Titre: Au nom de la reconnaissance du monde magique
Genre : Humour/Romance/Slash
Rating : NC-17 (et oui, j'ai fait une rechute...)
Pairing : Harry/Severus
Disclaimer : J. K. Rowling
Bêta Lectrice : Chaussette
Note de l'auteur : Voilà mes cocos, le dernier volet de cette saga. Au départ ça devait être un épilogue mais finalement, comme ça n'a pas une tronche d'épilogue, ce sera un troisième chapitre.
Encore une fois, je recommande les bassines et je convie les gens qui ont une vision très bornée des préliminaires et du sexe SM à se barrer en courant et en hurlant au diable (note de la bêta : hmm... intéressant le diable avec le SM – bave devant supra vision de Severus en cuir rouge et noir court avec de petites cornes sur la tête...)
Merci à tous ceux qui m'ont motivé pour écrire cette suite parce que c'était vraiment pas gagné... Je vous aime tous !
Au nom de la reconnaissance du monde magique
Ou
Comment Severus Snape se rendit compte qu'il ne porterait jamais la culotte dans son couple
Un an, un mois et un jour après le début de cette histoire :
Épuisé, Harry s'affala contre le mur du couloir et adressa un signe de la main au tableau en face de lui.
- Salut Brandsbury, tu me laisses entrer s'il te plaît ?
- Mais voyons, très cher, nous savons tous les deux que je ne puis laisser entrer uniquement les personnes détenant le mot de passe ! s'exclama le sorcier ventripotent en agitant sa fiole grise.
Le brun poussa un profond soupir et ferma les yeux, fouillant dans sa mémoire.
- Amortentia ?
- Non.
- Felix Felicis ?
- Que nenni.
- Allez, c'était les deux mots de passe de cette semaine !
- Désolé de vous décevoir mon cher, mais mon vénéré maître a accepté de me laisser parler à Salazar Serpentard en personne en échange d'un nouveau mot de passe, dit le personnage en gonflant le torse.
- Merlin, les Serpentard sont décidément facilement corruptibles... Veritaserum ?
- Toujours pas mon jeune ami !
- Allez, Brandsbury, supplia le jeune homme, je suis crevé et j'aimerais vraiment m'affaler autre part que dans ce couloir malpropre !
- Mais vous n'avez pas le mot de passe !
- Merde, tu sais bien que j'ai le phénix alors pourquoi tu m'emmerdes encore ? ragea Harry en fusillant le portrait du regard.
Ce dernier aborda un air outré et prit une grand respiration pour commencer une de ses tirades à propos de la grossièreté des jeunes de nos jours.
Harry jura et enleva son gant droit pour mettre en évidence le tatouage de phénix sur son poignet.
- Voilà ! Content ?
Et avant que le portrait ne dise quoi que ce soit, il saisit la bordure du cadre et tira dessus pour dévoiler l'entrée des appartements du maître des potions.
•• ∞ ••
Severus Snape tapotait la table de ses doigts fins, le regard ancré sur les aiguilles de l'horloge magique. Il était dix heures passées et Harry n'était toujours pas là. Le repas était prêt depuis plus de deux heures, conservé chaud grâce à un charme des elfes, et toutes les copies de ses élèves attendaient sagement sur son bureau, rangées par classe et par note.
Voyant que l'ex-Gryffondor n'était toujours pas arrivé, il avait rangé son bureau, mis de l'ordre dans ses papiers, testé toutes ses plumes et encriers pour vérifier que l'un d'eux n'était pas défectueux. Et à neuf heures et demi, il s'était assis à sa place et avait attendu comme le bon petit-ami qu'il devait être.
Ce qui était sûr, c'est que la relation qu'il entretenait avec le "Sauveur" était vraiment atypique. À commencer par leur mise en couple. Severus se rappelait comme si c'était hier le matin où il s'était réveillé dans le lit de Harry, encore transpirant de la nuit de folie qu'ils avaient partagée. Il se souvenait exactement comme il baignait dans le bonheur à la vue de sa figure encore barrée par les plis de l'oreiller. Il pouvait détailler avec précision le moment où le gamin s'était barré en courant, emportant sa félicité avec lui et comment il s'était senti trahi d'abord, et seul ensuite. Il n'avait pas quitté ses appartements de la journée, réfléchissant à tout ce qu'ils s'étaient dit, sous l'impulsion du sortilège, et ce qu'il avait réellement pensé. Il en était venu à la conclusion qu'il éprouvait une grande tendresse pour le gamin et, quand celui-ci était venu s'excuser, il lui avait avoué à demi-mots qu'il n'était pas franchement contre une telle relation. Harry lui avait sauté au cou et ils avaient fini la soirée dans le lit du professeur.
Le Gryffondor envahissant s'était définitivement installé dans ses appartements et ils avaient entamé une nouvelle cohabitation. Au début, ils étaient comme deux poissons dans l'eau, dès qu'une dispute commençait, l'un ou l'autre se déshabillait et, quelques heures après, ils n'avaient plus aucune idée du sujet de la querelle. Puis Harry s'était un peu relâché et Severus s'était souvent retrouvé bâillonné par ses paroles ou à lui servir d'elfe de maison.
Un soir il avait explosé, menaçant Harry de sa baguette et l'abreuvant d'insultes avilissantes. Cela aurait pu dégénérer en pugilat mais le brun lui avait seulement donné deux ordres : « Arrête ça ! » et « Lâche cette baguette, merde ! ». Et Severus s'était enfui.
Pendant deux mois Harry l'avait cherché sans relâche, passant ses week-end à arpenter l'Angleterre à l'affut d'un indice qui pourrait le conduire à son amant. Severus, de son côté, avait passé deux mois de vacances dans une petite maison de campagne à une centaine de kilomètres au nord de Londres, à l'abri de tous les ordres que son maître pouvait lui donner.
C'est finalement un article de journal qui l'avait convaincu de revenir à Poudlard. Un interview du Sauveur qui présentait des excuses au professeur Snape, admettait avoir « abusé du serment d'allégeance » et s'engageait à le traiter dorénavant comme « le héros qu'il est vraiment ». Suivaient dans l'article un rappel du rôle de Snape durant la guerre contre Voldemort et quelques mots de différents élèves qui regrettaient son départ « parce que c'était devenu un super prof ! ».
Après son retour triomphant à l'école de sorcellerie et une nuit de sexe dont il se souviendrait toute sa vie (au cours de laquelle Harry lui avait montré toutes les techniques qu'il avait apprises des récits de ses camarades de dortoir), les deux amants avaient signé un contrat magique qui rendait une bonne partie de son libre-arbitre à Severus : il n'avait plus à obéir aux ordres de la vie courante et pouvait résister aux autres s'il le voulait suffisamment fort. En échange, le Gryffondor gardait la totale maîtrise de leurs ébats sexuels, Severus n'ayant que le droit de refuser une partie de jambes en l'air si la situation ne s'y prêtait pas ou une pratique dangereuse ou douloureuse.
En juin, Harry Potter avait passé ses ASPICS après un mois de révisions intenses sous la tutelle d'Hermione et de son amant qui refusait toute partie de jambes en l'air tant qu'il n'avait pas fini son travail, invoquant le clause "Situation qui ne s'y prête pas".
Une fois son diplôme obtenu, ils avaient passé de longues soirées d'été à discuter de son avenir et Harry lui avait avoué vouloir fuir la violence et la mort, estimant avoir été assez traumatisé pour le reste de sa vie. Ils avaient reçu des lettres de ses amis, Ron s'était inscrit à l'académie des Aurors et Hermione avait entamé des études pour être avocate, Neville avait rejoint une école de botanique aux Etats-Unis et Dean et Seamus avaient ouvert un bar gay dans le Londres sorcier (des invitations à la soirée d'ouverture avaient été jointes à la lettre, montrant ainsi que leur relation n'était pas si secrète que ça). Harry leur avait renvoyé "Wilfrid" avec un petit nœud rouge.
Finalement, l'ex-Gryffondor avait décidé de ne pas poursuivre ses études et avait entreprit d'investir l'argent de son héritage dans diverses associations comme Sainte Mangouste, les orphelinats et les centres d'accueil. Il avait créé une bourse pour les personnes ayant besoin d'argent pour se reconstruire après la guerre, que ce soit les commerçants, les particuliers ou les organismes. Ce « passe-temps » lui servait maintenant de travail officiel vu qu'il avait sous-estimé le nombre de personnes qui ne cracheraient pas sur un peu d'argent gratuit. Il avait maintenant une agence avec une dizaine d'employés qui géraient les demandes et s'était associé avec une agence de détectives montée par Théodore Nott pour enquêter sur le bien-fondé des demandes.
Il n'avait, par contre, jamais acheté de maison à lui, alternant des nuits au boulot, chez ses amis et son amant. Il lui avait révélé ne pas se sentir à l'aise tout seul. Severus avait délibérément occulté le sous-entendu, préférant que le brun lui demande directement d'emménager chez lui. Ce qui, vu leur fierté à tous les deux, n'était pas près d'arriver.
Ce soir, comme tous les samedis, ils étaient censés manger ensemble puis peut-être sortir quelque part vu que le professeur n'avait pas de retenues programmées. Enfin, si cet imbécile de Survivant daignait se montrer.
Alors que le professeur de potions envisageait sérieusement la possibilité de renvoyer le dîner aux cuisines et d'aller se coucher, le portrait coulissa enfin, dévoilant un Survivant aux yeux cernés et aux cheveux en bataille mais abordant un sourire lumineux.
- Désolé Sevy mais le portrait m'a retenu dans le couloir !
- Bien sûr, grogna Snape, il vous a retenu durant... deux heures ?
Le jeune homme lui offrit un pauvre sourire et contourna la table pour s'asseoir sur ses genoux et lui ravir tendrement les lèvres.
- Je suis vraiment désolé, on a eu une urgence de dernière minute au bureau, un nouveau Mondingus Fletcher. Du coup, j'ai dû contacter Théo pour qu'on décide d'un plan pour le coincer. Ça nous a pris plus de temps que prévu.
Snape leva les yeux au ciel devant la mimique de chiot battu que lui fit son amant et fit un geste de la main pour signifier qu'il était pardonné. Ravi, Harry fondit de nouveau sur ses lèvres.
Ils s'embrassèrent durant de longues minutes, savourant le fait d'être ensemble après presque une semaine de séparation puis Harry, taquin, glissa à l'oreille de Severus :
- Je suis affamé, mais je ne sais pas si le repas va me satisfaire. Que dirais-tu de passer directement dans ta chambre ? Ou mieux, d'étrenner le nouveau tapis que je vois d'ici...
- Calmez vos ardeur, monsieur Potter, rétorqua le professeur en agrippant la main de son amant qui s'était faufilé dans son pantalon. Et faites plutôt honneur au repas que nous a préparé Dobby, sinon j'envoie un hibou à Miss Granger.
- Madame Weasley !
- Fiancé ne veut pas dire marié alors, tant qu'elle n'aura pas paradé dans une affreuse robe blanche, elle restera Miss Granger.
- Rabat-joie !
- Imbécile heureux !
- Je t'aime.
- Moi aussi, mais pour l'instant, ce pâté de volaille m'attire bien plus.
Harry éclata de rire et retourna s'asseoir sur sa chaise, non sans avoir volé un autre baiser à son ancien professeur.
•• ∞ ••
- Potter ! Je vous jure que si vous mettez de la crème anglaise sur mon tapis, votre fondement s'en souviendra pendant longtemps, rugit Snape.
- Roooh, avec une promesse comme ça, je risque fort de renverser le bol sans y faire attention, répliqua Harry en se léchant sensuellement les lèvres.
- Je pensais plus à une fessée qui... Regarde, ça coule !
- Si tu gigotes autant, c'est normal que ça coule, attends...
Harry se baissa sensuellement, dévoilant sa chute de rein grâce à une chemise trop courte et lécha la traînée de crème sur les flancs de son amant. Ce dernier, étalé sur le tapis, entièrement nu, servait d'assiette vivante au dessert de l'ex-Gryffondor. Tout ça parce que Hary trouvait que la coupelle de crème anglaise n'était pas pratique pour tremper son morceau de brownie. Il était donc passé en mode pervers et avait déshabillé son amant, l'avait allongé sur le tapis et avait utilisé le creux formé par ses cuisses et son aine pour servir de récipient au dessert.
- Oh, mais peut-être que ça coule de l'autre côté aussi !
Sans laisser le temps à Snape de protester, il lui écarta les mollets en prenant bien soin de garder les cuisses de son amant serrées et se mit à quatre pattes pour aller fouiner du côté de la partie basse de son anatomie.
- Oh oui, regarde ! Il y a quelque chose de blanc qui coule ! s'écria le plus jeune avec enthousiasme.
Et il entreprit de lécher le sexe et les bourses devant lui comme si il s'agissait d'un succulent dessert. Très vite, Severus se trouva en proie à un petit problème : sa queue dressée qui ne demandait qu'une chose, passer la barrière de ses jambes. Il voulut avertir Harry mais ce dernier, au même moment, passa sa langue sur son gland et il ne réussit qu'à produire un gargouillement inintelligible. Finalement, l'afflux de sang dans sa virilité fut trop fort et il écarta les jambes dans un soupir d'extase, aspergeant le visage du brun de crème dessert.
- Vilain Sevy, gronda-t-il, nettoie mon visage tout de suite !
Severus se redressa et entreprit de lécher le visage et le cou de son amant pour le débarrasser de toute trace de crème. Il profita ensuite des lèvres entre-ouvertes de ce dernier pour l'embrasser à pleine bouche tout en le débarrassant également de ses vêtements, jugés bien trop encombrants.
Ils se câlinèrent durant de longues minutes jusqu'à ce que le sexe de Snape, maculé de crème, ne se rappelle à lui. La température monta rapidement, surtout lorsque Harry rapprocha leurs bassins et utilisa le dessert comme lubrifiant pour les masturber tous les deux.
Trouvant l'idée excellente, Snape passa ses doigts dans la crème répandue sur le tapis et entreprit de faire pénétrer son index entre les fesses du jeune homme. Harry gémit et se remit à embrasser son partenaire tout en faisant des mouvements du bassin pour faciliter la pénétration. Dans la pièce, l'horloge sonna minuit.
Deux doigts virent rejoindre leur camarade et, se sentant suffisamment détendu, Harry s'arracha à l'étreinte de son amant pour aller s'allonger à son tour sur le tapis, les jambes écartées de la plus obscène des façons puis gémit :
- Sev, prend-moi tout de suite !
Malheureusement pour lui, la suite ne se passa pas exactement comme il l'avait prévu. Tout d'abord, au lieu d'obéir à son ordre, Severus s'assit sur ses talons et le regarda avec un air narquois et ensuite des cordes jaillirent du tapis pour l'y attacher solidement.
- Merde ! Qu'est-ce qui se passe ? hurla presque Harry en se démenant comme un beau diable pour s'enfuir.
Severus laissa l'ex-Gryffondor s'agiter, appréciant à sa juste valeur les magnifiques fesses qui se trémoussaient puis fit jaillir de nouvelles cordes qui immobilisèrent totalement son amant.
- Harry, chéri, sais-tu quel jour sommes nous ? Demanda Snape d'une voix douce en montrant l'horloge du doigt.
- Le... quatre décembre ? Répondit Harry d'une voix aiguë.
- Bien. Et alors ?
- Mais j'en sais rien merde, détache-moi !
Devant l'absence de réaction du maître des potions, il réitéra son ordre :
- Détache-moi ! Détache-moi ! Meeeerde, détache-moi !
Puis il s'interrompit brusquement, ayant enfin compris de quoi il retournait. Et là il eut peur. Parce que le sourire sadique de Severus Snape était absolument terrifiant.
•• ∞ ••
La porte de la salle de bain s'ouvrit et un nuage de vapeur en sortit. Uniquement vêtu d'une serviette sur les hanches, Severus Snape regagna sa chambre, prit le temps d'enfiler une de ses plus belles robes et passa dans le salon. Il débarra la table des reliefs du repas d'un claquement de doigts, prit un livre dans sa bibliothèque et s'assit dans un des fauteuils rembourrés. Il cala ses pieds sur le repose-pied et ouvrit le livre à la page marquée d'un ruban rouge. Le repose-pied gémit.
Snape claqua sa langue et jeta un regard noir à l'objet du délit. Harry Potter était à quatre pattes sur le tapis, les coudes collés et les jambes écartées au maximum dans une position très inconfortable, toujours immobilisé par celui-ci. Un bâillon couvrait sa bouche, étouffant efficacement ses paroles mais pouvant laisser librement passer les cris de douleur et les gémissements de plaisir.
L'ancien mangemort referma le livre dans un claquement sec, estimant avoir assez fait durer la punition. Il était temps de passer à quelque chose de plus subtil.
- Monsieur Potter, commença-t-il d'une voix doucereuse. Maintenant que vous avez compris à quel point je suis sérieux, si nous passions au payement de l'addition ?
Il s'empara d'une de ses plumes de faisan, posée sur le guéridon.
- Il y a d'abord eu ce cours où, pour tester votre pouvoir, vous avez essayé de tous nous tuer, continua-t-il sur le même ton.
La penne courut le long de la colonne vertébrale de Harry, le faisant frissonner des pieds à la tête.
- Puis vous êtes venu dans ma chambre, Merlin, je suis sûr que vous aviez déjà des vues sur mon corps parfait.
La plume passa entre ses fesses étirées. Harry retint avec peine un gémissement.
- Et les heures de torture qui ont suivi, où je me suis fait poursuivre par trois folles armées de dizaines de vêtements immondes.
Cette fois, la tige taillée en pointe agaça l'anneau de chair et le jeune homme se cambra sous la sensation.
- Quelques jours plus tard, vous me mettiez en retenue. Vous ai-je déjà dit, Potter, que ce soir-là vous fantasmiez sur ma personne sans même vous en rendre compte ?
La plume changea radicalement de direction, allant agacer les tétons dressés par le froid.
- Puis il y a eu la façon dont vous vous êtes immiscé dans ma façon de faire mes cours. Cela dit, avec le recul, je pense que c'était une bonne chose.
La plume laissa la place à des doigts habiles et Harry se cambra encore plus vers la caresse délicieuse. Mais, très vite, la plume reprit le pouvoir.
- Et le massage, hum... quel massage. Tu n'imagines pas à quel point j'aurais aimé continuer de tripoter tes fesses divines.
Et Snape prit quelques minutes pour s'exécuter, laissant Harry pantelant lorsqu'il reprit la parole.
- Par contre ce match de Quidditch, je crois que ça a été une des pires humiliations de ma vie.
La plume cingla les fesses charnues, laissant une trace rouge au passage. Une fois, deux fois, dix fois, jusqu'à ce que le brun laisse échapper un sanglot.
- Vous vous êtes plutôt bien rattrapé avec cette séance chez le coiffeur, même si je n'y retournerais pour rien au monde.
Il se pencha pour caresser les marques rouges, les léchant délicatement pour apaiser la douleur, puis dévia vers l'anus dévoilé qu'il gratifia de quelques coups de langue.
- Ensuite vous vous êtes imposé chez moi, envahissant mon espace vital et polluant mes nuits de vos gémissements torrides.
Ce fut au tour des bourses de subir les caresses de la plume. À ce moment-là, Severus remarqua que le sexe de son amant était de nouveau au garde-à-vous. Il eut un sourire sadique.
- Vous avez pris du plaisir de la plus perverse des façons et vous m'avez attiré dans votre lit.
La plume claqua sur la peau tendue du sexe du plus jeune et ce dernier releva la tête à s'en briser la nuque, étourdi par les nouvelles sensations qui l'assaillaient.
- Vous avez abusé de moi, m'obligeant à me plier à votre volonté sans aucune considération pour ma fierté.
Il alternait claques et caresses sur le sexe, les bourses et les fesses du Gryffondor à une allure vertigineuse. Harry haletait, la douleur et le plaisir se fondant en une seule sensation qui le coupait de la réalité. Il entendait à peine Snape lui faire des reproches mais il était sûr que, si son amant cherchait à lui faire perdre la tête, il avait réussi.
De son côté, Severus n'en menait pas large, son excitation étant revenue au grand galop au premier gémissement de sa victime. Il avait de plus en plus envie de faire l'amour à son amant mais il désirait avant tout qu'il retienne la leçon qu'il était en train de lui donner. Alors il essayait de ne pas penser à son sexe gonflé de sang qui suintait déjà en voyant le petit brun totalement soumis à son bon vouloir.
- Et même après ce contrat stupide, vous vouliez encore tout contrôler, exigeant que je vous prenne quand bon vous semblait, m'utilisant comme jouet sexuel.
Il plongea deux doigts dans son antre tandis que la plume s'acharnait sur son sexe rougi.
- Oh, bien sûr, j'y ai pris du plaisir, beaucoup même, mais plus d'une fois vous avez dépassé les bornes. Comment faire cours à mes élèves alors que je vous revois à quatre pattes sur mon bureau, me hurlant de vous prendre plus fort et plus vite ? Comment aller me chercher un en-cas alors que je vous vois plaqué contre le mur de la cuisine, gémissant comme une putain pour que je vous suce plus fort ? Comment puis-je dormir alors que ma chambre résonne encore de vos cris de jouissance ?
Il appuya sa dernière phrase en enfonçant profondément ses doigts dans le fondement de sa victime, touchant sa prostate et déclenchant un hurlement de plaisir à peine couvert par le bâillon.
- Comment ? Demanda-t-il encore une fois en arrachant le bâillon de Harry et en agrippant son menton pour que leurs yeux se rencontrent.
Les joues rouges, les yeux voilés, les cheveux encore plus en bataille que d'habitude et les lèvres gonflés pour se les être mordues tout du long, Harry lui semblait plus désirable que toutes les fois où il s'était offert à lui.
- Je t'aime, murmura le plus jeune d'une voix rauque d'avoir crié.
Et cette déclaration lui sembla encore plus belle après tout ce qu'il venait de lui faire subir.
D'un claquement de doigt, il ordonna au tapis de relâcher sa prise, retenant Harry pour ne pas qu'il s'écrase au sol comme une poupée de chiffon et le porta dans sa chambre. Là, il lui fit l'amour avec toute la délicatesse, toute la prévenance et la tendresse qu'il pouvait lui donner. Et les étoiles qui brillèrent dans le regard de son amant lui prouvèrent qu'il avait fait le bon choix en lui pardonnant.
•• ∞ ••
Le lendemain matin, Harry se réveilla entre les bras du maître des potions. Il avait mal partout mais il savait qu'une potion de son chéri suffirait à oublier tout ça.
Il passa une main dans ses cheveux et soupira. Il avait complétement oublié qu'hier marquait la fin de la servitude de Snape. Ah, mais c'est à ça alors que Hermione faisait allusion lorsqu'elle parlait des contraintes pesant sur notre couple, songea Harry.
Il sourit en se disant que, finalement, ça valait le coup. Se découvrir des tendances masochistes allait pimenter encore plus leur vie sexuelle. Et puis, même si Snape ne l'avait pas avoué, il l'avait lu dans son regard que son amour était réciproque. Maintenant, il allait s'atteler à construire quelque chose de solide pour que leur couple puisse résister au passage du temps. Quelque chose d'aussi solide que ce qui liait ses deux meilleurs amis.
A ses côtés, Severus grogna et s'étira.
- Bien dormi mon ange ? susurra Harry à son oreille.
- Comme jamais.
- Je t'aime.
- Moi aussi, répondit le maître des potions spontanément.
Et Harry se sentit fondre de bonheur.
•• ∞ ••
- Severus ?
- Quoi ?
- Finalement, ce soir-là, tu m'as quand même pris.
•• The End (et la vraie cette fois !) ••
Et voilà, dire qu'il m'a fallu moins d'une après-midi pour le pondre alors que je me torturais le cerveau depuis deux semaines pour imaginer comment ça pourrait évoluer entre ces deux frippons...
Encore une fois, ravie que vous ayez lu et, si vous avez une idée de couple, n'hésitez pas à le dire (comme je suis joueuse, les lecteurs ont le droit de voter deux fois ^^).
A la prochaine o/
P.S : Apparemment ma bêta a eu quelques problèmes avec la fin du chapitre, je cite « °O mais, mais, WTF ? C'est guimauve Ju' è_é ». C'est vraiment si guimauve que ça ? °w°
[Édit du 12/10/11 : Non, sans blague, personne n'avait remarqué le paradoxe temporel ? J'avais dis que le contrat durait un an, un mois et un jour alors que Sevy était libéré juste un mois après... 'Fin, maintenant c'est corrigé ^^]
