Titre: Au nom de la reconnaissance du monde magique
Genre : Humour/Romance/Slash
Rating : NC-17 (et oui, j'ai fait une rechute...)
Pairing : Harry/Severus
Disclaimer : J. K. Rowling
Bêta : Chaussette
Note de l'auteur : Et voilà la suite et fin ! Tout le monde a sa bassine ?
On remercie tous ma bêta qui a fait un travail formidable, c'est grâce à elle que vous avez ce chapitre si tôt (parce que, quand je disais deux semaines, c'était plus de la fanfaronnade qu'autre chose...) :D
Et merci à tous ceux qui m'ont laissé un mot gentil au lieu de m'éventrer pour avoir la suite o/
Au nom de la reconnaissance du monde magique
Ou
Comment Severus Snape se rendit compte que, finalement, il pourrait s'en accommoder
Le troisième match de la saison de Quidditch allait commencer. Dans les vestiaires de Gryffondor, la tension était à son comble. Les joueurs serraient nerveusement leur balai contre eux et Ron agrippait férocement ses gants de gardien, les lèvres serrés pour éviter de vomir son petit déjeuner. Même avoir reçu l'Ordre de Merlin, Première Classe, pour son courage sur le champ de bataille ne l'avait pas débarrassé de cette angoisse paralysante avant un match important.
Harry se leva, détaillant son équipe.
- Bien, je sais qu'il s'agit du premier match où je reviens dans l'équipe, le premier match depuis ma convalescence mais, quelques soient les circonstances, on ne doit en aucun cas laisser ces affreux serpents gagner. Est-ce que je peux compter sur vous ? hurla-t-il avec enthousiasme.
Un rugissement lui répondit et il enjoignit les rouges et or à se mettre en position pour sortir des vestiaires. Arrivés à la limite du stade, il se tourna vers ses coéquipiers et leur cria :
- Et n'oubliez pas de regarder dans la tribune des professeurs, une surprise de taille vous attend !
Ils tapèrent du pied au sol dans un beau geste coordonné et s'élevèrent vers le stade sous les acclamations triomphantes du public. Le poing levé, Harry fit le tour du stade, saluant les trois quarts de l'école habillée en rouge et or.
La tribune des professeurs, censée pourtant être neutre, abordait également quelques touches écarlates : Dumbledore et sa robe rouge avec des balais volants, MacGonagall avec son chapeau rafistolé de rouge et Severus Snape, vêtu de rouge des pieds à la tête et portant l'affreux chapeau en forme de lion de Luna. Les bras croisés, il fusillait du regard quiconque le regardait en souriant. Et il avait du boulot. Flitwick, assis derrière lui, avait son poing enfoncé dans la gorge pour ne pas hurler de rire.
En voyant ça, Ron dut se retenir à son balai pour ne pas tomber tellement il riait.
Une bonne heure plus tard, Harry saisit le vif d'or sous le nez de l'attrapeur de Serdaigle. Les gradins explosèrent en acclamations. Le Gryffondor se lança un sonorus et sa voix résonna à travers le stade.
- Merci à vous tous ! Mais avant tout, je voudrais dédier ma victoire à mon Sevy chéri qui m'a soutenu de tout son cœur durant de match.
Et il envoya un baiser du bout des lèvres vers la tribune des professeurs. MacGonagall rougit et Snape semblait être en train de chercher dans sa mémoire quelle était la potion qui pouvait le plus faire souffrir. Harry éclata de rire. Il était heureux.
•• ∞ ••
Ce soir-là, l'ensemble des Gryffondor prenait leur dîner dans un chahut monstrueux, trop heureux d'avoir gagné presque deux cents points d'avance au classement de la coupe de Quidditch. Après de longues négociations, Snape avait réussi à obtenir la permission d'enlever cette affreuse robe rouge. Assis à la table des professeurs, il fixait les rouges et or en ruminant sa vengeance.
« Les pendre ? Non, trop voyant. Les envoyer dans un autre monde ? Non, trop d'énergie. Les rendre tous impotents ? Hum, le monde sorcier manque d'enfants à ce qu'il paraît. Les mutiler sauvagement ? Non, trop de sang. Les humilier publiquement ? Il faudrait un plan pour ça. Ou alors une potion indétectable. Quelque chose que Dumbledore ne pourra pas me reprocher. Une indigestion collective ? Une farce de Peeves qui aurait dégénéré ? Et si j'allais voir le tiroir des objets dangereux confisqués ? Les imbéciles de rouquins ont forcément inventé un truc intéressant pour une vengeance collective. Oui, mais par quel moyen ? Si je soudoyais les elfes de maison ? »
- Severus ?
« Mais alors l'elfe au cache-théière serait un obstacle... »
- Severus ? répéta le directeur, l'air légèrement inquiet. Tout va bien ?
Le professeur de potion sortit de ses réflexions pour adresser un petit sourire cruel au directeur.
- Ne vous en faites pas, Albus, je maîtrise la situation.
•• ∞ ••
' Il sentait les longues mains de son professeur passer dans son dos, remonter le long de sa colonne vertébrale et aller se perdre dans le creux de ses épaules. Il avait des doigts de pianiste qui appuyaient exactement comme il fallait. Snape lui massait la nuque, le plongeant dans un état d'hébétude bienheureuse. Une caresse sur son flanc le fit gémir de plaisir et les frottements du bassin du potioniste sur ses fesses faisaient jaillir des bouffées de chaleur dans ses reins. Les doigts délicats s'attaquèrent aux nœuds des épaules, les défaisant progressivement avec des pressions contrôlées. Les doigts remontèrent sur sa nuque pour se perdre dans les cheveux rebelles, massant le cuir chevelu.
Un gémissement rauque sorti de sa gorge sans sa permission.
Les mains d'or passèrent langoureusement sur le cuir chevelu pendant plusieurs minutes puis redescendirent le long de la colonne, titillant chaque vertèbre. Snape s'était levé et commença à masser son postérieur avec application, sans aucune gêne. Il descendit ensuite sur les cuisses dans un mouvement de va-et-vient, s'approchant dangereusement de ses parties intimes.
- Continue ! souffla Harry d'une voix rauque.
Il sentait qu'il écartait les jambes, invitant les doigts à prolonger leur caresse. Il se cambra brusquement dans un gémissement de plaisir lorsque ses bourses furent effleurées. Snape s'allongea à moitié sur lui et alla lui lécher le lobe de l'oreille. Il en profita pour lui murmurer :
- Tourne-toi Harry et je te procurerais plus de plaisir que tu n'as même jamais imaginé.
Harry piqua un fard à cette demande mais se tourna langoureusement vers son professeur. La chaleur de ses joues se répandit dans tout son corps lorsqu'il se rendit compte qu'ils étaient tous les deux nus. Snape eut un sourire narquois. Ses mains fines reprirent leur douce caresse entre les jambes du brun. Harry avait l'impression qu'il allait exploser, il avait besoin de quelque chose, là maintenant, mais le regard de braise du maître des potions ne l'aidait pas beaucoup à réfléchir. Son bassin se tendait désespérément vers ses mains, cherchant la délivrance. Du bout de son sexe érigé coulaient les premières gouttes du plaisir.
Puis, sans aucun avertissement, Snape engloutit le membre de son partenaire. Harry hurla en rejetant la tête en arrière. Ses mains agrippèrent le drap en faire pâlir les jointures et ses doigts de pied se crispèrent tous seuls. Le bruit de succion était affreusement érotique et le Gryffondor se sentit devenir encore plus dur. La langue de Snape tournait autour de son pénis alors que ses joues aspiraient le gland dans un étau jouissif. Ses mains avaient repris leur caresse sur ses cuisses, ses fesses, ses hanches, ses bourses, la base de son sexe. Et sa bouche le pompait, l'amenant sûrement vers l'orgasme le plus dévastateur de toute sa vie. Harry gémissait sans discontinuer à présent, encourageant son partenaire avec des « Oh Oui !», des « Plus fort !» et des « Plus vite !».
Le rythme accéléra encore et Harry sentit son bassin tressauter, à deux doigts de la délivrance. '
- Putain Harry ! Ta gueule ! hurla Ron en lui balançant son oreiller à la figure.
•• ∞ ••
- Ai-je déjà eu l'occasion de te dire que cette chemise te va à ravir ? demanda Harry d'un ton mondain.
- Potter...
- Quoi ? Tu me fais encore la tête pour cette séance d'essayage ? Pourtant, elles t'ont dégoté des trucs qui te vont super bien.
Snape leva les yeux au ciel.
- D'ailleurs, on va en profiter pour finir ton relooking aujourd'hui. De nouvelles manières en cours, des habits très seyants... Il ne manque plus qu'une bonne coupe de cheveux !
- Potter, vous n'êtes pas le premier à vouloir soigner mes cheveux. J'ai le regret de vous apprendre que leur aspect gras est dû aux vapeurs des potions, grogna le professeur.
Harry eut un petit rire et accéléra l'allure. Ils marchaient côte à côte sur le chemin menant à Pré-au-Lard. À cause de "circonstances exceptionnelles", Dumbledore avait accepté de les laisser partir au village une bonne heure avant les autres élèves. Cette délicatesse avait surpris Snape qui détestait les samedis à Pré-au-lard où la foule des étudiants se pressait comme des abeilles autour d'une ruche. Mais en voyant le gamin shooter dans un caillou sur le bas-côté, il finit par se demander si le Gryffondor n'avait tout simplement pas voulu abuser de ses privilèges.
Arrivés à l'entrée du village, Harry le prit par la main et l'entraîna dans une petite ruelle transversale. Snape se demanda comment il n'avait jamais remarqué ce salon de coiffure avec toutes les pancartes colorées qui en indiquaient l'entrée.
Une clochette tinta quand le Gryffondor poussa la porte avec enthousiasme et un homme d'une trentaine d'année accourut à leur rencontre. Son corps délié et ses membres fins soulignés par des habits cintrés, il semblait danser plutôt que marcher. Ses longs cheveux blonds ondulaient sur ses épaules alors qu'il les regardait d'un air ébahi.
- Heu, bonjour, dit Harry qui se sentait visiblement mal à l'aise face au regard scrutateur du coiffeur. J'avais pris rendez-vous pour... continua-t-il tout en désignant son professeur de la main.
- Severus Snape ? demanda l'homme d'une voix où perçait l'espoir.
- Heu, ouais...
Un rugissement de triomphe le fit sursauter. En moins d'une seconde le blond l'avait happé dans une étreinte étouffante, lui planquant deux baisers sur les joues.
- Oh merci ! Merci ! hurla-t-il dans son oreille. Si vous saviez depuis combien de temps que j'attends ça ! Ses immondes cheveux gras sont une torture pour ma vue et vous m'offrez sa tête sur un plateau doré ! Depuis plus de cinq ans je le vois passer devant ma boutique avec ses algues sur la tête alors que j'ai la solution à son problème !
À ces mots, un souvenir revint brusquement en mémoire du professeur.
- C'est vous le malade qui avait voulu m'asperger la tête d'un liquide non identifié !
En réalité, quelques années auparavant, durant une sortie à Pré-au-Lard que Snape devait surveiller, le coiffeur avait surgi derrière lui et avait essayé de lui vaporiser sur le crâne un immonde liquide rose. Réflexes obligent, l'impertinent s'était retrouvé cloué au mur avec une baguette sous la gorge. Il avait fallu l'intervention du directeur pour que l'incident ne tourne pas au massacre, et une bonne heure d'explications pour convaincre le maître des potions que le coiffeur n'avait aucune mauvaise intention et avait juste manqué de tact.
- Liquide non identifié ? s'offusqua le blond. Sachez, monsieur, qu'il s'agissait de la nouvelle potion révolutionnaire confectionnée par Helena Sazchikov, un maître des potions, pour les maîtres des potions ! Un incroyable shampoing qui repousse définitivement la graisse due aux vapeurs des potions, monsieur !
- Whaaa, c'est trop bien ça, Sevy ! Il faut absolument qu'on t'en achète ! s'exclama Harry, des étoiles plein les yeux.
- Je serai même prêt à vous en offrir un lot si cela peut débarrasser Poudlard d'une immondice pareille.
- Vous êtes trop sympa ! Et est-ce que vous pouvez lui faire une nouvelle coupe aussi ?
- Monsieur Potter, je suis ravi de faire des affaires avec vous !
Ils se serrèrent la main en échangeant un sourire lumineux et Severus Snape se retrouva traîné vers un lavabo. Il ne sut jamais si son imagination lui jouait des tours ou si le coiffeur n'avait cessé de ricaner d'un air diabolique.
Pendant que le crâne de l'ancien mangemort disparaissait sous une mousse d'un rose soutenu, Harry s'assit dans un des fauteuils rembourrés et saisit un magazine people. Le dernier numéro de Witch Mag était consacré au classement des sorciers les plus sexys de l'année. En guise d'introduction, la journaliste se lamentait sur la disparition de Gilderoy Lockart dans les sondages des sorciers sexys. Harry ricana. Bien fait pour lui.
La séance coiffure dura une bonne heure, entrecoupée de gloussements de la part du blond, de grognements de Severus et de commentaires de Harry sur son magazine – « Hé, Sevy, tu savais que ton filleul est classé dans le top 10 des sorciers les plus sexy ? Elle a bien grandi notre petite fouine préférée... », « Il paraît que le chanteur des Bizar Sister's est en cure de désintoxication côté moldu ! Non mais vous vous rendez compte, cacher sa honte comme ça... », « L'équipe des Harpies de Holyhead a signé une pétition pour que les uniformes de Quidditch soient adaptés aux formes féminines. Elles n'ont qu'à se mettre en maillot de bain si elles veulent déstabiliser leurs adversaires... » – .
Quand, enfin, le coiffeur retourna le fauteuil de la chauve-souris plus du tout graisseuse vers le miroir, le temps sembla se figer. Snape regardait son visage comme s'il appartenait à un autre. Ses cheveux raccourcis de quelques centimètres étaient veinés de mèches plus claires, rendant son teint bien moins maladif. Débarrassés de leur aspect gras, ils brillaient naturellement à la lumière. Les mèches encadrant le visages avaient étés dégradées, épousant gracieusement la forme de son visage, donnant à son nez un aspect bien moins imposant.
Le coiffeur écrasa une larme.
- Mon chef-d'œuvre, murmura-t-il à Harry. Merlin, je savais que sous ce visage fort peu sympathique se cachait un homme magnifique et affreusement sexy. Hum… surtout avec cette chemise...
Le Gryffondor le regarda, incrédule, alors que le blond dévorait Snape du regard.
- Je sais que c'est un peu impertinent mais… Vous savez s'il est libre ?
- Mais ça va pas, non ? siffla Harry en lui lançant un regard mauvais.
Le coiffeur leva les mains entre eux deux.
- Chasse-gardée, pardon ! Ça vous fera dix-huit gallions et trois mornilles.
Le Survivant s'empressa de payer et tira Snape hors du magasin alors que celui-ci était toujours en train de détailler son visage dans le miroir. Il se rendit compte qu'il n'avait pas compris grand chose de la scène précédente. Et puis, ça voulait dire quoi « chasse-gardée » ?
Ils se fondirent dans la foule des élèves qui étaient finalement arrivés au village et s'empressèrent de remonter l'avenue principale vers le château. Harry était plongé dans ses pensées, tirant toujours Snape par la manche, c'est pourquoi il ne remarqua pas que le professeur MacGonagall s'était arrêtée devant eux et manqua de lui rentrer de dedans.
- Oh Godric, Severus ? C'est bien vous ? demanda la directrice des Gryffondor qui semblait avoir vu un fantôme.
- Non, un Scroutt à pétard, grommela Harry suffisamment fort pour que seul Severus l'entende.
Snape hocha la tête.
- Je dois vous dire que cette coupe vous va à ravir, elle vous donne au moins dix ans de moins, continua la bonne femme en rougissant.
Elle commença à battre des cils dans sa direction, ce qui donnait, sur son visage ridé, un spectacle plutôt répugnant. Harry s'empressa d'éloigner Severus de là, laissant une MacGonagall rêveuse en plein milieu du chemin.
•• ∞ ••
La Grande Salle était encore plus bruyante qu'à l'accoutumée. En réalité, un seul sujet de conversation animait les tables (même celle des professeurs) : le changement de Severus Snape. Ce dernier n'avait pas retiré ses vêtements moldus et se tortillait légèrement sur son siège, profondément mal à l'aise vis-à-vis de sa nouvelle apparence. De nombreuses jeunes filles lui lançaient des regards énamourés et la professeur de métamorphose lui faisait du pied sous la table, accentuant encore son malaise.
Pansy Parkinson était en train d'écrire une lettre à toute allure qu'elle comptait envoyer à Witch Mag pour leur signaler qu'un nouveau concurrent venait de faire son entrée dans le top 10 des sorciers les plus sexys.
Harry, quand à lui, ne se sentait pas plus à l'aise que Snape, pour une raison qu'il ignorait. Et voir Ginny Weasley et ses amies soupirer rêveusement en regardant Snape lui donnait des envies de meurtre. Snape était à lui d'abord ! Sans lui personne ne le regarderait comme ça, il en avait fait un homme nouveau !
Mais le clou du spectacle fut quand Sibylle Trewlaney entra dans la Grande Salle comme une furie, ses châles ondulant dans son sillage, en répandant une odeur d'encens à faire crever les asthmatiques. Courant vers la table des professeurs, elle replaça ses immenses lunettes sur son nez et s'exclama d'une voix suraiguë :
- Oh Morgane, je le savais ! Les astres ne peuvent mentir ! J'avais cru que mon troisième œil avait été momentanément aveuglé mais maintenant que je vous vois, mon cher Severus, je dois me rendre à l'évidence : la magnifique histoire d'amour qui vous est promise a débuté !
Et elle se jeta sur le professeur Snape avec la ferme intention de l'embrasser. Elle fut stoppée nette par deux stupefix, un venant du professeur de potions, qui affichait une mimique dégoûtée, et l'autre de la table des Gryffondor. Mais personne ne sut jamais qui l'avait vraiment lancé.
•• ∞ ••
" Snape regardait son visage comme s'il appartenait à un autre. Ses cheveux raccourcis de quelques centimètres étaient veinés de mèches plus claires, rendant son teint bien moins maladif. Débarrassés de leur aspect gras, ils brillaient naturellement à la lumière. Les mèches encadrant le visages avaient étés dégradées, épousant gracieusement la forme de son visage, donnant à son nez un aspect bien moins imposant.
Le coiffeur écrasa une larme.
- Mon chef-d'œuvre, murmura-t-il à Harry. Merlin, je savais que sous ce visage fort peu sympathique se cachait un homme magnifique et affreusement sexy. Hum… surtout avec cette chemise...
Le Gryffondor le regarda, incrédule, alors que le blond dévorait Snape du regard.
- Je sais que c'est un peu impertinent mais… Vous savez s'il est libre ?
- Même pas en rêve, cracha le Gryffondor. Vous ne voyez qu'il est à moi ? dit-il en montrant la chaine qu'il tenait.
Une chaîne aux maillons argentés reliée au collier que Snape portait. Celui-ci était assis sur le fauteuil, vêtu uniquement d'un petit short de cuir et d'un collier à piques, ses cheveux se balançant légèrement sous une brise invisible.
- Maître, gémit-il en penchant la tête sur le côté.
Harry tira sur la laisse et Severus tomba de son siège, se rattrapant avec les mains et les genoux.
- Bon chien, viens par là, ordonna Harry en se calant confortablement sur la banquette.
Le professeur de potions s'avança à quatre pattes, faisant délibérément rouler ses délicieuses petites fesses. La chaîne cliquetait alors qu'il se rapprochait dangereusement de sa cible. Ses yeux brûlaient d'un feu dévastateur et Harry se sentit bander rien qu'en croisant son regard.
Ils se faisaient face à présent, leurs respirations saccadées. Harry se mordit la lèvre pour ne pas gémir. Severus lui embrassa le menton puis commença à lui lécher l'oreille tout en passant ses mains sous sa robe. Il n'en fallut pas plus pour que le Gryffondor enlève son premier vêtement. Severus lécha avec application le cou et les clavicules dévoilées. Soudainement, Harry agrippa ses cheveux et amena sa bouche à la bonne hauteur pour mordiller ses lèvres. Ces dernières s'entrouvrirent langoureusement et leurs langues se mêlèrent. Harry sentit à peine son pantalon et son boxer disparaître, trop occupé à passer ses mains dans les doux cheveux de son amant.
Le Serpentard posa un de ses genoux sur la banquette et, d'un mouvement de bassin, allongea le Gryffondor sous lui, leurs bouches toujours scellées.
Le manque d'air les força à se séparer. Les joues rouges, Harry caressait le visage de son "chien". Celui-ci allait à la rencontre de sa main, les joues rosées. C'était bon, c'était doux.
Severus se cala confortablement entre les jambes écartées de son maitre et commença à se frotter contre lui. La friction du cuir sur sa verge fit gémir Harry. Il lui attrapa les hanches et enclencha le même mouvement. Les dents joueuses de Severus mordillaient son lobe d'oreille.
- J'en veux plus, souffla le plus jeune.
Aussitôt, le maître des potions se redressa, faisant gémir Harry d'indignation. Sa langue rose s'amusa à tracer des chemins sur son bas-ventre, entrant et sortant de son nombril, suivant le plis de l'aine, passant lentement entre son sexe et ses testicules.
- Arrête de jouer, articula difficilement le Gryffondor en fusillant son amant du regard.
Celui-ci gloussa contre sa peau tendue et les vibrations qui en résultèrent envoyèrent une bouffée de chaleur dans les reins du plus jeune.
Snape lui releva délicatement les jambes et sa langue passa doucement sur son anus. Harry poussa un soupir d'extase. La langue passait et repassait entre ses fesses, lui faisant le même effet que lorsqu'il se masturbait. D'où il était il pouvait voir le postérieur de Snape, délicieusement moulé par le cuir, s'agiter d'avant en arrière comme si il se faisait pilonner par un amant invisible. Et putain, qu'est-ce qu'il était bandant comme ça !
Les premières gouttes du plaisir ruisselèrent sur sa hampe de chair. La caresse de la langue de lui suffisait plus. Ses mains se refermèrent sur la chaîne et il tira un coup sec, amenant la tête de son chien au niveau de son sexe.
- Lèche, ordonna-t-il d'une voix suintant la luxure.
Et Severus obéit, léchant le gland, passant sa langue sur le sexe gonflé, sur la fente d'où suintait le liquide séminal. Gémissant et ondulant, les yeux plissés par le plaisir, il ressemblait à une chienne en chaleur et c'est cette image qui fit jouir le Survivant dans un long cri de plaisir inarticulé. "
- Je vais le tuer, grommela Ron, la tête enfouie sous son oreiller, je vous jure que je vais le tuer !
•• ∞ ••
Ron s'affala dans le canapé, sous l'œil atterré de sa petite amie.
- Oh mon chéri, tu as des cernes immenses !
- Ben t'as qu'à remercier le pervers, là-bas, qui descend comme si de rien n'était… grommela-t-il en agitant la main vers les escaliers du dortoir.
- Désolée de te contredire mais c'est Harry qui descend, pas Dean ou Seamus.
Le rouquin roula des yeux et posa la tête sur les genoux d'Hermione.
- C'est justement ça le problème ! Harry est la créature la moins perverse du dortoir et, pourtant, ça fait quatre nuit de suite qu'il gémit des obscénités à faire rougir les satyres.
- Et les sorts de silence, tu connais pas ?
- Je ferais comme si l'ironie suintante de tes paroles ne m'avait pas atteint et je répondrais que, oui, ça fait aussi quatre jours que je lance des sorts de silence sur son lit.
La brune plissa les yeux tout en caressant les cheveux de son Gryffondor qui gémit de plaisir.
- Je ne doute pas de ta capacité à jeter des sorts mais … -
Je t'arrête tout de suite, Dean et Seamus ont aussi été de la partie, même si ça les faisait plus rire qu'autre chose.
Le rouge aux joues, Ron ne put pas avouer à sa moitié que les deux autres avaient refusé de l'aider parce qu'ils trouvaient la situation « délicieusement excitante ». Sauf que le sortilège de silence marchait très bien sur leur lit à eux.
- Il y a quelque chose d'étrange dans cette affaire, déclara Hermione, perdue dans ses pensées. D'abord, on peut exclure le fait qu'il soit sous un quelconque sortilège érotique vu que Snape l'aurait détecté et annulé, vu que c'est son boulot. Ensuite, en admettant que tu aies lancé le sort convenablement, ce dont je ne doute pas vu qu'il est vraiment élémentaire (Ron grogna pour la forme), la seule solution logique pour que ce sort soit annulé serait que soit Harry l'annule lui-même ou soit son subconscient désire tellement qu'il soit entendu que...
Elle s'interrompit brusquement en plantant ses ongles dans le cuir chevelu de son petit-ami.
- Est-ce qu'il a prononcé quelque chose dans son sommeil ? demanda-t-elle en scrutant autour d'elle, vérifiant que le concerné ne les entende pas.
- Tu veux dire, autre chose que « Oh oui, encore, c'est trop bon, suce-moi, lèche-moi, fais-moi des vilaines choses » ? demanda le rouquin d'une voix dramatique.
- Ron !
- Retire tes ongles de là alors !
- Ah, pardon. Alors ?
- Ben non, je te jure que j'attends que ça, savoir qui le fait fantasmer à mort. Mais, en quatre jours, il a même pas laissé filtrer un indice. À croire qu'il baise un fantôme...
La jeune fille réfléchit quelques secondes puis reprit la parole.
- Tu crois qu'il garde encore le vieux calepin où il écrivait tous les trucs qui le perturbaient ?
- Je crois mais… Oh putain, Hermione tu es géniale !
Et il se leva, comme monté sur ressorts, toute fatigue oubliée, pour traîner sa petite-amie dans leur dortoir. Dean leur fit un commentaire salace auquel Ron répondit par un doigt d'honneur.
•• ∞ ••
Une dizaine de minutes après, Hermione redescendit dans la salle commune, faisant léviter derrière elle un Ron manifestement évanoui. « Trop d'émotions d'un coup » selon elle. Depuis ce jour, Dean et Seamus l'abordèrent avec un profond respect.
Parce qu'une fille qui pouvait épuiser son petit-ami au point de le faire tomber dans les pommes en moins d'un quart d'heure méritait leur vénération.
•• ∞ ••
Peu avant l'heure du dîner, profitant du fait que Harry ait eu besoin de soulager sa vessie, Ron et Hermione s'arrangèrent pour kidnapper le reste du dortoir Gryffondor mâle et le traîner dans une salle de classe vide. Là, la jeune fille leur exposa son plan lumineux. Il y eut évidemment des protestations horrifiées mais un seul argument suffit à tous les convaincre : « C'est pour le bonheur de Harry. ».
•• ∞ ••
Le soir même, c'est un Survivant passablement choqué qui débarqua dans les appartements du professeur Snape, armé de sa malle, son balai et son sac de cours.
- Potter, puis-je savoir ce que vous avez l'intention de faire, exactement ? demanda Snape en fusillant son élève du regard.
Ce dernier leva ses grands yeux mouillés vers lui et lui annonça, au bord des larmes :
- Ils m'ont jeté dehors...
Severus se retint de dire que cela ne l'étonnait qu'à moitié et préféra rester pragmatique.
- Et alors ? Je ne vois pas en quoi cela me concerne...
- Je peux rester chez toi, s'il te plaît ?
- C'est contraire au règlement, Potter, assena le professeur.
- Mais je n'ai nulle part où aller...
- Laissez tomber, et de toute façon je n'ai pas de place chez moi !
Snape croisa discrètement les doigts dans son dos. Avec un peu de chance, s'il se montrait suffisamment froid, le gamin ne penserait pas à lui ordonner de l'héberger.
Seulement, ces temps-ci, la chance ne semblait pas être du côté de Severus Snape puisqu'un parchemin jaillit de sa cheminée pour aller se déposer à ses pieds.
"J'ai demandé au château de créer une chambre supplémentaire pour Harry. Bonne cohabitation. Dumbledore."
En désespoir de cause, il demanda :
- Et pourquoi vos chers camarades ont-ils estimé que votre présence n'était plus requise dans votre dortoir ?
Le visage de Harry prit une teinte parfaitement accordée à la couleur de sa maison et baissa la tête. Sentant qu'il y avait là matière à se moquer, Snape se déplaça pour bloquer l'entrée de ses appartements.
- Dites-le moi et je tolérerai votre présence dans mon espace vital.
- Ils disent que mes revéroticsontrobruyan, marmonna Harry dont la rougeur avait désormais gagné ses oreilles.
- Pardon ? Demanda Snape avec un petit rire narquois.
- Ils disent que mes rêves érotiques sont trop bruyants, hurla presque le Gryffondor en forçant le passage. Je t'interdis d'en parler !
La première pensée du maître des potions fut qu'il avait mal calculé son moyen de chantage. La deuxième fut « Ah, ses rêves érotiques sont... Quoi ? ».
•• ∞ ••
Severus Snape enfouit la tête dans son oreiller. Par les couilles de Merlin, pourquoi les murs étaient-ils si fins ?
- Haan… Haan… Encore...
C'était forcément un complot des Gryffondor et de Dumbledore pour se venger de tous les points qu'il leur avait retiré (aux Gryffondor, pas à au directeur).
- Oui ! Plus fort !
Et les elfes de maisons devaient être dans le coup aussi. Et sûrement les Poufsouffle et les Serdaigle.
- Haan... Plus... Plus vite...
Et les mangemorts en fuite.
- Oh ouiii !
Un gémissement de plus et il se chargeait de castrer ce bâtard. Pourquoi il n'allait pas batifoler avec cette fille ou ce garçon qui le faisait fantasmer plutôt que de lui casser les oreilles à lui, maître des potions frustré ?
- Putain, c'est trop bon !
Snape s'immobilisa, les yeux grand ouverts. La partie raisonnable de son cerveau lui hurlait de continuer à assassiner l'imbécile heureux dans ses pensées et la partie moins raisonnable...
Il jura en descendant sa main vers son entrejambe.
Il n'avait pas eu de rapport sexuel depuis des années et il pensait être devenu insensible à tout débordement hormonal. Seulement voilà, le môme avait envahi son espace vital et diffusé une ambiance aux testostérones qui nuisait à sa sérénité.
- Oui... Haan... Encore...
Le Gryffondor le couvait des yeux, l'avait rendu presque séduisant, l'avait maté sans s'en rendre compte pendant ce simulacre de retenue et lui, comme un imbécile, avait pensé que sa libido ne pourrait pas reprendre du service.
- Plus fort ! Plus vite !
Sa main faisait des va-et-vient rapides sur son sexe durci Les gémissements érotiques qui lui parvenaient l'excitaient affreusement. Ses yeux verts l'excitaient, son sourire narquois l'excitait. La manière qu'il avait de croiser les jambes lorsqu'il se moquait de lui, la manie qu'il avait de le rabrouer constamment, ses joues rouges lorsqu'il l'avait vu nu, son visage honteux lorsqu'il s'était imposé chez lui, ses lèvres pleines qui lui crachaient des ordres auxquels il ne pouvait pas désobéir, tout cela l'excitait. Un cri de jouissance parvint à ses oreilles et il éjacula dans un râle.
- Severuuus...
•• ∞ ••
Le lendemain matin, Severus Snape était attablé devant la Gazette du Sorcier et une tasse de café serré lorsque Harry Potter sortit de sa chambre, les cheveux encore humides et portant ses habits de la veille relativement froissés.
- Ben dites donc, vous y prenez goût à vous habiller en moldu, s'exclama-t-il en détaillant la chemise et le pantalon noir que portait le maître des potions.
Ce dernier releva le journal pour cacher sa figure dans un grognement désapprobateur.
- Vous vous êtes levé de mauvais poil ce matin ?
Comme le concerné ne répondait pas, Harry s'avança à pas feutrés et arracha la Gazette avec un grand « Bouh ! ». Il remarqua immédiatement les pommettes roses, les cernes immenses et le regard fuyant.
- Ah merde ! Vous avez entendu quelque chose ? dit le Gryffondor d'une voix catastrophée.
Snape posa les mains à plats sur ses cuisses et fit un effort pour regarder son interlocuteur dans les yeux.
- Écoutez, Potter, j'ai l'âge d'être votre père et je suis un professeur ici. Ce que vous envisagez...
- Je suis vraiment désolé, le coupa Harry, les copains de dortoir m'avaient prévenu mais je n'avais pas réalisé.
- Heureux de vous voir devenir raisonnable.
- Je suis conscient que vous n'avez pas eu de relations depuis longtemps et que c'est un peu précipité pour vous mais...
- Non Potter, je vous interdis de l'envisager !
- Les sorts de silence ne tiennent pas, peut-être que vous avez la solution avec une potion ?
Snape cligna des yeux, interrompant sa recherche d'oppositions.
- De quoi parlez-vous ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Ben les copains m'ont dit que les sorts de silence ne tenaient pas alors, si vous ne voulez pas que ça perturbe votre sommeil... Je suis vraiment, vraiment désolé, je n'avais pas du tout pensé que ça pourrait vous gêner mais, c'est vrai que les rêves érotiques d'un ado en pleine crise d'hormones ça ne doit pas être très drôle quand on n'a pas eu de relation depuis un bout de temps alors je serais vraiment heureux si vous aviez une potion pour ça. Heu... Je suis pas sûr d'avoir été clair...
L'ancien mangemort passa une main sur son visage et leva l'autre entre lui et Harry.
- Attendez deux petites secondes. La seule chose dont vous vous souciez c'est de ne pas perturber mon sommeil ?
- Je suis vraiment désolé et...
- Ça va, ça va.
Snape prit une grande inspiration.
- Mais vous n'avez rien d'autre à me dire ?
- Je devrais ? demanda le Gryffondor d'une petite voix après avoir cherché pendant une bonne minute.
- Vous avez pourtant été explicite dans votre rêve !
- Ah ça... marmonna Harry en passant la main dans ses cheveux ébouriffés. En fait, je ne me rappelle jamais de mes rêves. C'est bête, hein ?
•• ∞ ••
Harry souffla bruyamment pour s'empêcher de hurler lorsque la pile de livre sous laquelle il fouillait s'écroula lamentablement, écrasant sa main au passage.
- Putain de bordel de merde ! jura-t-il entre ses dents. J'étais sûr que j'avais encore une bouteille d'encre quelque part. Si Ron me l'a encore piquée je l'écorche vif !
Plié en deux, il était en train de fouiller dans sa malle pour trouver de quoi terminer son devoir de métamorphose. Il ne lui restait qu'une dizaine de lignes à écrire et il allait devoir remettre ça à demain à cause d'un sale roux qui pensait que sa malle était sa réserve personnelle.
Un peu énervé, il balança tout ce qu'il avait sorti dans sa recherche infructueuse dans sa malle. Une certaine boîte, enveloppé d'un nœud rouge retint cependant son attention. Le cadeau de Seamus.
Le soir où ses camarades l'avaient viré du dortoir, Seamus l'avait rattrapé dans le couloir avec cette boite et un sourire triomphant. « Tiens, Harry, c'est notre cadeau de départ à Dean et à moi. » avait-il dit avec un sourire lubrique. « C'est mon préféré mais depuis que je suis en couple on utilise d'autres accessoires. » Il avait eu un haussement de sourcils suggestifs et Harry se souvenait avoir regardé le paquet avec une certaine appréhension.
« Au fait, je l'avais appelé Wilfrid » avait-il ajouté avant de s'enfuir en courant. Harry avait simplement fourré la boîte dans ses affaires avec l'idée de l'ouvrir plus tard, au calme et sans témoin.
Il jeta un coup d'œil à sa porte. Snape était dans son bureau et corrigeait des copies. Vu comme il râlait tout à l'heure, il en avait encore pour un bout de temps.
D'un geste rapide, il défit le nœud et ouvrir le paquet. À l'intérieur se trouvait un objet que Harry n'avait jamais vu autrement que dans les publicités des livres cochons de Ron. Long d'une quinzaine de centimètres, noir comme le charbon, une forme assez équivoque. Il manqua de s'étrangler. Seamus lui avait offert un gode.
Oh. Mon. Dieu.
Il referma précipitaient la boîte et l'enfouit sous plusieurs pulls au fond de sa malle. Essayant de ne plus y penser, il retourna à ses devoirs où il s'acharna sur sa plume pour obtenir les dernières phrases qui lui manquaient. MacGonagall allait encore le sermonner sur la qualité de son écriture mais il s'en fichait un peu maintenant.
Une bonne heure plus tard, il sortit de la douche, mit son pyjama et s'adossa à son oreiller pour lire un bouquin d'aventure. D'où il était, il avait sa malle en plein dans son champ de vision.
Dean et Seamus étaient en couple depuis suffisamment longtemps pour qu'il se soit fait à l'idée qu'être homosexuel n'était pas une tare, contrairement à ce que lui avaient raconté les Dursley, et il les avaient suffisamment entendu raconter leurs expériences sexuelles pour savoir qu'un homme pouvait ressentir du plaisir en ayant un... truc dans... l'anus. Le jour où ils lui avaient annoncé qu'ils sortaient ensemble, Harry les avaient regardé avec incompréhension. Il avait fallu plusieurs discutions "entre mecs" pour que Harry en apprenne plus sur le sexe gay. Selon Seamus c'était bien meilleur que de se taper une fille.
Il hésita encore quelques secondes, pesant le pour et le contre, puis son esprit Gryffondor prit le pas sur son côté vertueux et il reposa son livre pour prendre la boîte.
Il lança plusieurs sortilèges de silence et d'intimité sur la porte avant d'enlever son pantalon de pyjama. Il s'allongea sur le dos et écarta les jambes. Il frissonnait. Mais il ne savait pas si c'était de froid ou d'appréhension.
Le gode lui paraissait énorme et quand il passa un doigt entre ses fesses il pensa que Seamus s'était bien foutu de sa gueule. Comment quelque chose pouvait rentrer dans un trou aussi petit ? Il faudrait l'agrandir avec la magie !
Brusquement, une flopée d'images floues se rappela à lui. Bien sûr qu'il fallait l'agrandir, avec des doigts ou une langue. Entre ses doigts, le godemiché vibra doucement, à présent recouvert d'un substance transparente et glissante. Harry le glissa doucement entre ses fesses avec un mélange de honte et d'excitation. L'accessoire rentra dans son anus sans douleur, l'épaisseur s'adaptant automatiquement. Le Gryffondor commença à faire de lents va-et-vient, cherchant le plaisir. Il ne ressentait pour l'instant que la sensation dérangeante d'avoir quelque chose en trop dans son corps puis, peu à peu, une douce chaleur commença à s'installer. Pas un plaisir brut, mais plutôt comme quand il laissait tendrement courir sa main sur son sexe. Il ferma les yeux, appréciant la sensation.
Puis, sans prévenir, le gode lui échappa des mains pour commencer ses propres va-et-vient plus rapides. Harry eut un mouvement de panique puis il se dit que Seamus ne lui aurait jamais offert quelque chose de dangereux et laissa l'objet faire. À moitié adossé contre son oreiller, il voyait le gode entrer et sortir de son anus à un rythme plutôt rapide et il trouva cela assez excitant. Son sexe semblait être d'accord avec lui puisqu'il se réveillait peu à peu. Les frictions de la peau sensible de son anus l'excitaient à présent, envoyaient des bouffées de chaleur dans ses reins.
Alors qu'il tendait la main pour commencer à se masturber en rythme, le godemiché passa à la vitesse supérieure et entra plus profond à l'intérieur de lui tout en gonflant pour retrouver sa taille initiale. Harry gémit de plaisir. Et le gode trouva sa prostate. Harry hurla de plaisir. C'était encore mieux qu'un orgasme, il avait l'impression que des décharges de plaisir avaient parcouru son corps de ses cheveux jusqu'à ses orteils. Et encore, et encore.
•• ∞ ••
Un dernier trait d'encre rouge barra la copie avant que Snape se sente satisfait. Il avait été particulièrement efficace ce soir et il jubilait d'avance de voir la tête de ses élèves lorsqu'il allait leur rendre les copies le lendemain. Depuis qu'il ne les insultait plus, il devait trouver un moyen d'épancher son côté sadique et voir les élèves blanchir lorsqu'il posait le tas de copies sur son bureau était quand même la meilleur partie du boulot d'enseignant.
Il rangea un peu son bureau et appela un elfe de maison pour qu'on lui livre une tasse de thé dans le salon. Seulement, lorsqu'il se rendit à son tour dans le salon, il se rendit compte que la tasse ne risquait pas de s'ennuyer puisqu'elle côtoyait une dizaine de parchemins froissé, des livres, des verres vides et des miettes de pain. Sur le canapé s'amoncelait des pulls et des robes, le fauteuil disparaissait sous les protections et les robes de Quidditch. Et, pire que tout, une paire de chaussette avait pour ambition de recréer à elle seule l'odeur des vestiaires après un match.
- Potter... gronda Snape en pulvérisant les pauvres chaussettes du regard.
Il traversa la pièce comme une furie et ouvrit la porte de la chambre du gamin avec une telle violence qu'elle rebondit sur le mur.
- Vous allez immédiatement me ranger ce foutoi... hurla-t-il rouge de rage.
Son cerveau se déconnecta avant d'avoir pu finir sa phrase. Il ne pouvait détacher ses yeux du morceau de plastique qui s'enfonçait dans le cul du Survivant.
La tête rejetée en arrière, une main masturbant furieusement son sexe et l'autre caressant son téton gauche, il ne semblait même pas s'être rendu compte que quelqu'un était rentré dans sa chambre. Il gémissait de plaisir au rythme que lui donnait le gode, ses hanches allaient à la rencontre de l'accessoire dans un froissement de draps hautement érotique. Et avant même que l'ancien espion ait pu reconnecter ses neurones, Harry darda sur lui un regard brûlant et jouit dans un souffle.
Severus s'empressa de refermer la porte et s'y adossa. Bordel de merde, c'était quoi ça ?
Les genoux flageolants, il essayait de retrouver ses esprits lorsqu'il entendit distinctement Potter se lever de son lit. Il s'enfuit dans sa propre chambre sans demander son reste.
•• ∞ ••
Ce soir-là, aucun des deux sorciers ne sortit de sa chambre. Un silence de plomb planait sur les appartements tandis qu'ils étaient occupé, chacun dans leur coin, à remuer leurs sombres pensées. Harry s'interrogea longuement sur ce qu'il avait ressenti lorsque Snape était entré dans la pièce et Snape prit autant de temps à se demander depuis quand il avait arrêté de considérer le Gryffondor comme un affreux gamin avec une grosse tête sans rien dedans. C'est dans cette ambiance des plus pesantes que l'elfe de maison chargé de faire le ménage quotidien transplana. On dit maintenant qu'il est soigné à Sainte-Mangouste pour dépression grave due à une trop forte exposition aux ondes négatives. Le pauvre.
•• ∞ ••
La nuit était tombée depuis plusieurs heures et Snape se retournait dans son lit, reproduisant le même schéma que Harry quelques nuits plus tôt. Les gémissements avaient commencé depuis peu de temps. Sauf que cette fois, Severus percevait des supplications au lieu de halètements excités.
Un sanglot étouffé perça le silence, suivit d'une ultime supplication :
- Severus, ne t'en va pas...
Snape se redressa dans son lit, retenant son souffle. Cette histoire allait mal se terminer, il le sentait.
Quelques minutes passèrent, uniquement troublées par le bruissement des draps dans la chambre de Harry, puis sa voix retentit de nouveau :
- S'il te plaît, Severus, embrasse-moi...
Avant même de réaliser que les mots lui étaient destinés, il sentit sa main repousser les draps et ses pieds se poser par terre. Nu comme au jour de sa naissance, il traversa le couloir et poussa la porte de l'autre chambre. Harry était entortillé dans ses draps, le front brillant de sueur et les joues maculées de larmes. Cette vision lui coupa immédiatement l'envie d'assassiner le Gryffondor pour l'avoir forcé à quitter son lit.
Snape s'assit sur le bord du matelas et il sentit Harry se tendre dans sa direction. Il essuya les traces de larmes sur ses joues et embrassa tendrement ses lèvres. A ce moment-là, le brun ouvrit des yeux encore voilés de sommeil et agrippa à sa nuque dans une faible étreinte.
- Ne me quitte plus jamais, murmura-t-il d'une voix rauque à l'oreille du maître des potions.
Et il ferma de nouveau ses paupières pour replonger dans un sommeil paisible.
Le dos complètement tordu et le visage maintenu à quelques centimètres de celui de son colocataire, Snape se dit qu'il était manifestement trop vieux pour aller réconforter des gamins qui faisaient des cauchemars. Oh, il l'avait fait dans ses premières années de directeur de Serpentard, il était fréquent que les premières années dorment mal les premières semaines à Poudlard. Mais, par Merlin et Morgane, aucun de ses élèves ne l'avait jamais retenu dans une position aussi inconfortable !
Soupirant à fendre l'âme, Snape se tortilla pour passer son bassin sous les couvertures. La seule manière pour lui de finir sa nuit serait donc de dormir avec Potter. De dormir collé à un Potter presque nu. De respirer son odeur excitante toute la nuit.
Il se gifla mentalement. La situation était loin d'être simple. Que Potter fantasme sur lui sans s'en rendre compte, il pouvait l'admettre. Que lui fantasme sur Potter, malgré le fait qu'il était la copie conforme de James l'Affreux, il pouvait le concevoir, après tout, il avait déjà couché avec des hommes juste pour le sexe. Mais que cet imbécile heureux éprouve des sentiments tendres envers lui, là ça changeait la donne.
Le corps de Harry était chaud contre le sien et Severus tomba dans une douce léthargie. Il ferma les yeux en se disant qu'il y réfléchirait plus tard.
•• ∞ ••
Il fut de nouveau réveillé par des gémissements lubriques. Snape prit conscience qu'il était dans un sacré pétrin lorsqu'il sentit la verge durcie contre sa cuisse et vit les lèvres rouges entrouvertes à moins de dix centimètres des siennes. Le vicieux Gryffondor avait profité de la nuit pour se coller encore plus à lui. Ce gamin est une machine à hormones ! jura-t-il mentalement en essayant de se dégager. Ce n'est que quand les gémissement s'intensifièrent qu'il se rendit compte que, dans sa tentative de fuite, il frottait sa cuisse contre la virilité de Harry et que celui-ci semblait apprécier.
- Haan, oui... Encore...
Et le voilà qui commençait à se frotter de lui-même contre sa cuisse ! Bien malgré lui, Severus sentir son sexe se réveiller aussi.
- Oh ouiii ! Mets-les avec !
Mais de quoi est-il en train de rêver ? se demanda le Serpentard, incapable d'imaginer dans quelle situation Harry pouvait gémir langoureusement une telle phrase. Il sortit son bras de sous les draps et ouvrit une des paupières du Survivant. L'œil qui roulait dans son orbite sans le fixer lui assura que le gamin rêvait bien. Sans aucune hésitation, l'ancien mangemort murmura un legilimens et plongea dans le rêve qui n'était pas le sien.
" Harry était allongé sur son lit, entièrement nu et les poignets attachés au montant. La tête rejetée en arrière il haletait fortement tandis qu'entre ses jambes écartées au maximum un morceau de plastique sombre le pilonnait en rythme. Jusque là ça ressemblait assez à ce que Snape avait vu un peu plus tôt dans la journée. La nouveauté consistait en un double de lui-même, également nu, à genoux entre les jambes de Harry et qui avait entreprit de glisser deux doigts dans son anus en plus du godemiché. D'une main il effectuait des poussées irrégulières sur l'accessoire et de l'autre il tournait dans le cul du plus jeune qui commença à hurler de bonheur.
- Alors, monsieur Potter, n'est-ce pas plus agréable comme cela ? dit son double d'une voix narquoise.
Harry semblait incapable de répondre, perdu dans les limbes du plaisir et les deux Snape eurent un sourire moqueur. Puis, soudainement, le Snape dévêtu sortit le gode d'un coup sec avant de le balancer dans la chambre. A la place, il introduisit quatre de ses doigts. Harry hurla de plaisir et tendit son bassin désespérément vers son bourreau, tirant de toutes ses forces sur ses liens. Quelques gouttes de liquide séminal coulèrent de sa hampe gorgée de sang.
- Je vais te faire jouir, Harry, juste en utilisant mes mains, lui murmura-t-il dans l'oreille, ces mains que tu aimes tant...
Snape (le vrai cette fois) se demanda brièvement s'il était possible de bander dans l'esprit d'un autre. Un coup d'œil en bas le convainquit que oui.
- Sev, gémit Harry, c'est trop... bon ! Je... Je vais...
Mais il n'acheva pas sa phrase puisque le Snape de son rêve saisit la base de son sexe pour l'empêcher de jouir.
- Hum, finalement, je préfère te voir comme ça.
- Je t'en supplie ! Laisse-moi...
- Hurle pour moi, Harry.
- SEV ! PREND MOI MAINTENANT !
Snape fut brutalement éjecté du rêve et se retrouva, haletant, le sexe douloureux, dans le lit de celui qui lui avait ordonné de lui faire l'amour. Il rejeta les draps et se défit légèrement de l'étreinte de Harry pour l'allonger sur le dos. Il était tellement excité qu'il était fort probable que, même sans un ordre, il aurait fait subir au petit brun les pires outrages.
Il arracha le bas de pyjama du brun puis se glissa entre ses jambes et introduit deux doigts dans l'anus du Gryffondor. Ce dernier était déjà tellement étiré que Snape suspecta la magie de se mêler à ses rêves érotiques. Il était certain que s'il rajoutait deux doigts, comme son alter-ego, ceux-ci rentreraient comme dans du beurre.
Harry ondulait sous lui, frottant son torse et son sexe contre sa peau de la plus obscène des façons. Snape l'embrassa dans le cou et le pénétra en douceur. Il commençait de lents va-et-vient quand Harry poussa un soupir de soulagement.
- Enfin… l'entendit-il murmurer et il releva brutalement la tête pour tomber sous la coupe de deux émeraudes voilées par le plaisir.
Le maître des potions n'avait aucune idée de si Harry était encore dans son rêve ou s'il était parfaitement conscient de coucher avec un professeur. Mais lorsque des jambes fines vinrent entourer sa taille et que des bras migrèrent vers son dos pour planter leurs ongles dans sa chair il n'eut plus aucun doute.
•• ∞ ••
Harry enfouit plus profondément sa figure dans son oreiller et poussa un léger soupir de béatitude. Si ses calculs étaient bons, le dimanche venait juste de commencer et il n'avait aucune raison valable pour quitter son lit. C'était ce qu'il préférait dans le week-end : rester au chaud sous sa couette. Il inspira profondément et sourit. L'odeur de son rêve était encore là.
C'est plus ou moins à ce moment-là que ses pensées s'éclaircirent un peu et qu'il se rendit compte que plusieurs choses clochaient en plus de sa vessie pleine. Premièrement, il était nu. Deuxièmement, il n'était pas seul. Troisièmement, ce qui lui chatouillait le nez n'était pas ses cheveux à lui. Et quatrièmement, son cul lui faisait un mal de chien.
Il mit de côté le problème de sa vessie et de sa nudité pour se concentrer sur le fait qu'il sentait de la peau humaine contre son bras gauche et ses deux jambes. Un homme plus grand que lui au premier toucher, avec la peau douce, quelques poils sur le torse et des cheveux assez long pour lui faire froncer le nez. Il se dit qu'ouvrir les yeux lui permettrait de savoir au lieu de spéculer inutilement mais il était tellement bien... Non, rectification, il avait toujours atrocement mal aux fesses.
Au prix d'un effort titanesque, il glissa une main sous la couverture pour aller tâter le terrain et grimaça. Son postérieur était aussi douleur que s'il avait fait un marathon en balai et, en plus, un liquide séché maculait l'intérieur de ses cuisses et ses fesses comme si...
Il ouvrit brutalement les yeux et rencontra ceux d'un Snape au visage détendu. Tous les souvenirs de cette nuit lui revinrent dans la figure avec la force d'un boomerang.
- Bonjour Harry, bien dormi ? ronronna Snape en lui caressant la joue d'un geste affectueux.
- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Snape ? demanda Harry après être resté interdit un moment.
- Mais enfin mon ange, c'est moi, ton Sevy adoré...
- Ok, si c'est une blague c'est pas drôle, vous êtes vraiment flippant là, on dirait qu'on vous a lavé le cerveau !
Pour toute réponse, le maître des potions l'embrassa légèrement sur les lèvres.
- Oh merde ! gémit Harry. C'est quand je t'ai demandé d'être gentil ? C'est ça ta conception de la gentillesse ?
Snape hocha la tête et le récompensa d'un autre baiser.
- Et je t'ai dit que je t'aimais ?
Une autre baiser.
- Et je t'ai demandé de ne jamais me laisser ?
Encore.
- Et tu m'as répondu que tu acceptais de considérer la chose parce que j'avais des arguments très persuasifs ?
Un autre.
- Et je t'ai dis que j'avais jamais autant pris mon pied ? rajouta-t-il d'une voix désespérée.
Snape lui roula un patin qui l'empêcha de respirer pendant plusieurs minutes.
- Ok ! Ok ! Attends deux secondes.
Harry se leva, enfila une robe qui traînait par terre à la va-vite. Il posa la main sur la poignée de la porte et se retourna vers son professeur qui avait repoussé les draps à ces pieds, exposant sa nudité, et le regardait avec des yeux de chien battu pour qu'il retourne au lit.
- Arrête d'obéir à tous les ordres que je t'ai donné cette nuit, ordonna le Gryffondor d'une voix claire.
Malgré sa vitesse de fuite supersonique, il ne put manquer le rugissement de fureur qui monta de sa chambre.
- POTTER !
•• ∞ ••
Ce matin-là, avant même s'être brossé la barbe, Dumbledore était dans son bureau, son phénix sur l'épaule, et décachetait une lettre sur laquelle était inscrit « Testament de Severus Snape ».
- Alala, ils forment vraiment un très beau couple, tu ne trouves pas Fumseck ? demanda-t-il gaiement à son oiseau.
Ce dernier émit un cri appréciateur et ils ricanèrent comme des vieilles commères sur un banc.
•• The End ••
En espérant que vous avez apprécié \o/
Pour mon prochain (hypothétique) OS, vous avez une préférence pour le couple (à part DM/HP et SS/HP) ?
Edit du 6 juillet : Finalement, suite à la pression des lecteurs(trices), je vais faire un épilogue. Il se deroulera environ un an, un mois et un jour après l'annonce de Harry. Je vous laisse très bien imaginer ce qui va se dérouler...
