Je suis (enfin -_-') de retour!

Disclaimer: Bon, c'est pas tout ça, mais... Bleach n'est pas à moi, mais à Tite Kubo. Le seul. L'unique.

Note de l'auteur: Désolée, je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée! Je n'aurais jamais cru prendre autant de retard sur une fiction (non? bah pourtant c'est courant chez moi... On va dire une fiction que je publie alors... la seule, donc), mais ces vacances ont été sous le signe du temps gaspillé à mort... J'ai la désagréable impression d'avoir gâché deux semaines de ma vie... Le chapitre est malheureusement très court, mais j'étais obligée de couper là... La suite sera heureusement plus longue! (et postée plus rapidement aussi!). J'ai l'impression que Byakuya est complètement OOC dans cette fiction...

Réponse aux reviews (rien que de les lire me rend joyeuse! ^^):

shili: Merci beaucoup pour ta review! Je suis vraiment contente que mon histoire te plaise! Pour répondre à tes questions: je ne sais absolument pas combien de chapitres seront parus, parce que j'ai pris la mauvaise habitude d'écrire mes fics sur un seul document word en faisant des sauts de page, et sans faire attention au nombre de chapitres... Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y en a beaucoup, mais j'ai l'intention de faire en sorte qu'ils soient plus longs et donc, moins nombreux! Pour la fréquence de parution... OH mon dieu (part se cacher)... J'avais l'intention de publier un chapitre par semaine, mais euh... Je vais essayer de revenir à ce rythme! J'espère que l'attente n'a pas été trop longue! Voilà la suite!

mllle driiiing: Yo! Merci pour ta review! J'espère que l'attente ne t'a pas trop refroidie! Oh, Toushiro va faire bien pire là... Mais pas à Matsumoto xD Pour Byakuya, je dois avouer que j'adore ce perso, et qu'à la base j'avais imaginé une histoire où il devenait un vampire et où il agressait Toushiro (oui c'est pas original, mais c'était ma première idée de fiction avec des vampires dans Bleach à vrai dire)... Mais comme je n'avais aucune expérience dans le yaoi (et le lemon! O.O)... J'ai abandonné l'idée... De toute façon j'aime mettre Toushiro avec tout le monde alors ^^ Et oui, Byakuya va avoir un rôle euh... important dans ce chapitre, mais moins après... Enfin voilà... Un nouveau chapitre!


Chapitre 4:

Toushiro ouvrit les yeux. D'abord surpris par le calme de l'endroit où il se trouvait et par l'endroit lui-même, il fut vite rattrapé par une vive douleur à la jambe et à la gorge.

Il se souvenait de peu de choses, sinon qu'il avait vu Kuchiki Byakuya… Puis plus rien. Le vide.

Il se redressa lentement et jeta un coup d'œil autour de lui. Il se trouvait dans une grande chambre, accueillante, sobrement décorée, mais il était certain d'être dans une maison appartenant à une riche personne. Kuchiki taichou ? Possible, il l'avait vu avant cette sorte de trou de mémoire qui l'intriguait.

Il tourna la tête et remarqua une forme allongée dans un coin de la pièce. Il écarquilla les yeux en reconnaissant les cheveux blond vénitien de la personne endormie.

— Matsumoto ! murmura-t-il. Que… Pourquoi est-elle ici ?

Il tenta de bouger, mais sa jambe émit un bruit sinistre et il poussa un cri de douleur. Il retira la couverture qui le couvrait et vit avec horreur qu'il avait une fracture ouverte à la jambe droite. L'os sortait nettement, et Toushiro grimaça.

— Taichou ? Vous êtes réveillé ?

Toushiro se tourna vers Matsumoto et sourit. Étrangement, elle lui avait manqué. Il tendit son bras vers elle. Elle eut un léger mouvement de recul.

— Matsumoto ? souffla Toushiro. Qu'est-ce que tu as ?

Il tendit un peu plus la main vers elle, et elle secoua la tête.

— Taichou, je ne vous conseille pas de faire ça, fit Matsumoto d'une voix ferme. Retirez votre main. Eloignez-vous. Par pitié, ne vous approchez pas de moi.

Toushiro écarquilla les yeux. Il laissa tomber mollement son bras et regarda tristement Matsumoto.

— Qu'est-ce que j'ai fait ? demanda-t-il gentiment.

Il la regarda avec innocence. Matsumoto détourna la tête.

— Vous m'avez agressée, taichou.

Toushiro poussa un petit cri d'étonnement.

— Ce n'est pas vrai ? Je…

— Vous n'étiez pas dans votre état normal, taichou. Vous aviez… Soif. Oui, c'est ça. Vous aviez envie de boire mon sang.

— Im… Impossible ! Je…

Matsumoto secoua la tête. Elle fixa à nouveau son capitaine. Il avait encore les yeux rouges, et elle était sûre que cela avait un rapport avec sa soif.

— Vous avez encore soif, taichou ? chuchota-t-elle. Vous avez mal ?

Toushiro la regarda, puis évalua la douleur qu'il ressentait. Elle était plutôt remarquable, et il grimaça.

— Oui, souffla-t-il. J'ai très mal à la gorge.

— Alors ne m'approchez pas. Je… Je vais sortir de la chambre pour voir Kuchiki taichou.

Elle se leva lentement, et se dirigea vers la porte. Un grondement sourd se fit entendre. Matsumoto se tourna vers le futon. Elle poussa un cri de terreur en croisant les yeux rouges de son capitaine. Il la regardait de la même façon que lorsqu'il l'avait attaquée. Il grondait comme une bête sauvage, et elle savait que s'il avait pu bouger, il lui aurait sauté dessus depuis longtemps.

— Taichou, dit-elle d'une voix blanche, calmez-vous. Vous pouvez rester calme, non ?

Son capitaine tourna la tête sur le côté, comme s'il n'avait pas compris, puis il écarquilla les yeux. Il porta la main à sa bouche et gémit.

— Pardon, Matsumoto. Je suis désolé.

Il avait une main crispée sur la couverture, l'autre sur sa bouche, et Matsumoto se doutait qu'il faisait un grand effort de concentration pour se contrôler. Il avait l'expression d'un enfant affamé. Ou assoiffé dans son cas.

— Taichou…

Matsumoto retourna lentement à sa place, à l'autre bout de la pièce, en longeant le mur. Elle remarqua qu'à certains moments, sans doute là où elle bougeait le plus, son capitaine tressautait, gémissait ou grognait.

Cependant, il resta calme. Jusqu'à ce qu'un bruit se fasse entendre. Il se tendit aussitôt, et gronda.

— Taichou ! cria Matsumoto.

Son capitaine s'était mis en position d'attaque, malgré sa jambe cassée. Il n'avait pas l'air d'avoir mal. Il regardait fixement la porte, et Matsumoto sut qu'il y avait quelqu'un qui était entré dans la maison. Et cette personne allait venir ici. Apparemment, son capitaine avait l'intention de les protéger, car il n'avait pas l'air menaçant envers elle. Elle entendit la voix d'un homme.

— Kuchiki-sama invite des gens inconnus, et louches, en plus, s'indigna-t-il.

Il allait pousser la porte. Toushiro était tendu à l'extrême. Il savait que cet homme n'était pas fiable, qu'il allait être mauvais avec eux. Et son instinct avait repris le dessus. Il allait le tuer. C'était une bonne idée en réalité. Il allait les sauver, Matsumoto et lui, et il allait boire du sang. Il en avait vraiment besoin. Il contracta encore plus ses muscles.

— Partez ! Partez, s'il vous plaît ! hurla Matsumoto. Vite !

L'homme parut hésiter, puis partit en grommelant. Matsumoto soupira, soulagée. Mais Toushiro se retourna vers elle, les lèvres retroussées. Il se jeta sur elle en moins d'une seconde.

— Qu'est-ce que tu as fait ? Idiote !

Elle remarqua qu'il avait « sorti » ses crocs, et sa bouche se rapprochait dangereusement de sa gorge. Elle se sentit rougir, lorsqu'il toucha son cou. Il gémit et le mordilla en grognant.

— Taichou…

Elle entendit des bruits de pas pressés. Son capitaine ne la lâcha pas. Au contraire, il n'était pas loin de boire son sang.

— Matsumoto… As-tu peur ?

— Non, taichou, répondit-elle fermement.

— Alors pourquoi ton rythme cardiaque a-t-il augmenté si rapidement ?

— Parce que vous êtes… Proche de moi.

— Ah bon ?

Il avait l'air réellement étonné. Matsumoto leva les yeux vers lui et croisa son regard rouge sang, comme le liquide dont il avait besoin pour survivre, maintenant.

— Oui taichou, souffla-t-elle.

Au moment même où Toushiro s'apprêtait à répondre, la porte s'ouvrit violemment, laissant entrer Unohana et Byakuya, essoufflés.

— Matsumoto fukutaichou ! s'écria Byakuya en remarquant la position de Toushiro.

— Tout va bien, assura Matsumoto en souriant. Mon taichou a repris ses esprits.

— On ne dirait pas, pourtant, s'inquiéta Byakuya.

Toushiro tourna la tête, après avoir pris soin de ranger ses crocs. Il sourit innocemment à Unohana et Byakuya.

— Je n'ai rien fait, fit-il en souriant encore plus.

— Alors ? s'impatienta Unohana. Il y a un problème avec Hitsugaya taichou, oui ou non ?

Elle frémit en remarquant qu'il avait encore les yeux rouges.

Soudain, Toushiro inspira profondément sans faire attention. Aussitôt, les parfums des personnes présentes l'envahirent, et il écarquilla les yeux. Il pouvait le voir, le sentir, ce sang qui coulait dans leurs veines. Il pouvait entendre leurs battements de cœur réguliers, bien qu'un peu rapides pour Matsumoto. Il inspira à nouveau, sans se rendre compte de la proximité de Byakuya.

— Pas de bêtises, Hitsugaya taichou, souffla Byakuya dans son oreille. On se calme et on arrête de respirer, d'accord ?

Toushiro hocha la tête. Unohana s'approcha de lui, tout en restant prudente.

— Il a une fracture ouverte. C'est sérieux, déclara-t-elle avec un calme qui montrait son expérience. Et vous n'avez pas l'air d'avoir très mal, je me trompe ?

— Non, répondit Toushiro. Je n'ai pas mal.

Il se doutait bien que c'était dû à sa soif. Il n'avait pas mal car il devait se nourrir. Ça n'allait pas plus loin que ça. Il fallait qu'il trouve du sang, et vite, s'il ne voulait pas tuer ses amis.

Byakuya s'en rendit compte. Il soupira.

— Hitsugaya taichou, vous devez boire.

Toushiro fronça les sourcils. Ainsi, Kuchiki taichou était au courant. Il secoua la tête.

— Je vais bien, assura-t-il. Je n'ai pas besoin de…

— Bien sûr que si, l'interrompit Byakuya. Vous en avez plus que besoin. D'ici quelques heures, voire quelques minutes, vous perdrez la tête et agresserez encore votre pauvre vice capitaine. Ou n'importe qui d'autre. Je me dévoue.

— Pourquoi ? demanda Toushiro.

— Pour vous sauver.

Byakuya s'approcha de Toushiro, en écartant soigneusement Matsumoto et Unohana. Il avait l'air très sérieux.

Lorsqu'il découvrit son cou, sous les yeux ébahis de Unohana, Toushiro sentit son cœur s'emballer. Il sentit à nouveau la vive douleur dans sa mâchoire et tenta de contenir son envie, en vain. Ses crocs sortirent sans lui laisser le temps de réfléchir. À présent, il haletait, se concentrant pour ne pas céder à la tentation.

Byakuya lui sourit.

— Allez-y, ordonna-t-il. Vous devez le faire.

Unohana regardait la scène, bouche bée. Ainsi, Aizen avait fait du capitaine de la dixième division… Un monstre ? Un monstre à visage humain, innocent. Le visage d'un garçon d'une dizaine d'années. Affublé de crocs et d'une terrible envie de tuer.

Toushiro gémit. Il devait résister à tout prix. Supporter la douleur qui lui tenaillait les entrailles et la gorge. Supporter une brûlure aussi douloureuse. Pire que lorsqu'il s'était transformé, quelques heures auparavant. Mais Byakuya tenait bon, et restait près de lui, le cou aussi… Tentant. Toushiro voyait la veine qu'il fallait atteindre, il sentait les battements du cœur de Byakuya, étrangement lents. Il commençait déjà à trembler d'envie.

— Je ne pourrai pas me retenir très longtemps, Kuchiki taichou, fit Toushiro d'une voix rauque.

— Je ne vous demande pas de vous retenir, dit fermement Byakuya. Je vous demande de vous laisser aller.

— On ne tente pas le diable, soupira Toushiro.

— Aizen est le diable. Pas vous.

Sur ces mots, il plaqua son cou contre la bouche de Toushiro. Celui-ci sentit un désir ardent s'emparer de lui et gronda. Il ouvrit la bouche et enfonça ses crocs dans la chair tendre de Byakuya.

Matsumoto observait un phénomène étrange. Au moment même où son capitaine avait mordu le capitaine Kuchiki, la couleur rouge de ses yeux s'était troublée. Maintenant, le rouge disparaissait peu à peu, et les beaux yeux de Hitsugaya reprenaient lentement leur couleur d'origine, le magnifique bleu-vert indéfinissable qui hantait ses nuits.

Toushiro se sentait rassasié. Il avait l'impression que c'était la première fois depuis des années. Il lâcha Byakuya. Matsumoto secoua vivement la tête.

— Non taichou, défendit-elle. Pas encore. Vos yeux n'ont pas tout à fait retrouvé leur couleur originelle. Continuez.

Toushiro obéit et reprit Byakuya. Il goûta à nouveau à ce liquide qui n'avait plus autant d'attrait que lorsqu'il était assoiffé. Il faillit grimacer en sentant le goût de fer du sang.

— C'est bon, taichou, assura Matsumoto. Vous pouvez arrêter.

Toushiro lâcha Byakuya, qui n'avait pas l'air en forme. Il était devenu tout pâle. Unohana s'approcha avec prudence des deux capitaines. Elle prit le pouls de Byakuya et tourna la tête vers Toushiro qui paraissait très inquiet.

— Il va bien. Il a perdu une certaine quantité de sang, mais pas assez pour mettre sa santé en danger.

Elle croisa le regard bleu-vert de Hitsugaya qui avait retrouvé son visage angélique, bien qu'un peu de sang continuait de couler par les commissures de ses lèvres.

— Ne vous inquiétez pas, dit-elle. Vous ne lui avez rien fait de mal.

— Bien sûr que si, s'énerva Toushiro. Je lui ai fait du mal ! J'ai failli le tuer, après tout.

— Non, rétorqua Matsumoto. Vous n'avez rien fait, taichou. Vous ne faîtes rien de mal.

Toushiro la fixa un moment avant de soupirer. Elle avait changé depuis qu'il l'avait mordue. Ou depuis encore plus longtemps. Elle le défendait toujours, alors qu'il était méchant et froid avec elle.

— Matsumoto, siffla-t-il, ne me défends pas.

Il se leva, sous le regard étonné de Unohana et Matsumoto. Sa jambe était guérie. L'os avait repris sa place et s'était apparemment ressoudé, et la peau avait cicatrisé.

— Impossible, souffla Unohana.

— Je rentre à la division, déclara froidement le jeune capitaine. Matsumoto, je t'accorde quelques jours de repos. Mais n'en profite pas pour boire.

— Oui, taichou.

Il sortit, laissant les deux femmes seules avec Byakuya, qui ne semblait pas encore remis de sa considérable perte de sang.


Voilà pour aujourd'hui! Mais la suite arrive très bientôt! (sincèrement!)

Une petite review?