BOUM! Et me revoilà!
Disclaimer: Bleach est à moi! Vous entendez? À moiiii! (tente de dessiner quelque chose pour le prouver, et arrive à peine à dépasser le niveau qu'elle avait en maternelle)... Hum. On va dire que j'ai perdu la main et que Bleach est à Tite Kubo.
Note de l'auteur: Merci beaucoup pour vos reviews, elles me font vraiment plaisir (et puis je me dis que j'ai passé un cap, on peut lire ma fiction maintenant! Avant, je la gardais secrètement et je la chérissais - dans un coffre fort mouhahahaha - parce que c'est la seule que j'ai finie! Exploit! Bref...)!
Je dois avouer que pour l'instant, on ne sait pas trop ce qu'il se passe... Mais on aura des réponses!
Réponse aux reviews (anonymes):
mlle driiiiing: Hello! Ah tu as deviné pour Toushiro! J'avoue que les yeux rouges sur lui c'est... Tellement attrayant. Merci beaucoup pour ta review, je suis contente que ma fiction te plaise! J'espère que ce chapitre te plaira également!
Didie: Salut! Merci beaucoup pour ton commentaire! Mais la réponse à ta question... Bah en fait, on comprendra un peu mieux ce qu'il s'est passé plus tard... En espérant que la suite te plaise!
Chapitre 3:
Abarai, essoufflé, se tenait devant son capitaine, qui arborait la même expression neutre depuis plusieurs années.
— Qu'y a-t-il, Abarai ? demanda Kuchiki Byakuya. Je croyais que tu avais l'intention de te saouler avec d'autres vice-capitaines.
— Taichou… murmura Renji. Ecoutez-moi. Il y a un sérieux problème avec Hitsugaya taichou.
Aussitôt, l'expression de Byakuya changea du tout au tout. Il parut surpris, inquiet, effrayé. Renji n'avait jamais vu son capitaine aussi expressif.
— Où est-il ?
Sa voix tremblait d'inquiétude.
— Quelque part dans le Seireitei, je pense, mais il s'est peut-être enfui, répondit Abarai, encore étonné de sa réaction. Mais je vous le dis tout de suite, il est vraiment mal en point. Il a l'air… Différent. Et dangereux.
— Je vais le chercher, dit Byakuya.
— Taichou ! Faites attention à vous…
Mais Byakuya était déjà parti. Il n'eut aucun mal à trouver le petit capitaine, recroquevillé dans un coin sombre à l'abri des regards, près de la sixième division. Il n'était pas allé bien loin.
— Hitsugaya taichou… Pourquoi… ?
— Pourquoi quoi ? soupira Toushiro. Je suis un monstre. J'en suis sûr.
— Qu'est-ce qui vous fait dire cela ? demanda Byakuya. Vous n'avez rien fait de mal.
— Pas encore, murmura l'enfant. Je sens des parfums tentants tout autour de moi. Et j'ai soif.
— Soif ? s'étonna Byakuya. Mais pourquoi ne venez-vous pas boire quelque chose à ma division ? Vous vous sentirez mieux.
— Je ne crois pas que ma soif ait un rapport avec un manque d'eau ou quelque chose dans le genre. Mon corps a besoin d'un liquide, mais je ne sais pas lequel.
Byakuya s'approcha du jeune garçon, mais celui-ci recula, comme effrayé.
— Ne faites pas ça, supplia Hitsugaya. Je…
— Hitsugaya taichou, venez, il faut vous reposer. Nous allons parler à l'intérieur, il fait bien trop froid ici.
Le capitaine de la sixième division prit Hitsugaya par le bras. La brûlure ne se fit pas attendre, et Hitsugaya faillit pleurer tant la douleur était puissante.
Un doux parfum émanait de Byakuya et Toushiro ferma les yeux, se laissant guider par l'odeur enivrante du noble. Byakuya poussa un cri de surprise et ce bruit força l'enfant à ouvrir les yeux. Sa tête se trouvait à quelques millimètres du cou du noble. Surpris, il s'écarta et poussa violemment l'homme aux cheveux noir corbeau. Un déclic s'était fait dans sa tête. Il fallait qu'il s'éloigne de tout. Sa soif dépassait l'entendement, sa gorge le brûlait plus que jamais.
Byakuya ne s'attendait pas du tout à cette réaction. Le plus jeune des capitaines se tenait loin de lui, haletant, les yeux brillants de folie. Ses lèvres étaient retroussées, découvrant des dents blanches et brillantes. Un grondement sourd montait de sa poitrine. Il avait l'air d'une bête sauvage prête à attaquer. Byakuya fronça les sourcils. Abarai avait raison. Hitsugaya était dangereux, mais pas parce qu'il le voulait. C'était parce qu'il n'était pas dans son état normal.
— Hitsugaya taichou, fit calmement Byakuya. Calmez-vous, s'il vous plaît.
Le garçon ne répondit pas et disparut en une fraction de seconde. Byakuya partit à sa poursuite, bien décidé à retrouver Hitsugaya.
Toushiro n'en revenait toujours pas. Qu'avait-il fait ? Il s'était comporté comme un animal assoiffé, prêt à tout pour se nourrir. C'était d'ailleurs sa priorité.
Un parfum fleuri flottait dans l'air, et il se décida à suivre cette piste, perché sur les toits du Seireitei. L'odeur l'obsédait, elle était si douce… La meilleure odeur qu'il ait jamais sentie. Certes, depuis que son odorat s'était développé, à l'instar de son ouïe et de sa vue, il n'avait eu à sentir que cinq personnes. Mais cette odeur les surpassait toutes, largement, et il ne pouvait pas s'empêcher de la suivre, tout en sachant que la personne à qui appartenait ce parfum entêtant allait sans doute mourir.
Soudain, il s'arrêta. Il avait trouvé la source de l'odeur délicieuse. Il sauta sur le sol gracieusement et silencieusement, sans utiliser les particules spirituelles dans l'air. Il ne les avait plus utilisées depuis son réveil. Voilà pourquoi son premier saut avait surpris les trois capitaines inséparables.
Il se trouvait devant la personne d'où émanait la douce odeur. C'était une jeune femme, aux cheveux blond vénitien, aux yeux bleus et aux formes plus qu'avantageuses. Il eut une étrange impression en la voyant. Il la connaissait, mais n'arrivait pas à se souvenir d'elle. D'ailleurs, il ne se souvenait de rien, sinon qu'il avait horriblement soif. La femme l'avait vu, elle s'était arrêtée, comme figée.
— Taichou… murmura-t-elle. Taichou, c'est bien vous ? Vous…
Elle était au bord des larmes et elle souriait, heureuse. Elle lui sauta dessus, et il ne put réprimer un grognement. Il était… Agacé. Elle le serrait dans ses bras, et il put sentir le parfum comme jamais. Il inspirait profondément, profitant de la torture que cette odeur provoquait. Puis, instinctivement, il fourra sa tête dans le cou de la jeune femme. Celle-ci parut troublée, mais ne broncha pas. Une petite douleur dans sa mâchoire le surprit, mais il comprit lorsqu'il sentit, en passant sa langue sur ses dents, des canines aiguisées comme des couteaux. Il sourit. Le contact avec la peau de la femme était agréable, et il l'excitait. Il avait hâte de… Boire son sang. Il entendit le cœur de la jeune femme battre plus vite, tandis qu'il restait collé à elle. Puis il ouvrit la bouche et enfonça ses crocs dans le cou de la femme. Elle poussa un cri de surprise, mais ne se débattit pas.
Matsumoto ne comprenait pas. C'était son capitaine, et il la mordait comme s'il avait faim, comme si elle pouvait le nourrir de cette façon ? Elle n'avait pas mal, mais elle se sentait perdue. Jamais son capitaine n'aurait agi de la sorte ! Déjà, quelque chose dans son attitude, dans son regard, était différent. Il avait l'air plus sauvage que jamais, et ses yeux étaient rouges. Elle avait failli ne pas le reconnaître. Maintenant, ses larmes coulaient librement et elle se sentait de plus en plus faible.
Toushiro était heureux. Le liquide chaud qui coulait dans sa gorge était exquis, il n'avait jamais ressenti pareille sensation. Il gémissait presque, et serrait sa victime encore plus fort. Elle avait l'air de pleurer.
— Hitsugaya taichou !
Hitsugaya leva la tête et lâcha la jeune femme. Du sang dégoulinait de sa bouche, et ses yeux rougeoyaient de manière inquiétante. C'était Byakuya qui l'avait appelé.
— Hitsugaya taichou… Que faites-vous ?
L'enfant gronda, les lèvres retroussées. Byakuya sursauta en voyant les crocs luisants du jeune capitaine.
— Hitsugaya taichou… Réfléchissez. Est-ce là un comportement digne d'un capitaine ? Je sais que ce n'est pas facile. Mais essayez de reprendre le dessus. D'après ce que j'ai remarqué, vous agissez par instinct. Il faut que votre raison reprenne le dessus, d'accord ? Vous ne pouvez pas laisser tomber.
Toushiro ne répondit rien, mais disparut du champ de vision de Byakuya. Ce dernier, surpris, voulut regarder autour de lui, mais un craquement accompagné d'une douleur à l'épaule gauche l'en empêcha. Il sentit une présence sur son dos. Hitsugaya lui avait réduit l'épaule en bouillie. La douleur était insupportable. Il ne pouvait plus bouger le bras. L'enfant descendit de son dos et ricana méchamment.
— Je n'ai pas l'intention d'arrêter, fit-il en souriant. Vous m'avez interrompu dans mon repas. Et j'ai soif, dit-il plus durement.
Byakuya remarqua le corps inanimé de Matsumoto sur le sol. Il lâcha un hoquet de surprise.
— Vous avez agressé votre vice-capitaine ?
Hitsugaya haussa un sourcil.
— Ah, soupira-t-il, je comprends maintenant. J'avais l'impression de la connaître…
— L'impression ? s'étonna Byakuya. Juste l'impression ?
— Oui… Je ne me souviens de rien.
— De rien du tout ? Vraiment ?
— Oui, fit le plus jeune des deux. Je meurs de soif. À cause de ça, je n'arrive plus à penser normalement. C'est comme si quelque chose hurle dans ma tête. Et je ne peux rien y faire.
— C'est vraiment embêtant, remarqua Byakuya. Si vous ne reconnaissez même pas votre vice-capitaine, ça commence à devenir embêtant et inquiétant.
Hitsugaya parut plein de remords. Il regarda le corps de son « vice-capitaine » et se mordit la lèvre. Byakuya tenta de bouger, mais dès qu'il fit un mouvement, le jeune capitaine leva la tête et gronda, les crocs découverts.
— Hitsugaya taichou, luttez contre votre instinct. Quand tout sera fini, on vous donnera du sang, je vous le promets.
L'enfant secoua la tête, les yeux brillants de larmes après s'être rendu compte de ce qu'il faisait.
— Ce n'est pas ce que je veux, gémit-il. Ce que je veux, c'est redevenir comme avant, ne jamais avoir connu ça, ne jamais avoir eu envie de tuer mes amis, même si je ne me souviens pas d'eux, ne jamais avoir été empoisonné… Je veux mourir, sanglota-t-il. Je veux mourir. J'ai mal, je souffre et je suis dangereux pour tout le monde. Je suis un monstre. Et je continue à avoir soif, à avoir envie de vous tuer, de boire votre sang. Je veux vous sauter dessus, vous mordre…
— Hitsugaya taichou… murmura Byakuya. Si vous survivez, si vous vous battez, nous pourrons peut-être vous sauver.
Toushiro hocha la tête. Il s'approcha lentement de Byakuya, lorsqu'une odeur délicieuse lui chatouilla les narines. Il écarquilla les yeux et se tourna rapidement vers son vice capitaine. Elle s'était réveillée et remuait faiblement. Un grondement s'échappa de sa gorge.
— Non, Hitsugaya taichou, dit fermement Byakuya. Matsumoto fukutaichou, ne bougez pas !
Mais elle ne l'écouta pas et leva la tête vers son capitaine. Il avait l'air torturé, ses crocs saillant de ses lèvres, ses yeux brillant de soif.
— Qu'est-ce que je peux faire, murmura-t-il. Elle me torture, elle veut vraiment que je boive son sang ?
— Hitsugaya taichou ! Vous êtes fort, résistez ! Résistez !
— J'ai soif, souffla-t-il. Soif de ton sang, femme.
Matsumoto écarquilla les yeux. Voilà une chose que son capitaine ne dirait jamais. Tout ce qu'il ressentait, tout ce qui le qualifiait se reflétait dans ses yeux. Or, ce qui se reflétait dans ses yeux n'était que soif et désir. Autant de choses qu'il n'avait jamais ressenties. Autant de choses qui ne lui ressemblaient pas.
— Taichou, murmura-t-elle d'une voix faible. Ce n'est pas vous, ça. Vous n'êtes pas comme ça. Vous êtes meilleur que ça.
— Mais j'ai mal, gémit Hitsugaya. J'ai mal. J'ai soif…
— Taichou… Je vous connais et je sais que ce regard ne vous appartient pas. Vous ne pouvez pas penser comme ça.
— Arrête de parler, grogna le capitaine. Arrête de parler ! Je ne veux pas t'entendre ! Je vais te tuer, et tout ira mieux. Tout.
Il gronda, et Matsumoto frissonna. Voilà ce qu'était devenu son capitaine. Un monstre assoiffé de sang. Elle le regarda droit dans les yeux.
— Alors vous n'êtes plus mon capitaine, déclara-t-elle avec fermeté. Je refuse d'être sous les ordres d'un monstre pareil.
Les yeux de Toushiro s'agrandirent sous l'effet de la surprise, et s'éloigna de Matsumoto. Il tremblait.
— Hitsugaya taichou, dit Byakuya, vous allez bien ?
Toushiro secoua la tête. Des sentiments contradictoires s'emparaient de lui, il ne savait plus quoi faire, plus quoi dire. Il s'approcha d'un mur et, de rage, donna un grand coup de poing dans l'édifice. À sa plus grande surprise, le mur se brisa en plusieurs morceaux. Il contempla son poing. Aucune égratignure, aucun os cassé. Il poussa une exclamation admirative. Il avait beau être un monstre, sa force, son intelligence, sa rapidité, son agilité, ses sens dépassaient tout ce qu'il aurait jamais pu atteindre. Il sourit, puis éclata de rire.
Byakuya écarquilla les yeux. Hitsugaya prenait goût à sa nouvelle puissance. Il allait devenir incontrôlable. Byakuya frissonna en entendant Hitsugaya. Ce dernier riait de plus en plus fort, et son rire sonnait de plus en plus étrangement.
— Hitsugaya taichou…
L'enfant tourna la tête vers Byakuya.
— Quoi ? fit-il en riant. N'est-ce pas merveilleux ?
— Non, Hitsugaya taichou. Vous devez vous calmer. Vous devez arrêter de penser à ce que vous pouvez faire. En tant que capitaine, vous devez penser à ce que vous devez faire.
Toushiro soupira puis s'assit sur le sol. Il prit sa tête entre ses mains.
— Mais je ne sais pas ce que je dois faire. Je ne sais même plus qui je suis !
— Hitsugaya taichou…
Toushiro se leva brusquement et commença à gémir.
— Mal, mal, souffla-t-il. J'ai mal.
Ses gémissements se changèrent rapidement en hurlements et il se tordit dans tous les sens. Byakuya entendit un craquement et se précipita vers le jeune capitaine. L'enfant ne bougeait plus, ses yeux étaient fermés. Sa jambe droite était cassée. Une fracture ouverte.
— Impossible… murmura Byakuya. Ses sautes d'humeur sont effrayantes, et il se blesse lui-même… Cet enfant… Qu'est-ce qu'Aizen a l'intention de faire avec lui ?
Byakuya se tourna vers Matsumoto. Elle avait arrêté de parler, mais était toujours consciente.
— Il va bien ? demanda-t-elle.
— Non. Mais levez-vous, s'il vous plaît.
—Taichou ! C'est ma faute s'il est…
— Non. Ce n'est pas votre faute. Aidez-moi à le porter, je ne pourrais pas y arriver tout seul. Il a une fracture ouverte, plutôt grave, je crois. Il faut l'emmener chez moi.
Matsumoto acquiesça puis prit le petit corps de son capitaine avec beaucoup de précautions, comme si elle avait peur de le briser. Elle jeta un coup d'oeil au capitaine de la sixième division et se rendit compte avec horreur que son bras gauche pendait de façon étrange et qu'il ne le bougeait pas. Lui aussi avait été attaqué par son capitaine?
Arrivés à la demeure Kuchiki, Byakuya indiqua rapidement une chambre vide où ils pourraient s'installer, le temps de régler plusieurs problèmes, dont un de taille. Hitsugaya. Il était hystérique avant de s'évanouir, à quoi pourrait donc ressembler son réveil ?
Byakuya conseilla à Matsumoto de dormir dans une autre chambre, mais elle insista pour rester dans celle de son capitaine. Elle déposa le petit corps sur un futon, et, s'éloignant progressivement de lui, elle s'installa dans un coin de la pièce, recroquevillée sur elle-même.
— Vous avez été traumatisée ? demanda Byakuya, visiblement inquiet.
Matsumoto regarda son capitaine, puis tourna la tête vers Byakuya.
— Non, dit-elle fermement. Je… J'ai juste peur pour mon taichou. Que va-t-il lui arriver, maintenant ? Il est clair que c'est un ennemi de la Soul Society.
— Ce n'est pas notre ennemi.
— Aizen pourrait utiliser ses instincts primaires pour nous détruire sans qu'il s'en rende compte. Yamamoto sou taichou le saura, et il le tuera, le bannira, l'emprisonnera… Il lui fera du mal.
— Mais vous n'avez pas peur de votre capitaine ? s'étonna Byakuya.
— Pourquoi ? Vous oui ?
— Non, pas vraiment. Il est vrai que j'ai plutôt peur de ce qu'il va lui arriver. On ne peut être sûr de rien. Mais si on le considère comme un ennemi, je serai à ses côtés, comme beaucoup d'autres. Vous auriez dû voir ce qu'il s'est passé pendant la réunion de capitaines. Il est indéniable qu'il a souffert mille tourments.
Matsumoto sourit tristement. Elle passa une main dans ses cheveux, puis retourna dans la contemplation de son capitaine.
— Je vais voir Unohana taichou. Restez ici, et faites votre possible pour que Hitsugaya taichou en fasse de même, ordonna Byakuya.
Il disparut rapidement, laissant Matsumoto seule dans la grande chambre. Elle frissonna. Traumatisée ? … Peut-être qu'en fin de compte, elle l'était profondément.
Une review s'il vous plait?
