Chapitre 13 : Une journée à la plage

Inui s'était donné à fond dans son travail. Sa plus grande passion, mis à part jouer au tennis, était de récolter des données. Sous couvert d'entraîner Sakuno en matière d'analyses, il l'observait fréquemment.

Aujourd'hui, il décida de l'espionner pendant l'entraînement du club des filles. Non seulement il pouvait observer Sakuno, mais avait aussi trouvé une excuse pour regarder des jolies Titulaires sans passer pour un pervers.

Le club des filles n'étaient certainement pas au même niveau que celui des garçons. Au début, elles étaient simplement éparpillées sur les différents terrains. Seules Sakuno, Shizune, Temari, et quelques autres s'échauffaient.

Justement, Tsunade marchait à grands pas sur les courts, les mains sur les hanches. Ses cheveux étaient tirés en arrière par une haute queue de cheval, la faisant paraître plus jeune.

« Avec l'arrivée du prochain tournoi, je veux toutes les Titulaires sur les Courts A et B » dit-elle « , et les non-titulaires seront sur le court C. Maintenant bougez-vous ! »

L'entraîneur du club s'occupa des non-titulaires, pendant que Tsunade se chargeait des Titulaires.

« Nous savons que le club des garçons ont gagné les Nationaux, un remarquable exploit, et je ne veux pas vous mettre la pression. Mais nous pouvons au moins faire de notre mieux pour gagner le District et aller aussi loin que nous le pouvons, en visant les Régionaux. Les garçons n'ont pas besoin d'être les seuls couverts de gloire. C'est à notre tour d'être sérieuses ! »

Sakuno écoutait attentivement, et quand Tsunade finit son speech, elle se sentit gonflée à bloc, pleine d'énergie. C'était si bon de rejoindre le club des filles, et encore mieux d'être devenue une Titulaire.

Elles commencèrent à s'entraîner. Ayant reçu de vigoureux entraînements des garçons, Sakuno n'avait pas de problème pour suivre les règles du club des filles. Enfin, après des matchs d'entraînement avec Tenten, Shizune, et Temari, Sakuno transpirait beaucoup. Elle avait voulu continuer à jouer, mais Tsunade lui dit d'arrêter.

« Tu en as fait assez pour aujourd'hui, Sakuno. Pas de « mais », je ne veux pas te voir à l'hôpital encore une fois. »

« La prochaine fois, je n'irai pas doucement avec toi. » la prévint Temari.

« On se voit demain ! » firent Sakura, Ino et Tenten.

Sakuno rangea sa raquette, souriante, bienheureuse. Elle appréciait les entraînements avec ses grands frères, mais cette fois elle était l'apprentie, et quelques fois ils pouvaient inconsciemment être condescendant (Oishi par exemple, la traitait comme une poupée de porcelaine). Mais les filles la considéraient comme une égale, travaillant toutes ensemble afin d'atteindre le même but. Elle était nerveuse concernant le tournoi District, mais quoiqu'il en soit, elle était pressée d'y figurer.

Lorsque sa serviette fut trempée par la sueur, Sakuno se dirigea vers les abreuvoirs. Alors qu'elle se rinçait le visage et lavait sa serviette, elle entendit une voix forte l'appeler

« Ryuzaki ! »

A ce moment-là, Sakuno n'avait pas besoin de se retourner pour savoir qui c'était. « Oui, Minagawa-sempai ? »

« Un de mes kouhais m'a informé que tu était en train de parler à Ryoma. Elle t'a vu avec lui dans les couloirs à côté des labos de chimie. » Motoko croisa les bras. « Aurais-tu oublié notre marché ? Si tu… »

« Je n'ai rien oublié, » dit Sakuno l'air de rien. « Tsunade-buchou lui a dit de me prévenir que l'entraînement était à cinq heures. Je n'ai absolument rien dit quand il m'a parlé. »

Elle parla d'un ton ferme, où se percevait une légère irritation. Motoko savait qu'elle disait la vérité, mais l'attitude de Sakuno l'énervait toujours.

« Arrête d'être si sûre de toi, » dit elle, son visage grimaçant de colère. « Tu as déjà embobiné les Titulaires du club des garçons, les poussant à t'entraîner au tennis, et tu n'es toujours pas satisfaite ! Je te laisse filer cette fois, mais je te préviens, mes amies et moi t'observons. Si tu ne te conduis pas correctement, rien ne pourra nous arrêter. »

Quelques non-titulaires venaient dans leur direction, Motoko se retourna donc et s'en alla. Sakuno n'avait même pas eu une chance de répliquer. Sa bonne humeur s'était totalement volatilisée. L'injuste accusation la rendait folle de rage, et elle passa rapidement sa tête sous l'eau, afin que personne ne puisse voir ses larmes.

Caché derrière un grand buisson, Inui ferma son carnet de notes d'un coup sec.

« Ii, Data. »


Sakuno n'eut pas beaucoup de temps pour se soucier de Motoko. Tsunade espérait amener l'équipe jusqu'au tournoi de District, et encore plus loin si possible, et les entraîna beaucoup plus. Il y avait cependant le week end à Chiba qui approchait, et après ça, le festival annuel de l'école.

Le festival annuel devait se dérouler d'ici deux semaines, afin de marquer la fin de l'année scolaire et l'arrivée des vacances. Chaque classe devait préparer quelque chose, et la classe de Sakuno s'était décidé à mettre en place un stand de sushis.

Le délégué de classe les divisa en plusieurs groupes, et assigna à chaque groupe différentes tâches. Le groupe de Sakuno, était constitué d'elle-même, d'Horio, Katsuo, Kachiro, Tomoka, et Ryoma.

« Osakada, ton groupe se chargera des onigiris. » fit le délégué, leur donnant une liasse de papier. « Ah en fait, Echizen, Ryuzaki-sensei veut te voir. »

Ryoma était perplexe puisque l'entraînement de tennis était terminé, mais poussa en arrière sa chaise et sortit de la salle de classe.

« Phew, je suis soulagé qu'on fasse des onigiris. » dit Horio. « Je serais mort s'ils nous avaient dit de faire des posters, ou faire des gâteaux ! »

« Ano, cuire des gâteaux n'est pas si difficile. Tu as juste besoin d'un peu plus d'entraînements. » fit Sakuno.

Tous les yeux se posèrent sur elle simultanément.

« Aha ! Avec Sakuno dans notre groupe, nous n'avons pas à nous inquiéter ! » dit Tomoka, sautant sur son amie. « Elle est la meilleure cuisinière de notre classe…nan, de l'école ! »

« Tomo-chan ! Je ne suis pas… »

« Quoiqu'il en soit, Ryuzaki, nous te confions tout… » commença Horio, quand Tomoka le frappa sur le bras. « Ne rêve pas espèce de sale paresseux ! Tu devras nous aider, que tu le veuilles ou non ! »

« Tomo-chan… »

Kachiro et Katsuo essayèrent de calmer le jeu.

« Bien sûr que nous aiderons, alors… » dit Katsuo.

« … s'il te plait calme toi, Osakada-san. » pleura Kachiro.

« Décidons de où et quand nous irons acheter les ingrédients, » dit Sakuno.

Au moment où ils trouvèrent un jour et un super marché appropriés, Ryoma revint. Il marchait la tête baissée, et il semblait y avoir une aura noire l'entourant. Sakuno se demandait ce que sa grand-mère avait bien pu lui dire.

« Oh hey, tu es de retour. » dit Horio. « Bon, nous avons décidé d'aller acheter les ingrédients ce samedi et… »

« Je ne fais plus parti du stand de sushis. » l'interrompit Ryoma.

« Hah ? » fit Horio. « Pourquoi, Echizen ? »

Ryoma semblait ne pas vouloir parler, Tomoka et Sakuno s'échangèrent un regard.

« Ryuzaki-sensei a dit quelque chose ? » s'enquit Katsuo.

Un lourd nuage sembla passer au dessus de la tête de Ryoma. Il s'affaissa sur son siège.

« Ryoma-kun, tout va bien ? » fit Kachiro, alarmé.

Mais ils ne purent obtenir aucun mot de lui, si ce n'est un « Vous verrez » marmonné.

« Bien, si tu ne veux rien nous dire, » Horio était déterminé à ce que Ryoma n'échappe pas à ses obligations. « , Alors tu viendras faire les courses avec nous Samedi ! »

« Peu importe… »

Sakuno était morte de curiosité. Qu'est-ce qui avait fait que lui, l'invincible prodige Echizen Ryoma, se retrouve à l'état d'escargot? Sakuno s'apprêtait à lui poser la question, mais elle se rappela le pari. Elle resta assise sur sa chaise, l'air morose, la même atmosphère noire que Ryoma planant au dessus d'elle.

Tomoka observa Sakuno et Ryoma, et se demanda qu'est-ce qui n'allait pas avec ces deux-là.


Sakuno n'avait pas vraiment envie d'aller au supermarché. Mais aucun de ceux qui occupaient son stand n'avait de l'expérience concernant les onigiri (mise à part Tomoka, mais Tomoka n'irait pas si Sakuno ne venait pas. Lol)

« Tu devrais au moins mettre de l'écran total quand tu sors faire les courses, » fit Sumire. « Je ne veux pas que tu sois brûlée par le soleil. »

« Hai. »

Quand elle arriva devant le supermarché, Sakuno fut surprise de voir qu'elle était la première. Elle jeta un œil à sa montre ; elle avait dix minutes d'avance.

« Sakuno ! » hurla Tomoka. « Hey, tu es en avance ! Pour une fois, tu n'as pas perdu ton chemin ! »

« Je viens souvent au supermarché. »

« Bien, puisque les autres ne sont pas encore là… » Tomoka se pencha un peu plus vers son amie et murmura. « Sakuno, qu'est-ce qui ne va pas en ce moment ? »

« Huh ? »

« Tu ne parles pas à Ryoma-sama depuis un moment. Je veux dire, qu'est-ce qu'il a fait ? Est-il possible que… » Tomoka commença à s'exciter. « …il t'a fait quelque chose d'intéressant ? »

« Tomo-chan ! » Sakuno vira au rouge. « Ri-Rien de ce genre n'est arrivé ! »

« Qu'est ce qui est arrivé ? » dit Horio. Ryoma, Katsuo, et Kachiro étaient arrivés aussi, et ils observaient tous Sakuno et Tomoka.

Sakuno se tenait droite et agitait ses mains devant elle frénétiquement. « Rien ! Rien ! »

« Occupez vous de vos affaires. » Fit Tomoka aux garcons, mais elle lança un regard à Sakuno qui semblait dire Tu-ferais-mieux-de-tout-me-dire.

« Oy. » dit Ryoma, les mains dans les poches. « On peut y aller maintenant ? »

Sakuno l'entendit, mais ne dit rien. A la place, elle prit le bras de Tomoka et passa devant lui. Une de ses tresses le frappa intelligemment au visage, mais elle ne remarqua rien. Ryoma frotta sa joue, un peu énervé. Il était tenté de la prendre par les épaules et de la secouer, exigeant de savoir ce qui se passait dans sa tête. Mais Inui lui avait dit qu'il avait accumulé suffisamment de données, mais qu'avant d'avoir une preuve de ce qu'il voulait avancer, il fallait être patient. Selon lui, tout se terminerait bien à la fin.

Lançant un regard noir au dos de Sakuno, Ryoma entra dans le supermarché.

Sakuno était une experte quand il s'agissait de cuisine. Elle savait exactement quels rayons contenaient tel ingrédient, et en moins d'un quart d'heure, ils avaient réussi à avoir le riz pour sushi, les nori (des algues pour envelopper les onigiri), des prunes marinées, du saumon, et d'autres légumes encore.

Quand ils finirent leurs courses et qu'ils portaient leurs sacs vers la sortie, quelqu'un cria, « Sakuno-chan ! »

Deux mains descendirent sur les épaules de Sakuno, et un beau visage à l'air sûr de lui apparut.

« O-Okayasu-kun ! » fit Sakuno.

« Ah, Ah, quelle coincidence ! » fit Kairi, rayonnant. « J'étais à la recherche de quelques sauces pour ma mère, et tu es ici ! Comment ça se passe, Sakuno-chan ? Qu'est-ce que tu fais de beau ? »

« Nous faisons des courses. On doit prendre les ingrédients pour les onigiri pour le festival de l'école. »

« Festival ? Ah, donc tu es en charge des onigiri ? ça a l'air marrant! Je peux venir, je peux venir ? S'il te plait ? S'il te plait? » Kairi ressemblait à un gamin voulant une sucrerie.

« Um…Bien sûr. » fit Sakuno. Il n'avait pas du tout changé.

« Qui est cette personne ? » dit Ryoma, surpris par le ton froid de sa propre voix.

« Je pense que c'est…Okaya-Oka.. » commença Kachiro.

« Okayasu Kairi ! » fit Horio. Quand vous voulez une info, demandez Horio! « Il semblait beaucoup aimé Ryuzaki! Il lui avait propose de sortir au cinéma. »

« Et elle y est allée ? » dit Ryoma.

« Bien sûr qu'elle y est allée. » fit Horio, comme s'il ne pouvait pas y avoir de doute sur le sujet.

« Oh, mais Sakuno l'a envoyé promener ! » dit rapidement Tomoka, voyant que Ryoma ne semblait pas très heureux. « Elle est sortie avec lui quand tu étais aux Nationaux et a dit… »

Mais Ryoma ne lui prêtait aucune attention. Kairi s'était penché en avant, ses lèvres proches de l'oreille de Sakuno. C'était comme s'ils partageaient un secret.

« Et à propos du pari… Qu'est-ce qui est arrivé ? » murmurait-il.

Sakuno secoua sa tête. Son air troublé lui répondit.

« Oh ma pauvre Sakuno-chan, » dit Kairi. Il plaça ses mains autour d'elle et lui fit un rapide câlin. Cela se passa si vite, qu'avant même qu'elle puisse réagir, il l'avait déjà relâchée.

« Oh mon dieu. » pensa Tomoka. Le trio de première année resta la bouche ouverte, à tel point qu'on aurait pu y mettre un onigiri.

« Excusez moi, » Ryoma s'était interposé entre eux. « Nous devons partir. »

Kairi observa le garçon, et ses yeux brillèrent malicieusement. « Pourquoi ? Je n'ai pas fini de parler avec Sakuno-chan. »

Il y avait des cris comme « Ryoma-sama! », « Ryoma-kun ! », « Echizen ! », et un « Ryo-mph ! » angoissé.

Ryoma lança un regard noir à Kairi, tandis que ce dernier souriait.

« Parce que… » Ryoma regarda ce qu'il avait dans la main, « les carottes vont pourrir. »

«Eh? Carottes? » hurla Horio.

Il y eut un bruit de rire étouffé de la part de Tomoka, Katsuo et Kachiro. Sakuno avait sa main devant la bouche, tandis que Kairi semblait amusé.

« Oui bien sûr, les carottes. Haha. » Kairi était sur le point de se moquer de Ryoma, mais il vit l'expression de Sakuno. Kairi aimait embêter les gens (fuji junior? Lol), mais il s'occupait de Sakuno.

Avec un soupir il dit, « Bien, je dois y aller de toute façon, donc je te verrai au festival de l'école, okay ? N'oublie pas de me garder quelques onigiri ! »

Il souffla un baiser à Sakuno et s'en alla. Les pauvres premières années de Seigaku qu'il avait laissé derrière lui étaient momentanément incapables de dire quoi que ce soit.

Ryoma dit alors, « Je vais dehors » et passa à côté de Sakuno sans un regard. Sans un mot, le reste le suivit.

Sakuno ne s'était jamais sentie plus misérable que maintenant.


« Pourquoi avait-il besoin de se montrer ? » rouspeta Tomoka au téléphone. « Et juste quand Ryoma-sama était avec nous ! N'as-tu pas rompu avec lui ? »

« Je t'ai dit que si, pour la cinquième fois. »

« Ne, mais il semblait si proche de toi ! Comme si tu avais déjà promis de sortir avec lui, ou quelque chose du genre. »

« C'est juste sa façon d'être. Je ne sors PAS avec Okayasu-kun. » dit Sakuno fermement.

« Mais d'un autre côté, » Tomoka devint brusquement excitée. « , tu as vu comme Ryoma-sama était en colère quand tu parlais avec Okayasu ? Je te jure que quand Okayasu t'as prise dans ses bras, les yeux de Ryoma-sama brillaient de rage ! Il est jaloux, JALOUX je te dis ! Je ne voudrais pas être à la place d'Okayasu ! »

« Um…Je ne crois pas… »

« Félicitations Sakuno ! » hurla Tomoka. « Apres tant de temps, Ryoma-sama est finalement accro à toi ! Tu as prouvé que la machine du tennis dépourvue de sentiments en a en réalité ! »

« Tomo-chan… »

« Donc il n'y a aucune raison pour que tu l'ignores ! » continua Tomoka, n'écoutant pas les protestations de Sakuno. « Je savais que tu étais trop nerveuse quand il parlait avec toi de lui-même, donc tu restais silencieuse. Mais maintenant, je peux te promettre que Ryoma-sama est totalement gaga de toi, donc tu n'as plus à avoir peur ! »

« Tomo-chan… »

« Hey Sakuno, rends moi juste service et sors avec lui, okay ? »

Sakuno ne savait pas comment la conversation avait pu se finir avec une Tomoka l'incitant à « sauter sur Ryoma-sama », et à le « séduire avec son maillot de bain ! », en lui « montrant que tu es à lui et pas à Okayasu ! ». Quand elle raccrocha le combiné, elle laissa sa tête retomber sur la table, laissant échapper un grognement de frustration. Plus que jamais, elle souhaitait n'avoir jamais fait ce pari stupide. Son cœur voulait sortir de sa poitrine à chaque fois qu'elle voyait Ryoma avec son air désorienté, sidéré. Elle avait toujours pensé que Ryoma la considérait comme une nuisance, et fut vraiment surprise quand Tomoka lui dit qu'il était jaloux de Kairi.

Sakuno rougit et se regarda dans le miroir. Etait-elle vraiment suffisamment jolie pour séduire Ryoma ? Il y avait une centaine de jolies filles à Seigaku ; comment elle, la petite Ryuzaki Sakuno, pouvait briser l'aura glaciale du prince du tennis et voir ce qui se cachait derrière ?

De toute façon, ça n'avait plus d'importance maintenant. Pour la millième fois, pourquoi avait-elle accepté ce pari stupide ?


La si attendue sortie au Water Wonderland arriva rapidement. Sakuno ne pouvait trouver aucune excuse pour ne pas y aller, puisque Sumire avait même acheté un nouveau maillot de bain pour elle. Peut-être à cause de son entraînement, Sakuno avait beaucoup grandi, et son ancien maillot de bain semblait trop petit et « bébé » pour elle maintenant.

Sakuno essaya de mettre tout ce qui était en rapport avec Ryoma dans un coin de son esprit. Ses grands frères prenaient grand soin d'elle, et les filles Titulaires (exceptée Motoko) l'a traité elles-aussi bien. Sakuno travaillait dur et ne se plaignait jamais durant les entraînements, ce qui faisait que tout le monde l'aimait.

« As-tu passé un bon week-end, Sakuno-chan ? » dit Fuji, lui souriant. « J'ai entendu dire que ta classe devait préparer des sushis pour le festival de l'école. »

« Hai. Nous sommes allées faire les courses pour les ingrédients. » Sakuno lui rendit son sourire. Elle se sentait toujours à l'aise et rassurée à côté de Fuji.

« J'espère que tu as acheté pleins de wasabi, » continua Fuji, semblant presque rêveur. « les sushis au wasabi sont les meilleurs du monde. »

« Non c'est faux ! » s'exclama Eiji, indigné. « Ne l'écoute pas, Sakuno-chan ! Fais des anago ! les anago sont beaucoup mieux ! »

« Ca doit être un peu compliqué pour eux, » dit Kawamura. « Mais si tu as besoin d'aide, appelle moi ! »

« Qu'est-ce que ta classe prépare, Kawamura-sempai ? » demande Tomoka.

« Nous faisons des boulettes et des rouleaux de printemps ! »

« Cuisine chinoise ! Tu peux être sûre que je viendrais à votre stand ; je veux goûter ça ! »

A sa grande surprise, Kawamura vira au vert. « Je ne cuisine pas. »

« Eh ? pourquoi pas ? »

Fuji sourit. « Nous sommes exemptés de tous stands, Osakada. Tous les Titulaires. »

Sakuno se souvint comment Ryoma semblait vidé de toute énergie quand il était revenue dans la classe. Il semblerait que tous les Titulaires souffrent du même destin tragique.

« Oh s'il te plaît dis nous tout ! » supplia Tomoka. « C'est censé être un secret ? »

« Et bien… » Fuji recut un regard d'avertissement de la part de Tezuka. «…tu verras. »

Quand ils arrivèrent à la plage, ils furent tous sous le choc face à l'immense parc d'attraction, avec son nombre incalculable de toboggans et de piscines, sous un ciel bleu dépourvu de nuage, et une mer étincelante.

« Nyaaaaaa ! N'est-on pas chanceux d'avoir un temps aussi sublime, Ochibi ? » hurla Eiji, sautant sur le sable.

« Un. »

« C'est définitivement une bonne idée d'être venu. » dit Momo, souriant.

Les filles Titulaires avaient laissé de côté leurs habits habituels et vinrent sur la plage avec leurs maillots de bain. Tsunade retint l'attention de tous les garçons, naturellement, mais les longues jambes de Temari attirèrent aussi l'attention. Ino et Sakura n'étaient pas aussi bien développées, mais leurs jolis visages firent le reste. Motoko pouvait bien être démoniaque, on ne pouvait cependant pas dire qu'elle n'avait pas un physique avantageux. Grande, fine, avec de longs cheveux, elle fit tourner la tête de plus d'un garçon quand elle arriva.

Nanjiroh se cachait derrière un énorme buisson, se servant de jumelles. « C'est une bonne chose d'avoir entendu mon stupide fils dire qu'il allait à la plage », pensa-t-il. « Ahaha ! C'est le paradis pour un homme comme moi ! »

«Il semblerait que nous ayons la même passion, » fit une voix derrière lui, et Nanjiroh sursauta. Un homme étrange avec une crinière de cheveux blancs et des rayures rouges sur le visage était accroupi à côté de lui. Un livre orange débordant de son sac, livre qui attira l'attention de Nanjiroh ! »

« Icha Icha Paradise ! » hurla Nanjiroh. « C'est un de mes préférés ! Se pourrait-il que… »

« Jiraiya, l'auteur. » dit le vieil home dans un sourire. « Cet endroit est le meilleure pour obtenir des informations pour le prochain livre de la série. »

Alors que les deux pervers commençaient une conversation de rang R, les enfants ne pouvaient plus attendre de s'amuser dans le parc d'attraction.

« Je veux aller sur celui-là, nyaaa ! » dit Eiji, tirant Oishi par le bras.

« Du surf ce serait bien, Tezuka, » fit Fuji. « Tu m'accompagnes ?

« Non. » Tezuka n'avait aucune intention d'aller sur un de ces manages qui étaient remplis de gens hurlant à tout va.

Ignorant les plaintes de ses coéquipiers, Tezuka s'installa sur une longue chaise et commença à… lire.

Mais le calme et la paix semblaient devoir être éphémère. Tezuka avait à peine lu deux chapitre qu'une voix ennuyante l'interrompit.

« C'est bien toi, Tezuka, de lire dans un parc d'attraction. Ore-sama prendra pitié de toi et te fera honneur de sa magnifique présence. »

Tezuka grogna intérieurement. Sa Tezuka zone devait marchait sur Atobe comme sur les balles de tennis.

Atobe s'installa sur une chaise à côté de lui, mais pas avant qu'un domestique ne nettoie la chaise et mette une serviette sur celle-ci. Il craqua ses doigts. « Sidecar, sans glace. » (me demandez pas ce que c'est lol)

Le domestique s'inclina. « Oui, maître. »

« Alors Tezuka, » Atobe aspira lentement son cocktail. « Une sortie à la plage, huh ? Comme c'est reposant. En fait, tu n'as pas répondu à ma question aux Nationaux. Est-ce vrai, ou pas, que la Panthère Rose est la mascotte de Seigaku ? »

Tezuka commença à penser qu'il finirait sûrement en prison s'il noyait le jeune millionaire dans l'eau.

« Où est Sakuno ? » dit Tomoka tout d'un coup. « Elle n'est toujours pas arrivée ? »

« Elle est toujours dans les vestiaires avec Hinata. » Temari haussa les épaules. « Il semblerait que toutes les deux souffrent d'une timidité flagrante. »

Eiji mit ses mains en porte-voix et cria, « Sakuno-chan ! N'ose pas te sauver quelque part ! Viens et laisse Ochibi te voir ! »

Ryoma se retourna rapidement et commença à s'éloigner. Mais il entendit les miaulements de son imbécile de sempai et s'arrêta inconsciemment.

Ne te retourne pas, se dit-il à lui-même. Ne pense même pas à regarder derrière toi.

Ryoma marchait comme un robot. Juste au moment où il se félicitait de ne pas avoir succombé à la tentation, Eiji et Momo sautèrent sur lui et s'exclamèrent, « Où penses-tu aller là ? » Au milieu de ces étranglements, il vit une mince jeune fille dans un maillot de bain bleu flashant, avec des rubans blancs au niveau de la ceinture, lui donnant plus l'impression qu'il s'agissait d'une jupe que d'un maillot de bain. Deux barrettes bleues ornaient ses cheveux. Le maillot de bain de Sakuno était peut-être le moins révélateur de tous, comparé au bikini de Motoko par exemple, mais quelque part, il semblait être plus attirant pour Ryoma.

« Ne, ne, tu n'aimes pas Sakuno-chan comme ça, Ochibi ? »

« Pas du tout. » grogna-t-il. « Et laissez moi partir. » Il s'échappa de leur emprise et s'éloigna, son visage virant au rouge. L'image d'une Sakuno, semblant irrésistiblement adorable dans son maillot de bain, rougissant modestement, figurera dans les rêves de Ryoma pour un long moment.

« Hey, Ochibi ! »

Ryoma était tellement préoccupé à l'idée d'échapper à ses coéquipiers, qu'il ne remarqua pas où il allait. Il se prit les pieds contre une montagne de sable et tomba.

« Regarde où tu vas. » fit une voix froide et immature.

Les yeux de Ryoma s'agrandirent à la vue d'un petit garçon aux cheveux rouges assis sur la plage, en train de faire des châteaux de sable. Sur ses genoux se trouvaient un adorable ours en peluche.

« Tu ferais mieux de ne pas l'énerver. » dit Temari, arrivant près de lui. « Gaara déteste quand quelqu'un l'empêche de faire ses châteaux de sable. »


Ils s'amusaient tous beaucoup au Wonderland Water de Chiba. Il y avaient des toboggans ultra rapides, des piscines avec vagues, de quoi skier et surfer, et un immense terrain de jeux pour les enfants. Même Ryoma appréciait l'endroit. En prenant en compte le fait que les sports en relation avec la mer n'avaient ren à voir avec le tennis, cela relevait du miracle.

Lorsqu'il fut midi, leurs estomacs commencèrent à protester. Sakuno et Tomoka allèrent achter quelques sandwichs avec plusieurs Titulaire ; même Hinata qui se sentait parfaitement bien maintenant.

« Qu'est-ce que tu veux, Sakuno ? » fit Tomoka. « Burgers, pizza, ou sandwichs ? »

Une lourde plainte arrivèrent jusqu'à elles.

« Ramen ! Je veux des ramens ! Pourquoi il n'y a aucun ramen ici ? » hurlait un blond au maillot de bain orange vif.

« Calme toi, Naruto » dit un autre garçon avec de longs cheveux couleur café, complètement exaspéré. « C'est normal qu'il n'y ait pas de ramens dans un parc d'attraction. C'est toujours des fast food. Prend ce qu'ils vendent ici et n'essaie pas de te battre contre ton destin. »

« Ne…Neji-niisan ? » dit Hinata.

Le garçon aux cheveux longs se retourna. « Hinata-sama ? »

« Wow, il est vraiment pas mal, meme si il ressemble à une fille, » murmura Tomoka à Sakuno. « Mais pourquoi appelle-t-il Hinata 'Hinata-sama' ? »

« C'est Hyuuga Neji. Le cousin d'Hinata. Celui qui lui a infligé une grave blessure. »

« Vraiment ? C'est effrayant. » marmonna Tomoka. Maintenant elle voyait Neji sous un autre jour.

« Deux BLTs. » (je sais pas ce que c'est lol) « Et un grand milkshake. »

« Ah tu es là, Neji ! » Un garçon portant une combinaison verte apparut. « Qu'est-ce que tu manges ? Alors je veux quatre BLTs et deux milkshakes ! »

« Lee, tu ne peux pas manger tout ça! » dit Tenten.

Lee se sentit indigné. « SI je ne peux pas manger quatre BLTs et deux milkshakes, alors je mangerai six burgers et je boirai trois Coca ! Si je ne peux pas manger six burgers et boire trois Coca, je mangerai huit pizzas et je boirai quatre bouteilles d'eau minérale ! et si je ne peux pas manger huit pizzas et boire quatre bouteilles d'eau minérale, je mangerai TOUT ce qu'il y a dans ce magasin ! »

« C'est l'esprit de la jeunesse, Lee ! » Un homme apparut à côté de lui, lui offrant un sourire éclatant qui révéla une rangée de dents si blanches qu'elles brillaient au soleil. Il était vêtu de la même manière que Lee, des sourcils à la combinaison.

« Gai ! »

« Lee ! »

Lee et Gai commencèrent à pleurer de joie. Des vagues montèrent derrière eux sous un couché de soleil. (god --)

Des gouttes de sueurs apparurent derrière les têtes de Tomoka et Sakuno. « S'il vous plaît ne les en veuillez pas ; ils sont toujours comme ça », murmura Tenten.

Ils finirent tous par avoir de quoi manger et allèrent s'asseoir sur les bancs à côté de la piscine, où Eiji effectuaient une sérieu de sauts périlleux et de plongeon, comme une hirondelle géante. (Visez la comparaison…) Oishi était assis à côté, observant l'air anxieux.

« Ca c'est bien Eiji-sempai ! » hurla Tomoka.

Eiji l'entendit et regarda dans sa direction. Voyant un sandwich dans sa main, il arrêta son manège et les rejoignit.

« Aww… quelle honte ! Manger sans même m'inviter ! Qu'en penses-tu Oishi ? »

« Je pense qu'il est temps pour nous d'aller chercher de quoi manger aussi. » dit Oishi.

« Bonne idée ! Où as-tu eu ton déjeuner, Sakuno-chan ? »

Quelques instants plus tard, Eiji, Oishi et le reste des garçons Titulaires vinrent s'asseoir à côté des filles, portant tous dans leurs mains leurs déjeuners. Momo avait deux plateaux, un dans chaque main.

Alors qu'ils mangeaient, il y eu une annonce :

« Votre attention, s'il vous plaît. Afin de célébrer l'ouverture du Wonderland Water de Chiba, nous avons organisé une course de natation. Les prix comprennent 10000-yen en coupons pour les plus grands magasins de sports…

« J'y participe ! » cria Eiji en se mettant debout. « J'ai besoin d'une nouvelle raquette ! » derrière lui, plusieurs autres Titulaires approuvèrent.

« …un carnet de coupons restaurant pour le Ichikaru Ramen… »

« Oh mon dieu ! Je dois y aller ! » Naruto crache une gorge de Coca.

« Et moi donc ! » Momo ne laissait jamais passer une chance de manger gratos.

« …Et plus encore. Venez vous enregistrer au centre d'information à l'entrée. La course commencera à trois heures pile. »

« Ca à l'air intéressant. » fit Inui. « Je ferais mieux d'y aller afin d'obtenir quelques données sur la façon de nager de nos camarades. »

Avec autant de prix alléchants, la plupart des Titulaires qui savaient nager s'étaient enregistrés à l'accueil.

« Allez viens, Sakuno ! » Tomoka lui attrapa le bras. « Allons-y pour encourager Ryoma-sama ! »

A suivre…


NdFaraway : Pfff, un autre chapitre de fini ! Je n'arrive pas à croire que Motoko ait généré autant de haines ! Je ne l'aime pas, mais j'ai pitié d'elle. Si vous avez lu Fruits Basket, vous avez du voir qu'elle n'était pas si méchante que ça. Le parc d'attraction peut sembler un peu exagéré, mais je voulais vraiment que les personnages s'amusent.

NdZai : passe la porte les joues rouges GOMEN NASAIIIIIIII !!!!!! Honto ni… Je tenais tout d'abord mes chers lecteurs que j'ai abandonné sans explication aucune, à vous souhaiter mes meilleurs vœux pour l'année qui vient de commencer ! Donc Bonne Année 2008 à vous toutes !

Ensuite, je tenais à m'excuser pour le temps, le très long temps que j'ai mis avant de revenir avec cette traduction. Je n'ai donné aucune explication concernant le fait que j'ai arrêté la traduction de cette fic au cours de l'an dernier. Cela dit, il s'est passé tellement de choses, j'ai eu pas mel de problèmes et de crises, en plus du BAC, qui ont fait que je n'ai plus eu le temps de m'occuper de cette traduction, et que je n'en avais plus du tout envie même.

Quoiqu'il en soit, je ne l'ai pas abandonné. Je m'y remets cette année afin de que vous voyiez enfin une Fin à cette histoire. Il ne reste plus beaucoup de chapitres de toutes manières, et les choses vont beaucoup avancer dans les prochains chapitres ! D'ici là, j'espère que vous resterez fidèle à cette traduction : )

Encore mes plates excuses pour l'attente… Je m'arrête ici, ça devient trop long lol Bisoux !