Le lendemain la première éveillée fut Hinata, enfin pas vraiment, elle fut plutôt réveillée par Sakura qui lui était tombée dessus. Cette dernière avait voulu quitter la chambre sans faire de bruit mais s'était assez raté, puis forcement en se relevant elle recula pour s'excuser et trébucha sur Tenten.

Le reste de la matinée sa passa tranquillement, les filles ninjas déjeunèrent tout en discutant. Le passage à la salle de bain fut légèrement plus difficile, les Yamanaka n'en possédaient que deux. Les parents utilisaient la leur donc elles durent se partagées celle d'Ino, jouant à pierre-papier-ciseaux comme des enfants pour savoir leur tour de passage. Puis Hinata leur proposa de sortir et Ino fut la première à accepter, au grand plaisir des autres. A midi elles mangèrent chez Ichiraku, enfin ayant chacune des choses à faire elles rentrèrent chez elles.

Ino marchait dans les rues de Konoha sous un soleil chaleureux, cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas respirée l'air frais des rues paisible. Elle passa devant un immeuble aux couleurs qu'elle connaissait bien... C'était celui de Kurenai. Hésitante elle entra quand même, plus que surprise ce fut une Kurenaï souriante qui l'accueilli sur le pas de la porte. A nouveau à sa grande surprise, elles discutèrent tranquillement, surtout du bébé tout en évitant soigneusement le sujet Asuma jusqu'à ce que cela ne fut plus possible et qu'elles en viennent à parler de lui.

_ Vous pouvez choisir de blâmer les circonstances, le destin, la malchance ou les mauvais choix. Ou vous pouvez vous battre, déclara Kurenaï.

_ Se battre… souffla la jeune fille.

_ C'est-ce que je fais, vois-tu! Sourit-elle. Puis avec ce petit être qui grandi, elle caressa affectueusement son ventre arrondi, je ne dois pas sombrer dans ce gouffre.

Un silence s'installa, il était temps pour l'élève de partir. Munie d'un sourire fraichement dessiné sur le visage, Ino quitta l'ancienne jõnin.

_ Je repasserais vous voir Kurenaï-Senseï.

_ A bientôt Ino, tu reviendras avec Shikamaru et Chôji, je le sais!

Elle ressortit avec un but en tête: sortir ses amis du gouffre dans lequel ils s'enfonçaient eux-mêmes.

Toc toc toc, Toc toc...

Ino se triturer les doigts attendant que la porte s'ouvre, et priant pour que ce ne soit pas ses parents qui ouvrent. Elle voulait perdre le moins de temps possible, afin de pouvoir lui parler et d'aller voir une autre personne qui avait elle aussi besoin «d'aide». La porte s'ouvrit enfin, il apparût dans l'embrassure.

_ Ino? s'étonna t-il.

La Yamanaka afficha son nouveau sourire et passa le pas de la porte. Il la laissa entrer, depuis le temps, ils n'avaient plus besoin de permission entre eux. La devançant, il regagna son salon dans lequel il se laissa tomber sur l'un des fauteuils, elle l'imita.

_ Comment ça va? demanda Ino légèrement mal à l'aise.

_ ...

_ Je vois, écoute je suis venu pour... mais il l'a coupa.

_ Ca à l'air d'aller pour toi. Comment tu fais?

_ Ben il faut conti... à nouveau elle ne pût terminer sa phrase.

_ Je ne comprends pas comment tu peux aller bien, expliques-moi, je n'ai pas la solution... continua t-il, comme si elle n'était pas présente.

_ Chôji, je... tenta t-elle de parler.

_ Je suis heureux que tu sois venu prendre de mes nouvelles, tu sais on ne sait jamais ce qui se passe, tout peux arriver si vite... poursuivit-il.

_ Il faut que tu arrêtes de voir la vie en noir, ce n'est pas la solution tu sais!

_ Je n'y arrive pas, tu vois. conclu t-il.

_ Mais je veux t'aider, Asuma-sensei n'aurait jamais voulu nous voir dans ces états! J'ai vu Kurenai-Sensei, elle va bien on ne doit pas sombrer comme çà! tenta Ino pour le faire réagir.

Un silence s'installa, brisé par l'Akimichi.

_ Tu as raison, mais c'est pas facile à digérer, comme pour approuver ce qu'il disait son ventre se mit à gronder, il souri gêné: Je crois que je devrais commencer par manger.

Ino fut enchantée, c'était un bon début. Pas excellent, ni même super, mais elle ne s'attendait pas un miracle dans l'immédiat. Elle s'emballa peut-être un peu trop:

_ Je vais te faire ton repas! proposa la blonde déterminée.

_ Eh, je n'ai peut-être pas si faim en fin de compte… esquiva t-il effrayé par les talents culinaire d'Ino.

Pour réponse elle lui tira la langue, les parents de Chôji revinrent à ce moment, des paquets pleins les mains. Certainement pour préparer le dîner du soir qui serait, à n'en pas douter, délicieux.

_ Ino! Comment vas tu? Tu restes dîner? Fit Junna ravie.

_ Oh non merci, mais je dois rentrer chez moi, il est tard... S'excusa Ino.

Elle quitta la demeure des Akimichi et remarqua que déjà le soleil était couché, elle n'avait pas pensée qu'il était si tard. En passant devant la résidence des Nara elle hésita à s'arrêter, mais finalement elle continua son chemin et rentra chez elle. Supposant qu'il dormait déjà ou qu'il refuserait de la voir ou encore tout un tas d'autres excuses qui lui firent continuer son chemin.

Il avait gagné, étrangement, encore une fois. Son père avait quitté sa chambre peu après la partie, ayant vainement tenté d'entamer la conversation avec lui. Shikamaru restait amorphe et stoïque la plupart du temps à en faire pâlir une statue. Alors il retourna sur son toit, il n'avait pas envie d'aller mieux, lorsqu'il allait mieux c'était pour se rendre compte qu'il avait été stupide et inutile. Donc il laissait la lassitude s'emparer peu à peu de lui, sombrant lentement dans la déprime.

De là il pouvait tout voir, la ville était calme. Ses amis continuaient à sortir apparemment, cela faisait quelques jours qu'il n'avait plus vu l'équipe de Naruto et celle de Kiba. Ils avaient du repartir en mission, quelques jours? Depuis combien de temps était-il là? La notion du temps lui échappait, et c'était une chose futile à ses yeux.

Il repéra Ino dans sa rue, elle se dirigeait lentement vers chez... lui? Il se redressa pour voir où la Yamanaka se rendait, fausse alerte, elle s'était arrêter quelques maisons avant la sienne: celle de Chôji. Il l'observait, de loin, jouer avec ses mains, elle était toujours elle... Puis il l'a vit disparaitre à l'intérieur de la maison des Akimichi. Il se laissa retomber sans ménagement contre les tuiles froides qui paraît le toit de sa propre maison. Eux allaient bien? Pourquoi pas lui?

_ Je suis fier de toi, mon fils! S'extasia Chôza satisfait qu'il se nourrisse à nouveau correctement.

En effet, pour cette nouvelle journée qui débutait Chôji en était déjà à son deuxième bol pour son petit-déjeuner tandis que ses parents finissait leur premier bol. Après ces journées de jeûne, ils n'étaient pas étonnés et ils étaient même plutôt ravis qu'il se rattrape.

_ Faut en profiter, répondit-il les yeux emplis de tristesse mais convaincu.

_ Je peux t'aider tu sais, et puis ce n'est jamais bon de tout garder alors... Essaya Chôza

_ Ne t'in-ch-iète pas, -ch-'y arriv'rais. Mais -cha-'accepte bien ton aide! Fit-il la bouche pleine.

_ Parfait, je vous laisse discuter tranquillement. Ce soir, repas préféré de Chôji! ajouta Junna en partant dans une autre pièce vaquait à ses occupations.

Chère Journal,

Je m'excuse, je t'ai délaissé depuis l'enterrement. Nous sommes le 14, déjà trois jours que c'est officiel... Je passe souvent voir Asuma-Senseï, sa tombe est toujours fleuris, tu sais? Hier en me baladant, et oui je sors, je suis allée chez Kurenaï-Senseï. Contrairement à ce que je pensais elle va bien, tu y crois? Oui, surement. C'est nous qui sommes stupide à ne pas accepter... Mais c'est dure.

Elle attend un bébé d'Asuma-Senseï... Je pense que c'est se qui lui fait tenir si bien le coup, elle pense que nous devrions nous aider. Je crois qu'elle a raison, je suis donc passé voir comment aller Chôji. Sa maison était plus proche que celle de Shikamaru... Et pourtant j'ai l'étrange sensation que c'est d'abord lui que j'aurais du voir en premier, mais je dois délirer! Chôji va mieux, je n'irais pas jusqu'a dire qu'il va bien, mais j'espère qu'il ira très vite BIEN. J'ai besoin de lui pour aider Shikamaru.

Aujourd'hui je vais être guérie entièrement, comme Kurenaï-Senseï l'est. Enfin je vais essayer, et je trouverais un moyen pour rendre le sourire à Shikamaru et Chôji.

Le livre se referme et elle s'allonge sur son lit, observant le plafond.

_ Ino! Veux-tu descendre s'il te plais? cria sa mère.

La jeune fille ne prit pas la peine de répondre et descendit directement dans le salon. Dos à elle, assis dans un des sofa, une tête aux cheveux noir ébène redressait en une queue semblait discutait avec Inoichi. Ino cru, l'espace d'une seconde que c'était Shikamaru, mais pour une étrange raison quelque chose lui disait que non. Elle contourna le sofa et reconnu clairement Shikaku, elle la salua, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'Harmonie l'avait appeler. Ino s'assit à côté de son père, face à leur invité.

_ Comment vas tu? demanda t-il très sérieusement.

_ Je vais bien, comment va Shikamaru? demanda à son tour Ino, très intéressée.

_ Il gère ça comme il peut, répondit-il.

_ Vous savez, je pense assez bien connaître Shikamaru. Alors je crois qu'il ne gère pas ça bien, du tout. Fit tristement la fille Yamanaka.

Le chef du clan Nara soupira, tourmenté par l'état de son fils. Il avait tout essayé, son fils avait même trouvé un plan pour contrer ses ennemis qui avaient osés s'en prendre à son senseï, mais rien n'y faisait. L'envie n'y était pas, il n'y avait plus d'espoir, ne perdurait que le vide.

_ Je sais, et je suis venu pour ça. J'aimerais que tu viennes, pour que tu essayes toi aussi de lui remonter le moral. Il s'arrêta puis repris: Naturellement, j'ai d'abord été voir chez Chôji... Tu sais entre hommes... Mais il se rétablis tout juste d'après son père, je ne veux prendre aucun risque et tu...

_ Et je vais bien, merci. Je suis d'accord, allons réveiller ce flemmard. Approuva l'hyperactive.

Inoichi accepta cette décision, et Ino suivit Shikaku jusqu'a chez lui. Celui-ci était surpris mais ravi de voir qu'elle se portait bien, ainsi il garder l'espoir que son fils se rétablisse lui aussi rapidement. Elle s'en voulait un peu de ne pas être venu le voir la veille.

_ Yoshino, je suis rentré! annonça son mari en entrant dans la demeure.

_ Pas trop tôt, dit-elle en arrivant, bonjour Ino! Ajouta-t-elle avant de la prendre dans ses bras: Finalement ce n'est pas une bonne idée... il est partit là haut... Expliqua la mère Nara.

_ Là haut? demanda Ino ayant peur de comprendre.

_ Sur le toit, précisa Shikaku.

_ Je monte. Répliqua la blonde sans même demander l'autorisation.

Les parents du Nara la regardèrent partir, espérant qu'elle réussisse un peu et pas du tout vexés par l'initiative de celle qu'ils considéraient comme un membre de leur famille. Après toutes ces années, les trois familles de l'équipe n°10 s'entendaient parfaitement.

Ino trouva, sans surprise, la chambre de Shikamaru vide. La fenêtre claquait contre le bâtit, pliant sous l'autorité du vent qui soufflait depuis quelques jours, elle inspira profondément et se décida à passer par la fenêtre pour le rejoindre. Il se trouvait un peu plus haut sur le toit, dans sa posture habituel pour observer les nuages, pourtant elle avait du mal à croire que c'était lui.

_ Shikamaru? fit-elle en s'avançant soigneusement pour ne pas glisser.

Aucune réponse et surtout pas de réaction. Elle alla s'asseoir juste à côté de lui, même s'il était allongé, et tourna un peu sa tête pour l'observer. Il avait les yeux cernés, les cheveux mal coiffés, sa tenu froissé et elle aurait parier qu'il n'avait rien manger de la journée.

_ Tu n'as rien à faire aujourd'hui? lâcha t-il platement.

Désarmée et ne saisissant pas la question, la Yamanaka ne répondit pas. Le silence s'installa: aucun d'eux ne bougeaient. Lui fixant le ciel, elle le fixant lui et le ciel fixant deux ninjas perdus. Puis elle se remémora pourquoi elle culpabilisait d'être venu aujourd'hui, parce qu'hier elle n'était pas venu le voir. Il s'agissait sans doute de çà.

_ Je suis vraiment désolée, commença t-elle une boule se nouant dans sa gorge.

_ J'aimerais être seul, coupa le manipulateur des ombres.

Les larmes ne venaient pas, elles ne pouvaient plus venir après tout ce que la jeune fille avait déversée. Alors elle se contenta de se lever et de partir, c'était peut-être encore trop tôt pour lui.

_ Il n'aurait pas voulu çà... murmura t-elle assez fort pour qu'il puisse l'entendre tout de même.

Il la vit disparaître du toit, puis réapparaître quelques minutes après dans la rue, elle rentrait chez elle. Il fit de même en retournant dans sa chambre, il faisait bien trop froid dehors.