent t'ai plu ! C'est vrai qu'il était tout choupi, pleins de mièveries et tout mdr… puis oui, Ryoma est vraiment trop mignon mais bon je pense pas qu'il se rende encore bien compte de ce qu'il ressent réellement lol…
En tout cas, on a pas vu notre prince dans ce chapitre-ci, mais Kairi qui s'est fait gentiment rembarré lol… J'espère que tu as aimé ce chapitre aussi ! La suite arrivera vite ! Bisoux bisouuuuuuux : )
Arlein de Lioncourt : Coucou toi ! merci pour ta review toujours aussi débile XD… Je savais que tu résisterais pas au commentaire sur Tezuka rahlala… et là, je vais avoir droit à un autre commentaire sur le match Seigaku/Hyoutei aussi ? XD… mdr
Alors tu n'aimes toujours pas Kairi ? mdr… Et oui, les grosses peluches ça prend de la place, mais c'est bien de les serrer dans ses bras quand t'es en manque affectif looool… Rahlalala j'sui toujours morte de la soirée-journée lol… Bon bisouuuuuuuuuuuuux j'espère que t'as quand même aimé ce chap XD
Yuki-chan Coucouuuuuuuu ! merci merci pour toujours être là ça me fait plaisir de voir que tu m'as pas lâchée en cours de route ! Et oui je suis de retour et pour un bon moment lol…
Je vais faire de mon mieux pour que tu continues à aimer cette fic ! Et oui Ryoma-sama comme tu dis (lol) se rapproche petit à petit de Sakuno bien que dans le chapitre précédent c'était plutôt inconscient XD… en tout cas j'espère que ce chapitre-là t'a plu aussi !
La suite arrive bientôt ! Bisou bisou : )
Bien, comme dans l'autre chapitre, encore des remerciements à faire aux non-revieweuses qui me lisent quand même c'est-à-dire : Kim Shizumi, Nouky, dragonise, Verlorener Engel, inukag9, zebulorn !!! MERCIII A toutes : )
Zai ! ; p
