Cher Journal,

En ce maudit jour de 15 Septembre je me demande ce que je vais faire. Sans doute rien. Mais il faut que je sorte!

Pour la première fois depuis quelques jours Ino resta une heure dans la salle de bain, afin de ressembler à celle qu'elle était avant, toujours belle et souriante. Le résultat était presque pas mal, mais c'était déjà un bon début. Elle descendit et mangea avec ses parents, et non seule. Ils furent agréablement surpris et s'échangèrent des regards emplis de soulagement. Harmonie et Ino passèrent la matinée dans leur boutique florale, tandis qu'Inoichi partit rassuré la famille Nara sur l'état de sa fille: Shikaku avait signalé l'histoire peu glorieuse de la veille.

L'après-midi elle se promenât dans Konoha, évitant soigneusement de passer dans les rues où il pourrait l'apercevoir… Ce qui était assez facile puisqu'elle devait simplement éviter de passer dans sa rue, mais de ce fait elle ne pouvait aller voir Chôji. Elle alla flâner du côté du parc et repéra Tenten et Neji au pied d'un arbre, elle tenta de les éviter mais c'était sans compter sur la vue perçante de la fille aux macarons. Cette dernière l'appela:

_ Ino! cria t-elle assez fort pour que le parc entier l'entende.

Neji détourna la tête se demandant pourquoi il avait accepter de sortir ici alors que le jardin Hyûga était largement suffisant et surtout largement moins peuplé. La Yamanaka dût se résoudre à aller les voir.

_ Est-ce que ça va? demanda la jeune fille brune.

_ Pas aussi bien que toi à ce que je vois! souri la blonde.

Le couple prit une teinte légèrement rosé avant de rire.

_ Nous avons vu Chôji ce matin, il était au restaurent d'Ichiraku avec ses parents. Il a l'air d'aller mieux lui aussi! supposa Tenten.

_ En revanche Shikamaru m'inquiète... avoua Neji d'un ton très bas.

_ On va s'occuper de lui, les informa Ino.

_ Tu sais, on est tous là, vous pouvez comptez sur nous. Toutefois, j'espère que tu as déjà pensée aux fêtes d'anniversaire! S'enthousiasma la jolie fille aux macarons.

_ Mon dieu! J'ai complètement oubliée! Paniqua celle aux cheveux d'or.

_ Alors, avec les filles on a déjà pensées à quelques trucs, par exemple cette année nous pourrions... elle fut couper.

_ Je crois que je vais vous laissez bavarder, je vais rentrer chez moi. Déclara le ténébreux aux yeux de lait.

_ Oh... Je devais faire un truc de toute façon, je vais vous laisser! cria presque la Yamanaka.

_ Non, j'y vais. Il partit lentement en direction de chez lui.

_ Désolée Tenten... s'excusa-t-elle.

_ C'est moi, je cours le rejoindre, on parlera de çà plutard! Elle s'élança en courant vers lui, mais elle revint tout aussi rapidement en prenant Ino dans ses bras: Je suis heureuse de voir que ça va mieux... Puis elle disparût.

La jeune fille aux yeux bleu laissa échapper ce qui ressembler à un rire, de très loin, mais quand même. Marchant un peu au hasard, ses pas la menèrent jusqu'a son ancien terrain d'entraînement. Celui de l'équipe n°10, il était désert, ce qui ne surprit pas la jeune kunoïchi. Alors elle s'allongea au pied du seul arbre qui trônait sur le terrain, observant le ciel calmement comme le faisait si bien une personne qu'elle connaissait. Au bout de quelques minutes, ou quelques heures, une personne à la corporalité imposante et mangeant un délicieux, d'après lui, paquet de chips rejoignit l'héritière du clan Yamanaka. Il s'assit près d'elle, semblant revivre étrangement les mêmes situations qu'avant... Sauf que c'était son meilleur ami à la place d'Ino, avant du moins.

_ Tu te souviens la fois où tu as passais toute la journée à tenter de nous faire bouger Shikamaru et moi d'ici? fit pensif l'Akimichi.

_ Evidemment! Lui était limite sur le point de dormir et toi tu avais amené ton stock de nourriture! Autant dire mission impossible! se rappela t-elle.

_ C'était la notre, ne pas bouger... ricana t-il légèrement.

_ Et la fois où, en mission, j'étais tombée d'un... ils continuèrent toute la journée à parler du passé.

De temps à autre ils repensaient à leur senseï, mais seuls des souvenirs heureux leurs parvenaient. Ils n'étaient plus triste, ils apprenaient à revivre. Le soleil commença rapidement à se coucher et les deux amis se séparèrent, se promettant de continuer à parler ainsi et revoir l'autre sourire voir pratiquement rire.

Il avait passait toute la journée à méditer, pour tenter de se calmer. Il en voulait à son père d'avoir informer les Yamanaka de son état, elle était venu le voir... Et il n'en avait pas envie, non il ne voulait pas. Pas maintenant en tout cas, c'était trop tôt, comment les autres faisaient-ils? Shikamaru avait passer ses nerfs sur ses parents, même sa mère n'avait rien dit, consternée par l'attitude de son fils. Désormais il fixait la photo qui avait été faite lorsque l'équipe 10 était à ses débuts. Il entendit quelqu'un frappait à sa porte et alla directement à sa fenêtre pour tenter de voir qui été « l'intrus » mais le porche de la maison caché l'invité.

_ Shikamaru! Quelqu'un pour toi! lui cria sa mère du rez-de-chaussée.

Comme aucune réponse ne parvenait aux oreilles de Yoshino, celle-ci réitéra son appel. Elle sourit, désolée, de l'attitude de son fils.

_ Shikamaru Nara! Descend immédiatement! insista t-elle.

On entendit des bruits de pas, et le grincement d'une porte qu'on ouvrait légèrement. Satisfaite qu'il bouge enfin, elle voulut pressé un peu les pas de son fils.

_ Tu comptes faire attendre Ino longtemps! Continua la mère.

Des pas précipitaient se firent entendre et une porte claqua, il était retourné dans sa chambre. Une voix étouffée se fit entendre jusqu'aux oreilles des deux femmes.

_ … ne veux pas parler!

Un silence embarrassant plana au dessus des deux femmes qui attendaient dans l'entrée.

_ Désolée Ino... Mais tu vois en ce moment...

_ Je sais, je reviendrais demain, et après-demain puis le jour suivant, même le jour d'après s'il le faut! Et, il reviendra... dit-elle avant de la saluer et de partir en courant.

Yoshino ferma la porte et soupira, elle monta rapidement les escaliers afin de dire le fond de ses pensées à son fils. Devant la porte elle entendit des bruits étranges, elle ouvrit et constata que la chambre dans laquelle Shikamaru restait cloitrer depuis des jours était complètement sans dessus-dessous. Lui était assis, adossé au pied d'un mur, et fixait le sol d'un regard vide de vie. Lorsque le fils Nara leva ses yeux vers sa mère celle-ci fut très étonnée de constater à quel point il se laissait aller.

Une fois de plus un nouveau jour se levait sur Konoha, à la différence que cette journée ne verrait pas le soleil et pour cause de lourds nuages gris trainaient dans le ciel, menaçant de craquer à tout instant.

Aujourd'hui il était perdu, mais surtout il le reconnaissait. Ce devait probablement être un début. Le refus, la culpabilité, la colère, surtout la colère désormais le rongeaient de toute part. Ces sentiments contradictoire perturbaient bien trop le jeune ninja pour qu'il puisse faire quoique soit hormis rester dans sa chambre.

_ Shikamaru! cria la mère du jeune homme.

Aucune réponse ne se fit entendre et seul le silence s'amusa de ce calme qui régnait dans la maison depuis quelques jours.

Après une matinée à travailler dans la boutique florale la plus réputée de Konoha, et qui appartenait notamment à sa famille, Ino partit déjeuner avec Chôji. Ils ne se demandaient plus comment aller l'autre, cette question ne pouvait pas réellement avoir de réponse positive.

_ Des nouvelle de... commença le mangeur de chips hors-pair.

_ Non, soupira la jeune fille.

_ Tu ne penses pas qu'on devrait faire quelque chose?

_ Direction la maison ? souri malicieusement Ino.

Le ninja s'empara des bacons qui restaient sur la table et quitta le restaurent suivit de près par la kunoïchi. Les deux amis rencontrèrent Naruto qui semblait chercher après quelque chose.

_ Hey les amis! Vous n'auriez pas vu Hinata dans le coin? Les attaqua le ninja aux cheveux d'or très pressé apparemment.

_ Tu devrais aller voir au manoir des Hyûga peut-être? proposa Chôji.

_ Non, non, vous ne comprenez pas! Elle devrait être ici, on doit partir! Vite, vite!

_ Calme toi Naruto et explique nous plutôt, tenta Ino.

_ ... te-bayo! Bougonna-t-il.

_ Naruto! cria Sakura en arrivant essoufflée de sa course. Qu'est-ce que t'attends? On attend depuis 1heure nous! Et son poing vint frapper la tête du pauvre blond.

_ J'ai perdu Hinata.

_ Comment ça? Elle est devant la grande porte, d'ailleurs si on ne les rejoint pas rapidement ils vont partir sans nous! Et si je rates ça, je te jures que tu me le payeras très cher Naruto!

_ Vous avez une mission? demanda la blonde qui était resté muette durant l'échange des deux autres.

_ Ino! la rose se jeta dans les bras de sa meilleure amie et l'étouffa un bon moment.

_ Hum, Sakura là c'est toi qui nous retarde pour notre sortie! insista Naruto.

_ Désolée de ne pas vous l'avoir proposer mais nous pensions que vous...

_ Après les fêtes tout ira bien! déclara Chôji qui mangeait un paquet de chips, sortit de nul part.

_ A ce propos tu sais, les filles et moi... expliqua la medic-nin.

_ Sakura, tampis pour toi! hurla Naruto qui partait en courant vers la sortie du village.

_ On se voit à notre retour! fit-elle en s'éclipsant.

Les deux amis se regardèrent un peu ahuris, ils n'avaient rien compris à ce à quoi ils venaient d'assister. Mais une chose était sur et certaine. Il fallait rapidement qu'ils aillent tous mieux, car les autres continuaient à vivre désormais. La vie ne les attendait plus, elle suivait son cour.

Déterminée Ino devança Chôji et pressa le pas pour aller chez Shikamaru. Devant la porte, elle ne ménagea pas le bois fragile et tapa à en faire trembler la demeure. Au bout de trois coups Chôji l'empêcha de continuer prônant la survie de la maison... Et priant pour qu'elle se calme sinon le Nara ne survivrait plus longtemps.

_ Enfin qui est-ce qui... ! La porte s'ouvrit à la volée et le visage fâchée de Yoshino apparût, elle s'adoucit très vite et salua les coéquipiers de son fils, ravie.

_ On peut le voir? demanda Chôji qui avait terminé son paquet et dont l'appétit commençait à le tirailler à nouveau.

Elle se recula et laissa entrer les adolescents qui montèrent, sans plus de cérémonie, dans la chambre de leur dernier membre d'équipe. Chôji toqua à la porte, comme à son habitude le silence fut la seule réponse. Pas très patiente Ino ouvrit et entra, suivit par Chôji. Shikamaru était allongé sur son lit, bars croisé sous sa tête, et fixait le plafond. La chambre était plongé dans le noir de par ses rideaux qui étaient fermés, mais à l'inverse de la veille elle était rangée. Il ne tourna pas la tête pour voir ses amis.

_ Salut Shika! claironna Chôji qui alla jusqu'a un meuble et sortit un paquet de biscuit.

_ Hn, fit l'intéressé.

Ino n'en croyait pas ses oreilles, avait-il changé à ce point? Ce genre de réponse relevé plus du rayon de Neji ou Shino et du plus loin qu'elle se souvenait... de Sasuke. La jeune fille soupira puis alla tirer les rideaux, il grogna de mécontentement.

_ Peut pas être tranquille, murmura le Nara.

_ Tiens tu sais encore parler! s'étonna faussement la Yamanaka.

_ On est venu pour discuter, expliqua l'Akimichi.

_ Veux pas... bailla le flemmard.

Chôji s'approcha dangereusement de son ami, celui-ci le regarda et put lire clairement dans ses yeux les intentions de celui qui allait l'écraser. Il se leva précipitamment et Chôji se laissa tomber sur le lit, ce dernier souri et se mit en position assise.

_ Alors vieux, comment ça va? demanda Chôji en avalant deux biscuits au passage.

Il ne répondit pas et se laissa glisser le long du mur, à côté du lit, il replia ses jambes et posa sa tête sur ses genoux. Les bras ballant il fixait obstinément le sol. Durant une heure ils essayèrent de faire parler Shikamaru mais en vain, alors ils ne parlèrent qu'a deux. Deux temps à autre Ino remarquait qu'un coin de sa bouche se levait pour former un demi-sourire soigneusement caché, lorsqu'ils parlaient de chose amusante. Mais excepté ses rares fois, il ne réagissait pas, la fleuriste voyait bien que Chôji commençait à perdre le morale. Et elle ne le voulait surtout pas, alors elle se leva.

_ Allez Chôji rentrons, trancha Ino sèchement.

_ Mais, il faut... tenta t-il.

Un léger silence s'installa, il savait qu'elle avait raison. Et qu'il était peut-être encore trop tôt pour son ami, alors il hocha la tête affirmativement, résigné.

_ On reprendra tous l'espoir un jour, mais il y en pour qui ça prendra plus de temps. Ajouta-t-elle plus douce.

Shikamaru releva la tête, surpris d'entendre une telle phrase, et observa longuement ses deux amis. Puis il ferma les yeux et reposa son front sur ses bras, croisés sur ces genoux. Il n'entendit pas Ino s'approcher de lui, celle-ci se mit à genoux et serra Shikamaru dans ses bras. Dans une étreinte rapide elle lui murmura qu'ils repasseraient demain, puis elle rejoignit Chôji et tout deux rentrèrent chez eux.

Il n'avait pas bougé, il ne bougerait sans doute pas, son coeur reprenait à peine un rythme normale. Il s'était senti... bien. Il soupira agacé, c'était sans doute parce qu'il ne sortait pas et ne voyait personne. « Contact trop direct » se dit-il. C'était probablement là son signe... Surement, le signe qu'il devait se reprendre et vite. Sa mère l'appela pour le dîner, comme tout les jours, il soupira et regagna son lit.

Ino dîna normalement avec ses parents, légèrement déçu de son entrevue avec Shikamaru. Elle avait espérée qu'il soit sorti de cette passe, mais il était trop tôt. Sa mère et elle préparèrent des bouquets de fleurs pour le lendemain puis comme le soleil était déjà couché depuis quelques heures, elle regagna sa chambre. Se demandant où avait pu aller ses amis, elle regrettait de ne pas avoir était avertie. Mais dans un sens elle se serait vue obliger de refuser, alors elle ne leur en voulait pas. La jeune fille, comme tout les jours, pris une plume et son journal et fit le récit de sa journée:

Cher Journal,

Nous sommes le 16 Novembre. Tu sais, on dit que lorsque l'on perd un proche, on passe par plusieurs sentiments. Le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression... Et la dernière étape est toujours la même. L'acceptation, je crois que j'y suis parvenu... Je veux dire que je m'y suis faite, même si c'est très dur, et pour Chôji ça semble être le cas aussi, en revanche pour Shikamaru...

Mais Asuma m'a fait promettre! Je prendrais soin de Chôji et Shikamaru, d'ailleurs demain je vais les inviter au restaurent. Je respecterais les dernières volontés d'Asuma-Sensei.

De plus la fin du mois se profile... Mon anniversaire sera dans une semaine exactement et celui de Shikamaru juste avant. C'est stupide, je trempe à nouveau tes pages en pleurant. Oh, comment je vais faire! Ce serait trop difficile de faire la fête, au fond je pense que j'y arriverais et Chôji aussi probablement mais pour Shikamaru... Il est resté bloquer entre tous ces sentiments. Aujourd'hui je suis passée chez lui, il n'as pas voulu m'adresser la parole. En repartant sa mère m'a dit qu'il restait muet, que son père avait tout tenté et que de temps en temps il pétait les plombs. Il faut que je fasse quelque chose, je l'ai promis.

_ Tu es vraiment sur de ça ? demanda une voix autoritaire.

_ Absolument! Le message vient d'arriver par hibou! répondit une petite voix pas très sur.

La première voix massacra ses ongles en se les rongeant. La situation devenait délicate, mais elle était obligée de les en informer, même si elle leur ordonnerai de ne pas bougés et de rester au village.

_ Parfait, appelle-les!

_ Mais, enfin il n'est que...

_ Je sais, va-y!

_ Bien maître Tsunade, accepta de mauvaise grâce Shizune.