Je suis de retour! HAHAHA...

Disclaimer: Eh non, Bleach n'est pas à moi... Pourtant, je suis Tite Kubo... Je suis son double spirituel... (même moi, je ne me trouve pas crédible -_-')

Note de l'auteur (qui est-ce? mais on s'en moque, voyons): J'ai eu cette idée de fiction à cause d'un film (pas du livre étrangement), c'est vrai, mais aussi à cause d'un dessin de Tite Kubo (une illustration de chapitre, je ne sais plus lequel, mais... voilà hahaha) et d'un manga... Je ne pense pas vous indiquer leur nom ou même les décrire, parce qu'il n'y aurait plus de surprise! (oui, bon, d'accord, on comprend un peu tout dans ce chapitre mais je ne vais pas mettre un mot là-dessus!) Vous aurez peut-être deviné avant le chapitre 3 (où là, bien sûr, je mets un mot dessus.. Enfin pas tout à fait... Enfin BREF.). Tout cela est très énigmatique (pour moi).

Merci pour vos reviews! À mllle driiiing, eh bien euh... Matsumoto arrive dans le prochain chapitre (elle se fait un peu malmener)! Et la romance n'arrive pas tout de suite (en fait, je me demande à quel moment ça arrive... je les fais trop souffrir, ces innocents) mais elle existe. Je pense. Non, j'en suis sûre.

Malys, pour la raison de l'empoisonnement... euh... Bah en fait c'est Aizen lui-même qui va nous l'expliquer. Il est vraiment dérangé parfois.


Hitsugaya ouvrit brusquement les yeux, un peu trop rapidement pour quelqu'un qui avait souffert le martyre pendant plus d'une heure et qui avait dormi assez longtemps. Il voyait tout clairement, peut-être un peu trop clairement, justement. Le visage surpris d'Unohana, celui d'Ukitake, rassuré, et celui de Kyôraku, souriant.

— Hitsugaya taichou, fit Unohana, comment vous sentez-vous ?

— Euh… Très bien, en fait, répondit-il d'une voix légèrement cassée.

— Très bien ? s'étonna Unohana. Mais c'est impossible… Vous…

Elle posa sa main sur le front du jeune garçon. En sentant le contact avec sa peau, Hitsugaya comprit que quelque chose n'allait vraiment pas. La main d'Unohana le brûlait comme si elle avait été une flamme. Une flamme qui consumait tout son corps, car la brûlure s'étendit rapidement. Il tâcha de ne pas crier, de peur de malmener Ukitake, mais il ne put empêcher ses yeux de s'écarquiller. Unohana s'écarta de lui.

— Nous allons vous laisser vous reposer… Vous en avez bien besoin.

Elle sortit, suivie de Kyôraku qui tenait fermement Ukitake.

Hitsugaya se leva, encore étonné de son état. Il entendait la voix d'Unohana à travers la porte.

— Je ne comprends pas pourquoi il va bien. Après ce qu'il s'est passé, il ne peut qu'être brisé et épuisé. Et ses yeux… Je ne sais pas quand ils vont retrouver leur couleur originelle. Et je ne sais pas ce que le poison a changé en lui, puisque maintenant, il est sûr et certain qu'il a changé, qu'Aizen l'a transformé. Pour survivre à de telles souffrances, on ne peut qu'être modifié.

Hitsugaya resta sidéré. Il avait été modifié ? Ce n'était pas possible ! Il posa son regard sur un miroir, et se dirigea vers lui.

Il était toujours aussi petit et mince. Ses cheveux blancs étaient en bataille, sa bouche couverte de sang, son menton et ses vêtements aussi. Son visage était un peu plus pâle que d'habitude. Mais c'étaient ses yeux qui retenaient toute son attention. Ils étaient rouge sang. Son regard était déstabilisant, même pour lui. Il essuya sa bouche, arrangea ses cheveux, et soupira.

Il se souvint de l'effet de la peau d'Unohana sur lui. Il fallait qu'il parte. Unohana avait raison. Il se sentait différent. Sa perception des choses était limpide. Ses yeux étaient rouges, alors qu'avant leur couleur se rapprochait du bleu ou du vert. Il se sentait trop bien pour être normal, surtout après ce qu'il avait vécu. Et cette sensation de brûlure…

Il tendit l'oreille. Unohana n'avait pas fini d'expliquer ses théories, il avait donc le temps. Il sauta lestement sur le rebord de l'unique fenêtre de la chambre. Il se trouvait à plusieurs mètres de hauteur. S'il sautait d'ici, il mourrait. Mais cela valait sans doute mieux. Il tourna une dernière fois sa tête vers la porte, et sauta.

Contrairement à ce qu'il avait pensé, il ne mourut pas. Il atterrit aussi facilement que s'il avait sauté deux marches d'un escalier. Il ne ressentit aucune douleur dans ses articulations, et son exploit lui arracha un cri de surprise. Cependant, il entendit beaucoup plus clairement le cri d'effroi d'Ukitake. Il leva la tête vers la fenêtre d'où il avait sauté. Il vit le visage du capitaine de la treizième division par celle-ci. L'expression de son visage arracha une grimace à Toushiro. Il entendit tout aussi clairement la voix d'Ukitake lorsqu'il s'exprima plus calmement.

— Unohana taichou ! Hitsugaya-kun a… Il a sauté !

Toushiro entendit les voix de Kyôraku et de Unohana résonner dans la chambre où il avait séjourné.

— Comment ? s'exclama Unohana, perdant toute trace du calme qu'elle avait tenté de garder durant plusieurs décennies. Mais c'est impossible !

— Je crois que depuis qu'Hitsugaya taichou a été empoisonné, nous n'avons plus la même définition du mot « impossible », dit calmement Kyôraku.

— Mais pourquoi a-t-il sauté ? demanda Unohana, des accents hystériques perçant de sa voix.

— Il faut peut-être lui demander, fit Ukitake, regardant toujours par la fenêtre. Il est encore là, vous savez.

Unohana apparut à la fenêtre, l'air affolé.

— Hitsugaya taichou ! Vous m'entendez ?

Hitsugaya hocha de la tête. Il n'avait aucune envie d'ouvrir la bouche, surtout avec la sensation de malaise qui le submergeait.

— Pourquoi avez-vous sauté ? l'interrogea Unohana.

— Zut, murmura Toushiro.

Pas de réponse possible sans ouvrir la bouche. Il grimaça et leva la tête vers Unohana. Apparemment, l'expression de son visage n'était pas accueillante, et le capitaine de la quatrième division écarquilla les yeux.

— Hitsugaya taichou, soupira-t-elle. Vous ne nous facilitez pas la tâche en vous taisant. Vous savez aussi bien que nous que ce qu'il se passe n'est pas normal. Il faut que nous vous aidions. J'ai remarqué que vous avez eu mal lorsque je vous ai touché. J'en suis désolée. Vous savez très bien qu'Aizen vous a empoisonné dans un but précis. Et s'il n'attendait que ça ? Que vous sautiez pour nous fuir et le rejoindre ?

— Je n'ai pas l'intention de rejoindre Aizen.

Sa voix était horriblement glaciale, et elle arracha une grimace à Ukitake. Unohana, quant à elle, frissonna en contemplant à nouveau le visage du jeune capitaine. Effrayant. Ses yeux rouges étaient effrayants, comme son regard. Il les toisait, une expression méprisante collée à son visage.

— Hitsugaya taichou, écoutez-moi, supplia Unohana. Remontez dans votre chambre, et nous discuterons plus tranquillement. Vous devez avoir mal, non ? Pour avoir sauté d'aussi haut.

— Non, répondit sèchement Toushiro.

Voilà que ce malaise revenait. Il serra les dents. Partir. Ne pas se laisser distraire. Partir. Partir loin de tous ces gens qui voulaient le protéger. Car c'est tout à fait ce qu'ils voulaient faire. Alors qu'il se sentait fort et… Dangereux. Très dangereux.

Il lança un dernier regard en direction des trois capitaines qui l'observaient avec inquiétude. Puis ses muscles se bandèrent et il partit en courant. Il crut d'abord qu'il utilisait des shunpô, mais il se rendit compte de sa vitesse. Il allait trop vite. Beaucoup trop vite. Il ralentit juste à temps, alors qu'une grande silhouette apparaissait dans la ruelle étroite.

Hitsugaya reconnut les cheveux rouges et les sourcils étranges de l'homme qui venait d'apparaître. Abarai Renji, vice capitaine de la sixième division, se saoulant régulièrement avec Matsumoto. Il paraissait surpris.

— Hitsugaya taichou ? s'étonna Renji. Vous ici, à cette heure ?

Toushiro ne répondit pas et lança un regard glacial à Abarai.

— Hitsugaya taichou… Vos yeux sont… Rouges ? Et vous êtes vêtu comme si vous étiez un patient de la quatrième division…

Aucune réaction.

— Euh… C'est le cas ?

Abarai fronça les sourcils en remarquant l'attitude froide et distante d'Hitsugaya. Il se saisit de son bras et le tira.

— Allez, venez avec moi, il faut retourner à la quatrième division.

Hitsugaya resta interdit. Le bras d'Abarai était incandescent, ou il avait un gros problème. La brûlure se répandit dans tout son corps. Il se retint de hurler. La douleur sembla faire un tour dans son corps puis se rassembla dans sa gorge. Hitsugaya écarquilla les yeux. Il avait soif ? Mais comment était-ce possible ?

— Abarai, murmura-t-il, lâche-moi.

— Quoi ?

— Lâche-moi, dit Hitsugaya.

— Mais pourquoi ?

— Lâche-moi ! hurla le jeune capitaine.

Renji obéit, non sans se poser beaucoup de questions. Hitsugaya était étrange, et avait l'air… Dangereux. Renji recula instinctivement.

Toushiro écarquilla les yeux. Abarai avait peur de lui, maintenant ? En même temps, il avait raison. La douleur était quasiment partie, mais ses muscles étaient contractés comme s'il s'apprêtait à sauter sur Abarai. Et sa gorge le brûlait toujours autant. Autrement dit, il était plus que dangereux. Il fronça les sourcils et fixa Abarai. Celui-ci frissonna et recula encore un peu plus.

Renji avait réellement peur de ce petit capitaine devant lui. Aussi, il ne put s'empêcher de trembler lorsqu'il ouvrit la bouche pour parler.

— Abarai, soupira le petit capitaine, je crois que tu as remarqué que j'ai un sérieux problème.

Renji acquiesça.

— Bien. Tu vas faire ce que je te dis, d'accord ?

Renji acquiesça derechef, tout en reculant, appréhendant la demande de l'enfant.

— J'aimerais que tu partes loin d'ici et que tu ne dises à personne que tu m'as vu. Ça vaut mieux pour tout le monde, je pense. Vu mes réactions plus qu'exagérées, il serait plus sage pour moi de partir d'ici, et pour toi de m'oublier, non ?

— Mais, Hitsugaya taichou, vous ne comptez tout de même pas laisser tomber la Soul Society comme ça !

— Abarai, gronda Hitsugaya, je n'ai pas l'intention de vous trahir. Mais je suis dangereux, tu t'en es rendu compte. Je ne veux pas tuer n'importe qui. Autant tuer les bonnes personnes. Alors je vais voir Aizen pour l'éliminer. Ensuite, j'aviserai. Maintenant, pars ! Fuis aussi loin que tu pourras !

— Et vous, Hitsugaya taichou ? Je n'ai pas envie de…

— Abarai, tu l'as vu, je ne peux même plus supporter un contact avec une autre personne. Fais-moi confiance, ce sera plus facile.

Renji acquiesça à nouveau, puis disparut dans la nuit noire. Il se rendit à un endroit qu'il connaissait bien. Le bureau de son capitaine.

Pendant ce temps, Toushiro ne savait plus quoi faire. Il haletait rapidement, la soif grandissant à un rythme effréné. Bientôt, il ne pourrait plus penser de manière cohérente.


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