Chapitre 12 : Conséquence

Sakuno ouvrit les yeux.

Elle rencontra un plafond blanc qui ne lui était pas familier, et se redressa alors. Où était-elle ? Sakuno frotta sa tête en gémissant de douleur. Une bosse sur sa tête lui faisait atrocement mal quand elle la touchait.

La porte s'ouvrit, et une infirmière entra, tenant dans ses mains un plateau-repas.

« Je pensais bien que tu serais réveillée. » dit-elle gentiment. « Voilà ton dîner. » Elle posa le plateau sur une petite table et ramena les oreillers de Sakuno derrière son dos.

« Dîner ? » Sakuno la fixa. « Pourquoi suis-je à l'hôpital ? Qu'est-ce qui m'est arrivée ? »

« Tu t'es évanouie en plein match de tennis. » Devant l'air ahuri de Sakuno, l'infirmière continua, « Tu t'es donné un sacré coup à la tête. »

« Oh ! » Sakuno se souvenait maintenant. Elle jouait son match final contre Motoko, et elle la rattrapait… mais elle s'était évanouie ?

« Qui plus est, tu t'es surmenée, tu as eu beaucoup de stress, entraînant des symptômes de malnutrition et de déshydratation. Ce qui signifie que tu devras rester ici cette nuit. » En voyant l'expression alarmée de Sakuno, elle dit rapidement, « Mais ne t'inquiète pas, chérie, le docteur a dit que tu pourrais rentré chez toi demain. »

Il y eut un coup à la porte, et l'infirmière alla ouvrir.

« Sakuno ! » Tomoka poussa la porte, suivie de Sumire.

Tomoka passa ses bras autour de sa meilleure amie. « Oh Sakuno, tu vas bien ? »

« Oui, ça va. »

« Tu nous a fait une de ces peurs, » Sumire regarda sa petite-fille d'un air consterné. « Ne jamais abandonné est une bonne choses, mais pas jusqu'à aller à l'hôpital ! »

« Gomen. » Sakuno baisse la tête, honteuse.

Sumire se radoucit alors. « Ca ne fait rien. Je suis soulagée de savoir que tu vas bien. Maintenant, mange. » Elle s'assit sur le bord du lit, et commença à donner la bouchée à Sakuno, mais la petite fille protestait, gênée.

« Obaa-chan ! Je suis plus une enfant ! »

« Félicitations, Sakuno ! » dit Tomoka. « Tu sais quoi ? Tu es une Titulaire maintenant ! »

« Vraiment ? »

« Yeah ! Même si tu as perdu contre cette Minagawa, tu as cinq victoires ! Sakura qui en a juste quatre est toujours Titulaire ! »

Sakuno laisse tomber sa cuillère quand elle entendit « perdu » et « Minagawa. »

Elle avait donc perdu le pari. Ce qu'elle avait redouté était finalement arrivé.

« Je…je…vois. » bégaya-t-elle, essayant de contenir ses larmes perlant aux coins de ses yeux.

Sumire et Tomoka restèrent silencieuses, surprises. Elles ne pensaient pas que Sakuno prendrait sa défaite aussi mal.

Sumire soupira. Peut-être que sa petite-fille n'était pas aussi forte qu'elle le pensait.

« Ecoute, » Sumire caressa gentiment la main de sa petite-fille. « Même les plus grands joueurs ont déjà perdu un match. Ce qui importe c'est que tu fasses un bon jeu. Un excellent jeu en fait. Tu as dépassé tes capacités, même Inui a dit que tu avais dépassé ses données. Tu t'es juste trop surmenée. Maintenant, ce qui est le plus important, c'est d'aller mieux. Tout le monde s'inquiète pour toi. »

Au même moment, il y eut un nouveau coup à la porte. L'infirmière l'ouvrit, et un groupe de bishounen en uniforme bleu et blanc entrèrent. Deux tâches rouges apparurent sur les joues de la jeune femme.

« Pouvons-nous entrer ? » dit Tezuka.

« Oh… » l'infirmière retrouva ses esprits et s'effaça rapidement. « Je vous en prie, entrez. »

« Sakuno-chan ! » Eiji sauta jusqu'à elle en un temps record. « Tu es réveillée ! Dieu merci ! »

« Te sens-tu mieux ? » dit Oishi, se mettant devant elle. Il posa sa main sur le front de la jeune fille et regarda son pouls. « Ta tête te fait-elle beaucoup souffrir ? Tu as besoin d'aide pour manger ? »

« Tiens, Sakuno-chan, » Fuji se rapprocha d'elle, portant un bouquet de roses… roses. Un agréable parfum envahit la pièce. « Tezuka et moi les avons acheté pour toi.3

« Et ça c'est pour toi aussi. » Inui lui donna plusieurs livres et magasines. « Au cas où tu t'ennuierais. »

« Si tu veux des sushi, appelle moi okay ? » dit Kawamura. « Si tu n'aimes pas la nourriture de l'hôpital. »

« J'ai déjà apporté à manger. » Momo présenta un grand sac de chips, biscuits et autres grignotages du même genre. Sumire et l'infirmière frissonnèrent en voyant tous ces aliments peu équilibrés.

Sakuno était si surprise devant tant de gentillesse que quand elle leur dit « Merci », sa voix se brisa, choquée. Elle était si chanceuse d'avoir autant de personnes se préoccupant d'elle !

« Ne, ne, Ochibi ! Dis quelque chose ! » Eiji attrapa Ryoma par le col et le poussa devant Sakuno. Tezuka n'avait rien dit non plus, mais bon, c'était Tezuka.

Ryoma préférait ne rien dire (en réalité, il ne savait pas quoi dire), et c'était difficile de regarder Sakuno normalement dans les yeux. Parce que, à cause de sa blessure, l'infirmière avait détaché les tresses de Sakuno, ses cheveux étaient donc complètement éparpillés, fins et bouclés. Elle ressemblait à un ange.

Mais les circonstances et le fait qu'Eiji l'ait poussé vers elle l'obligeaient à dire quelque chose. Il le fit donc, un peu maladroit. « Er…Bon jeu. »

Eiji et Momo reniflèrent bruyamment.

« Bon jeu ? » dit Eiji. « C'est tout ce que tu peux dire, Ochibi ? »

« Arrête de te moquer de Ryoma-sama ! » fit Tomoka.

« Mer… » Sakuno couvrit sa bouche d'une main. Elle ne devait pas lui parler maintenant qu'elle avait perdu le pari. (Mais quelle bébète u-u)

Elle lui fit donc un léger signe de tête.

Un autre coup à la porte se fit entendre. L'infirmière alla ouvrir, plutôt nerveuse, se demandant si ce serait encore un groupe de magnifiques jeunes hommes. Elle se demanda aussi comment une si petite fille pouvait avoir autant de visiteurs.

Elle ouvrit la porte, et cette fois-ci ce fut une troupe de jeunes filles, toutes plutôt jolies.

« Est-ce que Ryuzaki Sakuno est ici ? » fit une magnifique blonde.

« Hai. »

Les filles entrèrent. La salle était maintenant devenue trop petite pour contenir plus de vingt personnes. Tomoka, Eiji et quelques filles s'assirent sur le lit de Sakuno.

« Ano… » commença l'infirmière. « Il y a beaucoup trop de monde ici, donc si vous pouviez… »

« Gomen. » Fuji se tourna vers elle avec son charmant sourire. « Encore quelques minutes, s'il vous plaît ? »

Peu de personnes pouvait résister au sourire de Fuji. L'infirmière rougit donc et marmonna. « Um… D'accord. »

« Nous venons de voir Hinata, » dit Tsunade. « Comment te sens-tu, Sakuno ? »

« Je vais bien, mais ils ont dit que je devais rester ici cette nuit. Hinata-san va bien ? »

« Oui. Elle devrait être capable de retourner dans l'équipe d'ici une à deux semaines. » fit Shizune. Avec un soupir, elle continua, « Depuis son accident, nous lui avons dit d'y aller doucement, mais son père avait insisté pour qu'elle participe au tournoi. »

« Tiens. » Ino présenta à Sakuno un nombre incalculable de fleurs de lis. « Non, ça ne me dérange pas du tout, ma famille possède un magasin de fleurs. » Elle chercha une place où mettre les fleurs et voyant un bouquet de rose posé sur la table, elle demanda qui l'avait apporté.

« Tezuka et moi. » dit Fuji. « C'était mon idée, mais c'est lui qui a payé. »

Ino le regarda, ainsi que le capitaine silencieux, debout derrière lui. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle mémorisait ses traits, et son visage devint légèrement rose.

Sakuno remarque que Motoko n'était pas parmi les filles Titulaires. Elle était heureuse que l'autre fille ne se soit pas montrée ; Sakuno n'aurait pas su quoi lui dire devant tout ce monde.

Ils parlèrent et rirent tous un long moment, puisque garçons et filles partagés la même passion du tennis. Mais après quoi, Ryuzaki Sumire leur incita à quitter la pièce. C'était un hôpital, pas une école, et Sakuno avait besoin de repos.

Sumire s'excusa auprès de l'infirmière, remerciant tout le monde d'être venu, et dit qu'elle ferait mieux de partir elle aussi. Ce qui sous entendait que les autres devaient à présent s'en aller.

« Allez, venez les filles. » fit Tsunade. « Nous avons un entraînement demain matin pour le tournoi du district. Et Ryuzaki, » Tsunade lui tendit la main. « C'est un peu tôt pour dire ça, mais… bienvenue dans l'équipe. »

Sakuno se figea, et prit alors la main tendue. « Arigatou ! »

Personne ne sut qui fut le premier à applaudir, mais tout le monde le fit. Sakuno regarda autour d'elle, les remerciant silencieusement alors qu'un doux sourire se dessinait sur ses lèvres. Elle faisait partie des spectateurs, et maintenant elle entrait dans leur monde. Et elle n'oublierait jamais ce jour, dans une petite chambre d'hôpital, où tous les garçons et filles Titulaires de Seigaku avaient reconnu son dur travail, et l'avaient acceptée, elle, petite Ryuzaki Sakuno, comme digne d'entrer dans le monde du tennis.


Sakuno passa la nuit à l'hôpital, et retourna chez elle le jour suivant. Pendant ce temps, les garçons tenaient une réunion devant les courts de tennis.

« On doit célébrer le succès de Sakuno-chan ! » insista Eiji. « De plus, on a pas célébré notre réussite aux Nationaux ! Maintenant que les examens sont finis, c'est le moment idéal ! »

« Mais on ne peut pas faire ça chez Ryuzaki-sensei dans ce cas-là. » lui rappela Inui. « Si tu veux une surprise bien sûr.3

« Que diriez-vous d'un buffé ouvert-où-tout-le-monde-peut-manger ? » suggéra Momo.

Kaidoh lui gratifia d'un regard noir.

« Pouvons-nous faire autre chose que ça ? » dit Oishi. La dernière fois, il avait trop mangé à la fête de bienvenue de Ryoma, et il avait eu une indigestion.

Ils discutèrent pendant un moment encore, cherchant un compromis. Oishi était sur le point de dire à tout le monde d'écrire leurs suggestions sur un bout de papier afin de voter, quand quelques Titulaires du club des filles passèrent par là.

« Qu'est-ce que vous faîtes là ? » demanda Tsunade. Ses sourcils se froncèrent, clairement intriguée. « On peut vous entendre à trois kilomètres. » Entendant ça, Oishi arracha rapidement la raquette des mains de Kawamura. Momo et Kaidoh arrêtèrent de se disputer.

Oishi s'excusa. Après avoir eu droit à des explications, Shizune dit, « Puisque c'est bientôt l'été, pourquoi ne pas tous aller à la plage ? J'ai entendu dire que celle de Chiba avait un nouveau parc aquatique. »

« Chiba ? » dit Kaidoh.

Inui jeta un œil à son carnet. « C'est l'endroit où toi et Ryoma avait joué au volleyball contre Sasabe et son fils. »

« Parc aquatique nyah ! » Eiji sauta. « Allons-y, allons-y ! Ca fait des années que je n'ai pas vu la mer ! »

« Ce serait chouette. » dit Fuji. « Un parc aquatique nous rafraîchirait en cette chaude saison.3

Ino lança un regard à Sakuro qui voulait dire « Si on ne saisit pas cette chance et n'allons pas avec ces bishounen ultra sexy, nous le regretterons toute notre vie ! »

« Tsunade-buchou ! » dit Sakura. Tsunade l'avait souvent entraîné, voyant qu'elle possédait un certain talent. Comme Shizune, Sakuro était celle qui s'entendait le mieux avec la capitaine. « Pouvons-nous y aller aussi. S'il te plait ? Ca ne nous fera pas de mal d'avoir un break pour une fois ! »

« Mon petit frère adore jouer dans le sable. » dit Temari, comme si c'était l'évidence même.

Tsunade accepta finalement. Elle n'était pas une capitaine si sévère, même si elle avait habituellement un air menaçant sur le visage.

Ino lança un regard à Sakura et fit un « V » avec sa main. Sakura gloussa. (Sakura la dindeuuuh XD)

Et c'est ainsi que les Titulaires de Seigaku, quelque soit le genre, décidèrent d'aller à la plage ensemble.


Quand Rinko apprit que Sakuno s'était évanouie pendant le tournoi, elle insista pour que son fils apporte un panier de fruit chez les Ryuzaki. La grand-mère de Ryoma vivait à la campagne et cultivait ses propres fruits et légumes, et quelques jours plus tôt, elle avait envoyé à la famille Echizen une énorme caisse de délicieuses pommes rouges, de pêches juteuses, et de grosses grappes de raisins.

Ryoma pesta d'abord, et dit qu'il ne voyait pas pourquoi il devait faire ça.

« Maintenant soit un bon garçon et écoute ce que te dit ta mère, » dit Rinko, et Ryoma pesta un peu plus. « La pauvre petite fille, elle a du trop en faire. »

« Si tu ne veux pas y aller, je peux le faire. » proposa Nanjiroh.

Ryoma jeta un œil sur les magazines que sont père était en train de lire. Il y avait une fille en bikini posant sur la couverture.

Il se leva de son siège et attrapa le panier. « J'y vais. »

Quand la porte claqua derrière lui, Rinko échangea un regard avec son mari.

« Ta tactique a marché. » remarqua-t-elle.

« Bien sûr, » sourit Nanjiroh, « Ce stupide gamin peut bien jouer au tennis, mentalement c'est encore un gosse. Tu l'as vu me lancer un regard noir ? »

Rinko fit un léger signe de tête. « On dirait qu'il aime vraiment bien Sakuno. »

« Finalement, il commence à s'intéresser aux filles. » dit Nanjiroh. « Devons-nous commencer à choisir les noms de nos futurs petits-enfants ? »

Rinko lui arracha le magazine des mains et le frappa sur la tête avec. Mais quand elle s'imagina Ryoma en train d'épouser Sakuno, tous les deux si adorables ensemble dans des habits de mariés, elle ne put s'empêcher de rire.

Nanjiroh la rejoint dans ses rires, mais bientôt eut une meilleure idée. Il attrapa soudainement sa femme par la taille, rapprochant son visage du sien et murmurant, « Je le sais maintenant ; tes véritables intentions étaient de faire partir Ryoma pour qu'on puisse passer un petit moment rien que tous les deux… »


Ryoma resta debout devant la résidence des Ryuzaki. Il ne voulait vraiment pas le faire… ou le voulait-il ?

Soupirant, il atteignit la sonnette. Il pouvait au moins être heureux que personne de ces imbéciles d'amis ne l'ait vu. Il ne savait pas comment il aurait survécu au fait qu'Eiji ou Momo le surprenne alors qu'il venait voir Sakuno.

Ryuzaki Sumire lui ouvrit la porte.

« Oh, Ryoma ! » dit elle en lui offrant un grand sourire. « Quel bon vent t'amène ? »

Ryoma lui montra le panier. « Ma mère m'a donné ça. C'est pour Ryu…je veux dire, Sakuno. » Une fois qu'il dit ce nom, il trouva que cela sonnait mieux qu'un simple Ryuzaki. Qui plus est, devant Ryuzaki-sensei, il sentit qu'il devait appeler Sakuno par son prénom. Tout le monde dans l'équipe l'appelait Sakuno, même Tezuka.

Si Sumira avait remarqué son hésitation, elle n'en montra rien. « Ah, c'est vraiment gentil de la part de ta mère ! » elle s'effaça. « Entre ; Sakuno sera heureuse de te voir. Elle s'ennuyait vraiment à rester toute seule ici. »

« Aa. »

Ryoma suivit l'entraîneur dans une grande salle de séjour. Une petite boule grise passa à côté de lui, et il en fit presque tomber le panier. Il reconnut alors le petit chat que Sakuno avait trouvé dans les buissons l'autre fois, qui maintenant était assis sur le canapé, le regardant avec des yeux brillants.

« Tamachan ! » la douce voix de Sakuno résonna à ses oreilles.

Sakuno apparut, vêtue d'un t-shirt Mikey Mouse et d'un short blanc. Quand elle vit Ryoma, sa main couvrit sa bouche. Un léger rougissement ornant alors ses joues.

« Je vais préparer un peu de thé, vous pouvez vous asseoir et parler un peu, » dit Sumire. « Qu'est-ce que tu voudrais ? des cookies au gingembre ou des sablés ? »

Ryoma regard un instant Sakuno, mais elle ne dit rien.

« Comme vous voulez, ça ira. » dit-il finalement.

Sakuno s'enfonça dans le canapé, et posa Tama-chan sur ses genoux. Elle jeta un coup d'œil sur Ryoma, qui la regarda en même temps. Tous les deux rougirent furieusement et tournèrent leurs têtes immédiatement.

Une minute passa (plutôt cinq minutes selon Ryoma), et Sumire ne revenait toujours pas. Il se demandait si la vieille femme ne l'avait pas fait exprès de le laisser seul avec Sakuno. Il se demandait aussi pourquoi Sakuno était aussi silencieuse. Elle était timide, mais d'habitude elle s'efforcerait de lui parler, même si elle devait bégayer.

« Et bien… » il s'éclaircit la gorge. « Tu te sens mieux, maintenant ? »

Sakuno lui fit un léger signe de tête. Elle ne parlait toujours pas, gardant le chaton sur ses genoux. Ryoma se rappela du jour où elle était venue chez lui, Karupin sur elle (il sentit son visage se réchauffer), et il se souvint alors du mouchoir.

Il l'attrapa dans sa poche et le lui tendit.

« Tu l'as laissé chez moi. Je voulais te le rendre, mais je n'en ai pas eu l'occasion. » Okay, la dernière phrase était un mensonge, mais Sakuno ne semblait pas l'avoir remarqué. Elle fit un nouveau signe de tête, lui adressant un petit sourire. Mais une fois encore, elle ne dit rien. Ryoma se demande si elle avait mal à la gorge. Mais elle avait appelé « Tama-chan ! » tout à l'heure.

Sumire entra dans le salon, portant un plateau. Elle le posa sur la table et servit trois tasses de thé.

« Alors quoi de neuf, Ryoma ? » dit elle. « Tu joues souvent avec ton père ? »

« Parfois. »

Sakuno se leva. « Désolée, Obaa-chan, mais je ne me sens pas très bien. Je vais aller au lit. » Elle s'abaissa pour saluer Ryoma, et portant son chaton dans les bras, disparut à l'étage.

Ryoma resta perplexe. Quand Sakuno venait d'entrer dans la pièce, cherchant Tama-chan, elle semblait allait bien. C'est seulement quand elle l'avait vu qu'elle avait changé. Avait-il fait quelque chose qui l'avait offensée ? Elle ne pouvait quand même pas être en colère à cause du mouchoir, n'est-ce pas ? (lol c'est mignon XD)

« Est-ce qu'elle va bien ? » demanda-t-il sans s'en rendre compte.

« Oui, elle était en train de jouer avec Tama-chan toute la matinée. » dit Sumire en fronçant les sourcils. « Je suis désolée ; je ne sais pas pourquoi elle agit si bizarrement tout d'un coup. »


Ryoma rentra rapidement chez lui, la tête remplie de questions. Qu'est-ce qui n'allait pas avec Sakuno ?

Réponses : Beaucoup de choses.

Au départ, il avait attribué son mutisme à la maladie, elle venait juste de sortir de l'hôpital, mais petit à petit, Ryoma trouvait que la réticence de Sakuno à lui parler revenait plus d'un problème psychologique que d'un réel problème physique. Par exemple, quand ils se rencontraient à l'école, que ce soit en dehors de la classe ou aux vestiaires, Sakuno lui disait d'habitude « Bonjour » ou « Salut » du moins. Mais maintenant elle ne donnait qu'un léger signe de tête. Si elle lui rentrait dedans accidentellement, elle ne disait pas pardon, mais s'abaissait juste un peu et s'enfuyait rapidement comme s'il était le pire boulet de l'école. Alors qu'elle parlait normalement avec Tomoka, le trio de Première Année, et en fait tout le monde sauf lui.

Il réalisa alors que quelque chose n'allait vraiment pas quand un jour, Tsunade le prit au coin d'un couloir.

« Tu es Echizen Ryoma, le Titulaire de Première année ? »

« Hun. »

« Est-ce que Sakuno est dans la même classe que toi ? »

« Hun. »

« Dis lui que l'entraînement d'aujourd'hui est pour cinq heures. J'ai essayé de la voir hier mais elle était déjà partie. Passe lui le message tu veux ? »

Ryoma accepta, puisque Tsunade ne semblait pas être le genre de personne qui prendrait un « non » comme réponse. Une petite partie de lui se demandait aussi si Sakuno lui parlerait enfin.

Quand il vit Sakuno et Tomoka devant la cafétéria en train d'acheter des jus de fruits, Ryoma alla donc vers elles et dit à Sakuno, « Ton capitaine a quelque chose à te dire. »

Les yeux de Sakuno s'écarquillèrent, et elle s'arrêta, le regardant.

« Et ce qu'elle veut te dire c'est que l'entraînement est désormais à cinq heures. »

Sakuno fit un signe de tête.

« Sakuno ! » Tomoka donna à son amie un léger coup de coude. « Dis quelque chose ! Tu ne l'as pas entendu ? »

« Si. » Sakuno s'abaissa légèrement devant Ryoma et continua à marcher, le laissant là comme un imbécile. Tomoka la fixa un instant, avant de courir derrière elle, criant, « Sakuno ! Sakuno ! Attends ! »

Quelques jours plus tard, Ryoma ne put plus le supporter. Il était déjà bien assez malade et fatigué que Sakuno s'enfuit devant lui, surtout qu'il en ignorait la raison. Dans le passé, il avait l'habitude de la voir le suivre partout, l'encourageant pendant ses matchs, le supportant autant que possible. Et tout d'un coup, tout changea radicalement…. C'était très frustrant. Comme une poussière dans l'œil, mais qu'importe la façon dont il essayait de s'en débarrasser, elle restait là.

Il pensait demander à Tomoka, mais imaginait déjà sa réaction : « QUOI ? SAKUNO A ARRETE DE TE PARLER ? QU'EST-CE QUE TU LUI AS FAIT ? » toute l'école l'entendrait, et il devrait alors subir l'interrogatoire de ses sempais-tachi. Il fallait vraiment être quelqu'un de courageux –ou de complètement idiot- pour vouloir blesser Ryuzaki Sakuno, qui était entouré de huit gardes du corps !

Après un long débat avec lui-même, Ryoma décida de demander de l'aide à Inui. Bien qu'il détestait le fait qu'Inui récolte des informations partout (et surtout il détestait ces dégoûtantes, puantes, substances bizarres qu'il appelait « jus »), il avait besoin de son côté « détective ». Fuji semblait aussi être une personne très observatrice, mais Ryoma ne lui faisait pas confiance quand il s'agissait de Sakuno. Momo et Eiji étaient trop bruyants, Kawamura trop dangereux quand il était en possession d'une raquette, Oishi trop mère-poule, alors que Kaidoh et Tezuka l'auraient simplement ignoré.

Il avait donc choisi de prendre Inui à part, sans que ses bruyants sempai-tachi soient dans les parages. La meilleure place était donc le laboratoire.

« Sakuno ne te parle plus ? » dit Inui, rajoutant des substances louches dans un bécher. Ca ressemblait bizarrement à du sang d'insecte.

Ryoma essaya de ne pas penser à ce que donnerait le jus une fois prêt. « Oui. »

« Tu peux me donner quelques exemples ? »

Ryoma obéit, alors qu'Inui continuait à rajouter, mixer, et mesurer des ingrédients qui semblaient être du vinaigre, du wasabi, du chou, du foie, et pour l'horreur de Ryoma…. Des SCORPIONS.

« Donc tu dis qu'elle refuse de te parler alors qu'elle est normale avec les autres ? » Ryoma approuva d'un signe de tête. « C'est étrange, vraiment très étrange en effet. Même en pensant que Sakuno a un grand béguin pour toi… » Le cœur de Ryoma rata un battement « … Il doit y avoir quelque chose, mis à part le fait d'être timide et nerveuse, qui l'empêche de te parler. Ah, ma dernière création est prête… Je pense que je vais l'appeler l' Exceptionnelle-Super-Power-Special-Inui-Juice. »

Il plaça le produit final ( d'une couleur jaunâtre et gluante) dans un grand récipient, et le referma. « Quand il aura refroidit après plusieurs heures dans le réfrigérateur, ce sera parfait et suffisamment glacé pour notre prochain entraînement. Qu'en penses-tu ? »

« Er… » Ryoma se dit mentalement de ne JAMAIS faire une erreur à l'entraînement dorénavant.

« Quoiqu'il en soit, concernant le mutisme certain de Sakuno, je n'ai pas suffisamment d'informations pour en tirer une conclusion. Ca me prendre un certain temps avant d'avoir assez de données. Mais je te donne ma parole que je mènerai mon enquête jusqu'à ce que je trouve la vérité. »

Ryoma se sentit soudain l'esprit plus léger. « Merci, Inui-sempai. »

A suivre…


NdFaraway : et oui, comme Sakuno s'est évanouie, elle a du déclarer forfait. La pauvre ! C'est dur de ne pas la faire parler à Ryoma, mais heureusement ça ne durera pas longtemps… enfin, tout ça dépend d'Inui en fait ! ET je suis heureuse de voir que les crossovers de naruto vous plaise, je suis moi-même une grande fan de Naruto ! Ils seront d'ailleurs un peu plus présents dans le prochain chapitre, donc restez !

Juste une petite note : les scorpions sont comestibles ! Je suis allée en chine une fois, et ils ont servi un panier de scorpions au restaurant ! Je n'ai pas essayé d'en manger, j'avais trop peur.

NdZai : Hello tout le monde ! J'espère que vous allez bien ? pour ma part je n'ai pas non plus essayé de manger des scorpions et je crois que je n'essaierai jamais ! lol… Quoiqu'il en soit, je tenais encore à m'excuser pour le retard que j'ai pu prendre, et aussi je tiens à remercier toutes celles qui m'ont laissé un message suite à mon « coup de gueule », ça m'a fait vraiment plaisir de voir vos petits mots de soutien ! Aussi, le problème est maintenant réglé, vu que « Super-chewie » s'est rendue compte de son erreur et s'est excusée… C'était tout ce que je voulais lol

Bon ce chapitre est très peu intéressant je trouve ! Donc j'essaierai de poster la suite un peu plus rapidement, qui lui est carrément meilleur lol ! Voilà voilà bisou bisou, et place aux reviews !!!! Oh et désolée s'il y a encore des fautes, j'ai relu à la va vite donc XD

RaRs :

Kim Shizumi : Lol coucou toi ! eh eh oui y'a du crossover de partout, et c'est pas fini crois-moi XD…

En tout cas, contente que la fic te plaise, j'espère que tu seras toujours fidèle pour le prochain chapitre !

Bisous : )

Louvegrise : coucouuuuuuuuuuuu –saute dessus- lol… Moi ça va bien !

Et toi alors tu as enfin eu tes résultats ? Parce que vu la date de ta review je suppose que les deux semaines d'attente se sont déjà écoulées ? lol…

Oui, et bien désolée de te décevoir mais comme tu l'as constaté, Sakuno ne s'est pas relevé en plein match malheureusement ! De toute façon ça aurait été moins intéressant XD…

Et oui les scénarios de Ryoma pour rendre le mouchoir à Sakuno sont très stupides mais j'adore lol… Finalement il l'a enfin fait ! ET plus ça va, plus il se rend compte de ses sentiments pour notre adorable ptite puce !

En tout cas, j'espère que ce chapitre-ci t'aura plu, même s'il ne se passe pas grand-chose !

Bisous pelucheuuuuuuuuuh lol

Arlein de Lioncourt : LOL Billognito bah si tu vois elle a perdu la pauvre ! lol

et comme tu vois, c'est le bordel entre Sakuno et Ryoma, le pauvre Oujisama se retrouve sans sa princesse roooooooh XD lol…

En tout cas j'espère que t'as aimé ce chap ! Mais le prochain sera mieux !

Bisouuuuuuuuus te n'aime !

Princesse d'Argent : Coucouuuuuuuu ! eh eh merci pour ta review ne t'en fais, plus c'est long, plus j'adore XD LOL

Oh en fait, merci aussi pour ton message lors de mon « coup de gueule » lol ça m'a fait plaisir ton pti mot : )

Sinon contente que l'autre chapitre t'ait plu ! C'est clair que la fin était sadique, mais bon, il faut aller se plaindre à Faraway : p…

Comme tu vois, Sakuno s'est retrouvée à l'hopital la pauvre, et notre ptit Ryoma n'est pas encore très doué pour montrer ses sentiments !

Quant aux personnages de Naruto, il va y en avoir d'autres dans le prochain chapitre, qui est nettement plus intéressant que celui-là !

En tout cas, j'espère que tu aimes toujours autant cette fic ! Enormes kisouuuux : )

Superchewie : Alors la miss, ici pour dire que tes excuses sont acceptées enfin pour ma part, mes revieweuses ça faut régler le prob avec elles mdr… Quoiqu'il en soit, tu as peut-être raison concernant le fait que je devrais préciser le fait qu'il s'agit d'une traduction dans le résumé, mais bon je pense quand même que lorsqu'une personne commence une fic, c'est le minimum quand même de lire les premiers commentaires de l'auteur ou ici de la traductrice, avant de rentrer dans l'histoire. Qui plus est, concernant les fics sur PoT je n'ai fais que des traductions jusque là. Enfin bref, je ne vais pas m'attarder; juste que je ne supporte pas ce genre d'attaques à tout va et que ça m'a passablement énervée. Quoiqu'il en soit, l'épisode est oublié, et merci pour tes éloges, ça fait toujours plaisir. Sur ce, à bientôt peut-être…